La presse, 21 juin 1975, D. Arts et lettres
[" > BSBBROTTtSSKS R5SSSni|pr3CTSD koiu,BBWH\traWS®aEŒB ^PM.mniM.ii |\t|\t\\f\u2014( CULTURE ET COMMUNICATIONS 1 kO Montréal, samedi 21 juin 1975 91 u année/No 147 CAHIER D Pink Floyd: le grand rassemblement par Georges-Hébert Germain am - \u2022mm ; æ'\u201dïW 1 - isssül -A s @0# - w W .* a I- ;X - - - _* \u2014i SPSe*»'3?.\u201cSI r;,i \" % ': SIS / i \u201c-\u2022¦:¦¦\t.'i'\" ' G/-.: fm .' 4 .1 gBBlflJHM HÉèëéIééééI'ÿm MgmÆimmm % A# %- k * i%st§r ':- .>-¦ ' mm i m 8 H ^#9 % m m a il -1 % pi|pE v V ws mm L:vf$»'r: ,^fela*WK: r ¦vr\" wmM u., r m R ^ a- rJSi - mS m gas rsa&>.Tri iSSs» \", tw% i m IF\"' Bl -, $3B aw ws*i a M \u20224^dr\" Sa L v%'\\- J*' % & % » wp.i?z* iC Ni-::.- i 1 %é.£ii ws T- \u2019.Sg âr k»> ùk * & m as t.* 1 v: *»> -1 \u2022 j T, |- v; vVV KŸ:, a 'fit > \u2022 \u2022:.-\t: \u2022 - /v ; -.\u2018ÿ- ?J : '.vv; \u20221 T > v: Vit A \u2022ii-'r- \"f Né à Hull: Jean Dallaire L\u2019été s\u2019appelle Dubé par Gilles Toupin par Martial Dassylva Poene, 1946 y?\u2019 ».W3ÊÊ \\\\ fcà # HI ®r/ .3% .v« > Z : i -i : - M 1 *™s8r** R5j m Ri .iir\"3™ r Æ 4R y?-.,-.-:* J *™ ¦ / : y A * ¦ w m ' - - -J S -, SBh> % ¦it I * « # *m * Êk * # ¦wi V'.p- ,-x ¦x y: M >» /- 1 SB à I m m W- w mi 1 ' ti: * % % m a*.'\"* Ü 3* k i mm k^r'\" i s V\" m,:' m K a 0 % ?8 I 1 k:\t¦ mm m ¦y a ;G: .i m sm s isspi 1$3 a MB \"% 'liaht:,: v $ I A- g 50 ¦ % m .mm Hti ¦feAv' V.T FC a =i l\u2019Asie, de l\u2019Afrique et de l\u2019Amérique latine \u2019.Suprême astuce, dans ce combat où tous les coups sont permis, en cas \"d'échec ou de révélation inopportune, le gouvernement des Etats-Unis pourra formuler un démenti ou des dénégations plausiblesOn pense à Stendhal: \"Tout gouvernement ment, celui des Etats-Unis davantage.\" Ah! ces vieux rêves qui se déchirent dans un équarrissage de.charogne.Notamment dans ce document de trois cents pages présenté par la Commission Rockefeller qui, bien qu'édulcoré, constitue pour le New-York Times \"un tableau accablant d'actions illégales et inadmissibles menées contre des citoyens américains dans les secteurs les plus divers et pendant une longue période.\" Mais surtour l'abcès devait crever avec le livre de Victor Marchetti et de John D.Marks, \u201cle seul ouvrage que le gouvernement des Etats-Unis ait jamais fait censurer par décision de justice avant sa publication\".Et pour cause.Les auteurs ayant été des rouages importants de cette machine dont le président Truman qui.pourtant lavait créée, devait déclarer: \"J'ai été fort troublé de voir à quel point la CTA avait dévié de ses fins originelles.\" Façon éléganie de parler des \u201copérations de guerre camouflées en temps de paix\" qui constituent le menu quotidien de ces \"défenseurs de la liberté\".Par les temps qui courent, il serait mal venu de ne pas lire ce livre.Du moins, il pourra nous apprendre, à défaut de pouvoir les neutraliser, les mécanismes dévastateurs de' cette \"entreprise de liberté\".Et surtout, par qui\" et comment certains pays, un beau matin, se retrouvent orphelins de leur.liberté.Charles DAVID créateur et du \u2018\u2018scanning'1 inconscient, ainsi que les conclusions de l'auteur sur le rôle thérapeutique de l'art.Voiei nouvelles Il s'agit également rie techniques thérapeutiques de créativité, mais sur un plan plus quotidien, dans le livre de trois psychologues intitulé: \"Changements, paradoxes et psychothérapie\".Chacun fait face, au cours de sa vie.