Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Tableau de bord de l'agglomération urbaine de Montréal = Trend chart Greater Metropolitan region /
Éditeur :
  • Montréal :Chambre de commerce du Montréal métropolitain,2002-2009
Contenu spécifique :
Automne - Français
Genre spécifique :
  • Publications en série
Fréquence :
deux fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal
  • Successeur :
  • Tableau de bord du Grand Montréal, perspective ...
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Tableau de bord de l'agglomération urbaine de Montréal = Trend chart Greater Metropolitan region /, 2009-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PER L-S& 10-dof* 20/° ^ BAnQ TABLEAU DE BORD de l'agglomération urbaine de Montréal Perspectives 2010 ih nu .2jtC-5a' fl \u2022 ! \u201971 r it K i =44' W Ci.wmt' r: fl fi.vin |i*l M .s Automne 2009 Une publication de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Partenaire exclusif ¦\tjul Développement\tCanada Economie ¦\t¦ économique Canada Development Canada Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal TABLE DES MATIERES DIRECTRICE DE LA PUBLICATION Chantal Bouvier Vice-présidente, Stratégie et Affaires publiques Egalement disponible sur e site Web de la Chambre www.ccmm.qc.ca Société canadienne des postes - Envoi de publications canadiennes Convention no 40063203 REDACTEUR EN CHEF Sylvain Bouffard Directeur, Stratégie et politiques POUR NOUS JOINDRE 380, rue St-Antoine Ouest Bureau 6000 Montréal (Québec) H2Y 3X7 C 514 871-4000 a 514 871-1255 www.ccmm.qc.ca REDACTRICE Maha Berechid Économiste, Stratégie et politiques COMMUNICATIONS Amadou Dieng Directeur, Communications Julie Desjardins Conseillère, Communications REVISION ET COORDINATION Christine Lalancette Coordonnatrice, Publications et correctrice-réviseure CONCEPT GRAPHIQUE Sophie Lafleur Graphiste IMPRESSION Groupe Laurier BIO GAZ Tableau de Bord est une publication annuelle de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain réalisée en partenariat avec Développement économique Canada.EDITORIAL Réussir la reprise LES INDICATEURS ECONOMIQUES D'ICI Canada, Québec et Montréal MONTREAL ET LES AUTRES PRINCIPALES MÉTROPOLES CANADIENNES Montréal, Calgary, Ottawa, Toronto et Vancouver SUR L\u2019ECRAN RADAR Perspectives 2010 : Reprise, mais encore.LES ETATS-UNIS Une économie en convalescence L\u2019ECONOMIE CANADIENNE Sur la bonne voie AU QUEBEC Crise et reprise modestes MONTREAL Prête à prendre son élan?L'AEROSPATIALE, TOUJOURS UN SECTEUR 20 D'AVENIR À MONTRÉAL DANS L'ŒIL DES INSTITUTIONS FINANCIERES 21 En 2010, l'économie de Montréal sera marquée par.CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA \u2019mu Ffj; niuii mr -ii i_.Date de mise à jour des données : 12 novembre 2009 Éditorial RÉUSSIR LA REPRISE Au cours des derniers mois, nous avons tous constaté la résilience de l'économie métropolitaine.Les statistiques les plus récentes confirment que Montréal a jusqu'ici été beaucoup moins touchée par la crise que les autres grandes villes nord-américaines.Notre défi : rebondir fortement Maintenant que le pire semble être derrière nous, le défi de notre économie est de rebondir davantage que les autres métropoles du continent.C\u2019est un défi de taille! Plusieurs experts estiment que l'économie montréalaise est moins bien positionnée pour profiter de la reprise.Évidemment, diront certains, c'est normal puisque nous avons moins souffert.Mais il y a plus troublant.Depuis plusieurs années en effet, les indicateurs de gains de productivité nous sont défavorables.Nous investissons moins dans les équipements et nous semblons plus lents à intégrer les dernières innovations, surtout au niveau des PME.Cela doit changer.3 Plusieurs éléments nous permettent d'être optimistes.Comme tous les Canadiens, nous bénéficions de la solidité de notre système bancaire, ce gui se traduit par un accès au crédit un peu plus facile qu'ailleurs.Notre base économigue, tout en étant bien diversifiée, s'appuie sur des secteurs prometteurs.Une économie mondiale en reprise stimulera la croissance de la demande pour les produits aéronautiques et pour les ressources naturelles dont regorge le Québec; une population nord-américaine vieillissante et de plus en plus consciente de sa santé fera de même pour les produits biopharmaceutiques.Même chose pour notre industrie touristique ainsi que nos entreprises en multimédia et enjeux électroniques.Bref, bien préparés, nous pouvons rebondir fortement et augmenter considérablement la prospérité de notre économie.Néanmoins, pour bien tirer profit de la reprise économique mondiale, il faudrait agir maintenant et rapidement.Nos entreprises doivent consolider leurs avantages concurrentiels et se préparer à saisir les nouvelles occasions d'affaires.Pour ce faire, elles doivent poser quatre actions hautement stratégiques : 1.\tInvestir massivement dans la formation des talents qu\u2019elles ont eu la sagesse de conserver; 2.\tDépister les talents sur le marché du travail qui sont encore disponibles afin de pouvoir les recruter dès que la demande sera au rendez-vous; 3.\tProfiter de la force du dollar canadien pour investir dans les équipements et, par conséquent, accroître leur productivité; 4.