Progrès du Saguenay, 8 octobre 1955, Supplément
SAMEDI, 8 OCTOBRE 1955 UE C< < J U * N A.Y TOM SIMS* PAR BILL ZABOLy HAH! VOICI WIMPY AVEC UN PERRO- r QUETI I IL A QUELQUE CHOSE EN TETE.POPEYE .JE NE SAIS PAS QOI! JE VAIS FAIRE LE VENTRILOQUE! NE DIS PAS UN MOT.MON AMIÎ LEQUEL DE VOUS •rrrx* DEUX A L’ARGENT SALUT, CHER AMI! TU AS ICI : UN R EL EN- / DROIT! APPOR-» TE-MOI UN ! STEAK SIR.; LOIN» 8ÆR NOUS NE SOM- ) .'//.MES PAS VE- !// Xf/A NUS ICI VOVIXHàtégk/ NOUS KAIRE INSULTER ! JE N’AI RIEN A PERDRE! SI WIMPY N’A PAS D'ARGENT.JE VAIS GARDER SON PERROQUET! C’EST TO?BLEME P ME MOI OU BIEN JE GARDE TON PER ROQUET! rw.'JS.¦ TST- HUMMf DELICIEUX! TU CROYAIS QUE C’ETAIT L’OISEAU MAIS C’ETAIT MOI QUI FAISAIT LE VENTRILOQUE! DIS-MOI, EST-CE TOI QUI PARLAIT OU ETAIT-CE WIMPY ?^ —;— -1 WIMPY.NATURELLEMENT.C’EST LUI QUI A TOUT DIT P 3Ç3S 36: for» i.v,rr* ¦^TWDiCATn.t~ wonto kir.HT» *r>EMvr.n MERCI MILLE FOIS POUR LE STEAK ! MERCI BIEN.L'AMI ’ JE NE ME disent la VERITE ! FIERAIS MAIS A WLV A PY, MAIS CROIRAIS UN OISEAU i ET JE L'AI LAISSE PARTIR.ALORS, LOI SEAU PARLAIT?C’EST L’OISEAU QUI A DIT QUE C’ETAIT WIMPY QUI PARLAIT! 4 IL EST TEMPS DE TE COUCHER, TUCKER JF.M’AMUSE TROP AVEC CE BALLON.JARDIN D'ENFANCE A*.;.- ¦» ÇA NE ME FERAIT RIEN SI CE N'ETAIT TOUT CE TRAVAIL DE PAPIER.” ENTRE NOUS par E.D.REED ET PUIS — I’LLUj D'AUTRES SUGGESTIONS LES TROIS BEBES IL EST TEMPS DE TE COUCHER, TUCKER IE M’AMUSE TROP AVEC CE BALLON.FATS COMME JE TE DIS — COUCHE-TOI! JARDIN D'ENFANCE «En# A*.;.-.» ÇA NE ME FERAIT RIEN SI CE N'ETAIT DE TOUT CE TRAVAIL DE PAPIER.” marné ma EN AI ASSEZ — UN DE CES CANARDS DU' NORD EST ASSEZ POUR MOL” LAVAIS CONSEILLE DE NE PAS LIRE •’.NOS ARBRES”, HIER SOIR.” :UUJM y::«: J* *•¥'*•> r*” MMCS if» ¦» » j«R tw r “JE REGRETTE BEAUCOUP, CHERI.MAIS APRES TOUT, C’EST TOI MON PREMIER MARI.’’ Page 2 CETTK INVENTION DE BAUKER EST VRAIMENT UTILE! J'AI I'RIS LA CEINTURE A REVOLVER DE ROGERS SANS LE MOINDRE EEEORT! % CE SERA A, SANS PISTOLET.ROGERS NE __ PAS DANGEREUX SI PAU HASARD IL SE REVEILLAIT AVANT QUE J’AIE LE TEMPS DE ME DEBARRASSER DE LUI ! 1 BARKER M’A DIT I)R SEULEMENT LUI FAIRE PEUR.MAIS JE VEUX M’EN DEBARRASSER EN PERMANENCE ! J AU SECOURS! VOLEURS! IL FAUT QUE JE M’ESQUIVE EN TOUTE VITESSE ! J! JE NE POUVAIS DORMIR ET JE SI IS SORTIE POUR PRENDRE UN PEU D’Ain I J AI VU UN homme QUI TENTAIT D’ENTRER PAR VOTRE FENETRE! OU-H .JE VAIS M’EVANOUIR ! \ T II Mme LON( GREENK NE VOUS EN FAITES PAS.MA DAME! J.LUCIAN DANGER-FIELD EST ICI POUR VOUS PROTEGER ! COMMENT MES PISTOLETS ONT ILS ETE DEPOSES ICI SI L’HOMME N’A PU ENTRER DANS MA CHAMBRE?il % J U Entretemps.ALORS, BULLDOG.T ES TU OCCUPE DE ROGERS?JF.N’AI PAS PU! CETTE VIEILLE DAME RICHE M’A VU ET S’EST MISE A HURLER DE TOUTES SES FORCES ! * ü.KIMQ rVATVRn SV IDIOT! LE CARNAVAL COMMENCE DEMAIN ! IL EST TROP DANGEREUX D’ESSAYER DE PFVALISEU LES GENS SI ROGERS EST DANS LES ENVIRONS ! ALORS.VOILA LE COUP QUE BULLDOG ET MON ONCLE SONT EN TRAIN DE MONTER?/ J B Page 3 FANTOME PAR LEE FALK WILSON McCOY “ALORS QUE LES DEMONS CORNUS ESSAIENT DE DETRUIRE LE FANTOME.OU EST-IL ALLE.CET ‘HOMME’?JE CROIS QU’IL A SAUTE DANS CET A R BRE.TIRONS QUAND MEME, GOOG.•¦MAIS LE FANTOME QUI PEUT DEPISTER N’IMPORTE QUI DANS LA JUNGLE S’EN VENAIT DERRIERE EUX." su "BIV11V, KJ «ONT F ACE FACE ET IL EST DIF7L PLUS SURPRIS." COI m DOUE QUI EST * « 4 4 rr* *• '.JTO TIRE-LE TIRE.EUH! MAU LE FANTOME MT Kl» RAPIDE.QUOI.QUI, SONT-ILS?•COMME LE FANTOME S’APPROCHE DEUX.UNE CHOSE ETONNANTE ARRIVE.” •AU MOYEN DK LEURS ETRANGES POU VOIRS.LES DEMONS CORNUS DEVIENNENT SOUDAINEMENT INVISIBLES !" SA PRECISION EST ETONNANTE! V1T1 LES RAYONS DE DEFRACTION OUI.AVANT QUTL ARRIVE SUR NOUS.Ccri^v» .J MAIS COM-jMENT ONT-ILS COMMENT SAIT-ON CE QUE CES DEMONS CORNUS POUVAIENT FAIRE ! ILS DISPARURENT MAIS N’EN AVAIENT PAS FINI AVEC LE FANTOME.FAIT CA.GRAND PERE?Semaine prochaine LA DERNIERE EPREUVE f Poge 4 et TIT ran r*n NOUS AVONS PECI PE QUE LE PONT AVAIT BESOIN DE PEINTURE._ COUTUMIER I)E LA PEINTURE SUR UN PONT! CE N'EST PAS COUTUMIER! TU PEIN TURERAS CES BOLS FERONT DE BELLES BULLES INSPECTEUR.QU’Y a-t-il M A INTENANT?MAIS NON PEINTURE LE PONT OU TU AURAS AFFAIRE A MOL ET IL FAIT TROP CHAUD.LA PEINTURE VA SE SOULEVER.fait pas s chaud ROLLO, TU ES UN GENIE.VOUS ETES FLATTEUR.INSPECTEUR.MAIS JE MERITE LE COMPLIMENT.mm JE NE LE CROIRAI PAS VITE, MADAME, VENEZ VOIR LES GROSSES BULLES SUR LE PONT.AVOI AVANT DE LE VUES.INSPECTEUR.J’HESITE A LE DIRE MAIS VOUS ETES UN MENTEUR.BULLES! S’IL Y EN A.ELLES SONT SI PETITES QU’ON NE PEUT LES VOIR A _ L’OEIL NU.f ST CROIRE.MAIS ME-JS CE CAS-LA.ON N’EST [ AS CERTAIN.VOIP.LANÇONS LES PARDESSUS BORD .ME D OUI.CAPI- TAINE SI VOUS N'EN CROYEZ ) PAS VOS YEUX.APPELEZ \ Mlle TWIDDLE.J AtUC GENS QUI RACONTENT DES MENSONGES, RIEN DE MIEUX QU’UN LAVAGE DE BOUCHE AU SAVON! f UBî BLUB ! UGH ! NE BOU Cttyfc IW, King frrtuTd SrPjfoatf.^Tortê inetitd Page 5 te Prince Vaillant te «Ü- •'jW w NOTH K 1IIST01HK: V AL BLESSE RACONTE A SES ENFANTS COMMENT.ALORS QUE JEUNE PRINCE PAU VUE.IL AVAIT CAPTURE UN CHEVAL SAUVAGE ET.AVEC UNE rYS/( ARMURE DOMESTIQUE.I \\}\ IL VOULAIT DEVENIR !K 1 CHEVAÎ 1ER “QUKl*- w QUES JOURS PLUS TARD, DIT VAL.JEUS UN INVITE INATTENDU QUI S’INVITA GAIEMENT A DINER.” “C'ETAIT SIRE GA WAIN DE LA TABLE RONDE DU ROI ARTHUR! DE LUI.J’APPRIS BEAUCOUP DE LA VIE ET DES DEVOIRS I)'UN CHEVALIER.AU TEMPS OU ICO! ARTHUR « 4.A 't'M X V 3 “ALORS QUE NOUS PARLIONS.UN CHEVALIER ARME ET SON ECUYER S’AVANCERENT TRANQUILLEMENT.DERRIERE NOUS.” A V C “AVANT QUE SIRE GAWAIN EU LE TEMPS DE SE LEVER.FAUX CHEVALIER L’ETENDU D’UN COUP DE SA MASSUE.” «C K* •'C’EST SIR NKG A R TH UN CHEVALIER DEVAIT-SEUR”.S’ECRIA G.WVAIN RECONN MSS\NT L’ETRANGER ET S’EL.ANÇ WT VERS SON EPEE ’ 6 -MAIS UNE ROCHE PET I' AVOIR B \l - ‘\ 1*1 N cm VA LIER.ET C'EST • E QI E 1 \ Mil- N> FIT! L’ECUYER S’ELANÇA M \ls J EUS RAISON DI I LUI AVEC UNE FLECHE " •VvstiJ» MA PAROLE' DIT SIRE GAWUN LE MEME JOUR, JE TROUVE UN BON CUISINIER.UN PROTECTEUR, ET UN HUMORISTE ACCOMPLI " SK" ?*•»•»•« Im.V*U -4'« -LE MATIN SUIVANT.NOUS PARTIMES POUR CAMELOT AVEC NOS PRISONNIERS ET EN CHEMIN.NOUS RENCONTRAMES UN GROUPE DE VILLAGEOIS EXCITES QUI S ENFUYAIENT D’UN DRAGON DE LA MER?" Semaine prochaine: COMMENT ON COMB \TTIT LE DRAGON." Page 6 Blond Inet te devrait être trt-i» lièrc d’avoir un tel mari C’est un C'eût m*'9 une i vous voulez tant.J»; val Blondinette AKii’ablf, ¦:« ux< r un m rr prévenir Blondinette, il y a rie les amies du club qui veulent te voir /v J’y vais à l’hu.tant N’est-ce pas qu'il est parfait gentilhomme?Si poli! f lys enfants m’appellent dehors J’essaie de civiliser mon mari depuis ries années, mais il ne veut rien entendre wood Chéri.Je jr.iU fié rlc toi.enrendj*-' tout ce qu'elles disent à ton su je1 n reve Vite T>\ mari s’n Woodley et te.ton avec Mme Ost blerT\ wan.repar-j tiez-le Pris .