Reflet de société /, 1 janvier 2006, Octobre - Novembre
, Vol 15, No 1 Oct / Nov.2006 S'armer contre la guerre Le don de soi Journal de la Rue Des skates et des vitrines Pomme d'Api / J'aime lire A la decouverte des magazines d'ici 33H imum SE SENSIBILISER POUR MIEUX VIVRE ilGH 303 SLZZ TMIM 3nô3HiGIiaia 1U931 10330 rst 30333 SON S 01 «D 8S 3GSZ 883103 GSISSGGEdd SIGNÉ MICHELINE IANCTÔT TU* CHIOTS VIRTUELS |&gs nintendogs de glace >TEST enregistreurs >Tecteurs portatifs I >'!SSk»ou«o«j loisir acheterde raquettes CARTOUCHES D'ENCRE Phytobec lulti.3322> LES eucHEs /lOGicie,TIST '0G,SSf» SIGNÉ GUY NANTBL MULnWTAMlNES LABO "wkianï" A ’ -¦ *; s»S _l°Q-»io 'essai sur ACORa Tl.MfRCCDES- ROUTE ™ •AUDI A4.£ -fiENZ C 280 Abonnez-vous à Protégez-Vous et économisez 50 % sur le prix en kiosque! sâlffj R ProtégezVoûs IMPRIMANTES multifonctions >TEST 12 numéros pour seulement *70 75$ + Découpez et postez \ /oui! Je m'abonne à Protégez-Vous! I Je recevrai 12 numéros pour seulement 28,75$ + taxes*.À l'échéance de I l'abonnement, vous m'enverrez une facture qui me permettra de le renouveler ¦ au plus bas tarif, et ce sans obligation de ma part.Nom_________________________________________________________________________ Adresse________________________________________________________________ App.Ville_________________________________________________________Prov._________ Code postal___________________________Tél.(_________)______________________ Mon courriel________________________________________________________________ PAIEMENT ?Chèque (à l'ordre de Protégez-Vous) ?Facturez-moi Postez votre paiement avec ce coupon à: Protégez-Vous - C.P.11024, suce.Anjou, Montréal (Québec) H1K 5J3 *32,77 $ taxes incluses.Prévoir environ 4 semaines pour la livraison du premier numéro.Offre valable au Canada jusqu'au 31 décembre 2006.Carte de crédit ?Visa ?MasterCard Numéro de carte_____________________________________ Date d'expiration___________________________________ ' Signature____________________________________________ [Code de réservation: FPVJR1006 Encore plus rapide: abonnez-vous en ligne www.pv.qc.ca/journaldelarue ou téléphonez-nous au 1-866-895-7186 Le Magazine ProtégezVoûs 0 La référence des consommateurs Les Éditions Protégez-Vous RefletoSociété NE ME JETTE PAS ; PASSE MOI À UN AMI.$6.95 l’unité, abonnement, voir p.34 471 000 lecteurs Publication bimestrielle Volume 15 numéro 1 0CT/N0V 2006 Le Journal de la Rue.au Salon du livre de Montréal Du 16 au 20 novembre à la Place Bonaventure Une occasion privilégiée de rencontrer les artisans de votre magazine d’information et de sensibilisation Des auteurs: - Raymond Viger (Après la pluie.Le beau temps.Quand un homme accouche, L’Amour en 3 Dimensions, guide d'intervention auprès d’une personne suicidaire.Opération Graffiti) - Jean-Simon Brisebois et son livre de poésie urbaine (Renaissance) Des artistes: - Phast L’original - C-Drik Mon show réalité - Dub D et ses 4 Compile-on-pile - Des graffiteurs a l’œuvre en direct Ainsi nue les mix tapes et tes CD de plusieurs autres artistes (Manspino.DJ Naes, Bu the Knowledgïst, lit Legal.Dirty Dogs.) Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4233 Ste-Catherine Est, Montréal, QC, H1V 1X4 Tel.: (514) 256-9000 Téléc.: (514) 256-9444 journal@journaldelarue.ca www.journaldelarue.com ISSN 1615-4774 Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos dépenses d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications (PAP) et du Fonds du Canada pour les magazines.Convention de la poste-publications n° 40025160, n° d’enregistrement 07638.Canada Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société Détournement d’information Raymond Viger Journal de Montréal le 15 août: «Un élève sur 5 a un couteau ou une arme à feu» Cette histoire me rappelle celle de l’école Henri-Bourassa dans le nord de la métropole il y a une quinzaine d’années.Les élèves s’étaient armés à cause d’un sentiment d’insécurité.Le père André Durand avait participé à désarmer les jeunes de cette école en faisant la démonstration que leur peur était basée sur les titres du Journal de Montréal Patricia Érickson, professeure de criminologie et de sociologie à l’Université de Toronto, a mené une étude auprès de 1400 jeunes garçons de Montréal et de Toronto.Le pupitreur du Journal de Montréal, ou son journaliste Marco Fortier, interprète les chiffres de cette enquête pour en faire un titre en première page à nous faire peur: «Un élève sur 5 a un couteau ou une arme à feu».En page 3 de ce même Journal de Montréal, on peut voir la réalité des vrais chiffres à 2 endroits.On y mentionne que «18,7% des élèves de Montréal affirment avoir déjà apporté une arme à l’école».Ces jeunes de 14 à 17 ans ne disent pas qu’ils emmènent présentement une arme.Ils disent en avoir déjà apporté une.Donc, si un jeune de 17 ans a emmené une arme, une seule journée, 4 lorsqu’il avait 14 ans, cela compte dans cette statistique.Il n’en a pas nécessairement aujourd’hui.Il faut comprendre que cette statistique doit se ventiler sur les 4 années que représente le groupe d’âge des jeunes.Plus intéressant, la définition d’une arme: «couteau, gaz irritant et bâtons utilisés dans les arts martiaux».Un peu plus loin dans l’étude, on inclut aussi les carabines.Contrairement au titre de la une où l’on n’y parle que de couteaux et d’armes à feu, maintenant on inclut ce qu’on appelle le poivre de Cayenne, connu sous le nom de «pepper spray»! Dans ce 20%, combien y avait-il de jeunes qui ont répondu «oui» parce qu’ils avaient un «pepper spray»?Ça change la couleur du titre.Un couteau peut être une arme d’attaque.Je peux tuer quelqu’un.Le «pepper spray» est une arme défensive.Je ne pense pas qu’elle permettre de blesser gravement quelqu’un.Soit qu’au Journal de Montréal certains journalistes ont besoin d’un petit cours de mathématiques pour interpréter les recherches des universitaires, soit qu’ils nous ont volontairement mis un titre pour induire en erreur le public pour vendre leur une.Dans un cas comme dans l’autre, je considère qu’il y a faute grave.Faute grave parce que ce titre augmente l’insécurité du public.Pire, cette faute risque d’augmenter la violence.Que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent qui voit pareil titre?Si dans sa classe de 30 élèves, 20% des jeunes sont armés, il doit se protéger contre 6 élèves de sa classe.Dans son école de 2000 jeunes, il doit se protéger contre 400 agresseurs potentiels.Il va s’armer lui aussi.Et, seul, il n’y arrivera pas.Il va se trouver ou former un gang pour se protéger.Que dire des parents?Préoccupés par la sécurité de leurs enfants, vont-ils les sortir des écoles?Les enseignants éviteront-ils de se présenter au boulot?Tout ça pour un article dont le seul but est de vendre.Dernier détail, l’étude a été réalisée auprès de garçons seulement.Dans une école mixte, il faut fort possiblement diviser par deux ce chiffre! Blogues et démocratie Lorsque j’ai commencé à bloguer, je ne savais pas vraiment dans quelle galère je m’embarquais.Une nouvelle technologie dont je ne connaissais ni le potentiel ni l’implication.J’ai commencé à écrire sporadiquement.Notre magazine est publié aux 2 mois.Je me retrouvais avec des tonnes d’idées d’articles, de prises de position que je ne pouvais placer dans le magazine.Partager avec mes concitoyens ces pensées à travers mon blogue me permet de trouver un équilibre dans ma vie.Au départ, je n’ai pas pris au sérieux le potentiel des blogues.J’avais l’impression qu’il y avait des millions de pages disponibles dans le cyberespace et que personne ne tomberait sur mon blogue.Avec l’usage, j’ai découvert le pouvoir démocratique de cet outil.Je ne suis qu’une goutte d’eau dans Internet.Mais lorsque j’ai écrit un blogue sur une publicité mensongère d’une certaine entreprise, grâce aux outils statistiques fournis avec le blogue, je me suis vite rendu compte qu’à tous les jours des gens cherchaient des informations sur ce magasin et arrivaient sur mon blogue.Il y a des millions de pages Internet.Mais une page présentant la publicité de ce magasin, ça, il y en a beaucoup moins.C’est ce qui a permis à ce blogue d’être référencé aux clients en quête d’informations.Pour la majorité des Internautes, ce blogue est passé inaperçu.Mais, pour les Internau-tes intéressés par cette entreprise, j’ai été significatif.J’ai partagé ma mauvaise expérience avec les bonnes personnes.Autre avantage important du blogue, sa rapidité d’exécution.La journée même où j’ai pris connaissance de cette publicité frauduleuse, j’en ai témoigné.Les recours conventionnels n’agissent pas aussi rapidement.Il y a enquête, étude de la situation, prise de position et ensuite transmission de l’information.C’est long.Pendant ce processus, un marchand, qu’on sait frauduleux, continue ses arnaques.Un blogue permet de lancer un avis rapidement.Le blogue ne remplace pas les démarches juridiques.Il peut servir de complément d’information pour le consommateur.J’ai pris plaisir à bloguer.Un bonheur quotidien.Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com ÉCHO DE L’INTÉRIEUR JEAN-PIERRE BELLEMARE Les préjugés véhiculés par les médias contribuent à vendre des journaux, comme d’autres vendent des chars.La majorité des prisonniers proviennent de milieux pauvres.Ce sont de parfaits boucs émissaires, bons à jeter en pâture.Qui voudra défendre ces misérables?Manipuler le public de cette façon détourne l’attention médiatique de problèmes beaucoup plus significatifs.Détournements de fonds par de hauts fonctionnaires, subventions versées à des entreprises qui ne paient même pas d’impôts, Hydro-Québec qui est un gouffre de dépenses, registre des armes à feu aux coûts d’un milliard de dollars (depuis quand les criminels font-ils enregistrer leurs armes?) Qui questionne?Le voleur de dépanneur est vraiment un sujet d’intérêt provincial! Si personne ne s’est élevé dans votre entourage pour stopper un drame, cela vous a envoyé un message bien clair.Si ce n’est pas si grave pour vous, plus tard, vous penserez de vos victimes que ce n’est pas si grave pour eux.Lorsqu’on vous montre à fermer votre gueule quand vous vivez une injustice, vous finissez par croire que c’est la norme.Lorsque vous êtes jeune et démuni et que vous subissez une quelconque forme de violence, il y a de fortes chances que vous répétiez ce que vous avez reçu.La mémoire vous rappelle l’indifférence du voisinage.Après vous être adapté à toutes ces souffrances, vous finissez pas perdre de vue leur impact profond.Devant quelqu’un qui subit une raclée, vous pensez qu’il doit mériter ce qu’il reçoit, qu’il a sûrement fait quelque chose pour la mériter.Il a juste à apprendre à se défendre.Ce sont ces enseignements reçus lors de votre enfance qui refont surface.Si votre environnement a été insensible à votre endroit, pourquoi aujourd’hui devriez-vous vous en faire pour les autres?Ce cercle vicieux est un peu plus solide chaque fois que quelqu’un qui pourrait intervenir décide de se taire.La responsabilité collective disparaît un peu plus chaque jour.Les chances de sauvetage pour ceux qui nécessitent de l’aide diminuent.Ces naufragés de milieux dysfonctionnels vieilliront et deviendront ces adultes qui vous feront peur par leur insouciance.Vous devez intervenir chaque fois que vous êtes témoin d’un drame.L’intervention des forces de l’ordre n’est souvent pas efficace.C’est une solution facile qui peut donner de piètres résultats.Utilisons nos valeurs humaines par une simple attention soutenue, manifestons nos soucis.Le temps nous offre des opportunités pour intervenir.Il n’existe pas de techniques magiques pour aider un jeune.Un signe qui ne ment jamais est votre désir sincère de protéger.Il sera reçu tel un baume sur le cœur et donnera des résultats surprenants.1/1 Jean-Pierre a maintenant 21 années de vie carcérale.Il a besoin de s’exprimer, de partager sa vision de la société, qu’il voudrait vous faire découvrir.Pour mieux le connaître, Reflet de Société lui offre cette chronique.Le temps que nous pouvons y consacrer n’est pas selon nos disponibilités, mais selon nos priorités.Nous avons la chance d’améliorer, à notre échelle, une société mercantile et peu affective.Si le bien-être est difficile à obtenir et vous prend beaucoup de temps et de courage, il n’en sera que plus élogieux.Tout ce que vous avez donné en temps et argent à un hobby ne vaudra jamais la valeur que procure la réussite d’un humain qui semblait condamné pour cause d’indifférence collective.Le jour où vous serez confronté à un de ces jeunes devenu adulte qui vous pointe une arme, l’importance de vous soucier des autres vous sautera aux yeux en même temps que l’agresseur vous sautera à la gorge.Ce texte est le fruit d’une vie tumultueuse.S’il peut entraîner l’un d’entre vous vers un nouveau mode de vie, tant mieux.Maintenant en librairie Nouvelle édition Raymond Viger r L'intervention de crise ês d'une personne suicidaire ÉDITIONSTHT DISPONIBLE AU 4,95$ JOURNAL DE LA RUE et en ligne au + 2$ taxe et transport www.journaldelarue.com Nouvelle édition Un livre simple d'approche et accessible pour tous.Pour apprendre à: - Détecter les signes avant-coureurs et intervenir; - Survivre suite au suicide d'un proche.Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société Courrier du lecteur REFLET DE SOCIÉTÉ Service aux abonnés (514) 256-9000 Rédacteur en chef Raymond Viger (514) 256-4467 Adjoint à la rédaction et journaliste Dominic Desmarais (514) 259-4926 Cellulaire (514) 942-4926 Coordination Danielle Simard (514) 259-1763 Correcteur Charles Messier Infographie Jean-François Chaume (514) 259-6900 Publicité Lyne Déry (514) 256-9000 Café-Graffiti (514) 259-6900 Chroniqueurs: Pierre Péloquin, Julie Rhéaume, Jean-Pierre, Bellemare, Chantale Racine.Collaborateurs: Jean-Claude Leclerc, Louise Gagné, Nicole Sophie Viau, Geneviève Grenier-Denis, Pascal Rodrigue, Arianne Clément, Marie-Lyne Caisse.Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les magazines vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Reflet de Société.La reproduction totale ou partielle des articles, pour un usage non pécuniaire, est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins qui apparaissent dans Reflet de Société sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Vous pouvez photocopier et utiliser, pour un usage 0 non pécuniaire, les illustrations et les slogans en prévention du jeu compulsif, que vous retrouverez dans ce numéro.Ils sont aussi disponibles dans notre site Internet.Notre mission: Le Journal de la Rue est un organisme sans but lucratif qui a comme principale mission d’aider les jeunes marginalisés à se réinsérer dans la vie socio-économique en favorisant leur autonomie.Le Journal de la Rue, c’est aussi un magazine, Reflet de Société, qui traite de multiples thématiques: drogue, prostitution, suicide, violence et santé.On y propose des solutions et des ressources.Intervention suicide Je suis intervenante au Centre d’écoute et de prévention suicide Drummondville et je viens tout juste de terminer la lecture de votre livre L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire.Juste un petit mot pour vous dire que ce livre est simple, clair et complet.Félicitations pour votre implication.Je suis également abonnée à Reflet de Société et j’ai apprécié votre texte sur «Le Graal de la Sérénité».Nous sommes parfois de simples petites gouttes de bonheur pour certaines personnes en souffrance.Je reste, cependant, convaincue qu’elles peuvent faire la différence, aujourd’hui, pour une personne dans le besoin.Merci.Karine Beaulne, Intervenante jeunesse, Ceps Drummond Actualité et humanité Je profite de l’occasion pour vous dire un gros bravo pour votre travail.Cela fait du bien de lire et de voir tout ce beau monde intéressé aux sujets d’actualité, d’humanité.Je travaille dans un centre de femmes et j’ai commencé à faire lire Reflet de Société.Le travail communautaire me passionne.Longue vie dans votre belle aventure.Nathalie Guindon, Sainte-Thècle Le courage de Carolie Je voudrais simplement féliciter le courage et la jeune sagesse de Carolie qui s’en est sortie seule de ce monde qu’est la prostitution.Bonne journée à cette jeune fille qui a sûrement trouvé des valeurs plus intéressantes que l’attrait de l’argent.Ça prend du courage et elle semble en avoir beaucoup.Jean Dallaire De l’orphelinat à la rue J’ai entendu parler du Journal de la Rue, au service des jeunes.Cela m’a touchée à cause de mon vécu.Placée comme orpheorpheline vers l’âge de 8 ans jusqu’à la fin de mes 17 ans.Je me suis intéressée à la rue, complètement ignorante et démunie, sans argent ni vêtements de Visitez le www.journàldelari rechange, toujours et encore à la merci de spéculateurs de tout acabit.Monique Beaudry, Brownsburg-Chatham Contribution des aînés D’abord, félicitations pour votre grande imagination qui fait que vos initiatives sont heureuses à 99,9% Vous savez recruter vos collaborateurs en les invitant à l’originalité, alors que tous les «Star Academie» le font en les invitant à imiter quelqu’un.Concernant «Le débat est lancé» de M.Pierre Péloquin, à 74 ans, je me console souvent en tournant les pages de l’annuaire de téléphone.Exemple: sous le mot «Collège» je réalise que la majorité d’entre eux ont été payés par les dons de mon père et des autres de son âge, un cultivateur discipliné et soucieux de l’éducation de ses pairs.Sous le mot «Hôpital», c’est du pareil au même.Et je pourrais continuer avec «Banques», «Cathédrale», «Cinéma», «Parc public», etc.Sa génération et la mienne en ont payé beaucoup de ces belles choses, la génération actuelle a maintenant le devoir de les maintenir en en faisant l’entretien.Je ne demande pas de «congé d’impôts», je demande seulement qu’on cesse de nous blâmer pour notre «soi-disant» égoïsme.«Le Pater qui est La prière ne demande pas que les choses se conservent; il demande que les choses arrivent.C’est une prière projetée vers l’avenir.» (Frère Untel) Jean-Maurice Huard, Laval Faire la différence Permettez-moi de vous dire combien j’aime et apprécie votre journal.Merci de faire une différence.Lilliane, Gatineau.Décrochage artistique Le gouvernement du Québec veut bannir les cours optionnels au secondaire.Il n’y aura plus: arts plastiques, arts et communication, I : art dramatique, piano, guitare, violon.L’art, en plus d’être un moyen de s’exprimer et de développer notre culture, est aussi'une motivation scolaire et morale.Ça ne doit pas être relégué aux oubliettes.La pratique d’une discipline artistique, c’est aussi un moyen de prévention et de décrochage scolaire et social.11 serait plus judicieux pour l’avenir des jeunes d’investir dans les arts et la culture plutôt que de cesser de les financer.Marcel, Mascouche Solidarité sociale Je tiens à féliciter toute l’équipe du Journal de la Rue pour son magnifique travail et son engagement en faveur de l’équité et de la solidarité sociale.Vous pouvez compter sur ma fidélité à votre cause.Vous donnez de l’espoir à tous ceux qui cherchent à valoriser l’humanité de cette terre.Solidairement vôtre.Annie Pouliot, Beauport Plus qu’hier, moins que demain La revue est toujours plus intéressante.Ne lâchez pas votre merveilleux travail.Jean-Guy Les mariages forcés Au Maroc, comme dans nombre de régions du monde, des jeunes filles sont contraintes par leur famille ou par la tradition d’épouser un homme qu’elles n’ont pas choisi.Un prétendant que, parfois, elles n’ont jamais rencontré.Les mariages forcés constituent des violations graves des droits de l’homme.Il est scandaleux que sous le couvert du respect de la culture et des traditions, il se trouve des autorités pour tolérer de tels mariages.Les mariages d’amour sont rares.Quand deux jeunes s’aiment, certains parents empêchent leur fils ou leur fille de se marier avec l’être aimé.Ils ne se rendent pas compte qu’ils détruisent ainsi leur enfant, font de lui un être haineux et tuent toutes ses ambitions.Alors, les jeunes préfèrent vivre cachés, ne cherchent qu’une salle de cinéma, un jardin, un café pour se rencontrer! Jamila Mannani, Maroc L’hypersexualisation L’éducation sexuelle L’école est lieu d’apprentissage, pas un défilé de modes ni un lieu de séduction.Imposer un code vestimentaire réglerait certains problèmes comme la concentration des garçons en classe.L’influence de Britney Spears ou 50 cents montre une fausse perception de la vie.Il faudrait toujours rester mince, être sexy et avoir plusieurs partenaires sexuels.Ce n’est qu’une illusion.En véhiculant ces fausses perceptions, nous com-plexons les jeunes.De quoi auront l’air les générations à venir?^ Marie-Pier = Provencher, -| 16 ans, Brossard £ La sexualité est de plus en plus banalisée.Il faudrait s’entretenir avec les jeunes du primaire et faire le point avec eux sur ce qu’est une vie sexuelle, leur offrir un maximum de services, intégrer le sujet dans le plus de matières possible, et non pas seulement dans la classe de Formation professionnel et social où c’est la même rengaine chaque année.De plus, il faudrait les sensibiliser à s’ouvrir à la société et les laisser parler librement, en cessant de les faire taire à cause de leur âge.S’il faut sensibiliser les jeunes, il faut aussi s’attaquer aux forgerons de leurs valeurs: les parents.Ils semblent laisser leurs jeunes à eux-mêmes en pensant que l’éducation ne se fait qu’à l’adolescence.L’éducation doit commencer le plus tôt possible Annick Léger 16 ans, Brossard.Solutions au décrochage Catherine, Sainte-Élie-de-Caxton Mon garçon a maintenant 17 ans.11 termine son secondaire 3.Nous sommes passés bien près du décrochage, à plusieurs reprises.Mon garçon est Aspergher.C’est une maladie encore bien peu connue, qui a des ressemblances avec l’autisme, sauf que nous pouvons communiquer avec lui.Il est capable de fonctionner seul, mais il est protégé par une bulle qu’il ne faut surtout pas pénétrer.Il a sa façon à lui de travailler et de comprendre, mais avec des explications très précises.Ses jeux informatiques sont le seul moyen de le faire parler.Il a toujours été placé dans le cheminement régulier à l’école, sauf depuis 2 ans.Tout le par cœur à l’école, pas de problème.Quand l’apprentissage de la lecture est arrivée, tout a basculé.Il a fait rire de lui bien souvent.Il arrivait en larmes à la maison, et voulait tout lâcher.Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est la communication: prendre des nouvelles de sa journée, le faire parler sur ce qui lui est arrivé, lui dire comment vous vous sentez face à tout ce qui lui arrive.Et aussi, il faut bien choisir son école.Quand les problèmes arriveront, est-ce que je peux rencontrer les enseignants et la direction facilement?Puis-je avoir de l’aide pédagogique?Si votre école ne vous soutient pas, vous n’êtes pas au bon endroit.J’ai eu la chance d’avoir un soutien génial des professeurs et de la direction de mon école.Ce ne fut pas facile.Il en a fallu des pleurs pour en arriver là où nous en sommes rendus.Mais ne perdons pas courage et gardons toujours contact avec notre enfant.Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société SCHIZOPHRÉNIE OÙ S'ARRÊTE LA LIBERTÉ D'UNE PERSONNE MALADE?8 ROBERTO MAYER Il y a trois ans, ma meilleure amie me téléphone à 1 h du matin.Elle se sent menacée et poursuivie.Son discours est décousu.Sa sœur jumelle ayant développé cette maladie un peu avant elle, je comprends rapidement qu’elle est en état de psychose.Je l’invite à venir chez moi sans délais.Je tente de la raisonner, mais rien n’y fait.Je me sens dépourvu et impuissant.Le lendemain, elle part avec son fils de 9 ans vers un chalet dans les bois où elle croit qu’elle sera en sécurité.«De toutes façons, me dit-elle, si je crois qu’ils sont pour nous retrouver, ils vont me trouver pendue avec mon fils dans le garde-robe».Je lui demande si elle est consciente de ce qu’elle vient de me dire.Elle me répond que oui, mais que ce n’est que pour protéger son fils, car ce qu’ils lui feraient serait bien pire, et elle s’en va.La seule façon que je trouve pour l’aider est d’appeler la Direction de la protection de la jeunesse (D.P.J.).J’ai l’impression de trahir une amitié et j’ai peur qu’elle m’en veuille.Je téléphone aux autorités.Ils agissent, placent l’enfant chez ses grands-parents et incitent la mère à se faire soigner.La Force d’y Croire, le CD de Roberto Mayer et Olivier Côté.17.95$ (taxes et frais de postes inclus).Roberto Mayer, Jours de Nuit, un livre de poésie sur son cheminement.12,95$ (taxe et frais de postes inclus).Disponible par la poste au Journal de la Rue ou par Internet www.journaldelarue.com JOURS Elle quitte ensuite l’hôpital sans aucun encadrement imposé.Avec la désinstitutionalisa-tion, elle n’a qu’à formuler un refus de traitement pour qu’on la laisse partir en prétextant qu’elle n’avait rien dit qui prouvait qu’elle représentait un danger pour sa personne.À mon avis, son refus de se faire soigner prouvait plutôt le contraire.Pour l’obliger à suivre un traitement, cinq membres de sa famille devraient intenter un recours judiciaire pour lui retirer ses droits.Si la famille et les gens autour n’ont pas l’idée ou la capacité de le faire, rien ne peut contraindre une personne atteinte de maladie mentale de se faire soigner.Quatre mois plus tard, je reçois un appel de sa mère.Mon amie s’est pendue.Elle est entre la vie et la mort.Après deux semaines dans le coma, elle garde des séquelles dues au manque d’oxygénation au cerveau.Elle n’a aucun souvenir de moi mis à part mon nom.Elle ignore pourquoi elle est à l’hôpital.Elle ne se souvient pas de son geste.Moi, je m’en souviens.