La presse, 16 juin 1977, Cahier A
[" LA PRESSE publiera à compter de samedi la suite de sa série d\u2019articles sur l\u2019extrcme gauche québécoise.Dans le sillon de son premier volet, le journaliste Jacques Benoît, de LA PRESSE, décrit les principaux groupes d\u2019extrême gauche, ainsi oue leurs stratégies, leurs batailles, leur financement, leurs objectifs, leurs idéologies et leurs engagements.l'extrême \\ gauche X F © LES GROUPES © LEUR ORGANISATION @ LEURS TACTIQUES f: * y I m m (SUITE ET FIN) JACQUES BENOÎT 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE 4- Abitibi Cote Nord 30c ABONNEMENT LUNDI AU SAMEDI SI 40 METEO ® ] V a Ensoleillé Minimum: 13 \u2014 Maximum: 27 Demain: Passages nuageux et possibilités d'averses Détails à la page A 2 MONTREAL, JEUDI 16 JUIN 1977, 93e ANNÉE, no 142, 76 PAGES, 4 CAHIERS ¦ .v.Le rapport d\u2019enquête Dagenais déposé hier à huis clos & CUM: l\u2019immobilisme de la police est dû aux faiblesses de Daigneault ; mm - ¦ \u2022 ?depuis l\u2019intégration survenue il y a cinq ans, serait dû en partie au manque de créativité, de dynamisme et de leadership de l\u2019actuel directeur, M.René Daigneault.C\u2019est là l\u2019une des constatations contenues dans le rapport déposé hier par l\u2019avocat Jacques Dage-nais à la réunion à huis clos du Conseil de sécurité publique de la par Michel AUGER L\u2019immobilisme actuel de la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui perdure CUM.Ce document, dont LA PRESSE a obtenu copie, résulte d\u2019un sondage effectué auprès de 1,483 policiers et d\u2019entrevues avec près de 250 policiers, tant cadres que syndiqués.Me Dagenais, qui connaissait bien les problèmes des 5,200 policiers montréalais, pour avoir été l\u2019un de leurs conseillers juridiques durant plusieurs années, dresse un sombre tableau de l'état actuel de la police dans son rapport de 107 pages.Son enquête a duré plus de six mois.Toutefois, selon cet avocat qui fut aussi l\u2019un des procureurs en | chef de la CECO, la situation pourrait être corrigée par l\u2019utili- | sation des \u201cressources extraordinaires\u201d que la police a à sa dispo- 1 sition mais qui sont actuellement très mal utilisées.A la décharge de M.Daigneault, l'auteur du rapport souligne que ce policier de 56 ans a eu à assumer un très lourd héritage lorsqu'il a accédé à la direction de la policeen 1972 et qu\u2019il n\u2019était pas préparé pour assumer cette lourde responsabilité.\u201cDans le cas du directeur actuel, écrit Me Dagenais, ses qualités humaines très attachantes rendent encore plus pénible la tâche d\u2019indiquer ses lacunes.\u201d Il ajoute que même si M.Daigneault était animé des meilleures intentions du monde \u201cpeu de choses l\u2019avaient préparé à cette lourde :.i tâche\u201d.0 # René Doigneault Le Québec avait été refusé à la Conférence de Londres \u2018immm y: .a T j /ÜMRK: K .\t' %% E mm s V g v- ¦ :?' V , IW:: m photo Robert Mailloux, LA PRESSE a Musique et plein air se marient bien - K \u201cC\u2019est une évidence, de dire l\u2019avocat, qu\u2019une organisation doit, Ce n\u2019est pas un pique-nique, c'est une nouvelle façon d\u2019enseigner la musique aux enfants de l'élémentaire.Les enfants des écoles des régions administratives V et I pour diriger ses membres, devancer ceux-ci.Or, on aura compris qu\u2019au sein de la police de la CUM, l\u2019organisation depuis quelques \u2014 Voir CUM, page A 6 I avaient en effet rendez-vous pendant deux jours sur le Mont-Royal, au Chaiet de la montagne.Le but de ces rencontres, qui ont eu lieu mardi et hier, était de permettre aux enfants de faire de la musique collective tout en participant à une journée de plein air.Au cours de l'avant-midi, les enfants ont participe à des activités variées: jeux rythmiques, danses de folklore, musique d'ensemble, chant choral et flûte.Au début de l'après-midi, le groupe de jazz de Daniel Mercure est venu donner un petit concert, et les musiciens ont profité de l\u2019occasion pour donner un aperçu de l'histoire du jazz.Mlle Michèle Clerk, avec la collaboration des enseignants des écoles participantes, a assuré la coordination de ces journées.Si f'i ® Renouveler la direction et ses méthodes ® Des policiers insatisfaits de tout Le premier ministre a fait savoir, par ailleurs, que le Canada interdirait toute participation des athlètes ougandais aux Jeux du Commonwealth, à Edmonton l\u2019an prochain, si le président Amine devait utiliser leur présence pour \u201cglorifier son régime\u201d.M.Trudeau s\u2019est déclaré satisfait de la décision du Commonwealth de condamner le régime ougandais qui, a-t-il dit, \u201crepose sur un système d\u2019assassinats en masse\u201d.% Le Rapport LaMarsh: Disparition des réseaux de télévision Radio-Canada, CTV et Global \u2014 page C 12 ® Le débat sur la langue ® Les échos du Salon rouge 'i 1 M \u2014 page A 3 1kl i % \u2014 page A 1 3 -i sommaire le monde ESPAGNE: Suarez mène le Centre à la victoire Arts et spectacles \u2014 Informations: Cil, C 12 \u2014 Horaires: C 15 Bandes dessinées: C 16 Décès, naissances, etc.: D 17 Économie: B 12 à B 17 Éditorial: A4 Êtes-vous observateur?: D 5 Horoscope: C 16 Informations étrangères: D 1, D 2 Médecine d'aujourd\u2019hui: B5 Mon oeil sur Montréal: C 15 Mot mystère: C 16 Mots croisés: C 16 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: C 17 à C 19, D3 à D 16 i \u2014 page D 2 11 m le Pfofsfr parfagé\" ou L'orgasme sans mystère T H WMmSi Judy LaMarsh Les résultats incomplets des élections tant attendues en Espagne laissent prévoir la victoire de l\u2019Union du centre démocratique (UCD) du premier ministre Adolfo Suarez, suivi du Parti socialiste ouvrier (PSOE) de Felipe Gonzalez.En dépit des explosions qui ont précé !a l'ouverture du scrutin, les électeurs espagnols, dans une très forte proper l'on (80 p.cent), ont participé ainsi pour la première fois depuis 1936 o des élections libres.La victoire de l'UCD n\u2019arrive pourtant pas à masquer l\u2019émcrgen :e du PSOE comme le premier parti homogène d\u2019Espagne, la formation d'AJoIfo Suarez étant une coalition d\u2019au moins quatre partis centristes.Maigre consolation pour les rescapés du franquisme: l'Alliance populaire d\u2019Iribarne Fraga devance les troupes communistes de Santiago Carrillo.Chaussure: 2,000 mises à pied possibles d\u2019ici un mois et demi \u2014 page B 13 \u201cSauvons Montréal\u201d critique la politique d\u2019habitation du RCM Plaisance: D 14 Radio et télévision: C 15 SIMONE SIGNORET:C 17 Sports: Cl à CIO Vivre aujourd\u2019hui: B 1 à B6 ' \u201cT- \u2014 page B 1 \u2014 page D 1 \u2014 page A 20 U A I X ?