à des blocages qui ne peuvent se résoudre que par lin saut dans l'inconnu.Cette réorientation est comparable au travail de l'artiste surmontant par la créativité une situation névrotique.La méthode préposée par nos auteurs parait à premiere vue assez simple et se fonde sur l\u2019application à la vie pratique des théories mathématiques de groupes et de types logiques.On y démontre, par exemple.ordre\".Mais qui met à nu une vaste opération de contrôle de milliers d\u2019Américains dans leurs droits les plus élémentaires.La pointe de l'iceberg de machinations sordides, en dépit d'efforts inavoués et surtout inavouables, fait lentement surface, balaie un président.A la pointe de cet iceberg, un drapeau domine tous ces parangons de la crapulerie moderne: celui de la CIA.Véritable Artésienne des jeux politiques :\ton en parle tout le temps, mais on ne la voit jamais.ou trop tard.Pourtant, clic existe, bel et bien.Elle est le produit du \u201cculte secret d'une dangereuse puissance\".recrutant ses adeptes.dans Tes 'centres de décision de la grande industrie, du commerce, de la finance et de la main-d'œuvre\", et ses sympathisants \"parmi les organismes qui exercent une importante influence sur l'opinion publique\", protégée et régie par Tes autorités du gouvernement fédéral des Etats-Unis\".Et tout ce beau monde a pour objectif de \"soutenir de façon clandestine, et généralement par des moyens illégaux, la politique étrangère des Etats-Unis, et de contenir simultanément l'expansion de son ennemi juré \u2014 le communisme.Ce culte a traditionnellement entretenu l'espoir de promouvoir un ordre mondial dominé par l'Amérique, devenue de façon incontestable la plus puissante des n ations.Néanmoins, à l'heure actuelle, ce rêve a assez mal supporté l'épreuve du temps et les déconvenues ont été fréquentes\".En conséquence, les objectifs étant devenus moins grandioses, \"m a i s tout aussi contestables\", le culte a décidé de \"renforcer un rôle que l'Amérique s'est elle-même attribuer : assumer la direction de l'évolution sociale, économique et politique des nations en voie de développement de que des changements opérés à I inté ri cur d'un groupe ifamilial, social, etc.) n'apportent aucun changement au système lui-même.Il de viendra donc nécessaire, dans les cas où le conflit demeure, d'envisager une solution transformant le jeu même du système par un saut créatif qui en change les données.Les auteurs montrent en quoi la compréhension des théories mathématiques citées plus haut aident à créer cette ouverture vers des voies nouvelles.Leur méthode s'applique tant aux problèmes courants qu'à ceux de la création artistique, mais assez paradoxalement, les solutions présentées dans le livre nous ramènent avec monotonie et sans le remettre en question à un fond de convention sociale qui est peut-être le véritable fond du problème.les voies de la création libératrice les moyens techniques qu'il emploie.Les deux auteurs partagent cependant 1 a même rhéfiance à l'endroit de \"la science et de la santé mentale.Ils ont aussi en commun le goût du suspense.poussé chez Puig jusqu'à l'extrême.Là où ils s\u2019opposent radicalement, c'est dans l'utilisation de l\u2019écriture.Autant Casares évite l\u2019expérimentation, autant Puig s\u2019efforce de varier les approches \u2014 passant du simple compte rendu au délire \u2014, les points de vue et les éclairages.A un chapitre purement descriptif succède une séquence toute lyrique.Mais ce qui compte, à la fin, c'est l'assemblage de ces divers tableaux qui finissent par constituer la critique d'une classe moyenne fascinée par les mythes américains