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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1977-09-13, Collections de BAnQ.

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[" André de Luca, «commandant» de la police 9 crime jusqu\u2019aux escouades antiterroristes.M.Vignola a annoncé la création de deux autres directions, soit les services administratifs et les ressources humaines.Les directeurs de ces nouvelles sections n\u2019ont pas encore été nommés.Une seule autorité En réduisant de six à trois seulement le nombre des directeurs adjoints et en plaçant sous une seule autorité tous les services opérationnels, le directeur Henri-Paul Vignola rapatrie vers lui-même une foule de juridictions jadis exercées par beaucoup d\u2019hommes.Il l\u2019a d\u2019ailleurs lui-même re- par Florian BERNARD André de Luca est devenu, hier soir, le numéro 2 de la police de la Communauté urbaine de Montréal.Cet ancien militaire que le directeur Vignola a lui-même décrit comme étant «un homme autoritaire capable de prendre rapidement des décisions quand la situation l\u2019exige» devient le directeur des services opérationnels, c\u2019est-à-dire, à toutes fins utiles, une sorte de commandant-général de la police.Cette direction des services opérationnels est elle-même complètement nouvelle.Elle recoupe sous son autorité toutes les opérations strictement policières, depuis la prévention du connu, hier, au cours de sa conférence de presse: «Cette structure s\u2019inspire fortement des normes d\u2019efficacité en usage dans l\u2019entreprise privée et s\u2019oriente nettement vers une organisation plus fonctionnelle des tâches policières».Puis le directeur Vignola souligne que cette nouvelle structure «permettra le passage de la direction des services administratifs sous l\u2019autorité du Directeur, dès que la nouvelle loi sera promulguée».Le nouveau directeur a aussi placé, immédiatement sous son autorité, cinq services, soit les relations publiques, les renseignements, la planification, le contentieux et les conseillers.Tous les autres directeurs (surveillance du territoire, services auxiliaires, enquêtes criminelles, etc.) sont placés sous l\u2019autorité immédiate de M.de Luca.Le numéro 2 de la police Le directeur Vignola a déjà eu l\u2019occasion de travailler avec M.de Luca lorsqu\u2019il était officier-commandant de l\u2019école de formation de la police.«J\u2019ai eu l\u2019occasion de déceler ses qualités en administration et de meneur d\u2019hommes.J\u2019ai découvert chez lui une ligne de pensée dans la conduite des affaires du service se rapprochant étroitement de la mienne»?Mais M.Vignola n\u2019ignore pas le caractère autoritaire de son nouvel adjoint: «M.de Luca a un côté autoritaire qu\u2019on ne peut ignorer.Certains pourraient peut-être même le lui reprocher.Il devra peut-être chercher, en certaines occasions, a acquérir un peu de souplesse dans ses rapports avec scs subalternes».Et M.Vignola de conclure: «Toutefois, ce qui peut paraître un défaut peut aussi, selon les situations, devenir une qualité».Quant à M.de Luca, il a adresse un message sur les ondes à ses hommes, hier, leur exprimant son désir d\u2019une collaboration étroite, en leur soulignant qu'il avait besoin d'eux pour mener à bien ses nouvelles fonctions.g B H * k k André de LUCA LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMÉRIQUE 25 CENTS Abitibi Cote Nord 30c ABONNEMENT LUNDI AU SAMEDI M 40 la presse METEO MONTREAL, MARDI 13 SEPTEMBRE 1977, 93e ANNÉE, no 218, 80 PAGES, 6 CAHIERS Nuageux, pluie en soirée Minimum: 9 \u2014 Maximum: 18 Demain: averses Détails à la page A 2 m Joron et la Baie James Un projet qui fait l\u2019envie du monde entier S .\u2022fl y U > .4 \u2022* « fût par Pierre-Paul GAGNÉ envoyé spécial de LA PRESSE (LG-2) \u2014 Le projet hydro-électrique de la Baie James est désormais complètement réhabilité aux yeux du Parti québécois.Ce projet, dont on mit longtemps en doute le bien-fondé et que le Parti québécois considéra dès le début comme un ballon politique de l\u2019ancien premier ministre Robert Bourassa, a subi la phase finale de sa réhabilitation, hier, alors que le ministre délégué à l\u2019Energie, M.Guy Joron, pilotant une visite à la Baie James d\u2019une cinquantaine de députés et de journalistes, a reconnu publiquement qu\u2019il s\u2019agissait d'une «entreprise qui fait l\u2019envie et l\u2019admiration du monde entier» et «dont tous les Québécois devraient se réjouir».Selon M.Joron, la décision de lancer le projet de la Baie James, il y a maintenant six ans, constitue aujourd\u2019hui «unedes meilleures décisions» de l\u2019ancien gouvernement si on tient compte du fait que le coût des autres formes d\u2019énergie a généralement quadruplé depuis cette époque.«Le coût peu dispendieux de l\u2019énergie hydro électrique, a lancé le ministre hier, contribuera peut-être même à faire entrer le Québec dans une nouvelle ère d\u2019industrialisation.» 3 Sous les applaudissements nourris des députés présents, tant du Parti québécois que de l\u2019opposition, M.Joron a soutenu qu\u2019il ne fallait pas considérer les travaux de la Baie James «comme le projet d\u2019un parti politique, mais plutôt comme le projet de tous les Québécois».A cet égard, il a reconnu que l\u2019entreprise avait été mal lancée, en 1971, faisant alors l\u2019objet d\u2019une partisanerie trop positive de la part des libéraux et trop négative de la part du Parti québécois.Pour M.Joron.celle époque est révolue et il y a désormais lieu d\u2019appuyer entièrement «cet effort collectif qui va assurer notre indépendance énergétique» à une époque où même les cheiks d\u2019Arabie doivent se rendre compte que leurs réserves de pétrole ne sont pas inépuisables.