* i LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 1 6 JUIN 1977 A 2 I 11 Un exercice de montage insidieux i i Reynolds poursuit Radio-Canadaj Clark, pour s\u2019expliquer sur ces allégations, le député Reynolds, qui fréquente assez peu les Communes, a eu hier matin un entretien d\u2019une demi-heure avec son chef.Ce dernier s\u2019est dit satisfait des explications obtenues.A l\u2019extérieur de la Chambre, M.Reynolds a déclaré à la presse que les enregistrements que la police détient ne sont absolument pas compromettants pour lui.\u201cQu'on les fasse jouer, ces bobi- Lavoie accueilli discrètement par les libéraux Æ tant de rencontrer M.Giuseppe Gentile.Incidemment, M.Reynolds s\u2019est prononcé très souvent ces dernières années en faveur de l\u2019écoute électronique comme moyen de combattre le crime organisé.Il garde les mêmes convictions, dit-il, et appuie les pressions que les partis d\u2019opposition font ces jours-ci aux Communes pour amener le gouvernement Trudeau à déclencher à travers le Canada une commission royale d\u2019enquête sur le crime organisé.client depuis quelques semaines les relations entre les media d\u2019in formation et les parlementaires d\u2019Ottawa.par Paul LONGPRÉ de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Le député conservateur de Vancouver, John Reynolds a intenté hier des poursuites judiciaires contre le réseau anglais de Radio-Canada à la suite d\u2019un reportage sur le crime organisé qui le reliait à la pègre de la côte ouest canadienne.Selon ce reportage diffusé lundi, M.Reynolds aurait été en contact avec un dénommé Giuseppe Gentile, un mafioso de Vancouver, par l\u2019entremise d\u2019un agent double de la police, Pat Cala, au cours d\u2019une vaste enquête sur le crime organisé en Colombie-Britannique.Gentile cherchait, semble-t-il, à obtenir des \u201ctuyaux\u201d sur la route que doit emprunter le pipeline de l\u2019Ouest afin de spéculer sur les terrains.La police a en sa possession depuis un an des enregistrements de conversations téléphoniques entre l\u2019agent Cala et le député Reynolds.Soulevant aux Communes une question de privilège, M.Re> nolds a déclaré hier que ce reportage relève du libelle le plus grossier.Il est manifeste, selon lui, que les journalistes et les techniciens de CBC se sont livrés à un exercice de montage insidieux pour donner un caractère le plus sensationnel possible à leur émission.\u201cC'est en cour que je vais rencontrer ces messieurs de la CBC\u201d, a lancé M.Reynolds, applaudi des deux côtés de la Chambre.Clark satisfait Convoqué d\u2019urgence par le chef du Parti conservateur, M.Joe ' : * # de notre bureau d'Ottawa Discrètement accueilli par sa famille d\u2019adoption, le député d\u2019Hochelaga, Jacques Lavoie, s\u2019est faufilé hier au dernier rang des banquettes libérales, aux Communes, accompagné par les ministres Marc Lalonde et Monique Bégin.Peu d\u2019applaudissements chez les libéraux.Pas de chahut chez les conservateurs.Pas de discours.Comme si de rien n\u2019était, la Chambre a poursuivi les discussions sur le crime organisé qui l\u2019occupent ces jours-ci, la représentation conservative québécoise étant amputée du quart de ses effectifs.Même s\u2019il pourfendait il y a encore quelques semaines les politiques économiques et sociales du gouvernement Trudeau, M.Lavoie a déclaré aux journalistes qu\u2019il ne ressent aucune honte à avoir traversé le parquet de la Chambre.Du côté libéral, il croit pouvoir faire plus pour les intérêts de ses électeurs d\u2019Hochelaga.Ainsi, sans toutefois s\u2019en attribuer le mérite \u2014 quoiqu\u2019il souligne être déjà intervenu sur cette question comme député d\u2019opposition \u2014 le néophyte libéral se réjouit de la récente décision du ministère fédéral de l\u2019Expansion économique régionale (MEER) d\u2019avoir désigné Montréal comme \u201czone spéciale\u201d.Bien conscient, et fier d\u2019avoir été élu comme \u201cle petit gars d\u2019Hochelaga\u201d, M.Lavoie pense que les premières émotions passées il ne devrait pas avoir de mal à se faire accepter de l\u2019association libérale de son comté.Il a confirmé, en fait, que ces tractations avaient été faites au sommet et que l\u2019association libérale d\u2019Hochelaga a été mise devant un fait accompli par les instances supérieures du parti.1 r- |; I : nés : m - Il serait bien naïf, a soutenu M.Reynolds en Chambre, de la part de la mafia de tenter d\u2019obtenir d\u2019un vague député de l\u2019Opposition, des renseignements confidentiels sur le tracé du pipeline de l\u2019Ouest, 20 mois avant que le gouvernement lui-même ne prenne une décision.En effet, le gouvernement dtit trancher cette question d\u2019ici le mois de septembre.Le député reconnaît qu\u2019il a eu des contacts avec le dénommé Gentile, mais il soutient qu\u2019il ignorait alors que ce dernier était de quelque façon relié à la pègre de la côte ouest.\u201cRadio-Canada, a-t-il précisé, m\u2019a approché pour une interview sur le système pénitentiaire.Les questions ont bifurqué sur mes relations avec Gentile.Si j\u2019ai paru surpris, c\u2019est que cela n\u2019avait rien à voir avec le sujet dont nous devions parler.\u201d De plus, M.Reynolds soutient qu\u2019il a eu par la suite un entretien avec le réalisateur de l\u2019émission, M.Bill MacAdam, en présence de son avocat, gle réalisateur lui aurait alors assuré que l\u2019usage fait par CBC de son interview ne le mettait pas en cause.