et incapable de trouver en elle-même son propre dynamisme.C'est moins dans cette écriture sèche que dans la construction du roman qu'on découvre l'originalité d'un écrivain habile certes, mais dont les artifices sont un peu trop \\oyants.et qui se contente de constater qu'on ne guérit pas de ses infirmités, tout comme le personnage rie Casares affirmait ne pouvoir aimer sa femme sans ses défauts.C'est peut-être une forme de sagesse que notre époque a le tort de méconnaître, à sa- ¦ g m£ i\u2018S-4 4 % m I ¦ PAR JEAN-CLAUDE DUSSAULT F F \"L'Ordre caché de l'art\", par Anton Ehrenzwelg, cell.Connaissance de l'inconscient, Gallimard 1974.358 p.\"Signes, symboles et mythes,\" par Luc Benoist, cell.Que sa i s je?PUF 1975.124 p.\"Changements, paradoxes et psychothérapie\", par P.Watzlawick, J.Weakland, et R.Fisch, édit, du Seuil 1975.184 p.L'ORDRE CACHE de l\u2019art, c'est celui qui échappe aux structures conscientes du moi.Tout acte créateur met en jeu un processus rie \"scanning\" ide balayage i.dp saisie non-différentiée de tout un champ de possible.Autrement dit.l'artiste ou le créateur ne pourrait faire consciemment un projet précis du développement de son oeuvre sans tomber dans l'aridité et la répétition.On a longtemps prétendu que l'artiste peintre, par exemple, saisissait d'abord les structures les plus simples.de type géométrique, comme essence de la forme Anton Ehrenzwelg démontre, au contraire, que la vision synchrétique de l'artiste s'attache aux caractéristiques individuelles ou particulières, oubliant les structures abstraites, et qu elle est en relation directe avec la fantasmatique inconsciente.\"On peut établir comme loi psychologique générale que toute recherche créatrice suppose que l'oeil interne fixe une multitude de choix possibles.qui mettraient en échec total la comprehension consciente\" ip.691.Dans le même ordre d'idées.l'importance de l'utilisation du symbole dans la recherche créatrice tient à son caractère englobant, c'est-à-dire \"à la coexistence nécessaire d'un vague de détails avec une vue d'ensemble comprehensive\".Dans son petit livre récent sur les \"Signes, symboles et mythes \", Luc Benoist fait ressortir à ce propos l'ambivalence, la polyvalence des symboles comme langage échappant partiellement au contrôle rationnel et débordant les zones délimitées par la pensée discusive.Ehrenzwelg établit, ri e son côté, un parallèle intéressant.même si l'exposé en parait un peu long pour la patience du lecteur, entre la création de l'artiste et le thème du dieu mourant et renaissant que l'on retrouve dans toutes les mythologies.Malheureusement.\"L'Ordre caché de l'art\", publié originellement en anglais en 1967.porte déjà la marque du temps et certaines dissertations sur les composantes de la personnalité ma Adolfo Bioy Casares.retrouvée n'était plus que le corps de Diana doté d'une âme étrangère, tandis que l\u2019âme de Diana habitait le corps d'une grande chienne triste.Tout ça raconté le plus simplement du monde, sur le mode linéaire.