À mon avis, il est inacceptable que notre société se soit à ce point déresponsabilisée à l’égard de ces personnes au nom de la liberté de la personne et de l’intégration sociale.Il est plus que temps de regarder notre responsabilité vis-à-vis de ces personnes qui ont besoin d’aide et qui sont laissées à elles-mêmes.Je suis un intervenant de crise.L’histoire que décrit Roberto, je l’ai vécue à maintes reprises.Malgré la difficulté d’appeler les ressources pertinentes, Roberto a très bien agi en les faisant intervenir.Cette difficulté d’avoir un suivi après la psychiatrie ou l’hôpital est malheureusement réelle.J’ai vu des jeunes faire des tentatives de suicide.Dès que le «physique» du jeune le permettait, l’hôpital le laissait partir.Au mieux, avec un rendez-vous avec un psychiatre, dans 6 à 9 mois! Pas de suivi.Pas d’encadrement.La question est bien posée par Roberto.Est-ce acceptable de laisser des gens qui ont besoin d’aide sans encadrement, sans suivi, sans ressources adaptées?R.V.L'oreille est le chemin du cœur.Voltaire Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com Quand un homme accouche.|§g|£n Hbm» Des titres qui remuent en 3 Dimensions Parfois drôle, parfois dramatique mais toujours émouvant, le parcours de Raymond Viger n'a rien de banal.A travers ses ouvrages, il partage ses expériences personnelles.Alimentée par ses interventions auprès des jeunes, son écriture est riche en émotion et aide à dédramatiser la vie.ParRaymond Par ce roman, l'auteùr présente différentes facettes de l’amour.Chaque événement qui nous bouscule apporte un petit ^ cadeau|qu'il nous faut découvrir! Tantôt humoristique, tantôt teinté demotions, ce roman nous y enséigne quelque chose de magique.19,95$ Éditions T.N.T Raymorn Quand un homme accouche Après la pluie le beau temps Par Raymond Viger Par Raymond Viger Suite à plusieurs expériences On ouvre ce recueil au hasard et on douloureuses, l'auteur nous se laisser bercer par ses textes [près ht pli Le beau tempi présente l'accouchement de son remplis d'émotions et de sagesse, enfant intérieur.En quête de Chaque histoire nous permet de sérénité, il se laisse guider par cet découvrir les différentes émotions enfant.Ce roman est le premier d'une trilogie.Il est présenté dans qui nous habitent.Une aide lorsque nous traversons une période de sa version originale.Il a été réécrit crise, un soutien vers l'expression pour être inclus dans l'Amour en 3 de nos émotions, Dimensions qui présente la trilogie complète, Disponible en librairie, en ligne WWW.jOUrnaldelarue.com ou par la poste auprès du Journal de [a Rue, 4233 Ste-Catherine Est, Montréal QC H1V 1X4 (514) 256-9000 - (Ajouter 2,95$ pour la taxe et les frais de livraison).ÉDITIONS ¦ À la découverte des magazines Pomme d’Api et J’aime lin RAYMOND VIGER Vendredi après-midi.Le soleil va bientôt se couvrir.J’ai une belle opportunité pour quitter le tumulte du Café-Graffiti quelques instants.Une entrevue avec Paule Brière, rédactrice des magazines Pomme d’Api, pour les 3 à 7 ans, et J’aime lire pour les 7 à 12 ans.Paule a la chance de pouvoir travailler en partie à domicile.Quand elle se présente au bureau des éditions Bayard, elle se fait envahir et questionner par tout le monde.Une famille internationale Bayard a été fondé au lendemain de la guerre de 1870 par les Augustins de l’Assomption.Il y a 40 ans, en France, un couple avait une petite fille handicapée mentale.Ils ont créé le magazine de Pomme d’Api pour rendre la lecture accessible à leur fille.Si cette revue était bonne pour leur fille, elle pouvait aussi l’être pour d’autres.Ils ont approché l’éditeur Bayard pour créer le magazine.Pomme d’Api a ensuite été traduit en Chinois.Le magazine existe actuellement en 7 langues.J’aime lire est publié en 3 langues.Chaque pays possède sa propre organisation pour rédiger localement le magazine.Pour le Québec, la responsabilité du contenu et de la rédac- Site Internet: www.bayardj eunesse.ca Abonnement: J'aimerais que les parents découvrent à quel point prendre un enfant sur ses genoux pour lui lire un magazine est une occasion en or de partager nos valeurs et nos émotions.tion de Pomme d’Api et de J’aime lire passent exclusivement par Paule Brière à Montréal.La recette d’un magazine jeunesse Un magazine jeunesse a deux composantes très importantes.Les illlustrations et les textes.Les illustrateurs qui travaillent pour le groupe Bayard proviennent de partout à travers le monde.Les meilleurs dessins sont choisis.Parfois un Russe, tantôt un Québécois ou encore un Chinois! Chaque éditeur de Pomme d’Api choisit parmi ce qui est proposé ou en commande spécialement pour lui.Les sujets proposés par Paule et son équipe peuveat être utilisés par les différentes publications de Bayard.Paule peut puiser dans un vaste répertoire de textes et les adapter pour ses lecteurs.Par exemple, le vocabulaire est différent entre la version québécoise et française.Chaque organisation peut aussi inclure dans son magazine le contenu local qui lui convient.C’est ainsi que plusieurs chroniques et histoires réalisées au Québec sont exclusives au magazine Pomme d’Api du Québec qui bénéficie donc de grandes possibilités.Paule peut publier une histoire suisse, choisir des pages de jeux finlandais.La liberté rédactionnelle appartient à Paule Brière.Une congrégation religieuse Lorsque j’ai demandé à Paule quelle congrégation était actionnaire de Bayard, confuse et gênée par sa mémoire défaillante, elle n’a pu répondre qu’à la fin de l’entrevue.Il n’y a donc pas d’ingérence des Assomp- POURQUOI IL BAT LE COEUR Avant la fin de l’histoire, on va trouver une solution, ça va se régler.C’est un apprentissage de la vie, une forme de résolution de conflit.tionnistes dans la rédaction du magazine.Paule partage une anecdote pour montrer l’importance de cette congrégation dans la vie du magazine: Lorsque j’ai débuté pour Bayard, il y a 12 ans, je venais de perdre un emploi.L’éditeur pour qui je travaillais a fermé ses portes.Trois mois après mes débuts chez Bayard, Suzanne Spino, la directrice, était malheureuse.Avec les derniers bilans sous le bras, elle rencontre le conseil d’administration.Elle s’attendait à ce que nous soyons obligés de fermer les portes.Il y avait beaucoup de rouge dans les chiffres comptables.J’étais désespérée de perdre ainsi un deuxième emploi en si peu de temps.À la fin de la réunion, la directrice reste bouche bée.Pas question de fermer les portes, on continue, ont décidé les membres du conseil d’administration.Jamais une entreprise privée aurait conservé un magazine qui ne génère pas de profits.Encore aujourd’hui, la rentabilité est très relative et cyclique.Seule une communauté religieuse peut se permettre de conserver un magazine de qualité qui ne couvre pas ses frais.On s’amuse à dire que c’est le bon Dieu qui est notre actionnaire principal.Mais, il n’y a aucune pression pour enseigner la religion.Ce sont des valeurs humanistes qui animent nos magazines.Visitez le www.journaldelarue.com A la découverte des magazines c i En ce qui concerne les finances, ce n ’est pas toujours facile.Contrairement au monde du magazine conventionnel, nous n’avons que très peu de publicité.Cela fait une énorme différence dans les budgets.Le magazine est publié pour des jeunes.Le papier doit être de meilleure qualité pour éviter qu’il ne se déchire facilement.Ça coûte très cher.La lecture, une passion Paule, qui est aussi une auteure de livres-jeunesse, est une passionnée.Je lis beaucoup.J’ai redécouvert les livres avec mes enfants.Avec eux, j’utilise un livre ou un magazine quand ils sont malades, quand on attends chez le dentiste.Lire, c'est une forme d’évasion, un apprentissage, une découverte.Paule est très attachée à Pomme d’Api.Toute petite, un oncle curé a fait de Paule l’une des premières abonnées de ce magazine.Quand un jeune me dit qu’il n’aime pas lire, c’est qu’il n’a pas encore trouvé son livre.Tout se trouve quelque part.Il faut continuer à chercher, apprendre à faire nos choix de lecture.Quand un jeune dit que c’est difficile de lire, il ne comprends pas pourquoi il se force.La lecture, ça doit être drôle et intéressant.Le jeune pourra ainsi comprendre pourquoi il fait des efforts.L’effort est récompensé par le plaisir qu’il développera.Quand je suis dans un salon du livre et que je fais des séances d’autographes, j’écris toujours un petit slogan pour les jeunes tels que «Lire c’est l’aventure», «Lire est un plaisir».La mission Paule est très rassurante sur la mission des magazines qu’elle coordonne: Le plaisir de lire.Rien de scolaire.Juste le fun de lire.Ça ouvre tout plein d’horizons.Dans Pomme d’api, il y a différents styles; histoire, bande dessinée, jeux, bricolage, un volet plus scientifique.Dans J’aime lire, il y a des romans d’humour, d’action, historique, des bandes dessinées, des jeux.Dans les deux cas, c’est le plaisir immédiat, passant d’une émotion à l’autre: rire, pleurer, s’émerveiller.Le magazine est le copain de papier du jeune, l’ami des enfants, pas un éducateur rigide.Les deux magazines se soucient des jeunes.Ils offrent un apprentissage qui les suivra partout.Les mots sont simples, d’usage courant et reliés au vécu de l’enfant.Certains parents et professeurs auraient voulu que le magazine enseigne de beaux grands mots à nos enfants.Si on veut qu’un jour ces enfants aient le goût de s’amuser avec toutes les nuances de notre langue, il faut commencer par la base; le plaisir de lire et de s’amuser avec un magazine.Les lecteurs On retrouve beaucoup de nos abonnés dans les régions.Possiblement, parce qu’ils ont moins accès à des librairies ou des bibliothèques.Pour Pomme d’Api, qui touche les jeunes de3à7 ans, les parents aident leur Cela nous dorme aussi des phrases, des références pour nous aider dans l’éducation et la relation avec nos enfants.JAlMp-VURE 4 M » s, thpjm enfant en faisant la lecture.Ça les rapprochent en même temps.Ça crée une relation basée sur le plaisir d’apprendre.Dans le cas de J’aime lire, pour les 7 à 10 ans, le jeune est plus autonome.Ça devient «son» magazine.Les jeunes aiment bien recevoir par la poste le magazine à leur nom.Au début de chaque chapitre, il y a un résumé du chapitre précédent.Cela facilite la compréhension de l’enfant.Il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils lisent le magazine tout d’un trait.Chaque exemplaire de Pomme d’Api contient un cahier «Parents».Il développe le thème principal du magazine à l’intention des parents avec des mots d’enfants, parfois des témoignages de parents, des pistes de réflexion, des conseils, des suggestions de livres et de sorties, des concours, etc.La vie de tous les jours Certains peuvent nous le reprocher, mais nous ne voulons pas avoir un magazine qui ne conte que des histoires fleurs bleus.On y parle des réalités de la vie.Il peut arriver que des personnes se chicanent.Mais, avant la fin de l’histoire, on va trouver une solution, ça va se régler.C’est un apprentissage de la vie, une forme de résolution de conflit.Notre mandat est d’aider l’enfant à se comprendre et à comprendre le monde qui l’entoure.Il faut faire confiance à nos enfants.Ils sont capables d’en prendre plus qu’on peut le penser.Ils en ont plus dans leur tête qu’on voudrait bien le croire.Ils ont des pulsions.Ils doivent apprendre à les maîtriser.En tant que parents, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable.Nous ne voulons pas être un modèle de perfection, mais un modèle de vie.Parfois, quand il arrive un incident, il est difficile d’en parler avec l’enfant.Ce n’est pas toujours facile de mettre nos limites.Avec une livre lecture, on peut revenir à froid sur les événements, en parler.On lit ensemble, on parle en famille des différents thèmes et des histoires qu’on a lus.Cela nous donne aussi des phrases, des références pour nous aider dans l’éducation et dans la relation avec nos enfants.Les écoles Les magazines sont bien connus du milieu 11 scolaire et fortement utilisés.Il ne faut pas _ avoir peur de lâcher les manuels standards recommandés par le ministère de l'Éducation.Plusieurs enseignants m’ont fait parvenir leur grille d’évaluation du concours Imagine ton J’aime lire en mentionnant tout ce qu 'ils apprennent aux jeunes en lien avec le nouveau programme.Dans la mesure du possible, il faut profiter des occasions de la vie pour atteindre les objectifs.C’est important, les multiplications et la grammaire, mais il ne faut seulement rester asseids avec ses tables et ses règles.Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société INTERVENTION JEUNESSE Coupe à blanc en Gaspésie La tranquilité gaspésienne cache une réalité connue par toutes les régions: la délinquance chez les jeunes.WÊÊÊIÊM HHH WKBBËBÊI mwm W-jr .11(1 lÜl'Ji J «TV” pl trSFR 176322 PHÉLYH' GASPi.OC Criminalité, problèmes de consommation, troubles de comportements.Les grandes villes ne sont pas les seules aux prises avec une jeunesse troublée.En Gaspésie, les mêmes symptômes grugent les adolescents.La grandeur du territoire et le manque de ressources compliquent les efforts d’intervention.DOMINIC DESMARAIS Luc Savage se dévoue pour la cause des jeunes.Intervenant au Centre jeunesse de Gaspé, il occupe aussi la fonction de conseiller municipal.Dans les deux cas, Luc a une préoccupation majeure: le bien-être de ses jeunes.L’avenir de sa région.En contact tous les jours avec des jeunes, ce qu’il entend lui arrache le cœur.Ils me disent: «Dès que j’ai la possibilité, je sacre mon camp d’ici.» Conseiller du quartier le plus pauvre de Gaspé, Luc comprend.Ses jeunes ont peu d’infrastructures pour se divertir.