Le journal de la rue, 1 janvier 1998, Juin - Juillet
PER T-4SI BNQ ïf# /HHtt/ mèeap vwt# )lume 5 n° 3 Juin - Juillet 1998 ir la Fête Nationale un spécial sur la non-violence Venez nous visiter sur internet: WWW.MOULINTERNET.QC.CA/GRAFFITI ou au Café-Graffiti au 4265 Ste-Catherine Est ^Vision de société Éditorial Danielle Simard J’ai appris dernièrement que le seuil de pauvreté était fixé à environ 17 000$ pour une personne vivant seule.Lorsque je retire du bien-être social', je reçois environ 6 000$, j’ai donc un manque à gagner de 11 000$ avant de pouvoir dire que je ne suis plus pauvre.Je suis attristée de voir qu’aujourd’hui, pour plusieurs d’entre, nous nos rêves, nos objectifs de vie sont restreint à atteindre le seuil de pauvreté.Devant cette triste réalité, je suis confrontée à un dilemme : dois-je respecter mes principes ou accepter le travail au noir pour arrondir mes fins de mois?Il est vrai que je peux gagner 156$ par mois avant de voir mon chèque amputé.Même avec cette somme supplémentaire, je suis encore loin de mon objectif, soit d’être le plus près possible du seuil de pauvreté.Que me reste-t-il comme choix en tant qu’individu?Quels sont les outils mis à ma disposition pour atteindre ces objectifs?Je me permets de rêver un peu.On sait que l’assistance sociale est supposée être une mesure temporaire de dépannage pour passer à travers une mauvaise période.Que se passerait-il si le Gouvernement acceptait que je puisse occuper un emploi sans nécessairement couper le chèque que je reçois afin de me permettre d’atteindre le seuil de pauvreté?Un tel appui serait un véritable soutien dans ma réinsertion en emploi.Comme il est naturel pour tout être humain de travailler et que c’est un besoin fondamental, une telle mesure augmenterait la population active.Le besoin d’investissement du Gouvernement en programme d’employabilité diminuerait puisqu’une plus grande partie de la population serait active sur le marché du travail.Il y aurait également une diminution des dépenses afin de contrer le travail au noir.Le Gouvernement récupérerait les avantages sociaux tels que : Rentes du Québec, assurance emploi, impôt provincial et fédéral ainsi que la régie de l’assurance maladie sur des emplois qui se retrouvaient au préalable au noir.En ayant moins de travail au noir, cela diminuerait le nombre de ventes faites sous la table et engendrait une augmentation des revenus de TPS et de TVQ pour les coffres de l’État.Le bénéficiaire aurait l’occasion de réintégrer le marché du travail sans avoir peur d’être coupé de son chèque de bien-être.Pour beaucoup, ce chèque représente le peu de sécurité qu’ils ont dans la vie et il est difficile pour le bénéficiaire de faire le deuil des services d’assurance tels que lunette, dentiste.Une coupure drastique entraîne une insécurité et a un effet néfaste sur la motivation que le bénéficiaire a face à une réintégration sur le marché du travail.Si le bénéficiaire se sent appuyé, il peut alors goûter à la satisfaction du travail bien accompli.Il se sent valorisé et participant à la société ce qui a un impact positif face à l’ensemble de la collectivité.Dans cette transition, le bénéficiaire peut profiter d’un apprentissage plus adéquat et ce, dans un environnement plus naturel.Le Gouvernement subventionnerait l’employé au lieu de subventionner l’employeur comme il le fait présentement.Il est parfois dévalorisant pour un employé de participer à des programmes d’employabilité, le bénéficiaire étant souvent perçu comme de la main-d’œuvre à bon marché et moins qualifié.Une relation plus égalitaire pourrait être ainsi développée entre l’employeur et l’employé.L’employeur aurait ainsi la possibilité de créer des emplois même si ceux-ci ne sont pas toujours permanents et à temps plein.Il peut ainsi prendre plus de risque et faire de nouvelles expériences.Les sommes ainsi investies par le gouvernement ne seraient-elles pas récupérées amplement par tous ces avantages?Le bénéficiaire n’aurait-il pas ainsi une meilleure vision de lui-même et de la société?La société n’aurait-elle pas une meilleure perception des personnes qui retirent du bien-être social?Cela ne permettrait-il pas de faire une meilleure transition entre l’assistance sociale et le marché du travail?Notre vision de la société me porte à croire qu’il n’y a que deux mondes soit celui des assistés sociaux et celui des travailleurs.Le passage de l’un à l’autre est souvent un traumatisme radical qui en victimise certains ou en écrase d’autres.Comment puis-je espérer un changement positif de cette