«Ce qui est important, a-t-il conclu, c\u2019est que le projet de la Baie James va nous procurer une énergie renouvelable presque gratuite pour des siècles à venir.» Attitude Cette attitude presque dithyrambique du ministre Joron n\u2019a pas manqué de faire sourciller bon nombre de députés péquis-tes qui ont vu là la volonté du Voir PROJET, page A 6 a m ! » | .i '¦ K.;.* I m I ?% r ^ Les enfants Jt de » \u2018 \u2022 >v X Fort Chimo : L m \u2014 page D 8 ^^4 mÊM Foetus dans le ventre d\u2019un garçon m (Telephoto CP) Le ministre provincial de l\u2019Energie, Guy Joron, s'est arrêté prendre un café avec les ouvriers du chantier LG-2, lors de so visite à la Baie James hier.NEW DELHI (AP) \u2014 Un foetus sans vie a été retiré du ventre d\u2019un garçon de 11 mois.L\u2019agence nationale de nouvelles de l'Inde rapporte que le docteur Viswanatha Rao a enlevé le foetus au cours d\u2019une opération de trois heures, effectuée à l\u2019hôpital King George, khapatnam, dans le s pays.Le médecin a déclaré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un cas extrêmement rare.Il a expliqué que parfois, un jumeau ne parvient pas à se développer dans l\u2019utérus de la mère et s\u2019intégre au corps de l\u2019autre enfant.Il semble que le foetus ait atteint le stade de développement du quatrième mois.Il sera conservé pour examen.L\u2019enfant de 11 mois avait été admis à l\u2019hôpital il y a trois semaines, souffrant de diarrhée.Il avait été opéré pour l\u2019ablation de ce que les médecins croyaient être une tumeur.L\u2019enfant se remet bien de l\u2019opération.le monde Picard opte pour les Nordiques Nordli réélu o Les sociaux-démocrates du premier ministre sortant Odvar Nordli ont été reportés au pouvoir aux élections qui se sont déroulées dimanche et hier en Norvège.Avec 43 p.cent des suffrages exprimés, ils pourraient même obtenir la majorité absolue.à Visa-sud du lieu, Picard aurait accepté un salaire de $55,000 avec les Capitals pour la première saison, en plus d\u2019un boni de $50,000 versé en deux tranches.Cependant, rapporte Réjean Tremblay, les Nordiques lui en auraient offert le double .C\u2019est pourquoi Picard, ex-défenseur du Junior de Montréal, de la ligue Junior Majeure du Québec, a fait volte-face, hier, pour devenir un membre des Nordiques, sur les conseils de Me Guy Bertrand, de Québec, son nouveau «conseiller».Premier choix au repêchage des Capitals de Washington, lors du dernier repêchage de la ligue Nationale de hockey, Robert Picard a paraphé, hier, un contrat de cinq ans avec .les Nordiques de Québec, de l\u2019Association mondiale de hockey.Picard, qui aurait jusqu\u2019ici gné seulement une formule d\u2019entente avec l\u2019équipe de Washington, se serait aperçu au cours des dernières semaines qu\u2019il avait été mal informé à propos des pourparlers entre son gérant, Rodrigue Lemoyne, et les Nordiques.En premier BEF Carter éclaboussé L\u2019affaire Lance menace de dégénérer en «affaire Carter»-, trois de ses principaux conseillers étaient au courant, en janvier, des irrégularités reprochées au directeur du Budget, mais ils affirment que le président ignorait tout de cette affaire.M m - : m ÎM si- Pinochet dénoncé Pour marquer le 4e anniversaire du renversement sanglant du gouvernement Attende, le député conservateur David MacDonald réclame la cessation des investissements canadiens au Chili, accusant notamment Noranda Mines et Fal-conbridge Nickel de soutenir le régime Pinochet.i ¦ ¦¦: I \u2014 page C 1 Robert PICARD \u2014 pages Fl et F 2 s sommaire Les terres du Québec attirent de plus en plus d\u2019agriculteurs français Arts et spectacles : C 1 2 à C 14 \u2014Horaires: C 1 5 Bandes dessinées: F\u2019i 0 Décès, naissances, etc.: F 1 1 Économie: B 1 à B 7 Éditorial: A 4 Êtes-vous observateur?: D 1 2 Horoscope: F 10 L\u2019auto: CB,C?Le monde: Fl, F 2 Mon oeil sur Montréal: C 1 5 Mot mystère: F 10 Mots croisés: F 10 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: D 9 à D 15, F3àF 10 Radio et télévision: C 15, C 16 Sports: C 1 à C 6, C 10, C 11 \u2014Poulin aux courses: C 4 Roman: \u2014HOWARD HUGHES: F 3 Vivre aujourd\u2019hui: D 1 à D 4 \u2014La loi et vous: D 3 si M.Spilman explique que les agriculteurs québécois vendent leurs fermes surtout parce qu\u2019ils sont à court de relève.L\u2019agent souligne que les Européens qui envisagent de s\u2019installer au Québec sont très prudents et mettent beaucoup de temps avant de se décider.Selon lui, pour avoir une entreprise rentable, il faut pouvoir investir $-10,000 dans une ferme au Québec.ue Paul POULIOT a rencontré, s sont ici pour rester.M.Cha-pron veut établir ses fils sur des fermes au Québec, chose qu\u2019il n\u2019aurait pu faire en France.C\u2019est grâce à un agent d\u2019immeuble de Jolictte, Robert Spil-man, que M.Chapron est venu au Québec.M.Spilman, un Français, était venu s\u2019clablir sur une ferme québécoise il y a une vingtaine d\u2019années.Il possède 1G0 arpents près de Jolictte, mois ces dernières années, il s\u2019est lancé dans l\u2019immeuble.des cultivateurs d\u2019expérience, qui apportent avec eux des connaissances et des méthodes progressives.De plus, souvent, ils oeuvrent sur des fermes minuscules, la plupart du temps louées.Alors pour eux, le Québec, c\u2019est presque la «terre promise».Comme ils sont prêts à trimer dur, en quelques années, ces agriculteurs néo-québécois réussissent à se hisser parmi les