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Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1953-10-10, Collections de BAnQ.

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CHAQUE SEMAINE I DIRE 0|; CO MTR Tante Florence par ERNIE BUSHMILLER oct-(l Witt: QUALITE DE CHOIX ÇA PAR EXEMPLE EFFET PECHE PRIMEE JF SUIS FATIGUEE I ARTISANAT >1N CONSERVES TRAVAUX D'AIGUILLE CUISINE JE VAIS ALLER M ASSEOIR UN PEU Wftrm VOLAILLES CUISINE LE SAMEDI, 10 OCTOBRE 1953 fog* 16 — " section comique BONTE .• .C'EST LE JOUR DES BULLETINS.DEUXIEME ANNEE OCT.CE DOIT ETRE DE MAUVAISES NOTES .JE N’AI PAS LE COURAGE DE LE REGARDER! J*AI DU RATER TOUS MES COURS! IL FAUDRA QUE MA TANTE LE VOIT, TOT OU TARD.j 0 0 DO lm.I»g U.I.Fol —Alt r*ç*t» C*F* 'FJJ ky U" '«< **o* /• » hc.JE VAIS LE PLACER A LA LUMIERE ET ESSAYER DT VOIR QUELQUE • CHOSE.JE VOUDRAIS AVOIR LE COURAGE DE L'OUVRIR JE NT VOIS QUE DEUX ET UN PHILOMENE .TV AS PRIS MON BULLETIN PAR ERREUR LE IIEX ETAIT DANS MON ENVELOPPE, VOICI MON BULLETIN TANTE JEANNE' EPEL 1 Quel fut l'homme fort surnommé le Samson canadien ?iVotr U ripens* tu fii; ¦C'Tèïf J’ iv.r raao § ' Section comique ET VOIR CHS ASSASSINS TE BRISER LES OS?MILLE FO NON ! ! ES TU FOU, PLUCHE ?TU N ES PAS EN FORME POUR JOUER AU FOOTBALL ïï JE NE VEUX PAS UN SERMON ! JE VEUX SAVOIR SI TU VAS VENIR A î » PIRTIE.NE VIENS PAS ALORS, ÇA NF ME FAIT RIEN JE CROIS QUE TU AS PEUR PARCE QUE NOUS JOUONS LES ASSASSINS DU SUD ! ______ VIENS, PLUCHE t TON ' ANCIEN CLUB, LES BULLDOGS, A BESOIN DE TOI î IL NOUS FAUT UN AUTRE HOMME ï MAIS JE SUIS TROP VIEUX POUR JOUER.VOUS CHOYEZ ! DONNEZ-MOI UN COSTUME ï VOUS M'EN- T TENDEZ ?| L\BAS DANS CETTE AMBULANCE! œuf ml.tX vTnq rmirAtt TON AMIE M A FAIT DIRE QU'ELLE T'ATTEND AU LA-BAS ! T- MARGOT ! OU?OU?îVm.ET VOIR CES ASSASSINS TE BRISER LES OS?MILLE FO NON ! ! ES TU FOU, PLUCHE ?TU N’ES PAS EN FORME POUR JOUER AU FOOTBALL ! ! IL Y AURA D'AU TRES FILLES LA POUR ME VOIR JOUER AVEC ECLAT.JE NE VEUX PAS UN SERMON ! JE VEUX SAVOIR SI TU VAS VENIR A î » PIRTIE.NE VIENS PAS ALORS, ÇA NF ME FAIT RIEN NE TE N OCCUPE PAS.PLUCHE.ILS SE CROIENT SUPERIEURS PARCE QU'ILS FAISAIENT PARTIE DE L'EQUIPE SENIOR DE LA PRISON L'AN PASSE ! , REGARDEZ MOI ÇA! LES BULLOGS ONT ____ UN mas- COTTE! ENNUIS FAUT ALLEZ! II SE RENDRE TERRAIN.VIENT 2 Qui a écrit // le Génie du Christianisme"?(Voir U rlpoow to page 7) Fog• 4 Sect ion comiqut T.M.R*f.U.$.Pot.Off MON CHA- PEAU f&myt*** 3 Quel fut le père de la Confédération ?(Voir Ui réponse en pige 7) • fffé • iTZ&9.'fir*?.F S,*.V ?O > «>* o» lîwimmmw rt^â Section comique ¦» .• « — t OQ« S 4 Qu'appelle-t-on épaves?rTî » >*¦ LESSIVEUSES AUTOMATIQUES ¦> >n ?W- U S.Pot O* —Al! Copr.7 •CA TA F.PATF.E MOI.PAS!" jgES \>-r KKRLI KM EST QUKLI K MA K 411 » O’AUTO SPORT ACHETEE AS-Tl -MKMF SI TC TTNROl OS TC NE « ROIS PAS Ql*‘ILS TE l.USSKR UE.VT PART» AVEC .MOI TOI K ' BARBIERS CARNAVAL TEST BIEV BÉAI* I>E CACHER OF.L'ARGENT MAIS Il FAIT SE RAPPELER L'ENDROIT!" %* o-u rl «5.v^-.jry K' ** ft*;-»' 4>> Vr'V - >t^Kr >2%tl V“r^_ / ÜrfSit >•- ; t®îse^ x.«* .frM 4 passés antérieurement en ce qui concerne la propriété, peuvent restreindre la construction, le coût de la construction, le genre de maison, l'emplacement du bâtiment ou d'autres détails spécifiques.Certains emplacements peuvent être affectés par des servitudes.Une servitude est le droit ou le privilège d’utiliser le terrain d’une autre personne, habituellement pour des fins de services publics, et ce, sans compensation.Dans certaines localités, les restrictions du code du bâtiment exigent certains genres de construction.Ceci peut vous forcer à construire une maison plus coûteuse que celle de vos projets.La code du bâtiment peut interdire certains matériaux dans la construction.On peut exiger que vous construisiez en brique ou en pierre au lieu d'une maison à pans de bois.Il est préférable que vous sachiez à quoi vous en tenir avant d'acheter plutôt que d’etre désappointé par la suite.Les propriétaires groupés peuvent avoir passé des contrats et dos ententes en vue d’imposer certaines restrictions dans leur intérêt, lesquelles pourraient être prohibitives pour vous.Dans ce cas, ces restrictions pourraient affecter les plans et les coûts du développement de la propriété.i Incommodités: circulation ?Y a-t-il des incommodités dans le milieu: fumée, poussière, bruit, odeurs désagréables, Une grosse industrie à proximité pourrait fort bien être une objection a vous installer dans le milieu — tant du point de vu® de l’usine que des chemins de fer qui la desservent.Par contre, de petites industries peuvent ajouter â la valeur du milieu et fournir du travail à proximité.La circulation peut être une autre source de difficulté.Il y a non seulement le bruit à considérer r»iais aussi les vibrations auxquelles les bâtiments sont soumis le- long des routes où la circulation est assez intense.De plus, cette circulation peut être un danger fa la sécurité des enfants et.en conséquence, réduire la valeur des des enfants et.en conséquence, réduire la valeur des propriétés.Le stationnement des voitures en face d’une propriété ne peut pas toujours être évité, particulièrement si l'emplacement est situé dans un centre commercial ou d’amusement.Cependant, s’il y a plusieurs emplacements que l’on peut choisir, à toutes parts égales, celui où l’on ne sera pas incommodé ni dérangé par le stationnement.sera préférable.Plusieurs milieux ont des règlements interdisant les volailles et d autres animaux dans les limites de la ville.Ne négligez pas de considérer ce point avant de choisir un emplacement.Dans les centre* ruraux où l’on peut garder des animaux de ferme, il est désirable d’acheter un morceau de terrain suffisamment grand pour vous permettre d’espacer votre maison des basses-cours et autres incommodités semblables.finrvprnpmpnf ^ e>l ^ans vo*re intérêt de vous enquérir wUUfwi llwmwill de ja réputation générale du gouvernement lOCdi* local.Déterminez s'il est possible, l'efficacité, ' l’honnêteté et la justice dans I honnêteté et la justice dans l'administration des choses locales.L’administration du gouvernement local a un effet direct sur l'évaluation pour fins de taxes qu'il vous faudra payer sur votre propriété, et sur le genre et la qualité des services que vous en recevrez.Jiffnirp* L’histoire d’un milieu mérite votre considération.Le IIMUIIC» milieu est-il nouveau et en voie de développement?f)u s'agit-il d'un vieux centre qui a atteint son apogée et qui est maintenant en décadence ?Enquérez-vous si les valeurs immobilières ont augmenté ou diminué, ou si elles sont restées