Progrès du Saguenay, 29 janvier 1955, Hebdo-Revue
**î-f “M v .rT4 + M>< ct~» • - - H- \*jr.i (4 (KM »>o hi V “¦ r -.u { " v,3q i.i ek&sI « * • : LV-^ ¦' • • ;«4 Jfc f - e*.#{¦ >t-)« ¦ V.; A.:-/ V: „ jS ‘ * < 'i.•*¦' ; âSs;i&S* ' - « %nt £ û interna (iona i .des on ares t >4 - Par Charlie Daoust - Ci Ci l i / t la capitale du Canada fête dr façon ?rè> appropriée son centenaire eo initie Cité d'Otta*a.Depuis jeudi soir, en effet, les fête?carnavalesques sèment la gaieté non seulement chez les 230,000 citadins dr l'Ottawa métropolitain, les 45.000 bon?voisins de Huli (P.Q.), par delà le* points Oiaudière ?» Alexandra.mais parmi des milliers et milliers de raque?îeurs rf sportsmen accourus de toutes 1rs parties du Canada, de la Nouvelle-Angleterre ef de Etat de New-York.En bordure de la promenade Rncrview, sur h rivière Rideau, !e “feu «j centenaire" réunissait une foule en liesse jeudi srir Plus de cent mild sapins et "arbres de Noël" ont crépite pour proclamer Couverture du Carnaval Renaud.Will fia Orr.président des Dtahles Bleus, Roland Bériat tre de cérémonies et trésorier de LUiikm locale, Mme Pauline Orr des "Diables Bleu?secrétaire.Vf He Pierrette Robi taille de )!.!:.a à jointe M e>dir.es Albert N*.: ft B?*:»:, M Reaé dénier te Hui Halte* ta, balte ta, halte-là, !es raquette vira vont :al •ege Z vieux club t plus (le raquetteurs rai ROSAIRE BARRETTE f Sait-on que le plus vieux club de raquetteurs en existence au Canada est Le ( anadicn de Saint-lJenri, qui a vu le jour en 1677?Ce magnifique ensemble, dont les couleurs rouge blanc-bleu ont été icclamées, depuis plus de trois quarts de siècle, dans toutes les Villes ou ont eu lieu les congrès annuels de l’Union canadienne •t de l'Union internationale des Raquetteurs, s’est, après de modestes ; débuts, développé avec une rapidité qui en a fait un corps d'élite •t, partout, il a été a l’honneur tant par le nombre de ses membres Que par leur belle tenue.I A l’origine, ce fameux club se composait d’un groupe de jeunes gens qui suivaient le Club Canadien d’alors et l'accompagnaient dans les sorties.En 1877, ces jeunes sportifs organisèrent définitivement leur club, qui devint b* Canadien de Saint-Henri Incorporé.Les tuembres fondateurs furent.i J.B.Brault, V.Chicoine, Jus.Paquette, !.(bicorne, Jos.f; T rude), Jos.I.alomte, Desjardins, le docteur Sévérlo Cacha* K pelle, le chef de police Iienoit, Jos.Séoécal, F.flagenais, F.R Cantin, J.Poirier.Jos.Lefebvre, M.Goulet, Sap.Desjardins et F J.-A.Madore.I.e premier président fut J.K.Brault.A cette époque, Saint-Henri était communément connu comme luit: Du pont à la rue Atwater, “Les Buttes”, et du pont à l’ouest, "Les Tanneries”.La raquette, la souque à la corde, le tir au bâton et l’arrachage de souche constituaient les amusements des membres, j En 1877, Louis Chicoine était le meilleur coureur en raquettes pour les épreuves de vitesse, sur courtes distances, tandis que Jos.Lalonde l’avérait le meilleur coureur de fond.11 va sans dire que ces gais j lurons aimaient à vire, tout comme ceux d'aujourd'hui.Ainsi, à l’occasion de l’anniversaire de naissance de Jos.Trudel, M.Pierre Chicoine, sachant que son ami aimait les-cacahuètes, lui en donna Un sac comme cadeau 1100 livres).C’est dans un immeuble d»* la rue Saint-Philippe que fut fondé te Canadien de Saint-Henri.I.e premier local qu’il occupa se trouvait au sous-sol d une église protestante, sise à l’angle des rues Sainte-Marguerite et Saint-Jacques; on sait que.dans le temps, la rue Saint-Jacques, a partir de la place Saint-Henri, était connue sous le nom de rue .Votre-Dame.Peu de temps après son institution, le club comptait 12.7 membres en costumes.Comme toute organisation de cette nature, l.e Canadien de Saint-Henri avait son orchestre, qui se composait comme suit: T.Arpin, accordéon; Jos.Gratton, les castagnettes; Germain Rolland, harmonica, et Charles McKetcher, flûte en fer blanc.Les danses commençaient a huit heures.A minuit, le.-, garçons allaient chez un boulanger nommé Saint-Denis et achetaient chacun un pain qu’ils partageaient ensuite avec les jeunes filles.Le be-bop et le boogie-woogie étaient totalement inconnus alors; on ne s’adonnait qu’à des danses de folklore, telles que les lanciers, cotillons, polkas, schot* tlsches, gigues et brandies.Quand il n’y avait pas de parades ni de loirées dansantes, les membres allaient prendre leurs ébats sur une grande glissoire qu’il y avait dans la rue du Couvent, et l’orchestre ne manquait jamais de récréer glisseurs et glisseuses.Tous les membres ne portaient pas des raquettes semblables à celles que l’on voit de nos jours; plusieurs se baladaient, après avoir fixé à leurs pieds des douves de baril en guise de raquette?.Li chronique du temps rapporte aussi que la plupart des traincs sauvage?étalent fabriquée* avec des boites à fromage.Durant les premières années d’existence du club, plusieurs utilisaient des couvertures- de laine comme costume, il appert que les jeunes, lors des sorties, afin d’être plus confortables, demandaient à leur mère la permission de .se servir de la tuque de leur père.S’ils arrivaient en retard a la maison, ris ne manquaient pas de se faire gronder, car leur père était obligé de les attendre pour aller se coucher.On n’a pas oublié que les maisons d'ouvriers d'autrefois n’étaient pas aussi chaudes que celles de nos jours.Pour ne pas contracter 1e rhume, les gen« se couchaient avec des tuques et, naturellement, le père avait la meilleure.Avec les années, le genre de sports a changé au local du Canadien de Saint-Henri.La raquette, le jeu de crapaud, le jeu de dames, le ping-pong, la boxe, la lutte, les poids et haltères y jouissent d'une grande vogue.Pendant longtemps, le club a aussi organisé des courses en raquettes fort importantes, particulièrement celle de Thornhill à Saint-Henri.Cette épreuve en a toujours été une de premier ordre, qui réunissait les meilleurs concurrents; elle a aussi donné Heu à des luttes extrêmement excitantes qui ont passionné la population de Saint-IIenri qu’on pouvait voir par milliers sur le parcours.Le Club Canadien de Saint Henri possède plusieurs drapeaux, dont celui qui lui a été donné, en 1877, par les marchands de Saint-Henri, un autre présenté, en 1896, par l'honorable Médéric Martin, un troisième donné, en 1915.par M.Séverin Létourueau, un quatrième qu’offrit le député Paul Mercier en 1925, un cinquième décerné, en 1923, par les autres clubs de raquetteurs de Montréal, etc.En sa qualité d’air.é dans le domaine de ce sport, Le Canadien de Saint-Henri constitue l’une des plus belles unités de l’Union Canadienne des Raquetteurs.II est à espérer que set activités Iront toujours croissantes et que son exemple donnera un nouvel essor à ce sport fascinant et exclusivement canadien.V 4> t-r» *< *» «5* Trois îles candidates comme “reine du patin”; Mlle Denise Lebel (Les Insépa rubles); Mlle Simone Eolsy (Heine des Alpes); et Mme Fernande Bédard (Castor).Mlle Mariette Robitaillo (Amis Choisis) était absente.