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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Mars - Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

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Fichiers (5)

Références

Le journal de la rue, 1998, Collections de BAnQ.

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rT m § JiÉÉÉ \ PER BNQ RUE 5 IÈME ANNIVERSAIRE 1992 -1998 Se sensibiliser pour mieux vivre.oumal de la Vol.5 n° 1 • mars / avril 1998 2 $ permet de poursuivre notre but: être présent et soutenir ceux qui en ont besoins.Des jeunes graffiteurs inspirent des ingénieurs ÇexuAüré et cowsoMMArîow ve vq.o&üe des paeewrS Éditorial Raymond Viger À l’approche d’un nouveau millénaire, quelle différence existe-t-il entre les parents d’aujourd’hui et nos prédécesseurs en matière de sexualité et de consommation de drogue?Nouvelle réalité de l’an 2000 Une différence qui saute aux yeux est l’instabilité des relations.Il n’y a pas si longtemps, un couple se limitait à finir ensemble ses vieux jours malgré la violence, l’infidélité ou toutes autres difficultés qu’il pouvait vivre.Aujourd’hui, les femmes ont appris à mettre leurs limites devant tant de violence.Mais, qu’arrive-t-il lorsque notre ménage éclate et que nous nous retrouvons célibataire avec, en prime, des adolescents et des enfants à la maison?Les adultes, tant vénérés et respectés de notre société, ont-ils tous la capacité de vivre cette nouvelle étape de leur vie sans traumatiser leurs enfants?Nous n’avons pas eu d’exemples à suivre ou de mode d’emploi.Nous avons à redéfinir notre sexualité, nos relations amoureuses et la place qu’elles peuvent prendre devant une génération d’enfants et d’adolescents qui nous regardent, nous examinent et voudraient bien nous poser plusieurs questions sur nos comportements.Notre recherche de nouveaux partenaires vient-elle en conflit avec notre rôle de parents?Comme travailleur de rue, j’ai vu des adolescents être obligés de coucher dans les parcs, les week-end, pour laisser la maison à leur parent célibataire.Le vendredi soir après l’école, ils se faisaient dire: “Voici 20$, vas où tu veux en fin de semaine, mais je ne veux pas te revoir avant lundi matin”.D’autres jeunes devaient se débrouiller seuls pour manger après les cours pendant que leur parent célibataire allait dans des 5 à 7 qui s’éternisaient à la conquête d’une âme perdue.Sans compter les fois où l’adolescent, laissé seul à lui-même, avait la garde et la responsabilité de ses frères et soeurs plus jeunes.Demandons-nous à ces jeunes de prendre notre responsabilité de parent pendant que nous vivons leur adolescence?Qui est en crise d’adolescence?Maintenant, que dire de la consommation d’alcool ou de drogues?On peut penser que la consommation de certains jeunes est problématique, mais il n’est pas rare de découvrir que ce sont leurs parents qui en abusent.Combien de fois j ’ ai vu un adolescent de 15 ans, prendre soin de sa petite soeur de 2 ans avec plus d’attention que le parent qui est parti sur la “rumba”?Combien de fois j’ai entendu des adolescents se plaindre que le frigo était vide alors que le parent célibataire avait dépensé les chèques d’allocations familiales?Est-ce que ces abus de consommation parentale sont reliés à leur célibat et à leur recherche de l’âme soeur?Le parent de l’an 2000 doit redéfinir sa vie, s’assumer dans sa sexualité et dans l’exemple qu’il donne aux nouvelles générations qui nous suivent.Nous sommes des êtres sexués, la sexualité fait partie de nos besoins autant physiques que psychiques.Il est important de l’accepter et de pouvoir la vivre en harmonie avec notre entourage.' Pour en découvrir un peu plus sur la sexualité, les modes de consommation et de comportement de cette nouvelle race d’adultes que nous avons fabriquée, le Journal de la rue a créé une nouvelle chronique: “Regard d’adolescents sur la sexualité et les relations amoureuses de leurs parents”.En ramenant une réalité qui peut choquer de temps à autre, cette chronique apporte une réflexion pour aider les adolescents à prendre leur place face à ces événements qui touchent près de la moitié des couples.^ la sexualité fait partie de nos besoins autant physiques que psychiques 2 Vol.5, N° 1 .10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ Volume 5 numéro 1 Mars - avril 1998 Tiré à 5000 exemplaires Publication bimestrielle Coordination et rédaction Raymond Viger Design et infographie Danielle Simard Révision et correction Lorraine Pominville Collaboration Manon Boutet Luc Dalpé Daniel Roy Francis Ennis Stéphane Rhéaume Lisette Forget Denis Marquette Le groupe Etchetera Roxane G.Duy Tran Victor Puenté Maude Francoeur Merci à tous nos bénévoles La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécunier des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.SOJtfMAjRE Editorial Regard d’adolescents sur la sexualité et les relations amoureuses , _ , , .» H 1 %# réal Pour les maniaques de drogues naturelles La démocratie h yjfPl.\ ’ , \ < • Prendre les moyens pour être créatif A.I.T.Q .a» .Entrevue avec René Caron Café-Graffiti __ .* i» i 1 „ Requiem ,poiif une fille de rué Da Story La naissance du Journal de la rue ÊTRE JEUNE, ORIGINAL ET DYNAMIQUE C’EST APPUYER LE JOURNAL Les textes et les dessins apparaissant dans Le Journal de la rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires, votre vécu.Ne vous gênez pas pour nous écrire: textes, dessins pour une publication éventuelle.