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Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1955-09-10, Collections de BAnQ.

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SAMEDI, 10 SEPTEMBRE 1955 PROGR DU SAGUINAY niKATKK TIOMBLE présent* TOM SIMS* BILL ZABOLY « t chic île F.h bien part d’Oscar Oscar est tram de m'ai Stoi.N der à mon devoir de classe /Ai bran-) ineliquc ?/ C’est un» chc qui m’a toujours plu ! [ t ue chose bien v.ordinaire ! Un homme marche 200 verges en 100 secondes Combien cela lui prendrait pour marcher 400 verges *> Ocs va Je •sais ou il v ¦ .if TRUSTY Page 8 MMW &0 - Imprimé au Journal ~U Droit" Ottawa.Or SAMEDI, 10 SEPTEMBRE 1955 « w yi: V • , mmmssm¦ riis* * ¦rf « ¦f/îM I t- k.' %*» I t-u .• Ük» "MŒB.#çnr.".» f.C .••üss* XAjü > • • t>j8 .««VS73T -VSttfo — 1 ¦' A* A U TAC *¦+ r*or#iàr*'*M ixj AjrfS'Uj *f/ss*tc£ fiOUA PACHOX* 4Al" PiM ^ - fi Sut J Qû p o^e^reit* a, C o »\0f?a PB et 0A- A \\ & kl Le 24 juillet 1054, une représentation unique de cet opéra fut donnée en français au Val d'Enfer, aux Qaux de Provence.Quelques jours plus tard, il fut enregistré à Aix-en-Provence par la CU Angel, avec la même distribution, Janette VivrJda (Mireille), soprano de l'Opéra de Monte-Carlo, Christiane Gayraud (Taven), mer zo-soprano de VOpéra de la Scala de Milan, Madeleine Ignal (Vin-cenette), soprano, Christiane Jacquin (Clémence), soprano, Nicolai Gedda (Vincent), ténor de VOpéra de Paris et de la Scala de Milan, Michel Dens (Ourriès), baryton de VOpéra de Paris, André Vcssièrcs (Ramon), basse, Marcello Cortès (Ambroise), basse de la Scala de Milan, Robert Tropin (le passeur), basse.Choeurs du Festival d'Aix-en-Provence, sous la direction d'Elisabeth Brasseur.Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, dirigé par André Cluytens.k &xfsxm Angel 35,210 — Microsillon 33 lours 1/3 “Mireille", de Gounod, tiré du poème de Mistral par Michel Carré.Les notes explicatives qui précèdent ont été tirées de la couverture même du superbe album édité à cette occasion par la Cie Angel.Les mélomanes trouveront à l’intérieur de cet album, une magnifique brochure illustrée de nombreuses photographies.retraçant les origines de “Mireille" dans le décor unique de la Provence dont on nous brosse par ailleurs un captivant tableau historique.Enfin, le livret de l'Opéra, publié intégralement en français et en anglais dans la dernière partie de l'album permet à ceux qui ne seraient pas familiers avec cette oeuvre, de suivre de façon parfaite le déroulement de l’action.Interprétation très éclectique, digne des plus grands éloges.Respect parfait des nuances par l’orchestre, sous la baguette souple et ferme à la fois d’André Cluytens.En outre, fait digne d’être noté: homogénéité totale des choeurs mettant encore plus en relief — si c'était possible — la transcendance des solistes! En résumé, un oeuvre chaude, vivante, enjouée comme le soleil de Camargue, dont il serait fort regrettable de ne pas enrichir les rayons de sa discothèque.Angel 70,024 — Microsillon 45 tours “Gilbert Bécaud” chante ses propres chansons" ("Introducing Gilbert Bécaud singing his own sengs") — Gilbert Bé-caud, la toute récente et grande révélation de la chansonnette française interprète ici dans le style qui lui est propre, quelques uns de ses succès : "Que toi’* — "Accroche-toi à ton étoile’» — “Je veux te dire adieu” — "Un nouveau printemps tout neuf’.Excellent accompagnement du pianiste François Vermeille et de l’orchestre de jazx symphonique de Wal-Berg.Un disque qui séduira sans aucune contestation possible la foule toujours grandissante des admirateurs de Gilbert Bécaud, dynamique “jeune premier" de la chanson française.quelque chose de magique.Cet envoûtement musical que Larry Adler provoque quand il joue, peu nombreux sont ceux qui peuvent lui échapper.On sait par ailleurs que Larry Adler fut le premier a ouvrir à l’harmonica, longtemps méprisé des musiciens, les portes du répertoire classique.Tellement bien ouvertes, ces portes, que de grands compositeurs n'hésitent maintenant pas à écrire spécialement de la musique de concert pour harmonica! Il ne s’agit cependant pas de musique classique dans le disque qui nous intéresse, mais bien de quelques airs de chansonnettes nue tout Paris fredonne ou a déjà fredonnés.Citons: "Le grisbi" — "Geneviève" •— "Pam-Pou-Dé” et "Mon coeur est un violon".Le moins que l'on puisse dire de l’interprétation, c’est qu’elle sort vraiment des sentiers battus.Beaucoup, dont le Critique, y trouve leur compte! R.C.A.Victor L.P.M.3275 — Microsillon 33 tours 1/3 “Bop Hope as Eddie Foy in The Seven Little Foys" (Songs from the Paramount production).Tous ceux qui auront vu et aimé ce film de Paramount, lequel n’est rien d’autre qu’un "Festival Bop Htÿe”, auront à coeur sans nul doute de conserver chez eux des échos sonores de cette oeuvre.Les voici donc, présentés par R.C.À.Victor sur disque microsillon 33 tours 1/3.On y peut entendre tour à tour : "I’m the greatest of them all" — "Row, Row, Row" — “Chinatown" — "Mary’s a grand old name" — "I’m tired" — “Nobody" — "Ballet Yankee Doodle Boy".Partition musicale de Joseph J.Lilley, dirigée par l’auteur.Gravure excellente à inscrire au crédit de la compagnie éditrice.Angel 70,127 — Microsillon 45 tours Larry Adler joue des airs de Paris ("Larry Adler plays Paris Pops") — Alors que l’harmo-nica — considéré il n’y a pas bien longtemps encore comme un simple “joujou" d'enfants conquiert peu à peu ses lettres de noblesse, il trouve en Larry Adler un de ses plus ardents défenseurs et.virtuoses! Les sons que ce dernier tire du petit instrument de bouche ont en effet R.C.