\tDévelopper et amorcer la mise en oeuvre de stratégies agressives de pénétration de marché au Canada comme à l'étranger afin de bien se positionner pour bénéficier de la reprise de la demande mondiale.Si, en 2008, nous encouragions nos entreprises à garder le cap malgré la tempête, aujourd'hui, il est temps d'accélérer la cadence et de profiter de notre position vis-à-vis de nos concurrents.Michel Leblanc Président et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain ÉDITORIAL | LES INDICATEURS ÉCONOMIQUES D'ICI | LES INDICATEURS ÉCONOMIQUES D'ICI Canada, Québec et Montréal \t\t\t\t INDICATEURS\tEn date de\tCanada\tQuébec\tMontréal ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE\t\t\t\t PIB1\tT22009\t- 2,5 %\t- 0,8 %\t-1,2 % MARCHÉ DU TRAVAIL\t\t\t\t Emplois créés1\tOctobre 2009\t- 2,3 %\t-1,6 %\t-1,3 % Taux d'activité\tOctobre 2009\t67 %\t64,8 %\t66,2 % Taux de chômage\tOctobre 2009\t8,6 %\t8,5 %\t8,9 % CONSTRUCTION ET IMMOBILIER\t\t\t\t Permis de bâtir1\tSeptembre 2009\t- 20,9 %\t- 3,5 %\t-10,2 % Mises en chantier1\tT22009\t- 42,4 %\t-13,3 %\t-18,4 % POUVOIR D'ACHAT ET CONSOMMATION\t\t\t\t Inflation1 (1 PC : 2002=1)\tSeptembre 2009\t- 0,9 %\t- 0,3 %\t0 % Ventes au détail1\tT22009\t- 5,4 %\t- 2,1 %\t- 3,3 % COMMERCE EXTÉRIEUR\t\t\t\t Exportations1\tAoût 2009\t- 31,6 %\t-21,9 %\t- Source : Statistique Canada, Conference Board du Canada et Institut de la statistique du Québec\t\t\t' Ces variations sont exprimées par rapport à la même période de 2008\t Variation par rapport À L'ANNÉE PRÉCÉDENTE VALEUR AU 10 NOVEMBRE 2009 AU MOIS PRÉCÉDENT MARCHÉS FINANCIERS INDICATEURS ÉCONOMIQUES D'ICI Taux directeur : Banque du Canada\t0,25 %\t0 point de base\t- 200 points de base Dollar canadien (vs $US)\t0,95$\t-0,0085$\t+0,1134$ Prix du baril de pétrole (WTI, en $US)\t79,01$\t+10,11%\t+ 27,23 % Source : Banque du Canada, Energy Information Administration MONTRÉAL ET LES AUTRES PRINCIPALES MÉTROPOLES CANADIENNES Montréal, Calgary, Ottawa, Toronto et Vancouver LES RÉSULTATS DE 2008 Produit intérieur brut (en millions $ de 2002)\tMontréal 121 539\tCalgary 62 783\tOttawa 45 212\tToronto 221182\tVancouver 80 330 Revenu personnel per capita (en dollars)\t34 586\t54 293\t41 224\t39 037\t37 309 Revenu personnel disponible per capita (en dollars)\t26 362\t41 672\t31 884\t30192\t29 273 IPC (2002=1)\t1,126\t1,218\t1,131\t1,131\t1,128 Emplois (en milliers)\t1 898\t704\t670\t2 921\t1 237 Taux de chômage\t7,4 %\t3,5 %\t4,8 %\t6,9 %\t4,3 % Ventes au détail (en millions $)\t42 290\t21 829\t14 878\t60 423\t25 354 Mises en chantier (en milliers)\t21,9\t11,4\t10,3\t42,2\t19,6 Source : Conference Board du Canada LES PRÉVISIONS DE 2009 ET DE 2010 (À l'exception du taux de chômage, les variations sont exprimées par rapport à l\u2019année précédente) Montréal \t2009\t2010 Produit intérieur brut\t-1,0 %\t+ 2,4 % Revenu personnel per capita\t- 0,3 %\t+ 2,6 % Revenu personnel disponible per capita\t+ 0,2 %\t+ 2,3 % IPC (2002=1)\t+ 1,1 %\t+ 2,7 % Emplois\t-1,1 %\t+ 1,0 % Taux de chômage\t+ 9,5 %\t+ 9,8 % Ventes au détail\t- 2,5 %\t+ 3,3 % Mises en chantier\t-15,4%\t- 5,0 % Calgary\tOttawa\tToronto\tVancouver 2009\t2010\t2009\t2010\t2009\t2010\t2009\t2010 - 2,1 %\t+ 3,2 %\t- 0,5 %\t+ 3,1 %\t- 2,7 %\t+ 3,2 %\t- 2,6 %\t+ 3,4 % - 0,1 %\t+ 2,1 %\t+ 0,4 %\t+ 2,0 %\t- 0,6 %\t+ 2,2 %\t+ 1,6 %\t+ 2,3 % + 0,2 %\t+ 1,9 %\t+ 0,6 %\t+ 2,1 %\t- 0,5 %\t+ 2,3 %\t+ 1,9 %\t+ 2,1 % + 0,6 %\t+ 2,7 %\t+ 1,0 %\t+ 2,5 %\t+ 0,9 %\t+ 2,4 %\t+ 0,8 %\t+ 2,6 % -1,0 %\t+ 1,5 %\t- 2,8 %\t+ 0,3 %\t-1,1 %\t+ 1,9 %\t- 0,4 %\t+ 1,1 % + 6,4 %\t+ 7,3 %\t+ 6,1 %\t+ 6,5 %\t+ 9,3 %\t+ 9,6 %\t+ 6,9 %\t+ 7,4 % - 6,6 %\t+ 3,9 %\t-1,9 %\t+ 3,6 %\t- 5,7 %\t+ 4,4 %\t- 5,6 %\t+ 5,8 % - 60,5 %\t+ 59,9 %\t- 21,7 %\t-11,2 %\t- 45,3 %\t+ 28,2 %\t- 65,4 %\t+ 63,6 % Source : Conference Board du Canada Pour des données régulièrement mises à jour, nous vous invitons à consulter Tableau de bord en ligne à l\u2019adresse suivante : www.tableaudebordmontreal.com MONTRÉAL ET LES AUTRES PRINCIPALES MÉTROPOLES CANADIENNES | SUR L'ECRAN RADAR | SUR L'ÉCRAN RADAR Perspectives 2010 : Reprise, mais encore.Il y a seulement quelques mois, nous étions en pleine crise économique mondiale, la plus importante depuis la Grande Dépression.En effet, il y a un an à peine, en septembre 2008, l\u2019effondrement de plusieurs institutions financières américaines a marqué les débuts de la crise financière.Celle-ci, à cause d'une interdépendance économique et financière internationale sans précédent, s'est transformée en une véritable crise économique globale.Naturellement, dans la mesure où plus de 50 % du PIB québécois dépend des exportations, cette crise - qui s\u2019est traduite par une baisse de la demande de produits et services québécois et montréalais - a fini par gagner notre économie.L'économie mondiale, après avoir connu un creux au premier trimestre de 2009, commence maintenant à montrer des signes d\u2019amélioration laissant présager, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), une reprise «plus précoce» que prévu.Cela dit, si un bon nombre d'économistes s'entendent pour dire que le pire est probablement derrière nous, des incertitudes demeurent quant à la forme et à la durabilité de la reprise, ce qui rend les perspectives économiques pour 2010 quelque peu complexes.2009, mieux que prévu.Ainsi, si l'année 2009 a été marquée par le creux de la «Grande Récession», c'est aussi durant cette période qu\u2019auront paru les premiers signes de redressement de l'économie.L'ampleur exceptionnelle des politiques budgétaires et monétaires entreprises à travers la planète semble avoir permis à l'économie mondiale de se stabiliser plus tôt gue prévu.C\u2019est ainsi que plusieurs organisations internationales ont réajusté leurs prévisions de croissance à la hausse.