constantes.Vous trouverez probablement une raison historique à l'appui de Lout changement dans les valeurs immobilières.Les familles se sont-elles installées d'une maniéré raisonnablement permanente lans le milieu ?Quel genre de nouvelles familles le milieu atire-t-il ?Pourquoi certaines familles ont-elles quitté le milieu ?Les résidants sont-ils propriétaires en général, ou locataires ?Ces questions ont une certaine valeur lorsqu’il s’agit de déterminer l’histoire d’un milieu, valeur qui devrait Influencer votre décision en ce qui concerne l’achat d’un emplacement — SECTION MAGAZINE Page 14 i I.r monde financier Industrie prospère Nos forêts* une richesse.GOST RM ni: Ml'S T à lu plupart des autres provinces, l’industrie de In pulpe et du papier, dans le Quebec, a connu une meilleure année en 1952 qu’en 1951, souligne “The Monetary Times*’ dans sa dernière livraison, l.a valeur de la production totale, Van dernier, aurait dépassé les $540 millions.On prédit, cette année, une production représentant quelque $500 millions.Cette important*! indus-tri c eu na< lie mu* française est le pilier de l’économie du Québec.Elle emploie quelque 25,000 hommes et a paye Van dernier en salaires, la somme record de $92 millions.Toutes les usines ont fonctionné à plein rendement.La province de Québec fournil à peu près 74 pour 100 de la production de bois de pulpe au Canada.Elle a produit Van dernier environ 3,500,000 tonnes de papier-journal, valant quelque $300 millions, et des milliers de tonnes d’autres sortes de papier.Plusieurs projets d’ex- % pansion sont en voie de réalisation.La compagnie E.B.Eddy, par exemple, projette de dépenser cette année environ $2,225,000.Plusieurs usines ont l’intention d’a.néliorer sensiblement la qualité de leurs produits.La coin ftagnie MacLaren Power and Paper, à Buckingham, Qué., semble aussi des plus prospères.La production totale Pan dernier dans tout le Canada a atteint $1.2 milliard, et on prédit qu’elle atteindra, cette année encore, le milliard.L’Ontario, province considérée la plus industrialisée du Canada, a | connu sa production record en 1951 ($387,041- 628); cette année, on prédit une production d’environ $330,000,000.De tons ces chiffres, il découle que nos forets sont dune richesse immense et quelles jouent, dans l’économie canadienne, un rôle de premier plan.Il vaut la peine qu’on les protège par une prudence constante et une exploitation intelligente.Dollard SIXCEXXES - • ' f Lasnier - •: -=- - 8-lîra.V'ft ~-**r - .i SLV*- TUrir 4 s -i y;7.>• 4/A - - *'• i y'i f TT.I*'** r* r v Quoi de plus agréable, l'automne, lors d’une excursion de chasse, de faire du portage et de devancer le gitier en filant rapidement sur la rivièie en canot ? »• N SOUS LES FEUX DE.(Suite de la page 11) avec des traditions et des conventions devenues ridicules et lourdes.'Les opinions demeurent partagées.La plupart des experts demandent que le metteur en scène possède un “réel sens musical", sans pour cela avoir une connaissance technique approfondie de la musique.Mais tandis qu’Iiorowicz réclame du metteur en seen; lyrique la faculté de pouvoir lire une partition d’orchestre.Werner Kclch, du Stadtische Oper de Berlin, préfère le non musicien qui.après avoir écouté la partition, pourra la traduire en images visuelles, sans être gêné par les lois traditionnelles.41 Les erreurs qu’il commettra, dit-il.feront plus pour le progrès de l'art que le respect dos normes établies.” Rudolph Bing et Tyrone Guthrie sont du même avis.Le premier écrit: “Je ne pense pas qu’un metteur en scène doive posséder une connaissance technique de la mudquc pour pouvoir monter un opéra.” Guthrie ajoute: “Au théâtre, l'illettré peut s'assimiler le manuscrit en se le faisant lire: à l'Opéra.on peut s’assimiler la partition en écoutant un enregistrement.Handicap d’un côté, qui w.it?avantage de l’autre.” 11 demeure cependant, précise Rudolf Bing, que “le rythme d’un spectacle chanté ne saurait être le même que celui d’un spectacle parlé.Bien que je sois convaincu que l’indifférence trop souvent manifestée à-l’égard du livret, de l’intrigue de l'action dramatique soit grandement responsable du déclin de l’opéra, je ne vois guère d'exemple où le livret puisse prendre le pas sur la partition".Tous sont d'accord que le mette.ir en scène doive intervenir dès le début des études musicales et la majorité des personnalité; consultées pensent qu'on peut •'épousseter** les chefs-d'oeuvre du répertoire, mais avec respect.Leinz Tietjcn propose d'utiliser pour cela les “moyens affectifs” de notre temps et les possibilités modernes techniques, notamment en éclairages.Margaret Webster propose de libérer la musique de l'emprise des éléments visuels surannés et des formes de pensées conventionnelles el empruntées qui font obstacle à la réceptivité du public.Xavier de Courvüle s’écrie: “Us sont voués à la mort .s’il n’est pas permis de les adapter.de les amputer.J'ajouterai que bien des partitions seraient dignes de renaître si l'on reconstruisait de toutes pièces un livret sur leur musique.” Iforowicz enfin croit qu’il faudrait balayer tout ce que l’ignorance, la routine, le fonctionnarisme ont accumulé sur eux, chasser les marchands du temple.les affairistes aussi bien que les dilettantes de salon.“Alors les bâtisseurs pourront venir.” L’enquête se termine sur deux opinions diamétralement imposées que nous aimerions voir discutées par nos lecteurs.Rudolf Ring est d’avis que “la musqué restera évidemment la substance essentielle de l'opéra; mais je ne puis concevoir d'oeuvre nouvelle convaincante qui ne soit en même temps forte d'action dramatique ou d’esprit comique.Si l’opéra demeure ce qu’il fut longtemps: rien d’autre qu’un exercice de larynx humain, alors il faudra se demander s'il est encore du théâtre”.Tyrone Guthrie croit plutôt que “si la partie musicale pure est suffisamment intéressante ou animée, elle peut rester pour le public l’attrait principal.Et après des modes passagères je conçois parfaitement un spectacle entièrement statique, dont l'accent serait uniquement porté sur la virtuosité vocale”.J’ai pensé que cette discussion pouvait éclairer nos lecteurs dont un nombre de plus en plus grand s’intéressent à la musique et au théâtre lyrique.Cette enquête méritait d’être signalée et j’invite ceux qui voudraient exprimer leur opinion à m’écrire aux soins du journal.civiez-uouô Cfiiie • • Ia*uîs Honoré Fréchette, poète canadien français décédé en 1908.fut aussi avocat et député au Parlement canadien.?On peut dire que le Canada - est le pays de l’or; de fait on a trouvé ce précieux métal dans toutes les provinces à l’exception de rile-du-Prince-Edouard.