Progrès du Saguenay, 12 mai 1933, vendredi 12 mai 1933
Qtumrf 1*homme a cassé des mottes, semé de f/ier-be, raboté des planches, conduit un tramway, graissé des roues de wagon, copié des lettres, aligné des chiffres, quoi quit ait fait, s*il l'a fait honnêtement, s'il n a point causé de tort à son voisin, ni blasphémé, ni méconnu la bonté par qui tout subsiste, Dieu lui donne son paradis! .René BAZIN • Ze monde a besoin de plus de Justice el de charité afin d avoir plus dm.paix.Il se trouve que cet vertus essentiellement sociales et pacificatrices, appliquées aux relations entre les peuples, les classes, let individus, constituent un remède souverain au% corn Cuisions qui les désolent.S.E.Mgr LAMARCHE J VOLUME 46 — No 29 CHICOUTIMI, VENDREDI 12 MAI 1933 Chicoutimi, Lâc-St-J««D, Saguenay «i Cbarltvofal Un Bon Mouvement LETTRE PASTORALE DE S.E.MGR LAMARCHE Refrancisation est une expression assez barbare, cV«t malheureux.Mais un mot d'ordre doit être bref, condensé, complet.Kf, pour I* besoin de la cause, dans la campagne si louable lancée pour rendie à la province son visage français, plus exactement canadien-françai?, et re faire une fierté de race, on n’a pas encore trouvé autir chose que le terme refrancisation.Ne chicanons pas trop sur le mot, la chose est excellente.Pius que cela, elle est urgente.La région n’a pas voulu être en reste d'arcicur sur les autres parties de la province où le mouvement est déclanché depuis quelques mois.On serra dans une autre colonne du journal qu’à Chicoutimi s’est for mé dernièrement un comité de refrancisation auquel prêtent leur appui et leur collaboration les différentes sociétés dn la ville: La Chambre Je Commerce, les Chevaliers de C olomb, la Société St-Jran-Baptiste, le Voyageurs de Commerce.le Club Canadien, 1 L.C.C., les Syndicat Catholiques, l'À.C.J.C.Nous sommes d'une région qui, au point de vue qui nous intéir?:" présentement, a grandement bénéficié de «on isolement géographique, j * cependant, il a suffi d’une couple de séances du C omité pour determ ner un programme d’action, de travail, a chacune des associations qui *r-cordent leur participation bénévole à la campagne de refrancisation.L*.quoi! il y a du travail pratique à faire non seulement pour deux mo.à venir, mais pour deux ans.Un examen de conscience fait découvrir mille petits péchés qui en laidissent une âme.Un regard attentif sur l'aspect extérieur de nos ville, de nos villages, de nos campagnes, révèle jusqu'où une influence étran grre a altéré la physionomie canadiennc-françaisc de la région.Veut on un simple exemple?Il arrive, que des marchands, des industriels de chez nous, donnent à leurs commerces, à Fui?entreprises, des noms anglais et s’annoncent ainsi à des gens qui ne savent n» “ycs” ni “no".Voyez-vous souvent un marchand de langue anglaise, même dans une ville nettement canadiennc-françaisc.donner une enseigne française à son commerce?Mettre en garde contre l'emploi abusif d’une autre langue; suggérer partout l'emploi du français, dan?la correspondance commère n le, aux devantures, le long des loutcs.dans les hôtellerie;; faire a villes et villages l’aspect qui leur convient; c’est une des visées du mou vement lancé.Ce travail en surface en nécessite un autre en profondeur.Nous r voudrionîpas paraître trop pessimiste.C’est tout de même un fait qu’manque chez un bon nombte des nôtres une const if ncc nationale.LV conscience, c’est quelque chose qui approuve et désapprouve, qui s^i; thousiasme et déplore; une conscience dicte des actes et en défend d .u tre*.A voir agir nombie de compatriote?, on est pics de se demanda s’ils savnt qu'ils ont un pasîc à respecter, et à perpétuer en nr le haussant pas.Nous n'avons* pas une langue française pour l'abandonner en face de l’Anglais; nous n’avons pas des coutume;, des habitude , des goûts, hérités au prix de grands sacrifices, pour les délaisser par esprit de snobisme ou par indifférence.Pensez-vous que si nous avions une conscience nationale fortement développée, les campagne- d achat %hrz nous n obtiendraient pas de meilleurs résultats?En tant que Canadiens-Français, nous soufflons singulièrement tF n’avoir pas la force d’etre nous-mêmes.Nous en souffrons dans notre commerce, clans notre industrie.Lt nous en soufflons dans notre fierté •aire de la pastorale Sur l’Action Catholique : Sa définition, ses caractères, —l’Action # a Voici l'itinéraire d^ la visite pastorale de S.L.Mgr Lamarri*.évêque de Chicoutimi, pour 1933: son programme.— Catholique dans le diocèse.Saint-Gédcon.23-21 Saint-Joseph d'Alma.24-23 Saint-Nazaire.23-26 Saint-Léon et mission.26-28 L'Ascension.28-29 Saint-Coeur-dc-Marie.29-30 Saint-Henri.30 31 Sainte-Monique.31 - ! e» .Vu’ y Péribonca.S nt-Augustin et Saint-Ludger I 3 •J A.a.m.i/iri in.4 CHARLES LAMARCHE.par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint Siège Apostolique.Evcque de C hicoutimi.Au (clergé.séculier et régulier, aux communauté s religieuses et a tous les fidèles du diocèse de Chicoutimi.Salut et Bénédictions en A otrc-Scigncur.bres du corpv mystique.Chacun I doit dire a\ec le grand apôtre: Où y a-t-il une souffrance que je ne ressente, une defection dont je ne souffre moi-même?Qui e?t scandalisé et que je ne sois tout allumv d une sainte indignation?Le laïque apôtre lui aussi n’a pas le droit de rester étranger aux douleurs et aux combats de la société chrétienne Comme il y a un seul Christ et un I seul baptême, i! doit y ivoir dans me naturelle, et le laïque, membre l'Eglise une ardeur unique pr-s-de ce corps, n en est nullement ex- sant tous F* hommes de ?ei\ir Dieu du.Dans le corps naturel, il y a
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.