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada RPM AMECQ Réseau Placement Média Association des médias écrits communautaires du Québec Agence de Al/ J J A distribution xXV ¦L'**assermentée Envoi de Poste-publication-Enregistrement n° 07638 ABONNEZ-VOUS! 6 NUMEROS PAR AN POUR 20$ Nom:- Adresse:- Ville:_______________________Code Postal: ________________________ Téléphone:-Fax: ——- Nom de l’organisme:_______________________________________________ Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la rue C.P.180, Suce.Beaubien Montréal, (Québec) H2G 3C9 Tél: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est bienvenue Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 3 Regard d’adolescents sur la sexualité et les relations amoureuses de leurs parents Roxane G.14 ans Ah! mon beau-père! Des fois là.je ne suis plus capable de Vendurer, c’est écoeurant! Non mais, c’est effrayant comment les jeunes ont de la difficulté avec le conjoint de la mère ou la conjointe du père! On a de la difficulté à accepter cette personne parce qu’on a peur qu’elle prenne la place de notre véritable parent Mon problème, c’est qu’il faut toujours que mon beau-père ait le dernier mot! Et en plus, il faut toujours qu’il se fasse servir.Il n’est pas capable de se lever pour aller chercher quelque chose même quand c’est juste à côté! Ma mère est à ses ordres.Ma mère le défend toujours en disant: “Ce n’est pas de sa faute, il a 56 ans et il n’a jamais eu d’enfants”.Quand t’es rendu dans la cinquantaine et que tu n’as jamais eu d’enfants, tu ne vas pas vivre avec une femme dans la trentaine qui a deux adolescents! Ma mère prend toujours la part de son amour.On dit que plus on vieillit, plus on ressemble à notre mère.Ouf! Je n’ai pas vraiment le goût de servir mon chum et d’être soumise à toutes ses exigences! Mais, pour ne pas trop m’éloigner de mon sujet, les beaux-parents, mieux vaut revenir à mes moutons! Il y a des fois où le chum de ma mère (je n’ai pas le goût de dire mon beau-père), est bien correct.Mais, quand ça arrive on dirait que je ne suis jamais là.Souvent, il a l’air bête comme ses deux pieds.Je pense même que ses pieds sont plus parlables que lui! Quand il est comme cela, je n’ai pas le goût de lui parler.Ma mère est tout le temps fâchée parce que je ne parle jamais à son chum.Ce n’est pas de ma faute s’il a toujours l’air bête.Si ma mère l’aime, est-ce que je suis obligée d’être en amour avec lui?Dessin de Duy Tran 14 ans O.K.Maintenant ma belle-mère! Elle est tout le contraire de ma mère! Elle n’est pas soumise à mon père comme ma mère l’était et comme elle l’est encore! Non, ma belle-mère est plutôt simple et assez directe.Un peu trop des fois! C’est une des raisons qui crée une tension entre nous.Parce que je suis très sensible, trop sensible pour qu’elle puisse me parler comme elle le fait! Dès qu’elle me dit quelque chose, je me mets à pleurer.Une autre cause de nos différents c’est qu’elle est une vraie maniaque de la propreté.Et moi je suis assez traîneuse.Elle panique dès qu’elle voit une petite tache.Bref, les beaux-parents, il faut apprendre à vivre avec, eux même s’ils sont difficiles à comprendre.Mais eux, n’ont-ils pas à apprendre à vivre avec nous, même s’ils ont de la difficulté à nous comprendre ou à nous accepter?^ Dessin de Duy Tran 14 ans Si tu vis certaines difficultés, ne reste pas seul.Trouve-toi un ami de confiance pour en parler.Il existe des lignes d’écoute pour t’a ider tel que Jeunesse J’écoute 1-800-668- 6868, Ami » à l’écoute 514-935- 1101.Il existe des organismes qui peuvent t’offrir une aide plus corn- ^lète pour un support, non seule- ment aux parents, mais aussi aux enfants comme Parents Anonymes 514-288-2555 ou 1-800 -361-5085, La Maison de la Famille 514-288- 5712.4 Vol.5, N° 1.10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ La ôÉPucriOM Manon Boutet Séduire par envie de plaire, d’exposer son charme, ses attraits, prendre une petite voix douce, cligner des yeux, lancer un regard pénétrant et langoureux, avoir une démarche plus élégante, sourire, juste la façon de poser certains gestes peut séduire.Il est tout à fait naturel d’être un jour ou l’autre influencé par les jeux de la séduction.Même les principes moraux les plus solides peuvent être ébranlés par la séduction.La séduction peut amener une intensité, un sentiment de bien-être comme une euphorie.Tout cela est déclenché par des drogues naturelles sécrétées par notre cerveau.Par contre, cette euphorie demeure passagère.Certaines personnes développent une dépendance aux effets de cette euphorie.Quand le “buzz” est passé, elles repartent à la recherche d’un autre “trip”.Certaines deviendront des obsédées de la séduction.Ces personnes n’iront pas très loin dans leurs relations.Après une bonne baise, ça prendra des jours avant qu’elles ne donnent signe de vie.Comme si elles devaient attendre assez longtemps que l’euphorie disparaisse et à nouveau refaire une conquête.Pour les séducteurs compulsifs, il est très difficile de vivre des relations affectives normales.Après que l’euphorie soit passée, ils pensent n’avoir pas trouvé l’âme-soeur et continuent leur recherche de drogue naturelle.Ces personnes se sentent seules et incompri- ses, ayant souvent le besoin de se justifier ou de prouver quelque chose.Elles sont malheureuses et rendent les autres malheureux.Comme un étemel recommencement, elles tournent en rond dans leur consommation de séduction et blessent leurs partenaires sur leur passage.Ces y à ~W Dessin de Duy Tran 14 ans derniers en sortent souvent démolis.Comme une personne toxicomane, pour obtenir sa dose, elle sera prête à manipuler, à conter des mensonges, manquera de respect et l’engagement sera quelque chose de très utopique.d’autres drogues.Le risque de compulser et de sombrer dans l’alcoolisme et la toxicomanie devient plus grand.Ceci expliquerait pourquoi dans les “meetings” d’alcooliques anonymes ou autres, on recommande d’être parrainé par une personne du même sexe.En arrêtant de consommer alcool ou drogue, il est facile de retomber dans le scénario de la séduction compulsive et de tout simplement se geler avec une autre substance.Nous avons à apprendre à développer notre relation avec l’autre personne, à mieux la connaître et à investir du temps pour créer une relation durable.Avant même d’espérer découvrir une relation honnête avec quelqu’un d’autre, il est très important de commencer par se connaître solidement soi-même.(?