(rh*u ChtmpUin SUrrfl) v -cl - 'ïtjsokkti n.dgwmt—gwi» Le MONDE vous parle Eisenhower de nouveau candidat ?Les premières expérience* d’Eisenhower aux fonctions de Chef de l’Etat avaient eu un goût fort amer.Pendant longtemps le Président, en présence de ses familiers, laissait apparaître ses déceptions et ses regrets.Son mandat lui pesait.Il n'en faisait pas mystère.En ce qui concernait l’avenir il était définitif.11 ne solliciterai" sous aucun prétexte le renouvellement de sa mission.Mamie n’était pas moins résolue à abandonner son rôle de Première Dame des Etats-Unis.Ils parlaient souvent alors de leurs projets pour .après, lorsqu’ils pourraient enlin se reposer.Des reportages les montrèrent dressant les plans de leur future installation campagnarde.Et puis, les mois et les année s passèrent.Les charmes du pouvoir commencèrent, dit-c-n, à se préciser.Aujourd’hui, l’état d’esprit du président aurait bien évolué.De plus en plus, il se sentirait disposé, chuchote-t-on dans son entourage, à se laisser persuader de poser sa candidature lorsqu’en 1956 eurent lieu les élections présidentielles.Les membres de son parti lui répètent que son prestige personnel est le seul atout qui leur permettra de lutter efficacement contre les démocrates dont la cote, on le sait, est à présent nettement en hausse auprès de l’opinion publique.Lui seul aussi, dit-on, est capable de préserver son parti des divisions qui le me• nacent et li mèneraient à la catastrophe.Enfin, autre élément qui pourrait bien influencer le président, Mamie ne semble plus de son côté aussi désireuse de goûter les Joie> paisibles de la retraite.Son point de vue aussi aurait beaucoup évolué et la Maison Blanche, ù présent, ne lui parait plus un séjour aussi pénible.Ou s'habitue à tout .LS> 5 Représailles sur Hong Kong ?Les Anglais sont inquiets de certains rapports secrets scion lesquels les Chinois envisageraient d'interrompre, en mesure de représailles le ravitaillement en eau de Hong Kong.Les communistes chinois prendraient ces mesures pour protester contre l’accord des Anglais avec les Américains au sujet de Eormose.La situation à Hong Kong risque de devenir tragique si les Chinois mettent vraiment À exécution leur menace car la population est ravitaillée par des réserves d’eau qui se trouvent sur des concessions situées en dehors de la ville.Un éditeur londonien annonça la parution prochaine des mémoires du général nazi Schellen-berg qui fut un des principaux chefs de la Gestapo et des sendees de renseignements.Parmi lei révélation» qua l’on pourra trouver dans cet ouvrage une dci plus sensationnelles fait état d’ua projet d'enlèvement dont le duc de Windsor faillit bien être la victime au cours de la iernièra guerre.Le duc séjournait alors au Portugal.Il .se serait agi de lui faire traverser à son insu la frontière de l’Espagne au cour» d'une partie de chasse puij de l'enlever pour le conduire à Madrid d'abord puis en Allemagne.Effectivement, le duc de Windsor devait en 1941 prendre part à une grande chasse organisée par un ami portugais mais au dernier moment, averti peut-être secrètement des dangers qui le menaçaient ou.par simple hasard, il se décommanda.Toutefois, ce qui reste obscur dans cette étrange histoire ce sont les raisons qui auraient poussé le» Allemands à monter cet enlèvement dont l'idée, parait-il, venait de Hibbentrop Perspectives d’avenir Hatoyama, le nouveau premier ministre nippon, semble avoir de nombreux projets.Le premier de scs soucis est la préparation des élections qui doivent avoir lieu au printemps prochain.Le démocrate Hatoyama espère bien arriver à rallier un bon nombre des transfuge du parti libéral de Yoshida.Cette première victoire remportée, Hatoyama, nanti d'une substantielle majorité è la Diète.s'attaquerait à la constitution.Et les premiers articles visés seraient ceux où le Japon renonc# à la fabrication des armements.Page 3 Dans quel groupe vous classez-vous?Par Lucien Arscnanlt, b.s.a., m.s., collaborateur spécial à “Hebdo-ReNue" L’industriel volt présentement à (aire une mise au point finale ce son programme de l’annce.Main-d'œuvre, outillage, matières premières, ccùt de revient et de distribution, demande probable et chances d'exportation.*, tout est pc:6 une dernière fois.Même souci chez le cultivateur, lui aussi producteur et commerçant 11 n'existe, à vrai dire, qu’une différence entre les deux, niais elle est capitale.Chez le premier, toute la produrtio.n sc fera entre les quatre mars d’une usine; chez le deuxième, entre les quatre points cardinaux.L’un est maître du milieu; l'autre ne l’est pas.Au fait, comment se traduiront à la fin tous et chacun des programmes élaborés sur plus d’un demi-million de fermes iso-lics et parfois aussi différentes 1 une de l’autre qu’un boeuf d’une grenouille?Malgré les impondérables comme le climat, l’ensemble des résultats n’est pas si pire.La nature a en effet les qualités de ses défauts; ainsi elle se chargera certaines années de rcviser vers le haut ou vers le bas les calculs trop pessimistes ou trop optimistes de l'homme.Et disons-lc, nos agriculteurs ont du bon sens à revendre.Ils *’loiscr.t‘ assez bien la situation, en arrivent à des décisions finales usez justes.On est surpris de constater Jusqu’à quel point une fouie au.»si considéra-b’c de petites entreprises, indépendantes les unes des autres, #e plient aux besoins du moment.Izi loi des compensations contribue clic aussi à l’obtention de cet équilibre final; car U ligne de conduite adoptée par un chacun dans l’élaboration de son programme agricole est extrêmement variable.Entre deux fermes voisines, il peut y avoir autant de différence qu’entn* le jour et la nuit.Pour rendre justice à tous, il faudrait diviser en plusieurs groupes les cultivateurs appelés à tracer leor plan d'action.Pour dmplifjer, arrêtons-nous à trois groupes seulement; les stables, les moins stables et les instables.p oouieuRS MENSTRUELLES îA-dd apt i» trois iaçu-.s p.*: \lqW les foeîtuts r.e—.trve’ société Jeï crises, et*"»* ni ft /* N*, crusse *T# cyjrf Dtmse c« csmçtimà -«XJ £h h jrtautf ÿffte 6t ûotkm n> wsfcv- CRACf A Le premier — celui des stables — est le plus simple.On y trouve les gens qui ne changent à peu près rien de leurs objectifs premiers ou s’en tiennent intégralement au programme de l’année précédente.Us représentent souvent les deux extrêmes de nos genres d’exploitations, c’est-à-dire les fermes à monoculture et les fermes à plusieurs spéculations qui se complètent les unes les autres.Exemples: les producteurs de blé du rentre et du sud de la Saskatchewan; les propriétaires de fermes mix tes dans l’est ontarien, plusieurs régions du Quebec et des Maritimes.Dans ces deux extrêmes, certains ne changent rien sous prétexte que “rien ne doit changer”.Affaire de tradition ou de routine, si vous voulez, l’une et l’autre inspirées la plupart du temps par la loi du moindre effort.Une deuxieme catégorie de “stables" agissent pour des motifs tout A fait différents.Us ne changent rien, font tout au p.us des modifications superficielles soit parce que le climat le leur defend comme dans plusieurs régions à blé, soit parce que leurs spéculations sont déjà bien agencées, conformes à la vocation du climat, du sol et aux marchés.Chez ces derniers, productions végétales et productions animales vivent en hanr.on.e; l'équilibre pourrait difficilement cîro meilleur.Les revenus peuvent fluctuer avec les années, mais pas tellement parce qu’un secteur de la ferme rachète l’autre; si le poulailler va plus