À.Victor L.R.M.7002 -r Microsillon 33 tours 1/3 'Boston Pops joue, de Usit" : les Rapsodies hongroises no 1 et 2 et les Danses hongroises no 2 et 5, de Brahms.Arthur Fiedler, conducteur.Musique légère et pétillante comme du champagne (surtout celle de Liszt) dont il reste dans l’oreille, longtemps après qu’ait été égrenée la dernière note, quelques évanescentes réminiscences sonores.Interprétation très fidèle et contre laquelle on ne peut retenir aucune critique, Dans l’ordre d’interprétation : La Rapsodie hongroise no 1 en Mi, 'de Liszt — La Danse hongroise no 2 en Ré mineur, de Brahms — la Rapsodie hongroise no 2 en Do dièse mineur, de Liszt et la Danse no 3 en Fa, de Brahms.Une sportoriette de Rosaire Barrette Quand le sergent St-Pierre triompha à la baïonnette./' Page 10 S AIT-ON qu’en 1924 le sergent Lauréat St-Pierre, de Hull, qui était instructeur au Royal 22e Régiment stationné à Québec, eut l’honneur de remporter la victoire, dans un tournoi d’escrime à la baïonnette, sur l’instructeur sénior de la Marine anglaise, au cours d’une grande journée sportive organisée dans la Vieille Capitale, à l’occasion de la visite de trois navires de guerre, en l’occurence le HMS "Hood", le HMS “Repulse", deux unités de la flotte royale, et le HMS "Adelaide", de la Marine australienne?Ces épreuves se déroulèrent sur les terrains de l’Exposition et attirèrent une grande foule, qui put voir à l’oeuvre la crème des athlètes du Royaume-Uni et du Dominion de l’océan Pacifique.Les deux navires anglais avaient à leur bord au delà de quatre mille hommes, tandis que le vaisseau australien transportait douze cents hommes; ces effectifs comprenaient les membres de l’équipage et des soldats de l’infanterie de marine.A cette époque, le vaillant régiment cana-dicn-français ne comptait que ce colonel Henri Chassé, D.S.O.M.C., il n’avait dans ses cadres que 750 hommes, y compris le corps de musique et les officiers.Cantonnés à la citadelle, nos pioupious traversaient cette période de transition, loin de songer qu’ils étaient destinés à se couvrir de gloire quinze ans plus tard.C’est le lieutenant Roland Roy, d’Ottawa, qui fut chargé d’organiser cette tournée sportive.' Fils de feu Régis Roy, qui était un de nos maîtres de la science héraldique, le jeune officier, pour soutenir l’honneur de l’Armée, rallia les meilleurs sportifs de son entourage afin de les opposer aux as de la Marine.Disons tout de suite que les visiteur* se classèrent premiers dans toutes les épreuves sur piste et pelouse.Comme le programme était fort chargé, leurs victoires furent nombreuses; mais les Canadiens français se distinguèrent dans trois numéros particuliers: la souque à la corde, la course à obstacles et le tournoi d’escrime à la baïonnette.Le sergent-major de* compagnie L.Ran-court, M.M, remplissait les fonctions de capitaine des souqueurs régimentaires.Ses douze hommes, de solides et forts gaillards, se mesurèrent en premier lieu contre l’équipe de r'Adelaide’’, qu’ils éliminèrent facilement après 17 minutes d'efforts.Puis ce fut le tour des athlètes du "Repulse", qui affichèrent une superbe tenue mais durent eux aussi baisser pavillon au bout de 21 minutes.Nos courageux compatriotes, les mains ensanglantées et le visage ruisselant de sueurs, affrontèrent ensuite les combattants frais et dispos du "Hood", qui étaient certains de décrocher la palme.La lutte fut chaude et serrée, et le 22e vint à un cheveu de la défaite.Toutefois, l’ardeur et l’ambition aidant, les Canadiens disposèrent de leurs redoutables adversaires et furent proclamés champions.Les marins fiers et orgueilleux ne purent avaler cette pilule par trop amère.Quand vint la course à obstacles, les Anglais et les Australiens firent entrer en lice leurs meilleurs coureurs et leurs plus agiles concurrents.Au nombre des inscrits canadiens se trouvait le soldat Frank Laliberté, un ancien clairon de stature plutôt petite, que personne n’aurait considéré comme favori.Le lieutenant Roy avait imaginé pour cette épreuve les obstacles les plus invraisemblables et semé et multiplié les difficultés sur tout le parcours.Les participants devaient franchir des haies, traverser des mares de boue et des étendues d’alabastine délayée et de diverses couleurs, courir sur des amoncellements de pierre, escalader des poteaux graissés, pour enfin ramper sous une immense banne.Cette course mit aux prises plus de 40 partants, mais plusieurs abandonnèrent en cours de route.La population québécoise eut la joie d’applaudir au succès du soldat Laliberté, qui arriva en tête du peloton, distançant de beaucoup un marin du "Hood", lequel se classa deuxième.Vers la fin de l’après-mldi eut lieu le tournoi d’escrime à la baïonnette et le sergent-instructeur Lauréat St-Pierre fut appelé à défendre les couleurs du Royal 22e Régiment.C’était un athlète dans toute la force du mot.Rapide comme l’éclair et 'doué d’une agilité incroyable, le jeune Hullois était l’homme tout désigné pour faire face à l’instructeur sénior de la Marine, qui était connu, tant au combat qu’à l’escrime à la baïonnette, comme champion des forces navales, militaires et aériennes de Sa Majesté.L’escrimeur canadien-français fut le premier à monter sur l’estrade.Debout dans son coin, il ajusta ses coussins protecteurs, assujétit son masque à sa figure et attendit.Son adversaire ne tarda pas à faire son apparition.A sa vue, tous les marins l’acclamèrent et lui firent une ovation délirante.L’amiral, qui occupait une place d’honneur avec les officiers de son entourage, se tourna vers le colonel Chassé et lui dit que ce n’était pas un combat à égalité, que le Canadien n’était pas de taille à lutter avec son champion.Le commandant du 22e pria l’amiral de laisser se dérouler le combat et de lui en donner des nouvelles apres."Tout de