Progrès du Saguenay, 1 septembre 1891, mardi 1 septembre 1891
CRîCOtmifî.MAllDT t SEPTEMBRE 1891 PRIX DE L’ABONNEMENT Un an.$1.00 Six mois.59 f^TPas d'abonnements pour moins de six mois.Abonnement payablo d’avanco.Numéro spécimen envoyé gratuite* tuent sur demande.Progrès DU Sag gémi.TARIF DBS ANNONCES Première insertion par ligne.lOct» Insertions subséquentes.5cts Pour les ftiincncos h long t erino conditions spéciales et faciles.Avis do nuisances, mariages, ou do décès.5 Oc te J-D.GUAY, Rédacteur et Editeur-propriétaire.( JOURNAL HEBDOMADAIRE Vol.V.No 3.ViT FIUILI.FTOX Xo II DEUXIEME PARTIE —Allons donc ! Elles sont moins Gères A présent.Elles meurent de faim et acceptent l’aumône d’un étranger lit le comte avec une méprisante pitié.Sur cette réponse, Firmin sourit d’un air confiant, empocha l’argent que son maître lui tendait et quitta le château au moment où le rajah et Adrien prenaient place au coin du feu.XI TOUJOURS I.E FUSIL O* ADRIEN.Le prince était sérieux et triste.11 ne se donnait plus la peine de se composer un visage dont l’éternel sourire n’était qu’un masque trompeur.; — Monsieur, dit-il, je suis venu vous demander deux choses.Lesquelles prince.Votre histoire de Mme Dor-val est-elle vraie ?Comment ! vous en doutez ?s’écria Adrien.Croyez-vous qu’on invente à plaisir de pareilles misères ?A plaisir, non mais vous pouviez, en l’inventant, avoir un but.Moi.Certainement, Celui par exemple, de savoir si, oui ou non, le comte d’Olligny connaissait cette femme.Mais prince.balbutia l’artiste, étonné de se voir si bien deviné par l’Indien.Oh! vous n’avez pas besoin de vous en cacher vis-A vis de moi, fit tranquillement le nabab, car s’il vous restais un doute â cette égard je pourrais le lever â l’instant.Je ne vous comprends pas, dit Adrien pour essayer de le dérouter.—J’ai entendu votre conversation de tout à l’heure avec le comte, monsieur, et j’ai cru lire dans vos yeux un reproche ou une menace à son adresse.—Vous vous êtes trompé, prince.—Tant mieux ! poursuivit le nabab ; mais si par hasard j’avais interprété juste vos intentions, j’aurais pu, A charge de revanche, vous apprendre avec plus de détails coque vous me paraissiez ignorer il y a une heure.—Quoi donc ?—C’est qu’en effet le comte connaît, sinon Mme Dorval du moins sa fille Lucie ! —Vous le savez donc ?fit involontairement l’artiste.—Prenez garde, dit le prince ; vêtis venez de vous trahir.Adrien se mordit les lèvres, mais il était trop tard.—Je vous ai dit que c’était sans importance devant moi, reprit l’étranger.Tenez-vous à savoir que Mlle Lucie Dorval a été séduite par le comte d’Olligny, et qu’au bout de quinze mois une rupture dont j'ignore les motifs a brusquement éclaté entre eux ?Je vous le certifie, moi.Vous le voyez, monsieur, vous n’aviez pas grand chose A m’apprendre à ce sujet.Tout ce que I " Tr que Lucie est retournée chez sa mère, dont je ne soupçonnais pas l’existence, à la suite de cette séparation.—Et l’enfant de cette jeune femme est le fils du comte demanda Adrien qui ne cherchait plus A dissimuler.—C’est hors de doute ; car il est né dans les dix mois qui ont suivi les premières relations do M.d’Olligny avec cette jeune fille.“Il est bien entendu, souligna le nabab que le comte ne se doute pas que je suis pos- sesseur de ce secret, et que ,si je le livre â votre loyauté, c’est que votre parole m’est acquise “Et maintenant continua-t-il, êtes vous bien convaincu que je ne voulais nullement vous surprendre, quand j’ai supposé que vous aviez un but en racontant cette histoire i —Parfaitement, prince, dit Adrien, ravi de recueillir ces renseignements inattendus.