«u Jàrisnsr rie forer Bÿpocrtt Chenapan Retirez vite Téchelle sou* lut - Nous en aurons rai- Cette petite J^d.**7 tait Je ne faisais que déprendre le cerf-volant tiex enfanta Nous apprécierons mieux nos maris après cet incident Ne t’en foU chéri.Ta es tou jours mon mari __— _ .sans pare! i Wlt.|Gn- Fnfw>% S*rft«*r.«F engaBa» SEW: X Page 7 *• i% > t\ Cc.tt lino lirllr occasion dr fulrfl do rarncntf ' DomiM-mol uni* cIqiikaI-ne i 'MM ¦ t/ne sportoriette .de .Rosaire Barrette Précurseur sportif à Trois - Rivières SAIT-ON qu’aux premiers jours de la colonie les sports ont servi de médium de contact et de familiarisation aux intrépides missionnaires qui entreprenaient de longues randonnées pour évangéliser les peuplades sauvages?Au nombre de ces précieux auxiliaires se place Thomas Godefroy de Norman-ville, arrivé en Nouvelle France en 1626; on peut donc dire qu’il fut le premier sportif connu dans les annales du Canada Le brave Français remplissait les fonctions de maître d’école; mais, pour exercer plus d’influence sur la jeunesse des bois, il luttait contre elle à la course, à la rame, au saut, à la natation, et autres sports du temps.En 1634, De Norman ville était déjà établi à Trois-Rivières, où il se distinguait par ses promotions sportives et ses magnifiques exploits personnels.Le 18 août 1636, cet homme sans peur et sans reproche gagna une longue cour: se contre un Huron, devant un grand nom-i bre de Sauvages de quatre ou cinq nations, réunis dans la petite bourgade trifluvienne.Cette épreuve représentait le résultat d’une I gageure faite par un Montagnais en faveur de Godefroy de Normanville.Le 20 février 1641, Thomas et François Marguerie, étant à la chasse dans les bois aux environs de Trois-Rivières, furent capturés par les Iroquois, qui avaient suivi la trace de leurs raquettes sur la neige.Ces derniers les lièrent et les emmenèrent dans I leur pays.Comme les barbares voulaient traiter de la paix avec les Français, ils ne firent aucun mal à leurs prisonniers afin de pou.voir les ramener au printemps.Pendant tou; te la durée de leur captivité, Thomas en profita pour organiser des courses en raquettes, des ascensions en montagne, voire même des séances de lutte.Comme il possédait une adresse et une précision extraordinaires, les Indiens durent reconnaître qu’il était un champion lanceur de poids et de javelot Vers la fin d’avril, cinq cents Iroquois partirent de leurs régions éloignées pour les ramener à Trois-Rivières.La caravane arriva le 5 juin.Les chefs envoyèrent Marguerie parlementer avec M.de Champflour, commandant du lieu, et gardèrent De Normanville comme otage en attendant Champflour ne voulut rien conclure.Il dépécha à Québec un courriel chargé d’avertir M.de Montma-gny, gouverneur de la Nouvelle-France.Celui-ci monta à Trois-Rivières Immédiatement Après bien des pourparlers et des négociations, les deux Français furent remis en liberté; mais un traité avec les Iroquois s’avéra impossible, vu qu’ils refusaient d’inclure les Durons et les Algonquins, alliés des Français.A la demande du gouverneur, Thomas Godefroy de Normanville accompagna, en 1641, H père LeJeune qui fit le voyage en France.Notre athlète passa ensuite l’hiver de 1642-1643 au fort Richelieu, avec les RR.PP.Noue et LeJeune.Les programmes sportifs qu’il présenta à cet endroit attirèrent plusieurs tribus amies qui mirent en lice leurs meilleurs concurrents.Arriva le printemps de 1648.A la fin du mois de mai, plusieurs Iroquois se présentèrent un jour en vue du fort de Montréal, sous le prétexte d’entamer des négociations de paix.Charles LeMoyne et Godefroy de Normanville s’avancèrent vers eux; aussitôt trois Iroquois se détachèrent du groupe pour venir leur parler.Voyant ces hommes s’approcher sans armes, Thomas, pour leur donner une marque de confiance, s'en alla vers le gros des ennemis, avec une seule demi-pique à la main, malgré LeMoyne qui lui criait: "Ne marchez pas ainsi ver* ces traîtres”.Mais De Normanville, qui était d’une bravoure sans égale, continua sa route vers les Iroquois.Ceux-ci l’enveloppèrent si insensiblement et si bien que, lorsqu’il s’en aperçut, 11 ne lui était plus possible de fuir.Cette perfidie des barbares enragea LeMoyne, qui coucha en joue les trois Iroquois, debout près de lui, en leur disant qu’il tuerait le premier qui bougerait, à moins que Godefroy ne fut remis en liberté.Alors un des trois demanda la permission d'aller chercher le Français, chose qui lui fut accordée.Comme le Sauvage ne revenait pas, LeMoyne contraignit les deux autres à marcher devant lui au fort Le lendemain, les Iroquois remirent De Normanville en liberté, et LeMoyne fit de même pour ses deux prisonniers.Trois ans plus tard, le Père Buteux alla évangéliser les Attikamègues chez eux.De Normanville l’accompagna avec deux autres Français, quelques soldats et un certain nombre de Sauvages.Ils arrivèrent au premier camp le jour de l’Ascension, pour en repartir en octobre.Durant l’été, l'infatigable sportif s’en donna à coeur joie dans des tournois variés, dont les effets aidèrent grandement la cause du courageux missionnaire.Hélas, la fin ne devait pas tarder.Le 18 août 1652, quatre habitants de Trois-Rivières, qui se rendaient par le fleuve au Cap-de-la-Madeleine, furent attaqués à l'entrée du Saint-Maurice par une bande dlroquois.Deux furent tués, * et les autres emmenés captifs.Cet outrage décida le gouverneur de Trois-Rivières, M.Duplessis de Kerbodot, à infliger un châtiment exemplaire à ceux qui s’en étaient rendus coupables.Avec une cinquantaine de Français et une quinzaine de Sauvages, il entreprit le lendemain une expédition vengeresse.Le combat s’engagea à deux lieues de là.Une dizaine de Français furent tués, et M.Duplessis tomba un des premiers.Thomas Godefroy de Normanville et plusieurs autres furent faits prisonuiers.Le sieur dt Normanville périt sur le bûcher.Ainsi disparut une grande figure du temps jadis, qui mérite sûrement une place d’honneur dans la Galerie des athlètes qui se sont illustrés dans les sports au Canada.Thomas Godefroy de Normanville fut réellement un précurseur.Page 10 ! \ Mi.r.'î » 0mæ&£.¦'¦r^ Sfja '-S&SÉ&?-y^.:^;r 'v-^Ss.aSSEa xs- •-;• : * ; r**.mWr 0Ê&M& ¦ *fcK#5 4£T£i ¦ '• ¦ Sw, ' T < &&&¦¦A SSSffi »:VS* ’*CJ»V V-»* S2SG| SsS***- ^*52^?25(v*, fcanfrai - S&Ki VHrtf- .,V' 'v -"•¦' t " * Csa Les cages à homard empilées sur la grève dans la vignette ci-dessus sont transportées jusqu'aux barques le long d'un câble jeté en travers courant.De là elles sont transportées jusqu'aux amarres.Cette manoeuvre permet au timonier de faire cargaison sans avoir à s’approcher des écueils.Voir en pages 16 et 17 un reportage exclusif à “Hebdo-Revue” sur la "pèche au homard".