ou moins bien, la vacherie ou quelques arpents de betteraves viendront à son secours ou vice-vcr-sa.A la longue, leur position financière est enviable.Altitude un peu conservatrice, direz-vous, mais très sage et peut-être lu plus saine pour 1’economic nationale.Esprit de continuité qu’il no faut pas confon ire avec l’esprit de routine signalé U y a un instant! Bien que moins stable, le deuxième groupe a i’oed plus ouvert.Scs adeptes font tous les ans un examen A la loupe des pronostics du marché et scfler-cent d'en tirer parti en aHcc-tant une partie de leur ferme aux pnxluctions les mieux cotées.C’est le cas des cultivateurs habitant les région dont le climat souple se prête à une grande diversité de cultures; le sid-ouest de l’Ontario, par exemple, rù l’on remplace facilement le mais à grain par la fève soja ou les oignons par les carottes.A un degré moindre, le cas du producteur de pomme* de terre qui agrandit ses plantations quand il prévoit des contractions ailleurs; de l’éleveur do porcs qui accroît son élevage devant ur.c baisse éventuelle des expeditions; du producteur laitier q;d sc défait de quelques vaches médiocres quand les moulées sont k la hausse.Dans tous ces cas.pas de chambardement, pas de révolution, nuis une évolution jour le join Encore Jaurès Par GUY SYLVESTRE, de la Société Royale du Canada DIMANCHE — Cette biographie de Jaurès me retient depuis trois jours.J’y consacre tous mes temps libres et je n en ai pas encore lu la moitié.Jaurès fut un grand travailleur.Il consacre beaucoup de temps à la préparation de scs interventions à la Chambre, écrit scs articles, fait des conférences ailleurs, et reste un liseur avide.On sait qu’un de ses principaux conseillers était le légendaire Lucien Hcrr, bibliothécaire de Norm Sup dont les connaissances étaient encyclopédiques, lit pourtant, “à Lille, jamais il ne manque sa visite au musée, connu comme l’un des plus beaux de France.Il arrive, les poches bourrées de bouquins.on est normalien ou on ne l’est pas”.LUNDI — Plus de quinze ans avant son assassinat, Jaurès déclarait à la Chambre à la suite de menaces dont il avait clé l’objet; “L’n jour viendra peut-être, en effet, cù nous serons abattus précisément par un de ceux que nous voulons affranchir.Qu'importe après tout! L’essentiel n’est pas qu’à travers les innombrables accidents de la vie et les agitations de l’histoire nous soyons épargnés par La faveur des hommes ou par la grâce des choses; l’essentiel est que nous agissions selon notre idéal, que nous donnions notre lorce d'un jour à ce que nous croyons la justice, et que nous fassions oeuvre d’hommes en attendant d’être couchés à jamais dans le silence de la nuit" (p.279).Absence d’union à l’époque dans le monde socialiste lui-meme.Il y a les guédistes, les Manquâtes, les allemanistes, etc.Deux hommes dominent le mouvement socialiste; Guesde et Jaurès.Ce dernier, “Millerand le tient pour un faible.Vivian! pour un rêveur, Briand pour un innocent; Gérault-Hichord le hait, Gustave Théry ne demande qu'à le hair”.C’est néanmoins lui qui réalisera l’unification des forces socialistes et exercera ainsi une influence sur la politique française longtemps après sa mort.MARDI — Jaurès est élu vice-president de la Chambre, il fonde l’Humanité, réalise la fondation du S.F.I.O., et se découvre un maître en Babeuf en écrivant son immense Histoire socialiste de la Révolution française.Et pourtant, cet homme lisait beaucoup d’ouvrages théologiques — on en a beaucouo annoté de sa main — et Barrés rapporre que Jaurès lui déclarait: “Je crois au surnaturel, je crois en Dieu.Je crois à quelque chose au-dessus de ce que nous percevons: >e crois à un Dieu vers lequel le monde se dirige” (p.393).C'est peut-être ce qu inspirait les jugements d’un MiBcrand ou d'un Vivian! Noter que Jaurès avait écrit su grande thèse sur la réalité du monde sensible en pleine période d’idéalisme.che “de goûter à tout et de ne tenir à rien’*.Devenu ministre, Briand fait arracher de la collection du Journal du peuple, h la Bibliothèque nationale, ses virulents articles de jeunesse.Ce n'est pas très joli!'.'.!! JEUDI — Toute la fin de la vie de Jaurès fut animée par le désir de sauver la paix.Et il a été assassiné la veille de la déclaration de la guerre de 1914-1918.Sur sa tombe, une comtesse allait écrire des vers: la comtesse de N oa ill es.On peut difficilement ne pna admirer cet homme qui est resté toute sa vie fidèle à son idéal — il fut tout le contraire d’un opportuniste — et on ne peut méconnaître sa grandeur, même lorsqu’on no partage pas scs vues.Sincérité, honnêteté, désintéressement, eloquence prodiçieti>c, étude — telles furent les qualités et les vertus do ce grand parlementaire d’opposition.Beau livre que celui de Marcelle Auclair qui, en faisant revivre Jaurès.évoque toute ur.e époque de la politique française.VENDREDI — Au creux du rocher — sous ce titre, Baissa Maritain a réuni ses plus récents poèmes (Paris, Alsatia.1954).C’est une poésie presque désespérée, celle qu’inspire au chrétien le spectacle d’un monde où abondent les scandales.Le long poème inspiré par les pogroms — Deus rxcolsus (erribiiis — est une page inspirée par la guerre, mais il y a partout, au delà du désespoir surmonté, une authentique expérience religieuse qui s’exprime ici dans une forme d’un absolu dénuement.SAMEDI — Plus d'une heure dans Ronsard dont je viens de recevoir les Poésies choisies (Paris, Garnier, 1954), un fort volume de 500 pages qui nous donne, je le suppose, tout 1 essentiel de son oeuvre.Ce sont les premières poésies que je lis d’abord et je redécouvre un grand poète, maîsrré l’abus cu’il fait de la mythulogie, ce qui fait paraîtra souvent artificielle une bonne partie de l'oeuvre.Mais que de belles pages déjà! un ton fùr de soi, une langue riche, une technique qui atteint à la virtuosité, — c’est l'accession de la poésie française au rang des poésies royales.Et déjà ce vif sentiment de la mortalité de toute créature et de l'écoulement du temps — qui est peut-être son thème poétique fondamental — et qui lui fera écrire: Mignonne allons voir si la rose, Quand vous serez bien vieille, l’Hymne de U mort, etc.Des 1549 et 1550, je trouve: N< voies-tu que le jour passe?(p.13) Le jour pousse la nuit, Et la nuit sombre Pousse le jour qui lu!t D’une obscure ombre, (p.15) MERCREDI — Délicieux mot de Jaurès.A un congres socialiste international, il hei,rie Je délégué espagnol Tabla Iglesias et: “Pardon’ 11 n'y a plus de Pyrénées:'* (Marcelle Auclair, b Vie de Jaurès, Paris, Seuil, 1954, p.465L En 1905, il écrit: “Cost b victoire qui attend au bout de l’épreuve les révolutionnaires russes, et le-ur victoire aura, dans le monde entier, contre tout ce qui reste de despotisme, des effets Incomparables.” H ne savait pus que cette révolution allait engendrer un nouveau tsarisme encore plus despotique que l’ancien.Barrés l’écoute attentivement à b Chambre et note: ‘Tl n’y a que lui et Coqueîin aîné.De ma place, qui n’est pas la meilleure, je ne perds pas une intonation.Je l’écoute.Il représente des questions qu'une société, que l’esprit humain, ne peut éviter.Il les arrange dans un meilleur ordre.” Encore une fois, en est normalien ou on ne l’es: pas.Mais Jaurès, parle, lui.des “petits romans decadents de monsieur Barrés” et lui repro- Jamais l'homme, tant qu’il meure.Ne demeure Bienheureux parfaitement; Toujours avec la liesse La tristesse Se mêle secrètement, (p.22) Nous ne tenons en notre main Le temps futur du lendemain; La vie n'a point d’assurance, Et pendant que nous désirons La faveur des Rois, nous mourons Au milieu de notre espérance, (p.43) Ma douce jouvence est passée, Ma première force est cassée.