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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
jeudi 17 février 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1916-02-17, Collections de BAnQ.

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\ tf wv mt nnn EE CHICOUTIMI, 17 FEVRIER 1916 iJONNIiMKNTS ETATS UNIS ET EUROPE .$1.50 \ CANADA.$1.00 1 Strictement payable J’avance FONDE EN 1886 m ES i o cts Va litfti: m LE PROGRES DU SAGUENAY ANNONCES Première insertion .Insertions subséquente s .5 cts lu ligne W Condition ipccin'ci | pour annonces A lemy terme I I jîï)ér< 2 sous.ET INDUSTRIEL Le numéro : 2 sou* LK Syndicat des Imprimeurs du Saguenay, Incorporé.—PitopRif taitr Journal Hebdomadaire Kedicik en colla hou a'pion Le règne de la force nombre.Ports de cette majorité, les législateurs modernes, armés de la férule légale, renouvellent à l'occasion le geste de cet ancien tyran abatteur de pavots, et décapitent tous ceux qui ont quelque droit à faire valoir.Car.de nos jours, la force, c’est le droit, c'est la justice, c’est ! tout ! 6ôine année.Foin de trèfle.Deux récoltes lorsque lu température le permet.-:o :* Il faudrait être bien aveugle pour 11e pas reconnaître la nature et retendue du mal qui a déchaîné la guerre à laquelle nous assistons effrayés.C’est bien, ce mal, le culte de la force brutale ct le souci exagéré de l’intérêt, aux dépens de la justice et au mépris des traités.% ^ # “Deux puissances, s’écriait naguère Mgr Paquet, l'éminent théologien et juriste, faites pour s’entendre et s’harmoniser entre elles comme l ame et le corps, et appelées à coopérer ait même cf-1 lectours* fort civilisateur, sont aux prises: le droit et la force.1,’inintelligence d’un mot de cinq lettres scinde l'Europe en deux coalisons rivales et en deux organisations nettement opposées et génératrices de luttes et de carnage.Idle soulève jusqu'en Amérique contre des races paisibles, des multitudes honnêtes, des minorités croyantes et laborieuses, les mépris, les méfiances et parfois les agressions déloyales de politiques et de dignitaires 011-blienx de 1« tirs devoirs les plus graves et transformés en véritables d» -potes.” Ht si le despotisme ne juge pas utile ou nécessaire de recourir au sommaire coup de botte teuton, il adopte le mode de strangulation légale, lente, doucereuse, sournoise et sûre.Quand le fait accompli a introduit le système, quand les esprits sont effrayés et 1rs volontés domestiquées par les audaces législatives, le despotisme appelle la violence à la tâche de sanctionner la tyrannie du nombre.he plus curieux c’est que, pendant que les pâles admirateurs des bourreaux de 1789 s’esquintent à conspuer la tyrannie des quelques rois ou empereurs que la forme dite constitutionnelle n’est pas encore parvenue â civiliser entièrement, le despotisme le plus direct, le plus brutal, s’épanouit dans le plus fin terroir démocratique ! Pour s'en convaincre, il 11’y a qu’à voir le parlementarisme à l’œuvre.Les rouages constitutionnels deviennent de plus en plus inutiles, â mesure (pie l’on prend goût â la force et que la saveur du droit s’affadit.De lâ ce culte du pouvoir, de là ces moyens modernes de le conserver à tout prix; de là riniluence des gros capitalistes et des entrepreneurs opulents; de là la partisannerie à outrance et les journaux de partis, chargés d’endormir ou de façonner l'opinion électorale.Oh! qu’il s’éloigne le temps où nous voyions un député ou un ministre donner élégamment leur démission par prohibité constitutionnelle ou par souci de leur réputation politique.C’est au point que le peuple est persuadé aujourd’hui que tel ou tel politicien de premier ordre rentre dans la vie privée parce qu’il est trop honnête homme.La politique, cette science, cet art du gouvernement des peuples, en est venue à n’être plus qu'une question de vie pour un parti, ou qu’une?arme maniée par une caste ou par une secte contre le reste de la société.U pouvoir, c’est la force, le gouvernement, c’est la tyrannie d’une majorité raccoîée et maintenue au moyen de diverses industries L’argent, toutefois, est encore le meilleur agent de recrutement Ht son importance explique la présence dans les coulisses p» Iniques des capitalistes, des entremetteurs et des solliciteurs lin certains pays, le parlementarisme est soumis à 1 influence de sectes ouvertement hostiles à l'Eglise.Un peu partout, les appétits nombreux, les intérêts de toutes sortes augmentent le nombre de ceux qui se ruent à la curée.L’on voit, grâce à rénumération de ces éléments, à quelles conditions un parti ou une secte peut domestiquer la meute haineuse ou affamée et s’assurer la force.On pourra mener, je ne dis pas gouverner! 011 pourra fouler aux pieds la constitution, mépriser les droits les plus sacrés, voler les biens de l'Hglise, les taxei impunément, croit-on, pourvu que l’on ait su entourer son drapeau électoral d’une majorité de haines, d'appétits et cl intérêts.Protestation autorisée Cet assolement est très bon pour le cultivateur laitier qui e3t obligé de payer des prix élevés pour ses grains et sa litière car il donne une forte proportion de grain ot de paille.Il permet de nourrir un grand nombre de bestiaux lorsque Ton se sort de tout un champ de trèfle et du regain de l’autre champ comme fourrago vert.Le gazon du trèfle est traité comme dans l'assolement “D” en préparation pour une récolte surclôe.