(Photo National-Canndicn, par Géraîd Richard) • Phot* p o |7n chien Labrador a récupéré un canard au cours d une excursion Ut masse a Portagc-La-Prairie.Page 14 En voyant le beau Jaisan qui décore la pay» frontispice de ce numéro, nous avons cru bon de j«nier un peu de cct "oiseau du paradis”.AU CONTACT , DE LA NATURE S»i Le faisan est un oiseau importé.Aussi en jaiUon l'élevage sur des fermes pour ensuite les relâcher pour le plaisir du chasseur.Cependant ces oiseaux élevés en domesticité ont ils df la difficulté à s'habituer aux us et coutume?de la me sauvage lorsqu'on les lance en forât.Leur nouveau mode de tue leur est tellement difficile que peu d’entre eux survivent.Sur Hie Pclcc, un groupe de fermiers fout ccjrerulont l’élevage de faisans à l'état sauvage.Ils connaissent un beau succès tant dans l'élevage qu’au point de vue financier.% L'an dernier 1.600 chasseurs déboursèrent 125 pour se frrccurcr le permis de chasser sur cette île.20,000 faisans furent abattus.Comme ccs chasseurs font un stage de quelques jours sur Vile, les fermiers en retirent un profit intéressant.Un group-e d'experts fait actuellement des recherches .vut l’ilc Pelée pxniT connaître davantage les habitude: de rie du faisan afin d'en assurer la survivance à travers toute la pTcrincc d’Ontario.En page 16 et 17 du présent numéro, l'on met en vedette le plat de résistance des fins gourmets: te homard.Cette espèce d'écrevisse géante comestible nous Ç vient des côtes de l’Atlantique.En Irlande, en Angleterre et en Norvège, nombreux sont les pêcheurs qui chaque matin partent sur les homardiers, ces bateaux-viviers, pour ne revenir que U soir arec leur cargaison précieuse.En EretcQne, à plusieurs endroits, Von a ccnstruit (h's homardiers, fermes pour l’élevage du homard.Le pays cri retire un revenu fort intéressant.Ceux qui croient que le homard est rose, sc trempent majestueusement.De son virant le homard est d’un noir verdâtre.Il ne devient rose qu'après avoir été ébouillanté pour la consommation.Le ministère des Terres et Forêts inet en garde les chasseurs contre les feux de forêts.Les grosses chaleurs d’été sont pxissées mais les dangers de feu en ferrèi eont encore aussi nombreux.S Que tous ceux qui circulent en forêt à cette epoque de l'année continuent d'être des plus prudent*.> ANGUSMORE Cette chronique hebdomadaire est commanditée par - BRADING BREWERIES LIMITED Ottawa • Windsor • Montreal • Hamilton CvsVVWWWVW^^VVSVW^VW^SWS^WV^^WVW •• r* 1st - ) i i ;( J‘l n ne % % » h • La télévision s’en prend encore à la radio.A cause du coût élevé des télémissions, bon nombre de commanditaires ont coupé leur propagande à la radio.(’ est pour cette raison que cette année on n’entendra plus “Le curé de village", “Le Théâtre Ford”, “Le Survenant” et “La famille Plouffe".Il est fort possible qu’au r-oment où vous lisez ces lignes “Maria Chapde-laine” ait perdu son commanditaire.Par contre, grâce à la télévision, le théâtre prend un essor considérable à Montréal.Maintenant que la TV leur paie des cachets fabuleux, plusieurs vedettes montréalaises peuvent se permettre de donner au théâtre, non seulement leur énergie, mais aussi leurs deniers .C’est ainsi que le Théâtre populaire canadien et le Théâtre populaire de Montréal viennent s’ajouter au Théâtre du Nouveau-Monde.à La Jeune Scène et au Théâtre-Club.A ne pas confondre: T.P.C.et T.P.M.Le premier est animé par Jean-Paul Kingsley, tandis que le second a comme directeurs Jean Duceppe et Emile Gcnest.Les deux troupes jouent au théâtre Arcade, tout comme durant les beaux jours.Le T.P.C.s’est déjà produit dans “La louve”, d’après le populaire roman-fleuve d’Ernest Palliascio-Morin, avec Antoinette Giroux, Paul Guèvremont et Roger Garccau .Quant au T.P.M., Il doit créer le “Don Quichotte”, de Louis-Georges Carrier, au cours du présent mois.Si l’on compte le Théâtre-Club qui crée “Le barrage”, de Marcel Dubé, nous en sommes donc à trois créations de pièces d'auteurs canadiens.Mille fois bravo .Une bonne chance que la métropole aura son Théâtre municipal d’ici la fin de la saison.* * L’autre jour, je me suis rendu voir le film d’Alfred Hitchcock, “To Catch A Thief”, mettant en vedette Cary Grant et Grace Kelly.Je suis sorti du cinéma tout à fait enchanté.Il y avait longtemps qu’un film m’avait diverti à ce point.“To Catch A Thief’, comme toutes les oeuvre» cinématographiques de Hitchcock, est un film d'angoisse qui se distingue par son sujet, la subtilité de ses dialogues parfois très spirituels, l’interprétation Juste de ses acteurs, le montage, etc.Tourné sur la Riviera, “To Catch A Thief* nous en montre les sites enchanteurs .Il nons permet aussi de voir Brigitte Auber, Charles Vanel et Georgette Anys.La France ne manque sûrement pas d’attraits pour Alfred Hitchcock, car 11 vient d’y tourner sou dernier film qui a pour titre “The Man Who Knew Too Much”.James Stewart joue le rôle principal.Daniel Gélin fera ses débuts au cinéma américain dans la dernière oeuvre du maître de l’angois-•e.* * * Grace Kelly jouera à l’écran le principal rôle féminin dans “Cat On A Hot Tin Roof”, de Tennessee Williams.Barbara Bel Gcddes a créé le personnage sur le Broadway .Roger Ga-rand songe à s’envoler pour l’Europe au moment où tous ceux qui y sont allés en sont revenus de- Euls quelques semaines.L’Ita-enne Valentina Cortese est femme fatale dans le film allemand “Richard Wagner” .Juliette Gréco et Philippe ï>emaire divorcent .Avec “La famille Piouf-fe ', le mercredi soir, personne ne sort plus .Clark Gable partira en tournée afin de lancer “The Tall Men”; c’est la première fols depuis 25 ans qu ’il se plie à un tel caprice de la part des Par VICTOR VICQ réalisateurs.Pierre Dagenais songe à ressusciter L’Equipe, son ancienne troupe.LE COURRIER .(En ces derniers mois, j’ai un peu négligé ma correspondance.Je dois m'excuser auprès de mes CARY GRANT .du charme à vendre.lectrices.Maintenant que la saison bat son plein, je tâcherai de répondre à toutes celles qui m’ont écrit, soit pour poser des questions, demander des photos ou encore tout simplement bavarder.Donc, à bientôt).A “MIMI DE VERNER”.Je suis heureux d'apprendre que tout va bien chez vous depuis quelques semaines et très content de savoir que vous poursuivrez vos études.Ces leçons de chant vous seront un précieux atout.Vous êtes devenue une fervente cinéphile, si j'en juge par les films vus dernièrement: “Seven Brides for Seven Brothers”.