—Donc votre récit est vrai, poursuivit le nabab, et voilà Le premier point éclairci.“Passons au second: “Dans ce tableau navrant que vous avez tracé de la misère de ces deux malheureuses femmes, une chose m’a frappé, comme vous m’avez avoué qu’elle vous a frappé vous-même, c’est la présence de cette arme do luxe dont vous êtes momentanément possesseur.—En effet, dit Adrien, ce détail n’aurait échappé A personne.—Et ce fusil est-il ici demanda timidement l’Indien.En même temps.il jetait les veux autour «le lui avec inquiétude.# —Oui, prince, répondit l’artiste en se levant pour aller le chercher.Niais avant même qu’il eut satisfait A la question du nabab, celui-ci avait déjA découvert dans le coin le plus reculé de la chambre le fourreau de cuir naturel dans lequel Adrien avait enfermé l’arme pour la transporter.L’artiste avait saisi au passage le regard de l’Indien.Sur sa physionomie mobile, qu’éclairait la lueur des deux bougies, il avait lu une sorte «l’angoisse.Evidemment,il y avait quel, que chose do plus qu’une curiosité vulgaire daim le désir qu’il avait manifesté de voir cette arme.Aussi ce fut avec une lenteur calculée, et sans quitter des yeux le visage du nabab, qu’il tira le fusil de son fourreau.Le piince s’empara vivement et s’approcha de la cheminée pour mieux l’examiner; mais A peine y avait-il laissé tomber un regard qu’il chancela.Il passa la main sur ces yeux, comme si un brouillard avait obscurci sa vue, et reprit son examen avec une attention plus soutenue.Soudain Adrien le vit changer de visage.11 était pale, il tremblait ; sa paupière, démesurément agrandie,se fixait comme fascinée sur l’arme qui s’échappa de ses mains défaillantes.Il fit deux ou trois pas en arrière et retomba anéanti dans son feutcuil.—Lui 1 murmara-t-il d’une voix éteinte.Encore lui! Toujours 1.Et il voila de ses deux mains son visage horriblement contracté.L’artiste n’en revenait pas.Il n’avait eu que le temps de saisir le fusil avant qu’il torn votre histoire m’a révélé, c’est bat.Il s’empressa auprès du mercie.rajah et lui présenta un verre d’eau, dont celui-ci but machinalement quelques gorgées.Cette sensation de fraîcheur le rappela A lui-même.Il releva les yeux et aperçut Adrien, qui ne cherchait nullement A cacher la surprise qu’il ressentait.Oh ! pardon, lit-il avec une confusion véritable, je viens d’être pris tout A coup d’un malaise inexplicable, mais je ne suis point une femmelette, soyez tranquille.Cela va mieux, bien mieux, c’est fini.En disant ces mots, il saisit d’une main avide le verre d’eau froide que l’artiste tenait encore, et en but la contenu d’un seul trait.—11 m’a paru fort beau, ce fusil, reprit-il alors d’une voix qu’il s’efforçait (l’aftwrmir.—N’est-ce pas ?fit Adrien.—Oui ; ne m’avez-vous pas dit que c’était le seul souvenir que la veuve eût conservé «1e son mari.—Je le tiens de sa propre bouche.—Et quel âge a cette femme ?—Trente-sept ou trente-huit ans.—Quel type de physionomie ?—Brune, très brune même, des cheveux noirs très épais, l’œil vif, taille ordinaire.—Et sa fille Y interrogea l’Indien, dont l’agitation se trahissait par un mouvement nerveux très prononcé.—Dix-neuf ans au plus,brune comme sa mère, mais plus blanche de teint, plus svelte, plus élancée.Incapable d’en entendre davantage, le prince Cachemire se leva comme un homme ivre et se dirigea vers la fenêtre qu’il ouvrit, toute grande.Puis se laissant tomber sur lo balcon plutôt qu’il ne s’y appuya : —Excusez-moi monsieur A-«Irien, dit-il A demi sufforjué, mais mon malaise redouble.j’ai bcaoin d’air.—Voulez-vous que j’envoie chercher un médecin proposa l’artiste.