À titre d\u2019exemple, le rapport du Fonds monétaire international (FMI) indique que le système financier mondial montre des signes de stabilisation, et ce, autant pour les pays avancés que pour les pays émergents.De plus, l'indicateur composite avancé1 de l\u2019OCDE a augmenté de 1,3 point pour la zone OCDE en septembre - ce gui est supérieur de 3,4 points à son niveau observé il y a un an - et de 1,4 point pour la zone euro, ce qui équivaut à une hausse de 6,3 points par rapport à l'année dernière.Tout ceci tend à confirmer que la reprise serait bel et bien à l\u2019horizon.Bien que dans l'ensemble, l'économie semble s'améliorer à la fin de cette année, les prévisions de la croissance mondiale pour l'année 2009 restent négatives.Au moment de passer sous presse, les données les plus récentes anticipaient que la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial se contracterait d'environ 2,9 % en 2009 selon la Banque mondiale et de 1,1 % selon le FMI, qui offrait un aperçu plus optimiste de la situation économique.Par ailleurs, dans son évaluation intérimaire publiée en septembre 2009, l\u2019OCDE prévoyait une diminution de la croissance de 3,7 % pour les pays du G7 en 2009, soit une baisse moins abrupte que celle annoncée l'été dernier.Le FMI prévoyait, 1 L\u2019indicateur composite avancé de l\u2019OCDE «signale à l'avance les points de retournement du cycle économique - fluctuations économiques autour de son niveau possible de long terme.Par cette approche centrée sur les points de retournement (pics et creux), l\u2019indicateur composite avancé fournit des informations qualitatives sur les évolutions économiques à court terme plutôt que quantitatives.Quatre phases cycliques sont définies alors comme suit : expansion - l\u2019indicateur composite avancé augmente et est au-dessus de 100; infléchissement - l'indicateur composite avancé diminue et est au-dessus de 100; ralentissement - l\u2019indicateur composite avancé décroît et est en dessous de 100; reprise - l'indicateur composite avancé augmente et est en dessous de 100». \t\t\t \t\tIvivivXv\t entrée dans une phase de stabilisation.Les performances de l'Allemagne et de la France au second trimestre jouent un rôle important dans ce redressement.En effet, selon la Commission européenne, les deux économies les plus importantes de la zone ont connu une croissance de l'ordre de 0,3 % au deuxième trimestre alors que l'activité a continué à décroître, mais à un rythme plus lent, au sein des autres pays de la zone euro, dont l'Italie (-0,5 %) et l'Espagne (-1,1 %).Ceci étant dit, des facteurs tels que la hausse du taux de chômage, le désendettement des ménages et l'existence de capacités excédentaires ralentiraient la cadence de cette croissance.Ainsi, malgré les récentes améliorations, la croissance demeurerait négative en 2009.L'Allemagne, dont l'économie dépend des exportations, aura connu un repli de 5,1 % de son PIB réel en 2009 et la France de 2,1 %.L'Italie et l'Espagne, quant à elles, toujours selon les mêmes prévisions, auront vu leur PIB réel reculer de 5 % et de 3,7 % respectivement en 2009.Selon les mêmes prévisions, le Royaume-Uni semble évoluer sous le signe de la reprise.En effet, après une contraction nette de son PIB réel au premier trimestre de 2009 (-2,4 %) et un repli plus modéré au deuxième (-0,7 %), il aura affiché une augmentation de 0,2 % au troisième trimestre et de 0,5 % au quatrième.Ceci se traduirait tout de même par une baisse de 4,3 % du PIB pour l'ensemble de l'année.C'est au sein de l'Asie qu'on retrouve les plus fortes croissances Le Japon, dont l'économie est axée sur les exportations et la production industrielle, a été durement touché par l'effondrement du commerce mondial.Grâce aux politiques de relance ainsi qu'à la reprise de la production industrielle et du commerce international, l'archipel a réussi à renouer avec la croissance au second trimestre avec, selon l'OCDE, un PIB en hausse de 3,7 %, et ce, après un repli brutal de 11,7 % au premier trimestre.L'OCDE prévoit quand même que l'économie japonaise quant à lui, dans sa publication d'octobre 2009 sur les perspectives de l'économie mondiale, un ralentissement de 3,4 % de la production pour les pays avancés2 en 2009.Les États-Unis, notre principal partenaire commercial, auront connu une contraction de 2,7 % de leur PIB réel en 2009.Montréal, en tant que métropole commerçante, a ressenti les impacts de la récession mondiale et particulièrement de l'affaiblissement de son voisin du Sud.En effet, à l'échelle québécoise seulement, plus de 70 % des exportations sont destinées aux États-Unis.Dans ce contexte, une stratégie de diversification des marchés prend une importance encore plus grande.Or, ce que l'on peut constater, c'est que les perspectives de reprise varient quelque peu d\u2019un endroit à un autre.En Europe, la reprise se confirme Ainsi, la zone euro, après un important recul de la production au premier et au deuxième trimestre de cette année (-2,5 % et -0,1 % respectivement), aura, selon la Commission européenne, renoué avec la croissance au deuxième semestre.Néanmoins, le net repli de la croissance enregistré au début de l'année a amené l\u2019organisation européenne à anticiper une baisse de 4 % de la croissance de la zone pour l'ensemble de 2009.Ce sont, entre autres, l\u2019augmentation de la consommation ainsi que l\u2019amélioration des marchés financiers et