À noter que plusieurs parrains dans les groupes d’entraide suggèrent de prendre une année d’abstinence dans les relations amoureuses après un arrêt de consommation.Question de faire le vide pour vraiment repartir à zéro sur une base solide.Cette relation, en rapport avec l’usage de drogues naturelles secrétées par le cerveau, amène plusieurs de ces séducteurs compulsifs à devenir des usagers Enfant Adulte issu de famille disfonctionnelle ou alcoolique 514-729-7185 Dépendant affectif ano- ^ nyme 514-445-4609 ^ Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 5 bu &CIP\FF\T\ f?l£iW LES MUtZô Quand les jeunes graffiteurs de la nuit deviennent source de créativité pour des ingé-nieurs internationaux Après avoir passé l’automne devant les médias pour présenter le travail que le groupe ETCHETERA, premier groupe de jeunes graffiteurs du Journal de la rue, avait accompli durant les six premiers mois du projet, un téléspectateur est demeuré songeur devant le travail réalisé.Ce téléspectateur, Martin Feuiltaut, est propriétaire d’une entreprise qui se spécialise dans la création et la fabrication d’équipement spécifique exporté à travers le monde.C’est un homme dynamique et son entreprise a le vent dans les voiles.Il était en train d’aménager un espace dans son usine où des ingénieurs créent de nouvelles pièces de machineries adaptées aux besoins des clients.Il décide alors de téléphoner au Journal de la rue et donne carte blanche au groupe de jeunes pour faire la décoration des murs de cette pièce.Un contrat où les jeunes ont pu faire ce qu’ils voulaient sans même présenter de maquettes, ni se faire censurer ou diriger! Martin Feuiltault avait confiance en ce qu’il avait vu.tation.Ce qui a beaucoup étonné les ingénieurs, qui ont pu assister à cette transformation, c’est le plaisir et l’intensité que les jeunes ont mis dans leur travail.Nous avons recueilli quelques commentaires de gens qui travaillent tous les jours dans cette salle remplie de graffiti et d’amour.“J’aime ça, c’est difficile de rester endormi le matin quand tu entres, ici c’est dynamique et en tant qu’ingénieur, ça m’inspire plus.Les jeunes ont ça dans le sang, ils sont des passionnés, ils veulent que ça soit beau et bien fait.” “Très impressionnant et ça amène un impact intéressant sur les gens que je rencontre.Au début, j’avais peur et beaucoup de réticence.Les gens que je rencontre sont des directeurs exécutifs, de 50 à 55 ans, qui proviennent d’entreprises à travers le monde, des gens d’un type conservateur.Personne n’a été choqué de voir notre salle, au contraire, tous ont dit WOW!” Une dizaine de jeunes ont passé trois jours dans les locaux, équipés de bombes aérosols et au son de la musique RAP ont pris d’assaut les murs gris conventionnels.Pas un pouce carré n’a résisté à cette attaque bien orchestrée, malgré la grandeur de la pièce (des murs d’une hauteur de 25 pieds!).“Je ne m’attendais pas à un standard de qualité aussi élevé.C’est très dynamique ici et c’est le fun.” Aujourd’hui, Martin Feuiltault est tellement fier de sa nouvelle salle d’ingénieurs, qu’il a décidé de refaire son vidéo corporatif pour inclure la décoration de cette pièce dans sa présen- Saviez-vous que la salle de l’Assemblée législative à Québec a déjà été graffitée?On peut y voir une immense toile représentant le début de la démocratie au Québec.Initialement, le peintre avait reproduit le drapeau canadien en arrière-plan.L’Assemblée législative en a décidé autrement et on a fait repeindre le drapeau canadien avec des fleurs de lys.Est-ce plus acceptable que des graffiti sur les murs faits par des jeunes?N’est-il pas mentionné dans tous les contrats entre un peintre et un acheteur que le tableau ne peut être altéré d’aucune façon?“Ce que j’ai trouvé intéressant au niveau du contraste, c’est que dans cette salle nous mettons de la musique pour stimuler la créativité.Les choix de musique sont variés selon l’humeur et les goûts des employés.Tu devrais voir la salle, pleine de graffiti vibrer au son de la musique classique! Comme quoi nous pouvons tous apprendre à vivre ensem- LJijjüJiiJi llAfïttl Galeries Rive-Nord 100, boul.Brien Repentigny, (Québec) 581-9892 Piazza St-Hubert 6722, St-Hubert Montréal, (Québec) 274-2870 Tours Triomphe 2512, Daniel-Johnson Laval, (Québec) 682-0636 Nouvel Age 1707, St-Denis Montréal, (Québec) 844-1779 6 Vol.5, N° 1.10 fév.98 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ ble, à se côtoyer, sans barrière, sans limite”.“Si on leur laisse une chance, les jeunes aussi sont capables de faire de belles choses”.Lors de notre dernier passage, il est intéressant de voir que Martin Feuiltault a complété la décoration de la salle en installant au milieu de la pièce une vraie borne-fontaine et il a trouvé un couvercle d’égout qu’il fera encastrer dans le plancher! Les ingénieurs n’ont pas l’impression d’être pris dans une salle de travail, mais se sentent en plein air, toute l’an-! née, dans une pièce stimulante pour la créativité.Quand on traverse de la réception à cette salle, on a l’impression de I passer dans un autre monde.Après avoir réalisé cette décoration, le groupe rêve maintenant d’aller graffiter l’Assemblée nationale à Québec ou à Ottawa, question de stimuler la créativité de nos hommes politiques, Lemze A un ami .s'.-"-!*.¦ Daniel Roy En partant à la recherche de l’enfant J’ai découvert mon pouvoir sur le présent.Lorsque j’ai voulu connaître son contenu Celui-ci m’en a mis plein la vue.Marche, cours, danse, valse, je vis mon présent.Respire, regarde, médite, je goûte la joie.Parle, écris, peins, chante, regarde, je partage ce moment.Pleure, ris, pardonne, revis, regarde je croîs.J’ai appris que je ne vis pas avec ma tête.Je sais que je veux participer à la fête.Je le ressens bien, là au milieu à l’intérieur.Juste un peu plus bas que mon coeur.J’avais oublié de prendre ma place.Mon intérieur était figé dans la glace.Je me suis découvert une nouvelle passion Celle de vivre mes émotions.JLe A)ew Spécialité: Sous-marins hamburger Domenico De Vito, prop.8601,8e Avenue, Montréal, Qc (514)725-6846 ntion de crise auprès d’une uicidaire •k'k'k'k'k'k'k'k'kit'kjrk Pour les aidants naturels, parents et intervenants.Un guide simple et pratique pour démystifier le suicide, les deuils, les signes précurseurs, la crise et le processus suicidaire, notre rôle et notre responsabilité dans l’intervention et les limites de celle-ci.Au coût de 5 $ plus 1,25 $ pour les frais d’envoi.Communiquez avec Le Journal de la rue C.P.180, Succursale Beaubien Montréal, Québec H2G 3C9 Tél.: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 'fc&'k'k'k'k'k'k'k'k'k'k'k Je reprends contact avec moi-même.J’apprends que je peux.et que je veux.Je sais maintenant que le plus merveilleux C’est de prendre soin de ce que j’aime.Restaurant CARLOUCHI’S 723-2008 723-2009 8387 Bout.St-Michel “ON VIENT POUR LE PRIX” “ON REVIENT POUR LE GOÛT” Salaison VIAU 259-8554 4281, Sie-Catherine E.Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 7 Je suis uwe ex-DAW5eu5e, ex-cowsoMMAneice.Elisa Je m’appelle Élisa, un nom imaginaire./e préfère donner une entrevue sous le couvert de l’anonymat: J’ai dansé et consommé'.J’ai arrêté autant de consommer que de danser.J’ai choisi un autre chemin.Dessin Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai recommencé à danser et à consommer.C’est si facile de retomber dans nos anciens “patterns”.J’ai gardé quelques clients que je fais directement.Un de mes clients, un homme d’environ 70 ans (il pourrait être mon grand-père ou mon arrière-grand-père), me paie pour me toucher un peu partout.Un de mes amis me faisait remarquer qu’à chaque fois que j’ai un client, je pars acheter un morceau de linge ou une décoration pour mon appartement.Je n’ai pas l’impression de faire un client pour me permettre d’acheter ces petits luxes.C’est plûtot une forme de compensation parce que le coeur me lève quand j’ai fini avec un client.C’est pas toujours facile de faire semblant qu’on aime se faire tripoter par des vieux vicieux.cher à sa liberté intérieure.Quand on peut prendre le temps de toucher à cette vraie liberté, plus rien ne vaut le risque que nous la perdions.Personne ne peut nous enlever cette liberté, sauf soi-même.Nous sommes les seuls maîtres de notre destinée.Peu importe le type d’événement qui nous bouleverse ou nous tracasse, une des façons d’y voir plus clair est de prendre le temps de s’arrêter et de regarder ce qui nous arrive, de faire le point pour voir où nous en sommes.Parler à un ami de confiance est une façon de commencer à exprimer ce qui ne tourne pas rond en nous.Encore faut-il que nous soyons prêt à regarder en face ce qui remonte en nous lorsque nous commençons à nous confier.L’écriture peut être une autre façon de se confier.Il s’agit de se faire confiance et de trouver l’outil de travail qui nous convient, (p Alcool, drogue, luxure, voyages, j’ai essayé toute sorte de chose pour tenter de retrouver un peu de dignité humaine.Rien n’y a fait, j’ai l’impression de tourner en rond.En bout de ligne, est-ce mon client qui est vicieux ou moi qui se retrouve dans un cercle vicieux?Si au moins je pouvais en parler à quelqu’un, à un ami, rester moi-même quelques instants pour y voir clair.Accepter de rester soi-même quelques instants et faire confiance à cette voix intérieure qui nous veut du bien semble si compliqué et si facile en même temps.Peut importe le genre de compulsion que nous subissons, c’est une atteinte à notre liberté et à notre autonomie, une façon d’étouffer le questionnement et les réponses qui remontent en nous et nous font tant souffrir.C’est vrai qu’il peut être douloureux de se voir sous son vrai jour les premières fois, mais c’est peut-être le prix à payer pour tou- msm tm C’est parce qu ’on imagine tous les pas qu ’on devra faire qu ’on se décourage, alors qu ’il s’agit de les aligner un à un.Marcel Jouhandeau 8 Vol.5, N° 1 .10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ •aime te j'Aine > CHAMT6R J'Al ME UeSCALADl 6M MONTAGNE * L*À J AIME LA V I 6 .J'AIME FAI BE DU.eou/6f^ sip^es 'TOUT ÇA HÊ c'esr poufT^ C^LA QUE toe pumê pas * PRENDS DU.èQUFFLE 3'A\ ME FA lf?E L'AMÛUR ciOAReneî v çwpeye/ JSCAnDI»//') ÉT/J Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 9 Gk)T(ZGVUG £UGd LG £f2AFFlTG(/(Z 7>U HùlÇ Raymond Viger La première fois qu’un graffiteur m9a invité à voir des graffiti dans un local, je myattendais à les voir sur les murs du local.J9ai été renversé de voir ça sur des toiles.C’est spécial et original.F VICTOR PUENTÉ Ça me stresse que quelqu’un fasse un tag sur mes graf.C’est une des raisons qui fait que je suis intéressé par les graffiti sur toiles.C’est spécial et hors du commun, comme moi.Je peux le promener, le montrer, le mettre sur le mur de ma chambre.Directement sur un mur, il est appelé à disparaître un jour, mais pas sur toiles.Le graffiti peut survivre s’il devient un art.Dehors, ça ne tiendra pas.Il faut que ça devienne un art de la rue qui se modifie.Sur toile, c’est une façon de lui faire gagner sa permanence, sa survie.Sur les murs, c’est comme une mode qui va disparaître.Quand ça va être plein de tag et de graf partout sur les murs, qu’est-ce qu’on va faire?Les cannettes, ça devient comme les batteries d’automobile usagées.Quand on en aura des millions à se débarrasser, que va-t-on faire avec?Il faudrait inventer des cannettes recyclables et écologiques.Il paraît que les cannettes c’est plein de CFC qui fait de la pollution.À la longue, il y a des problèmes de santé reliés aux cannettes.Ca touche ton système nerveux, tu te sens étourdi, ça te gèle.Avant, quand ça faisait un certain temps que je n’avais pas fait un graf, je me sentais en manque, je devenais nerveux et stressé.Quand je viens à l’atelier et que je me mets à peindre, j’oublie tous mes pro- blèmes, ça me rafraîchit et me détend.J’aime l’esprit de groupe.Le groupe est important pour moi, je ne veux pas que tout cela disparaisse.C’est important qu’on continue, on est l’avenir.Le peintre Salvator Dali l’a déjà dit: «Je sens venir une fabuleuse renaissance de la peinture moderne.qui sera représentative d’une nouvelle cosmogonie religieuse».Un journaliste a payé un de mes amis pour faire des graffiti sur un mur.Il voulait le photographier pendant qu’il les faisait.C’est le fun d’être payé pour faire quelque chose d’illégal, d’avoir un peu de publicité, de montrer qui on est.En même temps, je sens que ce genre de journaliste se fout de notre gueule.Il s’en moque complètement si on se fais prendre.LE GRAFFITI: but?UE3 MU(?5 t'esr .CKÎ M lIVJgL ), i Dessin de Duy Tran 14 ans, Concept Raymond Viger 10 Vol.5, N° 1.10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ (Z(/lift A/J G KJ (ZùUTG Maude Francoeur Ruban en route est un organisme sans but lucratif qui se promène à travers le Québec afin dyinformer les jeunes sur la terrible maladie qu’est le Sida.Vidéotron canal 9: En 1998, plus de 10 000 jeunes de 40 écoles pourront profiter de l’expertise de Ruban en route.Information et sensibilisation sur les enjeux irrévocables du V.I.H.