Progrès du Saguenay, 22 août 1901, jeudi 22 août 1901
14ème Année Chicoutimi, 33 Août 1901 No 52 Edit.-Prop.: LA GIE D'IMPRIMERIE GUAY-GODBOUT 14 ANS ! Notre journal a, aujourd’hui, quatorze ans révolus.Avec le prochain numéro, il entrera dans sa quinzième année d’existence.Qu at oi ze ans ! C’est presque toute une vie dans le journalisme.C’est tout au moins l’âge mûr, car ils ne sont pas nombreux les journaux qui atteignent cet âge.La plupart succombent avant d’avoir fait leurs premiers pas.Si notre entreprise semble avoir été privilégiée, si nous avons pu supporter los mauvaises années sans tomber, nous en devons mille remerciements à ceux qui nous ont accordé leur bienveillant patronage.Notre clientèle est nombreuse aujourd’hui.Le P/ogres est lu partout ; il a des amis partout.C’est ce qui explique son succès durant les années passées et son ambition pour l’avenir Quatorze ans ! Que do choses ne ec sont-elles pas passées duron t ceito période do temps ! Que de changements dans notre villo ! Le Progrès a été témoin de bien des évènements plus ou moins importants dans ces quatorze années.Il a assisté au développement de la villo de Chicoutimi et de toute notre xi gion.Il y a quatorze ans, le chemin de 1er était encore loin du lac St-Jean.A cette époque, il était encore impossible do prévoir quand Chicoutimi au rait 6a voie ferrée.Nous étion» bien isolés alors.Notro jour Bal a été témoin des efforts qui ont été faits pour promouvoir cette entreprise si importante pour nous.Il a mis lui-même l’épaule à la roue et, dans l’humble mesure do ses forces, il a travaillé au succès de co projet qui devait nous amener cette ère de progrès et de prospérité dans laquelle se t.ouve non-seulement notre ville mais tout le district do Chicoutimi et du Lac Si-Jern.Notre journal a Vu gTandir la ville de Chicoutimi, il a vu grandir et se développer toutes les paroisses qui composent notre vaste contrée.Il a vu depuis sa nais.sanc*- .la forêt disparaîtie pour fairo place à do nouvelles colonies qui sont très ilorissantes aujourd’hui.Pendant ces quatorze ans, il a été témoin du développement prodigieux qu'appiis Industrie laitière dans notre région, laquelle industrie est uno source de revenus considérable pour la classe des cultivateurs.L’industrie .iorestiéro a prL aussi un grand essor depuis quelques années.Le succès de ces deux branches nous assure le plus brillant avenir.Sous le rapport politique, le Proches a assisté à bien levants et des soleils couchants.Des hommes politiques ont surgi snr la scène ; ils ont régné plus ou moins longtemps et le Progrès les a vus disparaître su soin do la tourmente.Mais nous n’en finirions pas s’il nous fallait dire tout co que le Progrès a vu s’accomplir pendant ces quatorze années.Nous caressons un rêve d’avenir et co rêve c’est que le Progrès vivo assez longtemps pour voir Chicoutimi devenir une grande villo industrielle, un grand centre d’exportation, où les convois du Lac St Jean et do la Baie James y appor torons les produits d’une foule de belles et florissantes paroisses où une population considérable y vivra heureuse.Les Surprises n meat Reeense Nous avons eu ces jour® derniers les grandes lignes du recensement décennal.Ça été une surprise pour les uns et uu désenchantement pour les autres.Ce qui nous a particulièrement stupéfié, ce sont les chif fres que l’on donne pour les comtés réunis de Chicoutimi et Saguenay.lu dénombrement de 1891 lions comptions 38,281 âmes.Or, saviz-vous co qui arrive maintenant au bout de dix ans ?C’est que contrairement à l’improsBion générale nous n’avons pas augmenté.Nous summes demeurés exactement co que nous étions on 1891 : pas un de plus, pas un do moins;, Comment cela peut il s'expliquer, alors que nous savons que la ville de Chicoutimi, pour sa part, a vu sa population s’accroître dans une proportion assez respectable depuis quelques années.Quant aux villages environ nants, ils sont également dans le môme cas.Il n’y a donc pas eu de décroissement do ce côté-Jà.| D’où viennent donc les pertes, car enfin il y a eu quelque part d »a pertes sensibles, puis que dans l’intervalle d’uno dé cade, notre région qui se flattait do marcher à grande» pas dans la vole du développement n’a pas avancé d’une semelle au point do vue numérique.Cette déperdition se serait-elle manitestée par hasard du côté de la vallée du lac St-Jean ?Pour ceux qui ont suivi de pros la marche du mouvement colonisateur, cetto supposition n’est guère^admissible.Nous nous attendions même do co côté à un accroissement considérable et cette impression ciété do colonisation et de rapatriement du lac St-Jean.D’après ces statistiques en effet parues sous la signature du secrétaire de l’association, 1600 à-1800 colons se seraient établis chaque année, depuis près de dix ans, snr les terres de la région du lac St Jean.Or, si cette statistique n’est pas simplement fantaisiste, l’accroissement dans la vallée du lac St-Jean devrait être dans les dix à douze mille habitants.Or, le résultat général qui vient d’être publié, semblerait prouver que î ous sommes bien loin d’un accroissement quelconque.Quoiqu’il en soit, il est encore impossible à l’heure actuelle do determiner de quel côté se sont produites les pertes, car pertes il y a eu, puis qu il n’y a pas nu d’augmentation dans le chiffre de la population.Nous ne connaîtrons véritablement la situai ion sous ce rapport que lorsque le gouvernement nous aura fait connaître les particularités du dénombrement, c’ebt-à-diro lorsque l’on nous aura fourni le chiffre de la population par paroisses et villages.tention par l’assistance qui, & plusieurs reprises, no put contenir son émotion au récit des actes do sublime dévouement et de sacrifice qui est la vie d’une religieuse hospitalière.La famille toute entière del® nouvelle religieuse assistait à cotte belle cérémonie.Coftu famille se compose du père, de ls mère et de douze enfanta, cinq garçons et sept filles, tous vivants et qui se trouvaient tous