\u201cVoilà une conduite méprisable et honteuse\u201d, conclut M.Reynolds, qui estime n\u2019avoir agi que comme tout député doit le faire en accep- K: « Le cas Wagner Décidément, ce reportage du réseau anglais de Radio-Canada aura eu un impact considérable aux Communes, au moment où les pressions se multiplient, des deux côtés de la Chambre, pour que la société d\u2019Etat soit mise au pas par le Parlement canadien.Mardi, c\u2019était au tour de M.Claude Wagner de réagir violemment.Le reportage soulignait lundi soir que le député Reynolds, son principal organisateur en Colombie-Britannique lors de la course au leadership conservateur, aurait perçu dans les milieux interlopes une certaine somme d\u2019argent pour la campagne du député de Saint-Hyacinthe.Tout en menaçant de trainer lui aussi la société Radio-Canada devant les tribunaux, M.Wagner a choisi mardi de se servir de ses privilèges de député pour demander au président des Communes d\u2019intervenir auprès du Secrétaire d\u2019Etat afin que Radio-Canada fasse des excuses publiques, sans délai et sans conditions.Le président James Jerome doit répondre à cette requête ces jours-ci, en même temps qu\u2019il se prononcera sur un certain nombre de questions de privilèges qui tou- SMs- h w Jacques Lavoie Il n entrevoit pas non plus de difficulté majeure au sujet de la nouvelle carte électorale qui viendra modifier sa circonscription lors des prochaines élections.Selon la nouvelle carte, les circonscriptions d\u2019Hochelaga et de Maisonneuve-Rosemont, cette dernière étant représentée par le libéral Serge Joyal, sont redécoupées pour faire place à trois nouvelles circonscriptions: Maisonneuve, Rosemont et Ho-chelaga, La circonscription de Sainte-Marie, représentée par le libéral Raymond Dupont, qui a déjà manifesté l\u2019intention de se présenter sur la Rive sud, disparaît de la carte.Rejoint hier à son bureau, le député Joyal a confirmé qu\u2019il avait déjà discuté des problèmes que pourrait poser le redécoupage avec son nouveau collègue libéral.A moins, a-t-il dit, en substance, que le parti veuille se débarrasser d\u2019un des deux députés, ce qui entraîne habituellement des problèmes avec les associations de comté et n\u2019est pas toujours rentable électorale-ment, il ne devrait pas y avoir de problème à faire de la place pour M.Lavoie et lui-même lors des prochaines élections.i i b .i ) i i Une CECO fédérale n\u2019est pas la solution selon Fox léléphoto PC John Reynolds Bijoux de succession ! LA MÉTÉO à dû&mmiâ OTTAWA (PC) \u2014 Selon le Solliciteur général du Canada, M.Francis Fox, la Commission d\u2019enquête sur le crime organisé au Québec (CECO) n\u2019a pas réussi à mettre bien des membres du monde interlope derrière les barreaux.Plutôt, elle n\u2019a servi qu\u2019à étaler au grand jour leurs activités.DEMAIN AUJOURD\u2019HUI Maximum: 27 Minimum: 13 :ÿ.Passages nuageux avec possibilités d'averses Ensoleillé / i m .au Québec 1 4 : M.Fox a indiqué hier, lors d\u2019un débat aux Communes, portant sur une motion néo-démocrate et visant la création d\u2019une Commission royale d\u2019enquête sur le crime organisé au pays, qu\u2019il croyait qu\u2019il y avait de meilleurs moyens de luttter contre les criminels.Le Solliciteur général a affirmé que la CECO n\u2019a pas réussi à faire écrouer les dirigeants du crime organisé, sauf dans le cas d\u2019un marchand de viande avariée.Il a aussi fait allusion à l\u2019emprisonnement de certains témoins, trouvés coupables d\u2019outrage au tribunal.M.Fox a expliqué, comme il l\u2019avait fait plus tôt cette semaine, qu\u2019il avait discuté de la question avec des représentants de la Gendarmerie royale du Canada.Ceux-ci S3 sont dits d\u2019avis qu\u2019une commission royale d\u2019enquête n\u2019est pas la solution au problème.Le Solliciteur général a ajouté qu\u2019une commission pourrait nuire aux enquêtes policières présentement en cours et qu\u2019il était préférable de poursuivre le travail afin d\u2019obtenir que ces criminels soient trouvés coupables et emprisonnés.M.Fox a aussi affirmé qu'il faut amender la loi sur l\u2019écoute électronique.Il a apporté des précisions aux statistiques citées par l\u2019opposition qui voulait démontrer que l\u2019écoute électronique n\u2019est pas le seul moyen de combattre le crime organisé.Dans les cas où on utilise des tables d\u2019écoute on obtient 100 pour cent de condamnation, a-t-il affirmé.Pour sa part, le député de New Westminster M.Stu Leggatt, qui a présenté la motion au nom du Nouveau Parti démocratique, a fait un ardent plaidoyer en faveur de la mise sur pied d\u2019une commission d\u2019enquête.Il faut que le gouvernement permette la création d\u2019uen telle commission d\u2019enquête au niveau national, a-t-il dit.M.Leggatt a souligné que le crime ne connaît pas de frontières.Les provinces peuvent s\u2019attaquer aux tentacules de la pieuvre, mais la tête restera toujours vivante, a-t-il expliqué.Selon lui, la seule raison pour laquelle le gouvernement persiste à refuser la tenue d\u2019une telle enquête c'est que la suggestion vient de l\u2019opposition.\u201cVous pouvez bien dire que l\u2019Idée vient de Jacques Lavoie ou de Jack Horner, a-t-il lancé, mais créez cette commission d\u2019enquête.\u201d RÉGIONS Abitibi Outaouais Lauren tides Contons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Sept-lles mc.AUJOURD\u2019HUI DEMAIN Min.Jfl 25 Ennuagement, av.tard 27 Ensoleillé 27 Ensoleillé 25 Ensoleillé 25 Ensoleillé 25 Ensoleillé 25 Ensoleillé 23 Ensoleillé 20 Ensoleillé 20 Ensoleillé 20 Ensoleillé Averses Pass, nuageux Pass, nuageux Ennuagement Enn.et averses Ennuagement Enn.et averses Beau Beau Beau Beau i m ¦ m ; : : m ; mm m ¦ :>I r i; v. M - A L m m .V; Les policiers sont insatisfaits de tout Iff ¦t jig a?.'