meilleurs producteurs de leur région.Et comme M.Chapron, Jacques Chapron, sa femme et ses enfants ont quitté la Charente-Maritime en avril 1973 pour venir s\u2019établir sur une ferme du Québec, où ils comptent bien rester.D\u2019ailleurs, parlez de M.Chapron aux cultivateurs de Saint-Liguori de Montcalm et ils vous diront tous qu\u2019un agriculteur français peut s\u2019intégrer et réussir au Québec.La plupart de ceux qui quittent l\u2019Europe pour venir s\u2019installer sur une ferme québécoise sont a a-': .' V f , JJ s \u2014 pages DI et D 2 Jacques CHAPRON V J- \u2019> m A ' i 1 \u2022x -s A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 SEPTEMBRE 1 977 La gestion des ressources minérales \\ DISTRIBUTEURS SP MTL-NORD 3979, rue Martial, Tel.: 323-4897 \u2014 323-5042 Bérubé propose un front commun des provinces contre le fédéral CHOMEDEY 982, boul.Libelle, Chomedey Tel.: 687-3740 \u2014 331-4297 REVÊTEMENTS j DE MAISONS ! *55 CARRÉ Porte 2 pouce* Verre fremp* $93»3 Porte émaillée $104\u201d Porte 1 : y / par Robert LEFEBVRE QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre québécois des Richesses naturelles, M.Yves Bérubé, a proposé hier à ses collègues des autres provinces deux lignes d\u2019action visant à stopper l'ingérence du gouvernement fédéral dans la gestion des ressources minérales.La stratégie de M.Bérubé consiste à remplacer la concurrence interprovinciale par un «front commun» afin que le gouvernement d\u2019Ottawa n\u2019ait plus à «prétexter l\u2019intérêt national pour pénétrer davantage dans la gestion des ressources naturelles».Prenant la parole à la 34e conférence annuelle des ministres provinciaux des mines, à Québec, M.Bérubé a proposé une contre-attaque sur deux fronts: la taxation et le commerce extérieur canadien.Il a précisé que ces deux lignes d\u2019action avaient été élaborées en tenant compte du fait que le Québec se trouve dans une situation transitoire, entre un fédéral dépassé et une association qui reste à revoir.7 7 / flggggjt EN GRAND SPÉCIAL tcni patio\t7:\u2014 - 4 pcnneovx de verre Contre-trmpé fenêtre tur mature pnqa'4 TOO p« 2 et 3 lumières en stock ' j r ' Omit (Oïl lee |oun jveqe'4 6I1.U jeudi juiqy'à $1.Samedi à midi *34» *300 4# t J US SAIT et AOÛT F1*MÉ US SAMIDIS APPELEZ: ?J.L.ALUMINIUM INC.B#*# 677-3023.677-9606, 521-4745 m Manufacture, 1203 ouest, beul.Curé-Poirier.Longueuil.X 11 J: X à 285-7320- s«one Æ \\ M 2SEÎ5Ç-» % i; mm- 4 i tfjfp $: m a .¦ ' it, $ « .dans Æ 4 I j .«M m ¦ cCi jwc O Taxation Le premier front commun suggéré par M.Bérubé porterait sur la décision fédérale de 197-1 de ne plus reconnaître les droits miniers provinciaux comme déductibles du profit imposable des sociétés minières.Le ministre québécois invite ses homologues à contester cette décision devant les tribunaux, pour cause d\u2019inconstitutionnalité.Il veut par là «démontrer que cette décision fédérale est une intervention directe par le biais de la fis- r 77#: BÉRUBÉ am f M % #m Adressez-vous à l'une ou à l'autre de ces t\tTéféphoto PC Le ministre des Richesses naturelles, Yves Bérubé, (è droite) a échangé quelques mots avec le ministre des Mines de l'Ontario, Frank Miller, au cours de l'assemblée annuelle des ministres des Mines qui se tenait hier à Québec.calité, dans un domaine de compétence purement provinciale».Advenant le consentement des provinces, M.Bérubé s\u2019est dit AGENCES DE VOYAGES prêt à convoquer dans les prochains jours une réunion technique qui fera le point du dossier au point de vue juridique et qui fera le choix de l\u2019équipe provinciale ou interprovinciale la plus apte à mener cette lutte.«Nous estimons, ce faisant, que l\u2019intervention insidieuse fédérale dans le domaine des ressources fera enfin l\u2019objet d\u2019une contre-attaque claire et ferme de la part des provinces», a déclaré M.Bérubé.ment dans les deux sens», soutient M.Bérubé.Concrètement, a-t-il expliqué, les provinces s\u2019entendraient, dans chaque groupe de substances, pour désigner une province «leader» qui négocierait avec le gouvernement fédéral une entente portant sur la politique du commerce extérieur du cuivre et du zinc, de l\u2019or, de la potasse, de l\u2019amiante, du fer, etc.«Ainsi, nous n\u2019aurions aucune objection à voir la province de l\u2019Ontario négocier avec Ottawa un accord provincial-fédéral sur la politique extérieure du zinc et de l\u2019uranium pour l\u2019ensemble des provinces.Et nous n\u2019aurions aucune objection à être chargé par les neuf autres provinces de négocier avec Ottawa un accord provincial-fédéral sur la politique extérieure de l\u2019amiante, et ainsi de suite pour les autres substances».M.Bérubé vois dans ce mécanisme plusieurs avantages, simplicité de dialogue, économie d\u2019efforts, mais retient particulièrement que cette méthode impliquerait une refonte fondamentale de l\u2019attitude fédérale et des rapports fédéraux-provinciaux.«Evidemment, il faudra que le gouvernement fédéral accepte de jouer un nouveau rôle et de se mettre à l\u2019écoute des provinces», a-t-il conclu.CENTRE VILLE 861-3611 AMERICAN EXPRESS CO.LTD.i2oo,,uePe*i LA MÉTÉO à Montréal 38i7 281-1661 VOYAGES R.BERGERON INC, c^p\"\" DKia,d\u201c VOYAGE HONE 845-8221 1460.Union 861 9311 849-Î 243 VOYAGES KUEHNE&NAGEL AGENCE DE VOYAGES MEADOWS 485.rue McGill 751 Square Victoria 620 rue Cathcart suite 504 AUJOURD\u2019HUI Minimum: 9 Maximum: 18 Nuageux, pluie en soirée DEMAIN 866-3345 VOYAGES SELECT LTEE -Véritable entente» La deuxième ligne d\u2019action proposée par le représentant du Québec concerne le commerce extérieur des ressources minérales.M.Bérubé réclame l\u2019aide des autres provinces pour amener le gouvernement central à établir une politique commerciale extérieure, «précise et articulée qui corresponde aux besoins explicites des provinces».Mais l\u2019établissement de cette politique devra se faire après concertation avec les provinces, «sous forme d\u2019une véritable entente entre nous et le fédéral».