“L'abandon de la terre” ASSOLEMENT "K” SIX ANS) La Ligue Antialcoolique de Mont- ; les débitants de liqueurs de la Ville réal adoptait dernièrement une réso- ! dox Trois-Rivières, et d’acheter leurs ' lut ion importante que nous nous empressons de reproduire en entier.Nous soulignons quelques passager, pour signaler certaines vérités à nos RESOLUTION ADOPTEE PAR LA LIGUE ANTIALCOOLIQUE DE MONTREAL A LA SEANCE TENUE LE 12 JANVIER 1916.RESOLU: Que la Ligue Antial- coolique de Montréal exprime à qui do droit ses plus vigoureuses protestations: 1.Contre le projet de municipalisation de la vente des boissons spiri-tueuses, d’acquisition dos hôtels et débits de liqueurs et leur exploitation par la municipalité, pour entr’-autres raisons les suivantes: ia) "Parce quo ce système soi-disant destiné h prévenir les ravages de l’alcool, a fait faillite dans les pays ou il a été adopté, et qu’il est de nature à favoriser l'alcoolisme plutôt qu’à l’empêcher.” b) Parce que les administrations municipales ont déjà assez à faire avec leurs nombreuses et importantes attributions actuelles sans y ajouter le commerce d’hôtelleries et de boissons spiritueuses.(c) Parce qu’il existo déjà assoz 1 de causes do démoralisation et d’occasions de malhonnêteté dans les administrations publiques sans y introduire la démoralisation suprême de l’alcool et do son commerce néfaste.;d) "Parce que la demande du conseil de ville dos Trois-Rivières verse dans le pire des socialismes,le socialisme de l'alcool qui abrutit et tue." 2.Contre le projet d'indemniser propriétés pour entr'autres raisons les suivantes: ta Parce que les débitants de liqueurs "n’ont aucun droit acquis pour avoir une licence,” ot qu’au contrai» o, "los licences sont annuelles ot sont soumises au bon plaisir du peuple qui, en vertu do la loi, a le droit de dire si la vente dos boissons spiritueuses sera permise ou no sera pas permise dans aucune des localités do la Province.” (b Parce que le règlement de prohibition adopté aux Trois-Rivières a été passé en vertu de la loi du pays qui 110 pourvoit pas on semblables cas, à aucune indemnité ni à l’achat dos propriétés des débitants do liqueurs.(c) Parce qu’il n’y a aucune analogie ontre la situation des hôtoliers de Montréal qui ont été indemnisés par le commerce do liqueurs et la situation dos hôteliers des Trois-Rivières que l’on voudrait faire indemniser par le peuple qui, tout simplement a exercé ses droits et a voulu so protéger et protéger la race contre les maux de l’alcoolisme.d Parce que les hôteliors, restaurateurs et épiciers qui, en vertu du règlement adopté aux Trois-Rivières, ne pourront plus vendre des boissons spiritueuses, pourront continuer et continueront leur commerce d’hôteliers, de restaurateurs et d'épiciers avec autant, sinon plus, d’efilcacité qu’auparavant, et que leur situation sera la mémo que celle de tous los commercants de la Ville des Trois-Rivières.lèro année.Mais ou racines.2ème année.Grain.Semis do 8 livres de trèfle rouge, 2 livres de trèfle d alsike et 12 livres de mil à l'acre.Sème année.-Foin de trèfle.4ème année.Foin de mil.Mme année.Pâturage.Mme aimée.Pâturage.Cot assolement rendrait des sorvices dans les endroits où lu main-d’oeuvre ost si ruro qu’il serait impossible d’adopter un assolement plus court ot plus propre A produire des récoltes maxima, à maîtriser les mauvaises herbes i ot à maintenir la fertilité du sol, et il peut être recommandé aux cultivateurs qui ne suivent pas d’assolement particulier ot qui désiront changer graduellement pour adopter un système de culture plus productif.La terre pour les plantes sarclées sera préparée comme dans l’aasole-ment "D”.BOVINS LAITIERS •:o: RAPPORT DU REGISSEUR, GUS.-A.LANGELIER.:o: Le troupeau se compose actuellement de 63 têtes de vaches Canadiennes, do race pure ot métisse.Il y a un vieux taureau ot trois taureaux d’un an, vingt-sopt vaches, neuf génisses d’un an et treize veaux d’àge variant de quelques jours à dix mois.Il y a, sur co nombre, seizo vaches et génisses métisses.Nous conservons ces génisses pour montrer qu’avec l’emploi d’un bon taureau do raco on peut arriver à établir un troupoau assez unifor-me et avantagoux.Il est intérossant do noter que nous sommes déjà parvenus à démontrer le premier point, car nous avoiiB six génisses métisses qui paraissent être de race pure.Ce n’est qu’avec le temps que nous saurons si elles remplissent aussi bien la chaudiôro de lait que leurs soeurs aristocratiques do race pure ot onrégistréos, mais nous ne voyons pas pourquoi olles ne le foraient pan.Les rendements des vaches qui ont terminé uno période do lactation pendant l’année sont consignés au tableau suivant: Un fait constaté un peu partout an Canada, depuis un cortaln nom' re d’années, c’cat que l’augmentation de lu population se fuit sentir dans les villes au détriment des campagnes.La désertion de la terre semble être dovonuo à l’état d’épidémie.Voulons nous nous en convaincre, prenons la peine de lire cos quelques chiffres des plus olticiols.Us sont tirés d’une brochure, qui vient de paraître, intitulée “Désertion des campagnes”, écrit,0 par le Rév.P.Adélard Dugrô, S.J.Il n’y a dans toute la Confédération, que les doux provinces de la Saskatchewan de l’Alberta où la population rurale augmente plus rapidement, que la population urbaine.Dans l’Ontario, de 1901 a 1910, on a vu les campagnes diminuer de 62,184; dans le Québec, dans les dix années qui ont précédé le recensement dernier, il y a eu une augmentation de population dans los villes ot les villages do 310,000, tandis que dans les campagne», l'augmentation n’a été que do 40,000; il faut remarquer en plus, que 20 comtés do cette Province subissent une diminution do leur population ter-ricnne.La moyenne do la population, à l’heure actuelle, qui s'occupe dans le Québec de la culture du nul n'ost plus de 61,0 pour cent, c’osl-à-dire, à poil près la moitié de sa population totale.Vraie Copio.Rosaire DUPUIS.Secrétaire.Ci •a .2 c O Ci •a O) *3 fl o eS t! O.