—Gardez-vous-en bien I s’écria l’Indien avec une sorte de terreur.Il se penchait en dehors, aspirant l’air A pleins poumons, demandant A l’atmosphère glacêo du dehors le calme et le sang-froid qu’il était impuissant A recouvrer.Du geste, il rassurait l’artiste effrayé, il voulait parler, mais n’articulait que de sons vagues.Au bout «le dix minutes, il parvint A se remettre.—Monsieur Adrien, dit-il alors, il faut que vous me cédiez ce fusil.— Mais vous savez bien que c’est impossible ! fit l’artiste.—Oh ! je ne marchanderai pas, reprit le nabab.Quelle que soit la somme que vous exigiez, parlez, je guis prêt à vous la donner.—Quand vous m’offririez les mines de Golconde, répliqua Adrien, je no pourrais pas leB accepter ; j’ai promis de ne pas in’en dessaisir.• •• • —C’est just j ! fit le prince avec accablement.Pardonnez-moi .je ne voulais, pas vous faire injure.Vous avez raison, il faut le garder précieusement.Eh bien ! je vous laisse, mon cher, monsieur ; je sais tout ce que je voulais savoir.• .je vous re* Et il se dirigea vers la porte d’un pas incertain.—Je suis vraiment désolé, reprit-il de vous avoir donné le spectacle de ma faiblesse, mais je ne comprends pas moi-même.Surtout, recommanda-t-il, rappelez-vous «pie tout ceci est entre nous, que vous avez juré sur «’honneur.Le prince avait ouvert la porte de la chambre avec précaution.Au moment de la fermer, il posa un doigt sur ses lèvres comme pour recommander une dernière fois le silence A Adrien, et disparut.Celui-ci, qui l’avait accompagné, écouta le bruit de ses pas qui se perdaient dans le corridor, puis, «piaïul il se fut assuré que l’étranger s’était éloigné sans accident, il revint précipitamment dans sa chambre.II s’empara vivement du fusil, qu’il avait déposé dans l'angle de la cheminée, et se prit A l’examiner plus attentivement qu’il ne l’avait fait d’abord.—Mais «j u’est-ce qu’il a donc ee fusil ?se demandait- il.Il eut beau le regarder, en démonter les canons, en faire jouer les batteries, fouiller «le l’œil les délicatesses de la gravure, il u’y découvrit rien de plus que dans les armes de prix ordinaires.Au bout de dix minutes il renonça A ses stériles investigations.—Et dire pourtant s’écria-1-il, qu’un fusil comme celui-là suffirait A faire une révolution.En effet, c’était au moyen do cet arme, que le hasard avait mis entre ses mains, qu’il avait surpris le secret des relations entre le comte et Lucie Dorval ; c’était par le même moyen qu’il avait bouleversé, au point de lui faire perdre connaissance, un homme dont on avait maintes fois vanté le calme et l’irnpassihi- tl.Car Adrien no s’était pas laissé prendre A ce prétexte d’indiiposition subite quo le rajah avait invoqué.Evidemment, lo malaise qui s’était emparé de l’Indien n’avait pas «l’autro raison quo la vue do ce fusil «l’abord, et ensuite les détails qu’il avait reçus de l’artiste sur la famille Dorval.Adrien ne savait que penser.Los soupçons qui lui é-tpient vomis sur l’origine du prince se représentèrent A son esprit, et lui firent croire que lo nabab, qui parlait si bien le fran«;ais n’était pas si étranger A la France qu’il voulait bien le dire.Bien plus, si Mme Dorval n’eût pas été veuve, Adrien se serait persuadé que lo prince Cachemire n’était autre que M.Dorval,et que le fusil qu’il lui avait montré lui avait appartenu.Dans tous les cas, il n’était pas douteux pour l’artiste que le nabab eût déjà vu ce fusil, et l’eût vu assez longtemps pour pouvoir le reconnaître d’uu coup d’œil,ainsi qu’il l’avait fait tout A l’heure.En somme, Adrien ne grettait pas sa campagne.D’abord il connaissait nom de celle «ju’il aimait.Ensuite les relations du comte avec Lucie, la naissance