«Le fédéral nous a tellement habitués à ce mécanisme d\u2019entente dans des domaines relevant de notre compétence qu\u2019il n\u2019aura aucune objection à ce que, pour une fois, une entente joue vrai- âr uu 01 tO'â: H ST ARNAUD & BERGEVIN 845-1274 Averses 324 ouest.St-Paul miciiM Ht 151S 288-7111 TOURING CLUB MONTREAL INC 1401 , me McGill 861-7272 VOYAGES TRAVELAIDE 1010 eue»Vue SahUe-Catherlne m3 \u20ac3\"j@bs^; 977 ouest, rue Sainte-Catherine Local 865 AGENCE DE VOYAGES SIMPSON\u2019S VOYAGES TRAVELAIDE VOYAGES TRAVELAIDE Voyages Bel-Air Inc.2155, rue de la Montagne 842-3241 REGIONS Min.Mai.AUJOURD\u2019HUI DEMAIN 4454 rue St Demi 845-8225 842-5151 844-8817 iMetioMont Royal) Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l\u2019Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Sept-lles 2 14\tRisque d\u2019averses 7M Pluie 15\tPluie 15 Pluie 15 Pluie 15 Pluie 14 Risque d\u2019averses 12 Risque d\u2019averses 12 Risque d\u2019averses 12 Risque d'averses 12 Risque d\u2019averses Risque d\u2019averses Averses Averses Averses Averses Averses Risque d\u2019averses Averses Averses Averses Averses SUCCURSALE DUPUIS 865 STE-CATHERINE EST fi fi :j 5 5 Ptaio Sf-Hubert.91 1 est.rue Beovbien (Metro Beaubien! VOYAGES TRAVELAIDE 273-7755 376-6700 728-9281 845-8225 842-5151 O VOYAGES R BERGERON INC.AGENCE DE VOYAGES INTERNATIONALE INC.VOYAGES TRAVELAIDE 2 7190.boul Pie IX (I llt1 tv m lean I tits M antre a I 4454.rue Saint Deni* (Metro Mont Royal) au Canada SUCCURSALE DUPUIS 865 EST, STE-CATHERINE VOYAGES TRAVELAIDE Aujourd'hui 1 )ûgugc Nuageux Pluie Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Ccpildet Victoria Kdmonton Regina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlottetown Saint-dean Min.Mox AGENCE DE VOYAGES SIMPSON\u2019S 353-4360 Les Galeries d\u2019An|ou Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan ' Manitoba Ontario .Nouveau-Brunswick Nouvelle-Écosse .Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve 8 22 7 21 AGENCE DE VOYAGES ATLASi82i 527-8881 est, rue Sherbrooke 7 19 4 2ü Budget supplémentaire, mais pas nécessairement d\u2019autres emprunts 7275 est.Sherbrooke Sotte 420, Ptoce Vereoille* AGENCE DE VOYAGES MARTIN 353-6930 h 26 2 16 ' LAVAI 8 16 9 18 VOYAGES ÉVASION INC.240.keel des Lærwtdei Laval 667 5180/382-6621 15 18 VOYAGES TRAVELAIDE Centre Laval 1 600 boul LwCofbusier » 687-0880 si vous partez 3^CenUe Ouwerne^fCevif *\t661 4860 667-5900 669-1738 VOYAGES MONTAMBAULT INC.VOYAGES MONTAMBAULT INC.O ©\t9 512 boul.des laurentides \u2014Parizeau aux Etats-Unis VOYAGES TRAVELAIDE Centre Level Promenade intérieure Min.Max.Min.Mox.688 5110 687-3870 Min.Max.par Laurier CLOUTIER envoyé spécial de LA PRESSE VICTORIA VILLE \u2014 Le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, déposera dans quelques mois, comme c\u2019est l\u2019habitude à chaque année, un budget supplémentaire pour rajuster son tir selon les derniers développements de l\u2019économie.Il s\u2019agira somme toute d\u2019un exercice technique «comme il est normal de le faire en cours d\u2019année»»^ déclaré M.Parizeau lors d\u2019une conférence de presse impromptue à Victoriaville hier.Le montant du budget supplémentaire «dépendra» des circonstances.L\u2019orientation du budget n\u2019est pas encore déterminée.On ne peut donc affirmer à ce moment-ci que le budget visera de toute urgence la lutte au chômage.D\u2019ailleurs, les $80 millions consacrés il y a quelques mois par M.Parizeau à la création d\u2019emplois donnent «des effets très intéressants».Après la réunion des 10 ministres à vocation économique du cabinet Lévesque à l\u2019Etape, dans le parc des Laurentides, en fin de semaine dernière, on fera rapport au Comité des priorités qui se réunira le 16 septembre prochain.Par ja suite, le Comité des priorités fera rapport au cabinet et ce n\u2019est qu\u2019après qu\u2019on connaîtra la nature du budget supplémentaire.Ce n\u2019est qu\u2019alors aussi qu\u2019on découvrira si le budget supplémentaire provoquera des emprunts non prévus au programme.Tn'c-w York Washington Boston 12 22 \u2018 Chicago 2f> San Francisco 12 16 Nile Orléans Miami 18 22 28 AGENCE DE VOYAGES SIMPSON'S Carrefour Laval 1.1 22 26 .1.1 ItUOil IIT4CU TOURING CLUB LAVAL INC.\t\u2014\" ' 669-0823 mm vers les capitales » OUEST Amsterdam .Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Genève Hong Kong 16 Londres I a* Caire Lisbonne Madrid Moscou Paris Rome 17 VOYAGES TRAVELAIDE Stockholm Sydney Tokyo Tunis Vienne Varsovie Le» Galeries Normandie 2 634 de Salaberry 7 331-9971 25 .1.1 15 AGENCE DE VOYAGES ATLANTIC & PACIFIC 4950, ch.Qvmh M.or-y uiiH405 18 29 27 735-4181 u 366-8262 861-7272 333-5340 16 29 26 .10 388 rue Lafleur -LaSalle IU10 ouest.rue Ste Catherine (Metro Peel) If) 20 AGENCE DE VOYAGES LASALLE VOYAGES TRAVELAIDE AGENCE DE VOYAGES SEARS m 2:1 25 20 - , 28 26 I vers les plages Place Vertu Acapulco Mexico 27 8:1 Bermudes 25 Barbarie 27 Nassau Rio de Janeiro 81 24 29 m'iiii«.,.ii:h:'11IHI i______1255.bout Laird, suite 320 18 26 80 AGENCE DE VOYAGES LIBMAN 735-6456 r ; VOYAGES H.BERGERON INC VOYAGES TRAVELAIDE * Jacques Parizeau «A l\u2019automne ou à l\u2019hiver, on dépose toujours un budget supplémentaire.Au bout de quelques mois on se rend compte qu\u2019un rajustement devient nécessaire».