Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le journal de la rue, 1997, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
5IÈME ANNIVERSAIRE 1992 -1997 Se sensibiliser pour mieux vivre.ouraal de la Vol.4 n° 5 • novembre / décembre 1997 2 S permet de poursuivre notre but: être présent et soutenir ceux qui en ont besoins.Pour la semaine de la citoyenneté Partager ses passions, enrichir son monde: Partageons la passion d’une championne olympique: Annie Pelletier, quand un accident devient source de bienfait.Les gens qui sont du monde comme nous avec Janette Bertrand.Un été chaud avec le groupe ETCHETERA. Editorial Raymond Viger partar Je nos paillon* s> Vers une nouvelle philosophie d’intervention: le partage de nos passions.La semaine de la citoyenneté, décrétée par André Boisclair, ministre des Relations avec les citoyens et de VImmigration, est un excellent prétexte pour vous présenter la philosophie d'intervention du Journal de la rue Le partage de nos passions Ce slogan de la semaine de la citoyenneté est en même temps celui du Journal de la rue.Que ce soit par la musique, la peinture, l’écriture ou toutes les autres formes de créativité, le Journal de la rue débute sa relation avec les gens qu’il accompagne par le partage de ses passions, de ce qui nous rend vivant et dynamique.Le partage de nos passions nous permet de voir briller une étincelle dans les yeux des gens que nous accompagnons.En faisant place à cette passion qui nous habite, nous apprenons à échanger, à communiquer, à s’accepter et à s’exprimer.Le rêve Tous et chacun avons le droit au rêve.Lorsque nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir un rêve qui nous fait vibrer, qui nous rend vivant et dynamique, croire en la vie peut paraître difficile, pénible et ardu.La créativité est un bon catalyseur pour brasser nos rêves et nous permettre de toucher à une énergie qui nous aidera à nous lever et à faire quelques pas de plus dans une nouvelle direction.Ce n’est pas l’obsession d’atteindre le rêve qui est important, mais le plaisir de commencer à voguer vers un objectif.En cours de route, nous aurons toujours le loisir de changer la direction de notre voyage.Le prétexte Les activités créatrices et formatrices que le Journal de la rue met sur pied ne sont que des prétextes pour canaliser positivement l’énergie qui circule dans le milieu.Une façon d’aider les gens à être reconnu, vu et aimé.Un prétexte pour être présent et significatif dans la vie de certaines personnes pour qui croire en soi pouvait paraître chose du passé.A partir du moment où on accepte de faire un bout de chemin à côté de quelqu’un, une relation s’installe et un lien se crée.L’expérimentation Cette présence que nous assurons, les moyens que nous leur offrons permettent de commencer un nouveau voyage.Un nouveau cheminement, que certains n’auraient jamais pu croire possible, se dessine comme par magie devant eux.Nous n’en maîtrisons ni la direction, ni le sens.Nous ne sommes que des accompagnateurs vers une nouvelle expérimentation.Nous leur offrons de nouveaux outils, ils demeurent les maîtres d’oeuvre de ce qu’ils peuvent réaliser.Parfois, il arrive qu’un coup de marteau sur le pouce nous fasse mal, mais cet événement ne devient qu’un prétexte supplémentaire pour découvrir un peu plus d’où nous venons, où nous sommes et vers quoi nous naviguons.L’intervention Notre présence significative auprès de ces jeunes, la relation de confiance que nous avons créée nous donnent le privilège de pouvoir confronter leur mode de fonctionnement.Sans chercher à leur en imposer un nouveau, nous ne sommes qu’un instant de réflexion dans leur vie.Pour plusieurs, la réflexion amorcée et l’accueil de leur expérimentation permettent d’en arriver à des changements de comportements que nous n’aurions jamais penser pos- sible.Nous ne demandons pas aux gens de changer, nous leur offrons les outils pour le faire.Le reste se fait tout seul.Nous sécurisons les gens dans leur cheminement, nous les supportons et les aidons à traverser leurs tempêtes émotionnelles.Le voyage ne se fait pas toujours sans anicroche, mais les voyages que nous vivons sont des plus stimulants et vivifiants.La beauté de notre présence auprès des gens est l’échange qui se crée.Nous influençons autant les gens que nous accompagnons, qu’ils nous influencent en nous ramenant constamment à notre propre vécu.Un nouveau chemin de vie se dessine autant pour l’intervenant que l’intervenu.Le plaisir Nous pouvons apprendre à devenir des citoyens responsables et impliqués dans nos milieux respectifs.Cette présence et ce travail peuvent sembler lourds et pénibles à porter pour plusieurs.Au Journal de la rue, nous ne travaillons pas, nous partageons nos passions.Chaque personne qui s’y implique le fait pour le plaisir de la vie et de la créativité.Notre implication passe par le coeur et par l’amour.Notre mission ne s’impose pas, elle rayonne.^ 2 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ partof^le noi passons Volume 4 numéro 5 novembre - décembres 1997 Tiré à 5000 exemplaires Publication bimestrielle Coordination et rédaction Raymond Viger Design et infographie Danielle Simard Révision et correction Lorraine Pominville Collaboration Manon Boutet Luc Dalpé Daniel Roy Francis Ennis Lisette Forget Denis Marquette Le groupe Etchetera Annie et Patrick Viger Merci à tous nos bénévoles La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécunier des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.:un|p de lqffue sefn de (MB famill ooctionn >n de Noël lias devi implici Editorial Entrevue avec Janette Bi Annie Pelletier Le partage de nos .Entrevue ai Mes rôles act Bas fond al L’histoire Da Stoi Le pai Quant Saviez-vt Opéi Ecole des jeunes ou celle des adultes En ihafd’etiquettes TJLÏ Fondation çji Ruban et Courrier de Jo-Ananda Les textes et les dessins apparaissant dans Le Journal de la rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.ÊTRE JEUNE, ORIGINAL ET DYNAMIQUE C’EST APPUYER LE JOURNAL Nous aimerions recevoir vos commentaires, votre vécu.Ne vous gênez pas pour nous écrire: textes, dessins pour une publication éventuelle.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Association des médias écrits communautaires du Québec Distribution assermentée Tt Tt "X K Réseau de KIT JYL Pkoanent média Envoi de Poste-publication-Enregistrement n°07638 AMECQ AVDA ABONNEZ-VOUS! ^ 6 NUMEROS PAR AN POUR 20$ Nom:- Adresse:- Ville:_____________________Code Postal: Téléphone:- Fax: Nom de l’organisme:_______________ Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la rue C.P.180, Suce.Beaubien Montréal, (Québec) H2G 3C9 Tél: (514)256-9000 Fax:(514)728-0411 Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est bienvenue Vol.4, N# 5 • 6 nov.97 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 3 Entrevue liiii o£e partage cb nos paââionâ Danielle Simard 3 LA SEMAINE DE LA CITOYENNETÉ AVEC JANETTE BERTRAND.Animatrice très connue, Janette Bertrand a couvert les phénomènes sociaux sous différents angles à travers plusieurs émissions télévisées.Elle est la marraine de la Semaine de la citoyenneté, celle du partage de nos passions, instauré par André Boisclair, Ministre des Relations avec les Citoyens et de VImmigration .Elle nous parle de ces gens qui sont du monde comme nous.JOURNAL DE LA RUE: Dès votre enfance, la réalité des différences culturelles a-t-elle été très présente?JANETTE BERTRAND: J’ai vu les premiers arrivants s’installer dans mon quartier.Des Chinois avec des nattes qui faisaient peur à plusieurs, beaucoup de familles polonaises aussi qui fuyaient la maladie de la pomme de terre en Pologne et plusieurs autres nationalités.De l’autre côté de mon quartier se retrouvaient les Anglais.JDLR: Quelle a été la réaction de votre famille devant tous ces nouveaux arrivants?JB: Mon père m’a toujours sécurisé.Il nous disait sans cesse: «C’est du monde pareil comme nous autres» et il nous demandait pourquoi on en avait peur.Il nous a amené à une noce d’une famille Polonaise.