~ Nom de la vache.-i 03 2 § rf •° o> •S -o g fl O) ° S’a W.O ^ © fl Q •fl 3 O o C *- 'Ci eu a C © .o fl c o i fl ¦—* G .a &3 G « 3 •o '3 © — *3 3 J2 ¦8 g 's Ü © fl.a m si o « +* a « 5 o E e £ © ta G ^ ci 2 u p J* © 2 t 2 § S 2 •a —• c © 3 b 3 2 o c O © « O © O.*0 > ja tO O) bD •a> «— > £ -2 t fl S g i z ** *0 d 4J , '2 * .2 c c a Si" c a* POUR LES CULTIVATEURS ASSOLEMENTS RAPPORT DE M.G.-A.LANGELIER, REGISSEUR DE LA STATION EXPERIMENTALE DU CAP-ROUGE.Un assolement pour ce district devrait, on règle générale, comprendre une plante sarclée, uno ou deux céréales 'non cultivées en succession] et de une à quatre récoltes de foin ou pâturage.Les quatro assolements suivants sont à l’essai à cotte station.ASSOLEMENT "D" (3 ANS; A ce compte-là, on possède la force, la force édicte un ukase e l’on décore du nom de loi, et une fois (pie l’on a la loi! Qui aurait pu empêcher Combes, Briand de voler l'Eglise et de chas-sir los religieux ?N'avaient-ils pas la loi ?Qui empêcherait les (pi législateurs du Portugal et Carranza d’en faire autant ?N ont-ils pas la bii ?Qui aurait empêché Clémeiiceau, le vieux ciniquc, de déchirer le Concordat et de chasser ignominetisement le représentant de l’Eglise ?Ne s'appuyait-il pas sur la légalité ?Et les Joe Martin, et les Dalton McCarthy, et les Boches d Ontario ?N ont iis pas la loi pour eux ?La loi, c'est-à-dire la force brutale du nombre! C 0 n’est pas plus malin que cela.Qu’une partie de citoyens inférieure en nombre de quelques unités .ient des droits égaux à ceux de la majorité, des droits garantis par la constitution, par le droit naturel, par des siècles de tradition reconnue, peu importe! Il y a quelque chose de mieux que d’avoir des droits, c’est d’avoir la force! affirme-t-on sans sourciller.Mais, si l'on admet qu'un parti atteigne le pouvoir grâce a une majorité de partisans, on ne peut nier que une lois en possession de l’autorité, il doive gouverner pour le plus grand bien de tous! Oh! reprend-on, c’est du vieux jeu.Nous avons changé tout cela.La force et l’intérêt suffisent maintenant.Ce sont deux instruments vraicment admirables, souples, utiles en toute circonstance! Voulez-vous franchir la barrière élevée par le droit naturel et divin entre le pouvoir civil et l'Eglise, les vieilles théories de la justice deviendraient encombrantes.De même, si 1 envie vous prend de faire faux-bond à l'autonomie des municipalités, commissions scolaires, de pénétrer dans le sanctuaire familial par la porte de l’éducation, la force de la loi venant sanctionner celle des intérêts multiples qui convergent vers le gouvernement, est d’une merveilleuse utilité.Le fait est qu’il est peu d’institutions parlementaires, aujourd'hui, qui n'ait adopté ce système de la force, et toutes s’en trouvent bien.Avec une majorité docile, °u glisse une loi à la sourdine, on bâcle un bill privé, et c’est fait.Franchement, 11’est-ce pas là, de nos jours, toute la tactique du parlementarisme ?# 11 faut le reconnaître, rien n’est plus brutal que le despotisme de plusieursLa réputation des anciens tyrans pâlit très souvent devant le despotisme froid, aveugle de la majorité du 1ère année.—Maïs ou racines.2e année.Grain et 8 livres de graine de trèfle rouge, 2 livres de trèfle d’alsike et 8 livres de mil à l’acre.3êmo année.Foin de trèfle.Deux récoltes lorsque la température le permet._ .Cette rotation convient pour les terrains chers, faciles à ameublir, où il importe d’obtenir de fortes récoltes pour payer un loyer élevé et les frais d'exploitation.Elle suppose, soit une superficie suffisante de terrain accidenté employée en pâturage, soit la stabulation.Peu après que la douxième récolte de foin est rentrée, on fait un labour do quatre pouces de profondour et aussi plat que possible, afin de fairo promptement pourrir le gazon.On roule ensuite et l’on bino souvent pendant l’automne, afin de détruire les mauvaises herbes et conserver l'humidité.Vors la fin de l’été, on laboure de nouveau à cinq ou six pouces de profondeur cette fois, mais en laissant le guéret plus droit, alin d’exposer une plus grande surface sur laquelle les gelées puissent exercer leur effet pondant l’hiver.On appliquo le fumier lo printemps suivant et l’on sèmo les navets on rangs, à 30 pouces d’écartement, et io mais en rangs, à 42 pouces d’écartement.Après que les navets ou le mais sont rentrés, on laboure en laissant lo terrain aussi inégal que possible, car on a trouvé que si on le disquait seulement après l’avoir labouré, ce terrain se tasserait tellement sous lo poids do la neige qu il pourrait être nécessaire do lo labourer do nouveau au printemps.On sème le grain aussitôt que possible après que le terrain est ameubli.Gipsy.Finette 2.Jeannette de St-Denis.Flora.Empiro.Delphine.Amanda.Bella.La Brune du Sable.Exiléo do Kamouroska .Princesse du Sable.Christine.Eva.Hilda.Simonne.Kate.Frisée.Denise Bosse.jours 4C6 341 337 339 42G 4G1 311 329 403 402 271 286 267 243 271 31G 362 292 liv.liv.p.c.11 928 00 26 66 4 0 8 039 26 23 67 4 0 G 463 00 19-16 4 71 G 826 21 20 214 6.706 26 13 39 4 GG 69 G 988 50 16 164 4 6 677.76 18 264.36 6 673.00 17 24 4 49 4.902 00 12 40 4 78 4.463 2611 08,6 071 82.76'37 90 4 346 26 10 03 4 63; 74 67 34 4G 180 21 73 11 39 12G 91 64 112 36 44 43 1 118 19 64 18! 97 01 46 06 1ÛH 30 66.76 91 66 40 9G 94 92 49 13 80 G0,41 04! 4 4 4 4 4 3 3 360 60 16 34 4 G3j 73 67 30 90 SCO.6016 97(4 28 004 0012 33 4.67 163 76,16 33 4 G4 71 3G 201.00 13 29 4 69 71.48 643 76 10 36 4.96 66.07136 74 69 80,36 22 68 00 33 73 37.62 37 78 372 00 11 60 4.6 68 13 33 91 107 10 72 62 G7 92 64 01 51 96 51 64 60 80 46 69 46 66 44 86 40 11 39 60 34 64 34 27 33 84 33 70 30.23 24.22 Un fait rossort clairoment dans le tableau qui précèdo; c’est que los vaches les plus avantageuses sont en général les plus fortes productrices, celles qui consomment le plus de nourriture au coût lo plus élevé.Il y a, sans doute, des exceptions à cette règle, mais là, oncore, nous constatons que les bonnes vaches bien nourries sont les seules qui rapportent.Co fait a été si souvont répété qu’il semble inutile do revenir sur ce point, mais il est étonnant de constater combien pou do cultivateurs mettent on pratique lu me-thode que tout lo inonde s’accorde à reconnaître comme la meilleure.Le t tier de chiens que lo métier < hûbl' moyen le plus rapide de réussir est de sélectionner et de donner une bonne tant’ quelle corvée ost lo travail do la alimentation; on y arrive encoro plus vito que par l’emploi de bons reproduc- torre' quelle vie d esclaves nous moteurs.Pourquoi cotte méthode semble-t-elle la plus dure à suivre au plus nous à la campagne, et ainsi de suite nnmKr» /.'««t rniA nfiiis ri* nmivnns comnrendre.1 toutes los litanies de la bile et ( e la Qui nu peut voir dans cot abandon du sol, los symptômes ot les présages d'un grand malheur pour notre pays en général et pour notre race on particulier ?Un peu de réflexion suffit pour faire comprendre que cette émigration intense des campagne» vors les villes présente les plus grands dangers et les pires catastrophes à tous les points do vue, physique, moral, religieux ot surtout national.Si cot état de chose continue, tant soit peu, lo temps n’ost pas éloigné où le nombre des consommateurs déliassera celui des producteurs, ot la rupturo do cet équilibre, avec la crise financière quo suhissont tous les pays, le nôtre compris, dans co grand conflit européen, déclanchera la barrière do toutes les misères.C’est, ni plus ni moins, la plaio du paupérisme qui menace lo monde.On ne peut lire co petit ouvrage du Pèro Du gré, sans comprendre touto retondue de ce malheur : 1a désertion des campagnes, et sans sentir raviver en soi, en même temps, lo désir do prêcher encore d’avantage la nécessité do revenir à la culture do la torro .Los causes do ce lamentable étàt do chose peuvent étro nombreuses; les remèdes qu’on pourrait y opposer do même.Pour moi, la cause principale ot première c'ost l'indifférence ot lo mépris de l’agriculteur pour sa profession.Il la croit inférieure et avilissante, parcoqu’il en ignore toute la noblesse et le mérite; il la croit pénible ot ingrate, parce-qu’il n’en connaît pas toutes les ressources et les avantages.Donc, éclairons le sur sa tâche, ses devoirs et son oouvre.Cette indifférence ot ce mépris pour le travail de la terre, l'agriculteur bien souvent le transmettra à ses enfants."Mon Dieu, quoi mé- grand nombre, c’est ce que nous ne pouvons comprendre.ESSAI D’ALIMENTATION DE VACHES LAITIERES La question des aliments concentrés acquiort de plus on plus d’importance à mesure que les prix des sous-produits de moulins augmentent, tan dis que le prix du lait no monte pas beaucoup.Nous avons entrepris un essai d’alimontation dans lequel neuf vaches, dont les poids ne différaient pas assez pour affocter sensiblement les résultats, ont reçu exactement la même quantité de gros fourrages, tandis que trois d’entre elles recevaient une livre .i le.*U*nenUMconcentrés'qu 'eUes^vou - j va U contre volonté; Us accomphront 2ème&onnéè.-Gra^ot'flli^es de graine de trèfle rouge, 2 livres de trèfle latent manger, c’est-à-dire une livre pu'2.2*lo v*rlt* dm cetu liront “devenus "majeur!!, ils d’alsike et 12 livres de mil à l’acre.3ème année.Foin de trèfle.Deux récoltes lorsque la température le ASSOLEMENT "C” 4 ANS; rancoeur contro la carrière agricole y passe, quelques fois "quotidiennement." Co n’est pas étonnant, ensuite, si cos enfants grandissent dans un dégoût complet du travail de la terre.Tant qu’ils seront sous l’autorité du père, ils travailleront sans doute on-core dans les champs où ailleurs sur la ferme, mais co travail sera un tra- permet.4ème année.—Foin de mil ou pâturage.Assolement très intensif, particulièrement lorsque les bestiaux doivent être pâturés sur la superficie en culture.C’est un très bon assolement pour lo cultivateur ordinaire, car uno partie de la récolte de la quatrième année pout être laissée pour la production do mil pour les chevaux et le reste peut .1 _ 1 _ -i_U ^ .1» In frniaUma annéA Ces «périences fournissen t uno nouvefie d'pf moyenne de 1 s empresseront alors de quitter terre, devise: ^ (u, ^ r(CU ,lm campon, e, toit paternel.Voilà, de grain par 2.