même, colonel", répliqua l'amiral, "votre candidat n’a pas de chance.Sachez que notre instructeur a obtenu à Aldershot la note WG (Very very good)”.Le cononel Chassé se contenta de sourire, et tous concentrèrent leur attention sur l’estrade.Après avoir donné ses instructions aux deux escrimeurs, l’arbitre fit se toucher les deux boutons des baïonnettes, puis lança “En garde!" Les deux concurrents se mirent en position, et l’arbitre donna le signal "Combat!" Comment la chose se produisit-elle?Personne n’eut le temps de s’en apercevoir.En un tournemain, St-Pierre avait désarmé l’instructeur de la Marine.On voit d’ici l’enthousiasme des gars du 22e, qui se mirent à hurler et à encourager leur copain.A la deuxième reprise, manoeuvrant avec une dextérité admirable et recourant à de savantes feintes, le fantassin toucha l’Anglais au haut de la cuisse gauche pour augmenter son avantage.Le vacarme était devenu infernal dans les rangs de l’Armée.C’était un combat de trois manches sur quatre.A 1a troisième, le Hullois, parant et attaquant avec une science consommée, prit son adversaire par surprise et le désarma une deuxième fois.Alors le visiteur étendit les deux bras, concédant ainsi la victoire à St-Pierre.Les soldats portèrent leur camarade en triomphe.Quelques instants plus tard, l’amiral fit convoquer le vainqueur devant lui, le félicita chaleureusement et lui dit qu’il serait content de le voir dans la Marine.Notre compatriote le remercia beaucoup de son offre bienveillante, mais déclara préférer rester avec le régiment canadien-français.Le colonel Chassé se pencha vers l'amiral et lui dit, tout goguenard; —J’avais oublié de vous apprendre, amiral, que le soldat St-Pierre a, lui aussi, obtenu la note WG à Aldershot 1 Tête de l’amirall Voltigeur one yzz&i Vt*;£rS**>* ': •oxA^flrtffe raftvfo .-A#% * .*.•3»* PITTSBURGH cîlcr au marbre et m’élance ne fais de ci'Cî-’it Je ne vise pas à frapp c : - p K 3@3S: ?£Sæ mu • • æWmæ- Sfc; •"!-' .'- ?¦ : ' i-s .rî?r- ?VS?3 AC 't® •V *3; £ ' ¦ r ; ; fe.-M?Hk .;-•* >*W aèS'V’ ,\ s.v 1', 5* WBi / >».-•>, v,* > &V&4 i~>c .** -V * W-*> »«^‘ ' AV -< < WéSîiSÏ ^F> • • ** 7 /Uî ««w» 3Rft^ Paje ll A De l'extraordinaire .?à Lynn Lake Bill Perepeluk, Ukrainien, est propriétaire d’un magasin d’épicerie, de viande et de quincaillerie à Lynn Lake, Man.Le revenu est de $30,0G0 par mois.Un autre de ses magasins à Flin Flon, Man., lui rapporte $500,000 par année.Par WALTER GRAY LYNN LAKE, Manitoba — (P.C.) — Les gens vous font les choses les plus extraordinaires À Lynn Lake.Ils y ont amené leurs maisons sur traîneaux d’une distance de 170 milles et les ont dressées au milieu de la solitude.Ils n’ont que 20 milles de routes pour circuler, mais cela ne les a pas empêchés d’y faire venir 450 camions et autos.Quand ils ont eu besoin d’argent pour rénover leur clubhouse, ils ont recueilli des bouteilles vides de bière et la collecte a rapporté $2,000.Village de 1,300 âme* Mais en laissant de côté les conventions, les habitants de Lynn Lake ont eréé un centre débordant d’activité, de 1,300 âmes, au milieu de la forêt et ont arraché un autre morceau de richesse au Grand Nord canadien.Cinq ans passés, U n’y avait presque rien ici.Aujourd'hui, des rues s’alignent le long des lacs Lynn-est et Lynn-ouest.Et au-dessus des pins rabougris qui l’entourent se dressent les chevalements jumeaux de la nouvelle mine de cuivre et de nickel de Sherritt Gordon, pierre d’assise de la plus nouvelle ville-champignon du pays.La naissance de Lynn Lake provient de ia mort de Sherri-don, autre ville située à 143 milles au sud par rail.Le bâtiment va .Aujourd’hui, il y a 240 mai- sons construites ou en voie de construction à Lynn Lake.L’avenue Sherritt, principale artère de la ville, est bordée de magasins modernes et bien remplis, d’un hôtel de $165,'‘OO et d’un cinéma de $125,000.L’ouverture, en décembre 1953, de l’embranchement du Natio-nal-Canadien partant de Sherri-don a déclenché le boom de la construction.L’école actuelle de cinq classes s’agrandit de quatre autres qui pourront recevoir plus de 300 élèves à l’automne.L’aménagement d’un aéroport à trois milles à l’ouest de la ville relie Lynn Lake à l’extérieur par aviation commerciale.Les Canadian Pacific Airlines y font quatre envolées par semaine.Le CNR fait circuler trois trains mixtes, voyageurs-marchandises, jusqu’à Lynn- Lake chaque semaine.Gérant municipal Bien que Lynn Lake soit institué en gouvernement municipal distinct depuis 1951, l'administration locale n’a commencé À fonctionner qu’en 1954.M.Charles Neeley, ancien gérant municipal à Sherridon a été nommé conjointement par la compagnie et par la province administrateur d’une région de 400 milles carrés.D’après un accord conclu entre l'administrateur municipal et la province, la compagnie Sher-rit Gordon a accepté d’accomplir certains travaux de développement de la ville, y compris la construction des routes, l’entre- : Prenez soin de voire sanlé L’ALCOOLISME “L’eau ne doit pas être laissée aux grenouilles 11 ' : 1 ' 1 : ¦ ' * Par le Dr J.