-Sida sont amenées dans les écoles à partir de jeux et de témoignages, qui rendent la présence de Ruban en route très attrayante.Rappelons que le Sida est la première cause de décès chez les jeunes hommes au Québec.L’animation dans les écoles est réalisée par François Blais, un jeune qui sait rejoindre et toucher les gens qu’il croise.Un nouvel outil de prévention et de présence vient maintenant s’ajouter à leurs actions: l’émission 18-24 à Vidéotron canal 9, la télévision communautaire de Montréal.çon de faire plaît beaucoup au public.Toute l’équipe déborde d’énergie et d’enthousiasme face aux témoignages favorables et positifs.François Blais se sert de sa grande expérience auprès des jeunes qu’il rencontre dans les écoles pour tisser les liens entre les différentes chroniques et amener chaque semaine un débat d’intérêt social.Plusieurs de ses entrevues ont laissé les gens bouche bée tellement les émotions étaient fortes et vraies.François a un contact direct avec ses invités et, malgré son jeune âge, il a la maturité nécessaire pour faire des entrevues de fond et cela sans jamais tomber dans le spectaculaire ou dans le sensationnalisme.Les mardi à 19H30, mercredi à 01H30, jeudi à 17H30, vendredi à 20H00 et minuit et finalement les samedi à 02H00 et 12H30.Pour de plus amples informations sur la tournée de Ruban en route dans les écoles à travers le Québec, vous pouvez contacter François Blais ou Maude Francoeur: Ruban en route C.P.476 Suce.C Montréal, Qc, H2L 2K4 Tél.: (514) 525-1470 to Route: p,' D’une durée de 60 minutes, cette émission fait le tour de ce qui intéressent les jeunes par l’animation de chroniqueurs vifs et dynamiques.Il est notamment question de formation, d’emploi, de modes de vie, de sexualité, de culture, etc.La vie est racontée avec spontanéité et cette fa- Suicide action Montréal vous offre un programme de soirées conférences et de formations des plus varié.La santé est essentielle et le mandat de Ruban en route est de vous donner des moyens très simples pour la conserver et la protéger.Vous êtes tous invités à vous joindre aux nombreux téléspectateurs qui écoutent le magazine 18-24 à Pour information: Denise Angrignon ou Louis Lemay au (514) 723-3594 SUICIDE ACTION MONTRÉAL Formation continue: 20 mars: Intervenir dans une école à la suite du suicide d’un jeune, de 9h00à 16h30.25 mars: Les demandes des hommes: comprendre pour mieux intervenir, de 19h00 à 21 hOO.14 avril: Le silence qui tue! Prévenir le suicide des aînés, de 19h00 à 21h00.Cette chronique est commanditée par: La Société des Casinos du Québec soucieuse de contribuer à la vie communautaire de Montréal Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 11 Restaurant: Pataterie Papa-Angelos METS ITALIENS MILANAISE 3715 ST-CATHERINE EST 528-9155 sur LIVRAISON ET POUR APPORTER \ soupe - dessert -liqueur en canette \ INCLUS METS GRECS Assiette de SOUVLAKI (1 baton) SOUVLAKI au POULET sur PITA avec FRITES SALADE GRECQUE VEAU PARMESAN O SPAGHETTI RIGATONI LASAGNE MACARONI SAUCE À LA GRATIN DIVERS HAMBURGER STEAK v POULET B.B.Q.(choix du chef) \ s à A FILET DE SOLE PANÉ FISH'n'CHIPS FOIE DE BOEUF DOIGTS DE POULET BURGER AU POULET DELUXE' 5 AILES DE POULET 'BUFFALO' & FRITES (sauce piquante) SALADE A U JAMBON DIVERS AUCISSE DE PORC CLUB 'VENDREDI SALADE AU THON SALADE POULET SALADE JAMBON OMELETTE AU FROMAGE OMELETTE A U JAMBON OMELETTE WESTERN SOUS-MARIN 7" au STEAK avec FRITES OU "PAPA " PIZZA BAMm REE GARNIE $6.75 T 528-9155 SPECIAL ‘ PAPA’ 3725 ST-CATHER Spéciaux valides jusqu9 au 30 juin 1998 Livraison de llhOO am à lOhOO pm 1 PIZZA PETITE Toute Garnie ~— 1 PIZZA MÉDIUM 1 PIZZA LARGE 1 PIZZA X-LARGE TouteGarnie TouteGarnie TouteGarnie 1 PATATES FRITES 2 PATATES FRITES 2 PATATES FRITES 3 PATATES FRITES 1 PEPSI 2 PEPSI 2 PEPSI 3 PEPSI $ 8.50 $ 12.75 $ 15.7S $ 19.50 TAXES INCLUSES • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 12 Vol.5, N" 1.10 fév.98 DIETj '2 oeufs pochés, rôties ou bagel, jus d’orange ou fruits et café (2) A oeufs, bacon* 'patates, fèves ah lard, rôties, et cqj (1 gratuit, le deuxième .50$ 3 oeufs & viande fumée, fèves au\ lard, patates mai-bon, rôties, confiture.jus d’orange \et café (2) ) AKAiA SPECIAL 2.20 $ TAXES INCLUSES SUPER DOUBLE 1 crêpe, 3oeu) bacon, saucisse, jambon, patates, fèves au lard, ôties, jus d’orangej fruits et café.(2 SUPER DOUBLE II ins doré s, bacon fsaucisse, ou jam-' bon, patates, fèves au lard, rôties, confiture, jus irange oi DEJEUNER DEJEUNER 3.' 1.” $ 3.$ 1 Oeuf à votre choix avec fèves au lard, patates maison, rôties avec confiture et 2 cafés 00$ 2.' Crêpes avec bacon, ou jambon ou saucisse ou viande fumée, fèves au lard, patates, jus d’orange ou fruits et 2 cafés Crêpes avec jus d’orange et café ^ 50$ 2 oeufs et viande fumée, pâture bacon ou Champignon jambon ou viande iNtitern "{ .Ji : saucisses, bacon jambon, piments vert, champignons et EXTRA Toutes avec fruits, patates mai :i|||i||||| son, fèves au Pain doré avec fèves au lard, bacon ou jambon ou saucisse ou viande fumée, patates, servi avec jus d’orange ou fruits et 2 cafés qq$ 1 oeuf avec bacon, jambon ou saucisse avec fèves au lard, patates maison, rôties avec confiture et 2 cafés ______________________2^0$ DÉJEUNER SUPER SPÉCIAL 3 Oeufs avec 2 choix de: viande j- y- - ses avec fèves au lard, cretons, patates maison, rôties avec ture, jus d’orange, jus d’orange et café à volonté rôties & 2 cafés ^ 70$ Pain doré avec beurre, sirop d’érable servi avec jus d’orange ou fruits et 2 cafés 2.55$ B.,.1 l.