du commerce international qui semblent indiquer que la zone euro est désormais 2 Selon le FMI, les pays avancés sont : l'Allemagne, l\u2019Australie, l'Autriche, la Belgique, le Canada, la Corée, Chypre, le Danemark, l'Espagne, les États-Unis, la Finlande, la France, la Grèce, Hong Kong, l'Islande, l'Irlande, Israël, l'Italie, le Japon, le Luxembourg, Malte, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, Singapour, la Slovénie, la Suède, la Suisse et Taïwan.SUR L\u2019ÉCRAN RADAR | SUR L'ÉCRAN RADAR | se sera contractée de 5,6 % cette année, ce qui rejoint les prévisions du FMI, qui table sur un recul de 5,4 % de la croissance.Ce sont les pays asiatiques en développement3 qui auront connu la plus forte croissance du globe en 2009.Bien entendu, la Chine et l'Inde mènent la parade avec des prévisions de croissance pour cette année de 8,5 % et de 5,4 % respectivement selon le FMI.Les politiques publiques vigoureuses des deux pays - et particulièrement celles menées en Chine -, conjuguées à une amélioration et à une stabilisation des marchés financiers ainsi qu'aux ajustements des stocks, ont permis de soutenir la demande intérieure et d'encourager la production.Des performances disparates ailleurs.En ce gui concerne la Russie, plusieurs éléments, dont la baisse des cours des matières premières, la dévaluation du rouble et la diminution des flux de capitaux, ont amené ce pays, selon le FMI, à enregistrer une perte de l'ordre de 10 % du PIB au premier semestre par rapport à l'année précédente.La reprise des cours des matières premières ainsi que celle du commerce mondial, combinées avec les politiques de relance, auront aidé au redressement de cette économie.Néanmoins, le recul de 7,5 % du PIB russe aura été parmi les plus importants en 2009.L'Amérique latine aura observé, quant à elle, un repli de son activité de 2,5 % en 2009, selon le FMI.Le Mexique et le Chili, qui figurent parmi les économies de la région les plus intégrées au commerce mondial, devraient attendre la reprise de la demande internationale pour assister à un retour de la croissance.En 2009, ils auront vu leur production baisser de 7,3 % et de 1,7 % respectivement.Le Brésil aura connu, pour sa part, une diminution, plus modérée, de 0,7 % de sa croissance cette année.Une croissance fragile?Malgré le vent d'optimisme qui a soufflé sur l'économie mondiale ces derniers mois, la reprise qui s'annonce pourrait fort bien être en deçà de son potentiel4 et est menacée par plusieurs facteurs.Parmi ceux-ci, on peut citer un abandon prématuré des politiques de relance, des pressions inflationnistes ou déflationnistes, l'ajustement des stocks de capital et l\u2019évolution des cours des produits de base.À court terme, c\u2019est le risque d'une déflation qui prédomine en ce qui concerne la variation des prix.La baisse de la production et l'écroulement des prix des matières premières au début de l'année ont entraîné une chute de l\u2019inflation au niveau mondial.Celle-ci a atteint 1 % en juillet alors qu'elle était de plus de 6 % il y a un an, selon le FMI.Pour les économies avancées, les prévisions de l'inflation sont de 0,1 % pour cette année et de 1,1 % pour 2010.Pour Montréal par contre, le Conference Board du Canada a prévu un taux d\u2019inflation de 1,1 % pour 2009 et de 2,7 % en 2010.En effet, la déflation constitue une menace pour l'économie dans la mesure où elle peut entraîner une baisse de la production, une augmentation du chômage et la baisse des salaires.Le tout pourrait aller jusqu'à replonger les économies en récession.À moyen terme toutefois, le risque d'inflation est plus élevé en raison des politiques monétaires expansionnistes entreprises par les banques centrales pour stimuler l'économie.En ce qui concerne le pétrole, la récession a eu pour effet de réduire sa demande mondiale.En effet, malgré une hausse au troisième trimestre de 2009 ainsi gue celle anticipée au guatrième, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que la demande mondiale de pétrole aura reculé de 1,9 % en 2009, pour s'établir à 84,6 millions de barils par jour.Cela dit, en 2010, alors que la reprise se raffermira, notamment au sein des pays émergents, grands consommateurs de pétrole, la demande mondiale augmentera de 1,7 % par rapport à l'année précédente pour rejoindre son niveau de 2007, soit 86,1 millions de barils par jour.Le retour à la croissance, l\u2019augmentation de la demande provenant de la Chine ainsi que la réduction de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (l'OPEP) ont entraîné une augmentation des cours du pétrole depuis environ le deuxième trimestre de 2009.L'Energy Information Administration (EIA) anticipe le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) à 59,9 $US en 2009, puis à 72,42 $US en 2010.Cette hausse des cours, qui va de pair avec la croissance économique, ne devrait pas, selon le FMI, se faire radicalement, et ce, à cause des capacités excédentaires dont dispose l'OPEP.2010, enfin la croissance?Selon les dernières prévisions du FMI, la croissance du PIB réel mondial devrait s'établir à 3,1 % en 2010.Cette croissance anticipée, bien en deçà de son niveau potentiel, ne sera pas suffisante pour résorber le chômage.Il importe toutefois de mentionner que, dans l'ensemble, le FMI a réajusté ses prévisions de croissance à la hausse par rapport à celles de juillet dernier.3 Selon le FMI, les pays asiatiques en développement sont : l\u2019Afghanistan, le Bangladesh, le Bhoutan, le