Le journal de la rue, 1 janvier 1997, Mars - Avril
-f w ->—4 W\^i Le JûUIÜâL Se sensibiliser pour mieux vivre ¦ IBI» 11 li iDVS Des modèles A pour les jeunes Sommaire La télé, la violence Nouvelles des régions Vol.4, N° 2 • mars-avril 1997 et les ados .p.7 p>1 7 La publicité La télé-dépendance Backstreet Boys et les Jeunes p.10 p.l 9 Des modèles pour Un besoin, une idée Vu, Lu et Entendu les Jeunes ?p.3 un succès p.l 2 p.20 Musique Plus p.6 Défi-Loisirs p-14 Boîte aux lettres p.21 i-1 Le Journal de la rue est une publication qui vise à sensibiliser les jeunes et les adultes sur les différentes réalités sociales qui les concernent ou les confrontent.C’est aussi un organisme sans but lucratif qui aide les jeunes en difficulté, à donner un sens à leur vie par la réalisation de projets personnels.Le Journal de la rue se vend 2,00 $ la copie; 1,00 $ est j [ remis aux jeunes vendeurs. Les dessous de La télé-vérité é k .Raymond Viger Les recherchistes de ce type d’émission nous disent que les gens se bousculent pour venir témoigner, devant les caméras, de leur vécu.Certaines recherchistes font des promesses: avoir une place sur le panel, l’émission sera consacrée en majeure partie à votre histoire.Des promesses qui, trop souvent, ne sont pas endossées par l’animatrice.Ces recherchistes insistent sur le bien fondé de leur émission: «Ça va te permettre d’aider beaucoup d’autres personnes qui ont passé par là.» ou encore «Ça va te faire du bien d’en parler, de te libérer de ton fardeau.» Partager ses peines et ses souffrances est un moyen thérapeutique important pour exprimer l’émotion longtemps refoulé, pour briser l’isolement et une étape dans un processus de guérison.Les fraternités d’entraide connaissent bien ce principe depuis longtemps.Cependant vous remarquerez que tous ces mouvements terminent leur appellation par «Anonyme».L’anonymat et la confidentialité sont deux bases importantes pour s’ouvrir sur son vécu quand commence à se découvrir sous une nouvelle réalité.« Un nouveau besoin de s’exprimer, de sauver le monde motive ces gens à vouloir partager le plus souvent possible.Une période d’hypersensibilité crée un nouveau regard sur la vie.Un sentiment de gratitude intense stimule notre nouveau missionnariat.Dans l’accompagnement de ces personnes, nous nous efforçons de ramener ces gens à la réalité, de leur faire prendre conscience qu’elles peuvent aider, mais qu’elles doivent apprendre à connaître leurs limites.Les fausses promesses, faites par certaines recherchistes réussissent à démolir émotionnellement plusieurs personnes qui sont encore en thérapie au moment où elles sont invités à ce genre d’émission.De plus, aucun contrôle de sécurité ou de vérification est fait après l’enregistrement pour s’assurer que toutes les personnes invitées sont en mesure de retourner seule chez elles.Quand on travaille avec des personnes à risque, nous devons prendre les moyens en conséquences.Il m’appa-rait évident que ce n’est pas toujours le cas ici.A moins d’assurer un support et un suivi convenable, je soutiens que plusieurs personnes n’auraient pas dû se retrouver devant un journaliste professionnel et encore moins devant les caméras.Si, comme le prétendent les recherchistes, les gens se bousculent pour venir témoigner, alors pourquoi user de ces stratagèmes et d’insister pour s’assurer de la présence de ces victimes?Les recherchistes font-ils vraiment un travail honnête et intègre?Les animatrices et les recherchistes disent recevoir très peu de plaintes.Ne pas recevoir de plaintes n’est pas garant d’un service de qualité.Il fût une époque où il n’y avait presque pas de plaintes pour l’inceste, le viol.