réunis co jour-là.Cetto nombreuse famille compte un prêtre et trois religieuses, dont deux au couvent iu Bon Pasteur : la Iîév Sœur Marie-Bernadette et la liiv.Sœur Marie des Oliviers qui assistaient à la cérémonie.C’est donc la troisième fille de U.Savard qui vient de se consacrer à Dieu.Les Dames Hospitalières offri* rent un magnifique diner à la famille de la nouvelle professe.T il A l’HolcI Dieu St-Valïer _____ ___ • Vendredi matin, le 16 août courant, eu la chapelle de l’Ilô tel-Dieu St-Valier, Mademoiselle Louisia Savard, fille de M.Louis Savard, cultivateur de cette pa rcisse, en religion Sœur Saint-Jean Berchmans, prononçait ses derniers vœux, disant au monde un dernier adieu, et jurant do consacrer sa vie au Bon Dieu en prenant *oin des malades et des pauvres déshérités qui vont s’abriter sous ce toit hospitalier.La cérémonie a été comme toujours très touchante.M.l’abbé Eug Lapointe, procureur du 6ëminairt5 officiait.M.l’abbé Joseph Savard, curé de St Sirnéou, comte de Charlevoix, frère do ia nouvelle religieuse, a fait le sermon de circonstance LES TOURISTES Une affluence considérable d'E-tramjers visite le Saguenay cct été La saison qui va *e terminer bientôt tiendra le record, croyons-nous, pour le nombre d’etrangers qu’elle nous aura amené.En effet, le nombre do3 touilles jui fout le tour du Saguenay va toujours grandissant.C’est uu courant irrésistible qui nous amène chaque année ces faveris de la fortune, ces gens du haut commerce, fatigues des allure* et qui veulent tout oublier pendant quel} ques jours, quelques semaines Le tour du Saguenay est l’idéal du touriste et ceux qui l’ont déjà fait uue fois s’en retournent telle lient enchantes de la beauté de ce pays, qu’ils nous reviennent l’année suivante avec un groupe de leurs amis.Aussi, il n’est pas besoin d’être prophète pour prédire qu’avant longtemps la roa'o du Saguenay sera une des proférées des touristes en Amérique.IL n’y a rien d’extraordinaire en Le prédicateur a et*» très élo Iceia, carco voyage est le p;us quout.Il avait pris pour texte délicieux que l’ou puisse Turc l)eus auxilii mei et spes mca in\Le lableau qui se déroule aux Deocst ! *'0’cbt de Dieu que y^ux du voyageur est quelque j’attends le secours, toute mon espérance ost eu lui ” Le sermon était divisé en trois points : lo.La religion est le don le plus précieux que Dieu ait fait à l’humanité.2o.Le triomphe de ia religion dans la vocation d’uno religieuse hospituiiure.3o.La religieuse hospitalière triomphant a son tour, par la religion des dilficutt-s qui se rencontrent dans «es fonctions.6ta.it basée sur les statistiques] Cette belle ulioeutiou a été «lus luttes , il U vu des soleils V™ publie chaclu0 amiéo la 80" écottlée uue religieuse al- chose d’incomparable qu’on ne se lasse pas d’admirer.Lj oervice de batoaux que nous denne la compagnie lii-ohelieu et Ontario pendant les mes d’été est bien fait ainsi pdur populariser ces excursions.De fait, y a-t-il quoique close de plus attrayant que de «'embarquer un bon maun, a Quebec, sur un des splendides vaifcg aux de cette compagnie, pour se rendre jusqu’à Uhieou-iimi ?Somptueux bateaux, officiers polis et empressés, ta^ ble de première classe et ce LE PROGRES DU SAGUENAY “tenu fleure sou* les pied*, quelrejoindre nne colonie près dellii.!.'.I AtfonflATI I If^anfiAn I peut on rêver de pins, si ce n’est Bethesds, ils ont été entourés All 61111 OU î JttMWMUU i A1161111011 • peut-on réver de plus, si ce n’est le paradis.Le trajet sur la rivière Saguenay n'offre pas moins d’attraits aux touristes.Sur tout le parcours, des h A tels de promièro classe tels que le Manoir Richelieu à la Malbaie, l’Hôtel Tadoussac, le OhMe»u-Sagaenay à Chicoutimi et l’Hôtel Robsrval, Cos "hôtels ne le cèdent en rien aux plus grands hôtels du pays.11 n’est donc pas étonnant de constater que le nombre des touristes augmente dans un aussi beau pays et avec une organisation aussi parfaite qui assuro aux touristes tout le confort possible.IE RECENSEMENT AUGMENTATION DANS QUEBEC.—DI M1NU-TI ON DANS ONTARIO Bethesda, ils ont été entourés sur les côtés par une force sn péri sure ions le command' ment 4e Theron, et ont dû; m rendra U* homme a été, tn> et tToia blessé.Li capitaine Bethelhein est dangereusement blessé.Lord Kitchener ne donne pas la dste, mais les listes des pertes semblent indiquer le 6 août.Lmndres, 19 —On se bat fermement an Transvaal.Aorè« le combat rapporté hier, lord Kitchener rapDorte, se matin, qn’un cour.bat s’est livr* hier entre un régiment de la Baden* Powell Constabulary et un commando renforcé à Middle* burg.Le régiment de Baden-Powell a perdu un homme tué, plusieurs blossés et quinze fai-prisonniers.Les Boers ont eu vingt-trois hommes tuée.Les chiffres du recensement sont connus II y a diminution considérable dans Ontario et augmentation dans Québec Les provinces maritimes accusent une dimination notable, et l’ouest a doublé sa population.En somme, lo résultat est ss-tisfaisant pour Québec et Ios provinces de l’ouest ; c’est un résultat décevant au point do vue général, car on était en droit de s’attendre à plus million d’augmentation.Ontans doit son augmentation entièrement aux Canadiens-irançais.Les comtés de lien frew, Charletou, Ottawa, Ni-pissing, Prescott, Russell, tpn« les centres de population française accusent seuls .ou a pen tirés seuls une augmentation.«s autres comtés août ou stationnaires ou rétrogrades.Voici les chiffres que noua avons pu nons procurer-: Population totale 19()1 5,887,16à Population totale 1891 4,883,000 Anx Coltinteirs «t tasteirs de Chemx RMIDÏ IRMILIiIBLI Augmentation générale 508,827 Ontario perd cinq sièges et n’a augmenté sa population que de 58,657 habitants.Québec a augmenté de 132,-4S9 Ames.La nouvelle-Ecosse perd deux sièges.1T lo du Prince Edonard, un siège, et le Nouveau Brunswick, un siège.La population do la Colombie-Anglaise a monté de 98,000 è 190.000 ; celle de Manitoba, de 152.000 a 244,000 ; celles des Territoires du Nord-Ouest, de 60.000 à 145,000 ; celles des Terroire6 non organisés, do 82, 4)00 à 75,000.Ces chiffres sont sujets à de légères corrections.LA GUEriRE Durban, 18.