°0S Bagel avec fromage à la , 1 50$ crème A • 2 oeufs à votre choix avec fèves au lard, patates maison, rôties avec confiture et 2 cafés 2 40$ 2 oeufs avec bacon, jambon ou saucisse, fèves au lard, patates maison, rôties avec confiture et 2 cafés 2 70$ Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 13 PôOUZ LEÇ HA/JlAaoiGÇ 7>G l>(ZôG(/ÇÇ KJATOifZGLLGÇ Raymond Viger Certains spécialistes nous ont dit que plus on joue avec un bébé en le touchant et en le chatouillant, plus on le stimule et plus on favorise ses apprentissages._ \ J Chatouiller a \ JJ un ^bé a/V / permet \ d’exciter certains de l u / Il ses sens, de prendre contact avec son corps, de s’abandonner à un instant de plaisir et de relation avec un être cher.D’autres spécialistes nous ont démontré que les drogues naturelles sécrétées dans notre cerveau nous permettent de toucher à des instants d’euphorie, d’extase et de plaisir.Ces drogues, comme la dopamine et les endorfînes ne sont pas sécrétées avec la même facilité par tout le monde.Lorsque notre cerveau a plus de difficulté à sécréter ses drogues naturelles, inconsciemment nous nous trouvons une façon propre à nous pour faciliter le travail de ce dernier.L’intensité, le danger et le risque peuvent être des façons de faciliter la sécrétion de ces drogues.L’utilisation d’alcool ou de drogues externes peut permettre d’atteindre le même effet.C’est possiblement pourquoi il serait plus facile de devenir alcoolique ou toxicomane lorsque notre cerveau a plus de difficultés à sécréter ces fameuses drogues internes.Puisqu’il est important de stimuler les bébés, je me permets ici d’extrapoler et de supposer que la stimulation peut aider certaines personnes qui éprouvent des difficultés à voir la vie positivement.Pourrions-nous suggérer aux différents centres de thérapie de rajouter des séances de rire et de chatouillage pour aider les alcooliques et les toxicomanes à se réhabiliter?L’idée peut sembler étrange, mais certains centres ont inclus des thérapies comme le massage.Le massage permet aussi de se faire toucher et stimuler le corps, d’apprendre à mieux le découvrir.Je me permets de vous rapporter une petite expérience personnelle.Je fais partie des personnes qui ont une difficulté à sécréter la dopamine et des endorfînes.Cependant, je me souviens que ma mère, quand j’étais petit, avait un plaisir fou à me chatouiller.Elle a arrêté de s’amuser avec moi à l’âge de 6 ans.Dès l’âge de 10 ans, je me suis retrouvé en thérapie pour essayer de voir quelque chose de drôle dans la vie.La thérapie ne m’aura pas permis de régler mon problème.Ma blonde s’apercevant du plaisir qui m’envahissait lorsqu’elle me chatouillait, a émis cette hypothèse: si en te chatouillant cela te permet de sécréter dopamine et endorfînes, en le faisant un peu tous les soirs, j’habitue tranquillement ton cerveau à le faire et peut-être que je peux augmenter ta sensibilité à le faire.En soi, l’idée n’est pas bête.Je ne sais pas si en continuant de me faire chatouiller mon cerveau finira par avoir de meilleures habitudes, mais pour l’instant, ma petite dose de drogue naturelle, que ces séances de chatouillage m’apportent, me permet une détente plus facile; également, ceci me permet de prendre la vie avec plus d’humour et d’être plus sensible à mon corps et à mon environnement.En prime, la relation avec ma blonde s’est intensifiée, elle prend un malin plaisir à ne pas oublier de me chatouiller à chaque jour.Accepter de se faire chatouiller nécessite que nous avons quelqu’un de confiance dans notre entourage pour partager ce petit plaisir.Il est important de ne pas s’isoler et d’établir différentes relations avec notre environnement.Nous avons tous besoin de parler, de se confier et pourquoi pas de se faire chatouiller! Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux.Alphonse Allais 14 Vol.5, N° 1.10 fév.98 • Le Journal de la rue • CP.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20 LA £>ÉViôd£ATig 4 Raymond Vîger Depuis longtemps, je me questionne sur le sens de la démocratie.Le dictionnaire me parle dfun régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même sans Tintermédiaire dfun organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative).Le droit politique se rapporte aux droits en vertu desquels un citoyen peut participer à l’exercice du pouvoir, directement ou par son vote.Notre système démocratique me permet donc d’exercer mon droit politique par l’intermédiaire de mon vote.Toutes les valeurs démocratiques de notre société passent donc par ce geste symbolique que nous avons la chance d’exercer à tous les quatre ans.Mais, est-ce que notre système démocratique serait biaisé dès le départ?Lorsque mon vote fait élire en même temps le représentant du comté et le prochain premier ministre, est-ce que je peux exercer mon droit politique librement?Comment puis-je appliquer ma démocratie si mon choix pour une personne qui représente le comté n’est pas le même que pour celui du premier ministre?J’exerce mon droit politique à travers un vote irrévocable donné à quelqu’un qui me représentera pendant quatre années.Si cette personne me trompe ou abuse de ma confiance, ai-je des recours intermédiaires ou devrai-je vivre avec mes choix jusqu’à la fin de mon bail, mon engagement?Egalement, mon vote donne le privilège à une personne de me représenter et de pouvoir voter à ma place sur différents projets de loi.Lorsque ces projets de lois arrivent à l’Assemblée nationale et que je vois les politiciens voter en bloc en fonction de la couleur de leur parti, sont-ils en train de me voler mon droit politique?Celui ou celle qui me représente, a-t-il les mains liées face à la position de son parti?S’il osait voter contre son parti, se ferait-il tout simplement éliminer ou tabletter?Cette manipulation, cette pression face à mon représentant politique ne sont-elles pas une fraude directe face à mon droit politique?Que me reste-t-il de mon droit politique?Hoche lag a Maisonneuve Pontiac