«Des dépenses n\u2019avaient pas été prévues.Il faut tenir compte aussi des crédits périmés».Les dépenses non prévues et des crédits périmés peuvent s\u2019annuler, a expliqué M.Parizeau.Des emprunts supplémentaires ne sont pas nécessaires dans ce cas.Les ministres à vocation économique travaillent depuis huit mois sur leurs dossiers.«L\u2019Etape a permis la revue de tout cela,» dont l\u2019étude de la-possibilité d\u2019un budget supplémentaire.Le Comité des priorités, puis le cabinet, auront par la suite à déterminer là politique économique générale pour les deux ou trois prochaines années.273 3301 331-9971 7725.rue St Dents LES GALERIES NORMANDIE ____2634 Salaberry LÀ PRESSE fîsi publiée pur LA PRESSE L TE: E / ouest rue Samt Jacques Montréal H2Y 1K9 Seule iêi v\t\"le Docteur Baignoire peu! refaire l'émail de voire baignoire à domicile, sons la retirer de son emplacement?Pcar renseignements B37-6797 DAVIDOFF 160 est, rue Notre-Dame, Vieux-Montréal ÏX IS %* y VÀ MMEUBLES ! y FIDUCIE - PRÊTetREVENU Trust Royal L\u2019ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE Siege regional.225 ouest, rue St-Jocques.Montreal.Que .Appelez-nous.288-1221 Institution Inscrite a la Regie do l'assutance-depôl du Quebec.! \u2019Taux sujet o conlirmation * DÉPÔT GARANTI DE 5 ANS Minimum $500.00 Intérêts payés annuellement ON A INTERET A MIEUX SE CONNAITRE Trust Royal SERVICES IMMOBILIERS s# m m r % T sa y a LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 SEPTEMBRE 1 977 A 4 éditorial PAUL DESMAKAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN président et éditeur YVON dubois directeur de I inlonnalion ALBERTTREMBLAY secretaire rie lu réduction Marcel ADAM éditorialiste en chel JEAN S1STO éditeur adjoint Accord sur le diagnostic seulement Tout le monde constate que l\u2019inflation a fini par ralentir l\u2019économie et par provoquer chômage insupportable.Le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport annuel distribué avant-hier à ses 120 États-membres, reconnaît ce fait et offre peu d\u2019espoir de reprise rapide de l\u2019économie mondiale.L\u2019Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui regroupe les 24 principaux pays industriels du monde, dont fait partie le Canada, faisait la même constatation il y a quelques jours.Au congrès de l\u2019Institut canadien des comptables agréés (ICCA) qui s\u2019est tenu la semaine dernière aux Bermudes, deux anciens ministres fédéraux, MM.John Turner et Bryce Mackasey, conférenciers invités, ont fait des constatations similaires.Mais que faire pour sortir du marasme?M.Mackasey, qui a été tour à tour ministre du Travail et des Postes, a déclaré que le Canada faisait face à une crise grave, à cause de l\u2019importance du marché extérieur pour son économie et de la baisse de sa capacité concurrentielle par suite de la diminution de sa productivité.Bien des entreprises, a dit l\u2019ex-ministre, ont préféré les incitations salariales traditionnelles pour stimuler les travailleurs et accroître ainsi la productivité, au lieu d\u2019investir dans le renouvellement de leur équipement.Certains syndicats, a ajouté M.Mackasey, ont d\u2019ailleurs refuse d\u2019accepter les perfectionne- ments techniques par crainte que ceux-ci réduisent le personnel.Les rares solutions «insinuées» par l\u2019exministre consistent d\u2019une part à convaincre les travailleurs du lien entre l\u2019accroissement de la productivité et celui du revenu et autres avantages qui en découlent.Et d\u2019autre part à convaincre les travailleurs à participer au processus de prise de décisions dans les entreprises.Mais il s\u2019agit là d\u2019une oeuvre de très longue baleine qui implique un changement radical dans la mentalité des employeurs autant que des états-majors syndicaux.C\u2019est essentiel, bien sûr.Mais cela ne résout pas le problème immédiat de l\u2019inflation et du chômage.L\u2019ex-ministre des Finances, M.Turner, a été plus spécifique.Après avoir reconnu, comme il l\u2019a souvent déclaré, que le Canada vivait bien au-dessus de ses moyens, il a dit qu\u2019il fallait à la fois, pour accroître la productivité, réduire les dépenses de l\u2019État et abolir les contrôles sur les prix et les salaires.Pour stimuler les investissements, il faut stimuler la motivation des investisseurs.Par conséquent, il faut réduire les impôts et lever les contrôles.Et pour réduire les impôts sans accroître dangereusement l\u2019endettement du pays, il faut réduire les dépenses du gouvernement.Voilà en substance le raisonnement que M.Turner a tenu devant les comptables agréés.Mais pour des gens habitués aux bilans, le solide raisonnement de M.Turner n\u2019est que l\u2019actif qu\u2019il faut équilibrer avec le passif.Or celui-ci débalance le bilan de l\u2019économie, puisqu\u2019il suppose la volonté du gouvernement de réduire ses budgets et la volonté des chefs d\u2019entreprise et des syndicats de ne pas se lancer dans une escalade des prix et des salaires après la levée des contrôles.On peut d\u2019ailleurs se demander pourquoi M.Turner n\u2019a pas mis en pratique cette réduction budgétaire qu\u2019il préconise maintenant, alors qu'il était ministre des Finances.Ou bien la croissance accélérée des budgets est un phénomène irréversible.Dans ce cas il est inutile d\u2019insister.Ou bien les gouvernements sont impuissants à les réduire parce que ce serait un suicide électoral.Dans ce cas aussi il est inutile d\u2019insister.Mais si M.Turner fait de cette réduction