“Brigadoon”, “Daddy Long Legs”, “Deep in my Heart ’, “Rear Window” et “Jupiter’s Darling’’.Exception faite du premier et du dernier film, j’ai vu tous les autres.Continuez À ramasser vos sous .A “ROBERTE D'OTTAWA”.1) Fernand Seguin est dans la trentaine.De taille moyenne, il pèse dans les 150 livres.Il est marié et père de famille.2) Antoinette Giroux incarne Mathilda Ledoux dans “Un docteur de chez nous”.3) Votre troisième question n’a rien à faire avec mon courrier.Mes regrets.A “CLAIRINETTE DE HULL”.1) Gina Lollobrigida a 27 ans depuis le 4 juillet.2) Jean-Pierrc-Auinont a 42 ans.3) Il était marié à la regrettée Maria Montez.A “LECTRICE DE LOWER NE-GNAC”, N.-B.Il ne faut pas me remercier pour ma photo, car mon plaisir est de vous faire plaisir.A “LOULOU DU CAP-DE-LA-MA DELE INL”.Vous avez reçu ladite photo?Une dame A.M.m’écrit cet quelques lignes à la défense de Llberace; “Dites à votre correspondante de Hawkesbury qui dit ne pas aimer Liberace, l’unique Liberace, qu’elle n'a qu’à changer de canal.En voilà une qui est jalouse parce que Liberace est un pianiste de talent, un chanteur admirable, enfin, un bel m gfB c»» ¦ - -i kMS K,}' if-***- in# A travers le Canada, le “petit porteur*’ de journal est à l’honneur, cette semaine, que ce soit au “Droit”, au “Progrès du Saguenay”, à “La Frontière” à la “Voix de l’Est”, aux “Publications Foucher”, etc.vmm homme.C’est un de mes programmes favoris à la télévision”.Sans commentaires de ma part.Toutefois, les vôtres peuvent être exprimés, chères lectrices .(Toute correspondance relativo à cette chronique doit être adressée à: “IIEBDO-REVUE”.a/s VICTOR VICQ, CASE 2C3, HULL, P.Q.) Au jour le jour, dans le monde littéraire Pauvre moisson Par Guy Sylvestre, de la Société royale du Canada DIMANCHE — Je dois réunir les renseignements voulus pour écrire mon article annuel pour le Britannica Book of the Year sur la littérature canadienne de langue française.Cette année, la matière est peu abondante et peu intéressante.Aucun recueil de poèmes vraiment important; aucun roman remarquable; aucune pièce de théâtre de grande valeur.Voilà qui va pour la littérature de création.Quand on constate que le moins mauvais roman de l’année est encore le Saint-Pépin de Bertrand Vac, on a une idée pénible de la qualité des autres.Mais c’est peut-être trop demander que d’espérer un bon roman par année.Ce qui s’impose tout de suite à l’esprit, c’est que cette année fut l’année des biographies.Et il y en a eu de fort bonnes.Il y a d'abord le Chiniquy de Marcel Trudel, qui est une étude sérieuse et qui nous permet maintenant de parler de ce faux prophète en pleine connaissance de cause.Il y a ensuite le premier volume de Mgr Bourget et son temps (qui en comptera 4 ou 5) par le Père Léon Pouliot, qui évoque surtout les difficultés de l’Eglise à Montréal sous Mgr Lartigue, alors que Mgr Bourget était son secrétaire, puis son auxiliaire.Il y a le Jules Fournier d’Adrien Thério.qui ne rend pas pleinement justice à un si beau sujet.Et il y a l’autobiographie de Félix Leclerc, Moi, mes souliers, qui est une assez bonne pièce de littérature folklorique.Les autres livres dignes de mention appartiennent à l’histoire.Lanctôt et sa Nouvelle-France inconnue (qui n’est pas si inconnue que ça!) et les deux ouvrages sur les Acadiens par Rumiliy et Arsenault.Et le livre de Viatte (qui est Français) sur la littérature en Amérique du Nord.Sauf pour l’histoire, c'est une pauvre moisson.• • • MARDI — Georges Blond est un romancier qui écrit des livres d'histoire et des livres de science.Il est vrai qu'il a écrit de purs romans, comme LTIe de la déesse, mais ses autres récits sont inspirés par la grande aventure collective de la dernière guerre ou par les aventures particulières de certains hommes ou de certains animaux.Son dernier livre se lit comme un roman, il est écrit comme une suite de nouvelles, et il raconte les migrations de certaines espèces animales qu’il nous présente sous les traits (si l’on peut dire) de certains individus.Ainsi, le couple Anter et Anatis a une aventure pathétique au cours de la migration du peuple auquel ils appartiennent — celui des oie» cendréea — tu cours de la mlgraüoa depuis la Sibérie jusqu'aux Indes via les monts Himalaya.Si vous ne connaissez pas Salar, vous apprendrez aussi à connaître son étonnante aventure.Salar est un petit saumon — qui deviendra grand — et qui né en haute rivière, descend en haute mer et revient à la même rivière pour y mourir, sans jamais se tromper d’itinéraire.Les migrations que Georges Blond raconte dans La grande aventure des migrateurs (Paris, Fayard; Montréal, Cercle du Livre de France, 1955) sont véritablement merveilleuses, fascinantes, énigmatiques, bouleversantes.Il y a dans la nature des forces que nous ne connaissons pas, des dons dont nous n’avons pas percé le secret.Pourquoi les animaux émigrent-ils?Il n’y a pas à cette question de réponse complètement satisfaisante.Tout ce que la science a pu faire Jusqu’ici, c’est de constater les faits de migration sans pouvoir les expliquer totalement Qui dira pourquoi le petit saumon retournera.après un séjour de plusieurs années en haute mer, exactement dans la rivière d'où il est venu, sans jamais se tromper de rivière, et remontera-t-il jusqu’à la frayère natale, même s’il lui faut franchir les barrages édifiés par les hommes?Le saumon n’a ni boussole, ni aucun autre instrument de navigation, et pourtant, il trouve l’estuaire de la rivière dont il vient et s’y engage.Il y a là vraiment quelque chose qui est pour l’esprit une source de pur émerveillement.• • • MERCREDI — Achevé le livre de Georges Blond avec un intérêt soutenu, une fascination irrésistible.Après les oies et les saumons, voici les anguilles, les bisons, les criquets et les lemmings.Lo dispositif de défense des bisons mérite d’étre relevé.“Tous les bisons étaient pareillement orientés, le mufle au vent.Quelques secondes s’écoulèrent, puis un curieux mouvement se dessina.Sans que la horde changeât d’emplacement, sur la prairie, des animaux se mirent à marcher de côté et d’autre en se croisant.Un instant plus tard, tout s’immobilisa.Les veaux étaient réunis au centre du troupeau, autour d eux leurs meres; et.autour des veaux et des femelles, les taureaux.Le dispositif de défense était en place.” N’est-ce pas merveilleux et simple à la fois?La nature est une constante source d’étonnement, et de loin lupêrieurt à tout ce que l’homme a fait Z*B* 15 I'- ¦ .?m.: % Ce reportoqe phctcçrophique exclusif ô "Hcbdo Revue esf une courtoisie: du Notionc! Conodien et les photos sont de Gérold Richord.%- • > v' ; +* r //A‘.,?, Une anfractuosité du roc sert de cadre à cette barque chargée de cage» à homard*, au large de Itoctouche, au Nou%eau-Brunswick.?