à la Stevenson, sans le moindre éclat d'écriture, comme si l'horreur d'un couple décomposé appelait ce ton feutré, ce dépouillement.ce calme constat dont on s'éloigne considérablement en abordant le dernier roman de Manuel l\u2019uig.auteur de La trahison de Rita Hayworth et de Le plus beau tango du monde.Le goût du suspense Le fantastique qui nous vient de L'Argentine Chez Puig, davantage influencé par le cinéma et \" '°\u2018r Qu on ne change pas les âmes sans changer la vie et inversement.plus jeune, ce n'est pas l'humour qui établit la distance entre ses personnages et lui, ce sont plutôt 4*«x Àsàiépt André MAJOR (collaboration spéciale) DORMIR AU SOLEIL, d'AdoIfo Bioy Casares.Traduit de l'argentin par Françoise Marie Rosset.Coll.Pavillons.Laffont.282 pages.LES MYSTERES DE BUENOS AIRES, de Manuel Puig.Traduit de l'espagnol par Didier Coste.Aux Editions du Seuil.221 pages.A l\u2019intérieur de ce qu'on appelle par commodité la littérature latino-américaine.il y a autant de littératures qu'il y a de nations dont le dénominateur commun n'est pas aussi evident qu'on inclinerait à le croire.Il suffit de s'intéresser d'un peu plus près à la littérature argentine pour se rendre compte qu'on est loin du Pérou, du Chili ou du Guatemala.Les écrivains argentins, de Borges à Cortazar en passant par Casares et Puig.écri- vent à froid, à distance, plus prés du fantastique à l'anglo-saxonne que des courants indigénistes ou populistes qui marquent encore les littératures voisines, bien qu'on remarque, chez Lima et Llosa surtout, un contre-courant critique.Tout comme son ainé, collaborateur et néanmoins ami Borges, Bioy Casares travaille à partir d'une réalité hantée, insidieusement convertie en cauchemar, comme c'est le cas de Dormir au soleil, son septième livre paru en français.Chose qui étonnera sans doute, le roman est très précisément situé dans un quartier populaire de Buenos Aires, parmi des anonymes dont la simplicité ne les protège pas contre les influences maléfiques.Le narrateur, car il s'agit d'une suite de lettres destinées à un ami auquel le lecteur bientôt s'identifie, est aussi le héros crédule de cette histoire de fou qu'il raconte avec un humour d'autant plus efficace qu'il est involontaire.C'est simple : Diana, la femme du narrateur-horloger, disparait.enfermée dans un hôpital psychiatrique.Dès lors, le mari couve une langueur qui perdurera même après avoir retrouvé sa Diana qui n'est plus vraiment sa Diana, sa guérison l'ayant privée de ses défauts.Ce n'est que plus tard, apres avoir été lui-même interné, par suite de son incapacité à accepter la nouvelle Diana, que Lucien Bordenave découvre le pot aux roses: la clinique n'est rien d'autre qu'un laboratoire où de machiavéliques chirurgiens opèrent des transferts d'âmes.Ainsi donc, la Diana qu'il avait B S.Si H T fliTH : r.tr BExoi La CIA épinglée Jt is> %) y, i I ï leurs pays, ont choisi de faire reculer les spectres de l'ignorance, de la dépravation morale et voulu défendre les libertés.inéluctablement le sigle surgissait.On ne prête qu\u2019aux riches.Les limites de crédit de la CIA semblent insondables.Omniprésence de la puissance de la CIA Puis, bêtement, survint au détour d'une trajectoire \"La CIA et le culte du renseignement\" par Victor Marchetti et John D.Marks, collection Notre époque, éd.Robert Laffont, traduit de l'américain par Guy Durand, 1975, 365 pages.Coup d'Etat renversant Mossadegh en Iran.Putsch militaire au Guatemala entraînant le départ de Jacobo Arbenz.Intervention de l'armée grecque: La Démocratie est mise sous le boisseau.Manipulation des syndicats en France.Liquidation de milliers d c Vietnamiens pour mieux assainir le pays.Déstabilisation d'un gouvernement chilien légalement élu.Trafic de l'opium en Asie du Sud-Est.Multiples complots pour décapiter physiquement les pouvoirs politiques de pays étrangers.La liste n'est pas exhaustive.Aucun lien entre cas différents événements qui.à un moment donné, ont défrayé la chronique internationale.Aucun lien sinon un sigle: CTA.Partout dans le monde où des hommes de bonne vo-l.