—Lord Kitchener, A la tête d’une force con eidérable, eo dirigo vors Hon-deweni, sur la frontière du Eululand, où le général Botha est concentré avec quatre mille Boers.Un engagement important s’eu suivra.Londres, 18—Lo Bureau de la Guerre a reçu la dépêche suivante de Lord Kitchener, datée do Pretoria, IG août.*• Pendant qu’un parti des éclaireurs de French se préparait à KRUGER ET REDMOND L’effet de la proclamation de do Lord Kitchener, ou mieux de M.Chamberlain, no se voit pas très bi-*n en Afrique-Sud.La rameur circule que les négociations ont été reprises entre le général Botha et lord Kitchener, mais cette rumeur est probablement fausse.Le nombre des burghers qui se rendent volontairement n’a pas augmenté depuis la procla-ion, mais il est peut-être tro p ôt pour s’attendre à un résul-at de ce genre.Il faut donner anx Boers le temps de se faire à l’idée de soumission.Le "Freeman’s Journal” de Dublin, publie une entrevue entre M.Kruger et William Redmond.Au cours de cette eatrevue le président du Transvaal a exprimé sa gratitude envers^ les Irlandais pour l’appui moral Îu’ils n’ont cessé de donner aux oers depuis le commencement de la guerre.Je considère les Irlandais comme des frères ' on oppression, et j’engage les membres nationalistes du Parlement anglais à continuer de travailler énergiquement pour défendre la cause de la justice et de la vérité.” Parlant de l’effet que peuvent avoir la récente proclamation de lord Kitchener et les discours de do M.Chamberlain, M.Kruger a dit : "Ces proclamations et ceB discours, loin d’effrayer mon peuple, sont plutôt de nature à [’encourager à continuer la lutte.Les menaces l’aiguillonnent."Les 'Anglais out armé deB indigènes contre nous depuis le commencement de la guerre, mais nous avons quand même respecté les lois de la guerre et jamais nous n’avons employé les Cafres contre nos ennemis.Il est contre nos principes d’employer des noirs contre des llanos.” M.Kruger a nié énergique ment l’existance d’uue conspiration hollandaise contre l’influence anglaise en Afrique Sud et a répété ses anciennes déclarations sur la genèse de la genèse de la guerre.Il a ajouté : “ Je connais les promesses de la Graude-Bretague.Vous Ir landais, devez la connaître aus si.Les Anglais promettent de nous prêter de l’argent pour rétablir l’ordre de nos linances.Votre oheval est-il affecté par la toux, la’gourme.los’ver* manque d’appét't.Employez la POUDRE! DE CONDITION préparée par Jos.Julien.; AGENTS-GENERAUX, PONT ROUGE, O », p ,rr l9 a GÜAY flODBDür, ChlciHitlml.Pais, si nous ne pouvons leurj rendre cet argent, il prendront notre territoire.En d’autres tonnes, ils veulent que nous nous mettions la corde au cou et que nous appellions cela la Liberté.“ Nous serions des esclaves.” Après avoir exprimé sa ferme conviction que Dieu accorderait la délivrance aux Boers.M.Kruger a dit : Même à présent il nous serait possible dé réorganiser notre pays : mais pour cela, il nous faudrait l’iu-dépoudance complète.” Il a aussi protesté énergiquement coutre les camps de concentration : “Je crois pas que le peuple anglais connaisse les atrociiés que l’ou commet eu ¦ou nom.” Avis Public An Sujet de la Gratuite des Manuels Scolaires « DEPT.DÜ SECRETAIRE DE LA PROVINCE Québec, 27 juillet 1901** Conformément à l’article 543 de la loi de l'instruction publique de la proviaoe de Québec, legouvernemeat a fait p.éparer un ouvrage pour les écoles élémentaires catholiques.Ce livre a été approuvé par le comité catholique du conseil de l'instruction publique.Lo nouveau manuel est divisé en deux partiel reliées séparément.La distribution do ces manuels se fera à partir du premier août prochain.Les commissions sco •aires, les écoles indépendantes, les collèges et les couvents qui désirent introduire MON PRE MIER LIVRE, (c’est le titre du manuel), dans leurs classes, n’ont n’a s’adresser au surintendant e l'instruction publique, Québec.Par ordre du Secrétaire de la Province.JOS BOIVIN, Sous secrétaire do !a province.Isstkprlc Dlnuajh» |, J414 LOI m teftias voyftieroat c > a n 1 3 11.: DEPART DB CFUCOUTIMI l POUR BOBBBVAL l.#0 P.Al.—Kxpruat U di-uAach* «salomont arrivant à Bowvél à 3.UP.* AI.Ce train VJfagsra lo jj.m%nche»aalam»ut du M Juii-lafc au 25 40at i iriun/jmat.POU* BOBBBVAL *T QUEBIO 6.30 P.M.-Exprès tous 1m jours orcapto 1§ s»madi.arrivant à Robirra! à 9.10 P.M., •• A Québec à 7.0i A* M.DEPART DE ROBKBVAL POUB QUBBIO 10.05 P.11.—Exproas direct avec chardor-tolr, toua laa joarj «xeooté la ••modi arrivaut A Quota à 7M A* M.PoüB CniCOOfIMI 7.30 P.H.SxprMi toa laa joara •rotpté la dimanche, arrivaat à 9.5e P Al» 7.30 P.ML—Ezproaa la dimaacba aaulomant arrivait à 0.55 P.II.Oe trai» Yojageia U ditaanoao muI».maat da 14 juillet an g» août i liai ual vame ut.DEPART DE QUEBEC pou* bobiival rr obioouvimc 8.40 A’ Al.—Ex pma direct avoc char parloir* foâ la* jour* accepté h dims*, che arrivant 1 Rutavai à 4.50 P.Ai., at à Chicoutimi à 0.55 P.Al.Uu train mixta part de Chambord Jonc-tien A 6.15 p.m.toua tea lundi*, mercredi) et vaudraiia pour Chiooaümi, y arrivaut A 9-25 p.m.au retour, part da Chicoutimi A 5.45 a.m.toua laj mardi*, joudia et samedis, arrivant à Chambord Jonction A 8.45 a.m.25 MINUTES au lac Edouard pour prendre la lanch.lit fret ae aara paa reçu A Quêta après 5 haurea d.m.Excollaataa Urraa A vendra par leQoavar-aement dana 1a vallée du Lee St-Joan à aaa pria nominaux.La chemin de far traneportera laa non* veaux calons et laura familles, et aaa quantité limitée de laura effets da ménage UKA-TIS.Avantagea spéciaux offerts A ceux qui établissant des moulins oa autres industries.Pour rooseiguemouta au sujet daa prix pour laa past agora at pour le fret, s’edroaaor aux bureaux delà Cotnpagnia au Termina» rue St-André, A ALEXANDRE UAROjf agoni gé néral pour le* paaeagore ot le fret.J.-d» .