(p.65) Avant le temps tes tempes fleuriront.De peu de jours ta fin sera bornée, Avant le soir se clora ta journée.Trail .s d'espoir les penser* périront.(P- 72) conforme aux perspectives commerciales! \enons-en au gn ché et attraper la baisse.A tout prendre, l’agriculture pourra!: at passer de ce troisième froupt.En se promenant ainsi d’un bout de l’écheile à l’autre, B entraîne les prix à sa suite et tout lê inonde en jcufirc.P«9« 4 L’échevtn Jules Morin, principal Instigateur du •ongrès de la raquette.Malte-là! .leé raquetteurA Mint là! rrUfr Ml * • vJV 4 -w- ' ?ifT^V.»V‘fcS Le Comité exécutif de l’Union régionale des raquetteuri; (De gauche à droite, 1ère rangée): MM.B.Bèriauli, A.Nell, J.Morin.Mme IV.Oit, Mlle P.H obi taille; (2c rangée): MM.K.Bet-tez, B.Bourret, Mme E.Better, Mme A.Nell, M.11.Laperrière, (Ph»U CkAafialfl Mardi) Mlle C.Dupais, M.C.St-G émula, E.PaqacUe, IL RobUafile; (Je rangée): 1PT.W.Orr, E.Chénier, JL Dagenais, J.-J.-B.Bemad.I/ancien gouverneur général du Canada, Lord Alexander de Tunis, qui a présidé tua courses des raquetteurs lors du congrès à Ottawa en 1D48.k .rf.- 4»" .T. •! N*V 4* -tr '¦ W»îfr' y.jf*"» *J v»> BV* rî/- * .JWS r.ri ?Si - Vfr Awvi & ; i.'S & *-W«US »|»S *’•?«* ¦ -J JÊ Mm -v M ,v.’ -JÊÊtèm J* s V* k4 r 7 ' Son Exc.M.Vincent Massey, gouverneur général da Canada, a accordé son bout patronage an congrès des raqaeitenrs.y-rt: Va*' «ft?L'EXECUTIF DK L'UNION CANADIENNE DES RAQUETTEURS — Première rangée, de gauche à droite, le lieutenant-colonel Roland Crotean Je Québec, secrétaire* adjoint; Jot.Samson de l'Union Saint-Laurent de Québec, deuxième Yice-présïde nt; l’ancien président national Géllnag, Club La violette des Trols-RMères; Mme P.-D.Papineau.National de Montréal, directrice des athlètes féminins; Técbevin Jules Morin, club Castor d’Ottawa; Isidore Led ne.Le Boucanier, Montréal, premier vice-président; Raoul Charbonncau, Laurier de Montréal, secrétaire-trésorier do l’Union Canadienne; le Dr L.-0.Geoffrkm, Le Montagnard de Montréal, Gouverneur des Anciens Présidents.Debout, en arrière, dans le même ordre: MM.Jimmy Healey, Laurier do Montréal, directeur de la publicité; Léo La do occur, Richelieu do Montréal, secrétaire-trésorier dea Anciens Présidents; Albert Nell, fondateur du Castor d’Ottawa, ancien président de l’Union Canadienne et président du comité de l'hôtellerie au présent congrès; Albert Gougeon, Diables Bleus d’Ottawa, directeur de l’Union; Orfla Simonean, Le Tnqne Rouge de Sherbrooke, directeur; Ramée Daoust, Le National de Montréal, lieutenant de l’Union; René Robltaiïle, président des Amis Choisis de Hull, directeur; Roland Bériault, Le Castor d’Ottawa, directeur.en charge du programme; Aimé Giguère, La Feuille d’Erablc de Montréal, directeur; Raymond Gaboury, Québec, directeur; J.A.C.Contant, président du comité des courses, Rkhelieu de Montréal.e< Ovili Parent, du même club, directeur.fog* 5 TfbfSiïiriB ~ ilûirnm ïnT?TV HUMEURS ET POTINS .U RADIO.La rumeur persiste à l’effet que Je plus populaire des romans-fleuve, soit "Un homme et ton péché", de Claude Henri Grignon, en est à ta dernière saison sur les ondes.J/auteur, dit-on, veut en finir au plus tôt avec son histoire des pays-d’en haut.car sa santé laisse à désirer et il veut maintenant occuper scs loisirs par du travail plus sérieux.C’est ce que la rumeur dit.Ce que je dis est un peu différent.A mon avis, Grignon continuera h écrire les textes d*"Un homme et son péché’* pour au moins une autre Année, c’est-à-dire jusqu’en 1956.LE THEATRE.Les festivals dramatiques régionaux commencent à .susciter de l’intérêt, surtout à Ottawa, car ccttc année trois troupes < peut-être quatre) représenteront îa Capitale.T>ans le moment, il y a Je Théâtre du Pont-Neuf qui jouera “Malbroutfh a’en va t'en guerre", tandis que 3e JJttle Theatre et Je Workshop présenteront respectivement •‘The Moon in the Yellow River" et 'The Rehearsai".Au moment où j’écris ces lignes, la Compagnie des Trouvères ne sait pas encore si elle part ici-,h*ra au Festival dramatique régional de Belleville, ayant à se mesurer ces jours ci à une autre troupe en rue de déterminer laquelle des deux a la meilleure pièce d'un acte.C’est une pièce canadienne que veulent créer les Trouvères.Je reparlerai bientôt de la compétition de Belleville.Pour sa part, le Festival régional de Montréal ne manquera pas d’intérêt, surtout si deux pièces canadiennes y sont données.En effet, outre "Ceux qui se taisent", de Roger Sinclair.est question que Marvel Dubé y fasse jouer “Chambre à louer" la première de “L’Auberge du Cheval blanc" a eu lieu la semaine dernière aux Variétés lyriques.Lionel Daunait, Gaston IVaurUv.Denis l>rouin et Aimé Major sont quelques-unes des vedettes.LE CINEMA.U film “Ver* r v s w.far Victor VICQ Crux", mettant en vedette Gary Cooper et Hurt tancaster, promet d'être un des bons sujets d'aventures de l'année.Quelque $3,000,000 de dollars ont été dépensés au cours des prises de vues.“Vera Cnrz" est un film à grand déploiement et ses scènes Bl’RT LANCASTER .double setts.de chevauchées sont nombreuses Vue seule séquence a lait 1.200 blessés C’est dire que les figurants prenaient leur rôle au sérieux.Mais peut-être pas autant que Hurt Lancaster, car en plus d'être une des vedettes du film, il en est le réalisateur.“Vera Crux" révélera l'étoile mexicaine Sarlta Montiel.Souvenei-vous aussi du nom de l^urence Har-vev.Lorsque ces demoiselles auront vu ‘‘Romeo and Juliet", elles oublieront Edmund Pur-dom.Harvey incarne Romeo dans ce film en couleurs et Susan Sbcntall perMminfic Juliet.LA TELEVISION.11 y a quelque temps.M.Dunton.de Radio-Canada, apprenait à la presse que plus de 1.200,000 familles constituaient l'auditoire de notre télévision.LE COIRRIKR.A *TNE BRI NETTE PI sossü; sees* sr NORD", (N.-B.) .V ous faites bien de bavarder quelque peu avec moi.J’apprécie beaucoup ces hrins do conversation avec lecteurs et lectrices au soin de cette chronique.1) “Le charmant chanteur", comme vous l'appelez, Paolo Noel est dans la vingtaine.2) Que je sache, il est célibataire.3) Kcrivez-lui au soin du poste auquel vous l’entendez régulièrement.A “UNE CURIEUSE DE ST-1S11)0RE".V Vous avez beaucoup de front, chère demoiselle.Me demander si Pierre Valeour est marié alors que je disais en lettre dans l’article que je lui consacrais le J8 décembre dernier qu'il avait épousé José Leduc.(Quoi?vous n’aviez pas lu cet article.Incroyable!) 2) Les interprètes d’Ovide Plouffe et de Beau Blanc sont aussi mariés A “BRUNETTE DE WRIG1ITVILLK".Et moi qui aime les rousses.1) Jean Foutu a 29 ans.2> Il est l'époux do Monique (rameau.3) Ecrivez-lui a/s CK VL, Verdun, P.Q.