budgétaire l\u2019une des conditions essentielles à l\u2019accroissement de la productivité, c\u2019est qu\u2019il est au courant qu\u2019on peut réduire l\u2019obésité des budgets.Son gouvernement ne l\u2019a pas fait cependant.Est-ce par solution de facilité ou, si l\u2019on préfère, par manque de courage?L\u2019Opposition fédérale, par les voix de MM.Joe Clark et Ed Broadbent, s\u2019est prononcée contre le maintien des contrôles.Par contre, l\u2019OCDE dans son rapport félicitait le Canada d\u2019avoir établi des contrôles et l\u2019invitait à les lever avec prudence.Le directeur du Centre des dirigeants d\u2019entreprises, qui regroupe surtout des petites et moyennes entreprises, M.Jean Brunelle, déclarait samedi à l\u2019émission «Éconothèque» de Radio-Canada, qu\u2019il était lui aussi favorable au maintien des contrôles.Mais à la même émission un représentant de la grande entreprise, M.Jean De Grandpré, président de Bell Canada, préconisait l\u2019abolition des contrôles.Du côté des travailleurs non syndiqués, l\u2019immense majorité, selon les sondages, est favorable aux contrôles.Mais les syndicats puissants et leurs centrales sont farouchement opposés aux contrôles.Les opinions sont donc très différentes selon que l\u2019on est faible ou puissant, au pouvoir ou dans l\u2019opposition.Tout le monde s\u2019entend sur le diagnostic du malaise économique.C\u2019est relativement facile et cela n\u2019engage à rien.Mais ce qui compte c\u2019est de s\u2019entendre sur les remèdes.Or cela exige des engagements, en particulier pour les entreprises et les syndicats, en ce qui concerne la modération dans les hausses des prix et des salaires.Bien sûr, tout le monde est prêt à faire des sacrifices à condition que ce soit les autres qui commencent.Il incombe donc aux gouvernements (fédéral et provinciaux) d\u2019assumer leurs responsabilités et d\u2019imposer, après en avoir débattu publiquement, une politique économique cohérente dans l\u2019intérêt de l\u2019ensemble des citoyens-contribuables.un Ivan GUAY L'dMO&Cf DVtt DiALO&t/6~ Lë'/frçtpo'^'- T£c/perAO bloc-notes >Qj /(' F- La menace de grève des cols bleus \\ r> m r~£\\ Ul v % dant qu'il en est encore temps.La loi lui donne le droit de faire la grève mais elle ne le dispense pas d\u2019un minimum de démocratie et d'humanité dans la prise de ses décisions.Quand on oeuvre dans le secteur public, les motifs à l'appui d'un débrayage doivent être particulièrement évidents.En d'autres termes, il doit y avoir commune mesure entre l'intérêt particulier qu'on veut défendre et les durs coups qu'on portera à l\u2019intérêt public.À première vue, on n\u2019a pas l\u2019impression que les offres de la ville à ses cols bleus sont d\u2019une injustice criante.Les propositions de la ville comportent une hausse salariale de 8.5 pour cent.Une indexation de la rémunération est même prévue advenant que l\u2019inflation dépasse ce seuil pour l\u2019année en cours.Si l\u2019on tient compte des bénéfices sociaux dont jouissent ces employés, leur sort se compare assez bien à celui de leurs confrères occupant des emplois semblables dans le secteur privé.Et il ne faut pas oublier que beaucoup de travailleurs de ce secteur privé, parce qu\u2019ils continueront d\u2019être soumis aux contrôles fédéraux, n auront même pas droit à une augmentation de 8.5 pour cent pour l\u2019année 1977.Vincent PRINCE accepter qu\u2019un syndicat décide à l\u2019avance qu\u2019il ne maintiendra pas les services essentiels?Ne démontre-t-il pas ainsi un mépris de la population que ses membres sont appelés à servir?Bien sûr, il n\u2019est pas toujours facile d\u2019établir ce qui constitue un service essentiel.Il y a place dans ce cas pour la négociation ou l\u2019arbitrage.Mais la position absolue prise par le syndicat ne se défend en aucune façon.Les syndiqués, apparemment, prétendent qu\u2019en paralysant les activités de la ville au complet, la grève, si elle a lieu, sera nécessairement de plus courte durée car les autorités municipales seront forcées de se retourner rapidement.Le problème, c\u2019est que ce ne sont pas les autorités municipales qui souffriront de cette paralysie, mais la population.Oui, la grève pourrait alors être plus courte, mais sans signifier pour autant une victoire syndicale.Car si le gouvernement québécois a bien, comme il le dit, un préjugé favorable aux travailleurs, il imposera le retour au travail par une loi d\u2019exception.Après tout, la population de Montréal est composée en très grande majorité de travailleurs.Québec ne saurait tolérer qu\u2019on les garde en otage.il faut espérer que le Syndicat des cols bleus va se raviser pen- Le Syndicat des cols bleus de la ville de Montréal a obtenu de ses membres un mandat de grève qu'il pourra exercer quand bon lui semblera.Il a été autorisé, au surplus, à ne maintenir aucun service essentiel s'il y a effectivement débrayage.Beaucoup de choses sont troublantes dans toute cette affaire.Il y a d'abord le fait que le syndicat semble vouloir se satisfaire d'un vote fort douteux.D'après les journaux, moins de la moitié des cotisants assistaient à l'assemblée.Et, de ceux-là, a peine 51.2 pour cent se sont prononcés en faveur d\u2019un arrêt de travail.On satisfait peut-être aux exigences du projet de loi 45, mais c'est une preuve de plus que les dispositions de celui-ci sont bien insuffisantes.Un autre élément troublant, c'est qu'on accorde une discrétion à peu près absolue aux dirigeants syndicaux.Ceux-ci deviennent juges du caractère acceptable ou non des propositions nouvelles que la ville pourrait