vision si au préalable nous ne travaillons pas tous ensemble pour traverser en harmonie cette barrière?2 Vol.5, N° 3 • 3 Juin 98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ Le Journal de la rue C.P.180 Suce.Beaubien Montréal H2G 3C9 Tél.: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 Web: www.moulinternet.Qc.Ca/ Graffiti Café Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Mission : Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Membres: Réseau placement média Volume 5 n° 3, Juin - Juillet 1998 Tiré à 5000 exemplaires Publication bimestrielle Coordination et rédaction Raymond Viger Design et infographie Danielle Simard Révision et correction Lorraine Pominville Collaboration Luc Dalpé Francis Ennis Duy Tran Victor Panin Lisette Forget Claudette Martel Stéphane Rhéaume Denis Marquette Benoit Cyr Merci à tous nos bénévoles La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécunier des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans Le Journal de la rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires, votre vécu.Ne vous gênez pas pour nous écrire: textes, dessins pour une publication éventuelle.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada A Agence de vérification et de æ\w Un Distribution assermentée » Association des médias lYI, £ \j écrits communautaires du Québec Envoi de Poste-publication Enregistrement n' 07638 SOMMAIRE Editorial 2 D’hier à aujourd’hui 4 Un peu d’histoire sur le rôle de la sexualité 6 Brissons le mur du silence 7 Qunad un être cher disparait avec violence 8 Rencontre au Café-Graffiti 9 Collectif sur la non-violence j 10 Quand la Violence d’jner devient une semence d’amour pour demaià 11 Violence sans parole ^ Amour et violence 14 Le meilleur métier pour nos jeunes: ne pas en avoir?16 Si tu fais du “Squeege” pour gagner des || sous ip!&» ilHls .]7 Casino de montréal: Histoire de l’auto- 18 exclusion 19 Salon Pepsi-Jeunesse 20 Printemps Hip Hop au Café-Graffiti Entrevue de «DJ Wreck» 21 Critique de livre 23 SE SENSIBILISER POUR MIEUX VIVRE.ÊTRE JEUNE, ORIGINAL ET DYNAMIQUE C’EST APPUYER LE JOURNAL.ABONNEZ-VOUS! 6 NUMÉROS PAR AN POUR 20$ Nom:- Adresse:- Ville:- Code Postal:- Téléphone:-Fax: - Nom de l’organisme:- Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la rue C.P.180, Suce.Beaubien Montréal, (Québec) H2G 3C9 Tél: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est bienvenue Vol.5, N°3 • 3 juin 1998 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 3 H) klüit à auÿou/td’kui Lisette Forget Aujourd’hui les émotions font partie de ma vie.J’ai confiance en moi et dans la vie.Cependant.rendre les autres heureux Je suis née dans une famille dépendante, j’ai appris à le devenir et à vivre dans la souffrance.Mes besoins affectifs, intellectuels, de confiance en moi et en les autres n’ont pu être comblés.Ayant très peu d’estime pour moi, je suis devenue une personne déséquilibrée et insécure.J’ai cru pouvoir changer, sauver ou encore .Ce faisant, j’espérais qu’ils feraient la même chose pour moi en retour.J’ai trouvé mon confort et réconfort dans l’acquisition de rôles qui sont devenus des habitudes très néfastes mais confortables.Ce territoire est devenu mon petit monde à moi, du connu, du normal et ma sécurité.Mais une petite voix intérieure me disait que ce ne pouvait pas être ça l’amour.Ce n’est que bien plus tard que j’ai accepté d’écouter et de faire confiance à cette petite voix.Dans la semaine qui a suivi mes fiançailles avec mon premier amour, je l’ai retrouvé avec une autre femme.Un choc émotif qui a ébranlé mon petit monde.À la maison, seule avec ma peine, je me suis sentie trahie.Je me suis mise à pleurer.Je souffrais beaucoup, c’était dur pour moi à accepter.Au lieu de m’accueillir dans ma peine, ma famille m’a jugée et m’a étiquetée de “braillarde”.J’aurais voulu que quelqu’un me prenne dans ses bras et me console, me sécurise et m’écoute.Je m’en suis voulue de souffrir ainsi.J’ai même pensé que je n’étais pas normale.Pour fuir cette souffrance, je me suis isolée et j’ai trouvé des moyens pour étouffer cette douleur intense.La masturbation, le sexe, le ménage ou le sucre sont devenus des manies compulsives pour taire mes émotions.Des pensées suicidaires ont souvent traversé mon esprit.Quand je vivais de l’insécurité, je pensais juste à faire l’amour.J’ai attiré des hommes qui me ressemblaient.J’étais dans ma boule émotive.Ma peur devenait une phobie, une obsession, une forme de passion et mes parties génitales devenaient pour moi un dérivatif.Je me sentais coupable, une cochonne, une