ê ¦ : : Le système de promotion _ Quant à la motivation des membres du service, l\u2019avocat souligne que le système de promotion doit être changé radicalement puisqu\u2019il ne tient pas compte de tous les éléments.Il a constaté à ce sujet que les seuls examens font que plusieurs candidats sont écartés même s\u2019ils ont toutes les qualitées voulues.Actuellement, ceux qui sont promus sont les policiers qui ont de la facilité aux examens, sans que n\u2019entrent en ligne de compte le travail et les qualités humaines.BÉÉ photo Jean-Yves Letourneau.LA PRESSE Le rapport de cette étude qui avait été confiée à Me Jacques DAGENAIS a été remis hier au Conseil de sécurité de la CUM.msm Les 5,000 policiers de la CUM en ont \u201cras le bol\u201d de leurs conditions de travail, de leurs patrons, de la structure militaire, du système de promotion, du manque de communication, du manque de discipline, etc.Un sondage effectué dans le cadre de l\u2019étude Dagenais sur la satisfaction au travail des agents de la CUM brosse un très sombre tableau de la situation.Ce sondage a été effectué avec la collaboration du Dr Viateur Larouche, directeur de l\u2019Ecole des relations industrielles de l'Université de Montréal.Il a été fait auprès de 1483 policiers et il a succédé à des entrevues de Me Dagenais auprès de 200 policiers syndiqués, 34 membres de l\u2019état-major et les six membres du Conseil de sécurité.En fait,aux 31 questions qui leur ont été posées, les policiers ne se sont déclarés satisfaits qu\u2019à leur appartenance au groupe, à leur salaire et à leur sécurité d\u2019emploi.Les 28 autres réponses allaient de \u201ctrès insatisfait\u201d à \u201cinsatisfait\u201d.C\u2019était la première fois qu\u2019une telle étude était faite auprès des policiers.Le rapport ne fait que confirmer les conclusions personnelles de Me Dagenais et de la plupart des policiers qui avaient examiné ces questions sérieusement.Les policiers se sentent inutiles Les méthodes archaïques du service de la police en ce qui touche la gestion et les communications avec le personnel constituent les plus grandes lacunes du service, selon ses membres.Le manque de discipline fait dire aux policiers que leurs patrons ne démontrent pas de reconnaissance pour le bon travail et qu\u2019ils ne punissent pas non plus ceux qui se conduisent mal.Les facteurs relatifs à leurs tâches, l\u2019utilité de leur travail dans la lutte au crime et les conditions matérielles de travail font que les policiers ne se sentent pas utiles ou mal équipés, ce qui engendre une très grande frustration.Quant à leurs opinions sur la justice, elles sont plutôt négatives.Les policiers en ont surtout contre les lenteurs excessives des cours de justice et la façon dont sont traités les témoins et les victimes.Quant aux relations avec le Conseil de sécurité publique, elles engendrent une profonde insatisfaction, mais l\u2019auteur du rapport (estime) que cette insatisfaction \u201csemble plutôt causée par la forme que par le fond des réformes -administratives entreprises par le Conseil\u201d.façon à conserver l\u2019esprit d'équipe et la conpétition entre les différents groupes de travail.Le rapport soutient aussi qu\u2019il est très important de développer un programme d\u2019enrichissement de la tâche du patrouilleur et du sergent-détective affecté aux enquêtes générales dans les 37 postes de la CUM.Ce serait surtout chez ces policiers que l\u2019insatisfaction est au plus fort.Enfin, Me Dagenais suggère la création d\u2019un comité de coordination et d\u2019échange entre la police et les autres agents du système judiciaire.Selon l\u2019avocat, un tel comité existe dans certaines villes américaines et a donné d\u2019excellents résultats du fait que les policiers sont les premiers à entrer en communication avec les témoins et les victimes de crimes.Actuellement, le rapport souligne que les bons coups ne sont nullement reconnus et que, bien plus, on en s\u2019occupe pas du tout, ou très peu, de ceux qui enfreignent le code de discipline.Un plan de carrière Une des recommandations importantes du rapport traite de l\u2019établissement d\u2019un plan de carrière au sein des agents.Ceux-ci, qui représentent plus de 70 p.cent des effectifs, reçoivent la même rémunération quelle que soit leurs fonctions.Le document recommande que l\u2019on crée divers échelons de salaires.Me Dagenais propose aussi que les horaires de travail soient modifiés de façon à constituer des équipes toujours commandées par les mêmes officiers de La convention collective actuelle prévoyant que toutes les fonctions soient attribuées en tenant compte de l\u2019ancienneté, Me Dagenais suggère qu\u2019elles soient dorénavant basées sur le mérite individuel.Il reconnaît que ce système devra aussi offrir des garanties totales contre le favoritisme et l\u2019arbitraire.La police devrait aussi reconnaître le bon travail de ses membres et être plus sévère contre les fautifs.Dernier outrage au tribunal d\u2019Obront remis en cause Cautionnement refusé à Roland Dubois Normand s\u2019agrandit: hier le Québec, aujourd'hui le Canada ; r Là ! ! la pègre locale, au cours des dernières années.Obront veut donc faire annuler cette dernière sentence, et pendant toute la journée d\u2019hier, devant le juge Guy Pager, de la Cour supérieure, ses procureurs, Mes Michel Proulx et Michel Robert s\u2019y sont employés, en qualifiant celle-ci d\u2019irrégulière, d\u2019injustifiée, et de nulle, à la fin.Car, selon leurs dires, déjà condamné une première fois pour le même motif, le \u201ctémoin\u201d Obront ne pouvait encourir une seconde sentence pour refus de témoigner, d\u2019autant plus qu\u2019il était,prêt à le faire dans les conditions qui, selon lui, étaient justifiées par les pouvoirs mêmes de la CECO.Pour cet organisme, Me Gérald Tremblay et Jacques Richard ont soutenu que non seulement la Commission avait le droit de condamner à une peine consécutive, mais qu\u2019elle n\u2019avait pas le droit, en fait, de rendre cette dernière sentence concurrente à toute autre prononcée par des tribunaux différents.Selon eux, en effet, Obront a été condamné pour une offense civile, par un organisme québécois, et ce dernier n\u2019avait (et n\u2019a toujours pas) le pouvoir de décider que la peine imposée sera purgée dans une institution fédérale.La CECO n\u2019aurait pas plus le loisir d\u2019exiger que le roi de la viande\u201d soit momentanément, ramené dans une prison du Québec pour y \u201cexpier\u201d son délit.Le juge Pager, pour sa part, a donc déclaré que le problème était de taille, et il s\u2019est accordé quelques jours de délibéré pour en décider.par Léopold LIZOTTE La dernière peine d\u2019une année de détention imposée à William Obront