«En réaction, ils ont vandalisé le peu qu’on avait.La réaction de la ville: on ferme tout.Pourtant, ils ne demandent que quelques paniers de basketball, une patinoire, un terrain de balle, un skate _____ park.» 12 Délinquants ou victimes?_____ Alors que certains voient ces jeunes comme des délinquants, Luc les regarde comme des victimes.L’intervenant n’est jamais loin.Les jeunes dont il s’occupe, au centre jeunesse, ont des problèmes multiples.Jeunes de familles reconstituées ou détruites qui manquent d’affection, problèmes de santé mentale, délinquance.«Les problèmes sont beaucoup plus complexes aujourd’hui.L’intervention aussi.Le centre jeunesse a dû apporter des changements.Ce qui s’applique bien en délinquance s’applique mal en santé mentale, affirme l’intervenant.Avant, c’était très rare, un jeune médicamenté.Aujourd’hui, c’est le contraire.C’est rare celui qui ne l’est pas.» Pendant cinq ans, Luc a gardé dans sa famille des jeunes qui n’étaient pas prêts à vivre en famille d’accueil.Un service de première ligne pour jeunes écorchés.Comme celui qui a piqué une crise lorsque Luc s’amusait avec sa petite fille.«Le jeune est rentré dans sa chambre en frappant partout.Il m’a expliqué, après, que ça l’avait dérangé, parce que jamais on ne s’était amusé avec lui, dans sa famille.» Cette expérience lui fait comprendre qu’il faut voir plus loin que l’acte délinquant lui-même.«Ça m’a permis de saisir que nos mesures en centre d’accueil ne sont pas réalistes.On s’attend à des comportements exemplaires.Dans un sens, c’est normal d’être rebelle à l’adolescence.On se cherche, on développe son identité.Le jeune qui a été battu, abusé, il peut être en situation de crise, explique-t-il.Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que, côté affectif, ils sont âgés de 7 ans.Ça fausse leur capacité décisionnelle.On reçoit des jeunes qui se laissent aller complètement», dit-il, en faisant référence à l’automutilation que pratiquent certains.Famille absente Luc est désemparé.Il travaille avec des jeunes qui retombent dans les mêmes problèmes en sortant du centre.«Faut pas se conter d’histoires.Bien des familles ont démissionné.Chaque fois que le jeune se sent de trop, rejeté, on l’accueille au centre.On travaille avec lui.Mais il retourne dans son milieu.Et, tout est à refaire.Sans parler de négligence parentale, on a un fort pourcentage de jeunes qui viennent de familles où il n’y a aucun encadrement.C’est le rôle du parent de l’encadrer.On fait de la rééducation.J’ai des parents qui accordent beaucoup d’importance à des niaiseries.Des disputes sur le temps passé Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com Photo: Dominic Desmarais au téléphone.Aucun intérêt pour ce qui est important pour le jeune.Peut-être parce que ça demande plus de préparation.» Mylène Montmagny, directrice de l’Accueil Blanche-Goulet, un centre d’hébergement pour personnes en difficulté, reçoit son lot de jeunes.Plusieurs sont passés par le centre jeunesse.Des jeunes avec de lourds problèmes familiaux.«On aurait besoin de plus de logements supervisés pour les jeunes qui sortent des centres jeunesse.Ils ont de la difficulté avec leurs parents.Alors, ils vont vivre dans la rue, parce qu’il n’y a pas de logements supervisés», souligne la dame, d’un ton sans appel.Pour elle, le centre jeunesse ne remplit pas son mandat.«Le problème, c’est que les jeunes n’ont pas de suivi quand ils sortent.Pendant qu’ils sont au centre, le contact est brisé avec la famille.» Un suivi insuffisant Pour Luc, la superficie du territoire gaspésien est un gros obstacle.«On réfère le suivi à nos succursales.Le jeune vient de passer 6 mois en centre d’accueil.Son milieu a changé.L’éducateur ou l’intervenant fait le suivi.Mais en raison de la superficie de la région, il est difficile de faire le suivi», constate-t-il à regret.Luc ne blâme personne.À la place, il cherche des solutions constructives.Des projets rassembleurs permettant aux jeunes de s’épanouir, pas de dépérir.Comme celui de l’école Antoine-Roy, qui a monté le spectacle Je reviens chez nous! Il est présenté un peu partout en Gaspésie.Les jeunes font tout.Ils jouent, fabriquent les costumes et les décors, s’occupent du son et de l’éclairage, organisent la tournée.Le projet a rassemblé 45 jeunes et remporté le premier prix Essor au Québec, en novembre.Des jeunes qui n’avaient pas d’activités, parce qu’ils ne sont pas sportifs.Ils voulaient une activité stimulante.Luc sombre dans la rêverie.Il verrait bien ses jeunes du centre jeunesse participer à un projet qui les motiverait.Un peu de baume sur leur âme écorchée.Solitaire ou solidaire, voilà la question! D.L.1Ü&&0&8ÉR6& -: SfÆfKîWsi:- s-t." %&£***¦% L’étendue de la Gaspésie complique le suivi auprès des jeunes qui sortent du centre jeunesse.De l’aide au Cégep de Gaspé Le Cégep de Gaspé s’est doté d’une intervenante.Après les suicides de trois étudiants dans les deux dernières années, dont un aux résidences de l’institution, l’embauche de July Synott n’est pas un luxe.Le cégep, en cette ère de compression, a trouvé un compromis.Il assure le salaire de l’intervenante pour deux jours semaine.Le CLSC de Gaspé défraie les deux autres jours de sa semaine.July a beaucoup de boulot devant elle.Depuis son embauche, en novembre dernier, elle a pu mesurer les problèmes des étudiants.«Ils sont nombreux.Santé mentale, stress, angoisse, harcèlement, violence conjugale, troubles de comportement.De plus en plus, il y a des troubles de déficit d’attention.J’ai un service de psychologue au CLSC.Mais il y a 6 mois d’attente.Je tiens la poulie pendant ce temps.J’ai n’ai pas le temps de chômer!» La jeune femme, qui a fait 7 rencontres individuelles et une de groupe dans sa matinée, préfère en rire qu’en pleurer.L’an prochain, elle aura deux stagiaires pour lui prêter main forte.July remarque que la consommation, au cégep, a pris un nouveau visage dans les dernières années.«Avant, il y avait la clique pot, la clique drogue dure.Maintenant, c’est plus la drogue de performance.On a beaucoup de travaux, on ne consomme pas pour s’amuser, mais pour étudier plus longtemps.Pour beaucoup, c’est le premier éloignement de la famille.Gérer le budget, concilier travail-études, la bouffe, le stress relié à tout ça, les problèmes d’identification.C’est la transition entre je suis encore un enfant, je deviens un adulte.» Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société 13 Photo: Dominic Desmarais imm Jofz$$MnnSinreg joêut ch%f$ ettanf^ Le Journal de la Rue se situe au 2e étage, juste au-dessus du Café-Graffiti.C’est la pause.Le beau temps nous fait sortir.Le miaulement d’un chat attire notre regard.Prisonnier sur la corniche, il lance un cri de détresse.Je monte secourir la pauvre bête.Elle me suit à l’intérieur du local et me quitte aussitôt.J’étais convaincu que l’histoire de ce chat et de son sauvetage s’arrêterait là.Le lendemain matin, le chat revient.Danielle et Lyne décident de le nourrir.La journée suivante, on retrouve le chat dans un placard du Journal.Il vient d’accoucher de trois magnifiques chatons.Le chat était finalement une chatte! N’ayant pas trouvé de famille d’accueil pour cette nouvelle famille, Danielle et moi avons décidé d’adopter la petite famille.Nous les ferons dégriffer et opérer pour éviter que la lignée continue de s’accroître.•\ 4 On accueille des jeunes de la rue.Pourquoi pas des chats de la rue?En abandonnant des animaux ainsi, sans être opérés, combien d’autres rejetons vont errer dans nos rues?Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous?J’ai demandé à notre journaliste Marie-Claude Marsolais de faire la lumière sur ces questions.Raymond Viger Reflet de Société Cachou et Gripette ont trouvé refuge chez Danielle et Raymond.Visitez le www.journaldelarue.com MARIE-CLAUDE MARSOLAIS Acte anodin pour certains, l’abandon d’un animal dans une ruelle n’est pas sans conséquence.Il entraîne rapidement une surpopulation d’animaux errants qui risquent fortement l’euthanasie.Chaque années à Montréal, plus de 50 000 chats errants terminent leurs jours euthanasiés.Ce chiffre faramineux ne signifie pas que 50 000 individus aient abandonné leur chat.Le problème, c’est l’accouplement.Linda Robinson, du SPCA de la Montérégie, en sait quelque chose.«Si 2 chats non-stérélisés s’accouplent, 20 000 chatons descendront de cette union, en 5 ans seulement, s’exclame-t-elle en ajoutant que le public ne réalise pas la quantité d’animaux que l’on doit tuer.La majorité serait très choquée de le savoir.» La stérilisation La stérilisation des animaux est l’outil majeur pour combattre la surpopulation de chats errants.Bien que nécessaire, elle est cependant coûteuse.Quelques organismes sans but lucratif offrent toutefois des services vétérinaires à prix réduits.L’organisation Chatocat, par exemple, fait affaire avec 3 cliniques vétérinaires dont 2 sur l’île de Montréal et 1 à Laval.Les bénévoles de Chatocat se déplacent pour aller chercher les bêtes et les amener chez le vétérinaire pour les opérer.Monica Campo, de Chatocat, souligne que l’organisme est contre l’euthanasie.«Nous misons beaucoup sur la promotion de la stérilisation des animaux.» Même chose à La Fondation Bond.Dorothy Bond, la fondatrice de l’organisme qui œuvre pour le bien-être des animaux, insiste: «La stérilisation est essentielle.On rend un grand service aux animaux, mais aussi aux contribuables.À Montréal, la ville paie la SPCA pour qu’elle euthanasie les chats et chiens errants.C’est très dispendieux et surtout cruel».Par l’intermédiaire de quelques vété- Photo: Dannielle Simard Du casino au pont Jacques-Cartier ¦û à* .yrÿjyü;.7flüir-ii'iiiVi rinaires affiliés, la Fondation Bond offre des services de stérilisation aux personnes à revenus modestes.«Auparavant, le service était offert à tous.Mais il y a une si grande demande que l’on a dû limiter l’accès» explique-t-elle déçue.L’adoption ou la maison d’accueil L’adoption et l’accueil temporaire sont d’autres moyens d’éviter l’euthanasie.La Fondation Bond est en lien avec de multiples refuges au Québec.Une visite sur le site Internet (www.bondspayneuter.com) suffit pour trouver plusieurs adresses qui offrent des animaux en adoption.Chatocat coordonne pour sa part son propre système d’adoption.Le site Internet (www.chatocat.org) regorge de photos de chats en adoption.Ce sont les bénévoles qui prennent le portrait des bêtes et les affichent par la suite sur le site.Mme Campo ne cache pas son désarroi.«Il y a un manque flagrant de maisons d’accueil.Nous ne savons plus où mettre les chats», s’inquiète-elle en rappelant que Chatocat est constamment à la recherche de personnes intéressées à héberger temporairement des petits pensionnaires à poils.Une question de responsabilisation L’abandon d’un animal domestique Did Tafari Bélizaire.Un joueur compulsif qui a sauté du pont Jacques-Cartier après avoir tout perdu au casino.Sauvé par miracle, il fait aujourd’hui des conférences dans les écoles pour faire la prévention du jeu compulsif.Pour informations, contacter le Journal de la Rue, (514) 256-4467.lent un animal.«De nos jours, les gens ont de moins en moins de temps à consacrer aux temps libres.Les animaux deviennent un fardeau rapidement, et sont plus propices à être abandonnés, raconte Mme Robinson.Il n’est pas rare de voir des animaux revenir dans nos locaux, après un mois d’adoption.Les gens ne réalisent pas l’ampleur de la charge.» Monica Campo va dans le même sens.Elle rappelle que l’animal devient totalement dépendant de son maître.«Nous essayons de faire beaucoup de sensibilisation.On ne peut pas déresponsabiliser le citoyen.» Pourquoi devrait-on être responsable envers les animaux?