guidoune.Dans ces moments là, je ne pensais pas aux conséquences, ni au condom, je pensais sexe.J’avais besoin qu’un homme me prenne dans ses bras pour me sentir en sécurité.Je fuyais ma peur dans le sexe pour vivre un sentiment d’évasion et de bien-être.J’ai cheminé pendant onze ans pour assumer tout ce vécu et pour découvrir que la dépendance est une forme d’anti-amour.J’ai découvert en moi une petite fille blessée.Je l’ai aidée à grandir et à retrouver son estime de soi.J’ai appris à combler mes besoins affectifs, à lâcher prise sur la souffrance et à me rebâtir sur le plan émotif.J’ai également découvert en moi une thérapeute qui est maintenant ma meilleure alliée et qui me guide et m’accompagne dans mon cheminement.Je me suis libérée du rejet et de la culpabilité, j’ai senti ma petite fille s’accepter et reprendre sa place.Je suis passée à l’adolescente et me suis libérée de mes rôles.Me voyant arrivée à ma réussite et à ma libération, j ’ ai eu très peur, je voyais ça gros, je m’en allais vers l’inconnu.En lâchant prise sur mon territoire, un sentiment de vide m’a habité, comme si je tombais dans un immense trou.La sensation de mourir m’a envahie, je ne comprenais pas que je puisse me sentir aussi perdue même si paradoxalement un sentiment de joie et d’abondance commençait à m’habiter.Aujourd’hui les émotions font partie de ma vie.Elles ne la contrôlent plus.J’ai appris à les accueillir, je les accepte, je me donne le droit de les vivre et je me respecte dans ma sensibilité.La sexualité fait partie de mes besoins.Je peux me respecter et faire des choix.Je suis très fière de moi, j’ai réalisé mon rêve de petite 4 Vol.5, N° 3 • 3 Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ fille.Je m’aime, je peux aimer et me laisser aimer pour ce que je suis.En apprenant à m’aimer je suis sortie de la noirceur.Je me suis rapprochée de la lumière et j’ai rencontré un homme merveilleux, Dieu.Je ressens un équilibre, une confiance en moi et dans la vie.L’amour et l’engagement sont des choix que je peux maintenant faire consciemment et en harmonie avec moi.u4ujouitc(’(iui, je suis une tKé/tapeute de Ha uie, j’aime Ha ilie et je Ha lis au jou/t He jouit.Merci à mes fils, Jocelyn et Christian, de m’avoir encouragée et consolée dans mes moments difficiles.Le lien affectif qui nous unit restera toujours.Merci Pierre, un ami, tu as été la première personne à m’écouter, à me respecter et à me dire que j’étais correcte et ça m’a vraiment touché.Merci à l’équipe du Journal de la rue, Raymond, Danielle, Lorraine de m’avoir écoutée, respectée, aidée à produire mes lettres et félicitations pour le beau travail que vous faites.Je vous aime.Le Journal de la rue, fort de ses six années d’expérience, offre la possibilité de participer à ses ateliers de formation.Ouvert à tous les aidants naturels et à toutes personnes sensibles à son entourage.Pour mieux se connaître et mieux connaître ses proches.- Mercredi le 8 juillet à 19H.Intervention de crise auprès de personnes suicidaires.Animateur Raymond Viger.- Mercredi le 12 août à 19H.La dépendance affective.Animatrice Lisette Forgette.Au Café-Graffiti situé au 4265 Ste-Catherine Est (métro Pie-IX).Pour informations et réservations (514) 256-9000.Admission 10$.Pour les groupes nous pouvons faire un atelier à vos locaux.Tourisme Hochelaga-Maisonneuve ^Strtk'J1 THEATRE Maisonneuve 1375 rue Ontario F.sî Montréal H i V 1K5 l'él: 254-5119 Fax:254-5159 DENISE-PELLETIER 4353.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec] HIV 1Y2 Qahé-Q'usÿUi 4265 Ste-Catherine Est 256-9000 JOURNAL PRÉSENTENT: Hochelaga- Maisonneuve GRAFFITI ET PEINTURE EN DIRECT PLACE DU MARCHÉ MAISONNEUVE TOUS LES SAMEDIS 14h À 18h.Tout au long de l’été (dès le 27 juin jusqu ’au 29 août), des graffiteurs vont commettre des actes de créativité haut en couleurs avec leurs pinceaux et leur canettes de peinture: ils vont graffiter des toiles.Alors qu ’ils réaliseront une murale constituée de 9 tableaux, ces graffiteurs débuteront la saison en grande pompe (27 juin) sur un fond musical HIP HOP, avec DJ sur place ! L’été se terminera avec le désormais célèbre «Encan de l’art» (29 août), où il sera possible d’acheter les toiles: une fois, deux fois, trois fois.adjugées! Bienvenue à tous et à toutes! BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE THM; (514) 256-INFO.4375 Ontario Est (angle Ontario et Morgan), sur la Place du Marché Maisonneuve.SITE INTERNET: tourest@mtl.net.Avec la participation du CCSE Maisonneuve, de la Ville de Montréal, du député M.Réal Ménard (Bloc