par la CECO, pour outrage au tribunal, serait peut-être rapidement tombée dans l\u2019oubli, si elle avait été concurrente à la sentence de quatre années de pénitencier qui lui avait été précédemment imposée pour une fraude de plus d\u2019un demi-million de dollars.Mais le \u201cbic\u201d, c\u2019est qu\u2019en prononçant leur décision, les commissaires Dianne, Coderre et Courtemanche ont précisé que cette nouvelle peine devait s\u2019ajouter à toute autre déjà imposée par n\u2019importe quel tribunal.Et, selon les règlements de la Commission des libérations conditionnelles, l\u2019ex-roi de la viande devrait normalement attendre qu\u2019une bonne partie de sa dernière condamnation pour mépris de cour soit écoulée, avant de pouvoir réclamer son élargissement, ce qui, il va sans dire, pourrait étendre singulièrement les délais, surtout si, d\u2019aventure, d\u2019autres corps policiers, dans d\u2019autres provinces canadiennes, s\u2019avisaient de porter à leur tour des accusations contre l\u2019ancien châtelain de Hampstead, qu\u2019on a dû, ramener dans la métropole en circuitant les relations diplomatiques, alors qu\u2019il s\u2019était réfugié à Miami d\u2019abord, et à Caracas ensuite.Au pis aller, la sentence des commissaires de la CECO pourrait signifier une réclusion fort prolongée pour celui qu\u2019on a généralement qualifié de financier de que l\u2019un d\u2019eux porte le nom de Dubois, le tribunal se rendit à la demande du procureur de la Couronne, Me Henry Keyser-linck.Tout cautionnement leur fut donc refusé, le tribunal soulignant que dans le cas du compagnonnage de deux coaccusés, il n\u2019y avait définitivement pas la non-probabilité de condamnation soulevée par la défense.Le jugePapineau s\u2019est montré inflexible, même si Me Leith-man a souligné que dans les cas de ce genre la pénalité se limitait généralement à une amende de $50.A la requête de la défense, le procès fut ajourné au 28 juin.Et l\u2019on se dit bien déterminé à procéder à ce moment-là.A la suite d\u2019ajournements multipliés, l\u2019affaire traîne devant les tribunaux depuis près de 2 ans.Roland n\u2019en est pas à ses premiers démêlés avec la justice.Il y a une douzaine d\u2019années, il a été condamné pour dommages, voie de fait, défaut de remplir un engagement, présence dans une maison de jeu et opération d\u2019un tel établissement.Plus récemment, il a été trouvé coupable d\u2019avoir conduit une automobile les facultés affaiblies par l\u2019alcool.L\u2019un des membres de la célèbre famille Dubois, Roland, s\u2019est vu refuser tout cautionnement hier lors de sa comparution devant le juge Paul Papineau.Dubois a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi, dans un restaurant licencié de la rue Saint-Denis, après avoir fré quenté un club de la rue Rachel.Il se trouvait alors en compagnie de Bernard Lamer, accusé comme lui d\u2019avoir participé au sac du bar \"La Barrina\u2019\u2019 en novembre 1975.Lamer s\u2019est également vu refuser tout cautionnement.Seul un policier a été interrogé par le juge en cour hier.Le sergent Robert Ménard, de la police de la CUM, a relaté les circonstances de l'arrestation des doux hommes.Ceux-ci ont d\u2019ailleurs été accusés d\u2019avoir violé les conditions de leur cautionnement, pour s\u2019être trouvés dans un club de nuit, et pour avoir été vus ensemble, même si le juge Benjamin Schacter.chargé de l\u2019affaire du bar \"La Barrina\u2019\u2019, le leur avait interdit.Les avocats de la défense, Sydney Leithman et Denis Pélo-quin, ont eu beau faire valoir que le tout serait renvoyé au procès et que les accusés n\u2019avaient été appréhendés selon eux que parce s ;n; m I M ! n : ;Wwï: par Yves LECLERC Jacques Normand ne voit rien de paradoxal dans le fait d\u2019être président de la Semaine du Canada cette année alors qu\u2019il était l\u2019an dernier président des Fêtes de la Saint-Jean.\"Il n\u2019y a rien de politique dans ce que nous faisons: c\u2019est une fête populaire, et j\u2019ai même dit à la radio que si Pierre Eliiott Trudeau était sur l\u2019estrade, je ne serais pas là.\u201d Mais, après un instant de réflexion: \u201cQuoique dans le fond il ne faut pas nous conter des histoires; s\u2019il n\u2019y avait pas eu le 15 novembre, il n\u2019y aurait pas de Semaine du Canada, du moins pas avec cette importance.On en serait encore aux 21 coups de canon sur le coup de midi et aux discours officiels.\u201d Si Normand a accepté de s\u2019occuper des fêtes du premier juillet, admet-il d\u2019ailleurs, c\u2019est un peu à cause du 15 novembre: il croit qu\u2019il faut donner une dernière chance à \u201ccette affaire-là\u201d qu\u2019est le Canada.La façon dont il a choisi de le faire est de mettre la pédale douce aux coups de canon, aux défilés de l\u2019armée et à la police montée.Au lieu de ça, des pique-niques dans les parcs et des concerts pop et un super feu d\u2019artifice au-dessus du fleuve.Pagliaro, Boule Noire, Ginette Reno et Yoland Guérard.Et, bien sûr, Roger Baulu comme maître de cérémonie.füi \u2022-y % A» \u2022 E photo LA PRESSE Peut-être Jacques NORMAND bien que ça existe quelque part, dans les îles du sud, un pays qui n'aurait qu'une fête nationale .'' aussi_apolitiques en principe, ont eu beaucoup à voir avec le résultat de l\u2019élection du 15 novembre.\u201d Résultat dont lui-même, tout en proclamant son attachement au Canada, n\u2019est pas du tout malheureux: aient découvert que groupés, ils pouvaient être forts, et que ça se soit traduit en politique, c\u2019est loin d\u2019être mauvais.Ça leur a montré, en dehors, qu\u2019il se passait vraiment quelque chose ici.C\u2019est de là que vient la Semaine du Canada dans 22 centres au Québec et dans plus de 200 autres à travers le pays.C\u2019est pour ça qu\u2019on fait une émission de quatre heures (dont une partie émanera de Montréal mais dont l\u2019ensemble sera réalisé de Toronto) transmise à travers le monde par Telstar.\u201d Et il éclate de rire: voyez, je m\u2019agrandis, je m\u2019agrandis.Hier le Québec, aujourd'hui le Canada.L\u2019an prochain.je suppose qu\u2019il ne reste plus qu\u2019à présider les Fêtes des Nations unies s\u2019il y en a.