üne’hvrVdo Sn^Vhv^ do ** 8’adonnent ‘«'‘eus.xn.nt être pâturé On peut pâturer le regain de la récolte do la troisième année ou le couper pour le nourrir en vert si l’on désire augmenter le nombre de bestiaux sur la ferme.Dans chaque cas, il est bon do la User 1 herbe se développer assez bien avant que les froids ne prennent, car la protection qu elle donne à la terre peut avoir un bon effet sur la prairie ou le pâturage 1 année SUlVLe traitement préparatoire pour le maïs ou les racines est semblable à celui qui est donné dans l’assolement "D".Si l’on Juge à propos de laisser animaux sur la terre assez tard, on fait, à l'automne, un seul labour avec un guéret assez droit ot on roule le terrain aussitôt que possible au printemps, puis on laboure en travers, en préparation pour les rutabagas ou le mais.ASSOLEMENT "B” (.CINQ ANSJ Cet assolement n'a encore qu'une année d’essai.Le» récoltes se succèdent dans l’ordre suivant: 1ère année.—Maïs ou racines.2èmo année.—Grain et 8 livres de graine de trèfle rouge, 2 livres de trèfle ri'Alitike et 8 livres de mil à l’acre.3ème année.—Foin de trèfle.Deux récoltes lorsque U température le ^"éème année.—Grain et 8 livres de graine de trèfle rouge, 8 Uvrea de trèfle d'alsike et 8 livres de mil à l'acre.$9.26.Ces profits paraissent faibles pour la durée de l'expérience 128 jour» mais il ne faut pas oublier que cette épreuve a commencé lorsque chacune la au travail intelligent de la culturo de terre.N’on cherchez point la cause première, ailleurs que dans une mauvaise éducation, une fausse direction dont le père de famille e3t souvent.des neuf vaches avait déjà été traite pondant 137 jours on moyenne plupart de ce» vaches doivent vêler en aoûtl914 ce qui nous fournira de nou- cour, presque nue, pour leur donner de 1 il y a bien d’autres causes, sans ragea vert, à l'étable: ces fourrages seront peaéa.inutiles", nous doute, qui effectuent chaque jour Quant à la question de réformer les ^“ nmoo^ e n y a a^si cette triste odyssée de.nôtres dans avons quelques chiffres à citer qui en montreront 1 importaity ^ ^ Jo lu terre L|) luxe( le un autre détail: c'est que le cultivateur o i qu.#u# lnange, manque d’économie, l'intempérance, vache produit mais il doit également avoir une idée.ce qu euem g,, , d# forât, l'attrait de car une bête bonne productrice P™1 ™ t0UB ces pflSttges donnent: ville, la perspective trompeuse d'une sa nourriture.Mm» des gens diront )peut « tout comme le fabrl- vie plus facile ot plus libro ailleurs, trop d.peine, mal, le cultivateur est UuTqû'U sache | ^ toutes se.forme, etc! cant, le marchand et 1 entrepreneur, et a il v ut dire rai.Mais toujours noua reviendrona au ce que coûtent à produire le a marchandiiea q.‘ à savoir noint de départ, c’eat-à-dire, au foyer ce que coucenc a prouuir* m commencent à savoir | point de départ, c’eat-à-dire.au royer aonnablement quo lorsque la majorité des cul augmenter ieUrs do la famille, et bien souvent noua i combien le lait leur revient, Us commencent également à a ‘«“ «nlor *eUr d0 ,a 1 ’ profit», car Us réforment leurs vaches qui ne les paient pas et «ouvent sus s'arrangent de façon à obtenir un meilleur prix pour leur lait.C.deux choaaiTsont essentielle.1 l'on veut que l'industrie laitière rapporte le.divi-dendea qu’tUe devrait rapporter pour l'argent que 1 on y place.Suite à la page 2 trouverons là la racine de tout le mai.C’est donc là aussi, que devra s’appliquer le premier remède, le devoir de remplir cette tâche ap.partient au pâre de famille.”L'*T*nf*line" 2 JEUDI 17 FEVRIER 1916 LE PROGRES DU SAGUENAY POUR LES CULTIVATEURS Il faut aimer la terre N’est-olle pas pour l'agriculteur la “grande amie" par excellence?Il trouvora paix et bonheur en la travaillant en autant qu’il l’aimera de toutes les fibres de son âme.Tout le secret du succès est là pour lui.S'il la dédaigne, elle lui purleru au cœur; s'il la méprise, elle se vongeru cruellement.Son aol deviendra stérile et ses rendements seront minimes.NOUS DEVONS AVOIR DES BOIS ET DES FORETS, ET CEUX QUI VIEN-i! DRONT APRES NOUS EN AURONT ENCORE PLUS BESOIN QUE NOUS.Sans lo bois et les produits qui en dérivent la vie serait plus dure pour tout le monde.Sans bois de chaufTago, il y aurait beaucoup de misère là ou l'on ne peut pas obtenir de charbon.Le papier même sur lequel sont imprimées cea lignes est fabriqué avec du bois.Les chaises sur lesquelles nous nous asseyons, les jouets avec lesquels les enfants jouent, et beaucoup d’ob-de former son fils au respect à l'amour I J^ts indispensables dans la vie tie chaque jour sont fabriqués avec du bois, de la curridro agricole, s’il ne le fait pas s'intéresser de bonne heure surtout, à toutes ces nobles occupations de la vie des champs, pour qu'il puisse en prendre l'habitude ot lo goût, qu’arrivera-t-il ?Pour la plupart du temps, ce jeune homme grandira dans l'indifférence, sinon dans le dégoût du travail do la terre; n'ayant La première condition donc, pour pris, dès le bas âge, la salutaire ha- l'agriculteur, s’il veut être à la hauteur de sa position, c’est d’aimer sa profession.Alors la tâche lui sera douco et agréublo, ot le travail mémo lui apparaîtra léger et facile.L'agriculteur n’aura pas moins de soin à inculquer, ensuite, cet amour de la torro à ses enfants.Il leur parlera souvent de la noblesse ot des mérites do la carrièro agricole; il cher- Vous no VIVEZ PAS UN SEUL JOUR SANS EMPLOYER DU BOIS.Il est aussi coupable de mettre le feu dans les bois ot de laisser brûler que de mettre le feu & une maison et de la laissor brûler.La chose est en quelque sorte plus grave, car une maison peut se reconstruire en peu de temps, tandis qu'il FAUT DE NOMBREUSES ANNEES POUR AVOIR UNE FORET.SANS FORETS A ABATTRE NOUS NE POURRIONS PAS AVOIR DE BOIS A EMPLOYER OU A VENDRE.Nous envoyons maintenant à l’étranger pour des centaines de milliers de dollars de bois, ce qui constitue une source de revenus très importants pour notre province.Nous possédons des centaines