leur soumettre dans les semaines qui viennent.Les membres ne seront pas nécessairement consultés à nouveau advenant des modifications aux offres patronales.Des mandats de grève à échéance aussi indéterminée laissent songeur.D'autre part, comment peut-on jg m A K H n mm X v V \\ i t Y; i 1 \\\\ J Droits reserves Dans la presse anglophone La marche lente des libéraux Extraits d'éditoriaux puisés dans des journaux de langue anglaise et traduits par la Presse Canadien- püquer cet automne.L\u2019Alberta possède un comité de conservation de l\u2019énergie qui étudie tous les aspects de la conservation et qui va bientôt annoncer un programme destiné à améliorer la compréhension du public pour les mesures de conservation.On a peut-être voulu réchauffer les Canadiens avec le programme d\u2019isolation, mais il n\u2019a fait que jeter un froid de plus dans les relations fédérales-pro-vinciales.« The Edmonton Journal » vernement provincial plus tôt cette année, après que le premier ministre Davis eut déclenché une élection hâtive et inutile.Depuis le mandat actuel de M.Trudeau, qui a commencé en 1974 pour se terminer au milieu de l\u2019été 1979, il n\u2019y a pas eu de raison sérieuse de déclencher une élection avant l\u2019an prochain au plus tôt, à moins évidemment que le gouvernement ne fasse face à une crise imprévue.Il se peut qu\u2019il soit obligé de vérifier la constitutionnalité de la loi 101 de M.René Lévesque,- mais s\u2019il se sent obligé de déclencher une élection sur ce sujet, il n\u2019y a aucune raison pour qu\u2019il le fasse avant l\u2019année prochaine.Mais M.Trudeau commettrait une erreur grave en supposant que sa majorité au prochain Parlement est assurée parce qu'elle ne semble pas menacée aujourd\u2019hui.Et si le Parti libéral succombe à son vieux vice familier de l\u2019arrogance, parce qu\u2019il a gagné des élections complémentaires et sc tient en tête des sondages d\u2019opinion, il va s\u2019attirer cl mériter le genre de rebuffade qu\u2019a subie un gouvernement de l\u2019Ontario qui s\u2019est trompé.«The Winnipeg Free Press» Le colloque du Parti libéral, qui s'est déroulé en fin de semaine dernière dans Deux-Montagnes, n'était qu\u2019une rencontre régionale.Il ne représente donc pas tout le parti et ne peut servir à identifier l'ensemble.Mais on peut dire qu'il est une espèce de prototype de tout ce qui se fait présentement au sein du Parti libéral.Des militants se rencontrent et invitent quelques-uns de leurs grands noms d'hier et d'aujourd'hui.Ils discutent, lancent des ultimatums et dénoncent leurs prédécesseurs.Ils finissent par conclure à la nécessité d'un changement, de l'avantage d'une troisième voie, de l'opportunité d'un nouveau fédéralisme.Oui, c'est bien.C'est l\u2019expression d'une certaine lucidité.Mais c'est très peu à ce moment-ci.Cette attitude est compréhensible, si on analyse la situation où se trouve présentement le Parti libéral.Mais elle est carrément insuffisante pour laisser croire à .l'éventualité du renouveau.; Je sais fort bien qu\u2019il n'est pas facile d\u2019aller plus loin et de définir ce que pourrait être cette troisième voie.Mais qui va le faire, qui va définir une position raisonnable que pourrait tenir le Parti libéral si les militants eux-mêmes ne se mettent pas à la tâche?À qui font-ils des menaces quand ils se disent prêts à choisir I indépendance si l'on ne trouve autre chose que le statu quo?Les militants peuvent toujours considérer qu'une position de parti appartient à la tête du parti.Ce serait entretenir une étrange notion de démocratie que de penser ainsi.Et, de plus, manquer sérieusement de réalisme dans la situation actuelle du Parti libéral.D'autant plus qu\u2019un fédéralisme renouvelé doit être défini au plan social avant de l\u2019être en termes constitutionnels.Il appartient aux militants «de la base» d'exprimer les besoins qu'ils peuvent identifier dans la population.Ils devraient être les spécialistes du réel, du vécu, du désirable et du possible.Un universitaire définissait ré- cemment devant moi cette éventuelle troisième voie comme l'aboutissement de l'évolution de la conscience québécoise qui parviendra à son épanouissement total dans le système qui lui a permis de parvenir à son niveau actuel.Vu ainsi, le fédéralisme apparaît comme une option de continuité dans un cadre adapté.Mais pour définir le cadre, il faut identifier l'attente actuelle.Il faut être social avant d'être politique.ne: Maintenant que l\u2019Ontario a capitulé, l\u2019Alberta se sent peut-être un peu seule avec seulement le Québec pour résister à l\u2019appât du programme d\u2019isolation d\u2019Ottawa.Les deux provinces, cependant, voient très bien l\u2019hameçon brillant dissimulé sous le leurre et ont parfaitement raison de s\u2019opposer à un programme qui s\u2019accompagne d\u2019intrusions fédérales dans la juridiction provinciale.Les Albertains et les Québécois ne seront pas admissibles aux subventions parce que quelques vagues mesures de leur gouvernement provincial n\u2019encourent pas l\u2019approbation d\u2019Ottawa.Aucune des deux provinces n\u2019est opposée à la conservation de l\u2019énergie, qui constitue l\u2019excuse d\u2019Ottawa pour le rattachement de conditions au programme d\u2019isolation.Le ministre québécois de l\u2019Energie, M.Guy Jo-ron, prépare des entretiens avec le gouvernement fédéral sur un programme de conservation que cette province a l\u2019intention d'ap- Il serait donc temps que ceux qui disent favoriser tout sauf le statu quo se mettent à interpréter de façon réaliste la conscience québécois