étaient-ce une garantie que les femmes étaient respectées ? iRmuob e Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est bienvenue.6 numéros pour 20$ Envoyez vos coordonnées avec votre chèque ou mandat à l’ordre de: Le Journal de la rue Montréal (Québec) H2G 3C9 TéI.: (514) 728-6392 Coordination et rédaction Raymond Viger Rédaction et Réseau de distribution Serge Daigneault Design et infographie Zone 3, (642-6963) Comptabilité Danielle Simard Collaboration : Denis Marquette, Daniel Roy, Christian L'Archevêque, Manon Boutet, Luc Dalpey, Hélène Laroche, Gladis Kobrossi, Annie, Patrick, Ken, Benoît, Cédrick, Luc, Manon.Du Bunker (Carrefour communautaire l’entregens de Rosemont) : Sophie Levasseur, Nancy Brisebois, Jean-Sylvain Bélair, Éric Daraîche, Natacha Brisson, Sébastien McDonald, Michel Cotnoir.Merci à tous nos bénévoles page 2 Vol.4, N° 2 • mars-avril 1997 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20 $ LA TÉ LÉ VISIO/S) É T LÉS 3ÉUNÉS E51UH Pour certains c’est l’amour, d’autres l’envie.Raymond Viger La page couverture avec les Back Street Boys, Wow! C’est tout un voyage vers l’intensité et l’hystérie que le Journal de la me se permet.Cependant, soyons clair dès le départ, le Journal de la rue n’a pas rencon-té les BSB.J’ai rencontré une douzaine de jeunes pour connaître leurs opinions, ce qu’ils vivent et ressentent par rapport au phénomène du Backstreetmania.Je veux donc remercier ces jeunes qui ont participé à ces entrevues et les féliciter d’avoir pris avantage de cet espace qui leur ait offert pour s’exprimer.Du Bunker des jeunes de Rosemont: Sophie Levasseur, Nancy Brisebois, Jean-Sylvain Bélair, Eric Daraîche, Natacha Brisson, Sébastien McDonald et Michel Cotnoir ainsi qu’aux autres non rattaché à un organisme en particulier: Annie, Patrick, Ken, Luc, Manon, Benoît et Cédrick.Compte tenu du fait que plusieurs commentaires se recoupaient et que certains m’ont demandé l’anomymat sur leurs prises de position, je vous présente l'ensemble de leurs propos sans identifier leur source.BACKSTREETMANIA! Dès le départ, juste à demander aux jeunes leur aide pour parler des BSB et un climat d’excitation, quasi hystérique pour certains, s’installe.Pour plusieurs, pas question de prendre rendez-vous pour demain; ils ont déjà commencé à tout me raconter et les commentaires pleuvent de partout: « Ils sont beaux, super sexy, ils chantent et dansent bien.» FANTASMES D’ADOLESCENTES Il n’y a pas à se tromper, les filles rencontrées fantasment sur les BSB et elles ne le cachent pas: « Je l’adore, je veux me marier avec Nick, j’ai le goût de baiser avec, pour un soir ou pour la vie, en autant que je sois avec lui!».Ces fantasmes sexuels, très près du délire pour certaines, sont une chasse gardée.Face à la compétition, l’agressivité et la possessivité prend vite sa place.Par exemple, en regardant la photo de Sonia Benezra couchée sur un lit, entourée des 5 BSB, dont 2 ont le torse nu, l’animatrice vedette en prend pour son rhume; plusieurs filles lui sont suite Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20 $ Vol.4, N° 2 • mars-avril 1997 page 3 Des modèles pour les jeunes ?(su/te) ET LES GARÇONS.tombées dessus.Il n’est pas pertinent de ramener les commentaires exacts adressés à Sonia, mais soyez assuré que les filles ont montré très clairement leur jalousie envers elle.D’autres filles manifestent cependant une position plus réservée: «Je les aime et ils m’excitent mais je ne comprends pas certaines filles qui capotent tant que ça sur eux.Des vrais débiles mentales.A l’école, j’ai des amies qui ne vivent que dans l’espoir de leur toucher, de leur parler.Elles ne font plus leur travaux à l’école.Je ne peux même plus me promener avec mon chandail des BSB; on me le tire des culottes pour mieux les voir et même si je ne l’ai payé que 30$, on m’a offert jusqu’à 100$ pour l’avoir tout de suite.C’est la folie furieuse ! » Peut-on dire que certains de ces signes sont similaires à ceux que l’on retrouve dans les symptômes de la dépendance ?Sans même poser cette question, certains garçons affirment : «Les BSB, c’est la drogue des filles».D’autres filles commencent déjà à les trouver dépassés: «Aujourd’hui ils me tannent.C’est tout le temps la même chose.Je les aime mais je n’en suis plus folle.J’ai enlevé leurs posters dans ma chambre.» La position des garçons est plus nuancée.Un certain nombre s’abandonne à l’euphorie pour le plaisir qu’ils y trouvent, d’autres pour être plus près des filles.Un d’entre eux entretient un rêve: « J’ai le goût de les rencontrer avec une caméra