«Tu vas voir ils se marient comme nous».Il nous a enseigné de ne pas faire de différence, d’abolir les différences.JDLR: Qu ’est-ce qui, d’après-vous, cause le racisme?JB: Je suis convaincue que c’est l’ignorance qui fait les préjugés, juger avant de connaître.L’exclusion, c’est penser que les autres sont autre chose que ce qu’ils sont, comme s’ils n’avaient pas le droit d’être du vrai monde, comme tout le monde.On juge sans se donner la peine de comprendre.Mettre une étiquette aux gens c’est une façon de se rassurer.Les médias véhiculent beaucoup de préjugés.Ils ont une grande responsabilité sociale.JDLR: Qu ’est-ce qui peut aider les gens à s’ouvrir et à accepter les différences culturelles?JB: On doit changer nos étiquettes, il ne faut pas tous les mettre dans la même boîte.Se donner le droit et le temps de connaître les gens, être ouvert aux différences et avoir une curiosité de vouloir découvrir l’autre.Se donner la peine de poser des questions, de découvrir leurs richesses et prendre le temps de les écouter: Tu viens d’où?C’est comment dans ton pays?C’est normal de se poser des questions.?Gouvernement du Québec Monsieur Pierre Bélanger Ministre de la Sécurité publique et député d’Anjou 8150, boul.Métropolitain Est Bureau 210 Anjou (Québec) H1K1A1 Tél.: (514) 356-3333 722.St-Hubert llél 274-2870 Tours Triomphe 2512, Daniel-Johnson (Québec) ïr&m 1 Mal « - i1 i Nouvel Age 1707, St-Denis Montréal, (Québec) 844-1779 4 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ part*r cL no6 passion* Raymond Viger -•¦r- Annie Pelletier Quand un accident devient source de bienfait.Annie Pelletier; connu de tous pour sa persévérance aux Jeux Olympiques en plongeon et sa brillante remontée, a toujours rêvé de faire de la gymnastique.Un accident a changé sa destinée et toute son orientation.Chaque événement de vie que nous traversons a sa leçon de vie à nous enseigner, voici celle d’une championne, Annie Pelletier.Journal de la rue: A quand remonte ton désir de faire les Jeux Olympiques?» Annie Pelletier: J’ai toujours rêvé de faire les Jeux Olympiques.Déjà à cinq ans c’était un rêve bien ancré en moi.JDLR: Ton objectif initial n ’était cependant pas le plongeon?AP: J’ai commencé par la gymnastique.À 13 ans, suite à un accident, mes parents ont été forcé de me retirer de cette discipline.JDLR: Est-ce que l’idée d’abandonner la gymnastique a été facile pour toi?AP: Je ne pouvais pas accepter l’idée d’abandonner mon rêve et j’en ai voulu sur le coup à mes parents d’avoir pris cette décision.La révolte que j’ai vécu m’a permis de devenir plus mature, de couper le cordon avec mes parents et de les découvrir à travers une nouvelle relation.Après quelques mois d’arrêt forcé, mon père a eu l’idée de m’offrir une autre discipline pour m’aider à continuer d’avancer vers mon rêve.JDLR: Qu’est-ce ce changement de discipline t’as apporté de positif?AP: La gymnastique demandait beau- coup de discipline et de concentration.Cela m’a permis de me servir de cette réalité comme une force dans le plongeon.C’est ce qui m’a permis de trouver l’énergie pour me battre jusqu’à la fin et de faire une superbe remontée aux Jeux olympiques.JDLR: Est-ce que les difficultés rencontrées en 92 et 95 t’ont aussi apporté une vision positive de la vie?AP: Oui, lors de ces deux contre-performances, mon frère accueillait dans sa famille un nouvel enfant.Je me suis ressourcé auprès de ceux-ci pour apprendre que la vie n’est pas juste les résultats à atteindre, les diplômes ou les médailles.J’y ai réalisé que les belles choses sont autour de moi, même quand ça semble aller mal.Il y a plein de gens qui nous aime autour de nous.Il s’agit de prendre le temps de le réaliser et de porter un nouveau regard sur la vie.JDLR: Malgré tout, avoir un but à atteindre c ’est important pour toi?AP: De me battre pour tenter d’atteindre mon objectif c’est comme un cadeau que je m’offre.Peut importe si je manque mon coup, l’important c’est d’aller jusqu’au bout et d’essayer du plus fort de mon être.JDLR: Après avoir fait les Jeux olympiques et remporté la médaille de bronze comment se sent-on lorsqu’on prend sa retraite du plongeon à 23 ans?AP: Je n’ai pas eu le temps de souffler.Dans la même semaine, j’ai eu deux nouveaux commanditaires, des scéances de photos, la télévision.Je n’ai as eu le temps de faire le deuil de ce changement de carrière.JDLR: C’est important de travailler fort pour toi?AP: J’aime travailler, c’est un besoin, mais en même temps je suis équilibré, je ne perd pas les pédales si je n’ai rien à faire.J’ai hâte d’avoir plus de temps pour respirer, m’occuper de ma santé et d’avoir un peu plus de liberté pour passer du temps dans la nature.La campagne c’est aussi très important pour moi.Je suis une perfectionniste dans ce que je fais, je veux toujours m’améliorer, mais j’accepte aussi d’aller au bout de mes rêves, tel que je suis, même si je ne suis pas parfaite.C’est ma façon de passer à travers mes peurs et d’aller plus loin dans mes limites.JDLR: Merci Annie pour le partage de tes passions que tu nous offres aujourd’hui et bonne chance dans ta continuité.Toute l’équipe du Journal de la rue te souhaite ton petit coin de campagne pour te ressourcer un peu.^k Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 5 Raymond Viger C ode partage Je noâ paââionâ Le partage de nos cultures Je me retrouve à Kuujjuaq pour donner une formation en intervention de crise auprès des familles Inuit Des i(communauty workers” provenant des quatorze communautés Inuit sont présents.Le soir venu, je suis invité à un souper avec d’autres intervenants qui s’impliquent auprès de la nation Inuit.Nous sommes six réunis autour de la table.Une belle brochette culturelles provenant de six cultures différentes.La nationalité des gens invités à ce souper est très variée.L’Irelande, l’Allemagne, l’Australie, l’Angleterre, leNu-navik et finalement je représente le petit Québécois blanc francophone.Chacune des personnes autour de cette table parle deux à quatre langues et pas toutes les mêmes! À nous six, nous pouvons parler plus de huit langues couramment.Seul l’anglais réussit à faire concensus.Australie, après vérification avec les autorités, on se rend compte que ce papier n’est plus nécessaire et qu’elle peut revenir au Canada sans autres formalités reprendre son travail.Cette expérience peut sembler anodine, mais si vous considérez qu’elle a dû payer 1600$ pour revenir, il aurait été difficile de garder le sourire devant cette petite erreur administrative.Le hasard des discussions amène le groupe à partager certaines expériences face à la réalité d’être un immigrant au Québec.Une des invités, originaire de l’Allemagne, est venue s’installer à New York avec ses parents.Elle se marie aux Etats-Unis et après leur mariage, son époux décide de venir s’installer à Montréal.À l’Immigration, le mari est reçu citoyen canadien.Dans le cas de la femme, elle est pointée sur une liste, après les meubles, comme possession du mari.Il faut préciser que cette histoire s’est passée il y a une vingtaine d’années.Lors de son divorce, n’étant plus «la chose» de son mari, elle doit retourner aux États-Unis refaire une demande d’entrée au Canada.Une simple formalité, direz-vous, mais je ne pouvais m’imaginer, qu’il n’y avait pas si longtemps, la nationalité d’une femme dépendait de celle de son mari.Par la suite, j’entends l’histoire d’une Australienne.Arrivée au Canada à l’âge de 23 ans, elle commence à travailler, lorsqu’un jour, commençant un nouvel emploi, on vérifie ses papiers.Il lui manque un papier.On la renvoie chez elle pour refaire sa demande d’entrée.Revenue en Être immigrant n’est pas toujours aussi facile que nous pouvons l’imaginer.Les relations avec les institutions en place peuvent être compliquées et les ressources de l’immigrant sont plus limitées.la rue.Je lui demande ! mère est Grecque, son j bécoise et que son c Dominicaine.Elle] > anglais et grand désespoir de sa mère qui aurait bée parle le grec comme elle.Elle n’est pas 3 groupe à vivre ce genre de dilemne, de recherche < nationalité, d’une culture» qui en bout de ligné es! de plusieurs cultures.Le purisme de la culture chose du passé.Ouvrons-nous à la beauté de 1 nalisme qui sommeille en nous, partageons intérieures, notre créativité et l’amour de la vie.Cette intérieure qui nous habite n’a pas de frontières et rayonner à travers toute la planète.?Tut vie la oufifres, tu ris, tu me souffles et tu me dis! Cette me fait subir tellement de souffrances, que j’ai su nsidérer comme une come d’abondance.Denis Marquette CD On ne peut vivre heureux à tout jamais que si l’o: heureux à chaque MargueretBo 6 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ ENTREVUE AVEC UN JEUNE DE LA RUE » ; A.: ig de no4 paâiionâ 3 «QUAPRYCE», alias Don Juan dé Sanchez.Le Journal de la rue a créé plusieurs projets favorisant la créativité.Que ce soit l’écriture, la peinture, la musique, le chant ou tout autre activité créatrice, les jeunes ont beaucoup à dire et à exprimer.Prenons le temps de les écouter et de les supporter.Journal de la me: Qu’est-ce qui t’a amené à rejeter la société et à préférer la rue comme mode de vie?Quapryce: Je ne sais pas si on pourra un jour me comprendre.En 21 ans, j’ai vu tellement de choses que je ne voulais pas voir.J’ai perdu tellement en si peu de temps.Des événements que je n’arrive pas à oublier, à effacer de ma mémoire.Comment pourrais-je oublier?J’ai