«Ils sont importants pour les humains, dit Mme Bond, en évoquant les bienfaits de la zoothérapie.Ils sont des êtres vivants au même titre que l’homme, poursuit-elle, on leur doit du respect».Pas bête comme réponse! demeure un problème récurrent.Chaque année des centaines d’individus se débarrassent de leur bête.Mme Bond est caté- Pichounette dans son nouvel environnement.gorique: «C’est très difficile pour un animal, de se retrouver sans source de nourriture et sans refuge.Les gens ne réalisent pas le mal qu’ils font à un animal en l’abandonnant.» Linda Robinson, de la SPCA Montérégie, veut responsabiliser les gens qui accueil- Gamblers anonymes 1-514-484-6664 1-866-484-6664 JEU: Aide et Référence (514) 527-0140 McGill (514) 398-1391 Centre Dollard-Cormier (514)385-0046 Maison Jean Lapointe (514)288-2611 Pavillion Foster (anglais et chinois (514)486-1304 Orientation Praxis (514) 723-2585 Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société Gam-Anon: fraternité d'entraide pour les proches des joueurs compulsifs RAYMOND VIGER Il y a plus d’une centaine de meetings Gamblers Anonymes à travers le Québec.Ces rencontres gratuites permettent à des joueurs compulsifs de se retrouver pour se soutenir vis-à-vis de leur volonté d’arrêter de jouer.Il existe une autre fraternité d’entraide proche de Gamblers Anonymes, mais moins connue; Gam-Anon.Cette fraternité regroupe les conjoints, les enfants et tous les proches du joueur compulsif pour les aider à s’assumer par rapport aux gamblers.Vivre dans l’entourage d’un joueur compulsif peut être traumatisant et difficile à accepter.Au départ, Gam-Anon va aider les proches à retrouver un équilibre dans leur vie et les soutenir dans leur démarche auprès du joueur.Il est arrivé régulièrement que la démarche d’une personne dans Gam-Anon permette d’aider le joueur à faire éventuellement sa propre démarche.Un joueur compulsif trouble et dérange plus d’une dizaine de personnes autour de lui.Nous pourrions supposer qu’il y aurait 10 fois plus de meetings Gam-Anon.Pourtant non.Gam-Anon a de la difficulté à remplir ses salles de rencontres et il n’existe qu’une dizaine de meetings à travers le Québec.Il y a pourtant un principe de base en intervention.Si tu veux aider quelqu’un, tu dois aussi accepter d’être aidé.Si je veux aider un gambler à découvrir un nouveau mode de vie, il faut que j’accepte que j’ai aussi des choses à travailler sur moi.D’où l’importance de cette fraternité Gam-Anon.Pour les Alcooliques Anonymes, il existe l’équivalent, Alanon.Pour Narcotiques Anonymes, il existe Nar-Anon.Même pour les adolescents, il y a Alateen, une fraternité spécialisée dans l’entraide auprès d’adolescents vivant près d’une personne alcoolique.Les ressources pour nous aider à intervenir auprès d’un proche qui vit des difficultés sont là.N’hésitez pas à les utiliser.Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664 Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162 Nar-Anon (514) 725-9284 Alcooliques Anonymes (514) 376-9230 «Nos actions agissent sur nous autant que nous agissons sur elles.» George Eliot — 9/f eftrem supreme science Video (VDSI de breakdance 3 Times DOPE Visitée la boutique en ligne: www.cafegraffltl.com JJft ‘Ajoutez la taxe (3.76$) et le transport (3$) EDITIONSTNT Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.corn WM* MARIE-CLAUDE MARSOLAIS V Al 2 ans, il enregistrait sa première piste rap.Vingt ans plus tard, père de trois enfants, C-Drik a toujours le même engouement pour la culture Hip-Hop.Mon show Réalité est le plus récent album du rappeur C-Drick.Sa réalité est à mille lieux des préjugés négatifs attribués à la culture rap.À commencer par le choix de fonder une famille.D’entrée de jeu, C-Drick avoue en riant avoir «d’instinct maternel».Le rappeur ne se fait pas prier pour parler de ses petites fiertés: un couple de jumeaux de 6 ans et une petite fille de 8 mois.Venant lui-même d’une famille nombreuse, il a toujours voulu des enfants.Ceci ne signifie pas pour autant que la vie familiale soit toujours facile.«Quand je suis en production, je suis souvent absent.Je quitte aussi pour jouer en région», raconte-t-il en soulignant la compréhension de sa conjointe.En vieillissant, C-Drik est moins attiré par la célébrité.«Je trou- verais très difficile de partir à l’étranger et de m’éloigner de tout mon petit monde.» Sa priorité est la famille.Afin qu’elle ne manque de rien, C-Drick travaille à l’entretien à l’Université de Montréal.Il consacre une trentaine d’heures par semaine à la musique.Il commence toutefois à sentir la fatigue.«Trois enfants, c’est beaucoup de travail et d’implication.» Moins pressé qu’à 20 ans, il vit au jour le jour.Il a compris qu’il ne fait pas de la musique pour devenir riche.C’est plutôt une affaire de passion.«La musique, je l’ai en dedans, c’est dans ma peau», admet-il.Une passion contagieuse, puisque, fièrement, il évoque sa fille aînée qui fait déjà du Hip-Hop.Il prévoit faire un album rap avec elle à ses 10 ans.«Une chose est certaine, elle sera bien épaulée», assure-t-il d’un ton protecteur.Impliqué dans sa communauté Le rappeur est généreux de son temps.Il ne s’en tient pas qu’à ses enfants.Il projette organiser des ateliers sur l’histoire du Hip-Hop.Le rap est pour lui une musique de rassemblement.Il voudrait enseigner cet aspect aux jeunes, leur montrer que le rap est autre chose que la violence.«De nos jours, il faut que tu parles de guns pour vendre des disques.Les jeunes ne comprennent pas toujours la réalité de ce mode de vie», dit-t-il.Conscient du rôle qu’il peut jouer dans sa communauté, C-Drik s’implique.Il envoie des messages constructifs «J’aime les autres, j’aurais aimé être travailleur social, précise-t-il.J’ai toujours été un gars de rue, mais de manière positive.» Attaché à son quartier, il connaît tout le monde, surtout les jeunes.«Ils m’appellent mon oncle», raconte-t-il, arborant un sourire d’éternel adolescent.Qu’il soit papa ou mon oncle, C-Drick a décidément su agencer sa passion musicale et son amour pour les jeunes.Le nouveau cd de C-Drik Mon show réalité est disponible en ligne sur le www.journaldelarue.com 17 Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com Phota: courtoisie emer^ a rue oCa YHjaison Limoni est heureuse Lffri cet espace-uitrine pour Saluer fimmense talent des jeunes créateurs des rues de Yljontréal ^Joutes les pièces d art que i/ouS admirez ici, Sont signées par les jeunes de la rue qui fréquentent le dafé- (graffiti, où ils Sont accueillis et encouragés à découurir les moyens de se créer une oie positiue.plusieurs d entre ont choisi lart i/isuelpour s exprimer.eux .Ja collection complète 36 âhateô ddimons/dafé-Cj *affiti au vu vu vu.journaldelarue.com Fléau Des skates et des vitrines L’exposition Street Camp, organisée en juin dernier par L'autre Galerie d’Yves Laroche, mettait en vedette des skates peints par les jeunes artistes du Café-Graffiti.Le magasin Simons, jugeant l’idée originale et porteuse, s’entend avec le Café-Graffiti.36 skates peints par 20 jeunes artistes seront exposés dans les vitrines des magasins de Montréal, de Laval et de St-Bruno.Pour donner une continuité à ce projet dynamique, le Café-Graffiti crée la collection Simons/Café-Graffiti.Chaque skate vendu sera remplacé par une nouvelle œuvre.Un partenariat profitable pour la chaîne de magasins, le Café et nos jeunes artistes urbains.Arpi Le concept est attrayant, puisqu’il développe une nouvelle forme artistique.Une fusion entre l’art du graffiti et l’art du skate.«L’accessibilité du projet est intéressante, souligne-t-il, ça vient de la rue, c’est de l’art urbain.» première fois, Arpi utilise le skate comme surface de création.Il croit que ce concept a plein de potentiel.Peindre sur un skate donne à l’œuvre une certaine rareté, «comme une édition limitée» dit-il.Outre l’expérience artistique, il y a la paie.«C’est bien de faire de l’argent avec cela.J’espère qu’il y en aura d’autres.» Nous laissons les artistes exprimer ce qu’ils ont vécu.Naes 20 Naes a déjà peint des skates, en plus d’avoir vendu plusieurs toiles.Il est ravi d’avoir participé au projet «C’est bien car plusieurs pourront voir mes œuvres, mais ce n’était pas le but r premier de ma démarche.» Occupé comme DJ, il n’avait pas peint depuis longtemps.Cette occasion lui a surtout permis de s’y remettre.«J’en ai profité pour élaborer des idées que j’avais déjà partiellement développées.» Pour Sbü, la planche à roulette est d’abord un souvenir de jeunesse.«Je faisais beaucoup de skateboard quand j’étais gamin.Depuis, j’ai souvent eu envie d’en utiliser un comme support.Ce contrat m’a permis de le faire.» L’artiste apprécie être exposé dans les vitrine d’un grand magasin.Mais, selon lui, le projet reste une démarche commercial.«Simons cherche probablement à se rapprocher des jeunes, afin d’augmenter ses ventes.» Mais Sbü n’est pas amer.«Les artistes profitent également de cette occasion pour se faire voir et faire de l’argent.» En général, Fléau n'aime pas les œuvres qu’il crée.«Je me dis que je peux toujours faire mieux.Mais le projet m’a fait réaliser que ce que je faisais pouvait être beau.Je suis content de savoir que mes skates plairont peut-être à d’autres gens.» Le jeune artiste a ___ longtemps travaillé " A dans des usine de fabrication de planche à ^ JF roulettes.Jamais il n’avait eu l’occasion d’en utiliser comme support.«Travailler le bois est vraiment stimulant.Je vois ça comme un retour aux sources.C’est de la matière première.» Le projet Café-Graffiti/Simons était le premier contrat rémunéré de Fléau.Le stress du dead line, il l’avait rarement vécu.«D’habitude je prends mon temps pour faire une création.Cette fois, le temps était une contrainte.Ça représentait un défi, que j’ai toutefois aimé relever».I •• mière, du / moins, qu’il sera vu par ' autant de gens.L’artiste ne s’en plaint îy, pas.«Le fait d’être lg^ vu dans les vitrines, ça montre aux gens qu’on existe!» Ilia Ilia a l’habitude de peindre, mais pas sur une planche.«Travailler sur un skate, c’est vraiment différent.Depuis longtemps, j’avais envie de le faire.Ce contrat m’a permis de m’y mettre plus sérieusement.» C’était une des premières fois qu’il participait à une exposition.La pre- Reflet de Société Visitez le www,journaldelarue.com The Squid Squid est satisfait de son expérience.Le projet lui a apporté «une volonté d’apprendre de nouvelles techniques».La nature du support représentait un défi pour The Squid, qui en était à sa première planche à roulette.«La surface d’un skate est inégale, ça représente un excellent défi artistique.» Send Boij L’idée l’a emballé.«Le concept était cool, le skate et le graffiti, ça va ensemble, ça fait partie du Hip ( Hop» explique le jeune artiste de 20 ans.L’exposition donne un nouveau ton à l’esprit créatif de Send Boij.«Ça été une grande source de motivation.Je me suis laissé aller dans la création, je voulais faire quelque chose de différent.Par contre, être exposé Ta rendu «paranoïaque».«J’ai un blogue sur le net et je m’imagine que plein de gens iront le voir.Je suis allé faire du ménage dans les commentaires que j’avais écrit en ligne», racon-te-t-il discrètement.À l’égard de l’initiative des magasins Simons, Send Boij affiche 2 positions: «Soit cela démontre qu’ils sont ouverts d’esprit, soit ils cherchent à bien paraître.» Malgré tout, advenant une autre proposition, Send Boij accepterait sans hésiter.Breaker21 Klypso B-Boy breaker 21 est exalté.«C’est l’fun de savoir que mon œuvre est présentée dans une vitrine.C’est hot, je peux dire à mes amis que j’expose!» Le jeune homme était inquiet au début de l’expérience.«C’était mon premier skate, mon premier contrat payant.» Est-il satisfait?«Oui, mais je me donne un an pour être vraiment bon.» Le projet Ta gonflé de motivation.Il accepterait de répéter l’expérience.«Le concept est bon.Ça rehausse l’image des graffiteurs.Après tout, on est des artistes comme les autres.» Il souhaite d’ailleurs que l’exposition donne des idées aux autres entreprises.«J’aimerais que ça crée une demande» admet l’artiste, qui promet d’être là pour fournir l’offre.Klypso se réjouit à l’idée que l’art de la rue sera, le temps de l’exposition, «accessible à un large public.» Le projet aura probablement un effet adoucissant sur les préjugés négatifs de la culture de la rue.«Espérons que ça ouvrira des portes aux artistes.» Klypso relate le côté commercial de l’initiative des magasins.Il n’y voit pas d’inconvénient.Au contraire, «ça va peut-être amener d’autres entreprises à faire la même chose!» Sake Sake est un graffiteur d’expérience et il a plus d’une fois participé à des expositions.Jamais il n’avait peint de skate.«C’est l’fun, j’ai exploré de nouvelles façons de travailler.» L’association des 2 angles de la culture urbaine, le skate et le graffiti, l’intéresse.Il trouve d’ailleurs qu’exposer dans les vitrines de magasins est une suite logique, par l’urbanité du concept.«Le principe est vraiment trip - Medge pant.En plus, la visibilité que Simons offre est énorme, comparativement à une galerie d’art.» «J’étais content d’être exposé dans les vitrines de Simons.C’est un magasin qui a beaucoup de prestige.C’est beaucoup plus motivant de travailler quand tu sais que tu seras vu.» Il s’attend d’ailleurs à ce que le projet rapproche l’art de la rue et le public.«Ça va peut-être attirer les personnes qui ont les moyens d’acheter de l’art.» Il n’avait jamais travaillé le bois, qui est, selon l’artiste, un support très captivant.«Le bois se transforme facilement.Cela permet une multitude de techniques, dont la gravure et la peinture.» Rabais-campus.com représente maintenant Reflet de Société dans les écoles et auprès des associations pro-N OU veau fessionnelles.Une tournée à travers les écoles du Québec débutera dès le mois de septembre pour augmen-Rabais-campus.com ter je n0mbre d’abonnés au magazine.Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société Dominic Desmarais S'flMCOMGM Kabala, Sierra Leone - Sunkarie a 16 ans.À la fin de la guerre, elle avait 12 ans.Lorsque les rebelles ont attaqué son village, ils l’ont pris avec sa mère.