de milliers d’acres qui pourraient produire du bois si nous empêchions le fou de les dévaster.bitude du travail des champs, il n’on sentira point, non plus, la noblesse ot les avantages.Alors, n’ayant aucun penchant pour l'état agricolo, S IL Y A UNE BONNE COUCHE DE FEUILLES DANS LES FORETS, LE SOL il quittera lo toit paternel, pour aller ' ^ TROUVE RAREMENT GELE PROFONDEMENT EN HIVER, dépenser le meilleur do sa vie dans le consequent la pluie et la neige fondue pénètrent dans la terre et travail dur dos chantiors, ou pour ^ EAU CONSERVEE peut alimenter les sources et les courants.Les feux de aller végéter et s'étioler dans le tra- .détruisent ces feuilles et l'eau est emportée et va se perdre au loin, vail délétère d’uno scierio quelconque N® perdez pas do vue que la Province do Québec a do nombreux moulins qui Heureux encore, sera-t-il, s’il ne prend dépendent de cette eau pour lour force motrico et qui emploient un grand chera à leur démontrer les précieux point le grand large dans ces voyages uombro de pères de famille do qui dépend la subsistance de milliers d’enfants, avantages qu'il y a do travailler led’aventures qui sont souvont, dans sol du pays natal; il iru plus loin en- lo jeune âge, un danger pour les coro.Le père île famille, qui a vrai- mœurs et souvent pour la foi.En ment à cœur de transmettre à ses tous los cas, d’un côté ou d'un autre, enfants le culto de la terre, les habituera do bonne heure, les fils surtout, au travail des champs; il leur pennottra de cultiver un petit coin de terre, dont les revenus seront à eux en propre; il leur donnera lo soin à l’un d’élever une génisso, à l’autre une brebis, qui deviendront également leur propriété.Qui dira, par ce moyon, l’émulation qui régnera parmi ces enfants pour soigner, à qui mieux mieux, chacun son petit bétail.Ils grandiront ainsi attachés à la profession de leur père et feront à leur tour, plus tard, des agriculteurs sérieux et compétents.Si le père no prend point ce soin il traincra une vie inutile et sans but dans le monde, et souventes fois, ne recueillera pour sa vieillosse que la misère sinon le déshonneur., Cette désertion des campagnes par une grande partie des jeunes gens do notro époque, ce dégoût do la culture de la terre constituent, aujourd’hui, lo grand «langer dans lo problème de notre raco en ce pays.Co problème qui pourra le résoudre ?Nous lo répétons, lo père do famille avant tout autre, dans la tâche qui lui est échue do développer dans l’âme de ses enfants, l'amour, l’attachement et le culte de la terre.A.M.LES FEUX DE FORETS DETRUISENT LES JEUNES ARBRES ET BRULENT LES GERMES, LES NOYAUX ET LE SOL.La végétation de plusieurs années est perdue: le propriétaire perd l’argent payé pendant toutes ces années en impôts et en intérêts; les impôts sur ces bois sont perdus pour la province pendant de nombreuses années à venir; les oiseaux, los écureuils et tous les autres animaux perdent leurs nids et leurs gites, les poissons des rivières sont détruits; les beautés ot los charmes du pays qui attirent des milliors de touristes sont anéantis.LES FEUX DE FORETS ONT COUTE A LA PROVINCE DE QUEBEC DE GRANDES SOMMES D’ARGENT.Los rapports des dernières années démontrent (pie les feux de forêts dans la Province de Québec ont occasionné pour des centaines de milliers de dollars de dommages et au moins une somme égale doit avoir été perdue par la destruction des jeunes arbres, des semences, des oiseaux, des animaux et du sol.RAPPELZ VOUS BIEN QUE La négligence occasionne les feux de forêts mais les précautions peuvent los prévenir.coup.Je le laissai aller dans les tranchées les encourager et je revins vers le boyau où gisaient les deux corps que j’enjambai pour aller plus loiu, vers la section, afin de voir ce que faisaient les hommes de co côté.Je rencontrai là le lieutenant de Pus et pus lui dire mon angoisse de tout à l’heure en le croyant mort et ma joie .h* le levoir vivant.Plus loin, mon voisin de travail de tout à l’heure était blessé, lui uussi; rter nos deux morts.Vers J heures de la nuit, nouvelle rafale, au moment où les patrouilles fixes reviennent à la tranchée.Nous avons encore des blessés, et c’est à se demander comment quelques-uns peuvent se tirer indemnes.Le jeune sergent V.est grièvement blessé, et quand je lui dis.\u re\oir! il me répond: “Plutôt à Dieu!" Un jeune, que j’ai vu blessé jadis au secteur du saillant, a le dos criblé de balles de mitraillcum*.Il est mort sur le coup.Ma sert ion vient en une nuit d’être diminuée de moitié.Nous avons une trentaine de manquants.I^î petit jour venu, les .survivants de la section restent là sur place, polir veiller à ce que les Boches ne viennent pus s’emparer de nos positions ébauchée- Quelques-uns montent la garde, les autres se couchent là dans la tranche»*, dans les boyaux, ou il est impossible d’aller les visiter pendant le jour, parce que les boyaux sont trop peu profonds, et même en se courbant on serait vu.( Y» braves passeront la journée sans manger, sans boire.Ils acceptent cela le sourire aux lèvres, quitte à croquer rapidement ce soir un morceau «le pain dur, séché au soleil, trempé dans un peu de jus troid.apporté des cuisines qui sont à une heure de là.D’autres se sont blottis dans une secundo parallèle, où officiers et soldats sont accroupis dans de petits trous creusés rapidement dans la paroi.O n leur apporte IA, avec mille precautions, hi soupe, et ils attendent le soir pour retourner en avant continuer le travail Ma nuit s'était passée au servie»; de- l»l»*s.sés.Dans le courant de la journée.j«* lis a travers ces boyaux étroits et d uigcieiix le tour des quatre compagnies du bataillon, pour donner des nouvelle?