* * * L Ile aux Coudres, dans le Sairt-Laurent en aval de Québec, est habitée depuis 1741.# *• * A la fin de 1951, on établissait à 8.538.000 âmes la population de l'Australie, soit une augmentation de trois millions d’âmes en 30 ans.* * * La république de l’Inde a une population de 356,000.000 d’âmes et une superficie de 1,138,000 milles carrés.* * * Le recensement de 1951 effectué au Pakistan indique une population de 75,842,000 âmes.f * * ^ Le Congo belge en Afrique centrale couvre une superficie de 900.000 milles carré*.En 1951.le système téléphonique au Canada utilisait 10.330,* 000 milles de fils, soit près d’un million de milles de plus que l’année précédente.* * -*¦ L’océan Pacifique, qui e^t !c plus grand corps d'eau du globe, a une largeur de 10.030 milles à l’équateur.* * * La première envolée par hélicoptère à travers l’Atlantique fut effectuée en 1952 par le Labrador, le Groenland.l’Islande et l’Ecosse.* * * Les premières envolées d’épreuve au-dessus du pôle nord, entre la Scandinavie et la Californie, ont été effectuées en novembre 195Z * * * Le monument de Lincoln, dans le parc Potomac, à Washington, dévoilé en 1922, a coûté $2.940.000.* # * Gibraltar fut pris à l'Espagne par l’Angleterre en 1704 et fut formellement cédé par le traité d’Utrecbt en 1713.Æporliirirlte ni » des tireurs à Fare.! | Par ROSAIRE BARRETTE Sait on qu’au milieu du siècle dernier, la ville de Montréal avait l’honneur de compter parmi ses citoyens le champion tireur à l’arc du Canada?Ce fervent archer s’était adjugé les honneurs suprêmes, en prenant la mesure des vedettes de Québec.où ce sport était fort en honneur, ainsi que de celles de Toronto et autres centres de l’Ontario.Ce patriote se nommait A.-V.Brazeau.Il avait commencé à s'adonner à ce jeu sur le bord du fleuve Saint-Laurent, à la Pointe aux Trembles, et.en peu de temps, il avait réuni à ses côtés nombre d’adeptes qui s'entraînaient avec un enthousiasme du meilleur aloi.Bientôt des tournois s’organisèrent avec l’élément anglais du nord ouest de la ville, et Brazeau ne tarda pas à affirmer sa supériorité.Il remporta la victoire en faisant mordre la poussière à des concurrents depuis longtemps reconnus comme experts.En 1857.soit cinq ans après s’être exercé à la cible, le Montréalais s'asseyait sur le trône des champions.Il ne perdit son titre qu’en 1863.alors qu’un certain M.Fuller, de Toronto, le battit, après une rencontre des plus contestées.En plus d’être un sportsman accompli, Brazeau était aussi un acteur de grande classe, et il connut sur les tréteaux dos heures de gloire qui le classèrent définitivement dans le monde du théâtre.Un jour, il lui arriva une aventure qui lui permit de couvrir de ridicule un riche Américain, qui était venu faire un séjour dans la Métropole.Le fait se passa en 1857, l’année même où il s’attribua le championnat du tir à l’arc, à la salle Bonaventure, qui s'élevait à l’an gle de la rue Saint Jacques et du square Victoria.Notre brillant Canadien français, au dire de M.E.-Z.Massi-cotte, remportait un succès sans égal dans les rôles comiques, et particulièrement dans les rôles féminins qu’il remplissait si bien que le public s’v trompait invariablement Or le visiteur américain.après avoir été applaudir la “charmante actrice” à plu-steurs reprises, s’en amouracha au point do lui envoyer des fleurs, des billets doux, des ca deaux.Il fit tant pour obtenir une entrevue avec elle qu’on fut forcé de le désillusionner.Brazeau lui-même s’en chargea in soir au cours d’un souper fin que son amoureux lui paya dans un grand hôtel, où toute la troupe s était réunie.En constatant U manière dont il avait été dupé, 1 amoureux dépité quitta Montréal immédiatement pour ne plus revenir.La célébrité de Brazeau comme acteur égalait celle dont il jouissait comme tireur à l’arc.Ce sport ne fut pas toujours pra tiqué pour occuper les loisirs de ses fervents.L’arc était autrefois une arme redoutable, et les Egvp* tiens s’en servirent pour vaincre les Perses.Ils l’utilisèrent (Ph«U Un clair de lune à l’Ansc-au-Bcaufils, en Gaspésie.tout d’abord pour faire la chasse.mais ensuite ils en firent usage dans les guerres pour remplacer la fronde et le javelot.A leur tour, les Turcs l’adoptèrent pour opérer leurs raids sanguinaires, puis toutes les populations africaines se passionnèrent pour l’arc, qui connut bientôt une grande popularité parmi les habitants de Gênes et dans le >ud-ouest de la France.Au XIVe siècle, l’arc était devenu l’arme de combat en Angleterre.C’est a l are que les soldats combattirent pendant la Guerre de Cent-Ans, et les hordes de Genghis Khan ne connurent aucune autre arme.La France abandonna l'arc pour l’arquebuse en 1630.Les Chinois s'en servirent la dernière fois en 1860.lors de la grande bataille de Taku.En Ecosse, cette arme fut encore en évidence en 1838, quand les clan< de Macdonald et de Mackintosh *e livrèrent une lutte farouche.Tous savent que les Indiens d’Amérique étaient d’habiles tireurs à l'are; les pionniers de race blanche en surent quelque chose.Au XVIe et XVIIe siècles, nou> apprend Frank Mencke, les Japonais utilisaient des arcs gigantesques de huit p:eds de hauteur.On organisait des tournois dans les grandes salles du palais royal de Kioto, de même que de celui de Tokio, où la galer;* de tir mesurait 384 pieds de longueur.On rapporte qu'au XVIIe siècle.Wada Daihachi tira 8,133 flèches dans un concours qui dura vingt-quatre heures, soit cinq flèches à la minute.Des enthousiastes du Yorkshire.en Angleterre, inaugurèrent en 1673 le tournoi Ancien Scor-ton Arrow, qui s’était perpétué d'année en année jusqu’à nos jours.Le roi Charles II d’Angleterre était un tireur émérite, ain- si que la reine Catherine de Bragance, qui préconisa la formation de clubs tu l’or décernait au vainqueur un écusson en argent, sur lequel étaient gravés les mots “Maréchal de la Fraternité des Tireur « » l’arc.D'autres pays suivirent l'exemple des Anglais.Ce n’est qu’au XVII siècle que l’arc fit son apparition aux Etats-Unis, mais ce sport prit beaucoup de temps a s’y implanter.En 1879, or.procéda à la fondation de la National Association of Archers, qui devint plus tard la National Archery Assoc iatio.i et dont le siège se trouve a Boston.Le premier concours organisé eut lieu a Chicago en 1879, et c’est W H Thompson oui décrocha le titre, exploit qu'il répéta en 1884.1888, 1901 et 1908.Il est malheureux que ce sport ne jouisse pa^ d’une plus grande vogue de nos jours; il n’est pratiqué que par un nombre fort restreint et.de fait, on peut dire que les membres de h.haute société s en sont réservé l'exclusivité.Il nous faudrait un autre Brazeau pour lui donner un nouvel essor et lui faire connaître la faveur populaire Espérons que nous aurons avant longtemps cette surprise et qui la frattr-nité sportive canadienne française y fera sa marque.GRACf A Ffftf* lu t ifcAtî»* 15 rt — eats II4CIU U* wK* de W V to H.: n- MIDOL SOULAGE oUMHJMAi w lin-ttnn- 92 An Port-Prével, en Gd\|>csn < < > < < < < < < S < < / \ s « i < 4 > < < ’> < > < J « 5 « ! Wv\‘ 4* - ?