«Ma mère était enceinte.Ils lui ont ouvert le ventre brutalement pour connaître le sexe de l’enfant.J’ai vu ma mère mourir.» Elle a 7 ou 8 ans, à l’époque.Elle vit encore sous le choc aujourd’hui.«Je vais toujours me souvenir de la mort de ma mère.La plupart du temps, quand je me rappelle comment je l’ai perdue, je pleure.Quand j’ai besoin d’aide, que je vis des moments tristes, je me sens seule.Je n’ai pas de famille», raconte-t-elle avant de rajouter que son frère a été tué pendant la guerre, que son père est mort et que sa belle-mère a perdu son bras à la suite à des bombardements.Sunkarie est devenue une enfant-esclave.Elle accomplissait les tâches que les rebelles lui assignaient, explique-t-elle laconiquement, avare d’explications.Difficile de savoir si elle a oublié cet épisode de sa vie ou si elle évite le sujet.Un regard sur son oreille gauche suffit pour comprendre qu’elle a vécu l’enfer.L’ouverture est bouchée par son lobe, recousu au centre de l’oreille.Elle a été poignardée.Sur les jambes, également, comme en témoignent ses vilaines cicatrices.Ses réponses sont brèves.Trois ans passent avant qu’elle ne s’évade des rebelles.Malchanceuse, elle tombe entre les mains des soldats du gouvernement.Le cauchemar de Sunkarie se prolongera une autre année.«Les rebelles et les soldats du gouvernement, c’est du pareil au même», dit-elle à la dérobée.L’adolescente s’adresse à Reflet de Société rnoio: uommic uesmarais l’un de ses professeurs en créole, qui joue à l’interprète et au journaliste.Peu troublé par l’histoire de son élève, mille fois entendue, il la pousse à s’ouvrir.Sunkarie s’est portée volontaire, parmi la trentaine de jeunes filles de sa classe, pour témoigner de son vécu.Ses rares sourires sont provoqués par la gêne.Elle détourne rarement le regard de son interprète.Parfois, elle répond en anglais.Mais toujours cet air honteux.L’école de la réintégration Depuis octobre, la jeune fille est prise en charge par un centre de réintégration pour jeunes victimes de la guerre.Opéré par la Croix-Rouge, qui a quatre autres projets similaires à travers le pays, le centre de Kabala aide 150 jeunes de 10 à 18 ans.Comme Sunkarie, ils ont un passé douloureux.Mères-enfants que personne ne supporte, jeunes dont les parents ont tout perdu pendant la guerre et n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, victimes de la guerre (traumatismes), abusés sexuellement, enfants soldats, enfants abandonnés pendant la guerre.Le Centre mélange enfants soldats et autres victimes, filles et garçons.La Croix-Rouge évite toute stigmatisation.«À travers ces centres, on veut leur redonner une structure, un mode de vie normal.Beaucoup de ces enfants n’ont pas connu d’encadrement, une autorité plus ou moins présente», explique Philippe Stoll, agent de communication de l’organisme international.Philippe a délaissé le journalisme pour l’aide humanitaire.Il vit l’aventure d’une autre manière.Visitez ie www.joLjrnaldelarue.com Le défi du recrutement En ces temps difficiles, on se bouscule aux portes du Centre de la Croix-Rouge.L’école est un mirage pour des milliers de jeunes de la province.Les enfants affectés par la guerre sont la norme.«Récemment, 715 personnes ont demandé une place.Plus de 80% étaient vulnérables.Mais le programme peut seulement supporter 150 enfants à la fois», raconte Amadu, le responsable du centre de réintégration de Kabala.Pour lui, est vulnérable tout enfant dont le passé correspond aux critères de sélection du Centre.Ces filles déjà mères, ces anciens enfants-soldats, ces jeunes estropiés de la guerre, ces esclaves, ces filles-épouses de militaires.Amadu et son équipe rencontrent un à un les enfants qui s’inscrivent.Ils passent des journées entières à écouter des histoires d’horreur.Comment choisir 150 enfants sur 715?«C’est tout un défi.Une décision difficile pour nous tous», affirme Amadu, à la fois sincère et lucide.«Pendant l’entrevue, on laisse le jeune parler de lui.Ce qu’il a vécu pendant la guerre.Certaines histoires S'HUER COfïïftt LU GUtRftt Amadu craint l’abandon du programme par la Croix-Rouge d’ici un ou deux ans.«Je vais probablement regarder ailleurs pour trouver des fonds.Nous sommes chanceux d’avoir les bâtiments scolaires.» L’avenir du centre le hante.Les investisseurs ne courent pas les rues, dans son coin de pays.Discrimination pour les femmes Sur les 150 bénéficiaires de 2006, 112 sont des filles."Traditionnellement, la femme ici est dépouillée de ses droits.Elle ne va pas à l’école.Ou sinon elle abandonne à mi-parcours.Elle tombe enceinte.Pas de mari.Pas de travail.Elle est seule.À la fin de la guerre, le programme de réintégration ne concernait que les hommes soldats.Ils ont oublié qu’il y avait des femmes soldats.Plusieurs garçons ont reçu tous les fonds.Alors, il y a plus de femmes vulnérables.Elles n’ont jamais participé au programme de réintégration.Maintenant c’est leur tour", explique Amadu.Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) Les enfants sont divisés en fonction de leur âge.Les plus jeunes, les 10-13 ans, s’adaptent à leur nouvelle vie d’étudiant.Une première pour la grande majorité.«On leur donne une structure scolaire, dans le but qu’ils puissent, après un an, réintégrer le système régulier», raconte Philippe, convivial.Ils ont tout à apprendre, la guerre les ayant fait fuir des bancs d’école.Les plus âgés, les 14-18 ans, reçoivent une éducation de base et apprennent un métier.Couture, cuisine, charpenterie, construction, agriculture, coiffure.Leur pratique profite au Centre.La récolte du groupe en agriculture est utilisée par le groupe en cuisine pour faire le repas du midi.Les tables et les chaises sont fabriquées et réparées par les charpentiers.De nouveaux bâtiments servant de classes ont été construits par le groupe en construction.Sunkarie, elle, a choisi la couture.En sortant du centre, elle souhaite ouvrir un petit commerce.De quoi lui permettre, pense-t-elle, de gagner sa vie dans son village.«L’idée, c’est que les gens qui ont appris un métier travaillent dans leur communauté.Qu’ils apprennent ensuite leur métier à des apprentis.De renégats, ils deviennent utiles et aident leur communauté», dit Philippe Stoll.sont si pathétiques qu’on a pas le choix de les prendre.» Comme l’histoire de Sunkarie, par exemple.La fin des enfants soldats Diplômé en agriculture, jadis enseignant au secondaire, Amadu ramène son stress à la maison.Son travail de responsable l’occupe à la semaine longue.Il a en mémoire les histoires de ses bénéficiaires, comme il appelle les jeunes du centre.Aujourd’hui, il a un poids de plus.La deuxième année du Centre n’est pas encore achevée qu’il se demande comment éviter la fin du programme.La quarantaine, l’homme cache mal sa lassitude.Sa fatigue l’emporte sur son enthousiasme.Les regards horrifiés par cette violence qui a volée la vie à des dizaines de milliers d’enfants se sont déplacés au gré des autres tragédies.La guerre est terminée depuis 2002.Quatre longues années suffisantes aux yeux des donateurs pour rétablir un pays et réhabiliter cinq millions de personnes.«On ne peut plus parler d’enfants soldats, aujourd’hui.La guerre est terminée depuis 4 ans, résume le superviseur, cynique.On veut cibler les jeunes.Ils n’ont rien à faire.Les enfants de la rue, la prochaine guerre, c’est eux qui la feront.» Tiré: Le grand atlas du monde “T Tim ^wàkshût.® M A U R KïfahQ St-Louis® t 1 \VJ> BISSAU-; 1 , TANIE i j M A o Oualata r • Torrfbouctou ,j_.r 1 ] °**» Ségou@- Don BURKIIS 7^ «BAMAKO / / AQUGôDûi Slkaèso ( ^gOBO"^W#* iP^^^y'N^VDIOULASSCrr LdrarJ?®^.\j oKidal 1 Jl i i pGao / J y ./ ty Tahc Je \ ® p^v/ ' CONAKRY™/’ \ 1 ”7 ^SIERRA F*EETOWN®LEObiu hhsrbrok™?)?\ M MONROvJÿf Bassin Green„ 6040 de Sierra leone \ ^Odiénnèl \ TA^IALÉ^) m to VH Sw i6Tp %\ W0SE}V«*#y j Sassandra É N JtC « 1,6 À ABIDJAN SFKrV Harper TAKO G o\ A ^JmTlagqs *CCRA V| M DI - RADI Se l Visitez le www.journaldeiarue.com Reflet de Société SIM C0H1RE Lfl GUERRE Traumatismes de guerre Dominic Desmarais Li e suivi et l’aide psychologique, Ipour apaiser le traumatisme de la guerre chez les enfants du centre, vient des six enseignants et des quatre aides pédagogiques.En plus de leurs fonctions d’enseignants, ils suivent personnellement 15 jeunes chacun.Ils font un suivi journalier, afin de savoir ce qui va ou non chez leurs protégés.Lansana est agriculteur de formation.C’est justement le métier qu’il enseigne.Il parle devant un champs en labours, autour duquel travaillent ses 10 étudiants.Cet homme a reçu une formation de deux semaines avant de travailler pour le Centre.Insuffisant, concède le superviseur du Centre.Lansana et ses collègues doivent intervenir auprès de jeunes qui sortent traumatisés de la guerre.Ils apprennent sur le terrain.Des intervenants sans formation, confrontés aux pires cas.Comme cette fois, avec Fatmata, l’une des protégées de Lansana.Enlevée par les rebelles de 1994 à 2000, elle est devenue plus que soldat.Elle est tombée enceinte.«Elle a accouché dans la jungle prématurément, à 10-11 ans.Elle a accouché d’organes, de sang, pas d’enfant», résume l’agriculteur.Fatmata a eu des problèmes de santé.À la fin de la guerre, elle a reçu des soins avant sa réintégration à la vie civile.Les médecins lui conseillant de ne pas avoir de relation sexuelle pour les prochaines années.«Elle était avec nous en 2004.Notre première cuvée, se rappelle Amadu, responsable du centre.Elle était dépressive.Quand les jeunes s’amusaient, elle restait seule, déprimée.J’ai envoyé Lansana pour qu’il trouve ce qui n’allait pas.Pendant 2 jours, rien.Je l’ai invitée dans mon bureau.Elle était enceinte de 2 mois.Elle venait de l’apprendre.À la fin de la guerre, quand le Docteur l’a réparée, il lui a dit de ne pas tomber enceinte pour les prochaines années en raison de l’opération.Elle était terrifiée.» Médecins sans frontières, alors présent dans la province, a écouté Amadu.Il leur a raconté toute l’histoire.«Un problème mineur pour eux.Elle a mis au monde un garçon en toute sécurité.» Le souvenir redresse Amadu.Sa fatigue se dissipe pour faire place à un enthousiasme renouvelé.C’est ainsi que fonctionne le centre de réintégration de Kabala.Le cœur compense le manque de formation.—-.• MM 2005 m, : JL® * uiisi : ** *î 5 S' 1 -S-/¦ Le cœur compense le manque de formation.Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) Galeries Rive-Nord 1 OO, bvd.Brien Repentigny (Qc) (450) 581-9892 Vieux Montréal 3, de la Commune Montréal (Qc) (514) 393-4343 Plazo St-Hubert 6330, rue St-Hubert Montréal (Qc) (514) 274-2870 Place Versailles 7275, Sherbrooke Est Montréal (Qc) (514) 354-1001 Centropolis 1 820, av.Pierre-Péladeau Laval (Qc) (450) 682-0636 Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com swokum De la guerre à la rue DOMINIC DESMARAIS CAUSE Canada, une ONG albertaine qui œuvre dans le développement, a déjà piloté un projet destiné aux enfants soldats.De janvier 2000 à juillet 2001, 2274 enfants, victimes de la guerre et amputés, ont profité d’un programme de réintégration.Le tiers des participants était composé de filles.Faute de fonds, le projet a duré un an et demi.La directrice de CAUSE, Beverley Carrick, souhaitait un projet de 5 ans.La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète Pour obtenir du financement, les ONG doivent trouver d’autres projets plus attrayants.Prince Cotay, directeur de CAUSE pour la Sierra Leone, constate que le vent a tourné.Depuis la fin de la guerre, les besoins ont changés.«Maintenant, il n’y a pas de besoin pour les enfants soldats.On a un besoin urgent pour les enfants de la rue.» Plusieurs enfants soldats ont glissé entre les mailles des programmes de réintégration.Ils n’ont reçu aucune aide.D’autres n’ont pas réussi à s’intégrer, après leur séjour au sein d’un centre de réhabilitation.«Ils ont perdu leur famille, leurs parents.Ils ne peuvent pas retourner chez eux.Ils ont été soldats, ils sont habitués de commander.Ils ne veulent pas retourner vivre sous l’autorité de leurs parents.Ils sont retournés vivre dans la rue», explique M.Cotay.Plutôt que d’aider des jeunes en particulier comme les enfants soldats, les nouveaux projets touchent la communauté.Avec le support d’Unicef Canada, CAUSE veut favoriser l’accès à l’éducation pour les enfants.Tous victimes de la perte de leur système d’éducation en raison de la guerre.Les écoles se reconstruisent, les enseignants sont formés.Un travail complémentaire au Centre de la Croix-Rouge, qui envoie, après un an, ses plus jeunes sur les bancs d’école.Pour épauler son projet de rétablissements des écoles, CAUSE s’apprête à mettre sur pied un programme pour sponsoriser l’éducation d’enfants.L’organisme espère rejoindre 5 000 enfants sur les 100 000 de la province.