ÿ;f"î& - ' • - -i - 1«* plage offre tout le nécessaire à la cuisson du homard.Sauf, naturellement, la bouilloire.I.e meilleur homard n’est pas goûté dan* les restaurants, mai* sur la grève, à quelques pieds des vagues.Ce touriste sera récompensé de ses efforts.ii»ii ¦ ; ’ •./ v- ?' -• .- ¦ • .V ¦ v y lit •- • * iv i- W i.' -a ~ % *v ; - :• •'pi- - • VvÆ ' ‘'4*'sT • %' ¦ #;• ’ .« *r •è-'.v* ’-R* »¦' ' ,**Y ?Il «’existe pas de décor plus dépouillé que celui dans lequel le pécheur exerce son métier.Quelques î cabanes, la grève, et la mer qui s’étend à perte de vue.Ce décor, le pécheur le renuett, toujours inexorablement le même, depuis sa tendre enfance, et 11 ne le quitte Jamais.lea transactions de homard s effectuent souvent en haute mer.Ci-haut, en procède au transbordement du homard, après en atoir fait te pesée.Et les vendeurs sans comptoir continuent tranquillement de pécher: la mer est leur entrepôt.Sr « % ** • - • r ’Hiftdig- ¦%!»: -ii.» .**)j.«r-s# u^-s » 1 r.4 îi* K.J*» IltO; IHit K t ’îic* • - **I l moi i ¦r : ) s» ' 5 ;** $>.*; - * • • i l.e homard est I aristocrate des produits de mer.I n peu comme le vin, on y goûte, puis on en parle.^ss?t»£ y 1I * * / .r Pi' / -P?.IHiersité d’espèce, diversité de poids: la mer est une “industrie” qui répugne à la standardisation, è l’uniformité.La vignette dressas illustre le travail des pécheurs faisant le tri du homard suivant Joe grâces dont la nature l’a comblé.\ 4 i \ e \ f é 1 Ne ¦.» j tV"‘ .»« Grossesse et diabète » ** s | Claude Salnot-Cyr: Bonnet m taupé bleu, fleurs brodées soulignées de fils d’argent.rA QUESTION de la grossesse chez les diabétiques n’éveil lait jadis pas grand intérêt, pour la simple raison que les diabétiques ne devenaient presque jamais enceintes.Quant aux médecins qui avaient la bonne fortune d’observer cet événement exceptionnel, les faits qu'ils rapportaient étaient navrants, car dans la moitié des cas la mère succombait presque toujours de coma diabétique, et dans les deux tiers des cas.les enfants succombaient également.Actuellement, les progrès du traitement du diabète ont transformé la situation.ta grande majorité des jeunes femmes diabétiques.en âge d'avoir des enfants deviennent enceintes à condition que l’on corrige chez elles les troubles menstruels qui s’associent fréquemment au diabète.ta mortalité maternelle du fait de la grossesse est presque nulle.II reste un seul point sombre: les grossesses chez les diabétiques n’aboutissent A !a naissance d’un enfant que dans 75% des cas environ.11 est assez vraisemblable qu’avec les aimées, ce pourcentage, déjà remarquable, pourra être encore améliore.Existe-t-il un retentissement de la grossesse sur le diabète?La grossesse n'exerce pas toujours sur le diabète une action identique.Dans un certain nombre de cas.malheureusement minime, la grossesse améliore le diabète.Cette amélioration sc dessine À partir du quatrième mois, se poursuit jusqu'à la délivrance, et parfois même persiste après l’accouchement pendant des années, pouvant même aboutir A une véritable guérison du diabète.Dans un nombre de cas beaucoup plus grand, 50% environ, U gravité du diabète n’est en aucune façon influencée par la survenue de la grossesse.Enfin, dans un nombre de cas sensiblement égal, soit 50%, le diabète est aggravé par la grossesse.Cette aggravation se manifeste par une augmentation du sucre dans les urines et surtout par une apparition d’acétone extrêmement brutale, pouvant aboutir en quelques jours, voire en quelques heures, au coma diabétique.Aussi, est-ce une règle absolue que toute diabétique enceinte doit quotidiennement rechercher elle-même les corps cotoniqucs dans scs urines de la façon qui lui est enseignée.Cette aggravation survient, en règle générale, à partir du sixiè me mois, parfois plus tôt.au quatrième mois, rarement plus tard au moment de l’accouchement ou de la montée laiteuse.Cette ng gravation prend heureusement fin brusquement à la délivrance.De tout cela il s’ensuit que le traitement du diabète chez une femme enceinte, nécessite une surveillance extrêmement stricte.11 est même prudent de conseiller A la jeune femme de sc faire hospitaliser pendant le dernier mois de sa grossesse dans un service de diabétologie.Il faut évidemment que le régime soit parfaitement adéquat pour subvenir aux besoins de la mère et de l'enfant.11 faut obligatoirement recourir à l'insuline.Il ne faut jamais prendre la responsabilité de traiter sans insuline une diabétique enceinte.Il ne faut pas croire que ce traitement soit facile, car le diabète des femmes enceintes est volontiers Instable, ce qui expose ces malades A des accidents graves.Cependant, tout ceci ne doit pas faire surestimer les risques encourus par la mère; ils restent minimes.puisque la mortalité maternelle chez les diabétiques est actuellement de l'ordre de celle qui est signalée chez la femme non diabétique.Page 18 Par le Dr J.-G.taurin, chroniqueur spécial de “Hebdo Revue" .le chapeau Par Suzanne NORMAND 2 U ELLE allure emprunte le chapaeu cette année?Une très jolie allure, ma foi.Aux chapeaux du printemps passé, on reproche maintenant leur peu de consistance, de relief.Ils sc confondaient, parait-il, avec les cheveux.Certains réduits A leur plus simple expression, n’étaient figurés — qui s'en souvient — par un petit croissant appliqué sur le crâne.Voire une virgule de picot.Voire un ruban, auquel un bout de voilette assurait une dignité charmante et précaire.Façon comme une autre de dire: “Mais oui.j’ai un chapeau .*’ Quand en réalité, on avait une demi écorce de fruit sur le front, trois pétales sur la tempe, un chou de tulle sur la nuque.On a changé tout cela.Impossible de ruser.Certes, les chapeaux restent petits — pour l’hiver c’est un impératif.Mais avec un air de dire: “Ne vous y trompez pas, je suis là”.Ils sont là, en feutres poilus, en mélusine, en taupe ourson, en velours, et aussi en jersey.Mais on les voit rarement travaillés dans une seule matière.Et rarement traités dans un seul coloris.C’est ainsi que l’on voit des bonnets en taupé, drapés ici de jersey, là de lamé deux tons.Et ailleurs encore, noués de gros grains.Pour le matin, les coloris évoquent l'automne, avec des bruns rouillés, et des verts mousses.Tandis que l'après-midi, donne la préférence aux tons précieux des trésors de Golconde: Saphir, émeraude, rubis, turquoise.Les grands peintres ne sont pas absents de ces soucis frivoles.Berthe Morizot est évoquée pour ses verts, Manet pour ses blonds.Kissling pour ses rouges, Gaugln pour ses violets.Avec le génie qui leur est propre, les modistes trouvent le moyen de rendre nouvelles.en un mot inédites, les formes sur les- quelles depuis toujours, les femmes exercent leurs caprices.Les vieux mots: béret, cloche, toque, turban, on hésite à les employer.Et si la ligne générale impose le