-ité ont tenté de promouvoir le sort de leurs concitoyens, se sont élevés contre l'exploitation chontée de en rapport avec la création paraissent un peu surannées, de même qu'une certaine critique que fait Fauteur de l'art contemporain.On retiendra surtout la première partie du livre, qui traite des techniques de dédifférentiation dans l'acte Mes reçu / SOUVENIRS EN VRAC, par Albert Tessier, 267 pages.Editions du Boréal Express.Prix: $8.75.VIVRE C'EST VENDRE.par Jean-Marc Chaput, 183 pages.Editions de l\u2019Homme.Prix: $4.00.VIVRE EN PLEIN AIR, par Pierre Gin gras, illustrations.216 pages.Editions de l\u2019Homme.Prix: $4.00.HOSTO BLUES, par Victoria Thérame.476 pages.Editions des femmes.PATRONAGE ET POLITIQUE AU QUEBEC (194419721.par Vincent Lemieux et Raymond Hudon, avec la collaboration de Nicole Aubé, 187 pages.Editions du Boréal Express.Prix: $6.00.COMMENT ON FABRIQUE UN PREMIER MINISTRE QUEBECOIS (de 1960 à nos jours i, par Jacques Benjamin.190 pages.Editions l'Aurore.Prix: $5.95.COMMUNICATION ' D E MASSE ET CONSOMMA.TION DE MASSE, en collaboration, sous la direction de Claude Cossette.Editions du Boréal Express.Prix: $18.50.CONFIDENCES DE GIOVANNI, par Marc Roberge.159 pages.Editions Neptune Inc., Laval, Qué.Prix: $4.50.suite en D 10 PAMPHLET SUR LA SITUATION DES ARTS AU QUEBEC, par Laurent-Michel Vacher.138 pages.Editions l'Aurore.Prix: $5 50.CUISINE SANS CHOLESTEROL, par Marthe Boudreau Page.Michel Page et Diane Morand.127 pages.Editions du Jour.Prix : $4.50.SOUMISSION A L'AUTORITE, par Stanley Mil-gram, 268 pages.Éditions Calmann-Lévy.ELOGE DE LA SOCIETE DE CONSOMMATION, par Raymond Ruver, 331 pages.Editions Calmann-Lévv.CHOIX COLLECTIF ET PREFERENCES INDIVIDUELLES, par Kenneth J.Arrow.234 pages.Editions Calmann-Lévv.LA FIN DE LA VIE PRIVEE, par Gerald Messadié, 210 pages.Editions Calmann-Lévy.LES CONTRE L'ETAT BOURGEOIS Iavril et mai 1972t, par Diane El hier.Jean-Marc Piotte et Jean Reynolds.274 pages.Editions l'Aurore.Prix: $7.95.ASPECTS DE LA MARGINALITE AU MOYEN AGE, par Guy-H.Allard, Bernard C h a p u t.Claude Gagnon, François-M.Gagnon, Jean Goulet, André Paradis, Bruno Roy, Raymond St-Jacques et Claude Sutto.illustrations, 174 pages.Editions l\u2019Aurore.Prix: $7.50.LES ORDRES, film de Michel Brault, dossier préparé par Gilles Marsolais, illustrations.127 pages.Editions l'Aurore.Prix: $4.95.VOUKMVV- it! i jatNO.NVJtK: la CIA et le culte du Renseignement \\ \\ tsrvc-tur h ni* n #\tLivres québécois: 2 pour 1 (50% de réduction).\u2022\tLivres format de poche: 3 pour S2.00 (format simple) (Folio - 10/18 - G.F.- Idées).LF r- VENTE RÉGIME DU SCORPION.Comme toute personne au régime, le Scorpion Langelier doit perdre des livres.C'est pourquoi il vous offre des réductions aussi importantes que celles-ci: LA VENTE RÉGIME: du 16 au 28 juin presque sans histoires, ce petit incident.Un vulgaire accident de parcours.\"Un cambriolage de troisième les best-sellers de la semaine 1\tRAPPORT DE LA COMMISSION D ENQUETE SUR L'EXERCICE DE LA LIBERTE SYNDICALE DANS L'INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION 2\tLES FORCES DE LA VIE 3\tLA GRANDE TRAVERSEE (ASTERIX) 4\tLE CHENE ET LE VEAU 5\tGUIDE DU CITOYEN LIBRAIRIE DU SCORPION TRAVAILLEURS Editeur Officiel du Québec Laffont Dargaud Commission Cliche Martin Gray Goscinny 3 ¦Il 11 : 1 \u2022 20% de réduction sur le prix de tous les livres en librairie.o Choix important de romans, littérature, livres d\u2019art, poésie, best sellers au prix spécial de 51.00, S2.00 et 53.00.Il Alexandre Soljénitsyne En collaboration