Buick Chevrolet GEO camion JMC Oldsmobile Camion 3700, Ste-Catherine Est, Montréal, Québec H1W 2E8 Téléphone: 514 526-4471 Télécopieur: 514 525-7198 Gouvernement du Québec Monsieur Pierre Bélanger Ministre de la Sécurité publique et député d’Anjou 8150, boul.Métropolitain Est Bureau 210 Anjou (Québec) H1K1A1 Tél.: (514) 356-3333 PLACE A TEQUI 3741, Ste-Catherine est AMEUBLEMENT tél 521-5168 Achat, Vente, réparation sur toutes les marques Réfrigérateurs, Cuisinière, Laveuse, Sécheuse, Four à micho ondes, etc Ensemble de matelas neuf, Travail garanti Monsieur Germain Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 15 reewpee tee movêws voue ênee ceéArîF Raymond Viger Une nouvelle chronique prend sa place au Journal de la rue: une chronique sur la créativité et les trucs du métier de créateur.Des trucs souvent cachés que les vieux routiers n ’osent pas partager avec la relève, la nouvelle génération.Pour aider la relève, le Journal de la rue a décidé d’aller encore une fois plus loin et de faire tomber cette barrière sur une série de secrets jalousement bien gardés.Nous savons tous que le besoin de s’exprimer est essentiel pour notre équilibre.Par cette chronique, nous voulons aider nos lecteurs à pouvoir s’exprimer plus clairement, mais surtout, plus facilement.Pour cette première chronique, nous avons rencontré M.Luc Dalpé directeur artistique du projet graffiti et de l’école de peinture du Journal de la rue.Il tient ici à nous dévoiler le secret du projecteur, outil très utilisé par les peintres et dessinateurs.Depuis plusieurs années, la méthode pour enseigner le dessin dans la plupart des écoles de peinture du Québec est restée la même.Avant de se retrouver devant une toile, l’élève doit se farcir une somme considérable de théories, d’études et d’exercices.Il se retrouve souvent loin de l’image qu’il veut créer lui-même et qui lui tient à coeur.Pour certains, cet investissement de temps et d’argent (car il faut payer tous ces cours) devient un obstacle, un mur infranchissable qui causent l’abandon de leurs goûts et intérêts pour le dessin et la peinture.LES ÉTAPES DE CRÉATION Il existe deux étapes importantes pour créer un dessin ou une toile.D’une part, la conception de l’image que nous voulons réaliser, d’autre part, la mise en couleur de celle-ci.Même si notre technique de mise en couleur est parfaite, la satisfaction que nous pouvons toucher est limitée par la qualité de l’image que nous pouvons créer.Cette première étape comporte l’observation des traits importants, la proportion des différents éléments qu’on veut incorporer, leur positionnement et la visualisation du produit fini sur la toile blanche.Pour plusieurs, devant cette toile blanche commencent le traumatisme, la sensation d’échec et l’idée qu’ils ne pourront jamais mener à terme leur tableau.FACILITER L’APPRENTISSAGE Dès le départ, pour placer la personne en situation de succès et lui faciliter les premiers résultats, j’aime bien donner à mes élèves les moyens et les trucs du métier.L’apprentissage est facilité lorsque nous pouvons l’accompagner d’une sensation de bien-être, de réussite et de victoire.Un des trucs du métier auquel j’ai recours est la projection.L’étudiant choisit les croquis de référence avec lesquels il veut créer sa toile.Il utilise un projecteur pour les refléter sur son tableau.Il peut alors tracer les contours et les traits principaux avec un crayon mine.En cachant l’image provenant du projecteur, il peut de temps à autre vérifier si les traits qu’il a exécutés suffisent à donner une image ressemblante.Il peut continuer ainsi jusqu’à ce qu’il soit satisfait du résultat final.Cela permet aussi de faire un assemblage à partir de plusieurs photos qu’on juxtapose à côté de la première.Il peut concrètement voir le résultat final avant même de commencer à tracer et juger si son choix d’image est cohérent avec ce qu’il veut obtenir.LES TRUCS DU MÉTIER Il n’y a pas que les trucs pour réussir et créer un tableau.Il faut quand même spécifier que pour la réalisation d’une toile qui demande une soixantaine d’heures, l’élève ne travaillera que 15 minutes avec le projecteur.Il m’est toujours plaisant de voir les visages souriants des gens pour qui la peinture devient accessible.Il n’y a pas de 3 16 Vol.5, N° 1.10 fév.98 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ gêne à utiliser des outils de travail pour nous aider à réussir certaines étapes de notre apprentissage, pour atteindre une autonomie plus rapidement.Un secret entre nous, il y a plusieurs peintres et dessinateurs professionnels qui utilisent cette technique pour accélérer l’exécution de leurs travaux.Je vous invite à venir partager mon bonheur d’enseigner au Café-Graffiti, du lundi au samedi, au 4265 Ste-Catherine Est à Montréal.Pour de plus amples informations, vous pouvez nous rejoindre au (514) 256-9000.Merci Luc Dalpé pour ton aide, ton support et ta présence auprès des jeunes.La première fois que j’ai assisté à cette expérience, l’étudiant était un jeune de 11 ans.Il tentait de dessiner Jeannot le lapin directement à partir d’un exemple.Tout le monde, incluant ce jeune, voyait bien que le résultat laissait à désirer et qu’il était difficile de reconnaître quoi que ce soit.cA-é-T-Q- Association des intervenants en toxicomanie du Québec.Téléphone: (514)646-3271 Nous l’avons installé avec le projecteur et il a tracé son lapin.Il était emballé par le résultat obtenu.Maintenant qu’il venait de faire la preuve qu’il était capable de tracer son image avec le projecteur, nous lui avons demandé de refaire la même chose sans le projecteur.Il a pu réussir à refaire le lapin, sans le projecteur et avec presque la même précision.En une seule séance d’une quinzaine de minutes, il avait réussi à faire la différence entre les traits importants et les traits secondaires, il avait pris confiance en lui, en sa capacité de réaliser le travail et en son sens de l’observation.La fierté d’avoir traversé cette première barrière a été un moteur important pour le voir terminer sa toile et pratiquer ses mélanges de couleurs.