perdu 6 ou 7 personnes qui m’était chères, des amis, de la famille.Parfois, je me réveille en les revoyant, en sanglotant.JDLR: Quels sont tes rêves?Q: Je compose des chansons, je fais de la musique et je suis en train d’écrire un film.Je veux être connu, faire des films, des vidéos.J’ai trop de choses à dire.J’espère que ma vie fera une différence, que mes copains en haut seront fiers de moi.Je ne rêve pas d’avoir de l’argent mais de l’investir là où il n’y en a pas, aider les pauvres.Je veux le faire, j’y travaille fort, je le mérite.JDLR: Qu’est-ce que tu as à dire à notre société?JDLR: Maintenant, comment te sens-tu face à tous ces événements?Q: J’ai peur de l’intimité, de m’attacher.Beaucoup d’amis ont disparu.J’ai l’impression que tout ce qui est autour de moi s’écroule.J’ai passé une partie de mon adolescence à errer dans la rue, comme un vagabond.Maintenant, je suis toujours malheureux c’est rare que je souris, seulement pour faire plaisir aux autres.JDLR: En quoi crois-tu, aujourd’hui?Q: Je crois en un être supérieur.Quand je prie, je sais que je vais être aidé.Je crois en Dieu, mais en aucune religion.Dieu c’est la spiritualité, je ne crois pas au matériel.Une vraie église ne demande pas d’argent pour prêcher.C’est écrit dans la Bible de ne pas jurer, mais quand tu passes en cour, on te demande de jurer sur la Bible, à vous déjuger! Q: J’ai fait des choses pas toujours correctes, mais je n’avais pas vraiment d’autres choix.Dans ce que j’ai fait, j’ai essayé de regarder le positif.J’ai commis des erreurs mais ce qui est important c’est d’apprendre de ses erreurs.On ne sait jamais ce qui peut arriver.Quand j’ai quelque chose, je l’apprécie beaucoup.C’est toujours difficile de remplacer quelqu’un qui part.Certains semblent irremplaçables, il faut être fort.JDLR: Qu’est-ce que tu veux faire dans l’immédiat?Q: Je veux faire un disque promotionnel.Je veux l’appeler «Incorrigible».J’ai déjà écrit les textes et la musique.Je parle d’un adolescent qui grandit dans une mentalité hors du commun.Je parle de ce que j’ai vécu, de la Bible, de la spiritualité comme quelque chose de personnel.^ La résistance d’un client en thérapie provient souvent les étiquettes et des attents de son thérapei ite.Yvon Gros-Lc ids Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 •Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 7 __________________ Lisette Forget Mes rôles acquis au sein de ma famille dysfonctionnelle.Dans mon enfance, fai été une grande comédienne, fai joué de grands rôles pour survivre à ma souffrance intérieure.Le rôle de la victime Jeune, pour attirer l’attention, j’étais souvent malade et j’avais toujours des petits bobos rares.Dans ma relation de couple, j’ai attiré un homme inaccessible, cela m’a permis de continuer à jouer à la victime.Lorsque j’étais malade ou à l’hôpital, je me sentais bien parce qu’on prenait soin de moi et je me sentais aimée.Lorsque mon fils a fait une fugue, j’ai eu beaucoup de peine et l’idée de me faire frapper par une voiture m’a effleurée l’esprit, pensant le faire revenir ainsi; mais, quel était son message à lui?Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de jouer ce rôle, car j’ai appris à m’occuper de moi et à me donner de l’amour.Le rôle du bouffon Avant, j’étais le bouffon de la famille, j’aimais faire rire les gens et être la vedette.Dans ces moments-là, je me sentais importante et aimée.Conserver mon sens de l’humour, une richesse pour moi, m’a permis de trouver un nouvel équilibre, non pour me faire aimer ou pour cacher ma souffrance, mais parce que j’étais fière de cette richesse.Le rôle du perfectionniste Je voulais que tout soit parfait; à la maison, on pouvait manger sur le plancher de la cuisine.J’étais exigeante envers moi et les autres.Je prenais sur mes épaules beaucoup de responsabilités, c’était très lourd à porter.Ayant peu d’estime de moi, j’avais besoin de me justifier et de l’approbation des autres.Je me comparais, je mettais les autres sur un piédestal alors que je me diminuais.Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi?Qu’est-ce qu’ils vont dire?ont été pendant longtemps mes phrases-clés.Aujourd’hui, j’ai compris que je suis responsable de mon bonheur et non de celui des autres et je n’ai plus besoin que tout soit parfait.Alors, si je vous invite chez moi, nous mangerons à table puisque mon plancher ne brille plus comme avant.Le rôle de la nourrice et de la protectrice J’avais besoin de m’occuper et de contrôler la vie des autres, je mesurais ma valeur à travers eux et m’oubliais complètement.Je les empêchais d’assumer leurs responsabilités car j’étais toujours là pour payer les pots cassés.Protéger les autres des émotions dont j’avais souffert en vivant les émotions à leur place; excuser leurs comportements et dénier la réalité pour ne pas voir la souffrance.J’étais gentille, douce et très sensible à ce que les autres vivaient, mais je n’avais pas la même clémence envers moi.Ces rôles, je les ai joués parce que j’avais besoin de me revaloriser, d’être aimée, de me sentir quelqu’un.Aujourd’hui, je réalise que je me faisais souffrir à travers eux.Je me suis tellement bien camouflée derrière ces rôles et ces écrans protecteurs que j’ai eu beaucoup de difficulté à rencontrer la vraie Lisette.J’aurais pu avoir un Oscar pour la meilleure actrice! Merci à mon père pour la belle valeur qu’il m’a transmise, l’humour.Merci à ma mère d’avoir eu la patience de s’occuper de mes maladies.Merci à mes parents pour la belle valeur qu’ils m’ont donnée, le sens des responsabilités.^ 8 V61.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ c Manon Boutet Bas fond affectif Vouloir mourir; vouloir s’en sortir pour enfin revivre.C’est la première journée d’automne.Des mois se sont écoulés, je vis une relation de dépendance; éveil très difficile pour une personne si fragile.Tous les soirs, je pleure car je sais très bien que je suis prise dans cette toile d’araignée, cette toile que l’on appelle la dépendance affective.Je sais que je dois le quitter mais je n’ai plus d’emploi et Dieu sait très bien que je n’ai plus confiance en moi.Je tombe dans un bas fond affectif épouvantable.Je plie bagages, aussitôt fait, je range tout et tout cela à une vitesse où personne ne peut m’arrêter.Finalement, je prends mon dernier souffle et je pars.Partir pour ne jamais revenir, le cœur blessé, hémorragie interne.Je me retrouve seule au monde, détruite émotivement.Aucune énergie pour me relever.Merci à tous mes amis ; Carmen en particulier, celle qui m’a sauvée, Conrad, mon grai.d chum, qui a su se servir de ses bras pour me déménager, ainsi que Claude et Sylvain “Petit-trop”.Même le clan “ Panneton ” n’aurait pas pu faire mieux ! Les jours ont passé, ma confiance est revenue.J’ai passé 11 jours sans dormir “ sevrage ”, j ’ ai pleuré et vécu mes émotions “ à frette ”, j’ai exprimé ma colère, ma peine et mon désarroi sans aucune retenue.DIVISION DE RONA - BÉLANGER SERRURIER 727-3444 BRETON MEDECO-ABLOY Service 24 heures Ouverture d’auto 2900, Masson, Montréal H1Y 1X2 Trois semaines plus tard, je vis la vraie vie.Le top, le summum de la vie rêvée.J’habite sur le toit d’un immeuble, un “penthouse”.Ce petit château est vitré d’un mur à l’autre.Le meilleur endroit pour réapprendre à voir le jour.Je me détends et relaxe, j’apprécie ma solitude à tous les moments propices.Je revis enfin la vie et respire profondément le bon côté du célibat.J’ai repris confiance en moi.J’ai retrouvé la Manon d’autrefois ! Encore une fois merci à tous mes amis qui m’ont soutenue : Carmen, Conrad, Raymond, Danielle, Luc, Sylvain “Petit-trop”, Carel qui a eu l’écoute d’une amie blessée, auparavant, et qui m’a aidée énormément.La conclusion de cette fameuse expérience c’est qu’il vaut mieux être seule que d’avoir un mauvais partenaire.Rien de plus néfaste et destructif que de vivre pour quel-qu’un d’autre.Qui est l’être le plua important dans ce monde?Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 9 L’Histoire d’ETCHETERA X parlay Je nod paddiond Francis Ennis 3 Premier groupe de graffiteurs du Journal de la rue.Pour faire suite au premier article, je pique votre mémoire et vous emporte dans les chaudes journées du mois de juillet, là où sfest déroulée la rencontre avec le personnel du Service de la propreté de la Ville de Montréal.Suite à cette expérience épuisante mais combien enrichissante, un appel imprévisible de Raymond nous annonce la venue d’un photographe de La Presse dans les minutes qui suivent.Il y avait Luciole, Hemar et moi, Paprazzi.Samedi, 26 juillet 97, le titre «Un graffiti de 3000$» et une photo accompagnés d’un article ornent la page A3 du journal La Presse.Ce qui annonce que la Ville nous commande une murale ayant pour thème «le recyclage».Comme dirait Homer Simpson, dans l’émission Les Simpson, “d’o” ou comme je dirais “de quessé, lé vidanges?” ' Oups! Le recyclage, patinage.pour nous, les pages sont blanches, tout flanche.De nouveaux membres s’ajoutent au groupe, Stéphane et Pooky, alias Steve, maintenant surnommé le «schtroumph grognon», qui viennent en aide au groupe.L’inspiration manque mais pas le travail, la moyenne de toile par personne est d’une.Tel un héros, je sauve la situation en produisant trois toiles.Entre temps, une deuxième murale est en production, “Casino”.Pour celle-ci, nous ne man- quons pas d’inspiration et les idées sortent à la file.Tout ceci est entremêlé de “shows” en public, d’articles de journaux et de quelques apparitions à la télé.Nous sommes maintenant en fin septembre et la murale sur le recyclage a été vernie et vendue.Notre expérience de travail grandit par la perte d’un gros contrat de peinture extérieure à l’aérosol.Nous croyions le faire, dur comme fer, mais dans la vie il n’y a rien de sûr.Nous passons l’éponge sur notre déception et continuons notre travail.A la prochaine.L’Artothèque de Montréal sous le rythme du Rap.Les 19 et 20 septembre dernier, avait lieu le vernissage officiel du groupe Etchetera, premier groupe de jeunes graffiteurs du Journal de la rue.L’Artothèque, qui se spécialise dans la location d’oeuvres d’art au public et à l’entreprise à des prix abordables, a chaleureusement accueilli le groupe.L’équipe du Journal de la rue profite de l’occasion pour remercier les gens de l’Artothèque de Montréal qui ont accepté les jeunes dans leur créativité, leur passion et leur différence.Les murs des galeries d’art n’ont pas souvent l’occasion de vibrer aux rythmes frappants du Rap.Le groupe Etchetera trouve son dynamisme, sa vie et son énergie dans le charme de cette musique rythmée.L’intensité des jeunes et le goût du partage ont permis de rassembler les générations autour de leurs passions, de leurs rêves et de leurs réalisations.Accepter les jeunes dans leur différence, c’est aussi accepter leur message social sans les censurer, ni tenter de l’étouffer.Les jeunes ont besoin de s’exprimer et nous avons constaté qu’il existe des adultes prêts à les entendre et à les voir prendre leur place.Accepter la passion des jeunes, c’est aussi accepter l’environnement qu’ils se créent, leurs vêtements, leurs cheveux, leur musique.L’Artothèque de Montréal est un organisme communautaire, une galerie d’art qui croit en la jeunesse, en leur vitalité, au rapprochement des générations et au partage des passions.Félicitations et merci aux gens de l’Artothèque de Montréal.Pour plus d’informations concernant les activités de l’Artothèque, la location d’oeuvres ou pour parrainer une oeuvre d’art pour un si-déen:(514) 278-8181.10 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ Francis Ennis Pour vous remettre dans le “beat”, prenez un album de Hip Hop et coulez-vous la douce.DA STORY -— -.—- Nous étions environ en 1995, la communauté hip hop est installée, elle a son style et sa clientèle.Les grands noms de l’heure sont L.L.Cool J, Ice-T, Snoop Doggy Dogg et Dr.Dre.Le “gangster style” ou la drogue, le vol et la violence sont parfois méprisés ou encouragés, tout comme les vêtements amples et coûteux sont de mise.Nike, Reebok et Adidas récoltent le blé des ventes faramineuses à cause de la commandite des stars par leurs paroles, vidéoclips et films.Le mouvement est là mais la radio ne le sait pas ou plutôt l’ignore.Le temps d’onde coûte cher et le Hip Hop ne paie pas.Quelques radios “underground” comme CKUT 90,3 (peace) qui diffuse les nouveautés, quelques mix et freestyle hip hop.Même encore, le temps d’onde est restreint.Les spectacles hip hop sont annoncés par des affiches dans les abris d’autobus ou sur les poteaux de téléphone.Par contre, pour les Backstreet Boys, la télé, la radio et les magazines, le “cash” prime.Mathieu Boucher 1997, le jour qui suit hier.Ici, au Québec, le Rap est encore loin d’occuper autant de place qu’aux Etats-Unis.Pour les Etats, le Hip Hop est matière courante de la vie.Dès qu’on allume la radio, peu importe la station, nous pouvons écouter les dernières poussées du Hip Hop, de Bone Thugs-n’-Harmony ou Wu-Tang Clan.L’esprit est là.The Carnival par Wyclef Jean et refugee “All-stars” Le retour au source c’est important, surtout pour Wyclef, membre du groupe The Fugees et ça transparaît sur son dernier et premier album solo “The Carnival”.Il nous fait voyager dans le temps avec “We’re trying to stay in alive”, repris au Bee Gees; voyager dans le classique avec “Apocalypse”, à travers les langues avec “Sang Fézi” en créole et dans les styles avec quelques reggea.La réalité est son pain quotidien, la mort de Tupac et Biggie l’a affecté car il en parledans “Gunpowder”.Son message : “Leave the knife and the guns alone”.9 micros d’argent sur 10.Courez l’acheter! Nouveautés: quatre autres albums à se procurer Mc Solaar, “Paradisiaque”: 8 sur 10 Soundtrack, “Ma GT va cra-ker”: 9 sur 10 Coolio, “My Soul”: 9 sur 10 Krs One, “I got next”: 8 sur 10 mai' A la prochaine pour une autre Da Story.?see-ya-soon^ Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 11 (ff JÜe partage cte noô panions Le partage de notre passion de Noël Raymond Viger Pour commencer à concevoir de nouveaux projets d’Insertion sociale et de création d’emplois auprès des jeunes en difficulté, le Journal de la rue se prépare à rencontrer des hommes d’affaires qui seront des partenaires importants pour le nouveau visage des organismes communautaires de l’an 2000.La rencontre d’aujourd’hui se fait avec M.Louis Di Raddo, président d’un groupe d’échanges commercials, «Accès-cible Troc».La caféine; une drogue.Dès que j’entre dans le bureau de M.Di Raddo, après les salutations d’usage, celui-ci m’offre le traditionnel café que l’on retrouve dans toutes entreprises.Quel ne fut pas ma surprise de me voir offrir un chocolat chaud ou encore un verre d’eau! Et pourquoi pas?Le café est une drogue et souvent on l’offre par habitude.Si on prend le temps d’offrir et de rendre disponible un substitut à la caféine, certains auront la chance de diminuer leur consommation de café.Quand on est caféinomane, ce ne sont pas tous les cafés qui sont bus avec satisfaction et par besoin réel.L’usage du café fait partie de nos mauvaises habitudes de vie et de nos rites sociaux.En remplaçant quelques cafés par un bon grand verre d’eau, notre système nerveux s’en porte mieux.Il faut noter qu’un caféinomane est un dépendant du café qui consomme quotidiennement l’équivalent de 6 tasses de café de 5 onces! Trois tablettes de chocolat contiennent autant de caféine qu’un café.Etre caféinomane.Si vous voulez vérifier si vous êtes dépendant du café, c’est simple; coupez le café et le chocolat pendant quelques jours.Si vous avez un mal de tête ou de la difficulté à vous réveiller le matin, et bien voilà! vous êtes en période de sevrage, en manque.Vous venez de réaliser que vous êtes une personne toxicomane et que votre drogue de choix est le café.Bonne chance pour votre cure de désintoxication si ça vous intéresse de persévérer.Je profite de l’occasion pour lancer un appel aux groupes d’entraide comme Alcoolique Anonyme ou Narcotique Anonyme.Puisque le café est une drogue, il serait peut-être sage d’installer une bonne cruche d’eau froide à côté de l’étemel cafetière que l’on retrouve dans toutes les salles de “meeting”.Les jus peuvent être à l’honneur aussi.Il ne faut pas se gêner pour améliorer les traditions! Concernant M.Di Raddo, il se fait un devoir d’offrir des substituts au café.Lui ne boit pas de café, c’est peut-être ce qui lui a permis d’être sensible à cette problématique.L’alcool et les “party” de compagnie.M.Di Raddo venait de terminer le retour sur le “party” de Noël offert aux membres du réseau «Accès-cible Troc».Près d’une centaine de membres s’était joint à lui pour s’amuser et échanger avant la période des Fêtes.Un somptueux buffet était servi précédé d’un punch et suivi d’une table à desserts digne des plus grands chefs.Un village complet de maisons de Noël (comestibles à 100%) reposait sur un immense gâteau à trois étages.Tout était inclus et payé par l’entreprise.Tout, sauf l’alcool qui était aux frais de chacun des invités.Le Journal de la me a rencontré M.Di Raddo pour avoir ses commentaires sur l’expérience qu’il a vécue.JDLR: Avez-vous eu des critiques de la part de vos membres du fait d’offrir une si belle réception sans inclure l’alcool?LDR: Seulement deux invités m’ont fait part de leur déception, mais je suis conscient qu’ils peuvent représenter l’opinion de quelques autres.