Québécois) ainsi que la députée Mme Louise Harel (dputée provinciale d’Hochelaga-Maisonneuve).Vol.5, N°3*3 Juin 1998 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 5 Qin heu d’histoire sur de itôde de h semadité i-liiiïüiilllÜH I* 1 lillülillilSii! üiilii iliiliiiiiliii iiiil ! iiiii .HHI ! Danielle Carrier Depuis la nuit des temps, la femme est considérée comme la «reproductrice» et c’est le F principal objectif des relations sexuelles.L’Eglise saura insister sur ce point dans notre éducation.Pour plusieurs de ces femmes, éduquées d’une façon puritaine, avouer son intérêt pour la sexualité et le plaisir sexuel, était laborieux et elle avait peur d’être mal considérée.Après la Deuxième Guerre mondiale (1945), la femme devient plus libérée et de plus en plus sexy.Elle entraîne le couple vers le romantisme, la passion, l’amour et pour les plus audacieuses, à la réalisation de certains fantasmes tabou.Saviez-vous que certaines études démontrent que les femmes réagissent autant que les hommes aux stimulis sexuels (images érotiques, histoires de sexe ou films) en autant que ces stimulis soient quelque peu subjectifs et empreints de romantisme, stimulant l’imagerie cérébrale?Donc du sexe oui, mais sans pornographie abusive et sans violence gratuite.Mais dans les faits, l’intérêt pour la sexualité est plus manifeste chez les hommes.Devons-nous penser que la femme s’interdit d’avouer franchement ses sensations sexuelles et que certaines d’entre elles les refoulent encore?Est-ce que les parents, craignant une grossesse éventuelle non désirée pour leur fille, les éduqueraient plus sévèrement et différemment?Les réprimandes et les punitions que plusieurs enfants subiront après avoir manifesté un intérêt pour la sexualité peuvent occasionner à l’âge adulte, un désir sexuel amoindri et une plus grande difficulté à atteindre un orgasme avec leur partenaire.Le sentiment de culpabilité se retrouve plus souvent chez la femme que chez l’homme.Pour ma part, dès mon entrée à l’école, involontairement, en jouant avec mes mains, j’ai découvert les plaisirs de la masturbation.Ce plaisir devînt vite une compensation au stress et aux frustrations que je vivais.Lorsque je trouvais le temps long à l’école, j’agissais discrètement jusqu’àu jour où mon professeur s’en rendît compte et en fit part à mes parents.En privé, mes parents me firent comprendre que je «jouais aux fesses» et que c’était un péché mortel! En fait, la masturbation a été rejetée jusqu’à récemment et ceci, autant par les médecins, les psychologues que par la religion.Les croyances allaient bon train, du péché morteJ qu’elle pouvait occasionner, on a même cru à une certaine époque, qu’elle pouvait engendrer divers troubles physiques tels que des troubles de la vision, la perte de mémoire jusqu’à la folie, à l’impuissance et même à abréger la vie des gens.Les premiers contestataires de ces croyances furent Ellis et Freud, ce qui a permis tranquillement de modifier les croyances.On finit par admettre que la masturbation ne menait plus à la folie ou même à la mort mais on restait tout de même avec l’idée qu’une pratique abusive pouvait entraver le développement du caractère.Encore là, le sujet était tellement tabou, que personne n’osait déterminer qu’elle serait les limites acceptables pour une masturbation considérée comme saine.Aussi, personnellement, je vous conseillerais cette pratique agréable pour vous permettre entre autre de décompres- (514) 722-0785 Réseau de pdacement média Bn 1995, dons d’un conseil! des ministres, Bernard Landry i/ote de réserver 4% de ses budgets publicitaires aux médias communautraires.lustration ^uc ^DaÜpé 'tXrois ans pdus tard, de ministère de Bernard âfondrg ne nous a toujours pas accoudé une seuÆe campagne.6 Vol.5, N°3 • 3 Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ ser après une journée difficile, ou encore, de vous en servir comme compensation sexuelle lorsque votre partenaire ne sera pas disponible.Par cette auto-stimulation, vous vous permettrez de mieux connaître votre corps et vous pourrez ainsi partager cette meilleure connaissance avec votre partenaire.En ce qui a trait à vos enfants, s’il vous plaît, si vous les surprenez à se masturber, soyez positifs et ne les traumatisez pas en leur disant que c’est mal.Prenez le temps d’en discuter, franchement et honnêtement, de vous poser la question à savoir comment vous allez aborder le sujet avec eux.N’hésitez pas à m’écrire pour discuter de sujets qui vous intéressent touchant la sexualité.Taisons k mu/t du silence: k tarage, c’est un voQ qualité.Savais-tu qu’il y a un mot très français pour parler de la pratique du taxage?C’est le mot «extorsion», qui signifie l’action d’obtenir quelque chose sans le libre consentement de son détenteur.Dans le taxage, il y a quelqu’un qui est lésé, il y a une victime! De façon très concrète, on peut dire que le taxage est un vol qualifié commis avec une intention d’extorsion, d’intimidation et de harcèlement.Le taxage, c’cst donc aussi un acte criminel! Pour te permettre d’affirmer ta liberté, sache que tu n’es pas seul! Tu peux en parler à des amis, informer tes parents, tes professeurs, le directeur, un travailleur de rue, un intervenant social, etc.Pour protéger et soutenir les victimes de taxage, tu peux appeler la Police (911), la Direction de la protection de la jeunesse (1-800-361-5310) ou encore le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de ta région.Pour te vider le coeur, parle-en! Des lignes d’écoute anonyme sont à ta disposition: Jeunesse J’écoute 1 ¦*800-668-6868 ou encore Tel-Jeunes 1-800-263-2266.Il y a des oreilles intéressées à t’entendre! ce sou/ti/te cAJon à h viohnce, c'est une question de nespectl se cache un agmseu/i Extrait de «Brisons le mur du silence», un guide de prévention sur le taxage, la violence, l’agression sexuelle et les droits de la personne, à l’intention des adolescentes et adolescents.Une production du Salon Pepsi-Jeunesse en collaboration avec le Ministère de la Justice Canada.AJonsieu/i Sfand/uj, à quoi seftt un ministre s’il! ne peut liono/iG/t sgs engagements?^fes artisans de k presse communautaire, S0 journaux qui ^ont k di^érence dans kun communauté, 650,000 lecteurs au Québec! Alous exigeons k respect de k politique du 4% que vous aüeg approuvée.t © ^Association des médias écrits communautaires du Québec (514) 383 8533 Vol.5, N°3 • 3 Juin 98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ Quand un êtfte ckeit dispanait auec i/iofence Mireille Bélisle Juin 1994, une jeune fille de 19 ans est retrouvée, suite à un enlèvement, violemment assasinée.Une fille douce, animée par des valeurs d’entraide et de solidarité.Son nom, Mélanie Cabay.En novembre 1995, parents et amis créent la Fondation Mélanie Cabay pour soutenir gratuitement la famille et les proches des victimes de disparition et de meurtre en leur offrant une assistance dans leurs démarches de recherche, du support moral, de l’information sur les ressources utiles ainsi qu’un lieu d’écoute et de partage.Cette Fondation a aussi pour objectif de sensibiliser les citoyens aux valeurs de non-violence et aux gestes de prévention, d’entraide et de solidarité.Après le départ brusque d’un proche, comment allez-vous vous comporter face aux endeuillés dans les occasions de rassemblement et de rapprochement familiaux?Pourrez-vous vous permettre de rire et de montrer votre joie et votre émerveillement pendant ces jours de vacances et de fêtes familiales?Penserez-vous à moi qui porte le manque d’une présence aimée et qui tente de vous cacher ma souffrance de peur de gâter votre plaisir?Saurez-vous m’accueillir avec sincérité et authenticité, sans me brusquer, sans me forcer à refouler mes émotions.avec la délicatesse des mots et des regards, avec la patience de ceux qui comprennent et partagent, avec le respect de ma tristesse?Saurez-vous me dire que ma présence est importante et qu’à vous aussi l’être aimé vous manque?Saurez-vous quand ne pas insister si je préfère la solitude ou le travail à la fête?Saurez-vous me garder la porte ouverte pour que je me joigne à votre groupe quand et comme je le souhaiterai?Saurez-vous taire vos conseils et vos phrases de consolation toutes faites à l’avance et accepter que pour un temps je puisse être un peu dérangeante pour ceux qui s’amusent?L’amour est une lampe qui ne s eteint jamais, mêmed pètes! ians les pires tem- Penserez-vous à m’offrir un simple geste tendre, une écoute sincère et attentive, une sortie plus intime?Aurez-vous l’imagination d’inventer de nouveaux rituels qui me diront sans vraiment le dire que rien n’est plus comme avant?Aurez-vous la capacité de conserver et vivre la joie qui vous habite tout en respectant les voiles qui recouvrent ma vie pendant ces instants de nostalgie?L’amour est une lampe qui ne s’éteint jamais, même dans les pires tempêtes! Pour être informé sur la mission et les activités, être bénévole ou pour fournir une aide matérielle ou financière: La Fondation Mélanie Cabay 660 Villeray, bureau 35 Montréal, Qc.H2R 1J1 TéL: (514) 273-2261 Fax.: (514) 273-7822 Les hommes tuent le plus souvent femmes et