£l) Réal Ménard, député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Tél.: (514) 283-6485 L’AITQ vise l’amélioration des interventions en matière d’usage et d’abus des substances psychotropes (alcool, médicaments et autres).Sa mission est de regrouper les intervenants oeuvrant dans le domaine de la toxicomanie et favoriser l’implication de la communauté dans la prévention et le traitement de la toxicomanie.Services offerts par VAITQ : Centre de documentation et de références ; Publication d’une revue trimestrielle d’information sur les toxicomanies ; Des comités d’étude sur différents aspects des toxicomanies ; Vente de volumes et de brochures spécialisés ; Location et vente de vidéocassettes, etc.Vous pouvez consulter leur site internet à l’adresse suivante : htt ://www.aitq.com.Cette année, l’AITQ fête ses 20 ans d’existence.Vol.5, N° 1 • 10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 17 GtiTfZGVl/G A\)GcL (ZGK)G dARôJü .! .'ü i' !: liiii .tji! îiijji Danielle Simard Pour nous parler de la télévision et de son impact, quoi de mieux que de rencontrer un artiste de carrière qui a passé sa vie à jouer * plusieurs personnages qui nous ont rejoint et touché! au petit écran.René Caron, un homme sympathique et généreux, un homme de coeur qui s implique auprès des jeunes depuis maintenant 37 ans.Journal de la rue: M.Caron, que pensez-vous des jeunes d'aujourd'hui.?René Caron: Nous ne leur avons pas fait une société facile.Il est difficile pour un jeune de trouver sa place.Nous leur avons laissé un monde où la violence est partout.Je m’inquiète beaucoup pour la nouvelle génération.Si les jeunes se laissent aller aujourd’hui, c’est un peu la faute des adultes qui ont perdu le sens du mot respect.Nous sommes dans une ère du “je m’en foutisme”, du manque de respect.Le respect est l’action de reconnaître quelqu’un à sa juste valeur.Comment transmettre le respect à nos enfants quand nous-même avons de la difficulté à respecter nos voisins, nos parents?Nous avons une belle jeunesse qui ne demande qu’à être écoutée et aimée.JDLR: Pourquoi dites-vous que c 'est la faute aux adultes?RC\ Notre société est malade et c’est nous les adultes qui avons fait cette société.Les enfants souffrent beaucoup trop de solitude.Est-ce cette solitude qui aurait favorisé l’apparition des phénomènes de gang?Ils sont souvent seuls lorsqu’ils arrivent à la maison après leur journée d’école.Les jeunes ont aussi beaucoup de responsabilités, ils doivent souvent s’occuper de leur frère ou soeur plus jeunes qu’eux.Je serais curieux de faire une petite recherche qui dénombrerait les adultes qui ont décroché de la société par rapport aux nombres de jeunes qui ont décroché de l’école, il serait intéressant de connaître ce résultat.JDLR: Pourquoi avoir créé T.R.O.P.(Travail de réflexion pour des ondes pacifiques)?RC: La télévision a été inventée pour divertir et instruire, non pour enseigner à nos enfants comment tuer les hommes.Nous retrouvons beaucoup d’acte de violence dans les émissions pour les jeunes.T.R.O.P.est né suite au tragique événement de la Polytechnique qui a eu lieu en décembre 1989, on se rappelera qu’un tireur avait tué 14 jeunes filles.T.R.O.P.a pour mission de développer chez les jeunes la capacité déjuger les messages ou les émissions proposées par les médias, la capacité des choix contribue au mieux-être de la collectivité.JDLR: Quels sont les moyens d'actions de T.R.O.P.?R.C.: Nous sommes présentement en campagne de sensibilisation.En collaboration avec le Club Optimiste, les Chevaliers de Colomb et le syndicat des enseignants et enseignantes, nous faisons le tour des écoles pour parler du mot respect.Par un système de votes nous demandons aux jeunes déjuger les productions les plus toxiques et les plus pacifiques.Par toxique nous entendons ici les émissions qui sont jugées les plus violentes.Nous voulons également sensibiliser la population à la violence commise, subie et consommée dans notre société et aux dommages économiques et sociaux qu’elle entraîne.Vous pouvez également utiliser la ligne 1 -900-451 -3664 pour enregistrer vos plaintes ou vos commentaires suite à une émission que vous auriez trouvé trop violente, il en coûte 3.00$ par appel.Grâce à vos appels, la coalition pour une télé responsable portera plainte officiellement en votre nom auprès du Conseil canadien des normes de la télévision et réclamera le retrait de l’émission.JDLR: Quels effets peut avoir la violence sur le jeune ?R.C.: J’ai demandé à des enfants de 6 ans, s’il ssavaient ce que voulait dire le mot toxique.Une jeune fille m’a répondu qu’un produit toxique fait mourir.Une émission qui présente beaucoup de violence est toxique pour l’esprit de ces jeunes.La violence véhiculée par la télévision ne devient-elle pas dangereuse pour l’esprit des jeunes qui passent de nombreuses heures devant le petit écran?Nous voulons dire à la population que la violence véhiculée par la télévision est toxique pour les jeunes, qu’elle déforme 3 18 Vol.5, N° 1.10 fév.98 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ la réalité et les induit en erreur.Savez-vous qu’un jeune qui termine l’école primaire aura été témoin de 100 000 actes d’agressions et de 8 000 meurtres?Avec toute la violence qui est véhiculée à la télévision, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi nos jeunes sont violents aujourd’hui.Ils reproduisent ce qu’ils ont vu ou entendu à la télévision.Nous retrouvons également, sur le marché des jouets, des armes à feu qui sont des répliques d’armes de combat.En offrant ces articles à nos enfants en cadeau, est-ce que nous les incitons nous-même à la violence?JDLR: Quel message voudriez-vous laisser?Un jour j’ai lu une phrase dite par John F.Kennedy qui m’a beaucoup marqué, elle disait ceci: On glorifie la violence au cinéma et pourtant on appelle ça du divertissement.Merci M.Caron pour ce partage plein de sagesse et félicitations pour votre engagement envers une société non violente.' 1 'i‘,’ "I i ¦' 'i| ! |!|!{| 1 drill,Il ‘'¦>M Mil1 ni|
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