^ 12 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ c parta fe de nod passions 3 JDLR: Avez-vous l’intention de changer votre approche pour l’an prochain?LDR: Non, j’ai pris le temps d’écouter les commentaires reçus et j’ai expliqué mon point de vue.Les membres en question ont bien accueilli mon vécu sur l’alcool et me supporte maintenant dans ma décision.L’entreprise est, pour moi, comme une grande famille et, par le fait même, j’ai à la diriger 6n «bon père de famille».JDLR: Quelle expérience de vie vous a amené à prendre cette position?LDR: J’ai déjà eu une entreprise qui comptait quelques 450 employés.J’avais l’habitude de payer la réception de Noël et d’y inclure gratuitement, et à volonté, l’alcool.Un jour, malgré toute ma vigilance, après la réception un de mes employés et amis a pris la route avec un taux d’alcool trop élevé.Il a manqué une courbe et s’est tué.J’ai été en état de choc pendant plusieurs semaines durant lesquelles je n’ai pu travailler ou revenir au bureau.Je me suis senti responsable de cet accident, de ce décès.JDLR: Quelles conclusions avez-vous tiré de cette expérience?LDR: J’ai remarqué que certaines personnes abusent plus facilement quand l’alcool est accessible.Si tu paies tes consommations, tu vas peut-être en prendre 1,2 ou 3.Mais quand c’est gratuit, le nombre augmente beaucoup plus rapidement.Aujourd’hui, je suis très sensible à cette responsabilité de chef d’entreprise.Je ne paye pas l’alcool pendant le “party” de compagnie.J’ai remplacé l’alcool par des tirages de nombreux prix dont, entre autres, un forfait vacances d’une semaine.Je ne peux pas dire qu’on économise de l’argent en ne payant pas l’alcool, au contraire, tous les prix donnés coûtent encore plus chers que la facture d’alcool.Mais, quand je vois une petite famille partir en vacances, je me sens mieux dans mon âme et conscience que de voir un de ses membres partir pour un voyage étemel.De plus, ce n’est pas tout le monde qui boit, tandis que les cadeaux que j’ai fait tiré rendent tout le monde heureux.JDLR: Merci M.Di Raddo pour le partage de votre passion .?Consommer est un choix personnel.Avons-nous à faciliter et à faire la promotion de la consommation?Quelle est notre responsabilité de bon père de famille dans notre milieu de vie?La consommation sert-elle à faciliter nos échanges sociaux ou peut-elle devenir un obstacle à res improductifs.Pour plus d’informations, vous pouvez les contacter au (514) 462-3236.Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 13 Lorraine Pominville WÊÊÊÊBÊÊÊ |;’r % > ; QUAND LES MEDIAS DEVIENNENT COMPLICES DU VANDALISME Comme plusieurs d’entre vous, j’ai regardé le reportage sur les graffiti, diffusé à la télévision de Radio-Canada, à l’émission Montréal Ce Soir, le jeudi 25 septembre dernier Comme plusieurs d’entre vous j’ai réagi, car encore une fois un média mettait l’emphase sur le côté sensationnel du graffiti.On montre des jeunes qui se cachent, qui parlent du “thrill” de ne pas se faire prendre par la police, de la montée de l’adrénaline, du défi de celui qui ira faire son graf le plus haut possible, et j’en passe.Imaginez des jeunes qui regardent ce genre de reportage et qui salivent à entendre ce côté “James Bond” de la pratique du graffiti.En plus de faire la promotion du graffiti, qui est un acte illégal, on va jusqu’à prendre rendez-vous avec des jeunes recherchés par la police, on les filme en train d’accomplir un acte de vandalisme et tout celà avec un sourire! ! Non seulement fait-on la promotion du graffiti, en-courage-t-on le vandalisme mais, en plus, on devient complice d’un acte illégal.Les médias seraient-ils à ce point en mal de cotes d’écoute pour utiliser et permettre de telles façons d’informer?Les journalistes qui traitent l’information de cette façon, sont-ils conscients du tort qu’ils causent aux jeunes?ioJj 0 Informer, disions-nous?Il serait plus juste de parler de désinformation.Ce genre de reportage ne montre qu’une facette du problème des graffiti et encore, est-elle biaisée.On ne demande jamais à ces jeunes dans quelles conditions ils vivent; que font-ils pour se payer nourriture, vêtements et autres biens de consommation?où habitent-ils?quelles relations ont-ils avec leur famille, avec l’école?Que leur arrive-t-il quand ils sont arrêtés par la police?Toutes questions que des adultes responsables devraient se poser.Que savons-nous des difficultés que ces jeunes éprouvent, de leurs problèmes reliés au vandalisme, de l’isolement du jeune en dehors de sa “gang”, des sentiments qu’un jeune “délinquant” ressent face à des adultes soi-disant “responsables”?• Je suis en contact, depuis quelques mois, avec les jeunes graffiteurs du Journal de la rue, ceux qui sont devenus des artistes, plein de talent et de volonté.Ces jeunes ne veulent plus se cacher.Ils ont plutôt envie de montrer à la face du monde ce qu’ils sont, ce qu’ils ont dans le ventre, leur différence, leur potentiel et leur dynamisme.La preuve, c’est que depuis la fin juin, ces jeunes ont fait la manchette des médias une vingtaine de fois et ont été invités à plusieurs émissions de télé, non comme contrevenants mais comme jeunes qui s’investissent de façon positive dans un projet original.Ds ont le pouvoir de leur volonté et c’est ce qui compte.Ils ont besoin d’être entendus, écoutés et encouragés parce ces jeunes ont trop souvent connu l’échec et la réalité d’adultes qui ne leur laissent pas beaucoup de place.Quand nous serons devenus des adultes responsables et significatifs pour les jeunes, ils prendront leur place, la leur et non la nôtre, parce qu’ils possèdent l’ingrédient spécifique à leur jeunesse: leur différence.Faisons-leur une place en les écoutant et en leur faisant confiance.RS.Bravo à tous ceux et celles qui ont manifesté leur désaccord à Radio-Canada concernant ce reportage.Vous avez montré que de simples citoyens ont encore le pouvoir de changer des choses.font des modes la violence à l’école existait déjà.«a Journal tous tes soirs, ça devient banaL Ça s'imprime dans la rétine comme situation normale.Et si petit parier de lui.Il réitère ce qu’il a vu avant 8 heures et demie, du groupe IAM 14 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ c •v , * tttfllPl; Saviez-vous que des médias, à Montréal, font affaires avec des photographes et des caméramen indépendants pour avoir des images plus “hot” dans leurs reportages?Certains de ces chasseurs d images sont des gens sans scrupules ni conscience professionnelle, des amateurs qui se font passer pour professionnels dans le but de faire un peu d’argent.En Europe, on les appelé les Paparazzi, aux Etats-Unis, les “Straingers”.Quand des médias, tel que le Journal de Montréal place des annonces qui offrent de payer pour des images spectaculaires et sensationnelles, ils ne font que favoriser l’émergence de ces parasites journalistes.Pour un média, il est avantageux de faire affaires avec ces journalistes indépendants car il ne prend pas la responsabilité des gestes et des illégalités commises par ces journalistes.Les médias ont une responsabilité sociale.Le journaliste doit couvrir les événements, non les créer.Saviez-vous que des photographes, à Montréal, ont payé des jeunes de la rue pour faire des tags et des graffiti?Le graffiti est illégal et détruit le bien public et privé.Quand un pseudo-journaliste va jusqu’à payer pour commander un acte criminel, il est plus que complice, il devient le criminel qui mérite d’être réprimandé.Dans son prochain numéro, le Journal de la rue fera un reportage sur des jeunes qui ont vécu ce phénomène.Va-t-on en arriver au jour où ces futurs paparazzi vont payer un agresseur pour être photographié en train de violer une innocente victime?Saviez-vous que l’extasy a un côté caché dont on ne parle pas très souvent?Dans son prochain numéro, le Journal de la rue rencontrera un “dealer” d’extasy qui en a long à raconter sur les conséquences et le côté sombre de cette drogue qu’on associe rapidement aux “Rave”.Plusieurs de ses clients n’ont pas terminé la rave et sont sortis sur une civière.Saviez-vous que ce n’est qu’en 1977 qu’a été créé le premier groupe d’aide aux victimes d’agression sexuelle suite à un colloque pour les enfants d’alcooliques?A vous d’en tirer vos propres conclusions.^ • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ ASSOCIATION CANADIENNE DE WU SH U ABANDON DE CHARTE Avis est par les présentes donné que l’Association canadienne de Wu Shu demandera au ministre de l’Industrie la permission d’abandonner sa charte en vertu de la loi sur les corporations canadiennes.Le 11 août 1997 §D .I .