enfants dans un geste délibéré, propriétaire et terroriste, avec la caution d’une société et d’un appareil judiciaire profondément sexistes.En tant qu’hommes pro-féminis-tes, nous travaillons à révéler ce massacre permanent et à y mettre fin.Il continuera tant que nous n’aurons pas mis fin au sexisme et à sa violence, à commencer par tous les alibis dont se servent tant d’hommes pour minimiser et pour justifier leur violence.Collectif masculin contre le sexisme (514) 563-4428 8 Vol.5, N° 3 • 3 Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ ^-Rencont/te au Ca^é-Qiia^itl Mireille Bélisle Je suis allée rencontrer des jeunes.des jeunes très différents de ceux que j'ai connu autour de ma fille, quand les partys et les jasettes se faisaient dans mon salon ou ma cuisine.Différents?.Je ne sais plus trop.Les ados que j’ai rencontrés au Café-Graffiti sont de ceux que trop souvent nous étiquetons, rejetons, pointons du doigt comme une «tache» sur notre belle société trop conforme ou voulant se croire telle.Ils sont jeunes et beaux, décrocheurs, graffiteurs, rappeurs, délinquants dans leur expression d’eux-mêmes, de toutes sortes de façons.De ces jeunes dont bien souvent, sans trop le dire ouvertement, nous voudrions éliminer le genre, pour.nous sentir plus à l’aise, plus «corrects» dans notre façon de vouloir le monde et notre société.sécurité et finalement de l’Amour! Si vous êtes prêt à laisser tomber quelques préjugés, à être aussi authentiques qu’eux et à vous laisser atteindre par leurs multiples talents et leur bruyante intensité, allez prendre un café ou une boisson gazeuse au Café Graffiti.C’est beaucoup plus que du cinéma, c’est la Vie en couleurs “live”! Et de si rayonnants sourires, de si brillants regards, que le soleil semble surgir soudainement de derrière les nuages! Mais attention: vous pourriez en revenir.DIFFERENTS! J’ai découvert avec eux, par eux, tout un monde de violence, de dureté et de franchise brutale que je ne connaissais que via les statistiques et les médias.Sous tout cela, sous ces apparences: une tendresse et une fragilité comme la mienne, comme la vôtre; un désir légitime d’avoir sa place au soleil, d’être accepté dans la globalité de son être et de son senti, d’être plus qu’entendu et vu: écouté, compris, accueilli; le besoin d’être reconnu, de pouvoir s’actualiser et se réaliser; le besoin de cette vision du coeur qui, au-delà du paraître, reconnaît l’être humain, avec sa capacité d’être aimé et d’aimer quelqu’un, quelque chose, la Vie; l’envie d’être heureux et de s’accomplir.Finalement.différents?Peut-être pas tant que ça, si l’on parle des vraies choses, de la souffrance, de la peur, de l’in- ( mié ?d’intervention de crise auprès d’une personne smcmmre Pour les aidants naturels, parents et intervenants.Un guide simple et pratique pour démystifier le suicide, les deuils, les signes précurseurs, la crise et le processus suicidaire, notre rôle et notre responsabilité dans l’intervention et les limites de celle-ci.Communiquez avec Le Journal de la rue C.P.180, Succursale Beaubien Montréal, Québec H2G 3C9 Tél.: (514)256-9000 Fax: (514)256-9444 Au coût de 5 $ plus 1,25 $ pour les frais d’envoi.Bonne soirée et bienvenue au Café-Graffiti, 4265 Ste-Ca-therine Est à Montréal.Josée Robillard Normand Rouleau r\ims\ vitres d'autos 2000, rue Ste-Catherine Est Montréal, Qc H2K 2H7 Tél.: (514) 527-9137 Fax: (514) 527-5645 Franchise Opérée par: ¦a réparation de pare-brise GRATUITE ’LORSQUE RÉCLAMÉE À VAS5URANÉE Vol.5, N°3«3 Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 9 CoQkctif) suft da non-uiofencc Profitant de la présence de Mireille Bélisle, mère de Mélanie Cabay et présidente de la Fondation du même nom, les jeunes du Journal de la rue se sont réunis autour dyune table pour vous préparer cette réflexion commune sur la non-violence.Plusieurs réflexions fort intéressantes ont été faites, je vais tenter de vous en partager quelques unes.Tu 1S toujours une chance de t’en sortir.r La violence m’a amené à un isolement.J’ai perdu mes amis et j’ai fini par me retrouver seul.Pour moi, la peur de la violence a fini par m’isoler aussi, je me suis fait une carapace pour ne plus être touché ou atteint par la violence et j’ai fini par ne plus être capable d’être en relation avec personne, par peur d’être blessé.Une enfance violente n’amène pas nécessairement à devenir violent, même si l’éducation que je reçois ou que je subis, influence d’une façon ou d’une autre mon comportement ultérieur.Tu as toujours une chance de t’en sortir.Je n’ai pas pris la première