•• „ * *.V - z«5j ¦ * V ¦•* ' ?• * .V, ' La rie technique .du “Cerveau lrn article de Pierre DEVAUX Les ' C*> bernéticiens" français viennent de marquer un point avec une nouveauté révolution* naire “La poétesse électronique” d'Albert Ducrocq qui, bien loin île "raisonner” comme les cerveaux électroniques actuels, se livre a drs improvisations artistiques de la plus étonnante fantaisie Calliope — tel est le nom mythologique du nouvel appareil — a déjà compose des tapisseries byzantines .et un poème en prose qui tient le milieu entre le** hallucinations d'Edgar Poe et la sécheresse élégante de VU-liers de l isle Adam.I.Tlection "Penseur instantané" l électron, ce granule d’elee-trlcite négative "libre* qu» vole dans le vide de «os lampes de radio est un serviteur d'une promptitude prodigieuse, capable d exécuter en quelques micro secondes de gigantesques calculs.gique, la part "éminente et dan gereuso” du hasard, mais d’un hasard contrôlé, constituant l’arbitraire de l'artiste.Faire apparaître.dans une machine électronique.le hasard, le "canaliser’* pour obtenir un résultat cohérent.telles sont les deux étapes que se devait de franchir l’inventeur .jour mettre au point sa nouvelle machine.Il semble bien y être arrivé par l'emploi de "cellules de hasard’ et d'un "dictionnaire interprétatif”.On peut sc représenter une cel Iule de "hasard” sous la forme d’une ampoule à trois cornes, constituant un "aiguillage électronique”.Envoyez une impulsion électrique par la corne n* I, il est absolument impossible de savoir si elle va ressortir par la corne n* 2, ou par la corne n* 3, le hasard est total.Sans doute, la cellule de ha sard ressemble quelque peu au classique flip flop, cotte curieu se lampe électronique double (i qui constitue l'élément calcula teur des cerveaux électroniques Mais il y a une énorme différence: h» flip il op est uniquement logique, il compte, il enregistre, comme un compteur*;, mais, comme disait Cyrano, il a totalement "la goutte a l'imaginait- ve!" Associons un certain nombre de cellules do hasard par des eir cuits électriques, de telle façon que la première cellule détermine en partie le fonctionnement des cellules suivantes.Nous aurons introduit une sorte de logique interne du langage humain, où le début de la phrase limite les possibilités de la fin.Ainsi, lorsque Calliope corn nience en ces termes: “Home est.elïe pourra ajouter: ”.une ville illustre entre toutes”, ou ".la capitale de l’Italie”, mais une infinité de fins de phrases lui seront interdites.Les psychologues nous diraient que c’est là le système classique des “associations d’idées”.Calliope dicte un poème .Calliope n’est pas un simulacre à forme humaine comme les robots, ou comme les Automates de Vaucanson et de Roentgen.Elle se présente comme une sorte de poste de radio, présentant une lampe rouge et une lampe verte; ces deux lampes s’allument de seconde en seconde, dans un ordre impossible à prévoir, déterminé par les cellules de hasard.Par convention, la lampe verte signifie 1, la lampe rouge signifie zéro.L’opérateur, crayon rn main, note docilement la suite des l et des zéros par Calliope.Reste à interpréter le "langa ge absolu’ de Calliope, cette suite de 1 et de zéros, identiques aux résultats fournis par les cerveaux électroniques, en "numération binaire".Ici intervient un dictionnaire spécialement établi, qui est une véritable merveille de logique.Par exemple.111 signifiant être vivant, un 1 de plus signifiera homme, soit 1.111, tandis que 1110 signifiera "être vivant non homme” donc plante ou animal.Logique comme tout mécanique, Calliope déteste le pléonasme.Elle ne dira pas: “le chien aboie" mais "le chien bruit”.car il est bien entendu que le bruit d’un chien est un aboiement! 11 y a là une difficulté spéciale, surtout dans le langage littéraire, où le sens d’un mot "annonce” quelque peu le mot suivant, comme un accord musical appelle sa résolution.Mais n'est-ce pas précisément cotte nécessité interne qui guide l’artiste électronique et l’empêche de tomber dans l’incohérence?Le lecteur nous saura gré de mettre sous scs yeux un échantillon de la prose de Calliope.— “Je n’ai pour horizon qu’une tenture rouge d'où s’échappe par intermittences une chaleur suffocante.On distinguo à peine une mystérieuse silhouette féminine, fière et terrible." (S.I.F.) \ mgt millions de multiplications ou de divisions, pour les prodigieux "Cerveaux électroniques", sont une ration fort raisonnable Astronomes, physiciens sociologues meme, tout maintenant appel à leurs ^vices et les Atomistes déclarent, avec une orgueilleuse modestie, que sans la celèbie E N l A C , ils n auraient jamais pu "calculer la bombe atomique.Nous ponctions actuellement, sur les deux rives de l'Atlantique.dos modèles de cerveaux électroniques commerciaux, do dimensions et de prix plus mo* dotes Ces super machines de bureau , pas plus que leurs devancières géantes.ne sortent du domaine du calcul, clics font À une échelle insoupçonnée et avec une rapidité vertigineuse, ce que faisaient jusqu'ici les machines mécaniques a roues dentées, que nous voyons fonctionner à la caisse dc> commerçants, chez les changeurs et dans les banques.Sans attendre l'électronique, le* savants savaient déjà que toute operation logique de l intelligence humaine peut être contiee a une machine, pourvu que ceilc->o;t sutUsammcnt pertccuoo-nee En ce sens, U machine, le robot sont bien réellement des * homme* artificiels”, des rivaux de I homme.On peut leur cun-t.cr dans une certaine mesure, la direction dune usine, U Conduite d'une "chaîne” de montage ou ta regulation d'un réseau d e-lectlicite .Mais jamais, au grand jamais, une de ces machines ne se serait avisée de taire preuve d*imagination ou de poésie \* Hasard, père de l iaaginalion Tout autre est la réalisation de M Albert Ducrocq.cet étrange Robot sensible" cet automate artiste, à qui son créateur s’est efforce ce conférer quelque chose d equivalent aux facultés humaines, les plus brillantes, et les plus subtiles, les plus Impossible*.semble! il.