Brunéi Darussalam, le Cambodge, la Chine, les Fidji, l'Inde, l'Indonésie, les Kiribati, le Laos, la Malaisie, les Maldives, le Myanmar, le Népal, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, les Samoa, les îles Salomon, le Sri Lanka, la Thaïlande, le Timor-Leste, les Tonga, le Vanuatu et le Vietnam.La croissance potentielle est la croissance qui résulterait de l'utilisation efficiente des facteurs de production (capital et travail).4 La reprise est la plus forte au sein des pays asiatiques en développement, dont l'activité devrait croître de 7,3 % en 2010, soit de près de 1 % de plus qu'en 2009.Bien entendu, c'est la Chine qui est en tête avec une croissance de 9 % pour l'année à venir.L'Inde connaîtra également une croissance vigoureuse qui s'élèvera à 6,4 % en 2010.Par ailleurs, la Russie, brutalement affectée par la baisse du commerce international'et le repli des cours du pétrole, profitera du renversement de cette tendance pour hausser son PIB de 1,5 %.Les pays avancés connaîtront une augmentation de l'activité modérée qui se situera autour de 1,3 % pour l'année prochaine.La zone euro accusera un retour à la croissance timide de seulement 0,3 % en 2010.L'Allemagne, dépendante des exportations, profitera de la hausse du commerce mondial pour renouer avec la croissance, laquelle s'établira à 0,3 % l'an prochain.L'activité économique de la France augmentera quant à elle de 0,9 %.Le Japon, après une forte décroissance en 2009, bénéficiera de la reprise que connaîtront ses partenaires commerciaux pour retrouver la croissance en 2010.Cette dernière sera de 1,7 %.L'Amérique latine connaîtra également une reprise de son activité.Le Mexique, considéré comme étant le pays le plus touché par la crise dans la région, affichera une croissance de 3,3 % en 2010, notamment grâce au regain de croissance aux États-Unis et chez ses autres partenaires commerciaux.La production réelle au Brésil augmentera quant à elle de 3,5 %.Le commerce mondial joue un rôle important dans le redressement de l'économie de la même façon qu'il a été déterminant dans la propagation de la crise.En effet, par le biais d'une intégration économique mondiale sans précédent, la reprise économique, notamment des pays émergents, s'est diffusée à travers le globe.Les politiques de relance ont aidé à stimuler la consommation et, par conséquent, la demande mondiale.Selon l'Organisation mondiale du commerce, les exportations mondiales des marchandises ont augmenté de 8 % au second trimestre de cette année par rapport au premier trimestre - un volume toutefois inférieur de 33 % comparé à la même période l'année dernière.Le FMI prévoit que le volume du commerce mondial, qui se contractera de 11,9 % en 2009, sera suivi d'une croissance de 2,5 % en 2010.Celle-ci sera alimentée principalement par la demande grandissante des pays en développement et des pays émergents.La faible croissance mondiale prévue en 2010 ne sera pas suffisante pour pallier le problème de chômage.En effet, étant un indicateur « retardé»5, le taux de chômage risque même de s'accentuer en 2010.Cela risque de se traduire à certains endroits par une baisse du revenu disponible et donc par l'appauvrissement des ménages.L\u2019importance de ce phénomène pourrait également nuire à la reprise.Selon le FMI, le taux de chômage au sein des pays avancés sera de 8,2 % en 2009 et de 9,3 % en 2010.Aux États-Unis, ce dernier a atteint 9,7 % en août 2009, ce qui équivaut, selon le FMI, à son niveau le plus élevé depuis 26 ans.Il devrait dépasser les 10 % en 2010.Quant à la zone euro, son taux de chômage atteindra 9,9 % cette année et devrait se situer autour de 11,7 % l\u2019année prochaine.Toutefois, à mesure que la croissance mondiale reprendra son élan, la production mondiale fera de même et le taux de chômage, éventuellement, diminuera à son tour.En définitive, la crise économique a certes fini 9 par atteindre toutes les économies du globe, mais certaines semblent avoir mieux résisté que d'autres.On pense évidemment aux performances des pays émergents comme la Chine et l'Inde, qui ont connu les plus fortes croissances durant la récession.Ces pays présentent donc un fort potentiel pour les PME montréalaises qui, plus que jamais, gagneraient à saisir les occasions d'affaires et à se positionner sur ces marchés afin de prendre de l'avance par rapport aux concurrents quand la reprise se raffermira.5 Un indicateur retardé est un indicateur qui réagit avec un certain retard par rapport à la conjoncture économique.SUR L'ÉCRAN RADAR | SUR L'ÉCRAN RADAR | o PERSPECTIVES DES TAUX DE CROISSANCE ET DES TAUX D\u2019INFLATION EN 2010 + 0,9 % + 1,5 % + 2,1 % ROYAUM + 1,3 % + 0,3 % + 0,2 % + 1,5 % CANADA + 9,9 % + 11'5% E + 1,7 % + 1,7 % + 0,9 % + 0,9 % ÉTATS-U ES PA' 0,8 % + 1,1 % JAPON + 5,3 % + 11,0 % + 2,8 % + 3,3 % IETNA + 6,4 % + 8,4 % + 3,5 % + 3,5 % + 4,1 % + 2,0 % + 1,7 % + 1,5 % + 6,2 % + 1,5 % RALIE + 5,0 % ARGENT PREVISION DU TAUX DE CROISSANCE ANNUEL DU PIB REEL PREVISION DU TAUX ANNUEL D'INFLATION \t\t ^ + 3,2 0\t/o\t i, + 9,0 %\t\tr \t^+ 0,6 %\t Source : d\u2019après les données des Perspectives de l'économie mondiale d'octobre 2009 du FMI LES ÉTATS-UNIS : UNE ÉCONOMIE EN CONVALESCENCE 2009, des signes de reprise.Après plus d'un an de décroissance, l'économie américaine semble montrer des signes de redressement.Plusieurs facteurs, dont la hausse de 1,4 point de l'indicateur composite avancé de l'OCDE au mois de septembre conjuguée à l\u2019amélioration des