(Je croyais que Pierre Valeour était votre favori).A “ANNETTE’’.En effet, il m’arrive très souvent d’écrire une lettre personnelle J mes lectrices.Pourquoi je ne J'ai pas fait dans votre cas?Sans doute parce que vous aviez oublié d’inclure une enveloppe adressée et affranchie.J’insiste toujours sur ce petit détail.A bientôt ¦.A -FRANCES".U Vous pouvez écrire à Guy Madison r/s Warner Brothers Studios, Burbank.California.2) C'est juste, Gregory Peck doit divorcer d'avec son épouse Greta.3) Victor Mature mesure 6* 3" .A “LISON DE HULL".1) Voir plus haut pour adresse de Madison.(L’intérêt que suscite ce jeune acteur depuis quelques mois va grandissant) 2) 11 ne parle pas français.3) Puisque vous désirez sa photo, je vous conseille d’indure dans votre lettre une pièce de 25 sous.(Adressez vos questions — pas pJus de trois par lettre — à: “Hrbdo-Rcvue", fl/s Victor Vicq, Case 2S5.Hull.P.Q.) *'-*^V*\ -W~ Deux enfants admirent le splendide château de glace à Eagle River, Mis., endroit touristique Fiver.* ' Photo P.A.) * Membres du club de raquetteurs “La Gaieté-' - (Voir aussi p.16) - Voici nue liste partielle de membres du club: Gustave Aubry, Unie Aubry, Oviîa Archambault, y rank Auçlair, Conrad Bourdeau, A.Belanger, An.Mümf Brosseau, Léo Boileau, Emile Barrette, G.Fortin, Hubert Beaudry, Emile Boucher, J.H, Bourbonnais, K.Brousseau, R.Bureau, V.Bureau.Hector Brûlé, G.Brule.Ben Boyle, J.E.Beaudry, Arthur Beauregard, Edouard Beauregard, Philippe Bissa i, Conrad Baril, Alfred flour• guïgnon, G.Houdreaiilt, Gustave Brault, R.-J.Bastion, J.Beauchamp, A.Brazcau, J.-C.Beauchamp, A.Bcaudet, Joseph Côte, Arthur Côté, Edmond Côte, Emile Char-trand, Lorenzo Chart rand, J.-A.Oirtonguatf, Achille Couture, J.-L.Carrière, Roméo Côté, O.Charette, Albert Carle, Harry Charron, J.-R.Chagnon, Oscar Cousineau, Emile Désilcts, Lucien Desilets, Lucien Desjardins, Eu-cUdc Desmarais, lierre Desmarais, Osias Demers, Alfred Desjardins, Vahnore Desloges, Jean Desrivières, Royer Dorval, Louis Doré, A.Deschamps, O.Dubois, Hector Devis, J.Dore, H.Desjardins, A.Desrlvièrcs, Ernest Li rai-rr, J.-p, Elhicr, L.Emoml, J.-Rosario Fleury, Lucien Earner, Wilfrid Eoisy, René Fortier, Jos.Girard, Rodolphe Guibord, Lorenzo Godbout, J.-R.Grunt, Henri Gauthier, E.Gougeon, Harry Gravel, G.Gracclle, Alphonse Grignon, Alonzo Julien, Eranl: l.afortune, major-général L.R.Laflèche, Albert Lam out, Ernest Lefebvre, Henri I apcrrière, Eugène Lapernère.J.-Emx’e Lauzon, C.R.Lafrenière, Alfred Larocque, Valmore Lajoie, Ernest Lapierre, Léon Lemieux, Albert Lemieux, Oscar Lapointe, A.Landreville, Hector Ledoux, René Legault, J.Le* plante, Hector Larocque, H'.Larocque, Albert Leclerc.Eugène LabcUc, J.A.AV.L abêtir.U\ Labelle, Léo Le-clair, Henri Mircatdt, Wilfrid Mireault, Joseph Manor, Johnny Manor, .V.Manor, Raoul Mercier, I.co Ménard, Eyniîc Meunier, A.Masson, Alger Plouffe, Emmanuel Pinard, Charles Paradis, Edmond Pelletier, J.-A.Parisien, L.Pinard, Edgar Robillard, Gaudias Robilla-d.Eugène Robitadle, Oscar Robitaille, L.Roule au, Henri Rhèaume, Albert Ranger, Georges Robert.A.Rcny, Dr C.Reid, Wilfrid Saint-Aubin, Arthur Saint Georges, Léo Trudel, Paul Trudel, H.Trudel, Rodolphe Tassé, E.Tru-del, Emile Tassé, Henri Tassé, Paul Tison, F.d Trudel, J.Tremblay.Dr A.Tremblay, François Vaillant, Aristide Vaillancourt, Henri Vincent.Ed Viau, Phil.Villeneuve.i Pioto P C- > Emile Martel, de Lorettevilie, Qué., remportera-t-il encore le trophée du derby international de chiens, à Ottawa, les 9 et 10 février ?Le samedi 5 février gage 6^ 4'AU CONTACT (Fr DE LA NATURE stationnement ! Le dernier bulletin de la Fédération des Associa-lions de chasse et de pèche du Québec apporte quelques bonnes nouvelles, sur son dernier congrès tenu en fin de décembre, ô Montréal.Le thème du congrès était' ° Des meilleures conditions de pêche rinr-s nxr tuute la prit -ir.ee e* :! s'en suivit me longue discussion.Une résolution fut adopte»: è l'effet que la saison de pêche au lac Xrmpk ^•i:agrq s'ouvre U 15 ami pour toute* les cspcr.i ds pouvons, exception faite de l'achigan et de la perchcude, e' que la pèche dans les tributaires du lac Mcmph.r-'magoj soit prohibée dtrror.t la saison du frai de 11 truite C du saumon.Cest à ce même co^grè: que Af PculE.Truie! présida un déleat contre la po:-’ -tion, où.l'on discuta de la situation de Ig i-dlittiou iyitème des eaux de VOviaoucu.ACTEOU U plupart des grandes villes ont à faire face au grave problème du station* nement.En voici la solution: un garage qui n'occupe pas beaucoup d'espace mais qui peut loger un très grand nombre d'automobiles.Dans un article inédit de René Delange.intitulé: "Vers une brillante renaissance de l'Ecole nationale des Beaux-Arts”, Pages de France nous présentent l’architecte Léon Blanchet exposant la maquette d'un garage rond haut de vingt-quatre étages.Inutile de dire que ce garage laisse rêveurs automobilistes.responsables du stationnement et agents de police I Celle chronique nebéomadalre est commanditée Cf BRAOINC BREWERIES LIMITED Ottawa Windaor Montra»! Hamilton (ftet» «• ?•«« 4a Yvasta) Maquette 4'utt garage rail II *4 Itagef.%Vysy^»\wvvy/y^AVAv//AV/vVAV/Awee// N X» V Kf.'•' ,* V a »c I M K • * •'Z.Carnaval à Ottawa, en 1895 .(Suite de* pages S et 9) programme comporta des tournois de boxe à l’Ottawa Amateur Athletic Ass., rue Elgin, de même que des tournois de curling et de quilles.Il y eut une exposition avicole organisée par l'Association des éleveurs de volailles de l’est d’Ontario, des courtes de chevaux sur glace au parc Lansdowne et sur la rivière Outaouais, des concours de patinage de vitesse tt de fantaisie, sans oublier des courses de be riots.Ives élégantes accompagnées de Jours J'Hjvenceaux patinaient matin, midi et soir aux amphithéâtres Rideau, Dey et Aberdeen, où eurent lieu également de superbes mascarades et bals costumés.La Ligue du Service civil joua des par:ses de hockey tous les soirs; le mercredi, le public put assister à un grandi concert national à l’Opéra, sis rue Albert, où des artistes de differentes nations chantèrent en costumes des airs de leurs pays respectifs.Ix?grand bal du Carnaval attira à l’hôtel Russell, le jeudi soir, la société outaouaise qui se révéla sous scs plus beaux atours.Il va de soi qu’en cette circonstance les clubs de raquetteurs d’Ottawa et Hull reçurent leurs collègues de la province de Québec et de la Xouvelle-Anglcterre.Les uniformes multicolores de ces francs et joyeux lurons ajoutèrent un éclat tout particulier à Ja physionomie qu’avait revêtue la Capitale durant cette semaine mémorable.C’est le jeudi après-midi que les raquetteurs participèrent aux épreuves de championnat sur J es terrains Metropolitan, en présence de milliers de spectateurs qui acclamèrent ces vaillants chevaliers d’un spun qui jouissait alors dune grande vogue.Le clou du carnaval fut sans contredit l'attaque du Palais de glace par les raquetteurs, qui se déroula le vendredi soir, sous un firmament embrasé par les détonations et les Matements aux cent couleurs provenant de milliers de pièces pyrotechniques parties de Hull et d’Ottawa, en plus des feux de Bengale qu’on avait allumés â différents intervalles des deux côtés de la rivière, pendant que les canons tonnaient sur la rive québécoise et du côté d’Ontario.Les citoyens des deux municipalités assistèrent à cet événement extraordinaire, après avoir occupé tout j’espace disponible sur le rivage de Hull, en plein milieu de la rivière, sur la colline du Parlement et le Chemin des Amoureux, de même que rue Sussex et au parc Major.Malgré une résistance acharnée de la part des Gardes a pied du Gouverneur et des pioupioux du 43e Regiment d’infanterie, les raquetteurs réussirent à encercler la forteresse de glare et à sen emparer aux crûs d une foule transportée et électrisée.Aucune feerie ne pouvait être plus complète.Dans l’aprcs-mldi du samedi, un cortège allégorique, que seul surpassa celui du Congrès marial de 1947, défila par les rues de la ville et marqua officiellement la fin d’une semaine qui est définitivement entrée dans l'histoire sportive de I ancienne Bytown.W.tkmjjffivt.