chance qui s’est présentée à moi, mais je ne manquerai pas la deuxième je te le dis.Je prends conscience que je réagis facilement, je cogne et je pense aux conséquences après.J’ai de la difficulté à voir les signes avant-coureurs qui m’amènent à devenir violent.Les conséquences de la violence briment ma liberté.Un changement de comportement n’est pas facile.Les solutions que nous avons trouvé pour nous aider à assumer cette violence que nous avons subie et que nous faisons subir est d’en parler à une personne de confiance, d’écrire, écouter de la musique, faire du sport ou encore du ménage pour se défouler.Pour certains, rêver que l’on remet aux autres la violence qu’on reçoit est une façon de s’en libérer.Ce rêve se fait pendant la nuit pour certains, réveillé pour d’autres.Face à la violence des autres, je ne veux pas être violent.La consommation d’alcool et de drogue est une façon pour moi d’éviter d’être violent.Ca me coûte horriblement cher et pour payer tout ce que je consomme ça m’amène à avoir un mode de vie que je n’approuve pas vraiment.J’ai l’impression d’être une victime de la violence.Je n’ai plus le pouvoir de régler moi-même le problème et je suis obligé de consommer pour éviter de faire des choses que je désapprouve.Pour la majorité, la violence verbale est pire que la violence physique.Malgré tout, la tolérance est plus grande envers la violence verbale.Tant qu’il ne me frappe pas, je peux endurer, c’est mieux que d’être battu.La violence ver- bale brise ma confiance, l’estime que j’ai de moi.Nous avons tous notre responsabilité face à la violence que nous subissons et dont nous sommes témoins.Nous avons à trouver notre façon de pouvoir canaliser positivement cette énergie destructrice et de pouvoir la transformer en une énergie créatrice, changer la rage dévastatrice en une passion réalisatrice.Nous avons tous notre responsabilité face à la violence que nous subissons et dont nous sommes témoins.La table ronde était formée de Caroline, Julie, Caroline, Mireille, Danielle, Sophie, Stéphanie, Jean-Louis, Patrick, Mathieu, Martin, Frédérick et Raymond.Merci à tous pour votre présence et vos réflexions.« .Zi.mnmMmiiwiliNZiZTiMm — 4?3 j'.je "T "O.r CONSULTATIONS MÉDICALES PSYCHOLOGIQUES ET SOCIALES - Contraception, grossesse, avortement - Pilule du lendemain - Maladies transmises sexuellement - Acné ' - « - - Obésité ' î ” ° - Insomnie Mésentente familiale - Anxiété, dépression - Orientation personnelle - Drogue, alcool HOCHELAGA-MASIONNEUVE 1620av.de LaSalle Montréal (Québec) H1V2J8 Services confidentiels et gratuits pour les 12-20 ans Sans rendez-vous les mardis de 16 h à 20 h Service téléphonique 24 heures 253-2181 10 Vol.5, N° 3 • Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ Quand 0a violence devient une semence cfc_Amou/t pou/t demain 1 Mireille Bélisle On m’a fait violence.la pire des violences, pire que si on s’était attaqué à ma propre personne: on a enlevé, violé et tué ma fille, à la pleine lune d’été, il y a quatre ans.Elle n ’a pas fêté ses 20 ans.Cette enfant, je l’ai désirée, portée dans mon coeur et dans mon ventre pendant dix lunes, je l’ai nourrie, soignée, dorlotée, éduquée de mon mieux et aimée profondément pendant plus de 19 ans.Elle était pour moi «la personne la plus importante au monde», elle était aussi ma meilleure amie.Nous avons partagé et fait ensemble tellement de choses, nous avons grandi ensemble, dans cette échange mère-fille qui, malgré quelques confrontations bien naturelles et inévitables, s’épanouissait dans une complicité solide et généreuse de part et d’autre.Nous avions encore bien des rêves à réaliser ensemble.leurs personnelles, qui sont sensiblement les mêmes que les siennes.Alors, j’ai choisi de continuer à vivre, de continuer à aimer, de continuer à donner le meilleur de moi-même, malgré la souffrance, malgré le manque, malgré le sentiment d’injustice si présent en moi.J’ai créé la Fondation Mélanie Cabay dans le but de témoigner auprès des autres victimes comme moi que sourire et aimer sont encore possibles, que la vie vaut encore la peine d’être vécue, même si on ne guérit jamais vraiment, même si on n’est plus jamais la même personne qu’avant.J’aurais donné ma vie pour elle.mais on ne m’a pas demandé mon avis.J’ai eu mal, mal, mal, de ce qu’on a fait subir à mon enfant chérie.J’aurais tant voulu souffrir et mourir à sa place, j’ai tant voulu mourir après son assassinat.En faisant cela, j’ai découvert tant de merveilleuses personnes, j’ai reçu le cadeau de tant de générosité et de solidarité, que j’ai ré-appris