Le Seuil Editeur Officiel du Québec Laffont l'Homme 6 .1 ¦ il 6\tLE LIVRE DE LA VIE 7\tCOMMENT NOURRIR SON ENFANT 8\tAINSI SOIT-ELLE 9\tLE TRIP QUI GUERIT 10 NEMESIS MEDICALE Martin Gray Louise Lambert-Lagacé 1 1 -i CENTRE LANGELIER Benoîte Groulx Pierre Clément Ivan Illich 7 Grasset Dargaud Le Seuil (angle Jean-Talon et Langelier) 1 6 254-6402 Restaurant Les i stes nous on?o'âcteusen-.enî fournies, per ecr.t, par les htrelrles su ventes .de rAc»mn (Québec).uuch»rme.du Riche* eu !Sa.nî-Jear).Dussault, Guérin, Liaisons-Verdun, Lidec.Martin (Josette).Raff.n, Reg one le fCnicou\u2019imi).Scorpion-Lange 1er, Servidec et Sons et Lettres.Notre dern.ere colonne indique *\u2022 nomore oe semaines ' oest-seiler'* de chaque titre.VALENTIN vous présents STEVE FISET ! Nous, les comiques Le Grand Blond avec \u2022 « ^ *\u2022 ¦ une chaussure noire F -.V L'-î A la télévision _ de Radio-Canada.m .En vedette: Pierre Richard et Mireille Darc Une comédie réalisée, par Y.ves Rôbert ÉCRIVAIN PUBLIC RÉDIGE POUR VOUS Le samedi;à 20 heures / - \u2014____________/ 23 au 28 juin SPECUCUS: 22h00 il MINUIT 291 ouest, avenue Mont Royal nsiivtnois 849-1371 vo* lettres, vo» rincoun.vos tente» publicitaire» et vo» bon» mot» le TEL.à MARC 932-3754 2T A PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 JUIN 1975 0 2 y ¦$ r y ¦ ¦'tu.! V k\" Variations concrètes sur un thème abstrait ques.A quelques exceptions près, JeS écrivains québécois favorisent la création d\u2019un Etat souverain.Comme à chaque année, les écrivains québécois ont donc voulu faire connaître à leurs collègues étrangers les raisons de ietfr option.Les actes du colloque révèlent que le message a non seulement été transmis, mais surtout qu\u2019il a été reçu.Il est assez surprenant d\u2019apprendre que c'est un écrivain français qui a suggéré aux écrivains québécois de faire connaître au monde entier, en signant un manifeste, leur position sur l'indépendance du Québec.Des écrivains étrangers présents s\u2019engagent même à appuyer, dans leurs pays respectifs, ce manifeste.Il est plus surprenant encore de constater, huit mois et plus après le colloque, que l\u2019idée jugée opportune n'a produit encore aucun résultat.Telles sont donc, en résumé, les questions qui ont été débattues en octobre dernier.Questions subsidiaires mais révélatrices.Quant aux discussions sur le thème proprement dit, il faut évidemment retourner aux actes pour s\u2019en faire, chacun pour soi, une idée d\u2019ensemble.vains québécois appartenant à l\u2019école traditionnelle ou à l\u2019école moderne (je simplifie grossièrement) ont dû vider une querelle latente.Au départ, le choc fut passablement brutal.Imaginez des écrivains, donc des pairs, se dire en pleine face qu'ils ne se comprennent pas du tout! Des écrivains québécois ont osé le dire à des écrivains étrangers, ce qui révèle au moins une certaine liberté d'esprit.Les communications préparées d\u2019avance ont tout de même été présentées, mais les discussions ont bénéficié de cette porte ouverte, avec fracas, sur un dialogue qui pour être plus simple et plus discret, n'escamotait pas pour autant les préoccupations de chacun.Et le colonialisme Une autre question, qui n\u2019était pas prévue au programme, a surgi au cours de la Rencontre.Elle est liée d'assez près à la querelle des anciens et des modernes.On l'a sans doute deviné: il s'agit de l'hypothétique colonialisme culturel de la France.Comme tout a été dit sur le sujet, les participants à la Rencontre n'ont rien ajouté d'inédit.A la lecture des actes, on