“* - i Terre à Vendre ’Une magnifique terre située dans le rang St Mathias, arec bâtiment ot roulant, le fourrage ut la récolté.Lo tout à d’excellentes conditions.S'adresser à CLEOPHAS CLAVEAU, 3 fs Chicoutimi.QaéDoc,9 juin 1901.SCOfr, aérant Général msea «orna Agent Général Pour le fameux système al* phabèthiaue Français.Se chargera comme par le passé de le procurer et de l'enseigner à toute modiste ou au-tros dames qui s’intéressent à la couture.S'adretBer par lettre ou personnellement à m.B01V1N, St-Jérôme, Lac St-Jean.“ LA Boons flue Racine.CHICOUTIMI LE PROGRESJDU SAGUENAY NOUVELLE Po^r les comtes de Chcoutimi, Saguenay, Lac St Jean et Charlevox ED.I.BMTBTÏ y|cartës D’APFAiftE8 Nous venons de prendre l'agence des fameux cigares DE LA MAISON JVIILLER de LOGKWELL^ Québec pour les comtés ci-haut mentionnés, et espérons quo la clientèle saura gré d’avoir une succursale à sa porte.Voici les marques que nous avons on stock : FLOR DE CARONA PRIME & FLORIDOR CALIPER ST GEORGES MAHAMMA REG.PUELTA • , TOD S LOAN j'j MY SPECIAL CHAMPANA llelcDez voire commande a la ma son GUAV-GODBOUT Agent général BUREAU d’A flaire, Rue Racine Côte de la Banque Nationale Représentant les Oies Suivait tes : CONTRE LE FEU: ; 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St Gédéon, 19 août 1901 coups de poing» d échangés J.D.Guay, Ecr, Une première action a été prise Rédacteur du Progrès.et ceci a donné lie P Chicoutimi, arrestations pour blasphèmes et Mon cher M.Gnay, J'attire votre attention sur l’article intitulé Beurre et Fromage dans le Journal d'Agriculture du 8 juillet dernier et les suivants ; et jo vous invite à le publier danB votre journal avec les commentaires que vous jugerez convenables.11 y a dans des extraits de cestaries lettres que ce journal cite, des avis sérieux sur la position do notre industrie laitiè-e qu’il est important de bien faire comprendre à notre public agricole.Les conférenciers qui out fait le tour da comté en juin dernier ont donné les mêmes avis et prêché à haute voix la nécessité d’améliorer notre iudustrie laitière : on a tenu compte plus ou moins de leurs en-eig-ie meats en certains lieux : voici u ceux qui viennent so fixer , • • , .,, .t „ T - due le ministre d Agricu ture au Lac ot .Jean.Jusqu à pré- j r\ -u • ., ° .____ -i-___ H , ; , de Quebec vient dans son îour- fent ces privilèges ne valaient que jusqu’à la station Jd’Hébert-ville, et maintenant auront ef fet juequ’ê Chicoutimi.Comme vous le savez ces avantages offerts aux colons 6ur notre chemin de fer consistent dans le passage gratuit des peisonnes, l’expédition gratuit de 35Ü lbs do bagage par tête ¦de passager payant un billet de passage, la balance ^du bagage payant neuf contins par 100 lbs seulement.En faisant le tour du comté, en juin, dernier, j’ai trouvé qu’il y a beaucoup de bonnes terres à prendre dans lea con* tons précités, et j’ai cru de mon devoir d’essayer n en faire connaître la valeur et à inviter les colons à s y rendre vu qu’ils y trouveront autant d’avantages qu’au Lee St.Jean.A ma graudo surprise j’ai découvert que la c/e du chemin de fer ne mettait pas les coIods allant à Chicoutimi tur le même pied que ceux qui vont au Lac St.Jean ; j’ai soumis cette anomalie à son habile gérant M.Scott qui s’est empressé de donner des instructions pour quo tout soit mis sur le mémo pied, et je m’empresse de publier cette -améliotation que les journaux du district so feront un plaisir taire connaître au public, ’espère.Je vois aussi qu’il esté propos que les journaux commencent à parler nu peu plus qu’ils ne l’ont fait dans le passé des bonnes terres qui restent à vendre dans le district do Chicoutimi : les avantages quo Chicoutimi et Jonquières offrent sont considérables, les autres manufactures qui Be construisent ferout de vos alentours un foyer manufacturier où toutes les classes de nos campagues trouveront un marché satisfaisant ; pourquoi ne pus travailler à augmenter là population de vos nouveaux camons où la terre est si bonne, en y attirant une saine population de travailleurs agricoles comme celle qui se porte au lac Ct-Jeun ?Four ma part, je suis décidé indécence*, voies de faits, vagabondage, etc.Une foule de curieux assistaient aux séances.Quant aux parties en cause, aucune d’elles n’a conquis de nouveaux fleurons par ce lavage en public.Seuls, les avocats et les huis siers eu retireront quelque profit.L’“Alcyon Les Nouveau Bateau Traverse Dont Throw Then Away Il is just like throwing away money, when you throw aw it the SNOW SHOE TAGS which, are ou every plug of B0 33 PAY ROLL AND CURRENCY CHEWING TOBACCO.Sara them ani you cau have your ohoice of 150 handsome presents.Ask your dealer for a catalogue de la Quebec vient aans son |our nal dégager sa responsabilité en donnant à méditer l’avis vant : “Nous n'hésitons pas à dire qu’il y a danger pour le Canada de voir se répéter l'amère expérience du district d’ütika, dans l’état de New-York, dont le fromage commandait autrefois les plus haut prix sur les marchés et qui aujourd’hui est tombé au deuxième rang.Les seules sections du Canada qui montrent une amélioration so at les Townships, une partie de Québec et le Nouveau-Brunswick.“Tontes les antres sections eont descendue* beaucoup au-dessus de leur vieille réputation." De nombreux clients qui autrefois ue voulaient rien autre chose que le fromage do l'Ouest de Toronto déclarent qu’ils n’en toucheront plus nue bcîte désormais ’ Les prix du fromage paraissent nous menacer d'une baisse sérieuse ; le “Journal d’Agriculture” en indiqua aussi la cause qui vient nécessairement de nos produits plas ou moins inférieurs.J’attire votre attention, M.le rédacteur sur ce qui 8e passe ; je vous prie de suivre de près le marché du fromage et les articles de journaux qui s’y rapportent, et de bien tenir les cultivateurs au courant de tout ce£qui le8 intéresse eu industrie laitière; nous courous certainement vers uu avenir déplorable si nu ef.fort suprême n'est pas fait pour enrayer le mal qui nous menace.