marchés immobilier et financiers, laissent croire que les États-Unis commencent à connaître un tournant.En effet, du côté du marché de l'habitation, on constate qu'après plusieurs années de recul, les mises en chantier résidentielles commencent à augmenter à leur tour.En hausse de 1,5 %, les mises en chantier ont atteint 598 000 unités au mois d'août, ce qui correspond à leur plus haut niveau depuis le mois de novembre dernier.Cette augmentation a été encouragée, entre autres, par les faibles taux d\u2019intérêt hypothécaires qui se rapprochent de leur minimum historique.Selon Études économiques Desjardins, cette tendance haussière devrait se poursuivre avec une croissance anticipée des mises en chantier d'environ 23 % pour l'année 2010.Cela dit, la hausse du taux de chômage additionnée à la dette des ménages -encore importante - ralentira l'élan de l'activité du marché du logement encore quelque temps, comme en témoigne la stagnation des mises en chantier au mois de septembre 2009 dont le nombre s'est établi à 590 000 unités.De plus, la demande intérieure ainsi que la production industrielle américaines, fortement encouragées par les «primes à la casse» octroyées par le gouvernement américain afin de stimuler l\u2019achat d\u2019automobiles, ont augmenté durant les derniers \\ s.-JHE M r mois.Néanmoins, puisque ce programme a pris fin, la demande d'automobiles a décliné, ce qui s'est traduit par une baisse d'environ 35 % des ventes d'automobiles neuves au mois de septembre, selon Études économiques Desjardins.Bien entendu, ceci n'est pas sans avoir des répercussions sur les dépenses de consommation et, par conséquent, sur les ventes au détail, la production industrielle, etc.De fait, les ventes au détail ont diminué de 1,5 % en septembre pour augmenter de 1,4 % en octobre.Toutefois, si on exclut les ventes d'automobiles, on constatera que ces dernières ont crû de 0,2 % seulement en octobre par rapport au mois précédent, suggérant ainsi que la demande américaine se redresse lentement.En ce qui a trait à l'indice ISM manufacturier1, il a atteint 55,7 points en octobre de cette année, ce qui représente son niveau le plus élevé depuis 2006 et le troisième mois consécutif où il est supérieur au seuil de 50.L'indice ISM non manufacturier a, quant à lui, dépassé - pour la première fois depuis septembre 2008 - le seuil des 50 pour atteindre les 50,9 en septembre 2009.Malgré le léger recul de l'indice au mois d'octobre - qui s\u2019est établi à 50,6 -, ce dernier demeure supérieur à la barre des 50.Ainsi, la hausse de ces indices tend à confirmer que la reprise aux États-Unis est imminente.Selon le FMI, les États-Unis auront renoué avec la croissance à partir du second semestre de cette année.Néanmoins, le repli brutal de la production de 6,4 % au premier trimestre a conduit le FMI à anticiper une croissance négative de l'ordre de -2,7 % pour l'ensemble de l'année 2009.Ce n'est Indice publié par I\u2019Institute for Supply Management au début de chaque mois reflétant l'état du secteur manufacturier américain.Ainsi, une valeur de cet indice supérieure à 50 points indique une expansion du secteur, alors qu\u2019une valeur inférieure à 50 indique une contraction.LES ÉTATS-UNIS | LES ÉTATS-UNIS | id qu'en 2010 que la croissance américaine redeviendrait positive et se situerait à 1,5 %, selon le FMI, et à 2,3 %, selon le Conference Board du Canada.Une croissance toutefois menacée.Cela dit, si le retour de la croissance est largement admis, sa durabilité fait encore l'objet de quelques doutes.Un des plus importants risques pesant sur la reprise est la forte augmentation du taux de chômage causée, entre autres, par les capacités excédentaires de l'économie.En effet, selon les prévisions du FMI, le taux de chômage aura été de 9,3 % en 2009 et dépasserait les 10 % en 2010, soit son niveau le plus élevé depuis près de 26 ans.Cette hausse aura certainement un impact négatif sur les revenus des ménages, déjà fortement endettés.Les dépenses 1 de consommation risquent ainsi d'en souffrir, ce qui pourrait ralentir également la croissance.En ce qui concerne l'inflation, le fait, entre autres, que la production anticipée soit inférieure à son niveau d'avant la crise exerce des pressions à la baisse sur les prix.Selon le FMI, le taux d'inflation aura ainsi été négatif en 2009, soit de l'ordre de -0,4 %.L'augmentation des cours des matières premières et celle de la demande intérieure joueront un rôle de premier plan dans la hausse du taux d\u2019inflation pour l'année à venir, qui devrait s'établir à 1,7 %.À la lumière de tout cela, si l'année 2010 s'annonce relativement encourageante aux États-Unis, c\u2019est probablement en raison de l'imposant plan de relance américain.Ainsi, considérant l'état de rVrVV.aizii =rr.