actuelle.Et qu\u2019ils s'apprêtent à proposer une nouvelle façon de vivre, avec les voisins des autres provinces, qui soit plus respectueuse de l\u2019épanouissement québécois et plus facile à réaliser à l\u2019intérieur du cadre fédératif.On dit que le premier ministre Trudeau subit de fortes pressions, ces jours-ci, de la part de quelques-uns de ses collègues qui veulent qu\u2019il batte le fer pendant qu\u2019il est chaud \u2014 en d\u2019autres mots, qu\u2019il aille au peuple cet automne, au moment où le Parti libéral jouit d\u2019une grande popularité \u2014 du moins par rapport aux conservateurs.On dit que M.Trudeau hésite, de peur d\u2019être accusé d\u2019opportunisme.M.Trudeau ferait bien de se retenir.Il a sous les yeux l\u2019exemple de ce que les électeurs de l\u2019Ontario ont fait à leur gou- Ce genre de projet ne peut appartenir exclusivement aux spécialistes de droit constitutionnel.C'est le projet d'un peuple.Jean-Guy DUBUC A 5 lettres U ¦ j & TT MONTRÉAL, MARDI 1 3 SEPTEMBRE 1 977 DES LECTEURS Le salut vient des Anglais1 Question d\u2019émigration A MM.Jacques-Yvan Morin cl Camille Laurin.C'e sont les BRITANNIQUES qui ont séduit nos péquislos du Québec.Le référendum de 1975 est.à leurs yeux, un modèle pour lequel nos péquislos ont admiration sans limites.Ils l'ont copié point par point pour établir leur Loi des référendums.( Voir le Livre blanc sur le sujet).LE SALUT VIENT DES ANGLAIS.Le STANSTEAD COLLEGE sert à toute notre population, aux évêques, à nos anciens directeurs de collèges classiques, aux directeurs et directrices d'institutions actuelles privées d'enseignement secondaire Ici,un de fierté qui s\u2019impose à tout esprit sérieux.Nos anciens collèges classiques ont commis la stupide erreur de rivaliser entre eux pour créer des salons dignes des plus grands hôtels pour leurs étudiants et d'accepter du Gouvernement des subsides qui hypothéquaient ces institutions à 95%.Quelques années plus tard, le Gouvernement pre riait ce qui était «a lui» et nos col lèges disparaissaient.Nos institutions actuelles d'enseignement secondaire (privées) ont accepté, pour se conformer aux normes du Gouvernement et s'assurer des octrois, de construire des gymnases qui ont coûté un million cl plus.Aujourd'hui, la direction de ces mêmes institutions est prise de panique devant les politiques du nouveau Gouvernement.Celle direction se croit dans l'impossibilité de majorer ses frais de scolarité en pensant que leurs maisons se videront.Bien sur.si l\u2019on n\u2019olfre que de la «camelote», si tous et toutes les élèves, même les moins doués et les plus paresseux (ou paresse uses), obtien lient tous (el toutes) leur diplôme, ces maisons ne valent rien, pas plus que les diplômes qu'elles accordent à tout le monde.Nos universités, des lors, nos professions libérales et les administrations sont encombrées d\u2019un nombre effarant de «nullités».Notre société n'est pas à la veille de se relever.C'est la faute de nos établissements scolaires.Le STANSTEAD COLLEGE, avec 32 professeurs et 200 élèves (pensionnaires) qui paient chacun $5.075 par année, vient de refuser, avec une dignité et une fierté qui forcent notre admiration, l'octroi gouvernemental de $250.000.S'il avait accepte, il aurait dû perdre :t0 élèves qui ne répondaient pas aux normes du Gouvernement.Cette perte représentait un peu plus de $170.000 (30 X $5,075).ce qui veut dire que l'octroi gouvernemental était ramené à $80.000.Le .STANSTEAD COLLEGE ne perdra pus ces 7.0 élèves.Pour compenser la perte de l'octroi, il n\u2019aura qu'à augmenter un peu ses effectifs et a majorer légèrement les Irais a nnucls de scola ri lé et de logement.Il n'y a pas de problème car, vu la qualité de l'éducation et de l\u2019instruction dispensées par ce STANSTEAD COLLEGE.les élèves y affluent des quatre coins du monde.On sera même obligé d'en refuser.ICI la direction du STANSTEAD COLLEGE affirme avec dignité: « Nous sommes fiers de cette décision, fiers de ce qu'en 1977 nous ayons eu le courage de demeurer libres de poursuivre les objectifs arrêtés par nos prédécesseurs.» Mais, dira-t-on, les anglophones sont riches; ils peuvent se payer un tel luxe.Mais nous, comment pourrions-nous majorer de $800 à $1.000.les frais annuels de scolarité de nos élèves?REPONSE: nos Canadiens français pourraient verser non seulement $1,000.mais $5,000.pur année.Que l\u2019on fasse un bref sondage, un samedi, au poste de péage de Lavdl-dos-Rapides.Trois petites questions: «Revaloriser l'enseignement du français».Fort bien.Monsieur Morin.Mais cela ne représente que 1% de ce qu\u2019il faut fai re.Ou est le ministre qui aura le courage de mater les syndicats, de mettre de l'ordre, de la propreté et de la discipline dans l'école?Ce ministre devra avoir plus de colonne vertébrale que vous.Vous reprochiez à l'ancien Gouvernement ses affinités avec la finance.Mais le PQ fait pire P a r son amitié et sa complicité avec les dirigeants syndicaux; il fait siennes leurs revendications les plus révolutionnaires.Vous avez peur de la CEQ et de son président qui détruit tout.L\u2019école est sous son emprise complète, et vous ne faites rien pour y mettre de l\u2019ordre et voir à ce qu\u2019elle assure la formation qui devrait constituer la plus importante priorité de notre Gouvernement.leurs d\u2019un diplôme qui ne signifie rien.Monsieur Jean Poulain Journaliste LA PRESSE Monsieur Poulain, Le mardi 23 août, en page Cl de LA PRESSE, vous écriviez un article sur l\u2019émigration québécoise.Le titre en était: «Exhso de 3
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