à mettre en équation.Four atteindre aux facultés créatrices, il faut aux machines quelque chose de plus que la K>- mm* paé fefiAt-ù&L ( X ¦>y 7-ta» •iVfisiE \.:- >7/ SECTION MAGAZINE Poçjc \9 ija.^ f — ¦ > u •• » ’ ïi- >*â» :^V# SS» .«-.iSL.£5*A= •* '\'Ç> H • M : -¦ .» 'æï$ £ V ' ."-V?>r,jî Le dernier né de la Seine, le nouveau bateau-mouche “Le Parisien”.Sa forme est rréouverte de grandes baies ouvrables en verre-sécurité et les vitres bombées sont en places athermiques et ansitolaires.^AV^VWvVWAVAVVVWvVAW Le nouveau bateau-mouche "Le Parisien”, sur la Seine l n article inédit d'André BEl’CLKR Salué par toute la presse, par des troupes de pho-graphes, par la radio et la chanson, par le monde officiel et par une multitude joyeu-*e de badauds, de touristes, de promeneurs, un nouveau bateau-mouche, entièrement neuf, et moderne à souhait, vient d être mis en service sur la Seine.II se nomme Le Parisien, ce qui lui sied particulièrement, et se prévaut d'un signalement extrêmement riche qu’on ne saurait passer sous silence.Plus qu'un signalement: une personnalité.Avant tout, il doit ressembler à ton prédécesseur I/Hirondelle, de charmante mémoire, et satisfaire aux besoins de la navigation parisienne, qui sont connus.Une visibilité haute est nécessaire.ainsi qu'un surplomb calculé par rapport aux berges du fleuve.Compte tenu des virages assez capricieux de l'archipel, une maniabilité spéciale lui est imposée, et sa vitesse est étudiée relativement aux paysages de banlieue, qui représentent pour lui le large.Il est tenu de les gagner très rapidement.Enfin «es immenses verrières, qui encadrent les monuments i\i gré du voyage, n’ont pas changé.Ce qui est tout à fait nouveau, c’est le confort, et nouvelle aussi sera la tenue de la croisière: elle est de nature à faire réver.Trois puissants projecteurs, qui donneront l’illusion de projeter le film de Paris sur son propre écran de pierre, illumineront les monuments à cinq cents métrés, et, chaque soir, dans l’esprit de ce qui a été tenté avec un rare bonheur pour les châteaux de la Loire, un divertissement “Lumière et Son’* sera offert aux voyageurs sur ut parcours enchanté de trente kilomètres.Meublé comme un hall de grand hôtel, pourvu d’un parquet en ciment et lastex, d’un vaste balcon arrière aux sièges protégés de coupe-vent, qui sera chauffé en hiver aux rayons infra rouges, sonorisé, climatisé, délicatement éclairé.Le Parisien est encore équipé de façon à pouvoir servir près de deux-cent-cinquante repas à ses hôtes.Il était diffici- le d’imaginer embarcation plus raffinée et, comme on dit, plus invitante.Mais le décor, unique ru monde, clans lequel elle est destinée à évoluer, ne l'exigeait-il pas?Tout comme les grands paquebots, les musées modernes ou les palais, ce nouveau bateau-mouche, orgueil et charme des quais de la Seine, comporte des parties signées.11 est fleuri par la maison Vilmorin et décoré aux couleurs de Paris par Jéan Saint Martin.Le mobilier est signé Guys; l’installation électrique est de Crescitz et la carrosserie particulièrement profilée, aimable et fine, est de Pourtout.Tel es» le générique de cette caravelle toute remplie d’art, soignée comme une toilette, qui va se glisser régulièrement, en v.sion de rêve, le long de ces images incomparables d’histoire et d'art que sont le Louvre des Valois, l'Institut, Notre-Dame, la Conciergerie, l'hôtel Lambert, Saint-Germain l'Auxerrois.l’hôtel de Chimay, le Vert Galant, les Tuileries, le trésor des bouquinistes, les ateliers, les jardins, les Palais, et plus loin les arbres, les coteaux, les lies.C’est un monde aux noms quasi merveilleux.auxquels les poètes et les peintres ont ajouté des résonances et des significations infinies: Mirabeau.Mégisserie, Horloge, Sainte-Chapelle, Manquais, Pont-auChange, Orsay, Quai aux Fleurs, Alma.Point-du-Jour, Ile Saint-Louis.Lorsqu'on prononce ces noms.lorsqu’on essaye dans la douceur des souvenirs de se représenter ces ¦spects de Paris si beaux, si graves, si réussis, comment ne point songer à ceux qui ont su leur donner plus de prix, plus de valeur et plus de poésie encore: Apollinaire.Marquer, Verlaine.Dunoyer de Segonzac, Anatole France.René Clair, Katherine Mansfield, sans compter les élèves de l’école des Beau-Arts, les étudiants, la chanson et le roman policier.La Seine à Paris, avec ses splendeurs millénaires et son pittoresque quotidien toujours recommencé, ses pécheurs, ses flâneurs, ses ponts si bien rythmés, son ciel et ses couleurs, est une sorte de grand livre d'art, d album précieux, et le bateau mouche, chargé de regards, de sensibilités, de rêveries.y circule comme un amateur au milieu de ses vitrines.Le Conseil Municipal de Pari*- et la Chambre Syndicale de la Couture, qui veillait à l'émerveillement de ses acheteurs étrangers, n’ont point voulu que, pour sa première sortie, le bateau-mouche Le Parisien ne soit pas prétexte a un festival.Dire que celui-ci fut réussi, même au-delà de toute attente, ne serait pas assez dire.Les quatreccnîs invités de la nuit parisienne et fluviale du 4 août 195?n’oublieront pas de si tôt, n’oublieront sans doute jamais le spectacle proprement extraordinaire et comme historique qui leur fut offert a cette occasion par les soins de MM.Frank Bauer et Christian Gérard.Aucune faute de goût, aucune interruption trop longue, pas d’erreur d'optique.Au contraire, un constant bonheur d expression dans J’étincel-lement.Quant au programme, il s adaptait à ravir a l'esprit de la croisière ainsi qu’au sujet à traiter.Les petits chanteurs à la Croix de Bois au pied de Notre-Dame et Mgr Maillet au milieu d'eux: le French Cancan au Cours-la Reine; un ballet sur des mélodies de Fauré et de Debussy a U pointe du Vert-Galant; les rats de Saint-Ger-main-des-Prés au pont de SoJ-férino; des chansons de Damia et de Germaine Montéro sous les saules et dans le voisinage du canal Saint-Martin; la musique du 93eme de ligne en fond so nore, un cirque, une vision d’Afrique, du Mozart, et, pour finir, l’explosion d’un fleuve de feu, de mille geysers d’or au dessus du Pont des-Arts! Cette té te.dite “croisière inattendue’’, fut donnée en présence d’une énorme assemblée de curieux qui occupèrent quatre heures durant leurs points de prédilection le long des quais.Pas un instant l’on ne put se douter que mille-trois-cent-quarxntesix trains avaient emmené loin de la capitale huit-cent-soixante-mille Parisiens.Au contraire cette sensationnelle vision d’art semblait avoir lieu en présence du monde entier, qui se serait trouvé lâ par amour pour la Seine.