d’un enfant mettait entre ses mains une arme redoutable pour combattre son hypo crite rival en cas do besoin.rc- le servi eu s’intéressant «le la famille Dorval.Mais A présent qu’il était seul dans sa chambre close, il regrettait presque «l’avoir suivi les conseils «le Gustave.S’il était .'esté A Paris, non seulement il aurait goûté l'ineffable bonheur de voir celle qu'il aimait, mais encore il ne se serait pas fait un ennemi.Ceci l'inquiétait peu ; mais il était arrivé A se «liro que sa fuite était une lâcheté et non pas un moyeu d’oublier Hélène ; qu’il y aurait eu plus de courage A rester A Paris, A affronter le feu «le ses regards qu’A venir s’enfouir stérilement dans ce château, dont l'atmosphère pesait A sa poitrine comme un manteau de plomb.C’est «qu’il sentait bien que l’absence n’effacerait pas la douce image qui se représentait sans cesse à sa pensée !.11 s’endormit, rêvant A ce bonheur de la voir qu’il avait volontairement repoussé.Il dormit si bien que, le lendemain, quand il s’éveillât «'t.sonnât le domestique placé sous ses ordres, tout le monde était parti pour la chasse.Ailrien confus, s’habilla A la hâte et descendit tout habillé dans le parc.II était fort embarrassé et ne savait «le quel côté se diriger.quant il aperçut le prince Cachemire, accompagné do son intendant.Le prince paraissait attendre le lever «le l’artisio, car il était prêt depuis longtemps.Il vint audevant de lui avec autant d'aisance que s’il ne se fut rien passé la veille entre eux.Adrien ne put s’empêcher de s’en étonner un peu.L’Indien semblait allègre et dispos.Toute trace de tristesse d’inquiétude,de malaise, avait disparu.—Ah ! vous voilà, «lit-il de son air le plus bienveillant.J’en suis nchanté, j«i suis un peu eu retard moi-même, et je serais heureux de rejoindre lâchasse en votre compagnie.—Vous connaissez donc le pays ?demanda l’artiste.—Non mais la voix «les chions nous guidera, répondit le nabab.D’ailleurs Berger, que je vous présente, est déjA venu par ici : il nous indiquera le chemin au besoin.Adrien jeta les yeux sur l’individu que le prince venait de désigner et aperçut une manière d’IIercule, très brun, très vigoureux d’aspect qui portait un fusil sur chacune de scs épaules.Son maître lui jeta A la dérobée un regard d’intelligence.Berger s’inclina et prit les devants.Le prince et Adrien le suivirent et quittèrent le château.11 faisait un temps admirable.Durcie par la gelée, la terre criait sous les pieds.Le soleil commençait A surgir de la brume du matin et éclairait de ses pâles rayons lo paysage silencieux.Sur la hauteur que gravissaient silencieusement les chasseurs, et aussi loin que la vue pouvait s’étendre, les arbres dépouillés d’une forêt alignaient leur masse sombre.Ils arrivèrent ainsi devant un petit bois dans lequel ils s’engagèrent et qu’ils traversèrent en suivant un étroit sentier.A peine en étaient-ils sortis que, A deux cents mètres mi .sort] lique maison d’habitation.dont la grille d’entrée se trouvait précisément en face d’eux.—Mais notre guide sc trompe, fit observer Adrien, Ce n’est pas de ce côlé-la «pie nos amis ont dû se diriger.—Qu’importe ?«lit le nabab nous les retrouverons toujours.Pourquoi ne visiterions-nous pas cette propriété.pnis«|ue nous y sommes ?Elle parait en valoir la peine.— Si vous y tenez répondit 1 artiste avec indifférence, je n’y vois pas d’inconvénient.En etl'et, sur un signe de son maître, Berger marcha droit vers la grille et sonna.Un homme vêtu d’un costume de toile recouvert d’un é-nortne tablier bleu, et âgé il une cinquantaine d’années, se présenta.— Que désirent ces messieurs ?demanda-t-il.