• • Je compte sur vous, M.le rédacteur, et tous nos journaux locaux pour faire uno croisade dans ce sens qui'sera la plus belle œuvre qu'aucun d’oux pui sse avoir à son crédit.J’ai l’honneur d’étre, Votre respectueux, Jos.Girard, M.P.A été Lancé üimime hc ___J Le petit vapeur "Alcyon”, propriété do M.Epiphane Ga- JCCASION FAVORABLE A DES PRIX POPULAIRES Assortiment complet de cher-cucorio tel que Jambon, Saucis-pe, etc.Fruits, Bonbons, biscuits do toutes sortes.Assortiment do fantaisia général.THOMAS LAMARRE, ignon, et qui est destiné au ser-SU1" vico do la traverse entre Chicoutimi et Ste-Anno a été lancé dimanche.“Alcyon” qui veut dire hirondelle de mer est un nom bien trouvé, car on nous assure quo ce vapeur sera rapide et léger comme le volatilo dont il porto le nom II ne fera qu’effleurer l’onde et se moquera nous dit on, des récifs et des basses oaux Tant mieux.L’apparition do l'“Alcyon" va réjouir tous ceux qui voyagent entre Ste-Anne et Chicoutimi et on se prépare déjà à dire adieu à l’éternelle chaloupe.Il est de fait que lo nouveau bateau a un très faible tirant d’eau et qu’il pourra faire la traversée à toute heuro.M.le Docteur et Madame Claveau étaient les parrain et marraine du vaisseau.M.l'abbé Edmond Bossé, vicaire de Ste-Anne, assistait au lancement et a béni r“Alcyou” C’est vers six heures, dimanche matin que ^'Alcyon" a\ laissé son lit pour se précipiter dans les eaux du Saguenay.L’“Alcyon" est très élégant et fait honnonr à l’habile ouvrier qui l’a construit, M Pierre Mailloux, do la Baie St-Paul.Le nouveau bateau sera pourvu de deux hélices • ses machinos seront très puissantes.Comme on le voit, 11.Gagnon ne veut rien négliger pour donner satisfaction au public.Espérons que ses concitoyens lui sauront gré des sacrifices qu’il s’impo e AVIS Nous avons besoin immédiatement pour la coupe da bois de 100 hommes pour Grand’-àlêro.Salaire do 15 à 20 piastres,par mois.Ceux qui seraient désireux de s’engager peuvent le faire en s’adressant au soussigné d’aujourd’hui au 31 courant.JOHN YOUNG Hotel Néron Chicoutimi.Terre à Vendre Dans lo rang St-Jenn-Baptis-te, contenant 140 acres eu superficie.avec un roulant, instruments oratoires, lo tout complet.Pour condition, s’adresser à Nérée Tremblay, rang St-Jeau-Baptiste ou a AI) TREMBLAY, Riv.du Moulin GRANDE VENTE DE Hardes Cour de Magistrat M.le magistrat Vallée a été appelé à Chicoutimi la semaine dernière pour entendre diff - a laire de mon mieux dans ce|rcnte® accusations portées desens, et j’espère que le public Taîlt *!“' , „ ., .- - L» Cour do Magutrat a donc local me secondera.J’ai l’honneur d’être, Votre respectueux, Jos, Girard, M.P siégé lundi toute la journée et mardi avant-midi.Il y avait cinq à six causes à juger.Tous ces procès proviennent d’une chicane à laquelle il y aurait eu quelque* Soumissions Demandées Dûb soumissions cachetées et endossées “Soumission” seront reçuep d'hui au TRENTE AOUT courant.—par le rév.Jos Sa vard, curé do St-Siméon, comté de Charlevoii—pour la cons truction et le parachèvement d'une église et d’une saciûstie en pierre, dans la dite paioisse Les syndics ne s'engage nt pas à accepter la plue basse ni aucuno des soumissions.Lob plans et spécifications sont visibles au presbytère de St-Siméon, ainsi qu'au bureau de l’architecte soussigné.JOS.P.O U ELI.ET, f Architocte, 30, do la Fabrique, 2 f» Québec.Faites 25 pour cent de Réduction sur les Habillements Faits Fard ssus d Hiver et pantalons d’étoffe poor l'Ouvrage.Je viens justement do recevoir un assortiment considérable do Hardes Fa'les ae toute grandeur, de toute couleur, de toute qualité.Ce stock a été acheté à des conditions qui ma permettent d’offrir cette grande réduction de 25 pour cent.Venez nous faire une visite et vous serez étonnes do nos prix.C'o»t quelque chose d’incroyable.Je lions aussi uu «lock générale de toutes tles marchandises dont on peut avoir besoin dans les familles.VEDLO.V RUE RACINE, En Face de l’Evêchâ 5 LE PROGRES DU SAGUENAY BEURRE ET FROMAGE Le fromage Taut 9c a 9 I78 à Montréal.Il ne semble y avoir ancnne tendance ni à la hausse ni à la baisse.Le beurre vaut 20 cis.A Ste-Anne Les travaux d'agrandissement à l’église de Sto-Ânne avancent rapidement.Cet agrandissement consiste en une allonge en avant de l’église et qui permettra d’ajouter une centaino de bancs noa-veaux.Ces travaux qui coûteront une dizaine do mille piastres étaient devenus nécessaires vu l’augmentation croissante de la population de Ste-Anne.Les murs et le toit de l’allonge nouvelle »ont terminés et de Chicoutimi nous voyons s’éle ver le clocher.Quand ces travaux seront terminés, l'église de Ste-Anne sera trèa élégante.FEU THS BfRGERON Nous avons le regret d’annoncer la mort d’un de nos concitoyens les plus estimés, M.Thomas Bergeron, contre-maître à l’emploi do la Cie de Pulpe.M.Bergeron est décédé en cette ville samedi, è l’âge de 38 ans.Le défunt était le fils de notre vieil ami M.Benoit Bergeron, de Sault an Oochon.Les funérailles ont eu lieu hier matin à Tadousiac.Le défnnt laisse une épouse éplorée à qui nous offrons nos pins vives sympathies.NOTES JJCALES PERSONNELS M.et Mme Jeau Perron sont arrivés la semaine dernière d’uno promenade de quelques jours à St-Siméon, comté de Charlevoix.Tout un party do chicouti* miens et do chicoutimicnnes est parti dimanche pour l’ex position de Buffalo.M.E.Theberge, voyageur de [commerce, est retourné a Québec mardi soir.M.le magistrat Vallée était à Chicoutimi ccs jours derniers.M.C.P.Dumais, marchand de cetto ville, est allé faire visi te à son frère, M.Alphonse Dumais, de St-Félicien.Travaux Municipaux Les travaux du pont en fer de la rue Cartier avancent ra pidement.La superstructure en fer evia le seul rtjpréoebtunt pour Québec et.le (jistrict de* manufacture* suivante* ; 1 ' ' 1 __ - - ¦ ¦ ¦ ¦ ii wm.m, m ¦ ¦ - ¦ 1 ' — TM GURNEY FOUNDRY ÇO OTTAWA 1 OTBNAI8EB ET RADIATEUR.A eau chaude, air chaud et vapeur.: : Bandes en acier, poeles eu foute, etc.l.1 TMK PEDLAR METAL ROO-FINO CO, OSHAWA Plafonds d’acier, 1000 oatron8 différents, ""imitation de pierre, brigue bar-Seau, etc.