(Pages de France) UN ROMAN RELIGIEUX Y A NT laissé s accumuler sur ma table de travail une douzaine de livres canadiens parus depuis cinq ou six mois, je décidais, ces jours derniers, d’en prendre connaissance et de me mettre au pas de la production.La plupart de ecs ouvrages étaient des romans et j’en fis un groupe a part, auquel je m'attaquai aussitôt* Mais, hélas! j’en eus vite disposé! Presque tous ces livres étaient pratiquement illisibles — à moins qu'on ne veuille s’imposer un per.sum — soit parce qu’ils étaient écrits dans une langue lourde, incorrec te ou enflée, soit qu’ils étaient mal construite, mal pensés ou sans vie.Le seul d’entre eux que j'ai pu lire jusqu’à la dernièrp page est Serge Fromentin d’André Brugel (Montréal, Chante-tier, 1953), et je voudrais vous soumettre quelques observations en marge de ce roman.André Brugel est.on le sait, le pseudonyme de l’abbé Paul I^chapell?, à qui nous devons aussi une Psychiatrie pastorale traduite en quatre langues.On retrouve dans Serge Fromentin les mêmes préoccupations que dans le traité de pastorale, et c’est ce qui fait l'intérêt de ce livre qui n’est pas, sur le plan de l’art, un bon roman.L’auteur écrit une langue honnête, facile, claire et sait éviter les défauts majeurs; mais il ne sait pas animer un personnage, il ne parvient pas à vivre son drame propre et a Je saisir par l’intérieur, ce qui est requis de tout grand romancier.Au contraire, il accumule les observations exti .cures.qui sont justes mais bc des.et i! conduit le récit d’une main trop désintéressée pour qu’on sente qu’il vive lui-même intensément Je drame de ses principaux personnages L'auteur se défend d’avoir voulu écrire un roman à thèse, mais Serge Fromentin a toutes les caractéristiques de ce genre romanesque.C’est un bon livre au point de vue moral, ce n'est pas une oeuvre d’art.L'intérêt principal de Serge Fromentin vient de ce que ce récit introduit dans notre roman national un thème jusqu’ici négligé, celui de l’apostolat du prêtre dans un milieu d'artistes.L’abbé Paul Lachapelle — car c’est lui qui signe André Brugel — a voulu écrire un roman du prêtre, en même temps que l’hU-toire de Serge Fromentin, et dès les premières pages, il fait dire À son abbé Salva: “Vous, les laïques.vous croyez avoir pénétré une âme de prêtre parce que vous en connaissez un — ou même plusieurs.Laissezmoi vous prévenir: vous ne pouvez juger Je prêtre que de l’extérieur.L’essence de sa personnalité vous échappera toujours." A ce sujet, Il faut regretter que I auteur n’ait p;.s voulu animer vraiment son abbé Salva.pas plus que Jean Bousquet n ;» réussi a faire un grand personnage de son curé de Saint-Tristan.Nous ne voyons l’abbé Salva que dans ses rapports avec Serge Fromentin, c'est à dm* que Pan-leur ne ini a donné d’existence que dans la mesure où il agit sur ceux qui l'entourent L'abbé Sais a n'a pas de vie propre, il n’a pas de draine personnel.C’est on personnage qui n’est \n que de l’extérieur, exactement comme l'auteur reproche mu laïques de le voir.En somme, si nous voulons nous intéresser h la vie intérieure et «.u drame personnel du prêtre comme tel.nous ne sommes pas plus avancés après avoir lu Serge Fromentin que nous ne l'étions avant Il en e t ainsi dis autres personnages Serge Fromentin est un artiste conventionnel, et Un jeunes qui l'entourent sont agités avec banalité.Ce n est donc pas dans la vit des personnage s eux mêmes que le drame réside ici.mais uniquement — à cause de la technique de Fauteur — dans leurs relations réciproques.Au fond.Je sujet réel du roman est Faction que 1 abbé Salva exerce sur Serge Fromentin, action qui aboutit à la conversion de ce dernier au catholicisme.Et c’est ici que Fauteur réussit à nous intéresser à .«a thèse.Cette thèse, en deux mots, c’est que l’abbé Salva a agi plut par son silence, par sa simple présence, que par des arguments théologiques ou apologétique*.Serge Fromentin le reconnaît lui même, lorsqu’il dit: “Ce qui fait sa force à l'abbé, c'eut son silence.Depuis qu’il vient ici.il n'a pas abordé une fois — pas une fois, m’entendez-vous.— le sujet de !a religion Le silence est une force, et il en joue.‘C'est par sa discrétion que l’abbé Salva a touché l'incroyant, et la dernière page du roman nous prouve que l'abbé Saha était conscient de sa méthode.Il dit, en effet, i André Brugel, qu'un prêtre a toujours devant 1rs yeux les paroles de saint Paul: “Celui qui plante n'est rien: celui qui arrose n'est rien, mais c’est Dieu avec sa grâce qui est tour." •Serge Fromentin n’est ainsi qu’une transposition dans un récit d'une thèse centrale de la Psychiatrie pastorale de l'abbé Paul Lachapelle.C'est tout 1# problème des relations du prêtre avec l'incroyant que ce récit pose, et il faut laisser aux théologiens le soin d'en discuter smu ce point de vue.Mais pour nous, laïques, ce récit pose un problème qui n’avait été traité qu'inci-demment dans notre littérature et André Brugel a ainsi ouvert une veine qu’il importera de creuser davantage pour atteindre au fond du problème. -a -HNIZVDVW NOIJ.^3* — SECTION MAGAZINE L'avenue des Champs-Elysées est fermée d'un côté par l’Arc de Triomphe et s’enfonce de l’autre côté.iX* JS «K Ai»?! >*c< TXT mpb jV voitures, éblouit le* >eux Trots siècles ont été necessaires pour réaliser cet ensemble aujo ird’hui > célébré 11 n’y a\ ait la.en effet, au milieu du XVIle siècle, qu'une plaine couverte le culture* maraîchères.Inversée par un petit bras de la Seine a demi envasé et par un égout venant du village de I.» Ville-TEvèque.situé prés de remplacement de Factuelle tgü-*e de la Madeleine Cependant, des 1616.Marie de Méiiici* avait fait tracer le long du fieuxe.