—Peut-on visiter cette propriété ?dit le prince.f Ce n’est pas l’habitude, répondit le journalier, mais si ces messieurs y tiennent.Au même instant, Adrien s arrêta.Il venait d’entendre au loin la voix «les chiens.—Nous n’avons pus le temps «lit-il ; voici lâchasse «|ni commence.— Rah ! lit l’Indien, les chiens ne (ontque rencontrer; rien ne presse tant qu’ils nu donneront pas â vue.(A Continuer) J • • • Enfin, il voyait avec plai- environ, ils distinguèrent un sir que *% pitié l’avait bien mur, des arbres et une magui- POPULAIRES ! ! Plaquées en arqcut ! ! BROCHES 20 cl» BROCHES 2ft i:l« BROCHES 40 ’ I MDR, IjAUD, SàINBOITX, la Puissance.| HuiLKS BK POISSONS.2o.—Les PLUMES de la célèbre fabriquo de BLAN/Y, POURE A CIE, renommée dans lu monde entier pour l’excellonco do la qualité et la grande variété de ses modèles s’adaptant A tous les genres d’écriture.Ho—Les fameuses ENCRES TOl-RA\ -MAUBI N, nuances diverses, recommandables à toutes lo« classes tie la société sous le douhlo avantage d’être toujours très lluiJes et de conserver â l’écriture sa beauté primitive en no lui laissant jamais subir aucune décoloration.lo.—Les CRAYONS XOPITSCU à mine rondo.buis très dur et vernis, pour clussos, dessin, bureaux ot architect re.»N VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES ET LES PRINCIPAUX MARCHANDS J.-B.ROLLAND & FILS, G a 14 Rlk St Vincent, Montréal.«-SEULS AOENTS AU CANADA.^.1 sept.91.MACHINES AGRICOLES.G.-O.TOUSIGNANT, MAGASIN OÊNÉRAL, CHICOUTIMI.Ayant achoté à très bas prix un stock de meubles provenant d'une manufacture do Moutréal, jo voudrai les meubles k 40 pour cent meilleur marché que n’importe quel magasin de meubles do Chicoutimi ou do Québec.M.Tousignant profite do la présente pour remercier ses pratiques et D public ou géuéiul du généreux patronage qui lui a élé accordé jusqu’tV co jour ©t il espèro do coutinuor k mériter leur encouragement on tenant constamment en stock les meilleurs elfets qu’il vendra à tics bon marché.Une viaito ©st respectuoiisom»nt sollicitée.G.-O.TOUSIGNANT, Chic.1 juillet 91.I an.-a maison CHS BERTRAND t Cic, Isle Verte Avantageusement connue dans les comtés de Chicoutimi .NK TER AU PU LA IK K *¦ ^ MA KO II.VXD lî ri ' CIKK, No 28, MAKCIIÉ- ClIAMIT.AlX, IIASSE-VILU-J, Qufe- «sorliment d’Eploorios dei pbu couipluti.Pr^ defiant toute compétition.SATISFACTION PARFAITE Instruments Agricoles de Frost & Wood ECLâlRAGB DIS RURt On nous prie d'inviter los citoyen» qui so «ont chargés du soin de fanaux fournis par lo conseil, k fairo do la lumière k compter do demain soir.Avec un peu d'entento no» rue» seront possablemeu t éclairée» pendant l’automne, mais il no faut pas de négligence.Crédit foncier franc.Canadien M.M.-O.Bossé, N.P.informe tou» oeux qui désirent emprunter du Crédit Foucior Franco Canadien qu’il se chargera de leur demande, et fera tout son possible pour leur donner plaine et entière satisfaction.Application» jusqu’au 15 juin.16 Av.91* M.Bossé tient maintenant sou bureau chez M.William Tremblay, cordonnier, mémo porte quo M.Jo».Pelletier, avocat.11n t'Imv - I d-* sain.5 aux, parlait Un oiuplnreti eut üit-tlé OU l ie»» de l'église de I.utmrière iim-h u r.i n « cinq liciclm» de front «mi* dix puichc» «le • t } I profondeur avec, iiia non «*t h mg r.l’ajau nie et terrain avantageux.Un emplacement avec maison à toit français, situé juè» do la manufacture de laine de l^itoriière, mesurant 5 porche» de front sur 5 perches de profondeur.2 lots do terro dan» 1e rang D du township Bourgot portant le» numéros lOaC 11,comprenant 195 âcre» en superficie.rang Los doux lots nos 20 et 21 du Ouest du township Bourget, comprenant 212icre», le no 20 avec maison et lo do 21 avec grange ot étable».1 piano & queue, de seconde main, en très bon ordre.1 berge eu bon état.Conditions facile».S'adresser à A.