* de in nuit « ' pour porter une bonne parole aux vaillants qui demeurent.Le soir, au moment où la nuit tombe, chacun reprit .»•*> empîaivmcnt.- d** travai1 Je fis b* tour des positions, pour souhaiter "bonne elumec" à tous l.es pi ihi- lue *•'< r- raient vigoureusement la main.e»»mme pour me r«*ii)»*n*i«T de *«*M«* syn pathie et pour it bouton électrique.On ^oit ia me montrer qu’ils comptaient sur le prêtr»; s’il arrivait quchpie chose.j première locomotive, la première (Vite nuit-là, les obus vinrent nu.-.-i nombreux, la mitrailleuse cuitinuu de fait- | bicyclette, la première n.oisscnneu'e J ai tant eu à écrire à dlflérente, sonnes à qui j'avais promis d,l.n’ re et avec cela, le temp, bJL.*1-et humide de l'Angleterre m'IS un rhume qui pur le mal de têt.rendu incapable de vous écrire' Durant mon congé que j'ai .semaine de Noël je suis allé à Lon.b.L'Hôtel où je restais était tenu ' l une respectable famille francsi,.Mon but était de visiter les ml», ' Lo premier fut celui de l'histoire n» turelle: là nous voyons toutes sur tes d'animaux empaillés, y cornu,,', les animaux domestiques et sauvw« de tous los pays du monde, tous lM poissons du plus petit jusqu'à la p|u, grosse baleine, tous les oiseaux du plus petit jusqu’au plus gros jUs qu'au vautour avec son grand bec cro che.Il y avait aussi de tous les coquillages, des insectes et enfin tous les minéraux.Les trois heures qUe je suis resté là m’ont bien amusé.Le second musée que j'ai visité est celui des sciences: les machineries et moulins de toutes so.les, sous une petite échelle.C.s machineries sont nous ve-re et rois pouvons les mettre en mouvement en pressant C= B0VINS LAITIERS Suit»* de la pago 1 Coinpaiaiflon de vache» avantageuses et non avantageuses.© © p *© - *-» ïï § Ci a 3 2. Pour l’ensilage, cultivez les variétés de mais qui arrivent à l’état “lustré-” dans votre localité.Le maïs qui arrive tout juste â l’état “laiteux" ou "pâteux” donne un ensilage sur et aqueux, d’une pauvre valeur alimentaire, ot moins bon de toutes façons que l'ensilago fait avec du racines, écrivez-nous et nous serons heureux de vous donner des conseils.GRAIN DE SEMENCE Préparez do bonne heure le grain de semence quo vous devez semer le printemps prochain.Si vous n’avoz pas cultivé de parcelle spéciale pour la production de la semence l’été dernier, vous ferez bien de nettoyer très soigneusement à la main le grain que vous avez récolté cet uutouine.On n'est jamais assez riche pour se permettre le luxe de semer des mauvaises herbes, et on ne peut non plus se permettre celui de semer du grain plus ou moins mélangé d'autres espèces.Votre crible devrait vous donner du grain de semonce gros, bien nourri, sans graines de mauvaises herbes.SI votre provision de grain de semence contient, un mélango d'autroB grains, par exemple, s'il y a de l’avoine dans le blé, ou de l’orge dans l’avoine, vous forez bien de trior à la main deux ou trois boisseaux pendant l'hiver de façon à avoir un champ d'un acre ou deux qui vous fourniront de la semonce pure pour l’année suivante.Lo triage du grain À la main peut paraître trop difficile à celui qui ne l'a pas essayé, mais que l’on s’y mette une heure ou deux de temps â autre, ot l’on fera beaucoup en quelques semaines son» trop te fatiguor les yeux.Si vous entretenez le moindre doute sur la vitalité de la semence, es-aayez-la chez vous, de la manière maïs dont les graines ont atteint» 1 décrite dans le premier numéro des l’état "lustré".I “Conseils de la saison" ou envoyez-en Si vous avez des doutes .au sujet un échantillon à la division des se-du choix des variétés de maïs ou de 1 mences, à Ottawa.SïTSEëoURS! VOUS POUVEZ AIDER.Faites en sorte que vos parents s’occupent «pie votre ville soit pourvue de» appareils nécessaires à l’extinction du feu.Cost une précaution élémentaire à prendre et qui épargnera bien des douleurs et des larmes.Rappelez-vous les grandes conflagrations de ces dernières années.PAR CONSEQUENT NE JETEZ JAMAIS DES ALLUMETTES ENFLAMMEES ou des cendres brûlantes de cigarettes, des cigares ou do pipes.NE COMMENCEZ JAMAIS UN FEU DANS LES BOIS parmi los feuilles, le bois sec, ou contre un billot ou le tronc d’un arbre.NE COMMENCEZ JAMAIS UN FEU DANS LA MOUSSE ou dans la tourbe d’un marais desséché.Le fou peut coûter plusieurs jours et ensuite éclater en flammes vivaces.NE QUITTEZ JAMAIS UN FEU avant qu’il ne soit complètement éteint.NE BRULEZ JAMAIS DES ABATIS OU DES SOUCHES DANS UNE CLAIRIERE par lin temps sec ou défondu ou quand le vent souffle et ne laissez jamais brûler un feu dans uno clairière dans surveillance.Restez là jusqu’à ce (pie le feu soit complètement éteint.UNE LOCOMOTIVE QUI LAISSE ECHAPPER DES ETINCELLES ou qui laisse des scories lo long de la voie peut provoquer un terrible feu.Prenez le numéro de ces locomotives et envoyez le au surintendant de la St.Maurice Forest Protective Association, à Trois-Rivières.Il vous remerciera pour lo renseignement.UNE SIMPLE ALLUMETTE, un peu de tabac en feu, un charbon ardent, une étincelle, un malheureux imprudent, et alors la DESTRUCTION DE NOS ARBRES et pertes souvent IRREPARABLES.Les Automobilistes et les voyageurs voyageant le long do nos grandes routes et nos chemins de campagnes ne devraient jamais jetor d'alluinottos enflammées, des bouts de cigares ou de cigarettes en feu sur le côté de la route.Une allumette n’a pas de cervelle, ne vous fiez pas & elle; réfléchissez pour elle.ETEIGNEZ LA.