\u201d Et la dernière volte-face: \u201cA moins que je trouve un pays qui n\u2019a même pas de fête nationale, pour me reposer un peu.\u201cPeut-être bien que ça existe, quelque part dans les îles du Sud.Ou au moins un pays qui n\u2019aurait qu\u2019une seule fête natio-inale! \u201d LOUEZ! Que nos gens Impala à HOMARD VIVANT ET FRAIS BOUII.LÎ CHEVROLET IMPALA 1977 DES ÎLES DE LA MADELEINE Coupé 2 portes, V-8 de 350 po eu., transmission automatique, servofrein à disques, servodirection, vitres teintées, valise électrique, couvre-tapis, dégi-vreur arrière électrique, air climatisé, automatique, panier à déchet, radio am-fm avec haut-parleur arrière, pneus radiaux, suspension renforcée, miroir téléréglable à gauche, enduit de plancher antirouille, garantie 36 mois/36,000 milles.Vous Du bonbon Si ça fait penser un peu aux Fêtes de la Saint-Jean de ces dernières années, rien d\u2019anormal à cela: \u201cUne fête populaire, ce n\u2019est pas de donner des discours aux gens, mais du bonbon.Et, quand c\u2019est la fête du pays, le meilleur bonbon qu\u2019on peut trouver dans le magasin.\u201d Donc, un événement apolitique?\u201cBien sûr! \u201d Autre hésitation: \u201cEuh, vous ne m\u2019enlèverez pas de l\u2019idée que les Saint-Jean - ¦ de 1975 et de 1976, qui étaient EN PLEINE SAISON À UN PRIX QUE V0U,5 AIMEREZ Unités: 7-516, 7-532, 7-580.- M8540 PAR MOIS pour 36 mois Taxe, liteme, service, assurance et la valeur résiduelle en surplus.PÊCHEURS UNIS DU QUÉBEC 18, boul.Laurier, Beloeil 467-2804,861-6339 y 382-5500 655-787, ru* du Marché-Central, Mentréal I LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 6 JUIN 1 977 A 4 éditorial , \u2022« ROGER LEMEUN president ni ediioui PAUL DESMARA1S president du conseil d administration \u2022 I YVON dubois directeur du I iitlormauon -, ALBERT TREMBLA Y secretaire tie la lodacLQn MARCEL ADAM eiiilonaiislo en chel JEAN SISTO Éditeur ad|Oitit Radio et télévision d'hier à demain 1 infiniment mieux défendue que la télévision canadienne.Et l\u2019impact culturel de la radip a été beaucoup plus positif que celui de la télévision.Quand M.Johnson écrit que \u201cc\u2019est la télévision qui a fait le plus pour améliorer la qualité de la langue parlée\u201d, il se trompe d\u2019adresse.C\u2019est à sa propre radio qu\u2019il devrait faire ce compliment.D\u2019une façon générale, le document du président est remarquablement indulgent pour Radio-Canada, Montréal.Ceux qui y voient l\u2019officine par excellence du complot \u201cséparatiste\u201d au Canada ne manqueront pas d\u2019exprimer leur surprise attristée.Il reste que M.Johnson y va de quelques critiques pertinentes.Il juge le réseau de langue française insuffisant dans les domaines du grand reportage et du documentaire sur les affaires intéressant l\u2019ensemble du Canada.Et, sans prononcer le mot, il déplore visiblement ce qu\u2019il faut bien appeler un impérialisme culturel de Montréal, état de choses dont se plaignent d\u2019ailleurs toutes les communautés francophones éloignées de Montréal.(Le même reproche est fait par l\u2019Ouest à Toronto.) Peut-être finira-t-on par constater que les \u201cimpérialismes culturels\u201d s\u2019annulent mutuellement?différentes de ce qui se fait déjà chez nos voisins.situation n\u2019a guère changé et nous avons essayé en vain de la corriger.\u201d Il ne reste plus, apparemment, qu\u2019à invectiver le séducteur américain.M.Johnson, après bien d\u2019autres, aligne les mots: impérialisme culturel, culture dominante, mercantilisme, domination culturelle étrangère.\u201cLe Québec lui-même, écrit le président de Radio-Canada, n\u2019échappe pas à cette réalité, et les Canadiens français eux-mêmes écoutent de plus en plus les émissions américaines, à mesure que la télévision par câble se développe.\u201d Si la barrière naturelle de la langue (le français naturellement au Québec) ne parvient pas à tenir à distance l\u2019envahisseur \u201cculturel\u201d américain, la situation au Canada anglais n\u2019est-elle pas irrémédiablement compromise?M.Johnson ne le pense pas, et il va proposer toute une série de moyens pour reprendre le terrain perdu.11 faut dire une chose clairement: on ne peut pas reprocher aux dirigeants de la radio-télévision canadienne de fonder leur philosophie des ondes sur le canadianisme.Même dans l\u2019hypothèse d\u2019un Canada politiquement intégré aux Etats-Unis, la régionalisation commanderait encore qu\u2019on produise au Canada des émissions Le long document du président de CBC-Radio-Canada, M.Albert Johnson, fait irrésistiblement penser au mot de l\u2019humoriste britannique Noel Coward décrivant l\u2019amant de la façon suivante: \u201cThe wrong man at the right place\u2019\u2019.(Intraduisible naturellement).Le \u201cwrong man\", en l\u2019occurrence, c'est-à-dire l\u2019amant, c\u2019est l\u2019Américain, plus exactement, la télévision américaine envahissante.Comme Radio-Canada et CBC sont deux solitudes au sein d\u2019un pays lui-même en proie à une double solitude (M.Johnson lui-même emploie cette expression), penchons-nous d\u2019abord sur le sort de CBC.Nous verrons ensuite cm nent les choses se présentent pour Radio-Canada.Mais qui donc est le mari trompé dans cette histoire?On l\u2019aura deviné, c\u2019est le gouvernement du Canada.Son public, ses contribuables, ses téléspectateurs sont séduits par la télévision américaine.D\u2019où le drame.Or, cette \u201cliaison\u201d dure depuis bientôt 50 ans.Le rapport du président A.W.Johnson ne dit pas autre chose: \u201cEn 1929, les stations américaines accaparaient plus de 80 pour cent des auditeurs canadiens.Pendant 50 ans, nous nous sommes dits révoltés par l\u2019impérialisme culturel américain; pourtant, en radio télévision la Ceci dit, il faut voir les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.Ce n\u2019est pas par les armes, par l\u2019intimidation, par le chantage que les Américains ont imposé leur télévision et leur cinéma.C\u2019est leur pouvoir d\u2019attraction qui joue.Or, à une heure où on semble vouloir prendre en considération les désirs et volontés des consommateurs, comment ne