«Les parents doivent payer 50 000 à 60 000 léones par année (20$ US) pour envoyer un enfant à l’école.Certains parents n’ont pas ces moyens», raconte Prince Cotay.blême important.Ils vivent au jour le jour.Ils ne peuvent pas penser à demain, car demain n’existe pas.Et plusieurs ont des femmes, des enfants.Avant la guerre, entre 70 et 80% des gens étaient pauvres.Avec la guerre, ça s’est empiré.» Le directeur de CAUSE possède une vaste expertise.Il a supervisé des projets concernant les enfants soldats, les femmes, les amputés, l’éducation, la santé, les maladies sexuelles.De la pauvreté à la guerre Si la pauvreté est visible, la misère ne se sent pas.Philippe Stoll, de la Croix-Rouge, l’admet.«C’est calme en surface.Mais les gens explosent rapidement.» Comme cette fois où, expropriés de leurs terrains, des habitants s’en sont pris au ministre responsable du dossier.Ils l’ont torturé.Il a payé de sa vie sa décision.Les signaux pour une autre guerre sont là.«Le sous-emploi, les abus de droits de l’homme, de propriété.Le gouvernement garde l’argent.C’est ce qui est arrivé il y a 10 ans», fait savoir Daphne Olu Williams, de l’organisation FAWE (Forum for african women Educationalists).Assermentée commissaire pour les élections de 2007, cette femme énergique et bouillante n’a pas peur de ses opinions.Entre des directives à ses enfants, des conversations au téléphone qui ne dérougit pas, elle clame tout haut ce que les gens de la communauté internationale racontent sous le couvert de l’anonymat.Elle aussi remarque que les indicateurs qui ont mené à la guerre en 1991 sont aujourd’hui présents.Il ne manque plus qu’un leader, un rassembleur.Les ONG, elles, poursuivent leur travail.En espérant ainsi empêcher une autre boucherie.La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète.«Le plus gros problème des victimes de la guerre, c’est que la plupart se sont appauvris.Ils n’ont aucune source de revenu.Pas de Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de soins médicaux.Pas d’éducation.Avoir un toit est un autre pro- développement international (ACDI) 25 Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société 26 Donner aux 7 personnes ont donné de leur temps à Reflet de Société afin de partager leur vision du bénévolat.Ils sont de tous âges, viennent de différents horizons.De plusieurs façons, ils s’impliquent bénévolement dans leur communauté.Pour certains, cet engagement représente une étape importante de leur croissance personnelle.Selon eux, l’implication bénévole est loin d’être une corvée.C’est un mode de vie.autres, apprendre sur Raymond: Il y a toujours eu en moi un besoin de m’impliquer dans les différents milieux que je côtoie.C’est une façon d’être citoyen et de connaître les gens qui m’entourent.Le bénévolat a toujours fait partie de tout ce que j’ai fait.C’est la façon de vivre ma vie et de prendre ma place dans la société.Alain: Faire du bénévolat une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal.Moi, j’organise plein d’événements dans mon quartier; je suis bon là-dedans et j’aime ça.Stéphane: Ce que j’aime dans le fait de faire du bénévolat pour un organisme, c’est que je rends service à plein de monde en même temps.Christian: J’ai une volonté d’aider.Je suis un aidant naturel, je n’ai aucune formation.Le but, c’est d’encourager les gens à accomplir des trucs positifs et de socialiser ensemble.Une affaire de famille La famille est souvent au cumr de l'implication bénévole.Ronald: Avant, je m'impliquais bénévolement, dans le domaine politique.Mes enfants, en jouant au hockey, m’ont amené à faire du bénévolat après des jeunes.Ça fait maintenant 20 ans que je m’implique.Christine: Je fais du bénévolat depuis que j’ai 9 ou 10 ans.Ça fait partie de l’éducation que j’ai eue.Stéphane: Mon père faisait du bénévolat, je voyais que ça le rendait heureux.C’est ce qui m'a donné envie d’en faire.Si je n’avais pas connu quelqu’un qui en faisait, sûrement (pit1 j’en n’aurais pas fait.Raymond: Au lieu d’amener mes enfants faire des pique-niques, je les amène faire du bénévolat avec moi.C’est un bon moyen d’éduquer.Cela m’a beaucoup rapproché deux.Cela m’a aussi permis de discuter de différents sujets de la vie avelines ('niants.Au lieu d’en parler d'une façon théorique, on a pu aborder les sujets avec des expériences de vie concrète.Christian: La danse et son énergie le font s’impliquer.Être citoyen Être bénévole ouvre à la vie en société Christine: C’est une façon de faire partie d’une communauté, d’y trouver une place.J’ai appris également à travailler en équipe.Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com Donner un sens à la vie Le bénévolat offre à certains de l’espoir, de la force ou même une identité.Danielle: Le bénévolat m’a sauvé la vie.Je ne me trouvais pas de place dans ma famille ni même avec mes amis.L’implication bénévole m’a permis de me créer une identité et de trouver mes forces.J’ai toujours pensé que je n’étais pas intelligente.Mon implication m’a permis de comprendre que j’étais quelqu’un de bien.Raymond: Cela a redonné un sens à ma vie.J’ai fait 2 tentatives de suicide.À la suite de mes différentes thérapies, j’ai senti un besoin de m’impliquer.J’ai eu envie de donner aux jeunes ce que j’avais reçu.Quand j’aide les autres, c’est une façon de m’aider en même temps.François: Accueillir le nouveau, un mode de vie où tout le monde sort gagnant.Une implication payante Le marché du travail et le bénévolat peuvent être facilement liés.Stéphane: Je me suis même trouvé un travail grâce au bénévolat.J’ai réalisé que j’aimais faire des courses en voiture, ce que je faisais bénévolement.J’ai finalement réussi à gagner ma vie comme cela pendant trois mois.Danielle: J’ai mis mon implication bénévole dans mon CV.C’est une expérience qu vaut son pesant d’or.François: Moi, je suis policier.Selon mes supérieurs, grâce à mon implication bénévole, je suis plus patient, plus sociable avec les gens.Ces témoignages proviennent du DVD La récompense, réalisé par Étienne Langlois, pour le Journal de la Rue.Pour informations: (514) 256-9000 www.journaldelarue.com Question Quiz Votre rente de retraite du Régime de rentes du Québec remplacera 25 % des revenus sur lesquels vous avez cotisé, si.A) vous êtes gentil B) vous mangez tous vos legumes C) vous prenez votre retraite à 65 ans jluâLUiudpiAd 3 : dsuoddy Régie des rentes rrq.gouv.qc.ca / q U i Z Québec MB 51 MB 51 Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société Les personnes marginalisées sont rarement valorisées dans leur vie quotidienne.L'art permet d'exprimer et de libérer des émotions ?es pieds, des mains et de l'audace ! La troupe des arts de la scène Des pieds et des mains se distingue par ses productions de spectacles modernes qui mettent en scène des artistes atteints de déficiences intellectuelles L’année dernière, on m’a offert un billet pour assister à Leçons, pièce qui fusionnait la danse et le théâtre sur un texte d’Eugène Ionesco.Cinq des huit chorégraphes et acteurs souffrent de différents handicaps mentaux.Par politesse, j’ai accepté l’invitation.Je croyais que les éloges que l’on faisait de ce spectacle relevaient plutôt de la charité humaine que d’une réelle qualité d’interprétation ou de la mise en scène.J’ai été estomaquée par la puissance du spectacle.La particularité des comédiens donnait un tout nouveau sens au texte qui se veut absurde à la base.L’interprétation franche, naïve et ludique était en parfaite harmonie avec la mise en scène et avec le discours sous-entendu de la pièce.C’était un spectacle de calibre professionnel, riche en symboles, intelligent, inusité et émouvant, qui s’inscrivait tout à fait dans un courant de danse et de théâtre contemporains.J’ai rencontré la chorégraphe Menka Nagrani pour nous parler de ce spectacle.ARIANNE CLEMENT Arianne Clément: Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler la danse avec des personnes atteintes de déficiences intellectuelles?Menka Nagrani: J’ai commencé par hasard.J’enseignais la danse à différents groupes quand le Centre d’art des muses, un centre de formation sociale et professionnelle des arts de la scène pour les handicapés, m’a approchée.Je donne des cours pour cet _____ organisme depuis maintenant cinq ans et ce travail m’a permis de rencontrer Richard Gaulin, le metteur en scène avec qui j’ai fondé la compagnie Des pieds et des mains.Nous travaillons _____ encore en collaboration avec le Centre d’art des muses, où nous recrutons tous les comédiens.tions, ce qui n’est pas rien.Il faut aussi considérer les retombées sociales.Les comédiens sont considérés comme des professionnels.On leur offre un travail rémunéré, ce qui leur permet d’acquérir une certaine autonomie et une meilleure position sociale.A.C.: Qu’est-ce qui pousse les personnes handicapées à faire de la scène?M.N.: Les interprètes que nous avons recrutés au Centre sont passionnés par les arts de la scène.Ils aspirent à devenir acteurs.D’ailleurs, une des interprètes, Geneviève Morin-Dupart, a actuellement un petit rôle dans un téléroman et elle a déjà joué dans un film.A.C.: Considérez-vous que votre travail a un aspect thérapeutique?M.N.: Oui, mais je ne fais pas d’art thérapie.En art thérapie, ce qui est important, c’est le processus et non le résultat.Pour nous, c’est le contraire; l’important c’est de faire un spectacle de qualité avec des critères artistiques élevés et un fini professionnel.Il n’en demeure pas moins que le processus de création et le fait de participer à un spectacle, d’être vu, entendu et applaudi est assurément thérapeutique.Les personnes marginalisées sont rarement valorisées dans leur vie quotidienne.L’art permet d’exprimer et de libérer des émo- A.C.: Est-ce qu’ils saisissent le sens ou l’aspect politique de ce qu’ils interprètent?M.N.: Ils ne comprennent pas tous les sens qu’une réplique peut avoir mais ils comprennent au premier degré.C’est ce qui permet une interprétation juste, brute, pure et non censurée.A.C.: Quelles sont les difficultés lorsque l’on travaille avec ces personnes?M.N.: Il faut gérer des comportements souvent primaires et très émotifs.Nous devons créer à partir des contraintes dues aux différentes déficiences des interprètes.Le processus est donc plus Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com Pkoti: courtiisie '••••*¦ - Visitez le www.journaldelarue.com Reflet de Société compliqué et plus long.Conférence sur l’hypersexualisation des jeunes On assiste présentement à une banalisation et une surenchère sexuelle.Devons-nous nous inquiéter quant à la représentation que les jeunes se font de l’expression de la sexualité (hypersexualisation du vêtement des filles voire des fillettes, grande accessibilité de la cyberpornographie, conduites sexuelles précoces, clavardage sexuel, party rave,etc.)?La question du sens, des repères et des limites est essentielle en matière d’éducation à la sexualité.Et c’est aux adultes de les accompagner dans cette réflexion incontournable sur la «connaissance de soi et le rapport aux autres».Au-delà de l’artifice et du sensationnalisme, la sexualité est au cœur de l’identité sexuelle, de la relation à l’autre, de l’épanouissement et du bien-être d’une personne.Trop souvent, dans nos bureaux, nous devenons intervenants perplexes à l’égard de ce que nous confient ces jeunes.Est-ce un phénomène de société ou des situations isolées?Mais, surtout, comment réagir à cette banalisation et cette surenchère sexuelle?C’est ce que nous tenterons d’établir le 27 octobre prochain lors de notre 14e Journée annuelle de pédopsychiatrie régionale du Saguenay-Lac-St-Jean avec notre conférencière invitée, Francine Duquet, professeure au département de sexologie à l’UQÀM et sexologue spécialisée dans l’éducation sexuelle des enfants et des adolescents, ainsi que dans la formation des intervenants-jeunesse.Une conférence ouverte au public se tiendra également le 26 octobre en soirée.A.C.: Vous êtes allés présenter la pièce en Belgique.Comment s’est passée l’expérience?M.N.: C’était dans le cadre d’un festival international de théâtre et de danse consacré aux compagnies travaillant avec des personnes ayant un handicap intellectuel.C’était une superbe expérience car nous avons eu la chance de voir les productions de neuf compagnies venues de partout dans le La troupe prépare une nouvelle vision de l'opéra Faust de Gounod, Le temps des Marguerites.Le spectacle propose une réflexion sur l'âge monde.On a aussi par- et sur perception que l'on a de soi.Le temps des Marguerite sera présenté à Tangente les 1,2,3 et 4 décembre 2006.Vous pouvez réserv-ticipé à des ateliers er vos P^aces à la billetterie au (614) 526-1600.des tables rondes, des discussions et des M.N.: Absolument.Notre mission est d’intégrer des personnes marginalisées dans le but d’induire des questionnements artistiques et sociaux.conférences qui traitaient de l’art et des déficiences intellectuelles.De plus, la pièce a été bien reçue.A.C.: Considérez-vous la troupe Des pieds et des mains comme une troupe engagée?Je crois que les artistes se doivent d’avoir un engagement social.L’art est un bon véhicule pour rejoindre les gens et les sensibiliser.Nous sommes fiers de voir les retombées sociales, mais je dois dire toutefois que le choix de travailler avec des personnes ayant des difficultés intellectuelles est avant tout un choix artistique.Pour informations, Isabelle Harvey: (418) 549-5474, poste 5158 isabelle.harvey.chs@SSSS.gouv.qc.ca Photo: courtoisie Pharmacie.net pas toujours nette Marie-Lyne Caisse Sur des milliers de sites Internet, il est possible d’obtenir sans ordonnance des produits contre les problèmes érectiles à des prix défiant toute concurrence.Est-ce légal?Y a-t-il des risques pour votre santé?L’usage du Viagra, Cialis ou Lévitra, utilisés pour traiter les problèmes d’érection, ne peut se faire sans l’avis du médecin et sans les conseils d’un pharmacien, car ce n’est pas sans risque pour la santé.Souvent, ces entreprises n’affichent pas leurs coordonnées sur leur site.Vous n’avez donc aucun moyen de savoir où elles sont situées en cas de problème, ni où elles obtiennent leurs médicaments.De plus, vous n’avez aucune garantie quant à la qualité du produit reçu.