— —.aVIwi.lilmlïii, mm LÜiTC?»P 3DÜ3 SSII Il OÎI$l Le président Denis Gélinas Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 15 le Le français au travail, une responsabilité partagée Travailler en français, c'est améliorer : l'intégration de l'entreprise au monde des affaires, ses communications, la productivité de son personnel, ses relations avec ses partenaires socio-économiques.Le rôle des dirigeants d'entreprises Le rôle de l'Office de la langue française Veiller à ce que le français soit utilisé dans : - Les communications qui s'adressent au personnel - Les communications avec la clientèle, les fournisseurs et le public du Québec - Les documents imprimés : les documents de travail de l'entreprise, les inscriptions sur les machines, sur les produits et sur les emballages, l'affichage et la publicité commerciale - L'informatique : les logiciels, le matériel informatique et les documents qui les accompagnent - La formation professionnelle Et s'assurer du respect des dispositions de la Charte de la langue française relatives à la langue du travail.Le rôle des travailleurs et travailleuses Contribuer activement à l'amélioration de la situation du français dans l'entreprise : - En demandant et en utilisant la documentation appropriée en français - En collaborant avec la direction de l'entreprise en vue de généraliser l'utilisation du français dans toutes ses activités - En proposant et en réalisant des activités pour améliorer la qualité du français dans leur milieu de travail Et en exprimant leur droit de travailler en français.Informer, conseiller, faire connaître ses produits et ses services : - Conseil en francisation - Répertoire des ressources en alphabétisation et en francisation - Information sur la Charte de la langue française par : .envoi automatique par télécopie ou par la poste : 1 800 645-7347 .téléphone : (514) 873-6565 • Internet : www.olf.gouv.qc.ca - Assistance terminologique personnalisée 1 900 565-8899 (5 $ l'appel) - Outils de francisation et de correction de la langue (lexiques, vocabulaires, affiches, cédérom) Gouvernement du Québec Office de la langue française Québec ss Pour nous aider à vous aider, veuillez appeler au (514) 873-6565 ou à l’un des 7 bureaux régionaux de l’Office de la langue française.16 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ Opération Graffiti ; Le Journal de la rue vous offre “Opération Graffiti”.Un regard nouveau sur la jeunesse d’aujourd’hui.Un regard sur le potentiel des jeunes graffiteurs qui s’exprime à travers le graffiti.Un regard sur le monde du graffiti, un message à écouter, un cri que les jeunes nous lancent.Derrière chaque graffiti, il y a un message à entendre.Écoutons ce que Sophie nous dit sur le projet : “ Le projet est une bonne idée, ça permet de faire comprendre à la société que nous avons beaucoup d’imagination.Je découvre mon art, je prends mes responsabilités et ça me permet de mieux comprendre comment ça se passe dans le monde des grands.On n’a pas juste tort, il faut nous écouter, on a une place à prendre dans le monde”.“Opération Graffiti”, ou une jeunesse souvent marginalisée, méconnue du grand public; une jeunesse souvent jugée sévèrement par le monde d’adultes bien pensant que nous sommes.“Opération Graffiti”, un échange de créativité où nous sommes plus que simplement deux artistes côte-à-côte, mais une troisième entité plus forte que la somme de nos talents, une entité enrichie par la relation que nous avons créée.Apprenez à découvrir toute la richesse de cette jeunesse en lisant “Opération Graffiti”.Un livre remplit d’amour.Découvrez à l’intérieur du livre les réalisations de ces jeunes graffîteurs, découvrez toute la beauté de cette jeunesse.Découvrez comment un peu d’amour, un peu d’écoute peut transformer cette jeunesse qui demain sera peut-être aux commandes de notre société.Découvrez une nouvelle méthode d’intervention, celle qui passe avant tout par le cœur et l’écoute des besoins des jeunes.Découvrez comment la confrontation peut amener des résultats significatifs.Ouvrez votre cœur, ouvrez vos yeux et laissez-vous bercer par cette belle jeunesse.Bon voyage au pays des jeunes et du graffiti.Vous pouvez vous procurer ce livre directement chez votre libraire ou par la poste auprès du Journal de la rue, au coût de 19.95$ plus 2.50$ pour les frais de poste.(voir nos coordonnées au bas de la page) La vente de ce livre permet de payer les jeunes pour leur travail et contribue au financement de ce projet jeune, dynamique et original.?Pour votre tnrnvetüetnent aniieuf tie grsmtl so> toilf* WM m M-wvicse.tucoAtPÊ KT 16 CROUPE ETCHErERA .9,95 $ chacunajouter 1,50 $ pour les frais de poste.yxniiuL Après la pluie., le beau temps Textes à méditer seul ou à discuter en groupe.Derrière chacun des textes se retrouvent des émotions que j’avais oubliées de vivre, que j’avais refoulées.Si un jour de pluie, une seule de ces petites phrase remonte en toi, elle aura mérité d’être lue.Quand un homme accou- Un roman humons- che.Tom tique, une façon de dédramatiser les évènements de la vie.Tom devient un ami, mais aussi un thérapeute qui me ramène constamment à la réalité.Une communica- tion authentique traitant de la relation à soi et à autrui.Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 17 Lorraine Pominville ECOLE DES JEUNES OU CELLE DES ADULTES?Début septembre, plusieurs jeunes du primaire ont connu la rentrée au secondaire: nouvelle bâtisse (dans la plupart des cas, beaucoup plus grande), nouveaux visages, nouveau rythme, tout un apprentissage! Une tonne de livres et de papiers sur le dos, le jeune part à travers la ville pour affronter, tous les jours, une centaine de nouvelles personnes, étudiants qui viennent de partout, professeurs, directeurs, secrétaires, professionnels de toutes sortes, etc.Tout un apprentissage.pour le jeune mais aussi pour le parent qui doit lui aussi affronter ce dédale de règlements, de sous, sous, sous-directeurs, de factures à payer, d’articles à acheter, etc.Pour un jeune et un parent qui ont connu une petite école primaire où l’accueil et la chaleur humaine étaient toujours au rendez-vous en septembre, le choc du changement est d’autant plus grand.Habitué à régler ses problèmes avec la secrétaire ou le professeur, le jeune se retrouve, du jour au lendemain, à devoir se débrouiller à travers horaires, cahiers, livres, casiers, locaux à gérer dans un environnement d’adultes occupés à gérer leurs paperasses administratives à travers les coupures.En plus, dès les premiè es semaines, on demande aux jeunes de performer en français, en maths, en anglais et d’intégrer de nouvelles matières: école des jeunes ou des adultes?Fin septembre, première rencontre avec le personnel de la direction et les nombreux professeurs: deuxième choc! Suis-je débarquée sur une autre planète?Durant trois longues heures, je n’entends parler que de performance scolaire au niveau des cotes de la CECM, de règlements à suivre, de devoirs, de leçons, de retenues, de sanctions, de problèmes de comportement, de jeunes incapables de s’exprimer, de partager et j’en passe! Comble de malheur, un parent, représentant au comité d’orientation, durant son compte rendu, rapporte que le comité s’est penché sur la possibilité d’installer une distributrice de condoms; les parents ont décidé de ne pas en installer même si les jeunes savent utiliser le condom, parce que de toute façon ceci n’empêcherait pas les jeunes “de se passer des microbes en s’embrassant”.Je me suis sérieusement demandée si j’avais bien entendu.Complètement découragée, j’avais plutôt hâte de sortir de cette école pour prendre l’air et digérer tout ceci.A travers toutes les péripéties de la rentrée (ma fille avait été mal classée et avait de la difficulté à avoir ses cahiers d’exercices et son horaire), j’ai rapidement compris pourquoi les jeunes décrochent de l’école car j’ai eu moi-même envie de décrocher.J’imagine un jeune qui n’a pas la chance d’avoir un parent impliqué et responsable et je le comprends facilement de se sentir perdu et impuissant face à ce monde d’adultes bureaucratisés, qui trop souvent baissent les bras.Quand j’ai rencontré un des directeurs de niveau pour tenter de régler les nombreux problèmes de ma fille concernant les cahiers d’exercices, je lui ai fait part de mes sentiments et de ceux de ma fille face à ces tracasseries purement administratives.Il s’est contenté de hausser les épaules en signe de résignation.Et depuis deux mois, ma fille passe des heures et des heures à faire des devoirs, à répondre à des exigences de professeurs qui souvent ont perdu le sens de ce qu’est l’éducation, à pester contre ces professeurs, à trouver difficile le fait de devoir être assise durant une heure trente à écouter un prof endormant, à perdre le goût de partir le matin.L’école n’est surtout pas une partie de plaisir où il fait bon vivre et se retrouver.Et depuis deux mois, je m’ennuie de l’accueil chaleureux de l’école primaire que nous avons connue durant sept ans, de ce lieu et de cette pédagogie conçus pour les jeunes, à partir de leurs intérêts et de leurs passions, des soirées de parents où j’avais plutôt le goût de rester pour prolonger la soirée et partager avec d’autres parents.Ce fut notre rentrée au secondaire dans une école sensée être celle des jeunes.Espérons que les prochains mois seront plus prometteurs.