à li sortie de Paris, trois allées bordée* d’arbres que depuis l’on appela toujours le Cours la Reine.!e mot cours, moins usité d ailleurs dans le Nord quê dans le Midi, désignant en français une promenade plantée.Ce fut seulement en 1667 que Louis XIV ordonna la plantation de la majeure partie des terrains restés nu» jusqu’aux abords de la Ville-TEvèque et confia ce soin a Le Nôtre, déjà charge depuis trois ans de l’amenagement des Tuileries.Celui-ci, guidé par ce sens de» grandioses perspectives qui a»urj »a gloire à Versailles, con- çut et réalisa ici un plan auquel on neglige un peu trop d’attacher son nom et qui suffirait pourtant à l'immortaliser.Le jardin «tes Tuileries devait nécessairement s’étendre en bordure de la Seine Or la direction du fleuve a cet endroit était telle que l’allée centrale du jardin, parallèle au quai, sc dirigeait exactement ver» Saint Germain, séjour ordinaire du roi.U imagina donc de tracer une vaste avenue dans le pro longement de l'allée centrale des Tuileries.L'avenue, après avoir enjambé, à deux kilomètres de là.une hauteur asset marquee, où plusieurs chemin* rayonnaient en étoile, se continuait par une route tranchivsant la Seine a Neuilly et ne bifurquant qu a Courbevoie, d’un côté vers Mai sons, de l’autre ver* Sa;nt-Ger main après un parcours d’environ six kilomètres en ligne droi te Ainsi se trouvait réalisée la plus majestueuse sortie de Pari*.d.ns un cadre m verdoyant e* si agréable qu’apres avoir ete appe îce Le itrand Cours elle ne tarda pas a être communément designee dans le goût cla*»ique de l’époque par le nom que donnaient le* Anciens au séjour des bienheureux le* Champs Elysée*.Ce fut durant tout le Ville siècle, avec le Cours la Heine, la promenade favorite de* Tari siens.lTne vieille coutume devenue une sorte de solennité mon daine en augmenta la vogue.Depuis longtemps, il était d’usage durant la Semaine-Sainte d aller assister aux offices que les religieuses de Longchamp célébraient dans leur couvent s>l-vestre.près du village de Bou logr.o.avec un éclat particulier Bientôt tout ce que Tans comptait de plus élégant prit l’habitude d’aller chaque année, en grand equipage, entendre chanter Ténèbres, a la fameux aH-baye.Et, quand, pour éviter que les cérémonies sacrée* ne pris sent un caractère profane, l’entrée de la chapelle fut Interdite au public, celui-ci resta fidèle à son excursion pnntanière et continua à venir à Longehamp sans entrer dans l'abbaye.Ainsi naquit la mode des pro meaades au Bois-de Boulogne ainsi furent, en même temps, consacrés le* Champs Fly see* comme rendez vous de la haute société parisienne.Les jardins, replante» pur d’Antin, puis par Matignv à a fin du règne de Louis XV.massacrés en 19!4 par les bivouacs des troupes alliées, furent de nouveau restaurés, mais l’ensemble de la grande voie ne corn men ça que sous le Second-Empire à prendre véritablement un caractère urbain Déjà pourtant la création d* la TIace de la Concorde par Gabriel, de 1760 à I77.Î, lui avait fait un seuil magnifique et l’achèvement on 1836 de l’Arc de Triomphe, de?sine par Chalgnn sou* Napoléon 1er.avait placé le plus imposant de* point* de fuite au sommet de -a perfective.Elle fut depuis nettement partagée en deux tronçons, le premier traversant uniquement des jardins.le second.plu?éloigné, borde d’habitations.Entre le?deux était réservé un spacieux carrefour: le Rond Point dos Champs Elysée?.Dans le* jardir* s’ôtaient établi* pou à peu de* restaurants, de* cafés chantant*, des cirque*, un panorama e* deux rangées de petite?baraques abritant des jeux de toutes sortes, comme dans le* foires On y voyait aussi des chevaux de bo;*.des balançoire» et un guignol De put?1SÔ5.le Palais de l’Industrie occupait une partie du terrain situe entre T Avenue et le Cour?la-Ketne.Au delà du Rond Point, s'élevaient de somptueux hôtels particuliers, dont le plus ancien, l’hôtel de Massa, datant de 1784 a ete tranp*oné.pierre par pierre faubourg Saint-Jacques ou il est devenu le siège de la Société des Gens de Lettres de France.Tel* étaient, au XIXe siècle le* Champs-Ely*ee».dont le» des sms de Constantin Guy* nous ont laissé le pimpant souvenir avec les biches et les lionne* en crinolines se pavanant sous de petites ombrelle*, en landau* ou en victorias, et le- fashionable*, à chev al sur de* pur sang anglais roulant l'encolure.Aujourd'hui, lé changement y est surtout sensible entre ie Rond Point et l’Etoile.Certes, la coa*truction du Grand-Palais et du Petit-Palais remplaçant le Palais-de ÎTndu*trie depuis 1900 et »epare* par l'Avenue Alexandre III, a modifié sensiblement Ta*pect d’une partie des Jardin?Miu on y voit toujours, avec d'ancien* restaurant*, le Palais-dc Glace et le Theatre Marigny dans le* rotondes de l'ancien Cirquc-de l lmpêratricc et de l'ancien Cirque d'Eté.Les ombrages y sont toujours aussi épais, les corbeilles de fleur* aussi fraîches et le Guignol est toujours là.Au contraire le haut de l'Avenue a été profondément transformé, non pa* dan* son tracé mai* dan?-a physionomie.Elle n’etait bordée, jusqu'au debut de ce siècle, que par des habitations privée?ou des immeubles à appartement* très luxueux.L’ouverture des premier* magasins et de grand?hôtels pour voyageur* y fit scandale.Cependant le?protestations des gens du monde, habitues a croire que ce quartier leur était reserve, furent impui**ante- a y empêcher l'intru*ion du commerce et des affaires.De 1920 a 1939, s’y accomplit une metamorphose totale qui semble symbolisée aujourd'hui par la presence de l'hôtel de la Paiva.le dernier des hôtelj princiers d’autrefois, entre des cinémas resplendissants et des vitrines gigantesques ou des autos de deux ou trois millions sont exposées comme des bibelots.Quant à la vie.elle y est devenue telle que nous lavons rappelé au début de cet article.Du point de vue purement visuel, l’ensemble de l'immense voie d'accès a la capitale n’a pourtant rien perdu de *a beauté ni de sa grandeur.Et si même on a pu craindre que.pendant la nuit, la multiplication des enseigne* lumineu* n’y fit un fâcheux tapag* de couleurs, il semble que le d.er ait été conjuré, car pre *n ment l’illumination des Champ: Elysée* est faite de rampe?blanches, mauves.bleu pâle, ou vert-pâle qui ont ur.e discrétion de phospho rescence et qui loin de leur donner, comme a certaine?mes, la vulgarité de fêtes foraines, leur prête au contraire un mystère de féerie.(Page* de France) AX A X ** * X Quelle» jolies serviette»! Ne croyez vous pas que »o» ami» *« sentiront vraiment bienvenu* en apercevant dans votre salle de bain ce* serviette* aux motifs brodés qui en font éclater la couleur et la propreté?Rien de plu* simple à exécuter.Explications en français.Patron no E 2322 et E 2333.Pour le commander, envoyez 5 cents (en argent » au Service de« patron* a (aiguille.Le Droit, 368.rue Dalhousie, Ottawa, en ayant soin d’inclure une enveloppe affranchie Im demandes ne rempHt-sant pa» ce* condition» ne recevront pas de réponse. section magazine Voge 2\ •• CETTE ROBE DE CREEE de laine bleu marine r*t garnie d'un toi de salin blanr avec dentelle blanche et perle* *atinér*.l a Jupe est légèrement plissée et le* manche* trois quart» se terminent par de* parement* de satin et de dentelle.Au Mhüce ÀeA clientes par Marthe Gtard Mesdames se plaisent ft fréquenter les restaurants et les salles * manger publics.Ces visite* leur permettent d'agreables collation* et agapes, sans souci de magasiner pour les aliments, de les apprêter et de les servir.Vêtues de leurs toilettes de sorties, elles entrent avec assurance dans J établissement.Elle* ne dérangent point l'hhtesse chargée de placer les gens et prennent possession d'une table légèrement trop grande pour leurs besoins.La serveuse de table, qui avait désiré des clients, leur présen te en souriant le menu détaillé.Mesdames examinent en entier k* suggestions, même les sections qui ne les intéressent guère.De vint un tel choix, elles sont perplexes.La variété des mets et de* appellations les empêchent de se décider.