à m’émerveiller et que j’ai trouvé le chemin de ce que la plupart des gens appellent le courage, mais que moi je ne peux nommer que du mot AMOUR! De cette violence qu’on lui a fait subir, à elle, Mélanie la douce, la tolérante, la juste, la serviable, de cette brutalité qui m’a fait souffrir dans toutes les fibres de mon être, j’ai pensé moi aussi à me venger.Les pires scénarios se sont élaborés dans mon esprit, même si ma raison demeurait consciente que là ne se trouvait pas la bonne solution.En fait, faire subir à mon tour, de quelque manière que ce soit, l’agressivité et la violence soulevées par ma révolte, aurait été en quelque sorte être infidèle à Mélanie, aux valeurs qu’elle avait tant défendues, de même qu’à mes va- Amour de moi-même, amour de mes frères et soeurs humains, amour de la vie, amour de ce que j’ai vécu de beau dans ma vie et de ce que je vivrai en ;ore de beau avant qu’elle se termine à son tour.Oui, je souffre encore et je trouve souvent la vie difficile.Oui, il y a toujours des injustices et je les vois plus qu’avant.Non, je n’ai pas encore réussi à pardonner entièrement.Mais j’ai choisi de ne pas laisser la violence me détruire et détruire ma vie et ce choix m’apporte la satisfaction d’être en paix avec moi-même et avec le souvenir de Mélanie.mouche.Quand un homme accouche.Torn Un roman humoristique, une façon de dédramatiser les évènements de la vie.Torn devient un ami, mais aussi un thérapeute qui me ramène constamment à la réalité.Une communication authentique traitant de la relation à soi et à autrui.Après la pluie., le beau tempsjextes à méditer seul Vendu par: Le Journal de la rue en téléphonant au (514) 728-6392 ou en écrivant au: Le Journal de la rue,C.P.180, Suce.Beaubien Montréal, Qué.H2G3C9 9,95 $ chacunajouter 1,50 $ pour les frais de poste.ou à discuter en groupe.Derrière chacun des textes se retrouvent des émotions que j’avais oubliées de vivre, que j’avais refoulées.Si un jour de pluie, une seule de ces petites phrase elle aura mérité d’être lue.remonte en toi, Vol.5, N°3 • Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 11 2 NON-VIOLENCE Le 21 juin prochain aura lieu la 4e marche pour la non-violence organisée par la Fondation Mélanie Cabay.Cette marche se déroulera dans les rues du quartier Ahuntsic de Montréal, endroit où est survenu l’enlèvement de Mélanie Cabay le 21 juin 1994.À chaque année depuis, la marche pour la non-violence constitue un moment solennel où les parents et les proches des victimes d’enlèvement et d’assassinat marchent pour rappeler le souvenir d’une personne disparue tragiquement.80 U DA KITE La violence est malheureusement trop présente dans nos vies.Lourde de conséquences, elle ne peut être banalisée.La perte d’un être cher comme Mélanie Cabay et les autres victimes d’enlèvements rappelle que la Vie est un bien précieux, un bien sacré.Ne soyons pas indifférents et marchons pour que cesse cette violence.À son départ, Mélanie a légué à la Fondation les valeurs d’entraide, de solidarité et de non-violence qui lui étaient si chères.Elles constituent les trésors les plus précieux de la Fondation.A l’exemple de Mélanie, la Fondation invite les jeunes à marcher pour que se réalise un monde meilleur, un monde où chacun aura une place, un monde tissé d’entraide et de respect.En cette journée de la Fête des Pères, la Fondation invite tout spécialement les hommes du Québec à venir à la marche de la non-violence en compagnie de leur famille.Trop souvent les hommes sont associés aux événements violents.Cette marche est l’occasion pour les hommes de s’affirmer pour un monde meilleur où tous pourront vivre en sécurité et en confiance.Venez marcher avec ce grand-père, ce père, ce fils, ce conjoint, cet ami qui souffre de la dis; arition d’un être cher.Venez leur apporter réconfort et soutien.La non-violence est l’affaire de tous, hommes, femmes et enfants! Le 21 juin prochain, je marche pour la Vie! VENEZ Y REJOINDRE L'ÉQUIPE DU JOURNAL DE Lf\ RUE! 4e MARCHE POUR LA NON-VIOLENCE DE LA FONDATION MÉLANIE CABAY DIMANCHE 21 JUIN 1998 À 19h30 MONTRÉAL, PARC AHUNTSIC (MÉTRO HENRI-BOURASSA) DÉPART DU KIOSQUE PUBLIC FACE À LA RUE 12 Vol.5, N°3 • 3 Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ AAoÆence âPa t/ioüence attike Ha \h paftt.^ans üa i/ioüence pe/tdantg.Qlne egcaQade qui ne mèn< gagnant, noug gommeg toug aucun Illustration Victor Panin, concept Raymond Viger Vol.5, N°3 3 Juin 1998 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 13 « ft 1 ^ t il uteg-
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