(l'uhlic par la Si Mamie»* r»ir»*Ht Pmtcrtivo Visociarion).lieuse, titj ponts en fer et en bois des navires de toutes sortes, phare outils, anciens et modernes.Liis-lieiitefiunt .b* l’avais aperçu a N«*\«»l).mi il u commandé pendant «pHques jour» la ‘JtU* compagnie du - b”»e.Il »>t venu me rejoindre sur le front, à la 11»; compagnie «lu IJ»*, où il était chef de In 2e section Son séjour au cour» des oHiciers lui a valu les plus grand» éloges de »e» ehrl** qui propagèrent pour lieutenant.B répondit qu'il ne tenait nullement à ravaiimnent, « ar, devoir accompli, il comptait rentrer dan.** la vie civil»* après la lîuerre Souvent il me redit qu’il avait fait le sacrifie»* de sa vie pour la France.«•!.derniers jour» surtout, il semblait pres.**eiiiir lless«*s et leur «humer les s«rours «le la religion.I.’un «!«•» «l»*uv «*»t mort dans la soirée.La relève a lieu la nuit pmelminc, nous passerons In journée de diiuan(*he â li.pour ui»iis refaire un peu.Le capitaine m’annonce que j«* suis propos*'* pont la croix •!«• gm*rre.J«* vous préviens jxiur «pie vous nVn rir«*z pas tr»»p l«* jour où j«* vous dirai que je l’ai reçue.peine 36.Comme je faisais cette remarque un gardien, il me répond t «pie c’était la personne qui parai:-suit, malgré son Age, la plus jeune de toute l’Angleterre.Le rci et la reine actuels sont là aussi et forment un joli couple.Henri VIII dans sa haute tuille fondateur de la religion cr-glicane sa tille , la reine Elizabeth, voiti iej, f’j canons et ^?s mei pin» It s machines «ie suppbcej qui •:ime«li matin, avaient lieu Iont servi sous Robespierre, pendunt POUR LES BLESSES OE L ! AU FEU ! — :«»: La forêt constitue la partie la plus riche de notre protrimoine national, et c’est notre devoir à tous de la conserver pour ceux qui viendront après nous.Sauver la forêt de l’incondie: tel devrait être le mot d’ordre de tous le* hommes de bonne volonté dans cette province.LOMER GOUIN, Premier Ministre, J’entretiens l’espoir que lu prudence de mes concitoyens saura toujours épargner à notre province la ruine ou l’amoindrissement de l’une de ses prin-pales sources de richesse: ses forêts.JULES ALLARD, Ministre des Terres et Forêts.Ceux qui protègent la forêts contre l’incendie rendent un réel service à leur patrie, et prouvent qu’ils l’aiment sincèrement.JEREMIE L.DECARIE.Secrétaire.A LA RELEVE DES BLESSES , (IV “La Croix" de Paris) (D’un d«* nos «*x«*»*I!t*nt» amis:) .!«• me trouvai» dan» un Itoytui pris *F« nfilade par une mitrailleuse «pii semblait vouloir tout* » b*.** « iu«i miiiut**.» nous tr« —**r un vérilabh* réseau au-dessus «h* nos têtes! !.«• sifflement ininterrompu «!«*» balles, tout proehc, donnait tout à fait Pttii|>r»*s»ion d’un t i 1 « * l «pii mm» «*«m\ i ait d’une I ntinc «h* plu» en plus serrée.Tout à coup, le Iieut«*nant ( ’ pus» hommes «b* patrouille fixe N OU.» en jambon» !«• parapet, «*t.«*n ayant soin de roms » «b* l«»i-«|i«i figurent «huis un urticlc «1«* .M.Philippe Landry, l«* président «le I' \»»«»eiati«m ( 'a iui(li»*niu>fran«;ais«* d'Fdueattitn «h* l’t Uitaiio."La h'gislattire d«*> école» séparé»*» du Haut Uaiiadn «l:»t«* «1«* In*;:’,, écrit M.Lan- seul à partage, ces opinions.f qu*> fuis ces grands magasins sur le com- I J.-K BKKGEROX.merce local et le public acheteur aurait Jo mquièrc, s février 1910.?n LÇ~ oc==~.:j\‘tg\ o| II lll! Ihj i° h Chiinifcw île Ccmnierce SECTION DE CHICOUTIMI M .rdi - * s heurts, au:a lieu .ai ( .-*• ¦ ¦•ii: • IIIU :i* mbl*V d .*> ihr*-1* r- ! il1 nubre de Commerce, secte*11 1 ( ! '• ut uni L»*s membres qui intéressent aux questions suivantes sert' ' le* bienvenlis à cette ;.SF«*nibIé«».1.l.a guerre aux achats fui cululoum* M Verrier.2 t'n moy« n efficace d’aider en même îejiij - notre commerce et nos compatriote» «I l'Ontario.M.le Notaire Maltais J Ettiih de la aYait disséqué «les vieillards «l«?quatre-vingts ans, qui étaient tuberculeux depuis (n*nt«* ans au m«»inn! Après tout, la jeunesse ne «lit jamais son dernier mot; et puis, il fallait prendre «I«* précautions!!-beaucoup «1«> précautions»-Vous devriez habiter la campagne, Mademoiselle! .excellente-la campagne»- Je l’habite toujours.Ah!____< Vent très bien-continuez!- Odihî «'«'ouït* un instant, par politesse; puis, jugeant qu’elle a suflisainmeut sacrifiA au monde, elle s’incline «levant le médecin: —Adieu, docteur!.f> j.jle pari, s’observant devant sa femme de chambre, s’efforçant «l«i paraître s’intéresser aux mille riens de lu ru«*.C’est l’heure de la sortie de Condorcet, les enfants «’échappent «lu lyc«*e et courent avec «le grands cris sur les trottoirs: un tout petit, habillé vi\ marin et qui fait !«• fou, vient se jeter duns la robe d’Odile et, tout rouge de plaisir, s'excuse gentiment.< Mile le relève, le garde «piehpies instant» dans scs bras; c’est un blond comme elle, mais avec «les yeux noirs où «’allument d«» éclairs de vie.•-Comment vous appelez-vous, mon petit uiiui-?deinundo-t-clle- L’enfant se dresse tout droit dans son complet bleu de ciel, et, tier comme Ar- tuhan: Mu«lemoui«'llère!-Mon l’èrc, pourquoi m’uvcz-votis abandonné.i*” < Mile, les yeux sur la statue, répète comme une lamentable litanie la mémo prière: Mon Dieu! jmiirquoi m'avez-vous ohondonnec.t i'ourquoi 1 amour a-t-il grandi dans mon co ur, s'il «l«»it Avenir pour moi une souffrance do plus?-Seigneur, j«* m* comprends pas!.mais ay«*z pitié «l
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