-C.Blais, Marchand, .i Di a 22 juillet 91# Faucheuses u un cheval, nouveau modèle ; 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elle devint naturelle, faible, mais régulière, après une demie-heure.La vie réintégra le corps avec une lenteur qui faisait craindre fl chaque instant un insuccès.Enfin, la mort fut définitivement vaincue, et, à cette heure, M.Isaac Romaine est en parfaite voie de guérison.In Innocent pendu l’argent preuve Crosse i Kansas), l’a ramené à Béatrice et n’a pas eu de difficultés à faire constater son identité.Après s’être sépaj ré de Marion, sur les bords de la rivière Bleue, en 1873, Cameron s’en était allé au Mexique et dans l’Alaska, d’où il est revenu, il y a quelques années, 11e se doutant pas encore à cette époque du triste sort qu’avait eu son ancien compagnon de voyage.Le retour de Cameron, on le comprend, a causé la plus grande sensation h Béatrice.On vient de découvrir qu’un nommé Jack Marion, un canadien-français pendu au mois de mars 1887 à Beatrice (Nebraska) pour avoir assassiné un nammé John Cameron était absolument innocent.Le prétendu meutre.qui Le» contract, fuit, le ai .'a junmi, et, lie,., passait Itour u,cl,o no sont pu» ol,liKatoi- avo,r «té corn,n„ en 1873.A cotte époque, Marion et Came- manche ne sont pas obligator res.Un contrat fait avec un mineur est nul.Un contrat fait avec un aliéné est nul.Ressucité Un riche spéculateur en thés, M.Isaac Romaine, de New-York, perdit deux enfants dans des circonstances atrocos : il ne surmonta point cette aflliction ; il tomba dans une déprimante mélancolie et, un jour, trompant la surveillance des siens, il se perdit.On coupa la corde.On prévint le médecin.C’était un de cos nouveaux Esculapo qui croient qu'il l’électricité il n’est rien d’impossible.11 s’empara du corps, le plongea d’abord vingt minutes dans un bain très chaud, d’où il le sortit il l’état de cadavre, comme il était entré.Cette manière d’ébouillater les gens pour savoir s’il sont bien morts a un cachet tout à fait local.Une incision fut faite il chaque bras du patient ; une ar- ron était deux jeunes gens qui allaient chercher fortune ensemble dans l’Ouest.Ils avaient quitté Béatrice ensemble, mais arrivés sur les bords de la rivière Bleue, ils bu sont séparés et Cameron a mystérieusement disparu.Le bruit s’est répandu alors que Marion avait tué son compagnon do voyage, et le corps d’un homme noyé ayant été repêché quelques jours plus tard dans la rivière Bleue, on a crû le reconnaître pour celui de Cameron.Marion a été décrété d’accusation ; mais on n’est parvenu à l’arrêter que dix ans plus tard clans le Territoire Indien, où il s’était établit, i éconduit à Béatrice, Marion a été mis une première fois en jugement, déclaré coupable et condamné à mort.Le jugement a été cassé pour vice^ do forme.Le procès a dû être recommencé ; mais Marion a été condamné une seconde fois et finalement pendu en L8S7.Cependant, M.William Wymore, un oncle de Marion, convaincu de l’innocence de Dans une ville de province, un étranger s’est approché du mur de la mairie pour toute autre chose que pour regarder les affiches ; survient un gendarme : —Mais il est défendu de.enfin je vous dresse procès-verbal.Mais, gendarme, j’ai mon passe-port ! - Qu’est-ce que cela peut me faire, à moi ! — Comment, qu’est-ce que cela peut vous faire ?Mais il est dit dans mon passe-port que vous devez me prêter main-forte—tn *cts de besoin.GRAINS Foumres ! 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