-t-— ¦ - Article de plomberie, mantaux de cheminée, tuiles, etc.L.-HA RR Y GÀUBRY, J^crent en Dros> 101 Rue St-Jean» Quebec GRAINS éi, GRAINES Avoine, Fois, Orge, Lentille etc.Trèfle et Mil Canadien et Américain, QUEBEC BUREAU : 48 RUE ST-PAUL MAGASINS: 33 et 35, 3é et 36 BUE ST-ANDRE BUREAU 48 RUE ST-PAUL.TABAC EN RENAUD & * .NEGOCIANTS EN GROS p"’ ’ Farine,' Grains, Provisions, i î Huile de Poissons, Sel, Suère (^Erable, Etc., Etc.« • ^Importateurs : lïllRKL et FROMAGE J.B.Benaud &Cie \ % • k * • " * ‘ * i 126-140 Bue St Paul - - - - QUEBEC AIME BOILY CHARRETIER do Harnais et de Battre Boily vient d’ouvrir uno pende première classe sur l’Ave-Labrecque et il espère que le le .aura aj précier le tTouble qu’il .’est donné pour procurer »«s cJitiiu tout leccnfoit possiblepeoi un PRIX MODIQUE.AIME I OILY, Avenue Labrecque CHICOUTIMI NOUVELLES MARCHANDISES Achetées et vend es à da prix sans précédent LE DEPARTEMENT UM.DROUIN FRERES & CIE 52 RUE ST PAUL’ QUEBEC Messieurs, , NOUS CERTIFIONS PAR LÀ PRESENTE QUE TOUTE NOTRE F VOUS A ETE VENDUE, DURANT PLUSIEURS ANNEES.ET QUE NOUS N’EN AVONS VENDU A AUCUNE AUTRE PERSONNE NOUS N’AVONS PAS NON PLUS DONNE A QUI QUE CE SOIT L AUTO- • \ .t • TISATION DE SE SERVIR DE NOTRE nOHl POUR LA VENTE DE O* R ABAC.VOUS ETES leS SCUlS A QUI IL SOIT PERMIS DE SK servir de cette marque, par une permission spéciale des planteurs, mm.Walker Sons, Wal KERViJLE, Ontario.VOS TOUS DÉVOUÉS, WALKR SO J «fa Matins CONFISERIE HAiVIEL POUR LES FETES * * ____ Jouets de toutes sort .deouis centiuRinsou’â $5.00 CARTES DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Le plus erand assomment de bon bonsla vin.BONBmïNIEKEN Pâtisseries de .remier choix.NTOINE HAMEL, Confisou •AWSIIEH- D’ASSURaNCES PUISSANTES SUR LE FEU ET LA V Liverpool London & Globe Hoyal d9A ngletorre ^ leiüqultabe Phœnix of Lonooo Commurriui Union BT AUSSI—n ¦, - 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LE PROGRES DU SAG DENY Feuilleton du P S 06 R E H DU 8 A G U E N A Y LES DEUX ORPHELINES HUITIÈME SERIE DE M LES DEUX ORPHELINES L’HISTOIRE DE'MARIANNE No.73 .III Le-comte de Linières, f ayant, ainsi qü’on l'a vu plu» haut, chargé Marest d'une mission, était demeuré seul dans son cabinet Il s'agissait, désormais, pour lui, de mener rapidement cet te affaire.Le comte no se faisait pas illusion sur le bruit qui s’élèverait autour de l'aventure du chevalier de Yandrey avec une ouvrière.Il redoutait la retentissement, at‘ l’effet désastreui qu’il pour • rait produire.M.de Linieres ne se dissimulait pas qu'un semblable retentissement ne manquerait pas d’indisposer le roi contro lui et sa famille.Il fallait agir rapidement.—Vous m'avez rappelé à mon devoir, chevalier, murmura mentalement M.de Linièrea qui se rappelait de quollo façon lui et son neveu s'étaient séparés, je vons obligerai, moi, à remplir le vôtre !” Il s'était levé, fort agité.Mais, au moment de sonner l'huissier, il ae révisa.Il voulait, avant de commencer son expédition, renre visite à la comtesse.Et, s'étant informé, il apprit quo Mme de Linièrea était sortie en chaise, pou: se rendre à Saint-Sulpice.—Comment.par temps fpouventable ?ne put s'emp ê-cher de dire M.de Liuières.Et il pensait : “—La prière !.toujours la prière !.C'est là qu’ello va cherchor la consolan au mystérieux chsgriu qui la consume, on, peut-être, le pardon d’une faute qu’il faudra bien que je découvre un jour.Lecomte de Linières, bien qu’il eut reconnu que Roger l’avait rappelé au respoet de ses devoirs, avait encore présente à la pensée la scène qui avait eu lieu à propos des archives de la Police.En vain avait-il cherché à a’oxdliqner Facto violent auquel s’était livré le chevalier; eu vain a'était il persuadé qua les notes inscrites dans i«es an Haies n'avaient rien de com-l‘iomettant pour l’honneur de Diane.Malgré tous ses efforts pour éloigner les soapçons qui l’ossaillalent, son esprit retrou cette déplorable seèno de violence dont, il le reconnaissait, il n'était pas aorti vainqueur.Néanmoins, dans la droiture de sou cœur, il ne voulait pas ¦e laisoer emporter par la colère, à un acte trop rigoureux envers celui qui avait été sen adversaire Et, malgré tout le ressentiment qu’il éprouvait! encore de la leçon que lui avait donnée le chevalier, il était résolu à l’épargner.C'est sous cette impression qne le comte de Linières entra brusquement dans son cabinet.Sans se donner la tempe de réfléchir do peur do se trouver de nouveau, aux prises ave c One défaillance dans l'acc om- • * f " 2 1 : s • plissement de sou devoir de magistrat, il sonna l’huissier.—Vous allez, dit-il, porter ee pli à l'Officier de service.Il avait tracé quelques ligues d'nne main fiévreuse.Quelques instants après l'huis sier reparut.Il venait annoncer l'officier de service.Lo lieutenant de police fit un signe à celui-ci d'avancer.—J'ai besoin de vaus, dit-il à l'officier.— le suis anx ordres de monseigneur.—Vous allez prendre deux exempts, tt vons m’accompa-gnerex El, au moment eù l’officier s’inclinait avant de se retirez.