-G.Laurin, chroniqueur spécial de “Hebdo-Revue" £E Canadien en général est porté à croire que les alcooliques se recrutent surtout chez certains peuples européens, qui considèrent que “l’eau doit être laissée aux grenouilles".Une étude statistique récente vient de rétablir les faits et de nous ouvrir les yeux sur l’importance de l’alcoolisme au Canada.Le terme “alcoolique" change de sens selon les gens.Par malheur, c’est un terme employé sans exactitude, aussi bien dans la conversation quotidienne que dans la littérature profane et scientifique.Ce fait a sans doute beaucoup contribué à la confusion qui* existe dans l’esprit de maints Canadiens sur le problème de l’alcoolisme.On appelle alcoolique le buveur immodéré dont la sujétion à l’alcool résulte en un trouble mental notable, un obstacle à la santé corporelle et mentale, aux relations avec les autres et au bon comportement social et économique.Des études statistiques faites en 1951 en Ontario, nous apprennent qu’il y avait, dans cette province, cette année-ià, 48.680 alcooliques de 20 ans et plus, soit une proportion de 1,687 alcoolique* par 100,000 personnes de 20 ans et plus, contre 1,813 dans la province de Québec.La province ayant le plus grand nombre d’alcooliques, en proportion de sa population, étiat la Colombie-Britannique, avec 2,532 par 100,000 (le taux moyen du Canada était de 1,629).La province la plus sobre était Terre-Neuve (501 par 100,000).Le taux moyen d’alcooliques aux Etats-Unis, toujours calculé par 100,000 personnes de 20 ans et plus, était de 3,952, celui de la France, 2,850, et celui de l’Italie, 500 seulement.11 se consomme donc beaucoup plus de boissons alcooliques aux Etats-Unis qu’en France, ee qui étonnera plusieurs.Constatation intéressante, ou déprimante, le pourcentage des femmes qui boivent est plus élevé au Canada qu’aux Etats-Unis.Les alcooliques sont des personnes qui, par leur maladie, contribuent de façon disproportionnée aux absences du travail, aux accidents et au gaspillage dans l’Industrie, négligent leur famille, rendent dangereuse la circulation sur nos routes, peuplent nos prisons.Ils éprouvent sans c^ise quelque douleur mentale et souvent physique.Le nombre des alcooliques se révèle petit (137,559) devant le chiffre de la population buveuse (6,000,000), mais ce chiffre suffit pour jouer un rôle important dans la santé mentale et physique, dans le bien-être aocial et économique de la nation.Avec les années, une meilleure connaissance de cette maladie qu’est l'alcoolisme, contribuera i réduire le malheur et la souffrance qui te retrouvent toujours dans le tillage de l’alcoolisme partout dans le monde.’ * - ! tien de l’hôpital et de l’école, l'installation de l’aqueduc, des égouts et de l’électricité.La compagnie verse aussi au trésor municipal $120 par année pour chacun de ses employés résidant À Lynn Lake.Les affaires de la ville sont administrées par un comité de surveillance composé de cina membres, qui se réunissent A toutes les quinzaines.Les propriétaires ne sont taxés que pour l’entretien de la ville.La moyenne de la taxe foncière annuelle s’établit entre $85 et $90.La facture mensuelle d’aqueduc est de $2.50 en moyenne.Le consommateur paye sept cents le kilowatt-heure pour les premiers 50, trois cents le Kilowatt-heure pour les 250 suivants et cinq cents le KWIi s’il en consomme plus.L’énergie est fournie par la compagnie qui exploite une centrale sur la rivière Janurie, à 40 milles de là.Gendarmerie royale Un détachement de deux gendarmes à cheval fait la police de la ville et de la région; la brigade des pompiers se compose de volontaires.Les habitants de Lynn Lake peuvent fréquenter l’une des quatre églises: catholique, anglicane, Eglise-Unie et évangéliste.La vie communautaire est très active.Tous les sports sont organisés y compris le curling et le patinage en de nouvellel patinoires, et le baseball.Del volontaires ont commencé l’aménagement d’un terrain de golf.Le “Community Club’’ a acquis pour un dollar la construction temporaire qui servait d’hôtel et l’a transportée en traîneaux sur les bords du lac Berge, puis il a fait sa collecte de bouteilles vkles pour en rénover l’intérieur.11 fallait installer le club house de l’autre côté du lac.La solution, ce fut la construction d’un radeau de pièces de bois flanqué de barils remplis d’air.La taverne de l’hôtel Fairview se remplit tous les soirs.Unt canette de bière s’y vend 35e.On peut aussi acheter la bière à la caisse à $3.25 la douzaine, mais l’alcool doit venir du Pal ou de Flin-Flon.Frais de taxis L« taxi est assez coûteux: 75e pour le voyage d’un demi-millf de la gare à l’hôtel.L’essence se vend 51c et 54c le gallon.Le seul restaurant de la ville sert les repas à $1.25 le couvert.Une bouteille d’eau gazeuse vaut 15c.Une chambre d’hôtel avec baignoire coûte $6 par jour.Chacune des 17 chambres, décorées par des spécialistes de Winni-eg, est une merveille de moel-eux tapis, de riches tentures, de matelas et de coussin! de caoutchouc mousse et les meubles sont montés sur fer fora#.Une eau douce d’une limpidité cristalline coule des robinets.Petit à petit, les 450 camioni et autos de la ville se répandenj dans les environs.Le gouverna ment de la Saskatchewan esj présentement à construire un( route qui reliera le lac à la Rej ne au lac Lynn, distance de milles vers l’est.Cette route pel mettra le transport du poissol jusqu’à la gare du CNR Ici.lis habitants de Lynn Lal pratiquent tous les sports naui ques sur leurs deux magnifique lacs aux plages de sable fin 5ux eaux profondes où aboi eqt la truite de lac, le brochel et le brocheton.R Page 12 (A suivre) —— y-i-i UN REVENU POUR LA MOITIÉ DES FAMILLES %¦:.«Bflfë par Lucien Arsenault, b.s.a., m.».# collaborateur spécial à IIcbdo-Kcvuc Au moins la moitié des familles aux E.