et de les filmer pendant que tu les passes en entrevue.Je rêve aussi de les prendre en photo; c’est comme un défi que je veux relever».Certains vivent de l’indifférence : «Moi, c’est pas mon genre.Je préfère le rap, un beat qui cogne plus.».D’autres vivent une certaine jalousie envers les BSB en voyant toute l’attention que les filles leur donnent: «C’est seulement une copie des New Kids On The Block.Ils vont se séparer bientôt.Ils prennent toute la place.C’est plate, on ne voit qu’eux.Ils se pensent trop bon.Nick c’est un.Quand je les vois dans leur clip en chemise déboutonnée ou torse nue sous la pluie.,.».(À noter que l’expression physique qui accompagnait cette remarque tirait plus sur l’agresssivité que sur l’appréciation.D’autres se dévalorisent, ressentant la compétition comme trop grosse, très déloyale, impossible à surmonter: «Comment veux-tu que je pogne?Les filles cherchent des gars dans leur style, plus beau que moi et plus vieux.Je ne me trouve pas beau».EM L’IMAGE CLEAN.Dans l’ensemble, les jeunes aiment bien l’image positive associée aux BSB: «Ils véhiculent une image positive, des valeurs.C’est bon d’être clean.Je préfère des images clean que certaines images de violence qu’on nous offre.C’est un modèle de vie, un exemple.Je les aimerais moins s’ils disaient qu’ils consomment des drogues; ils baisseraient dans mon estime.Plusieurs considèrent qu’ils sont le fruit d’une image commerciale, donc préfabriquée mais ils se sentent tout de même bien avec cette réalité : «Tout le monde a ses problèmes et sûrement les BSB aussi.Ils cachent quelque chose, ne montre pas tout.Ils ne montrent que leurs talents.C’est correct ainsi, c’est pas pire que le cinéma, on sait que c’est truqué.Pourquoi seraient-ils mieux que les autres ?» IMPACT DU BACKSTREETMANIA Un des dangers qui vient avec cette Backstreetmania est qu’un jeune se compare, se sente diminué : «Eux, il sont corrects et moi je ne le suis pas.» Si tu te sens comme ça, ne te gêne pas pour prendre ta place et en toucher un mot à tes parents ou à un ami de confiance.Si tu n’as personne pour en parler tu peux appeler une ligne comme Jeunessse J’écoute (1-800-668-6868).Donne-toi ce temps, tu es important et tu le mérites bien.C’est gratuit ef confidentiel. ^fcW-'v v v v v % ^ .®>«w >••>>>.•vJW* QiClUX ^XoltnHtX l£X QtaX CTtAflfx tf d£ft*Wn£x n AHtndtnf fAX lex opporh/nlfex,.lU lex ^ • i Cfttn, f , chance, comme disait ma mère.De l’audace, il en a fallait.Voyez-vous, beaucoup de gens m’ont cru fou et j’ai dû payer le loyer du Stade olympique d’avance pour faire taire les craintes.Mais j’étais sûr de mon idée.Une chose aussi importante que l’habitation (les matériaux, les méthodes de construction, les nouveautés, etc.) et les coûts qui s’y rattachent, voilà des éléments centraux qui ne pouvaient manquer d’intéresser les Québécois.Le reste, c’est une question d’organisation et de promotion, encore une fois, un peu comme pour un centre culturel.planifier le lendemain et le surlendemain.Cela est encore plus difficile lorsque le travail est notre principale passion.Toutefois, l’expérience aidant, je crois qu’il est possible d’atteindre un certain équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle.Aujourd’hui, j’apprends à faire confiance un peu plus au destin et à vivre un peu plus au présent.Cela#ne réussit ! JDLR : Quel but poursuivez-vous avec la Fondation PROMEXPO pour les démunis ?Cette année, c’est la 18e édition de cet événement qui est le plus important salon pour consommateur dans le secteur de l’habitation en Amérique du Nord.En fait plus de 2 000 entreprises sont impliquées dans l’un des quinze salons organisés par le groupe PROMEXPO et qui touchent les secteurs du tourisme, des vacances, des municipalités, des franchises, des affaires, du sport, de l’aménagement extérieur, etc.Depuis 1979, plus de 5 millions de personnes ont visité ces salons et les exposants ont réalisé des ventes dépassant le milliard de dollars.JDLR : On dit souvent qu’il y a un prix à payer pour obtenir du succès.Quel a été le vôtre ?PP : Il y a trois ans, j’ai vécu un burn-out pour des raisons