* S53SS1 mi i 131311 fragilité actuel de ce redressement, il est clair que l'intervention gouvernementale conservera toute sa pertinence en 2010.Par ailleurs, le regain de vigueur de l\u2019économie américaine vient appuyer la thèse de la reprise en 2010 pour l'économie mondiale et particulièrement pour l'économie québécoise et montréalaise.En effet, plus de 70 % des exportations québécoises sont destinées aux États-Unis.Ainsi, une croissance du PIB américain signifierait une hausse de la demande pour les produits et services québécois et donc de nouvelles possibilités de croissance pour nos entreprises.Par contre, la fluctuation de la valeur du dollar aura, elle aussi, un impact sur l'aisance qu'auront les exportateurs d'ici à saisir les nouvelles occasions d\u2019affaires.Mi i fHle nu .riiu L'ÉCONOMIE CANADIENNE : SUR LA BONNE VOIE Malgré sa forte intégration commerciale avec les États-Unis, le Canada demeure en bonne position économigue relativement aux autres pays du G7 et, par conséquent, a été moins touché par la crise mondiale que ces derniers.En effet, le Canada est non seulement entré en récession plus tardivement (au quatrième trimestre de 2008), mais il a aussi connu une plus faible baisse de sa production comparativement à la moyenne des pays du G7.Ainsi, selon l'OCDE, il aura connu une contraction de 3 % de son PIB en 2009 contre 3,7 % pour l'ensemble des pays du G7.Par ailleurs, grâce à la reprise prévue aux États-Unis, conjuguée à la remontée des cours des matières premières et aux retombées, déjà visibles, des politiques de relance de son gouvernement, le Canada, selon les prévisions, aurait renoué avec la croissance dès le troisième trimestre de 2009.Si l'on se fie aux prévisions du Conference Board du Canada (CBOC), l\u2019économie canadienne, après une contraction de son PIB réel de 2,1 % en 2009, connaîtrait une croissance de 2,9 % en 2010.Le FMI, un peu plus pessimiste, a anticipé un repli de 2,5 % cette année contre une hausse du PIB réel de 2,1 % l'année suivante.S\u2019il existe un débat concernant l\u2019ampleur de la croissance canadienne, un consensus semble s'établir au sujet du redressement de l'économie.En effet, la chute de la demande américaine, combinée avec la baisse des cours des produits de base et de l'appréciation du dollar canadien, a fortement nui au commerce international canadien wi.jjvyiT 9 9 99 ÎPTiïïm.w f it Hi Hi m ! Ill III M HMH I .v /T durant les derniers trimestres.D'ailleurs, selon le CBOC, le volume réel des exportations se sera contracté de 15 % en 2009.Toutefois, l'augmentation des cours des produits de base ainsi que la reprise de la demande américaine et de celle des pays émergents auront pour effet de stimuler les exportations canadiennes qui, selon les mêmes prévisions, devraient croître de 2,1 % en 2010.La faible reprise des exportations pourrait s'expliquer par l'appréciation du huard et le ralentissement de la croissance américaine.Ce ralentissement de croissance de notre voisin du Sud s'est en fait traduit par une diminution de la demande de biens et services canadiens, et ce, particulièrement dans les secteurs de l'automobile et des produits forestiers.Le marché du logement reprend également de la vigueur.En effet, les faibles taux d'intérêt, les programmes d'aide à l'accès à la propriété ainsi que le crédit d'impôt à la rénovation ont fortement contribué à la croissance de ce secteur.Ainsi, la récente hausse des mises en chantier - de 5,4 % en octobre par rapport au mois précédent - nous laisse optimistes quant à la croissance de cet indicateur.Quant aux permis de bâtir, leur valeur a atteint 5,1 milliards de dollars en septembre, ce qui représente une augmentation de 1,6 % par rapport à août.Cette tendance devrait se maintenir à mesure que la croissance se raffermira.En ce qui concerne la demande intérieure, celle-ci reprend également.En effet, malgré la baisse des L\u2019ÉCONOMIE CANADIENNE | £ L\u2019ÉCONOMIE CANADIENNE | S ventes au détail durant le mois de juillet (qui se chiffre à -0,6 % par rapport au mois précédent), celles-ci ont augmenté de 0,8 % en août, selon le Groupe Financier Banque TD.Cette tendance, grâce entre autres à l'amélioration de la dette des ménages et à l\u2019augmentation de la confiance des consommateurs, devrait se maintenir à la hausse.Ceci étant dit, l\u2019économie canadienne s'ajuste encore.Les capacités excédentaires - résultant du processus de déstockage - et la chute des cours des produits de base exercent une pression à la baisse sur les prix et contribuent à l\u2019augmentation du taux de chômage.En effet, selon le Groupe Financier Banque TD, l\u2019inflation (annuelle) s'est repliée de 0,9 % au mois de septembre, ce qui représente la quatrième baisse mensuelle consécutive.Toutefois, le redressement des cours des matières premières ainsi que la reprise de la production devraient renverser cette tendance.Par conséquent, le FMI anticipe une inflation de 0,1 % en 2009 et de 1,3 % en 2010.En outre, puisque le taux de chômage s'ajuste généralement après la reprise, les prévisionnistes s'attendaient à ce gu'il demeure élevé en 2009 et même à ce qu'il continue à augmenter en 2010.C'est ainsi que le FMI a prévu qu'il serait de 8,3 % en 2009 et de 8,6 % en 2010.Malgré tout, l\u2019économie canadienne semble bien être sur le chemin de la reprise.De plus, la solidité de son système bancaire et la diversité de son économie, qui ont permis au Canada d\u2019éviter les pires déboires de la crise, devraient aussi l'inciter à bénéficier pleinement de la reprise qui s'annonce déjà.Autrement dit, les entreprises canadiennes - et plus particulièrement les entreprises québécoises et montréalaises - , qui ont moins souffert que d'autres de la récession, devraient profiter de cette avance pour percer de nouveaux marchés et ainsi augmenter leurs revenus.PERSPECTIVES DE CROISSANCE DU PIB RÉEL DES PRINCIPALES PROVINCES \t\t\t\t\t\t\t\t 5.5\t% 5.0\t% 4.5\t% 4.0\t% 3.5\t% 3.0\t% 2.5\t% 2.0\t% 1.5\t% 1,0 % 0,5 % 0,0 % -0,5 % -1,0 % -1,5 % -2,0 % -2,5 % -3,0 % -3,5 % -4,0 % T j | Québec Ontario Manitoba 1 Saskatchewan Alberta j Colombie-Britannique Source : d\u2019après les données du Conference