-U.touchent un revenu provenant directement ou indirectement de l’agriculture, bien que les cultivateurs — aux alentours de 5 millions —Représentent à peine 3 pour cent de la population.Et ça se passe dans l'un des pays les plus industrialisés au monde, à l’âge atomique, à l’ombre de villes comme New-York dont le nombre d'habitants dépasse le nombre d'agriculteurs et de ranchers dans toute la ré- publique voisine.Il y a de quoi faire réfléchir ceux qui sonnent le glas de l’agriculture chez nous, au Québec surtout, parce qu’on vient de pénétrer en Ungava, territoire riche en minerais.Et ce n’est pas tout.Prenons un autre fait à l'intention de cet industriel qui a l'impression d’employer tout le monde à coups de milliards.Il sera peut être étonné d'apprendre qu’il lui suffit d’un placement de $12.000 à $15,000 pour créer un emploi industriel tandis qu’il en faut environ $30,000 pour créer un nou- K T donnez-lui l'aide dont il a ' besoin! Nontbro do moux do l'onfonco ^ ^ 1 dut à la conUipalioo.Votro onfoo» a booobi d’wno oldo tpidalo—non pat d’un lo*oHf Irritant dootind ou* adulte*.CASrOfM M offro cotta Okie, porc# qu’il et! conçu tout tpédolomont pour lot Of\fontt.M opaHe ot tbg^Aorif loo petit» ottomoci dêcongé».U toUkito lot IntottW tant lot forcor.CASTOUA ronfooœ un Ingrédient végétol doux et binln qui r4gu»arbe l'intotHn.Pat do tubstoncot Irritanlot pourraient coûter crowpot ou cobquet.Lot enfonft oimont ion godt ogréoWe.Adtolot CASTOWA dé» aufourd*bul et toyex prêts lortquo lot onfonh touffHronl do moux d’ottomoc.S'emploio pour combattra Maux d'estomac Apathie Manqua d'appétit Fièvre Maux de téta Rhume* .O0Ca»iON»i« O» OQQ'OrU Irritabilité Sommeil agité Trouble* de la dentltlo* Colique* I Nervosité te eomlleotlo* vel emploi dans une ferme à céréales.N’empêche qu'un travailleur de la terre fournit de l’embauchage à près de trois ouvriers en ville, la plupart occupés soit au conditionnement et à la distribution des aliments tandis que les autres s’affairent à la fabrication ou à l’écoulement des machines aratoires, engrais chimiques et autres fournitures achetés et payés par le cultivateur.En tout, un quart de tous les établissements commer claux chez nos voisins tirent leur raison d’être de la terre.Voilà un échantillon des ren seignements que renferme un article de M.W.C.Hopper, ci-devant économiste au ministère de l’Agriculture d’Ottawa et maintenant conseiller agricole du Cana da à Washington.L’exposé de M.Hopper, publié dans un récent numéro de “Commerce extérieur”, s’applique à mettre au relief les changements insoupçonnés, quasi fantastiques, survenus au sein de l’agriculture américaine.Arrêtons nous à quelques-uns des plus saillants et .en style télégraphique pour faire vite.Le pays en cause est toujours les Etats-Unis que nous suivons de très près, soit dit en passant.\ i \ h La chaleur a fait des siennes, cet été.Aussi, les villé-giateurs ont-ils pris le chemin de la grève.Ce chat a pria le même chemin et a trouvé refuge dans une chaudière contenant un peu d’eau froide.vmzsszz Wifcr.l .douze constatations (prouvé en clinique pour le* enfant» | Confirmé par 141 épreuve# 1) Depuis 1910, la production agricole l’est accrue de 75 pour cent tandis que les superficies cultivées n’augmentaient que de 15 pour cent; à compter de la dernière guerre, hausse de 40 pour cent dont 20 pour cent imputable au rendement l’acre.X K K 2) En 1940, chaque travailleur agricole produisait assez de vivre.» et de fibres pour lui-méme et dix autres Individus; aujourd'hui il en produit assez pour lui-même et dix-huit autres personnes; en d’autres termes, capacité de production quasi doublée de l’individu.XXX 3) Fermes et ranches ont aujourd'hui une valeur globale ou un placement de $127 milliards, sans compter les $22 milliards en dépôts aux banques ou en valeurs mobilières de toutes sortes.XXX 4) Une bonne ferme céréalière de l'Ouest suppose en dernier ressort une mise de fonds de $85,000 à $90,000 comparativement à $28,000 ou $30,000 pour une ferme laitière du nord-est.XXX 5) Environ $12 milliards et demi de revenus nets furent tirés de l'agriculture en *54.soit en moyenne $2,500 par exploitation, bien qu’un million et demi de fermes américaines rapportent annuellement moinj de $1 ,000 des espèces XXX 6) Plus de 90 pour cent de la production mise en commerce vient de 55 pour cent des fermes.X X • X 7) Depuis une quinzaine d’années et aux prix de 1940.la valeur des machines agricoles tt véhicules moteurs a presque triplé; la nombre de tracteurs et de trayeuses mécaniques s'est multiplié par deux fols et démit environ; par ailleurs, baisse de 60 pour cent chez les chevaux et mulets.XXX 8) Les derniers vingt ans ont marqué un fléchissement d'un million dans le nombre de fermes mais, en dix ans, une avance de 45 acres environ — de 173 à 220 — dans la grandeur moyenne des exploitations.XXX 9) Au cours des années relativement prospères de ’40 à '50, le nombre de cultivateurs-propriétaires est passé de 61 à 73 pour cent; plusieurs ont donc pu se libérer de leurs dettes hypothécaires.XXX 10) Mesuré d’après le produit national brut, le rendement par individu a avancé plus rapidement en agriculture que chez les autres secteurs de l’économie nationale — 2 à 2V6 pour cent par année contre 1% pour l’ensemble des travailleurs non agricoles.XXX 11) Après la dernière guerre, il a suffi da 14 millions d’acres en fourrages " et grains pour alimenter chevaux et mulets alors qu’il en fallait 92 millions durant le premier conflit mondial.XXX 12) Au cours d’une année comme 1952, on estime comme suit la consommation agricole de certaines denrées essentielles: acier, 7 millionj de tonnes, soit plus qu’il n'en faut pour la production annuelle des voitures à voyageurs; pétrole brut, 16*6 millions d# gallons, plus que n'importe quelle autre industrie; caoutchouc brut, environ 320 millions de livres, ce qui suffirait à pourvoir de pneus plus de 6 millions de voitures; énergie électrique, 15 milliards de kilowatts-heures, autant qu’en exigent durant douze mois un group# de villes comme Chicago, Détroit, Baltimore «t Houston (Texas).r«gi il • >v: .7 y «S ' ï DEPUIS quelques années, dans divers domaines du sport, on a voulu non seulement établir des records de vitesse, mais d’endurance.Les marathons furent suivis de pianothon, de berçathon et de toute une pléiade de bizzarerics terminant en "thon”.Ce n’est plus une question de compétence sportive, mais d’ambition d’endurance qui peut aller jusqu’à nuire à la santé.