pas voir que c\u2019est librement et spontanément que le consommateur de télévision se tourne vers le produit culturel américain! On peut déplorer le phénomène.Mais comment le contrer sans s\u2019interposer indûment entre le consommateur d\u2019émissions et le producteur?En offrant mieux?Soit! Mais, alors, offrez mieux! Si vous le pouvez.On ne sait pas si c\u2019est pour le déplorer ou s\u2019en réjouir, mais le président de Radio-Canada constate que \u201cmalgré l\u2019attraction qu\u2019exerçaient sur les auditeurs certaines émissions américaines, le réseau français les a supprimées, pour faire place à des émissions autochtones\u201d.Faut-il enfermer la belle pour s\u2019assurer sa fidélité?C\u2019est une méthode qui nourrit facilement l\u2019illusion.La vérité est que la radio canadienne s\u2019est Guy CORMIER 62T7- e£T &OUtLcé&' ÇA /J3A Mt'&üJr De-Al Ai\\J I bloc'iiotes P/5C/T- ETD^r / ( f f Le procès de Gérard Filion 47 M Gérard Filion qui, durant une quinzaine d'années, a dirigé les destinées d\u2019un journal.Le Devoir, dont l'une des principales préoccupations a toujours été de défendre les droits des Canadiens français partout au Canada, se trouve lui-même aujourd\u2019hui dans une situation qui prouve que les choses n\u2019ont malheureusement pas tellement changé.En décembre dernier, M.Filion était accusé, en tant qu\u2019ex-prési-dent de Marine Industries, de conspiration dans une affaire de dragage impliquant plusieurs autres personnes et sociétés commerciales.Sur sept chefs d'accusation, deux visent M.Filion qui doit comparaître en septembre à Toronto.Or, comme le procès se déroulera en anglais, devant un juge et un jury de langue anglaise, M.Filion a écrit au procureur général de l\u2019Ontario pour faire valoir son droit d\u2019être jugé séparément et en français, par un juge et un jury francophones.Ses arguments sont, en gros, les suivants: en tant que Canadien de langue française, il a le droit d'être jugé dans sa langue puisque tout Canadien de langue anglaise peut être jugé dans sa langue partout au Canada, y compris au Québec, depuis toujours.Comme ce i est pas possible d\u2019être jugé en français à Toronto, il propose de saisir la justice du Québec de son dossier ou de tenir son procès à Ottawa où il pourrait être jugé dans sa langue.Selon lui, il serait possible de le juger séparément puisque les actes dont on l\u2019accuse sont censés avoir été commis au Québec et que l\u2019enquête préliminaire n\u2019a pas démontré qu\u2019il ait eu des contacts avec les coconspirateurs.Le procureur général de l'Ontario a refusé cette requête, en vertu d'arguments juridiques dont je ne puis apprécier la valeur, et de raisons techniques: un procès en langue française ne peut être tenu à Toronto, faute d\u2019un personnel francophone; tout au plus peut-on fournir une traduction simultanée.) Z I i v Cette affaire survient au moment où le Canada connaît la crise politique la plus grave de son histoire parce qu\u2019une multitude de Québécois francophones, et particulièrement le parti actuellement au pouvoir, croit que les Canadiens français ne peuvent être que des citoyens de seconde classe au Canada.: (K K .U I i ! El ( Parce que chaque citoyen a droit à l égalité de traitement devant la Justice, le procureur général ontarien devrait veiller à ce que ce procès soit non seulement juste et équitable mais qu\u2019il en ait aussi les apparences pour tous les Canadiens.& 1 \u2019 fi Marcel ADAM II Droits réservés f !¦ Le plan d\u2019action de la Société Radio-Canada M.A.W.Johnson, président de la Société Radio-Canada, vient de présenter a la population canadienne sa vision personnelle de la part que doit jouer la société d'Etat dons le contexte politique et culturel actuel.Il a décrit la philosophie et le plan d'action que voudrait adopter Radio-Canada.Nous présentons ici le sommaire d'une partie de ce plan d'action.Une seconde partie suivra demain.1.\tNous devons \u201ccanadianiser\u2019\u2019 les programmes de télévision de langue anglaise.\u2014\tAugmenter le contenu canadien d'une demi-heure par semaine pour la saison de télévision commençant en 1977.\u2014\tAccroître progressivement d\u2019une demi-heure ou plus par semaine et augmenter le contenu canadien chaque année par la suite, jusqu\u2019à ce que l\u2019on obtienne une programmation essentiellement mais non exclusivement canadienne sur le réseau de langue anglaise.\u2014\tL\u2019objectif pour le contenu canadien est d\u2019environ 80% pour le début des années 1980.\u2014\tLes émissions ai Llsiiques, dramatiques, d\u2019actualité et de variétés seront en bonne place dans la \u201ccanadianisa-tion\u201d, bien que tout programme canadien susceptible d\u2019intéresser de grands auditoires canadiens, puisse aussi partie de la programmation.\u2014\tA partir de l\u2019automne 1978, au moins un programme canadien de plus sera mis à l\u2019affiche entre 20 et 22 heures et, par la suite, la priorité pour ces deux heures sera donnée à une programmation populaire canadienne.\u2014\tLe \u201cStar System\" sera renT forcé de façon substantielle^ la télévision de langue anglaise.\u2014\tNotre premier objectif est une programmation canadienne pour les auditoires canadiens, et nous ne devons pas concevoir nos productions pour un auditoire international en diluant le contenu canadien.\u2014\tLa notion du service public doit passer avant toute considération de revenu mais Radio-Canada n\u2019éliminera pas la publicité.\u2014\tLa stratégie commerciale actuelle sera modifiée afin que nos revenus soient basés sur des programmes populaires canadiens et non sur des programmes américains.\u2014\tNous avons l\u2019intention d\u2019inviter de grandes sociétés commerciales à se joindre à Radio-Canada à l\u2019occasion de programmes spéciaux.\u2014\tNous ferons appel à de nouveaux talents pour la programmation des émissions dramatiques et des spectacles de variétés.\u2014\tUn financement accru est prévu dans le développement de textes et de projets pilotes, la formation du personnel de production et le développement de jeunes écrivains et de jeunes comédiens.