de santé et en particulier à mes difficultés d’accepter la situation que vivait mon fils aux prises avec un problème de toxicomanie.Cela a bouleversé ma vie; je n’étais pas capable de voir mon fils se tuer tous les jours en consommant de la cocaïne et de l’héroïne; c’était pour moi un échec.Dans ce domaine, j’étais totalement impuissant.En fait, je n’ai pu vraiment l’aider à s’en sortir que lorsqu’il a décidé de se faire soigner.Cela fera bientôt trois ans qu’il vit abstinent et il s’en dit fort heureux.Par ailleurs, je suis un homme angoissé.J’ai compris que le propre de l’angoisse, c’est de vivre constamment dans l’avenir.Or la chose la plus difficile à accepter lorsqu’on est entrepreneur, c’est de pas jouer constamment au surhomme ou à la superwoman en tentant de contrôler l’avenir.Certes, cela n’est pas facile car pour parvenir à développer une entreprise et la maintenir concurrentielle il faut y mettre du temps et beaucoup d’efforts, PP : Ce qui a fait la force du groupe PROMEXPO a été de présenter au public toutes sortes de biens et de services qui contribuent à leur qualité de vie.La Fondation PROMEXPO vise à remettre aux personnes démunies une partie de cette abondance; c’est notre façon d’exprimer de la reconnaissance, de la gratitude pour ce que nous avons reçu.Sa mission est de briser l’isolement psychologique, moral et social dans lequel vivent les personnes démunies en soutenant financièrement les organismes existants et en fournissant un programme d’information à leur famille et à leur entourage.À cet effet, la fondation a financé la réalisation d’un document de sensibilisation pour prévenir les familles qui vivent un drame découlant de la toxicomanie d’un ou d’une jeune.Ce vidéo répond à des questions telles que : Comment prévenir ?, Comment réagir ?, Comment aider, où trouver de l’information et du support ?, Que faire et comment le faire si.?, etc.JDLR : Un dernier mot, M.Parent ?PP : Oui et avec votre permission, je l’adresserai aux jeunes qui se sentent démunis devant la conjoncture économique actuelle.Ne cessez pas de rêver et agissez selon vos rêves.Les apparences sont parfois trompeuses.En ce sens qu’il y aura toujours des occasions de se lancer en affaires et de les réaliser, si c’est ce que vous voulez.Trouvez une idée, un créneau et un besoin; faites un plan d’action, entourez-vous des bonnes personnes, agissez, et persistez.Et dites-vous : «Quelles que soient les époques, les gens créatifs et déterminés n’attendent pas les opportunités, ils les créent ! » Serge Daigneault txf it pU/x horrible dex r*ouvtr*trÀ'ï.Honoré de Balzac (1839) Utiliser ses jambes et ses pieds fut l’un des premiers moyens dont se servit homo erectus pour reconnaître l’univers qui l’entourait et d’autres plus éloignés, moins familiers.Aujourd'hui, avec les moyens moderne de locomotion la marche est devenue un simple loisir; mais quel loisir.De loin, c’est l’activité physique préférée des Québécois, 77 % des plus de 15 ans la pratiquent régulièrement.Dans de bonnes conditions, la pratique de la marche n’occasionne aucun traumatisme.En fait, votre organisme n’y trouvera que des avantages allant d’un meilleur fonctionnement de l’activité mentale à des bienfaits physiologiques.Sans compter que la marche est réputé pour être l’un des meilleurs antidotes au stress dans un monde où règne une course folle contre le temps.Pour certaines personnes, elle représente même un moyen de triper.Somme toute, la marche est bonne de la tête aux pieds.Coté physiologique Les premiers bienfaits de la marche découlent de ce qu’elle entretient la mécanique corporelle; une sorte de mise au point de votre organisme, si vous voulez.Voici pourquoi.Lorsque vous marchez, vous produisez un effort.Même si cet effort n’est pas très énergétique, comparativement au jogging ou à la natation, il est largement suffisant pour augmenter le volume respiratoire.Ce qui signifie que le nombre d’alvéoles qui se déplissent en se gonflant augmente également La surface des échanges sang-oxygène est ainsi plus importante et votre système cardio-respiratoire, mieux oxygéné, s’en