coiffant en arrière, il y a mille interprétations.C’est ainsi que les bérets désinvoltes, se drapent sur la tête de la façon qui encadre le mieux le visage.Parfois, ils sc réduisent à une calotte souple.Parfois ils comportent une visière avec écharpe.Une petite cloche tout près d’être classique, retrouve sa passe sur le front, dans un clip d’or.Une autre, posée très en arrière, et dégageant le front, s’agrémente d une large torsade.Une troisième offre une passe très légèrement ondulée.Une toque donne un fond large qui se replie de côté.Un turban n'est jamais pareil A lui-même.Est-ce un faux turban avec calotte drapée, ou un vrai étroitement enroulé autour des tempes?l’eut-on appeler turban celui-ci qui s’adorne pour les grands froids, d’une espèce de capuche?Ailleurs, une calotte très large, et très souple, s’agrémente d’une passe étroite posée très en arrière.Et il y a aussi les bérets-turbans, les cloches sans bords, les tambourins.les chéchias, les toques de page.Dans cette extraordinaire variété l'inspiration la plus originale, toutefois, parait étro celle qui s'attache au style Extrême-Oriental.L'Inde, la Chine, la Mongolie, collaborent cette année à la mode féminine lancée par Paris.Les femmes se donneront un air de princesse hindoue, sous des tirages en velours brode d'argent, ou incrusté de pierres.Et traitées dans les pelleteries précieuses, on retrouvera les toques à la Cosaque, qui sont lo complément révé des vêtements de fourrure.Et auxquelles aucune femme ne résiste, tant elles sont A la fois, simples, somptueuses et sevantes au visage.(S.I.F.) Un ensemble pour fauteuil ! *tp .>• •v w r * î* -2 v v •».v *»•> -iiv H JH v* 5?1 4* *** "H: i w m- r v.-fc* ni n, «*,ir * v !* m *• >• ISBjl *4» * SS > - w7.r v* : M - v;;-v 'f\X AA w - ¦ ¦ ENSEMBLE POUR FAUTEUIL — la couverture impeccable d'un meuble neuf mérite d'ètre préservée de toute souillure.Par contre, si le meuble est quelque peu défraîchi, il convient de le recous rir afin d'en cacher l'usure.Dans les deux cas, rien de plus approprié qut cet ensemble crocheté soit de ftl blanc, éeru ou toute autre couleur.Modèle no 5120F, explication» en français.Pour le commander écrire au Serslce des Patrons à l’Aiguille, “Le Droit", S75, rue Rideau, Ottawa.Ontario, et Inclure 5 cents (en argent) •! uns deuxième enveloppe tvec un timbre de cii»4 cents et adressée à votre nom pour le retour.Le demande» ne remplissant pas ces condition» »# recevront pas de réponse. tty**: » • tfî» * -*» / •>.nÿ*!v .•> .y*’ *ji-V -yVp' J-V*j y'-Vv :v«#s •rf .y Wi '* * «yts ^Li7 m___# « rti*.ty-aatc '"«4 *t5i r» ' : »-, >v.* ¦ if * jénr ~~ - -•Ta>7+2-1 - Les sacs à main prennent de plus en plus d’importance et d’envergure pour l’automne.L’élégante se promènera avec le très pratique sac en bandoulière qui garde toujours sa vogue à cause de son utilité et de sa versatilité d’usages.Pour les heures plus habillées nous empruntons la serviette de Monsieur, conçue dans le cuir verni et rehaussée d’une attache en or souvent sertie de pierreries.Vous n’aurez que rembarras du choix cette saison pour votre sac, que vous le vouliez extravagant ou moins prétentieux.Poge 1 fJ 4* , 31 H i • « KM* > I I • ' I » > %?- 38S33 MV,i> »>vrC T^*î & ^ -> '#wv vyxv M,> SAI ADR DK FRUITS mite de 8 ox.d'anana* écrasé* 1 tasse de raisin vert tans lusses d’eau bouillante pépins liaquet de gélatine aromatisée Des fruits frais la lime De la sauce aux fruits Bien égoutter l'ananas et réserver le sirop pour la sauce.Ver-l’eau bouillante *ur la gélatine et remuer jusqu'à dissolution.Ifroidir la préparation jusqu'à consistance de blanc d'oeuf non Ilu, puis y incorporer l'ananas écrasé et le raisin.Déposer par illerécs dans six moules individuels et faire prendre au froid, [mouler sur des verdures à salades disposées tout autour d'un |.ml plat de service.Remplir le centre avec une macédoine de jits frais.Servir nver Sauce aux Fruits.SAUCE AUX FRUITS à table de farine Vi tasse de jus d'ananas de conserve le jus de Vi citron le jus dc \i grosse orange Vt lasse de crème à fouetter Mélanger la farine et le sucre dans le haut d*un petit bain-rir Ajoutez l’oeuf, puis les jus après les avoir coulés; bien amal lier le tout.Faire cuire au dessus de l’eau chaude, remuant sam èt jusqu'à épaississement.Refroidir.Fouetter la crème et l’in •purer dans la préparation.Rendement: 6 portions.i.:ssr de sucre |*euf bien battu |:i cire d'abeille sert d’aimant pour relever les sequins et es perles choisis pour rehausser le motif de l’applique Ici, nous illustrons dés appliqués de feutre fixés avec des boutons-pression qui seront faciles à interchanger selon la saison et l'occasion.«&aor • awzZ'.s'tT' ^3* zrvœxss&œmrsr«¦Esr.fr-:• s .n&sssm r^v rira- P'X‘4 mb'-' ¦> ion A 'Vi* r J »• ï -»Vfc - i~X « r: .r^y& ÏV9K ; ïv h&p • » • : .ri* :.**RT WM ?V«».jw.n' .’r;- Appliqués amusants Par Rrba et Ronnie Churchill KS appliqués qui dan sent dans votre jupe, qui égayent vos cous sins de vivoir ou qui se transforment en charmants cadres, sont amusants à exécuter et ne demandent pas de dextérité dans la couture.F.n suivant ccs simples conseils vou> aussi.Madame, vous apprendrez à couper des motifs dans le foutre Vous pouvez utiliser des des sms sur du papier d’emballage ou encore vous en rencontrerez dans 1rs revues.Les modèles qu* fous aurez choisis peuvent ètr> agrandis ou réduits au minimun selon vos besoins, et après you transissez votre modèle sur le tissu avec de la craie.Alors s’ii vous arrive de faire une erreur, vous avez simplement à essuyer ta patron.*?" 35S^HDtaHEi5?SRX * «XWK3 SOLUTION DES MOTS CROISES HORIZONTALEMENT: 1.Au truche; En — 2.Trou.Europe - 3.Tirette; Fut - 4.Fi — 5.Sou; Est — 6.Tue; Née — 7.Er; Ses 8.Sa — 9.Poste; Cargo - 10.Enterrer; t’n — 11.Usité.Sales.VERTICALEMENT: 1.Atteste; Peu — 2.Cri; Oursons — i.Tortue; Asti — 4 Rue; Tel — 5.Ere — 6.Cet — 7.Hue; Ces — 8.Er; Ara — 9.Offenser —1 0 Epuisée; Gue — 11.Net; Tessons.Pour obtenir des contours dé finis, placez le tissu sur de la vitre et coupez avec un couteau d’artiste.La précision vous donnera un motif au contour égal comparable à celui effectué à la machine.Ceci est particulièrement effectif pour un modèle de fleur ou de roues.Le prochain pas consiste à assembler les pièces ensemble de l’appliqué pour les dimensions et la variété de couleurs.Utilisez ¦- !