\u2014\tUne aide financière supplémentaire est prévue.pour la production des programmes d\u2019information.\u2014\tL\u2019implantation rapide de nouvelles installations de production est nécessaire à Toronto.\u2014\tOn prendra en considération l\u2019impact financier de la \u201cca-nadianisation\u201d de la télévision de langue anglaise sur les stations privées affiliées à Radio-Canada.2.\tNous devons présenter uçe image plus complète du Canada tout entier dans le réseau de télévision de langue française.\u2014\tLes grandes questions et les événements à l\u2019ordre du jour dans toutes les régions du Canada seront mieux couverts dans la programmation du réseau de télévision de langue française.\u2014\tOn aura davantage recours à des reporters postés dans tout le Canada pour les émissions en langue française.\u2014\tDes nouvelles plus détaillées seront présentées au Téléjournal lequel pourra durer plus longtemps et il y aura une extension des programmes d\u2019actualités.\u2014\tUne programmation sera élaborée pour faire connaître les héros canadiens, les mythologies et l\u2019histoire politique du pays.\u2014\tDavantage de nouvelles locales sont prévues pour les régions francophones en dehors du Québec.\u2014\tOn intensifiera la recherche de jeunes écrivains et de jeunes réalisateurs francophones non seulement au Québec mais aussi dans les autres communautés francophones du Canada.3.\tLe réseau de télévision de langue française et celui de langue anglaise doivent présenter de façon plus efficace le Canada français aux Canadiens anglais et le Canada anglais aux Canadiens français.On procédera de plusieurs façons.\u2014\tIl y aura des entreprises conjointes lors d'occasions spéciales, peut-être six fois par an.\u2014\tChaque réseau portera plus d\u2019attention à l\u2019autre solitude dans le cadre de programmes réguliers et dans les programmations nouvelles.\u2014\tDes projets conjoints concernant l\u2019histoire sociale du Canada, les héros populaires et les mythologies, seront planifiés.\u2014\tDes émissions dramatiques et des spectacles de variétés seront produits conjointement.4.\tLa programmation régionale du réseau de langue française et celle du réseau de langue anglaise devront être améliorées.\u2014\tLes périodes de temps locales serviront essentiellement pour la programmation locale et régionale et non pour les émissions américaines.\u2014\tLes stations locales de télévision de langue anglaise commenceront immédiatement à réduire leur contenu américain et à le remplacer par des programmes produits localement ou d\u2019autres programmes touchant des régions canadiennes.\u2014\tNous pensons accroître le nombre d\u2019émissions locales de divertissement (drame et variétés) dans toute la mesure du possible.\u2014\tNous prévoyons le renforcement des programmes Hourglass dans les stations locale, de télévision de langue anglaise et la création de programmes locaux d\u2019affaires publiques, y compris des documentaires.\u2014\tIl sera particulièrement important pour la programmation locale, de décrire les activités culturelles des divers groupes ethniques de chaque communauté.Cette programmation doit être développée de concert avec tes autorités locales et les groupes ethniques.5.\tLa programmation en information est le service le plus important fourni par Radio-Canada.Elle doit être enrichie du point de vue reportage et présentation des événements critiques de ce pays.\u2014\tL\u2019émission The National devra durer une demi-heure.Quant au Téléjournal, il sera étoffé pour mieux décrire ce qui se passe un peu partout au Canada.\u2014\tOn présentera davantage de documentaires d\u2019une heure.\u2014\tRadio-Canada doit avoir un plus grand nombre de journalistes spécialisés.\u2014\tNous allons réaliser une série de séminaires concernant les nouvelles et les affaires publiques, avec nos journalistes et des spécialistes oeuvrant dans divers domaines au Canada.Le premier séminaire aura lieu l\u2019automne prochain.Il aura pour thème l\u2019intégrité journalistique.6.\tLa radio de Radio-Canada doit garder le rôle spécial qu\u2019elle joue au sein des media.\u2014\tLa radio de Radio-Canada continuera à se distinguer dans sa programmation.Le réseau FM se penchera sur les arts, la musique et le drame et le réseau AM touchera les mêmes thèmes en y ajoutant des programmes plus variés.\u2014\tLa radio de Radio-Canada est destinée aux Canadiens qui cherchent une programmation plus riche, qu\u2019il s\u2019agisse de musique classique, de jazz, de conversations sérieuses ou de facéties.\u2014\tI es cotes d\u2019écoute ne doivent pas servir de but à atteindre.Nous ne devons jamais nous éloigner de notre objectif principal qui est d\u2019éclairer le public dans le sens large de cette expression même si nous souhaitons que le plus grand nombre possible de Canadiens écoutent nos programmes.\u2014\tLa radio de langue française s\u2019efforcera de plus en plus de faire connaître l\u2019ensemble du Canada à ses auditoires francophones tout en donnant une bonne place à la programmation régionale.\u2014\tLa radio de langue anglaise a aussi son réseau AM et son réseau FM.\t; \u2014\tLa plus grande priorité dans le domaine de la radio est Ja construction de nouveaux émetteurs pour remplacer lies stations privées affiliées cjui n\u2019émettent pas assez de programmes produits par Radio-Canada.C\u2019est ainsi qu\u2019il Va falloir 31 émetteurs de plus.En ayant les fonds nécessaires, nous pourrions disposer de ces émetteurs en 1983.\t; \u2014\tUne autre grande priorité est l\u2019extension du réseau FM dans tout le Canada.Notre objectif est de mettre la radio FM de Radio-Canada à la portée de 75% des Canadiens en 1983.Actuellement, environ 55% des Canadiens la reçoivent.\u2014\tCela signifie que plus de 36 émetteurs FM devront être établis dans des villes, d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada, au cours des six prochaines années.\u2014\tUn mélange de programmes AM et FM sera préparé polir les régions qui ne sont pps desservies par la radio FM de langue anglaise de Radio-Canada.¦ i faire l I l (à suivre) \\ .^51-fir: ft A 5 lettres
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