ât tfcf.’IfinKÏé/GZJ&Srt _ '***?- ' .-«xsl -sir?rx&ssrj LES MOTS CROISES HORIZONTALEMENT 1 — Animaux 2 — S’élève et grandit sur les flots — Singe 3 — Note; .Animal 4 — Vertes — Abréviation 5 — Plus neufs — Dissipe 6 —Vient de rire — Abrévia- tion 7 — Fut ravie — Lancer 8 — Pauvre type — Sur 9 — Entrave à la mastication — Lie 10 —A pour effet de faire sai- gner le coeur 11 —Dam uni bouche a feu — Tomba en cueülant des lauriers i n in t* w vi vm o s VERTICALEMENT 1 — Rongeur — Dieu 2 — N’est pas une excuse pour le pécheur — Abréviation 3 — Figure mythologique — Fin de participe — Grossit 4 — Avérées — Général fran- çais 5 — Consonnes — Coule de source 6 —Vieux camp — Récipient 7 — Sur maint état — Alarma 8 — Voie d’eau — Consonnes 0 — Fruit — Coule en Franco 10 — Large quand il est plat — Peu éclairé (Solution voir page 10 ) Page II & s.ë is.* i & • Th*?*»: va* tc^«e iajusscrie est la pièce gagnante du Dr Kcgina DeVoe Hutchinson.tapU Acuipté Par Reha et Bonnie Churchill iiabitueiiemcnt lorsque l'on regarde des tapis ils sont sur le plancher mais pis ceux du Dr Regina DeVoe Hutchinson, ils sont exposes sur les murs.Au début, cette artiste faisait le genre ccnventionel de carpettes de formes diîlcrentcs peur chambres d’enfants: chien, cheval, éléphant.Pour donner p!u3 de relief à son patron, cîie coupe la laine de différentes longueurs pour chaqua couleur.Le pas initial est de choisir le matériel pour l'arrière-plan.Le canevas de toile anglaise est l'idéale, il y a au>si certains types de grosse toile que vous pouvez utiliser mais avant de l actieler tirez quelques fils pour éprouver sa force.Le tissus doit être étendu sur un cadre pour pouvoir le travailler facilement; fixez 2 l'aide de broquettes un côté de voire travail sur le cadre et enroulez l’autre extrémité et vous le déroulez i mesure* que le travail avance.Vous pouvez acheter un patron déjà Imprimé ou vous pouvez le tracer à votre goût.En vous servant d'une aiguille à poinçonner, soulignez deux rangs autour du modèle.Tour faire cette bordure solide il faut entrer dans chaque perforation et sur chaque rang.De la laine quatre plis wst employée tout le long da votre travail.Voici comment se fait le remplissage, en travaillant chaque point I tous les deux rangs.aFites un rang sur le revers, ensuite tournez le cadre et coupez la laine.Ceci se fait en plaçant une aiguille à tricoter entre les points et en tirant sur les points en soulevant.Se nez-vous d'une deuxième aiguille pour séparer les points soulevés au préalable, c’est-à-dire de l’autre rang.Maintenant retirez la première aiguille et coupez le centre le la bride.Ayez soin de couper bien droit pour obtenir un travail bien égal.Continuez ce procédé de broder, tourner et couper.Lorsque vous commencez une nouvelle couleur il faut sculpter le contour auparavant.Ceci veut dire do couper sur le biais la laine qui entoure immédiatement la section où la nouvel]® couleur doit commencer, et ainsi la couleur sera plus en relief.Aussi pour cei* tain point que vous voulez faire ressortir poinçonnez chaque ouverture sur chaque rang que vous voulez plus saillant.Ces petits animaux sont très faciles d'exécution et sont tellement plus rapides à faire que les autres variétés.Vous remplissez la forme, vous coupez le modèle, et vous le bordez d’un biais à tapis.Peinturez l'arrière-plan de colla forte et si vous vous en servez sur le plancher il sera bon de coudre des rondelles de caoutchouc pour empêcher le tapis de glisser.»• »V 5*M SS» && fj Au revers du canevas, servez-vous d'une aiguille à poinçonner pour mettre eu relief votre patron.Une variété de modèles à exécuter, facilement et rapidement s animaux, paysages, etc.Page 12 .A - y - •• - i » i?w.¦ ' ; :.; « .»* .w SflBüv !$S**P «asps 'î&'èljk %» • ' "• *•£>1** 'M ^.** • * m • y*\ *c f$Üi ÈT4S ,.« y .- ¦» •Sv- *-.*.* •'- :Ækjm w^S>yÆ ryjw# r*sic üVgr » v > • ' iV',^ C^at 3UL»- *S-< >*• ^ 4éikieuM recetteJ sraa^TTjawis wwvMKmjjtsmwstmmm wïwmm » ttctj .de l’organisation ! Par Claude de VARENNES “Jack of all Trades’* mais “Master of AlV» En 24 petites heures, nous femmes, avons i traverser l’immense clavier des sentiments humains.Tour à tour s’alignent pèlê mêle gaieté, soucis, sérénité, mélancolie, colère, douceur, espoir et découragement, k tout se terminant le soir par ce "OUFl" libérateur auquel on ajoute en général; “voilà une autre Journée qui se termine”.A considérer le programme normal d’une maîtresse de maison, il est à peu près certain que les devoirs qui nous incombent, risquent d’être jugés incompatibles les uns aux autres.Et pourtant, des millions de femmes l’accomplissent ce satané programme d’obligations.Abî pour ça oui! les hommes en savent quelque chose puisque, avouons-le, on ne cesse de leur rabattre ça sous le nez.C'est précisément là que réside tout le mal, ce mal qui cous fait perdre toute chance de mérite.Irrémédiablement nous sommes destinées à ce triste sort (ceci dit sans amertume), envisageons le donc, alors bien en face, et surtout, comme si de rien n’était.Pour ma part, j’estime que tout est dans l’organisation.Un mari.2près un an de mariage, découragé de voir son épouse sombrer de jour en jour dans le pTus complet "laisser-aller, au cours d'une conversation entre quat’yeux, avait fait promettre à 53 jeune épouse que désormais elle diviserait sa Journée en trois étapes; le matin, de 8 heures à midi, tout son temps serait consacré à la maison et au bébé; I'après-midi, jusqu’à 5h.elle le réserverait poor vaquer à ses occupations personnelles, sorties etc.et le soir, c'est à Monsieur qu'elle devrait ces quelque* '’'-’ères heures.