¦» colle de c ~ mur l~s peuvent aussi être rehaussés de séquins et de perles pour plus d’éclat Pour ce genre de garniture vous ferez votre aimant pour bijoux d’un morceau de cire d’abeille, que vous trouverez dans rayons, ire u’abcillc se manipule dans les mains jus qu’à obtention d’une pâte que vous façonnerez en forme de cône.Vous utiliserez la pointe de la cire pour soutirer les séquins le uns des autres.Vous pouvez vous servir de la colle de ciment ou encore de la colle végétale pour fixer les perle?au tissu.Aucun d’eux ne tachera le feutre Voici quelques petits conseils précieux, supposez que vous confectionnez un caniche français.vous utiliserez des ciseaux dentelés et un pique-glace pour soulever les laines.Si vous voulez exécuter la palette d’artistes comme dans le croquis ci-haut substituez les amas de peintures par de la laine émoussée.Si vous devez assembler un appliqué de grande dimension, Il vous faudra vérifier vos perspectives.Ainsi dans le motif d'un âne tirant une voiture soyez certaine dc placer les fleurs à l’arrière autrement elles sembleront déborder de la charrette.Le* appliqués au complet peuvent être fixés à la jupe par des boutons-pression, ou cousus, ou colles, suivant l’uiiiitc du vêtement.La plupart préfèrent les premiers car ils peuvent être interchanges selon la saison.DOULEURS MENSTRUELLES I * RÉPÉTÉ TRoiSlC BOURSE Htih v.\ D« 1 à 26 Merveilles de la nature Vf» «•* / ».Il A * 30 0 Vil i M 4 jà 1 fl fl w | ¦ I Oîlï*l i./ \ f m.V L / S .n h «r Ml// Kuivex le* chiffres au crayon et lu connaître! l'émerveillement petit Pierrot.• Savez-vous qu’il existe, de par le monde, 7,500 races de fourmis, chacune de ces races représentées au moins par trois sortes nettement différenciées (femelles fécondes ou Reines — mâles — femelles stériles ou ouvrières — parfois des soldats).Ce qui donne au minimum 25,000 sortes de fourmis, dont les tailles vont de 42 mm (Reine de l’Annoma Wilwerthi) à quelques fractions de millimètre.Les nids de fourmis, en France, dépassent moment 50 centimètres de profondeur, et -sont constitués par un formidable réseau de galeries creusées par les mandibules des ouvrières.Dans les bois, ce sont plutôt des sortes de dômes de débris divers et d'aiguilles de pins.On a trouvé, dans le Sud algérien, des nids s’enfonçant À plus de 2 mètres et couvrant plus de 100 mètres carrés.N’oublions pas que les grains de sable ou les petites pierres et débris divers sont emportés un à un à l'exté-térieur.Dans le midi de la France existe une variété, dite Messor (moi-sonneuse) qui emmagasine dans ses greniers des graines variées.Des ouvrières vont chercher ces graines à l'extérieur et les apportent au nid à d’autres ouvrières qui les trient, ne gardant que celles qui sont intactes et qu’elles déposent dans des chambres spéciales.Chose extraordinaire, ces graines se conservent sans germer.On a supposé qu'elles laissaient sécher ces graines au soleil.D’autres entomologistes ont affirmé que les fourmis rangeaient les germes.Mais ces observations n’ont jamais pu être exactement contrôlées.On suppose plus gé- VARIEZ LES COULEURS TOUR LES DIFFERENTES FLEURS.néralement quelles laissent les graines subir un commencement de germination qui transforme l'amidon en sucre et qu’à ce moment, les fourmis connaissent le moyen d’arrêter la germination.Comment ?C’est un mystère que personne n’a pu élucider.Ne parlons pas des fourmis qui élèvent des pucerons pour les “traire” ou qui cultivent des champignons.Ce sont là des faits connus depuis longtemps.Citons simplement, au hasard, les fourmis tisseusses, qui cousent ensemble au moyen de fils d’une soie secrétée par leurs larves des feuilles et des matériaux formant les cases de leur nid.Citons encore les fourmis jardinières de l’Amazone, qui fixent leur nii •m*.mm dans des branches d arbres et cultivent à la surface do ca nid de petites plantes dont elles ont apporté les germes.Or ces plan* tes ne peuvent pousser que sur lei nids de fourmis! D’où proviennent les graines primitives?Et com* ment se fait-il que les jardin) suspendus continuent à vivre mô* me si l’arbre-support meurt et* avec lut, toutes le?autres plan* tes parasites’’ i ) cafTSa W/j DeNTïifE au s«er* » ' » ag* 22 l.Le dentiste ne peut être au 3e étage, puisqu'il n'y en a qu'un — 2.l’n passant marche sur une jambe, san§ béquille* — S.Un autre se promène avec une hallebarde — 4.La boutique du café de\rait être au rez-de-chaussée — 5.La marchande de* quatre-aalson* est sur un passage cloute 6.Elle tient un porc en laisse — 7.Il n’y a pas d’oranges à ce prix — 8.La baraque de la marchande da billets est au milieu de la chaussée — 9.Il ne pousse pa* de carotte* dans les rues — 10.Les volets du rei-de-chaussée ne sont pu de la même largeur. Notre office du blc est-il un rejeton de Karl Marx?Par LUCIEN ARSENAULT, bx.*., nu, collaborateur spécial à Hebdo-Revue L’Office canadien du Blé subit présentement les assauts d'une offensive en règle.Les projectiles fusent de toutes parts.Il en vient des deux côtés de l'Atlantique, la plupart lancés soit par les anciens seigneurs de la Bourse des Grains de Winnipeg, soit par les maîtres de la Bourse des Grains de Liverpool ressuscités tant bien que mal 11 y a une couple d’années.Cette dernière est loin d’étre novice dans l'art d'influencer l'opinion publique; tous les ans, elle a soin de préparer ses achats sur les divers marchés du monde par une longue campagne de propagande dont le but ultime est évidemment d’amener un fléchissement des prix.L'offensive n’est pas nouvelle.Elle se poursuit depuis une vingtaine d’années, c’est-à-dire depuis la naissance de l’Office.Guerre froide durant les premières années, au moment où la Bourse des Grains devait avant tout assurer sa survivance dans la vallée de l’humiliation; lutte savamment dissimulée pendant le dernier conflit mondial par crainte de représailles officielles en vertu de la loi des mesures de guerre; attaques répétées, mais toujours vaines, de l’armistice à nos jours La récente offensive n'est donc qu'une autre phase de ce duel Office du Blé-Bourse des Grains; deux géants, l’un s’appuyant sur la force du nombre, l’autre sur le nerf de la guerre que tout le monde devine.Les adversaires de l’Office du Blé emploient les armes les plus variées et mettent à profit une situation devenue plus compliquée découlant surtout d’un concours de circonstances.C’est la presse qui leur sert de gros canon; comme argument principal, ils ont recours à l’embouteillage des marchés internationaux qui se traduit par des élévateurs remplis jusqu'au faite après livraison d une fraction à peine de la nouvelle récolte.Enfin, se disent-ils, nous avons des points faibles à monter en épingle après de longues années d’attente! Que l’Office soit oui ou non l’auteur de cet état de choses, ça n'a aucune importance, nous lui en mettrons sur le dos toute la responsabilité.A tout considérer, les destinées de l’Office depuis sa naissance furent entre bonnes mains, semble-t-il; il a connu un succès — relatif tout au moins — même ces dernières années, témoins d’une suite de