^ Guide d'intervention de crise auprès d'une r g v: Jjjî personne suicidaire Pour les aidants naturels, parents et intervenants.Un guide simple et pratique pour démystifier le suicide, les deuils, les signes précurseurs, la crise et le processus suicidaire, notre rôle et notre responsabilité dans l’intervention et les limites de celle-ci.Au coût de 5 $ plus 1,25 $ pour les frais d’envoi.:?Communiquez avec Le Journal de la rue C.P.180, Succursale Beaubien Montréal, Québec H2G3C9 TéL: (514)256-9000 nk'k'k'k'k 18 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ En mal d $ Si z___________________________________ ^ Aurions-nous perdu notre qualité d’être humain?Quand le langage dénote le respect de soi et des autres Quand on va au supermarché ou à la pharmacie ou à n’importe quel magasin pour acheter de la marchandise, on magasine et regarde les étiquettes collées sur des emballages.Ceci nous renseigne sur les prix et la qualité des produits offerts et c’est pratique et normal d’avoir recours aux étiquettes.Dans toutes les sphères de la vie, qu’on soit jeune ou adulte, nous sommes victimes de la maladie de l’étiquetage.Les jeunes sont assurément une cible choisie quand il s’agit d’étiquettes.Qu’on les appelle punk, fresh, itinérant, délinquant, bon à rien, crotté ou autre, les jeunes sont perçus à travers leur façon de s’habiller, de se coiffer, de se comporter, de vivre leur différence.En ce qui me concerne, je trouve que les jeunes sont beaux et qu’ils ont le courage d’afficher leur différence.Quand nous consommons n’importe quel produit, nous devenons des consommateurs ou des clients.Quand nous allons dans différents points de service comme un hôpital, un CLSC ou autres, nous sommes des bénéficiaires ou des patients.Quand nous regardons la télévision nous devenons des téléspectateurs; pour la radio, nous serons des auditeurs.Au travail, nous sommes des secrétaires, des directeurs de tel service ou des infirmières ou des plombiers, nous sommes étiquettés selon l’emploi que nous occupons.Quand nous rentrons à la maison, nous devenons une mère ou un père ou un célibataire ou un couple, c’est encore selon la place que nous avons dans la structure sociale; aux études, nous sommes cégepien ou universitaire ou simplement étudiant.Si nous avons le malheur de commettre une infraction quelconque, nous voilà devenu contrevenant ou délinquant ou détenu, c’est selon.Sans parler de la panoplie d’étiquettes utilisée en psychiatrie: psychiatrisé, maniaco-dépressif, dépendant affectif, schizophrène, etc.Dans un autre domaine, nous voici devenu toxicomane, drogué, alcoolique, sidéen, prostitué ou encore pire, pute.Sans compter tout le voèabulaire utilisé pour étiquetter les gens selon leur orientation sexuelle ou leur façon de vivre leur sexualité: homosexuel, tapette, moumoune, pédé, hétéro, bi-sexuel, macho, travesti, sado-maso, etc.Le collage d étiquettes commence très tôt dans la vie d’un enfant et se poursuit jusqu’après la mort.A force de se faire étiquetter, serions-nous devenus un contenant ou un objet quelconque qu’on habille d’une étiquette selon l’activité, la position sociale et familiale, la fonction ou le service utilisé?A force de se faire mettre des étiquettes sur le dos, nous sommes sûrement de moins en moins considéré comme des êtres humains avec des besoins avant tout affectif et social; une bonne poire à qui on essaie de vendre ou de passer n’importe quoi! A force de se faire étiquetter, aurions-nous perdu notre première qualité, celle d ’ être une personne humaine?nbt Le langage n’est pas innocent en ce sens que notre façon de parler et de s’adresser aux autres dénote notre sens du respect de soi et des valeurs humaines.Nous sommes envahis par la publicité et les messages de toute sorte qui nous prennent pour des contenants à remplir et à étiquetter.En faisant simplement attention à notre façon d’aborder les autres, nous constatons que derrière 1 étiquette se cache un être humain semblable à nous qui ne demande qu’à être respecté.Hlj 3 Vmnits ’étiauettes A - Lorraine Pominville Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 19 nod paidionâ T.R.O.P.Travail de réflexion pour des ondes pacifiques Le but de cet organisme est de sensibiliser la population à la violence commise, subie et consommée dans notre société et aux dommages économiques et sociaux qu’elle entraîne.Les enfants de plus de 5 ans passent plus de 20 heures par semaine devant la télévision.Cela fait plus de mille heures par année, comparativement à 800 heures sur les bancs d’école.Il est donc important que la télé ne vienne pas détruire les apprentissages acquis à l’école.Devenir membre T.R.O.P.permet d’appuyer une bonne cause soit l’élimination de la violence transmise par certaine émission de télévision.Pour information : (418) 684-8767.Le Journal de la rue a rencontré René Caron, président de T.R.O.P.et vous présentera cette entrevue dans son prochain numéro.A.I.T.Q.Association des intervenants en toxicomanie du Québec.Téléphone: (514) 646-3271 L’AITQ vise l’amélioration des interventions en matière d’usage et d’abus des substances psychotropes (alcool, médicaments et autres).Sa mission est de regrouper les intervenants oeuvrant dans le domaine de la toxicomanie et favoriser l’implication de la communauté dans la prévention et le traitement de la toxicomanie.Services offerts par l’AITQ : Centre de documentation et de références ; Publication d’une revue trimestrielle d’information sur les toxicomanies ; Des comités d’étude sur différents aspects des toxicomanies ; Vente de volumes et de brochures spécialisés ; Location et vente de vidéocasettes, etc.Vous pouvez consulter leur site internet à l’adresse suivante : htt :// www,aitq.com.Cette année, l’AITQ fête ses 20 ans d’existence.Dans son prochain numéro, le Journal de la rue vous parlera de toxicomanie et de sexualité, thème abordé cette année lors du 25ième congrès de l’AITQ.^ Sous le thème “Partager ses passions, enrichir son monde” le ministre André Boisclair lançait la Semaine québécoise de la citoyenneté.Dans son allocution d’ouverture, le ministre Boisclair mentionnait ce qui suit: La semaine québécoise de la citoyenneté est, je pense, très audacieuse.Elle amplifie le message que nous sommes tous des citoyens et des citoyennes à part entière, invités à participer activement au développement d’une société démocratique, juste et conviviale.Elle nous incite à prendre conscience du fait que l’intégration fait aussi référence à l’interdépendance qui s’établit entre les membres d’une même société.Concilier diversité et égalité, c’est reconnaître qu’il existera toujours des particularités identitaires et des besoins spécifiques.C’est reconnaître que pour répondre à ces besoins, il nous faudra faire des efforts d’adaptation dans nos façons de comprendre les différences et dans nos façons de faire.Je vous invite à porter dans tous les coins du Québec, un peu comme une flamme olympique, la passion de vivre et de grandir ensemble dans la dignité, en citoyens égaux et fiers d’être Québécois.Je compte sur vous pour que cette passion soit assez forte pour changer toutes nos pratiques d’exclusion, de division, de discrimination, d’indifférence.Imaginez un instant, 7 millions de gens d’ici qui partagent leurs passions, leurs projets, leurs réalités, tous animés du désir “d’enrichir notre monde.” N’est-ce pas là l’idéal auquel nous aspirons tous ?C’est certainement celui que je porte au fond de mon coeurs 20 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 * Abonnement 20$ 3 FONDATION CLAUDE TURCOTTE "¦3TT La mission de l’organisme est d’aider celui qui souffre à se réconcilier avec lui-même et avec la vie.Claude Turcotte accompagne l’individu aux prises avec un problème d’alcoolisme, de toxicomanie ou de toute autre dépendance, dans sa réhabilitation sociale et personnelle.Le plus grand rêve de Claude Turcotte est d’implanter une maison de thérapie d’où l’importance de faire un don à la Fondation Claude Turcotte.Fondation Claude Turcotte.2700, Boulevard Lévesque Duvemay, Laval Qc, H7E 2N5 (514) 723-0562 FONDATION PROMEXPO POUR LES DÉMUNIS La Fondation Promexpo pour les démunis et les SuperClub Vidéotron se sont associés pour rendre disponible dans les 100 SuperClub Vidéotron à la grandeur du Québec, un vidéo en location gratuite “JE CRACK”, un outil qui a pour objectif de sensibiliser les «Mil onde Semaine québécoise de la citoyenneté «Participer à la Semaine québécoise de la citoyenneté, c'est prendre le temps de tracer la suite de notre histoire commune.» André Boisclair Ministre des Aelations avec les citoyens [S14] 873-244S 1 800 465-2445 http://ujiJJijj.mrci.Qouv.qc.ca ou au bureau de Communication-Québec de votre région Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration Dçsjpfdins —«es- Québec parents et les proches des personnes aux prises avec un problème de toxicomanie ou susceptible de l’être ; 28 minutes de vérités sur les drogues.De plus, vous pouvez aussi assister à l’un des 24 ateliers d’animation gratuits à travers le Montréal-Métropolitain.Pour savoir où se donnent ces ateliers, appelez au (514) 527-9221 .?Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 21 Ruban en route ou en déroute?Maude Francoeur pour François Blais L’intervention et la prévention ne sont pas toujours faciles.En plus de leur rôle de prévention, on demande à d’excellents intervenants d’être administrateur, gestionnaire, solliciteur de fonds,etc.On demande à des êtres humains, sensibilisés aux différents phénomènes sociaux de performer et d’exceller dans toutes ces sphères d’activités.On demande à des gens de dépasser leur limite et de faire parfois des miracles avec peu d’outils.Le Journal de la rue vous transmet ici un communiqué d’une de ces ressources: Ruban en route.Il est un temps où les temps sont durs pour tout le monde.Et dans ce monde, on retrouve Ruban en route, qui pour une troisième année consécutive, poursuit la seule et unique tournée à travers le Québec dans le but d’éduquer les jeunes sur la terrible maladie qu’est le SIDA.Une maladie très apeurante, Ruban en route le concède, mais de là à la mettre au rancart comme si elle n’existait pas, rend Ruban en route en état de panique.Il faut comprendre que la maladie du SIDA n’est belle pour personne et encore moins quand ce sont les jeunes qui écopent faute de subvention; car il faut dire que notre seul allié demeure la prévention.Ruban en route lance le cri du désespoir, car faute de moyens financiers, le projet tant en demande dans nos écoles est sur la déroute.Ruban sur la déroute se demande pourquoi un si bon concept est boudé par les commandites?Les pousseux de crayons sont-ils devenus si insensibles à la réalité actuelle qu’ils refusent carrément d’investir là où le besoin est réel?Le chemin de Ruban en route est parsemé d’adversité et de difficultés et malheureusement à chaque refus ce sont les jeunes qui payent le prix.Et là on ne parle pas d’argent mais bien de vies.^ RUBAN EN ROUTE C.P.476, Succursale C Montréal, H2L 4H4 Tél.: (514) 525-1470 du 7 au 14 novembre Semaine québécoise de La citoyenneté SïJiïBte ur l'ensemble du territoire de la grande région de Montréal, une foule d'organismes à vocation communautaire sont à l’œuvre.L'action de ce vaste réseau dynamique contribue à nous rendre chaque jour plus ouverts à l'autre et plus sensibles à sa réalité.Ce réseau constitue également une formidable et indispensable école de vie démocratique et d'apprentissage de la citoyenneté.À l'occasion de la Semaine québécoise de la citoyenneté, je salue ces femmes et ces hommes dont l'engagement nous permet de vivre ensemble dans un climat de respect et d'harmonie.Robert Perreault Ministre d'État à la Métropole I Gouvernement du Québec Ministère I de la Métropole Québec 22 Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ COURRIER DE JO-ANANDA MOYIMA 3 Chère Jo-Ananda, Dernièrement, j’ai entendu parler de méditation et de philosophie zen.Le zen nous propose d’accueillir tout ce qui se présente dans l’instant présent, tel quel, sans chercher à le changer pour obtenir de la vie et des autres un maximum de satisfaction égoïste.On nous conseille de ne pas chasser les pensées désagréables, ni de faire durer les plus agréables par la volonté ; de coller à la réalité sans esquiver la souffrance par l’imaginaire.Par contre, la philosophie nouvel âge nous suggère de nous créer volontairement une vie meilleure par l ’imaginaire.Je ne sais plus quoi faire.Pourriez-vous m’éclairer sur ces approches contradictoires?Mona Stick St-Zénon, Qc Chère Mona, De nos jours, qui n’est pas confronté à ce profond dilemme shakespearien : “faire ou se laisser faire ”?Voilà la question.Le zen, comme la plupart des techniques orientales de méditation, se veut l’antidote absolu aux spéculations et aux fantasmes dépourvus de réalité concrète, habituellement stimulés par des jugements et des opinions erronées, des émotions récurrentes, des souvenirs déformés et des rêves d’avenir chimériques.Lorsque j’ai commencé à pratiquer l’observation de mes pensées et de mes émotions, il y a plusieurs années, j’ai réalisé que 90% de mes préoccupations étaient effectivement constituées de souvenirs et d’anticipations, désagréables et agréables, que je cultivais inconsciemment.Je vivais rarement dans l’instant et toutes mes réactions aux événements s’appuyaient sur une référence à des expériences passées ou sur des probabilités futures sans fondement réel.En outre, cette boîte de Pandore mentale contenait de nombreuses trivialités : ma liste d’épicerie, mes comptes à payer, les remarques désobligeantes d’Untel, le look super sexé du voisin, etc.Quant au 10% restant de mes préoccupations, il concernait ma créativité, parfois des projets d’envergure et mes relations humaines profondes.Oh là là ! J’étais consternée.Allais-je continuer d’accaparer 90% de mon énergie mentale avec tant de banalités ?Un beau jour, à force d’observer ce chaos sans le juger (voilà le plus difficile), la créativité a pris le dessus.Les trivialités ont perdu de leur ascendant, faisant place à des pensées d’un autre niveau, à une Intelligence que j’attribue au Soi (cet aspect divin de nous-même).J’ai compris le principe nouvel âge qui dit : “Je ne suis pas mes pensées, donc je peux les changer et ce faisant, je peux changer ma réalité”.Maintenant, j’observe et j’accueille donc avec compassion et humour le résultat de mes cassettes mentales antérieures, mais je prends aussi du temps pour me créer un futur plus harmonieux en entretenant délibérément des pensées positives.Pour éviter cette soi-disant contradiction que vous évoquez, l’important, je crois, c’est d’être totalement dans l’action, totalement dans l’observation “zen” de nos pensées durant la méditation, totalement dans le rêve créatif, au moment où nous choisissons d’y être et de cultiver une vigilance constante.La pensée, ou l’imaginaire, précède toujours la manifestation tangible, c’est inévitable.Dès lors, il nous appartient de déterminer ce que nous ferons de notre faculté de penser, d’imaginer, de créent Vol.4, N° 5 • 6 nov.97 • Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20$ 23 Raymond Viger Je suis un passionné dans tout ce que je fais.N’ayant pas adopté une philosophie unique, mon univers est la somme d’une partie de plusieurs philosophies de vie qui se côtoient, en constante interrelation.J’utilise différents moyens pour exprimer ma conception de vie et d’intervention.Une intervention qui passe par le coeur, une histoire d’amour de la vie qui s’écrit à tous les jours, un jour à la fois.Je suis un autodidacte, rebelle de la peinture.Quand on peint pour sa survie, les toiles vibrent, résonnent et rayonnent.Opération graffiti est ma façon de partager ma passion, mon art avec les jeunes.Comme un père de famille, je veux leur léguer mes techniques, ma disponibilité, ma présence et tout mon âme d’artiste.Une image vaut mille mots, le graffiti en exprime encore plus.f J / IrJ.JrJ,) | HH Opération graffiti donne le droit aux jeunes d’être vu, entendu, de montrer leur désaccord et surtout leur différence, d’être payé pour leur travail et reconnu comme artiste professionnel.Opération graffiti donne le droit de rêver, de rendre le rêve vivant et de le réaliser; l’école de la vie où le goût d’apprendre est un avenir rempli de couleurs et d’intensité.Un livre rempli d'amour pour une nouvelle vision des jeunes.Vous pouvez vous procurer ce livre par l’entremise du Journal de la rue ( 19.95$ voir coordonnée page 17) ou dans toute les bonnes librairies.240 pages dont 8 photos couleurs de graffiti.S PASSE-MOI A UN AMI Je suis une publication qui vise à sensibiliser les jeunes et les adultes sur les différentes réalités sociales qui les concernent ou les confrontent.Nous sommes un organisme sans but lucratif non subventionné qui aide les jeunes à se découvrir et à donner un sens à leur vie par la réalisation de projets personnels.ETRE JEUNE ET DYNAMIQUE C’EST APPUYER LE JOURNAL DE LA RUE
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.