“Mademoiselle, vou* reviendrez dans quelque* instants", répète chacune.L’imagination, toujour* en ré* veil de mesdames les clientes, a conçu un nouveau menu.“Mademoiselle, un pâté au poulet sans pois verts, ni pommes de terre, mais avec des fèves vertes et des carottes, du céleri et non des radis, pas de pâtisserie, qu'un petit plat de gélatine rouge." La serveuse a quelques difficultés à disposer les assiettes et ustensiles sur une table où voisinent les gants, la bourse et quelques colis- “Je ne prends pas de petits pains, mais du pain blanc ordinaire." Encore quelques pas supplémentaires ft la cuisine, songe la serveuse.Les clientes doublent l’exercice quotidien des serveuses.“Mademoiselle, mademoiselle, supplie l'affamée.Le petit gâteau aux pèches et aux noix de mon voisoin est alléchant.Je le préférerais à ce dessert ft la maigre gélatine cerise." En deux petites phrases, la cliente a déclenché un mécanisme dans le restaurant.La serveuse retourne son billet de commande au cuisinier, biffe le des- sert, rejoint la surveillante et lui explique le changement, La surveillante autorise le changement, la servante de table retourne a la cuisine, obtient le nouveau mets et le place devant madame un peu impatientée du délai.Pas de vaisselle ft laver, pas de chaudrons ft nettoyer.Madame.heureuse de cette aubaine rare, engage une longue conversation au-dessus des cafés fumants.Lora des heures de repas, les autres clients, qui attendent une table, et les serveuses s’étonnent de ce manque d'egard envers le prochain affamé Les visiteuses, après quelque temps, décident de quitter les prémices Elles sortent de leurs bourses leurs articles de toilette.Mademoiselle la serveuse, par ordre de la maison et demande tacite des clients, retient ses cheveux dans un filet.Madame la cliente se peigne et »e maquille dans la salle à manger Elles se lèvent de table et oublient de laisser un pourboire.A I ^VAWVVwVAWAW/AV , (Lu couleur ; ù I école ; Par trames James L’Université John llopkin* apiès deux année* de recherches, donne des précisions très intéressantes sur l'effet de la couleur a l’école.Les élèves obtiennent de meilleures notes si les salles de classes sont belles et de couleur brillante.L effet est plus marqué cher les garçons que cher les filles Vous voyea bien que le» psychologues ont raison de tous conseiller de .soigner le décor de?chambres de garçon*.L amélioration se fait sentir d avantage dans les jardins de I enfance.C’est nature!, 1rs petits ont le sens de la couleur.Quiconque a travaillé avec de jeunes enfants a constaté l'instinct sùr avec lequel il» emploient la couleur, san* préjugés, sans fausse honte Pour eux.la couleur est un langage clair et précis.Et puis, un beau décor rend h-s études faciles et agréables.Pourquoi cette insistance a donner à nos écoles une atmosphere de prison?J'ai fait moi-même 1 expérience à l’époque de me.* etude*, de passer d un couvent morne, aux murv blancs, ou toutes les jeunes filles portaient uniformément le noir et dont le seul décor était d’affreux chromos supposés édifiants s un couvent clair et gai.Ici des clauses peintes en vert, en jaune, en pèche; des plantes et des fleuri en abondance: aux murs, de» reproductions des grands maîtres.Pour compléter l'effet de Jardin en fleurs, les blouses d'artistes que portaient les élèves étaient des couleurs les plus brillantes.Et le* religieuse* affirmaient que non seulement le décor agréable facilitait 1 étude et simplifiait la discipline, mais que U formation de caractère en bénéficiait.Parents, vous pouvez attirer 1 attention des autorités sco.airei sur ces point?importants.Après tout, c'est pour le bien de vos enfants, et e est aussi vous qui payez les taxes scolaires.(P- ^LES MELANGES D'OR LO S et de laine, comme le jersey de ms robes a jupes plissée».ont le grand avantage de réduire au minimum la note du nettoyeur à sec.I,r» plU de fibre acrylique peuvent etre laté» à la miin une douzaine de fois avant d’etre represses par un homme de métier.lie modèle de gauche, par Jo Al, s’agrémente au corsage et à fa manche d’un empiècement a plis festonnés.I n drapé souple ft le col minuscule du modèle de droite, par lly Dec helbaum, plairont à l’étudiante et a l’employée de bureau.(C I L J Salade aux poires et aux pêches Placer des poires, bien dodues sur un nid de laitue croustillante.Entourez les de demi poires et péchés bien ébouttées.Remplissez la centre de ces fruits avec de la gelee de raisin et un chou de cren* fouettée, — Servez immédiatement avec ’ notre sauce combinée ’.POIRES FARCIES Moitiés de poire* 1 paquet (4 onces) de fromage ft la cremt 1 c.à table de crème epaiise 2 c a uble de sucre 1 e.à thé de zeste d’orar.ge râpé Egojtter le* poire* — Défaire le fromage en crème — ajouter la creme et i écorce d’orange — Bien mélanger — Accoler 2 moitiés de poires, les réunissant au moyen d une balle du mélange ci haut mentionné — Teinter l'extérieur de la poire avec de la cochenille (teinture rose) une lanière de piment vert fera la queue rie la poire — Refroidir.SAUCE COMBINEE tasse de mayonr.a^e 2 c.à table de gelée de raisin 2 e.ft thé de Jus de citron h tasse de creme fouettée 1 c.ft thé de sucre Combiner la mayonnaise et la gelée — Battre jusqu'à bien mélangé — Ajouter le jus de citron — Refroidir — juste avant de servir fouetter 1a ereroe bien ferme, ajouter le lucre — Incorporer la crème dans le mélange de mayonnaise.une serveuse qui ne reçoit qu’un ma.gre salaire, en prévision des pourboires probables et qui marche plusieurs milles quotidiennement, un petit supplément de vJngt-clnq cents serait une rémunération équitable et appréciée.i-a caissière qui attend que mesdames trouvent leur monnaie reçoit par contre quelques commentaires appropriés.Le?cliente», ft juste titre, collaborent à la bonne tenue des établisse me nia en signalant la propreté des aliment* et du sendee de vaisselle.Les garçons de table disent beaucoup de bien ùet rom pré bensivez et généreuses tijectea.- êrTWlA • » Roman RÉGINE.ef /e bonheur par EROL ?• • ^ ^ • » ?• • ^ ^ ^ • • ^ H'Pi».Ju, ti'ui* • ut *.KH -• *>
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