trouve amélioré augmentant en conséquence les capacités de votre organisme d’opérer, de fonctionner.L’oxygène nourrit la vie.Des poumons passons aux jambes où la circulation du sang se fait de bas en haut.Le fait d’être debout de façon prolongée rend donc difficile la circulation du sang dans cette zone de l’organisme.Or, au cours de la marche, chaque fois que nous posons le pied sur le sol, il se produit une pression qui pousse le sang vers le haut.En se contractant et en se relâchant à chaque pas, les muscles des jambes opèrent comme une pompe.Pendant la contraction musculaire, le sang est propulsé vers le coeur facilitant son travail.Il se produit aussi une extension des artères (vasodilatation).Ce qui régularise et parfois améliore la tension artérielle en diminuant la pression sanguine.Enfin, il n’y a pas que le système cardio-vasculaire qui bénéficie de la marche.Cette dernière améliore l’état des cartilages et des articulations et augmente la tonicité des muscles.Une séance de marche quotidienne peut ainsi contrebalancer l’atrophie musculaire et le vieillissement osseux découlant du travail assis et de la sédentarité.Paradoxalement, le corps humain s’use davantage si on l’utilise en dessous de ses capacités.Et la tête .Il ne se trouve pas un poète, un écrivain, un philosophe qui n’ait, un jour, trouvé son inspiration en marchant.Karl Gottlobschelle a même écrit un livre en 1870 sur l’art de se promener pour stimuler l’intellect et l’intuition.Chacun d’entre nous peut trouver dans la marche un moyen efficace de clarifier ses idées et de trouver des solutions à un problème posé.Ces bienfaits existent parce que l’activité physique en général favorise une meilleure irrigation et oxygénation du cerveau.Mais il y a plus.L’activité physique stimule aussi la production d’adrénaline, une page 14 Vol.4, N° 2 • mars-avril 1997 Le Journal de la rue • C.P.180, Suce.Beaubien, Mtl, Qc H2G 3C9 • Abonnement 20 $ hormone stimulant les fonctions d’éveil et de concentration de l’appareil cérébral.Il stimule aussi la production de l’endorphine.Une drogue interne! Endorphine vient du mot endo signifiant à l’intérieur de, et orphine qui vient du mot morphine, une substance chimique tirée de l’opium et reconnue pour calmer la douleur.Le mot endorphine est donc utilisé pour désigner les morphines naturelles que l’organisme fabrique dans des conditions particulières.Ses effets sont bel et bien stupéfiants puisque l’endorphine est plusieurs fois plus puissante que la morphine elle-même.Au début, on a cru que cette drogue interne était liée uniquement au centre de contrôle de la douleur.Avec l’avancement de la technologie, on a découvert une di/aine de sortes d’endorphines qui inondent notre cerveau et qui agissent aussi en modifiant l’action d’autres substances chimiques associées à la motivation, à l’apprentissage et au plaisir de vivre.Depuis, on comprend mieux le phénomène qui permet à une personne de ressentir des euphories, des extases et un bien-être corporel et psychique dans toutes sortes de situations et d’activités de la vie où il n’y a pas eu de consommation de drogues externes.Adréline, endorphines; des drogues internes.Tripant ! Aventure et liberté Par la marche, le monde s’ajuste à une échelle humaine, à la portée directe de nos sens.Et le contact avec le monde n’est pas le même.Marcher nous ramène à nous-mêmes, à nos capacités et limites les plus immédiates.Sans artifices.On peut marcher quelques minutes autour de chez-soi, partir pour quelques heures ou des randonnées de plusieurs jours.Rien n’est interdit aux marcheurs et aux marcheuses.Ni les plus hautes montagnes, ni les plus rudes déserts, ni les forêts les plus serrées, ni les villes les plus bétonnées, ni les collectivités les plus reculées.On marche à tous âges.Marcher, sac au dos, seul ou avec d’autres, par les bois, les prés, les collines ou les rues, procure d’intenses satisfactions.Et une indéniable paix intérieure.C’est retrouver, de très près, le voyage initiatique que chacun porte en soi.Et qui ne demande qu’à s’accomplir.
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