moissons abondantes et surabondantes, fait sans précédent dans l’histoire et qui ne se renouvellera peut-être nas de sitôt.Parmi les nombreux éditoriaux touchant la vente du blé et des autres céréales, on en relève un très sérieux d’un sérieux journal de la capitale canadienne.L'auteur souligne d’abord que l’Office du Blé est un organisme gouvernemental qui détient une maîtrise absolue quant à la vente de cette céréale.Pour parler plus clairement, c’est un monopole d’Etat.Affirmation tout à fait juste puisque les pouvoirs de cet organisme sont quasi illimités.11 s’agit toutefois d’un monopole mitigé, ou mieux tempéré par quatre facteurs: 1) il n’est probablement pas de produit agricole dont les prix sont plus esclaves du marché international que le blé, d'ou l’influence fort mince de l’Office sur les prix; 2) l’Office fut créé à la demande expresse des associations agricoles et la loi qui le maintient en existence soumise à intervalles réguliers au Parlement ou aux représentants élus par le peuple; 3) avec le temps, il se révélera probablement un organisme de transition, le but ultime des producteurs étant de régir eux-mémes, au moyen d’une agence qui leur appartiendra en propre, l’écoulement du blé et des autres céréales; 4) en marge de l’Office, quelques sociétés privées s’adonnent tout comme autrefois k la mise en marché des céréales.Autre point du même éditorial qui renferme sa part de vérité: pareil monopole d'Etat, y lit-on, s'inspire plut de la doctrine de Karl Marx (communisme intégral) que de la doctrine d'Adam Smith (capitalisme intégral).En principe, cet énoncé s’avale facilement; en Îiratique, il s’avale beaucoup moins bien, expose même l’auteur de 'éditorial à se trouver en mauvaise posture et voici pourquoi.Quand, deux ans passés, la question de prolonger jusqu'en 1957 le mandat de l’Office du Blé est venue devant le Parlement, tous les partij et, sauf erreur, tous les députés des teintes politiques les plus différentes ont donné leur assentiment.Pour être clair, la mesure fut adoptée unanimement.En outre, lorsqu’on a tenté, il y a quatre ans environ, de rendre à la Bourse des Grains une partie de ses prérogatives, ce qui aurait donné au producteur la faculté de vendre soit à l’Office, soit k la Bourse, le gouvernement du Manitoba a décidé do soumettre la question aux producteurs mêmes par voie de referendum.A peu près 9 sur 10 des agriculteurs ont opté en faveur d’une agence unique de vente, soit l’Office du Blé, pour tout dire en faveur du monopole d’Etat dans sa forme actuelle.En se fondant sur l’énoncé de l’auteur de 1 éditorial, on serait justifié de conclure que 100 p.100 des députés aux Communes et 90 p.100 des cultivateurs manitobains ont un penchant marqué pour la doctrine de Marx ou celle du communisme.Il se peut que Marx, par ses écritj, ait conçu et mis au monde notre Office du Blé; on ne sait jamais.J’ai cependant l’impression, la conviction même, que le père véritable, c’est le producteur du début du siècle; celui qui, avec un attelage de boeufs, parcourait une distance de 40 milles de mauvais chemin pour livrer à la station la plus proche une charge de blé ou d’avoine et revenait chez lui avec sa charge, soit parce qu'il lui était impossible d’avoir accès à l’élévateur local, soit parce que le commerçant lui offrait un prix ridicule.Il est en tous cas le père reconnu des pools dont l’Office du Blé constitue le prolongement logique, même si pour l'instant il adopte la formule étaflste — donc discutable — au lieu de la formule coopérative.Mais c’est là un seul et unique aspect de l’Office du Blé.Il y en a bien d’autres dont nous parlerons subséquemment.l'ancien futfl d'il y a deux siècle», comme ou tempt de Mddelelne de Verchèret, était un 009e de sécurité pour la Nouvelle-fronce, mote I étoll lourd, lent et d'une porté* ne dépouant 'guère deux cents pied*.mm GAGE DE SÉCURITÉ Pour dissuader ou repousser l’agression, l’Armée canadienne vous offre les armes les plus perfectionnées et les plus efficaces qui soient, gafea do êécurité pour tous les habitants de notre pays.Les armes nucléaires n’ont pas fait disparaître la nécessité de l’Armée.A tout jeune homme intelligent et vigoureux, l’Armée canadienne offre une formation militaire de première valeur.elle donne aussi un enseignement technique extrêmement précieux, avec en plus la nourriture, le logement, le vêtement et les soins médicaux et dentaires gratuits, ainsi qu’une foule d’autres avantages.Elle vous assure également un revenu qui se compara avantageusement, âge pour Âge, à celui de tout autre citoyen qui, avec le même degré d’instruction et les mêmes aptitudes techniques, exerce un métier dans le civil.Pour vous faire une belle carrière—et dans des conditions qui ne sauraient manquer de vous plaire—pour apprendre k connaître à fond le maniement des armes les plus modernes,., pour une vie Intéressante au service de votre pays—enrôles* vous dans votre année.Le mltroiîWtH de fAnnée conodlenne, en» 4 conte portée, ne pète qee 4H livres, moh la codeece éê ton tir en très roptde.ENROLEZ VOUS DES AUJOURD HUi DANS VOTRE ARMEE Centre de recruterr.ert r< * » >*e't*oc»c v *••*¦• ** i.• • Centre Ci lecrcternert 10’C tv Cj:rf,‘p« :f ?C3 Ceptie if 'eciutemtsi ?St /fftnue Mon:’*4 '* .1 .Depot Ces eMectitî Ko i/ Birjç*.- iici.es Ci tier Vc- u 1 Oepôt Ces efleetiti N: 3 J Cc> i: 'j Citiflefie i ' • Oepàt des effectif Ko 13 éfjlr.Feu** tip* C^vtot’t t5 **• • • * $ r m «P'®* I *»¦«;** C'EST LA VIE fM UA RR?WEINEBÎ -.EUHî EXCUSE-MOI! JE SUIS EN RETARD.“POURRAIS TU ME PRETER." -NE ME RE GARDE PAS" L'AMI QUI DOIT PRENDRE LE TRAIN OU QUELQUE AUTRE CHOSE.A L'INSTANT OU VOUS COMMENCEZ VOTRE DISCOURS.SI JE POSSEDE CINQ DOLLARS.?ES-TU SERIEUX?*' IL NE SERT D.; RIEN D’AGITER LA BANQUE DU PETIT.CELA À* DEJA EtE FAIT.4QRæ owa CELUI QUI ECLATE DE RIRE ET QUI VOUS REMERCIE DU COMPLIMENT! F€AlU*cS 3 *IGNTS RÇS«VU* Wm.¦«V3SS je suis peint: MAIS VOICI TOUT MON AVOIR"* -QUE VEUX-TU FAIRE DE CET ARGENT?." LE PERSONNAGE QUI N’A JAMAIS QUE QUELQUES SOUS ET BEAUCOUP DE SYMPATHIE A EXHIBER.SANS QUE VOUS PUISSIEZ LE TAXER DE MENTEUR.¦ ¦ LE CURIEUX.fl * - Æ i # J, .1 ' J f Y*y y* ' # ’ t "PEUX-TU ME DONNER UN PEU DE MONNAIE ?JE SUIS PRESSEE ET MON ARGENT EST EN HAUT.’* LA FEMME D’AFFAIRES QUI S’IMAGINE QU’UNE BOURSE PEUT TOUT CONTENIR EXCEP TE DE L’ARGENT.VOULUS -CHER AMI JUSTEMENT TE DEMANDER AUSSI UN BILLET DE CINQ DOLLARS'" IL ARRIVE QUE DES AMIS AIENT OU N’AIENT PAS .CERTAINES CHOSES EN COMMUN.MERCI.PAPA! NOUS NOUS REVERRONS PLUS TARD!" LFs RELATIONS DU PERE AVEC SA FAMILLE NE SEMBLENT ETRE F VITES QUE -DE DEMANDES ET D ADIEUX *.a unpriflM ic loortLk Lt ürvtu j:lui Oui
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