—Vous commanderez un carrosse dans lequel vous prendrez place, vous et vos hommes* Puis, sonnant l’huissier, il lui donna l’ordre faire atteler sa voitnre deville, petito citadine la voitnre du lieutenant de po-lfuir.lice.C'est ainsi qu’on se mit en route pour le faubourg " Saint-Honoré.Pendant la première partie duitrajet, le comte s’était tenu •nfonoé dans un des coins: du véhicule, s .Il réfléchissait, l’esprit absorbé par cotte idée qui l’assail-Uit sans répit, à savoir ce que pouvait renfermer 1a note inscrite anx archives de la .policé.Il réfléahisaait.Et son front, devenn subitement soucieux, se plissait sons i’eflort de pennées douloureuses, et sensations pénibles.Par moments, ses yeux lançaient des éclaira, sous les sourcils frencéa.Le visage du compte prenait alors une expression do colère Bauvage, prô.e à éclater avec farefir.Puis le masque retrouvait son impossibilité habituelle.Les yeux 8e voilaient do nouveau.jC Et, M.de Linièrea se replongeait dans ses réflexions.Les deux véuicules, l’un suivant l’autre, avaient parcouru la ligne des boulevards et arrivaient à l’entrée des faubourg Saint-Honoré.) Dans moins d’uu quart d’heure, on allait arriver à l’endroit où le lieutenant de police avait donné l’ordre qu’on fit arrêter 'les voitures.Le cocher, prévenu, alla se placer à l'encoignure de 1 la vue qu’on lui avait désignée.L'officier et les deux 'exempts descendusvdu carrosse à quelque pas plus loin, et se tenaient, respectueusement, à la portière do la voiture de M.do Liniè res.Celui-ci descendit avec lenteur : Et, sur un signe, les trois hommes Ini firent escorte.Des passants, ayant reconnu le lieutenant de police, se rangea ient et saluaient le magistrat.Au coin de la rnc, à quelques pas de la maison qu’allaient envahir les hommes de police, la Frochard, donnant le bras à basse dans laquelle il avaitjLonise, demandât la charité.l'habitude de sortir incognito.Et, pendant qu’on préparait tout pour l'expédition qui allait avoir lieu, lo comte do Linières se mit à écrire quelques lignes deetinées à ras-urer Diane sur le sort du chevalier.Bientôt l’huissier vint annoncer quo la voiture était prête, et que l'officier et les exempts étaient aux ordres de monseigneur le lieutenant de police.Arrivé à la porte de l’hôtel, M.de Linières donna, de non- Et l’aveugle chantait de sa voix triste et mouillée de larmes : Uh ! passants charitables.Venez à mon secoars, Mes jours sont lamentables, Pour moi la nuit toujours.Tout p coup, la mégère, ayant entendu prononcer, à côté d'elh le nom de M.le lieutenant de police, tressaillit.Instinctivement, elle entraîna Louise du côté opposé, en marmottant : f >—Qu’est-cè qu’il vi»nt faire! Dans son effarement, elle ten-ici, c'iui-là !.daitses mains suppliantes vors Louise avait peine à la suivre.La Malheureuse, "ignorant le motif de cette précipitation, continuait à chanter.Bientôt sa voix se perdit dans le lointain .m.Les passants,, à la vne des exempts, se doutant qu’il s’agissait d'uno arrestation, s’était groupés devant la porte, teuus à l’écart par nn agent de service dans lo quartier.Lo lieutenant do police, suivi do l’officier et dos deux exempts, pénétra dans sa maison Et, sans s'informer, ils se mirent à gravir les quatre étages.—C’est ici ! fit M.de Linières on iudiquant la porte- do la chambre d’Henriette.Et, brusquement, il avait souvé le loquet et poussé *la porte.L'officier et les doux exempts se tenaient au second plan.A la vue du comte, Diane s’était écrié pleine de torreu**.—Mon mari !.Mais Honriette n'avait pas conscience du danger qu’elle courait.Tout entière à l’idée de s’élancer sur les traces de Louise dont elle entendait que la voix s’éloignait,»Ue a'était précipitée vers la porte.Le comte lui barra le passage _ ' Et calme, terrible, toisant d’ua regard aigu Diane qui avait baissé la tête et dont les yeux s'étaient fixés sur le sol,, il se croisa lea bras devant l’ouvrière.La malheureuse enfant comprenait pas ce que signifiait la présence de ces hom mes chez elle.Ces mots : “ Mon mari !” pro-nonc s par la comtesse lui revinrent en mémoire.E: elle crut queM.de Liniè-res venait, lui aussi, d'obtenir d’elle Ja promesse qu’elle ne reverrait plus Roger, qu’elle ne l’oublierait, qu’ello s’expatrierait pour ue plus êtro un danger permanent pour la tranquilité de la famille du chevalier.Et elle s’écria : —Messieurs, messieurs, laissée moi passer !.Elle avait tenté de gagner la porte.Elle implorait : —Je veus en supplie, ne me retenez pas.• •••• La voix de Louise s’affaiblissait de plus en plus.On ne l'entendait pim que comme nn vagae murmure dans le lointain.Henriette se sentait devenir folle.n gQg ordres à 1 officier ri ' ci et ses hommes de- La veuve du supplicié avaitila comtesse, et murmurant, com.®*U1’unB leur carrosse, sni retrouvé des jambes pour s'en-Ue si elle eut voulu u’étre eu »*it «ans cesse le souvenir do'valent, clans leur w » F LE PROGRES DU SAGUENAY tendue d’elle seule :] —Oh ! de grâce, madame, priez aussi qu’on nous laisse partir!.Ah!.pour la secrilice que j’accomplis,—ear je vous le jure, encore, je l’ao-com plirai !—Ayea compassion de ma douleur.Le temps fuit, «nadamo.de grâce, venez à mon secours.Et comme Diane, les youx baissés, demeurait silencieuse et frappé d’épouvante, la malheureuse jeune fille eut un mouvement de désespoir immense.S’adressant au comte, elle ies genoux, en implorant : —Au nom du ciel, monsieur ordonnez qu’on me livre passage.Elle était aux pieds de M.de Linières.Elle se traînait sur le sol, sur le comte, inflexible, devant cette manifestation désespérée.Et Henriette lui criait au milieu do ses laimes : Si vous saviez.si vous saviez, monsieur.Puis se relevant, affoloe, l’oreille tendue : —Ah ! mon Dieu !.sa voix s’éloigne.‘_ .Par grâce, par pitié, écou- tez-moi, monsieur.Ecoutez moi ! écoutez- moi ! ou je vais la perdre encore ! la perdre pour toujours ! La pauvre infortunée haletait.Sa voix sïtoufFait dans sa goTge en feu ! Ello tendit ses mains tremblantes vers le comto.Elle était il bout de forces.M.de Linières jeta sur elle un regard chargé do froide colère.A la vuo de Diane enfermée avec celle qu’il croyait être la maîtresse de Roger, tous les souvenirs apaisés s’étaient réveillés en lui pour le rendre impitoyable.Il ne s’était pas demandé quel avait pu être le mobile qui avait décidé la comtesse à se rendre auprès de cette jeune fille.Son orgueil se révoltait en môme temps que la jalousie en-tiait dans son cœur pour lui dicter les plus terribles résolu lions.Et, pèle, inexorable, refoulant toute pitié, il se tourna vers l’officier en prononçant ces mots : Cette fille à la Salpêtrière ! Diane chancela- Un instant, on avait pu croire qu'elle allait se placor réso'u* ment entre le comte et la jeune fille, et prendre collo-ci sous sa protection.Mais elle n’eut qu’un regard éploré pour la malheureuse, qui sa tordant les bras, avait poussé une exclamation de douleur Puis s'adressant au comte de Linières : —A la Salpêtrière ! moi.mais.qu’ai-je fait ?Mais le souvenir de Louise qui lui échappait de nouveau détourna subitement sa pensée du danger qui la menaçait elle-même.