“débrouille toi, c'est une chose tout à fait possible.tu vois, J’en ai assez mol, de revenir le soir pour n’entendre parler que de couches, biberons et fournisseurs.Je veux à mon arrivée retrouver, la personne fraîche et sereine que j’ai demandée en mariage 11 y a deux ans” lui dit-il.La transformation, du jour au lendemain, s’est montrée surprenante, parait-il, et comme disent les contes ”ils eurent de nombreux enfants et vécurent heureux jusqu'à la tin de leur jours.Certes les hommes apprécient tout ce que l’on fait pour eux, leurs enfants, et le foyer, mais ils sont également sensibles à tous nos atoata féminins qu’aucune corvée n'a le droit d’atténuer.A chaque heure, donner son temps et son intérêt, — bref, de l’organisation, et l’on pourra se qualifier en toute humilité de; “Jack of all Trades” mais “Master of ALL” Les produits de tomates sont alléchants et Us égayent les repas toute l’année de leur belle couleur rouge et de leur arôme délicieux.La soupe aux tomates bien chaude ravigote toute la famille aux repas de la saison froide.Les cocktails de jus de Jérumes, garnis de citron, vous réjouiront du petit déjeuner au coucher.Et n’oubliez pas la casserole "trio à la tomate”, si vous voulez un repas substantiel et vite prêt; el’e réunit des boites de spaghetti à la sauce tomate, de la sauce à la viande pour spaghetti, et des (eves avec porc.CASSEROLE “TRIO A LA TOMATE*» 2 boites (3ri tasses) de spaghetti à la sauce tomate avec (zonage 2 boite (lx< tasse) de lèves avec porc à la sauce tomate 1 boite (H4 tasse) de sauce pour spaghetti avec viande Faites cuire au four dans un plat-casserok de 2 pintes (375’F.) pendant 30 minutes.Ou bien, mélangez tous les Ingrédients ensemble; faites chauffer sur le poêle.6 portions.UNE BONNE SOUPE Recevez d’une façon simple et amicale cette année — invitez vos amis à un souper-buffet.Dressez le repas autour d’une bonne soupe chaude.Apportez-la dans votre soupière favorite ou servez-vous d’un chauffe-plat ou d’un réchaud électrique (genre marmite à triture).SJ vous voulez une soupe qui sorte de l’ordinaire, servez l’une des nouvelles soupes condensées “congelées”.2] y en s quatre au Servez-tous d'une aiguille à tricoter pour tirtr its points.choix — Crime de Crevettes, diamètre.Faites-îes rissoler dans Soupe aux Huîtres, Fois Verts avec Jambon, et Crème de Pommes de Terre.Quelle que soit celle que vras choisirez, elle aura du succès.BOULETTES DE VIANDE Le boeuf harhé est assez présentable pour être “servi au patron”, quand 11 est arrangé de boulet tes av*~ une sauce riche et veloutée.Une livre de boeuf haché et une hoite de sauce au boeuf sont les principaux ingrédients.Assaisonnez le boeuf de sel et poivre.Faites-en des boulettes d’environ 1*2 pouce de du shortening chaud.Puis coupez en tranches un gros oignon, et faites-îe dorer avec la viande.Versez-y le contenu de la boit» de sauce au boeuf (1% tasse) et laissez mijoter pendant environ 10 minutes; remuez de temps en temps.Servez avec du riz chaud et duveteux ou des nouilles au beurre.Voilà un plat de six portions qui vous met l’eau à la bouche.Servez avec cela une salade à la gélatine de citron; employez un mélange de fruiU avec la gélatine.Que ce soit janvier ou juin, les produits de tomates — depuis Je jus V-8 jusqu'à la soupe vermeille — donnent la note à maints repas.Quand soufflent les vents d’hiver, les spécialités aux tomates ont quelque c’aose ce chaud et de réconfortant.Faites accourir les vôtres au déjeuner en leur promettant du jus V-8 chaud, avec un morceau de beurre sur le dessus.Faites bon accueil à Jeanne et à Paul quand ils rentrent pour le lunch, en leur servant de grands bols de soupe aux tomates et des sandwichs grillés au fromage.Projetez un souper intime dont le plat principal sera un aliment en boite, comme du spaghetti à la sauce tomate ou des fèves avec porc à b sauce tomate.La façon dont en peut garnir et assaisonner ces aliments de base aux tomates, pour les avoir nouveaux et délicieux chaque fois, est un vrai plaisir pour la cuisinière.Le JUS V-8 est une bonne entrée pour tout repas.Chaud ou refroidi, il est également délicieux entre les repas, et ru coucher.La SOUPE AUX TOMATES est particulièrement appétissante, accompagnée d’une garniture spéciale.Essayez du fromage râpé ou quelques olives hachées pour décorer la soupe.Les crous- DLSQUES KOUSSORSKY-RAVEL Le “spectateur-auditeur" peut défiler à nouveau devant Les célèbres "TA H LF AUX D’UNE EXPOSITION” de MOUSSOR-SKY, orchestration Maurice RAVEL, t.ue Toscanini et l’orchestre de la NEC viennent d'enregistrer.Tour à tour.Les Gnomes, I.c Vieux Château, Bydlo, Les Tuileries, Samuel Golden-lerg et Schmuyle, Le Ballet des Petits Poussi is r.on éclos, La Place du Marché a Limoges, Les Catacombes, Baba-Yaga et La Grande Porte à Kiev, fascinent et émeuvent à la fois.Le "maestro” tire un excellent parti de ces "tGblrar'x-musiczux” sans toute'cis y donner "l’atmosphère” d’un Coussevitsky.Mais, outre le brio de Toscanini, les ingénieurs de Victor nous donnent une reproduction d’un relief et d'une fidélité saisissante.Jamais les sortilèges de l'orchestration de Ravel auront été mis dans une telle lumière.Ceci est à peu près le meilleur — sauf pour Also Sprach Zarathustra de Strauss avec Reiner — Chicago *—de la série dite "ORTHOPHONIQUE — HAUTE-FIDELITE — de Victor.P.R.* # # Et dans une autre veine, R.C.A.Victor distribue présentement la comédie musicale “Mrs.Patterson”, avec la distribution originale et dont Eartha Kit!, “the bad Eartha”, est la vedette.La pièce avec musique n’a rien d’extraordinaire; on peut la classer avec les oeuvres de succès moyen.Parmi les principaux extraits, notons *T Wish I Was a Bumblebee”, “If I Was A Boy”, “Tea in Chicago”, “My Daddy Is A Dandy”, “Mrs.Patterson” et “Be Good”.B.L.tillantcs pommes chips, le blé d’Inde en paillettes, et le blé d’Inde éclaté sont aussi très bons.Des céréales grillées sont également délicieuses sur la soupe; servez-vous de céréales de blé déchiqueté, de la grosseur d’une bouchée, de riz soufflé, de flocons de maïs ou de céréales en forme de petits beignes.Le SPAGHETTI A LA SAUCE TOMATE va très bien avec la plupart des viandes que vous servez pour le dîner — côtelettes de porc, saucisses, boeuf haché, “hot dogs ’.Et les boites de spaghetti font d’excellents mets en casserole.Vous pouvez même préparer une “CASSEROLE TRIO A LA TOMATE”, composée de spaghetti, de fèves avec porc, et de sauce à la viande pour spaghetti; le tout agrémenté de la magie des tomates.Poge Î3 Roman canadien O**-'* (foui droit* Kfsmci} MARIE (Suite) l.a jeune femme se représente le grand vieillard maigre.Une blanche barbe touffue dissimule tous ses traits; mais dans ses >eux s'agite une inquiétude continuelle.et les lèvres longues sont tou jouis mordues et toutes déformées par les dents.—II aime bien ses enfants.A son mari, Il a donné cette ferme, la maison, le roulant, tout.—Oui.11 les a trop aimés peut-être.Savez-vous qu’il a habité le petit bois d’Autray autrefois?—Non.—Une bicoque, un lopin de terre grand comme la main.l’as de quoi s’enrichir, vous voyez.Il s'embauchait cher.les uns.chez les autres, pour la fauchaison.les récoltes: aux gages de ce temps-là aussi, La misère, quoi.Puis un beau jour, six mois après, il e.>t parti, déménagé.C’est plus tard, six mois après peut-être, que nous avons appris par ici qu’il avait acheté une belle ferme au Point-du-Jotir.D’aboul, personne n’a voulu le croire: “Voyons, ce n’est pas possible, c’est un conte", disaient les gens.“Où aurait-il pris cet argent?Ce n’est certainement pas lui”.C'était lui.Oui.Alors les gens ont parlé, vous comprenez.—Mais pourquoi?C’est un avavicieux, c’est un homme qui a du talent.