Board du Canada AU QUEBEC : CRISE ET REPRISE MODESTES ice Le Québec, grâce à son économie bien diversifiée et à ses politiques d'investissements publics, a pu éviter les pires déboires de la crise.D\u2019ailleurs, le plus faible ralentissement de sa production par rapport à la moyenne canadienne en témoigne.Encouragé notamment par la remontée de la demande extérieure, le Québec aura renoué avec la croissance au troisième trimestre.Ainsi, selon les prévisions du Conference Board du Canada (CBOC), la «Belle Province» aura d'abord connu une contraction de 0,7 % de son PIB réel en 2009 pour enregistrer une hausse de 1,8 % l'année suivante.La firme de courtage Valeurs mobilières Banque Laurentienne a prévu, quant à elle, un repli de 1,9 % de son PIB réel en 2009 et une croissance de 1,7 % en 2010.KJ»».3i % *EE cJce a SfT ÇfCCjE sP3 Ci ccd r > C3M 0=01 =3 3 II Si les investissements publics réussissent à limiter la contraction de la production provinciale, il semble que ce sont surtout les exportations québécoises qui souffrent des conséquences de cette récession.L'appréciation du huard combinée à la demande extérieure anémique en est la principale cause.En effet, comme l'a souligné le CBOC, les exportations dans les secteurs du pétrole et du charbon ainsi que des produits pharmaceutiques auront été les seuls susceptibles de croître au second semestre de cette année.Or, les exportations des industries qui occupent une part plus importante dans les exportations totales, comme celles des produits aérospatiaux, des technologies de l\u2019information, des métaux primaires, du papier et produits connexes, de même que des produits du bois, auront accusé un repli en 2009.Ainsi, toujours selon les mêmes prévisions, les exportations réelles auront décliné de 10,4 % en 2009.La reprise américaine, la croissance prévue au sein des autres partenaires commerciaux ainsi que la hausse de la demande intérieure contribueraient néanmoins à une augmentation des exportations réelles québécoises d'environ 3,2 % en 2010.1111 iUl; 16 3 \\ 11 lVH |Ul N UlUr , ¦ k'S'Salvi iiiiütai n q u» De son côté, le secteur de la construction, soutenu en grande partie par les politiques publiques de relance, demeure robuste.Il devrait jouer un rôle important dans l'évolution du PIB autant cette année que pour l'année à venir.Sur une note moins positive, le secteur du logement, intimement lié à la crise, a connu un important repli.L\u2019aversion au risque des institutions financières et des ménages ainsi que la hausse du taux de chômage seraient, en grande partie, à l'origine du recul des mises en chantier et des permis de bâtir enregistrés depuis 2008.Ainsi, selon le CBOC1, les mises en chantier auront chuté de 15 % en 2009.Les investissements réels résidentiels se seront, quant à eux, repliés de 1,4 % en 2009 et poursuivront leur recul avec une baisse de 9,6 % en 2010.De plus, des facteurs tels que la mauvaise conjoncture économique et la restriction du crédit auront défavorisé les investissements non résidentiels pour les faire reculer de 3,3 % en 2009, toujours selon le CBOC.Toutefois, la reprise économique ainsi que la plus grande disponibilité du crédit aideront à la croissance des investissements non résidentiels de 4,2 % en 2010.Perspectives provinciales du Conference Board du Canada, été 2009 I 3 3 AU QUÉBEC I üî AU QUÉBEC | £ Au chapitre du taux de chômage, c'est sans surprise que l\u2019on apprend que ce dernier devrait continuer de croître en 2010.L'expérience démontre en effet que les mises à pied se poursuivent après le point de retournement de l'économie, les entreprises réagissant avec un certain retard à la contraction de la demande.Selon les prévisions de Services économiques RBC, le taux de chômage devrait ainsi passer de 8,8 % en 2009 à 9,4 % en 2010.Ces estimations concordent avec celles du CBOC qui anticipait des hausses à 8,8 % pour 2009 et à 9,3 % pour 2010.En ce qui concerne le taux d'inflation prévu, celui du Québec aura été faible en 2009, à l\u2019image de celui du Canada.Le CBOC a ainsi prévu une inflation de 0,6 % en 2009 et de 2,7 % l\u2019année suivante pour la province.En dépit des contraintes et des menaces économiques pesant sur le Québec, celui-ci connaîtra une contraction de sa production modeste comparativement aux autres provinces à travers le pays.Il va sans dire que c'est l'intervention massive du gouvernement en matière d'infrastructures qui joue le rôle le plus important à ce sujet.Néanmoins, une fois la crise achevée et la croissance soutenue, la dette publique deviendra le nouveau fardeau pesant sur la croissance économique.Le déficit du Québec, selon Valeurs mobilières Banque Lauren-tienne, pourrait même atteindre les 5 à 6 milliards de dollars en 2009-2010.Ainsi, le gouvernement aura à relever l'important défi de rééquilibrer ses finances sans toutefois étouffer une croissance qui s'annonce déjà modeste.2009 -5 % -8 % -9 % -10 % -12 % 5,3 % PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION DES EXPORTATIONS RÉELLES QUÉBÉCOISES Source : Conference Board du Canada, octobre 2009 Les exportations sont calculées en dollars constants, l\u2019année de référence étant 2002 Variation par rapport à l'année précédente en % ¦niRiii! 'iim*i/ il nr m r**i ¦ ¦«KB «Li.\u2022 >¦»( ¦ ¦Hi ¦Burn uirttmi \u2019imiu£ Mill !»\u2022« \u2022¦ jri ur mi; 'VVT ¦Mr \u2022 ni «M l»I »\u2022« \"'JTT ' ; >¦ 2-1 ca tait .«tini \t ¦n ¦¦ ¦uni Mh \"¦
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.