* —Oh! n’importe! monsieur .on m’arrêtera.on m’en- prisonnera.on me 'tuera si l’on vent, mais.après.après.Quand je l’aurai re- vue .Quand je l’aurai sauvée, monsieur.quand jo l’aurai sauvée !.L’officier et les exempts se regardaient émus par le spectacle de cette douleur si vraie, si poignante.M de Linières s’aperçnt-il do ce mouvement de pitié chez ses subordonnés ?Froidement, il leur dit : —Obéissez ! Les exempts firent un pas en avant.Là jeune fille recula comme si ello eût l’espoir d’échapper au danger qui la menaçait.Elle alla se réfugier, éperdue aupaès de la comtesse, Diane n’y tint plus.L’émotion la suffoquait.Oubliant qu’ello avait, elle aussi, subi le regard irrité du comte, elle voulut, quand même, s’élancer sur la trace de sa fille.S’avançant au dovant des agents, tenant Hcnriotte par la main, elle voulut se faire livrer passage.—Oh ! moi du moins.jo vais.s’écria-t-ollo.Mais M! de Linières ; l’arrêta d’un geste impérieux; « Et, so mrîtrisaut à grand’-peine : —Restez, madame ! prononça-t-il d’une voix vibrante.Puis avec une expression de souveraine autorité, il ajouta : —Et dites-moi ce qui vous amenait ici.Diane, pûle, se soutenait à peine Elle fit appel, à tout ce qu’elle avait d’énergie pour bra ver la colère du comte de Linières.De nauveau elle se dirigea vers la porte en balbutiant ; —Monsieur, plus tard.jo vous exp’iquerai.je vous apprendrai !.Mais maintenant, lai6sez-moi sortir.Laisrez-moi arriver "jusqu’à elle.La parole oxpira sur ses lèvres M.do Linières l’avait env e-loppée d’un regard foudroyant.Et d’un ton rempli do jalou.sie et do colère, il répliquait : —De qui parlez vous donc, madame ?.Il avait saisi Diane par le bras.La malheureuso femme poussa une exclamation de don» leur.Ses tempes battaient avec violence.¦ ¦ Sur son visage contracté, se lisait l’eflaromont de son esprit.Elle eut un mouvement de vertige pendant lcquol son secret faillit lui échapper.Le comte no la quittait pas des yeux, attendant, dans une anxiété violente, la réponse qu’il exigeait.Il apparaissait en co moment à la comtesse, comme un juge impitoyable' devant lequel la Providence la plaçait pour répondre par un aveu terrible 15 ou mourir.Pendant cette seconde d’é-pouventablo torture ses regards rencontrèrent ceux d’Henriette, fixés »ur elle avec une expression d’angoisse indescnpti ble.Et ce regard lui parlait de Louise.De Louise qui allait continuer la vie erra nie et miséra- je dressant au hommes de police.’ Ceux-ci so jetèrent sur Henri et te.Ils.l’entraînèrent malgré sea malgré scs cris.Alors M- de Linières s’élança vers la'comteèse tonjonis immo.bile et privée do sentimout.Il lui prit la main et cetta main glacée et retomba sans force- -*¦ —Malheureuse ! Malheurou-se ! murmura le comte, l’œil ou Le sang affluait à sou cor*.vo>u.Il traversait uuo do cos émo^ lions dont l’on meurt sur la coup ou qui vous poussent, fou de rago, aux plus grandes extrémités.Une idée terrible lui était venue.ble.Alors le cœur de Diane déborda de pitié et d’amour maternel.Elle ne vit plus, devant elle, l’homme qui devait êtro justicier.Elle n’enteudit plus que la voix de l’aveugle qui lui arrivait eomme un écho plain tif.Cette voix lui disait les souf frances de la malheureuse enfant, les dangers qu’elle courait.A tout prix, dût-elle mourir après, ello voulait porter secours à l’abandonnée.De nouveau, elle tenta do ga gner la porte.Mais le comte do Linières s’était redressé de toute sa hauteur devant elle, torriblo et la voix vibrante, pour lui demander encore une fois : —De qui voulez vous parler, madame ?.mais, répondez, répondez donc !.Diane, à bout de force, la tète perdue, balbutia ; —De qui ?.Eh bien ! do.de.^ Le nom de Louise allait s’échapper de ses lèvres.Une seconde de plus ot elle révélair toute la vérité.Le comte, haletant, attendait.Il la pressait de continuer.—Achevez ! s’écria-t-il, en dardant des regards ardents sur Diane.• Mais çant.Elle comprit ce qui 8e passait aans le cœur do cet homme que la jalousie du passé dévorait.Elle eûl peur.Et, poussant un cri, un cri d’effroi U de honte, elle alla en chancelant s’affaisser sur ’ un siège.- Obéissez ! messieurs ! fit le J * • » “ " —Coupable ! lille était coupable, s’écria-t-il et lui, 10 chevalier, son confident ; c’est la preuve de cette faute qu’il a arrachée d e mes mains.Et bien malheur à lui.Il savait désormeis sur qui faire tomber sa colore.—A lui le châtiment ! s’ex* clama-t-il en ouvrant la porto de la chambre.Il s’était élancé dans l’esca lier qu’il descendit avec précipitation.A la porte il reconnut la chaisa de la comtesso que Ica porteuis avaient avancé jusqu’à l’entrée du corridor.Il donna l’ordre au laquais da ramener la comtesso à l’hôtel.Et montant vivement daus sa voiture dont le valet de pied tenait la portière ouverte.—A l’hôtel ! commanda-t-il.Le véhicule partit à fond dû train.cello-ci le vit mena- Lorsque Diane eut repris ses, sens, et qu'en rouvrant les yeux elle se vit seule dans cetto chambre, (ont la scène qui s'ôtait déroulée là, devant elle» lui revint à la mémoire.Qu’était devenue Henriette ?.Le premier mouvement de la comtesse fut de s’élancer vers la croisée.Dà la rue un bruit do voix monta jusqu’à ello.C'était le bourdonnement do la foule qui commente un événement dont elle a eu le spectacle.Ah ! malheureuse enfant ! murmura-t-elle, en songeant que c’était le départ d’Henriette entraînée par exempts qui joccasionnait tout ce tumulte* Elle se représentait la pauvre créature suppliant qu’on lui permit de courir après l’aveugle, offrant do revenir se constituer ensuite.Diane se pencha au dehors.* , .Magasin â Département comto d nno voix émue, jeu s'a-’Rue Racine, Chicoutio
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