—II n’a jamais raconté ses secrets J personne.Vous le connaissez.Fermé comme un oeuf.Pas d’amis, pas de confidences; pas de boisson, pas d’indiscrétion.Toujours seul, le vieux.Où avait-il pris tout cet argent?.Car il a payé comptant, oui.Jamais on n’a eu de preuves certaines.Un renard, et qui ne laisse même pas de traces.Jamais il n’a été inquiété, non plus.Mais les uns avaient remarqué ceci, les autres cela: on a tout mis bout à bout, et on a su de quoi il retournait.Cette histoire, je l’ai entendu raconter bien souvent.Vous ne me croirez pas.Imaginez, ma petite dame, pendant cinq ou six hiver*, pour des étudiants en médecine de Montréal, il aurait volé.des cadavres dans les charniers.Pas à Petit bois d’Autray seulement, mais le long du fleuve, à Yamachiche, A Pointe aux Trembles, a Laprairie, à Charlemagne.On s’en apercevait trop tard, au printemps, quand, la neige fondue, le sol dégelé, il fallait ouvrir les cercueils une dernière fois, enterrer les corps.I.a chose a fait du bruit dans le temps, tout le inonde en parlait.On aurait dû le soupçonner, lui.Un homme mystérieux.En hiver, pendant des quinze jouis, personne ne le voyait, personne ne le regrettait, bien sur.niais où allait-il?Puis quelqu’un disait: “Je l’ai rencontré hier à Lachenaie avec sa petite charge de foin; que peut-il brocanter sur les routes, celui-là?” Kt un autre: “Il revenait de la Baie-du-Fèvre sur la glace, ce matin.Une tempête, on ne voyait ni ciel, ni terre dans cette poudrerie”.Toujours sur la route, le soir, la nuit, le matin à bonne heure; toujours tambour battant avec un grand cheval rouge aux jambes si longues que deux pieds de neige ne l’embarrassaient pas.Une fois.Ce jeune fou de Gaudette revenait de I.anoraie.bride abattue.11 le rejoignit.L’autre se crut-il poursuivi?Toujours est-il qu’il lança son cheval au galop.A quatre heures du soir, c’est déjà la nuit; mon Gaudette n’arrêta pas, mais les femmes ont toujours soutenu qu’elles avaient vu une forme noire sortir peu à peu du foin dans le traîneau, et t.unber à côté de la route.Un home ivre-mort, pensaient-elles, et elles poussèrent de grands cris.Mais le lendemain, il avait neigé; plus da traces de rien.Il volait les corps.II les cachait dans la tasserie de sa propre grange, sous le foin, pour qu’ils ne dégèlent point.Lorsqu’il en avait recueilli plusieurs, 11 les :har-geait dans son traîneau, partait pour Montréal.Oui.Faut-il être infâme tout de même ?Lu jeune femme proteste.Mais comme elle est persuadée au fond ! Elle se croit la proie d’un cauchemar.Toute la scène la hante: ces corps roidis par le froid et par la mort dans les co* îueils rangés au fond da ces petites maisons de pierre, sans fenêtres, érigées à côté des cimetières; la blancheur de cire des figures, des mains jointes sur les robes ou les habits noirs, l.a profanation l’emplit d’un dégoût si aigu que son âme en frémit comme son corps.Cet homme, ce vieillard a-t-il donc en sa sensibilité des parties mortes pour avoir commis de tels sacrilèges?La voisine se prépare au départ.—Et c’est ça.Votre mari le sait, lui .Ne prenez pas trop à coeur ce que je vous ai raconté.Que voulez-voiis?Il faut toutes sortes de gens pour faire un monde: des bons des méchants et même des vicieux.(Si suivre) Souvenirs pour les racketteurs ! stmmrnb.v ** AVANT LE DEPART POUR LE MARATHON — Scène typique des rois de Fendu-rance sur la raquette.A gauche, M.J.-J.-IL (Hector) Renaud, père du célèbre Gérait! Renaud de la TV-Radio-Canada.-1 ¦* mm .»¦*-.%*** -K .* c 1 EU "'v/*' ¦ LA RAQUETTE CONSERVE SES DROITS comme on peut le constater par la fouit animée au cours d’une épreuve du congrès international d’Ottawa.A.yi’- •» «ri SOUVENIR DU CONGRES MONDIAL DE 19-58: L’ancien gouverneur général du Canada, Lord Alexander dè Tunis, raquetteur honoraire et ardent sportsman, préside aux courses du congrè* d’Ottawa en 1948 devant le Bain Champagne.On voit de gauche à droite, sur la tribune.SIM.Roland Bériault, directeur actuel de l’Lùilon Canadienne, Roch Crisson d’Ottawa, ancien président de l’Union (1937), le gouverneur général du Canada, la Reine Florence Corbeii.l’échevin Frank EIJis, le directeur athlétique Eddie Daugherty des Terrains de Jeux d’Ottawa, Marcel .Mayer, ancien président de la Commission athlétique d’Ottawa, George Bone.En avant, on reconnaît l’ancien président national Raoul Mayrand de Québec, M.Aldège Scott et Mme Raoul Charbonneaa du Laurier de Montréal, deuxième femme à gauche. » * « 4 kli coin PITCHE — SoYoir $e tirer d'affaires .! 'T' ¦ ¦ — " ——» ¦ .-¦ IAS II ICS AVvVAW /AVWWAVA^ lC«nKt/S De 1 à 40 4* •4 1 ^ A 4* M • 3 ./* '*• M W 37 3* n* ?.l4 ?•* ** ^ -30 • art .33 MW aV i°.2» .al 21 ON vA lENVOYER PROMENER APPORTE- MO» UNE PEAU 0F LAPIN !.taup»net: ILVA UN 5ER?tNT ÜANi lEJAPPn! p?^ /'/'fx/s MM.âs [ArTENTlQN :| 1 ET MAINTENANT, OUVRONS LE Joignez tous les chiffres de l i 40 eC vous verra à qui est destiné le légume que lise a ru tnjin.Colorez votre dessin enfui te.C*£ST lE MOMENT S, DE COUTER LE A j LE VOLA 3 Ev SERPENT 0E LA»*!.?TS-'TS» U/-C7- #jfc\ • UVV VN' Dessins à colorier m 4s & 1 * \ / //.: 4- , Jaunes et Jacqueline Aiment Dies leur pe.it chien *Tid Tu*«tl> RUTlUONh OU (Ut) » OftHlMT in ioücany on Hutuf> i»# TowT pititj McACtAy* UK Tl SRI Av >VA Wiqutl A® v)>f -Mlfj WNl ont! 01 CHAMetWNOM 0©*T flAtl ^ >0*T TM) FAlAKOÉ* Ik toiontit il IS*>T| umt G«AHog«ul ou» *c»ioi im 'jimik *tm> Actif, a* motcixi*) Yen îtnvfNT fovs fMPcwowYfA uu*> rucHO ye*»«*s L A AAO«l 01 IA OAAKOC Imoiu ()T (cMiioitec COMKf UK VlAHtlVbl §T 10* ÎA»T AVU M> final) 0l> MAT 11*3 Ptuft.U) t K F A HT 3 ju *) ^JL lXoaAxOw Cû^n^JLi^roTAd- ~ ~ Ms>0-CclNL h ^ ^ ; < ‘t./ COJtfJLot-C/Uo ULCLaüL » * '4 \ s I ] CCUIAjuCKJL 4AD Si Q-rrsny- ' / & pS s Poge,J5 I Par Rosaire BARRLTTF médaillés d’or, emblèmes du championnat canadien.Nombre d’au très coureurs se distinguèrent aussi sous les couleurs bleu- et blanc.Cependant, à la fin de 11)17, décimé par les enrôlements militaires, le club suspendit ses activités; mais, les hostilités terminées, le president Albert Iamont lança le cri de ralliement et la Gaieté d'Ottawa revint en scène avec plus d’ardeur que jamais.I>»rs du carnaval d'Ottawa en 1922, les racketteurs de La Gaieté prouvèrent qu'ils pouvaient être des hôtes ineomporablcs, lorsqu ils reçurent les représentants d une trentaine de clubs à un grand ban quet à l'ancien hôtel Russell, préside par l’infatigable Phil Villeneuve et auquel assistaient Son Honneur je maire Frank Plant, le commis «aire Napoléon Champagne et l’échcvin Arthur Pinard, de même que le président de l'Union canadienne, M.K.Laliberté, de Montreal.A ce congres là, le nouveau club A.1.Freiman remporta la coupc pour ic meilleur ensemble, mais tai Gaieté lui fit une lutte chaudement contestée.C'eut à la Basilique que les raquetteurs entendirent la messe le dimanche matin, puis 1 après-midi, ils traversèrent tous a Hull pour aller saluer le maire Hilaire Thénen.l’nc fc»rtc délégation se rendit à Montreal en 1928 pour assister aux grandes fêtes qui marquèrent Je cinquantenaire de la fondation du club Le Canadien île Saint-Henri, le plus vieux du au Canada.Kilo en profita egé sont* au magnifique carnaval 1 avis de tous, ce dernier fut, sans contrai il, I un des plus beaux organises dans la Capitale.Il réunit plus de 4,000 raquetteurs venus de tous les coins «lu Canada et des lOtats-Uuis pour y tenir leur congrès international.Trois nouveaux clubs de la région firent alors leur apparition: la* Forestier et l'Iherville d'Ottawa et !a*s Alpins de Hull.la» congrès de 1930 restera unique dans les archives V * M A Ë fl 1 • "ifSê iÿf 7 * *1 WÊnH f rf\ Ju ¦WV '« 1 4 r y MlAÉt • J-J f .>1 • ÏWJ i - ¦ " *" i I • ’ *# «- ' .f K * f W • • y *v 5 ¦^3 yV# m T ?«2* Bfjj S fi- * ?’ 2L35 Da [Y r~4 m C3 U.a o -
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