• Et d«ns ce domaine, l’un ries plus grands phénomènes qui se soient produits depuis une couple d’années demeure bien la vogue extraordinaire de la natation.Los exploits d’une Marilyn Bell, en franchissant le lac Ontario l’an dernier et la Manche cette année, ont obtenu une publicité internationale sur les écrans de la télévision et du cinéma, à la radio et dans la presse et les revues.Lac Ontario C’est à se demander si la traversée du lac Ontario, commanditée par l’Exposition Canadienne Nationale, n’est pas devenue un concours excessif.Ce concours, qui a débuté en 1930, avait lieu sur le lac Ontario, mais la distance n’éîait jamais la traversée entière Depuis la conquête du Jac Ontario par Marilyn Bell l’an dernier, la traversée de cette étendue d’eau est devenue l’ambition d’une foule do nageurs.Au cours de la présente foire, un grand nombre de nageurs ont tenté de vaincre cette masse d’eau entre Youngstown et Toronto.Jadis le jeune Torontois George Young avait électrifié le monde sportif en gagnant les courses de Catalina et de l’Exposition nationale du Canada à Toronto Mais la vogue d’alors avait disparu lors des tragiques années de 1939 à 1945.Concurrence C’est ainsi que les Canadiens en 1955 sont plus passionnés par les épreuves natatoires que par le baseball ou le tennis.Le seul autre sport qui puisse soutenir la concurrence de la natation non seulement dans les pages sportives mais dans les manchettes de première page est le football professionnel, Les autres sports aquatiques bénéficient de la passion de toute la nation pour les exploits des nageurs: aqua-ski, régate?- de canots, de chaloupes, de'Hateaux de vitesse attirent les foules d’un océan à l’autre.Plusieurs nageurs canadiens-français se sont distingués au cours de l’été, notamment Jacques Amyot, conquérant du lac Saint-Jean.Dans les années 20 et 30, le regretté Armand Vincent, célèbre imprésario canadien, avait organisé des épreuves natatoires avec le précieux concours des frères Bronffman de Montréal.Les succès de Gertrude Ederle, Georges Michel et autres célèbres nageurs défrayaient toutes les conversations, en plus des aventures des aviateurs h la conquête de l’Atlantique Record mondial Le record mondial de natation, une distance de 202 milles, a été établi en 1940 par John V Sigmund.de St-Louis, descendant le courant de la rivière Mississippi en 89 heure*: et 42 minutes, sans arrêt.Un autre record fut celui de Clarence Giles, qui a parcouru 288 milles sans repos, dans la rivière Yellowstone, dans le Montana, le 3 juillet, 1939.accomplissant son exploit en 77 heures et 31 minutes.La Manche Au cours de l’époque où la natation était très populaire en Angleterre.on cherchait plutpt à établir des records d’endurance que ceux de vitesse.Le plus grand nageur de cette époque fut sans contredit le capitaine Matthew Webb dont les exploits fantastiques ont lancé un défi: "Conquérir la Manche et prouver votre grandeur”.crcnce Chadwick, de Californie, photographiée avant d’entreprendre l’une de ses traversée de la Manche, Hdt 21 milles à la nage.mm Madeline Werner, de Baltimore, Maryland, jette un eoup * oeil sur le lac Ontario.Elle est au nombre des concurrents 1ers de l'exposition de Toronto.La Manche comme on le sait est l’une des étendues d’eau les plus traitresses, avec ses marées et ses courants rapides, sans compter que l’eau est excessivement froide.* Le capitaine Webb a réussi à nager du Douvres, en Angleterre, à Cap Griz Nez, en France, une distance d’environ 19 milles, en 21 heures et 45 minutes.C'était les 24 et 25 août, 1875.Thomas W.Burgess.d’Angleterre, répéta l'exploit de Webb en 1911.Depuis lors on a tenté plusieurs fois la traversée de cette étendue d’eau.Le record cependant est détenu par Georges Michel, de France, qui a conquis la Manche en 11 heures et cinq minutes, le 10 septembre 1927.Depuis lors, non seulement des nageurs, mais des nageuses ont réussi la rude traversée, la plus populaire étant sans doute Mlle Florence Chadwick et plus récemment encore notre jeune Canadienne.Mlle Marilyn Bell.En terminant, il est agréable de constater que le sport de 1?.natation soit plus en vogue dc-1 uis une couple d'années an Canada, mais il ne faudrait pas qu’il dégénère en hardiesse nuisible et même parfois ridicule.BR.• Marilyn Bell, la plus jeune nageuse A traverser -la Manche et le lac Ontario.¦gyv®.n*T« fYÎ * V* \ * •ss« Fcge 14 \ f ! 1 » t 1 • » • I « * y * mi • ii * j j > j • • * ' • ; ' ' * * « • C )»t ÿ» • •» » ! I l g**!* ,'”-vtt4 «tri* * l'SC -.' V .vÇC^ _ < t ^ •> * *t- V ' ¦ •V» -'vV >on roman, et je ne crois pas que le temps me fasse changer d'avis.?JEUDI—Nouvelle revue internationale, Intitulée Interfrance et publiée à Malines par le Centre d’études littéraires françaises, sous la direction d’André Légier.Beaucoup de collaborateurs beiges-inconnus ici—avec des collaborateurs français, dont Jouve, Béalu, Bousquet, Manoll, Frénaud, etc.Les Canadiens collaboreront-ils à cette revue dont le titre est pour eux une invitation tacite?VENDREDI—Beaucoup plus austère, grave que les titres précédents, l’Allemagne de Joseph Rovan est le septième ouvrage de la collection Petite planète aux éditions du Seuil.L'Allemagne échappe aux définitions, comme le souligne Rovan, et est un Etat sans frontières au coeur même du continent, ce qui en fait par la seule géographie un principe d’instabilité et partant de trouble.Nation qui n’a trouvé son unité que récemment—et qui plus récemment l'a perdue—elle était à la suite de la guerre de Trente Ans, une agglomération