«La consultation est essentielle», explique Mélanie Tremblay, sexologue dans une clinique d’évaluation et de traitement sexologique.«Dans certains cas, elle permet de constater que la prise -l'aimerais être une machine.parce que mon père l'aime et l'embrasse! % je taimel res ma préférée!! D’autres illustrations en prévention du jeu sont disponibles sur www.journaldelarue.com.Vous pouvez les photocopier et les utiliser gratuitement pour un usage non pécuniaire.Reflet de Société •• Jvï S* Rien de plus précieux que la main d’une phramacienne pour vous servir vos pilules.La vente de médicaments sur Internet est illégale.de médicaments n’est pas nécessaire ou que le problème d’érection est lié à une maladie comme le diabète, à une cause psychologique ou à une mauvaise connaissance du corps.» La liste des contre-indications est longue.C’est pourquoi il est important de consulter.«La rencontre avec le médecin est indispensable.Il évalue la santé du patient et voit s’il est convenable ou non qu’il prenne du Viagra.Il y a des contre-indications et des effets secondaires non négligeables.Moi, j’autorise la prescription», explique Maxime Fontaine, pharmacien.«Je rencontre le patient en consultation privée.Je lui donne une fiche qui lui explique en détail l’utilisation du médicament.S’il y a des complications par la suite, il peut me contacter, ce que l’achat par Internet ne permet pas.» «La vente de médicaments sur Internet est illégale», souligne Véronique Allaire, responsable des communications à l’Ordre des pharmaciens du Québec.«La grande majorité des sites, cependant, sont à l’extérieur du Québec, et nous n’avons aucune juridiction contre eux.Il est déjà arrivé que des pharmaciens du Québec exercent la vente de médicaments en ligne.Il y a eu des plaintes contre eux.Certains ont même été radiés pour quelques années, d’autres à vie.» Des médicaments tels que Viagra, Cialis ou Lévitra sont interdits pour les hommes qui prennent des médicaments contenant du dérivé de nitrate pour le traitement de certains troubles cardiaques.Cette substance est présente dans certaines drogues comme les "poppers".Ce cocktail peut entraîner une chute mortelle de la pression artérielle.Ils sont aussi contre-indiqués si vous avez eu un accident vasculaire, des antécédents de maladies dégénératives, si vous souffrez de troubles du foie, des reins et de neuropathie des yeux (complication due au diabète).S’ajoute une panoplie d’effets secondaires: maux de tête, problèmes gastriques, baisse brutale de la vision, vertiges, bouffées de chaleur, congestion nasale, rougeurs au visage et nausées.Visitez le www.journaldelarue.corn Photo: Jean-François Chaume Vendre son automobile CHANTAL RACINE OFFICE DE LA PROTECTION OU CONSOMMATEUR Vous avez décidé de vous procurer une nouvelle automobile et vous désirez vendre votre voiture par la même occasion?Vous avez le choix de la donner en échange au concessionnaire ou encore de trouver vous-même un acheteur.Saviez-vous que, dans ce cas, vous pourriez bénéficier des services du concessionnaire pour les formalités de transfert de propriété du véhicule?C’est ce qu’on appelle une vente d’accommodement.Les conditions d’une vente d’accommodement Pour être sûr qu’il s’agisse vraiment d’une vente d’accommodement, quatre conditions sont essentielles: • Votre automobile usagée doit être donnée, en paiement, partiel ou complet, au concessionnaire lors de l’achat de votre nouvelle automobile; • La vente de l’automobile usagée doit être faite uniquement à l’acheteur que vous avez trouvé; • Le prix de vente de votre automobile usagée doit correspondre à celui sur lequel votre acheteur et vous, vous êtes entendus; • Le contrat doit comporter votre attestation écrite à l’effet que vous vendez votre véhicule à l’acheteur.Si l’une ou l’autre de ces conditions ne sont pas respectées, il s’agira alors de transactions ordinaires entre un commerçant et deux consommateurs (un premier qui vend son automobile usagée et un deuxième qui achète cette même automobile d’occasion).Les avantages de la vente d’accommodement La vente d’accommodement vous facilite la vie.En effet, c’est le concessionnaire qui se charge des formalités administratives.Les taxes applicables à l’acquisition de votre nouvelle automobile seront calculées sur le montant déboursé, soit le prix de vente moins la valeur accordée à votre ancienne automobile.De son côté, votre acheteur devra acquitter la TPS, ce qu’il n’aurait pas eu à faire en vous l’achetant directement.Les frais exigés Le concessionnaire ne peut exiger de frais pour accepter de faire cette transaction.Toutefois, il pourrait demander un remboursement des coûts réels déboursés pour réaliser la transaction.Si ces frais constituent un profit, même minimal, il sera considéré comme le véritable vendeur de l’automobile.Il devrait alors respecter les dispositions de la Loi sur la protection du consommateur relatives à la vente de véhicules d’occasion, soit apposer une étiquette sur l’automobile (fournis-sant l’historique et tous les détails du véhicule), accorder à l’acheteur le bénéfice de la garantie légale (varie selon le kilométrage du véhicule) et lui fournir un contrat conforme (définissant les responsabilités du concessionnaire et le liant à l’acheteur).Votre acheteur peut-il exercer des recours contre vous ?Advenant un problème avec votre automobile usagée, l’acheteur pourrait exercer des recours contre vous.Selon la loi, ce particulier n’a aucun lien avec le concessionnaire qui a réalisé la vente d’accommodement.Votre acheteur peut exercer ses recours contre le fabricant pour les défauts de fabrication.Pour plus d’information Si vous désirez obtenir des renseignements supplémentaires sur la vente d’accommodement d’une automobile, communiquez avec l’Office de la protection du consommateur au 1-888-672-2556 ou consultez le site à l’adresse suivante: www.opc.gouv.qc.ca.L’auto-partage, une solution économique Moins chère qu’être propriétaire d’une voiture et beaucoup plus flexible que la location, l’auto-partage est une excellente option.Faire de l’auto-partage, c’est adhérer à une entreprise propriétaire d’une centaine de voitures, dont les membres se partagent l’accès.Cela permet aux membres d’utiliser une voiture sans se ruiner.L’entreprise québécoise Communauto offre ce genre de service.Un droit d’adhésion de 500$ est requis, remboursable en totalité lorsque le membre quitte l’organisme.Différents forfaits sont offerts aux membres.Les tarifs de location varient entre 1,50$ et 2$/heure ou 35$ à 40$ pour 24 heures.Le coût de l’essence est remboursé par Communauto.Autres avantages, les usagers n’ont pas à s’occuper de l’entretien du véhicule ou des assurances.La réservation se fait sur Internet, ou par téléphone.Les voitures de Communauto sont accessibles à toute heure du jour ou de la nuit.Elles sont réparties dans plusieurs quartiers de Québec, Sherbrooke, Gatineau, ainsi que du grand Montréal.On retrouve sur leur site Internet, www.com- Que ce soit à Montréal, Québec, Sherbrooke ou à Gatineau une voiture vous attend.Québec Sherbrooke Gatineau Montréal munauto.com, les différents numéros de téléphones selon les régions concernées.Visitez le www.iournaldelarue.com Reflet de Société Ecrire pour s’ouvrir DOMINIC DESMARAIS J’ai l’impression de marcher sans vraiment regarder les malheurs des autres.Ou plutôt l’aide que l’on peut apporter.Faire son chemin sans penser à l’impact qu’on pourrait avoir sur les autres.Dernièrement, un très bon ami m’avoue être en dépression.Certains domaines de sa vie lui pèsent au point de ne voir que le noir.De jours en jours, il traîne son malaise.Jusqu’à ce que ce soit trop dur à supporter.Pour l’aider, la meilleure chose que je trouve à faire est de l’aimer.Ensuite de l’écouter.C’est du moins ma façon.Le laisser vider son sac, l’amener à voir ses qualités, ses intérêts.Je ne suis pas seul à l’aider, heureusement.Plus il reçoit de soutien, se change les idées, s’amuse, plus la guérison sera facile.On est toujours plus forts à plusieurs que seul.C’est plus sécuritaire aussi.Si je ne suis pas disponible, d’autres pourront lui donner un coup de main.Ça me rassure quand j’ai à quitter pour quelques jours, sachant que d’autres assurent la relève.Il s’est pris en main.Encore heureux qu’il ait cette force.Il est allé chercher de l’aide.Mon ami est très beau à voir à l’aurore de sa nouvelle vie.Je suis très fier de lui.Je ne le lui ai pas caché.Vis-à-vis des difficultés de mon ami, je désirais aborder le sujet avec un autre de nos amis.Pour agir ensemble.Je n’ai pas pu en glisser un mot.Cet ami avait lui aussi besoin de parler.Un être très près de lui vivait la même situation de découragement.En moins d’une semaine, deux amis affectés par un mal de vivre.Deux amis avec un besoin de parler.Le lendemain, un autre m’arrive avec une situation pas commode.En voilà un autre avec ce besoin de parler.Je les ai écouté.Je me suis rendu compte que moi aussi, j’avais grand besoin de m’ouvrir.J’ai peu de gens avec qui je m’ouvre totalement.Je comprends l’importance des proches.C’est étrange.On dirait qu’on a tous tellement besoin de parler qu’il n’y a plus personne pour écouter.Ouvre-toi Ouvre la porte de tes émotions refoulées.Libère toute cette tension accumulée Laisse-Moi te remplir de Ma lumière.Sens cette lumière te réchauffer.Traverse maintenant cette lumière.Tu trouveras une autre porte.Ouvre ta porte vers l’univers tout entier.Ouvre ta porte vers l’humanité.Sens cette lumière arriver de partout.Donne ta lumière à l’humanité.La première porte que tu as traversée.Est cette communion avec toi-même.La deuxième que tu viens de traverser.Est cette communion avec l’univers.Chacune de ces portes n’est pas une barrière.Ce sont des frontières que tu as à découvrir.Tu es le seul responsable de cette recherche.Tu es le seul responsable de cette découverte.Aucun gourou ne peut te forcer à les traverser.Tu ne peux forcer personne à les traverser.À chacun de nous de vaincre ses propres frontières.Tu es le seul responsable de ta destinée.Raymond Viger, extrait du livre Après la pluie.Le beau temps.Ça fait plus d’un an que je suis au Journal de la Rue.Une bénédiction pour moi.Depuis, les belles nouvelles s’accumulent.Ma vie me rend fort heureux.De très belles opportunités s’ouvrent devant moi.La vie, dont, enfant, je rêvais, est à deux doigts de se matérialiser.Difficile de s’ouvrir dans ces circonstances.Tout va bien! Et pourtant, ça m’étouffe, de le garder pour moi.Je me demande parfois si je ne suis pas fou.D’un côté, de bonnes nouvelles professionnelles, de l’autre tant d’amis qui ont besoin d’aide.En cherchant à comprendre pourquoi j’ai si peu de gens à qui je peux m’ouvrir, je me suis rendu compte que mes champs d’intérêts m’isolent.Par exemple, si vous me parlez de chars, vous n’obtiendrez pas mon attention bien longtemps.Ça ne me rejoint pas.Ma tête est ailleurs, elle accumule les informations et les idées sur le trafic sexuel, les enfants soldats, les gangs de rue, la prostitution, la prise en charge par la communauté,.Des sujets lourds, pour des conversations probablement trop intenses pour un 5 à 7.Je le comprends très bien.Les gens n’ont pas à avoir les mêmes intérêts que moi.J’ai à me trouver des lieux et des gens avec qui partager mes préoccupations.En y repensant bien, je me rends compte que je n’ai pratiquement pas parlé de mon séjour de cet été à la Sierra Leone.J’ai passé 6 semaines en Afrique.J’ai fait quelques reportages.Mais je suis aussi un être humain.J’y ai vécu bien des choses.J’ai à me trouver un lieu et des gens avec qui le partager.Qui connaît ce pays?Écrire à ce sujet, a été mon exécutoire.En plus des articles, c’est la meilleure façon que j’ai eu, également, pour raconter mon périple à mes amis.Au fond, me lire, c’est m’écouter.J’en ai pris bonne note.Ça me soulage.Et ça me permet, comme je me suis ouvert, d’avoir une meilleure écoute pour mes amis.J’ai une illumination.Écrire une lettre d’amour à mes amis.Pourquoi attendre qu’ils tombent et qu’il souffrent?Reflet de Société Visitez le www.journaldelarue.com RESSOURCES Si
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