de 350 minuscules états, ce qui explique en grande partie l’extrême diversité culturelle de ce grand pays où Berlin n’a jamais joué le rôle centralisateur de Paris en France.Munich reste le centre de la peinture, Leipzig celui de la musique et de l’édition, et les grandes universités de Beidelberg, Tubingen ou Goettingen ne le cèdent en rien à celle de Berlin.Rovan esquisse un portrait de la "kultur" contemporaine, avec Boll.Richter, Benn, Berg, etc.qui cherchent à perpétuer, ou à renouveler, les traditions issues de Goethe, Bach et Grünewald.Mais les meilleures parties du livre sont les politiques, et ce sont celles qui sont les plus intéressantes en ces années où l’unification de l'Allemagne reste un des principaux problèmes internationaux, comme on l’a vu, l’autre jour, à Genève.?.SAMEDI—Commencé M.le due de Salut-Simon el sa comédie humaine par La Varende (Paris, Hachette.1955).Cela se lit comme un roman.La Varende nous présente Saint-Simon, sa famille, les amis de la famille, puis le Roi qui "sera son éternelle préoccupation, eon problème, son étude incessante’’.Et, avec La Varende, nous pénétrons dans l'intimité du roi et apprenons toutes sortes de détails sur la vie de la cour dont Saint-Simon fut un génial observateur.Je note: "Il est dur pour les ’divines’, Mme de Frontenac et Mlle d’Outrelaize, qui vivaient ensemble à l'Arsenal, de poèmes et de parfums.Il félicite Frontenac de s’être exilé au Canada, pour n'en jamais revenir." La fin d'un règne Le gouvernement vient d’an noncer ur.e augmentation d'un peu plus de onze shillings par tonne de charbon.Cette nouvel- le, attendue cependant depuis longtemps, n’en a pas moins soulevé la fureur de la Fédération britannique des Industries."On nous étrangle, tout simplement, a t-eJle déclaré, c’est un coup fatal que le gouvernement porte là à notre effort d’exportation".Quant aux consommateurs privés qui pour le moment et dans l’euphorie de la belle saison no s’inquiètent pas trop, ils auront certainement un réveil désagréa-* bit cet automne au moment dt renouveler leur provision dt charboa.Pog« 15 B ¦¦Mom r a 4 % Dempsey, aujourd’hui populaire arbitre de la lutte, pose avec Kay Gunkle, un gladiateur qu’il a formé.Gunkle est applaudi partout où 11 évolue.• 1 Lieutenant-commandant de la marine américaine, Jack Dempsey .était .aussi directeur d'éducation physique des gardes-côtes des Etats-Unis.Nous le voyons autographlant le ballon que tient Walter Daviduck décoré de l’Ordre du Coeur Pourpre, un héros de la bataille de la rivière \olturne.& % % Jack Dempsey, ancien champion mondial des boxeurs poids lourds, de passage au “Droit’’.(De gauche à droite) : Roland Desmarais, chroniqueur sportif, Morris Cantor, un des propriétaires de l’Auditorium d’Ottawa, JACK DEMPSEY, Marcel Fortin, rédacteur sportif au Droit, AI Hern, directeur de publicité de l’Auditorium, et Dorius Barsalou, directeur du personnel au Droit.(Photo Le Droit — par Champlain Mardi) • il .r—-* .ÆJ* 1 jA fc yf —s 1 iv*'1 * » L r & i5 • i'J*vLi** .^ » 4 i f JM Va % TZ .il , - , i a «• - i ?• vr* • a t - :h “al! 1 v ' */ \ *î m % L.^ i.L .C y ’ - .?aCK DEMPSEY, la plus grande attraction dans les annales de la boxe, fut le champion U mondial des poids-lourds avec le plus de personnalité depuis John L Sullivan et l’un ^ J des plus grands champions.Depuis sa tendre enfance alors que Dempsey voyageait par convoi de marchandises, et surtout après son triomphe mondial dans l’arène de boxe, il fut toujours reconnu comme le roi du pugilisme.Il fut le premier boxeur h attirer une recette d’un million de dollars avant sa retraite.Il répéta cet exploit au guichet des billets pas moins de quatre fois II fut un des boxeurs les plus rudes une fois dans l'arène, et cependant, in dehors de J’arèoe.il fut toujours un gentilhomme de grande popularité William Harrison Dempsey, né le 1!4 juin 1895, à Manassa, Colorado, fit de sa vie un combat constant pour arriver au premier rang Jeune homme, i2 a travaillé dans un camp minier et ce n’est qu’après huit années de dur labeur qu’il commença sa brillante carrière Jack Dempsey avait 24 ans quand il massacra Jess Willard, à Toledo, pour remporter un titre qu’il conserva pendant sept ans.11 régna en roi et maître des poids-lourds jusqu’au jour de gloire de Gene Tunney quand il perdit son diadème à Philadelphie.Un an après ce Waterloo, Dempsey tenta de reprendre sa couronne de Gene Tunney, et encore une fois, il fut terrassé misérablement et victime du fameux “compte long”.Tunney fut de nouveau vainqueur après 10 rounds.Du coup, il mettait fin à la carrière pugilistique de Dempsey.Par la suite, il fit une tournée de retour qui dura environ un an.11 a battu presque tous les adversaires d’alors et c’est “Kingfish” Levinsky qui mit le point final en août 1932.• UN EXCELLENT ARBITRE Depuis sa retraite, soit depuis 1940, Dempsey fait des tournées comme arbitre de boxe ou de lutte et il connaît une grande popularité.11 prend la vedette de tous les matches où sa présence est demandée.Son nom fut donné à une palette de chocolat, puis à une marque de whisky.Ces deux produits ont connu une grande vogue.11 ouvrit un restaurant prés du Madison Square Garden de New-York et fit des affaires d’or.Une succursale sur le Broadway précéda à l’ouverture d’une hôtellerie à Miami Beach, en Floride.• Comme homme d'affaires Dempsey connut plus de succès encore que comme boxeur.Ses amis se comptaient par légions.Selon les statistiques officielles, Dempsey gagna 47 de ses 69 combats par mise hors de combat.Il en gagna sept autres par décision II ne fut endormi qu'une seule fuis, en 1917.«lors qu’il a affronté Fireman Jim Flynn.Le combat dura un round.IL DEVINT CHAMPION Dempsey ne pesait que 150 livres à ses débuts, mais il faisait osciller la balance a 185 quand il a défait Willard, un gaillard de 230 livres, pour devenir champion mondial/ roids- lourds.Dempsey affronta son adversaire qui se montrait confiant, et le terrassa sept lois du- rant le premier round.Il ne lui fallut que deux autres rounds pour mettre fin au gros champion.Willard réussit à peine à survivre les trois premières minutes de destruction meurtrière, par un soleil brûlant du 4 juillet.U gisait, le sang ruisselant de sa bouche, et 11 avait les yeux vitrés quand la cloche annonça la fin du premier round.Personne n’avait entendu la cloche qui sauva Willard dans ce round barbare.L’arbitre Ollie Pecord, qui n’avait pas entendu la cloche, compta les 10 secondes réglementaires et avait élevé le bras de Dempsey avant rie s’a perce* voir que la cloche avait ‘‘sauvé’ WiiJard.Le salut ne dura pas longtemps.Le combat reprit et Will.id léussit à ébranler Jack Dempsey dans le troisième round Entre les troisième et quatrième rounds.Jess avail appelé l’arbitre dans son coin.Il avait le visage tuméfié, lacéré et couvert de sang et ses yeux étaient presque bouchés.11 saignait de partout 11 balbutia à l’arbitre qu’il n’en pouvait plus On % lança alors une serviette à Willard et le combat prit officiellement fin Dempsey devenait le nouveau roi des poids-lourds A partir de ce combat, Dempsey livra plusieurs autres corn bats, tous marqués de brutalité.• CARRIERE DE DEMPSEY 24 juin 1895—Né William Harrison Dempsey à Manama, comté de Corn )ès.Colorado d'ancêtres islandais, écossais, américains; le sixième de huit enfants 1915— Dans un premier combat, qu’il avait lui-même organisé, il mit Fred Woods hors rie combat en quatre rounds à Montrose, Colo.II annula aussi en dix rounds deux fois avec Jce Sudenberg.Dans Je second combat, il terrassa son rival cinq fois dans le premier round.1916— Dans son démit à New-York, il livra un combat de dix rounds sans décision, au club Fairmont.11 se fit fracturer plusieurs côtes dans un match de même genre avec le Noir John Lester Johnson.1917— Subit le seul “knock ont” de sa carrière aux mains du pompier Jim Flynn, à Sait Lake City; puis il battit Gunboat Smith par décision en quatre rounds.Cette victoire fut le tournant de sa carrière, selon Dempsey lui-même.1918— Endormit Fred Fulton en quatorze secondes pour ouvrir la voie h son combat contre Jess Willard pour le titre; il livre 21 combats en tout, en gagnant 16 par K O et n’en per- dant qu’un seul, une~décision à Willie Meehan, en quatre rounds.4 juillet 1919—Arrêta Willard dans la.troisième ronde, à Toledo, Ohio, pour gagner le championnat mondial des poids-lourds.•• 1920—Endormit Billy Miske en trois rounds et Bill Brennan en douze, à la défense de son titre.La bourse de $100,000 pour Je combat de Brennan, établirait un record pour un combat à l’intérieur.- 1921, 2 juillet—Arrêtait Georges Carpentier, de Fiance, en quatre rounds, aux “Boyle’s Thirty Acres”, Jersey City, N.J., dans le premier combat à attirer une mette d’UN MILLION de dollars.1923— Défendit son titre deux fois: une décision sur Tommy Gibbons en 15 rounds dans un fiasco financier du 4 juillet à Shelby Mont.; arrêta Luis Angel Firpo, d’Argentine, dans le deuxième round, le 14 septembre, aux Polo Grounds, de New-York.1924- 1925—Aucun, combat.22 septembre 1926—Perdit le championnat en dix rounds contre Gene Tunney, au Stade Sesquicenticnnal, à Philadelphie 1927—Le 21 juillet, endormit Jack Sharkey en sept rounds comme préparatif à son se tond combat contre Tunney; le 22 septembre, au “Soldier's Field” de Chicago, perdit encore (entre Tunney, en dix rounds, devant 1(M,943 spectateurs, la plus grande foule dans les an nalcs de la boxe.18 février 1932—Perdit une décision de quatre rounds contre “King” Levinsky et décidr d’ de temps, on manqqe d'entrain"."C’est bien le rythme de l’alternance qui entretient la vital! d'une entreprise théâtrale.Passant d'un jour à l’autre d'un peti rôle à un grand rôle, l'acteur de qualité consent à tenir les peti* rôles.Les petits rôles sont donc bien joués".Voilà donc les principales considérations du deuxième ouvra# de Jean-Louis Barrault II est regrettable que ce livre ait été écri si rapidement II est évident que Barrault veut nous livrer un me*| sage qui l'obsède, une sorte de testament artistique qui compf tera l'oeuvre qu’il a réalisée sur la scène.Les.éditeurs lui ont rend un mauvais service en le pressant de le livrer si tôt au publie U est Insuffisant Page 231 Jean Baptiste Bouclette VIENS VITE {ENDUE TON BAIN!" LORSQUE LA SAISON DE NATATION EST TERMINEE.IL EST TEMPS DE RAMENER FISTON AUX COUTUMES DE LA CIVILISATION UNE INVITATION SOUDAINE A.ENLEVER LES AUVENTS, ET DE METTRE EN PLACE LES CHASSIS .J)|QU&LE.ETC.ETC.jri —oc ON DEVRAIT INVITER L'AMI DE LA FILLE DE LA MAISON EN PIQUE-NIQUE — IL POURRA ETRE UTILE POUR CHANGER UN PNEU OU FAIRE UN FEU DE CAMP.OU II.SERA PEUT-ETRE COMPLETEMENT INUTILE — C’EST UNE BONNE OCCASI >N DE S’EN REN DUE COMPTE COM.• *»* 11 MaTu»U COM tM AO»iO ».«».lü “DES HÔTB'tSSof .BONDES!’.* ' .BIEN “DIS DONC.JE NE T’ENVOIE PAS AUX MINES DF.SEL — J'AI SEULEMENT SUGGERE QUE L’ON PASSE LE CONGE A LA MAISON!" POURRA FAIR! PI \rp.SI VOUS XŸÉt DE LA' I*LAOC.LES BEAUX-PA RENTS NE MANQUERONT PAS DE SE PRESENTER C EST UN DROIT TRES EX SAVEZ’ : perdu meme manquer CLUSIF REPAS! (CfOOUTSS TOÇT'CE MB* ralentis» ::.'ï7 BIEN ATTEN TION - - ‘JE SLTIS ‘ PET PEINE "ALICE NE POURRA VENIR, NI MEME QUE LES LONGCHAMPS !" L’ETE TIRE \ SA FIN LORSQUE LES VILLEGIATEURS COM MENCENT A RECEVOIR DES CANCELLATIONS DE LA PART DE LEURS VISITEURS DE FIN DE SEMAINE.35* Paçc .14 imprime 3ü lourai» *L* DroiU Otu**i.Jr
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