se rend compte, en tout cas, que les participants français ne se considéraient pas comme les démarcheurs d\u2019une telle entreprise.Ce que tout le monde sait, d'autre part, c\u2019est que le colonialisme commercial de la culture, pratiqué par les distributeurs français de livres, favorise une diffusion à sens unique de la production littéraire de la France.Ceux qui écrivent en français, hors de France, sont évidemment frustrés de constater qu\u2019il leur est impossible d'aller chercher des lecteurs là où le bassin est le plus considérable.Sur le colonialisme culturel Ici total) français, les interventions les plus remarquables sont celles d\u2019un Algérien, Rachid Boudjedra, qui parle, ni plus ni moins, de \"\u2018détruire la langue française\u2019\u2019.Ce genre d\u2019intervention, intelligemment nuancée, a provoqué des discussions qui rejoignent, d\u2019une certaine façon, nos propres préoccupations linguistiques.Et nos préoccupations linguistiques, personne ne l\u2019ignore, sont liées de très près à nos préoccupations politi- ; liberté I recHnvnr EST-ELLE RÉCUPÉRABLE?occeeoeia.renooncœ auéoéoaæ incemobonoie aes éorl'/air'G PAR REGINALD MARTEL L'ECRITURE EST-ELLE RECUPERABLE?, actes de la Rencontre québécoise internationale des écrivains, du 5 au 8 octobre 1974.In: Liberté, numéro 97-98, janvier-avril 1975, 346 pages.($3).LIBERTE vient de publier les actes de la dernière Rencontre québécoise internationale des écrivains.C\u2019est un monument qu\u2019on ne se lasse pas de visiter, parce qu\u2019il réserve de nombreuses surprises, parce qu\u2019il invite le lecteur, en lui laissant tout le temps qu\u2019il faut, à réfléchir sur les deux ou trois questions \"littéraires\" qui sont fondamentales, tout autant pour les écrivains d'ici que pour ceux d'ailleurs.Monument dont la moindre originalité n'est pas d'avoir été construit, du moins en partie, dans une certaine spontanéité, et par des architectes qui n'ont pas fréquenté les mêmes écoles.Ii y manque pourtant, et c'est infiniment regrettable, ce qui est peut-être la clé de voûte : une conférence de Gaston Miron, pourtant partie intégrante du programme.Le document, quoi qu'en dise la note de gérance, n\u2019est donc pas complet.Il l\u2019est d\u2019autant moins qu\u2019on peut lire plusieurs allusions à cette conférence qu\u2019on imagine magistrale, au sens courant bien sûr.Dans la tension Le thème de la Rencontre, on se le rappelle peut-être, était \"l\u2019écriture est-elle récupérable?\" On peut discourir longtemps sur le choix de ces deux mots, écriture et récupérable, et les participants n'ont pas raté l'occasion, pas plus que celle de discourir également à propos du texte de présentation du sujet, rédigé dans cette forme un peu spéciale qui appartient à l'aile austère de l'équipe de Liberté \u2014 austérité intellectuelle, cela va de soi.Ce texte répond, avec les détours qui sont de rigueur, à la question posée: \u201cPar définition, l\u2019écriture ne peut-être qu\u2019une transgression du général qu'est le champ des idéologies.\u2019\u2019 Les participants, comme on le devine, et qu\u2019ils fussent originaires du Québec, des Etats-Unis, de France, d\u2019Algérie, du Danemark, de la Belgique ou d'ailleurs, ont traité à leur guise et de la question et de la réponse, et d'autres questions et d'autres réponses, dans un jeu d'échanges qui a commencé dans ce qui semble être une extrême tension, pour se terminer en fraternelles accolades.Je n'ai pas l\u2019ambition de résumer ce que contiennent les quelque trois cents pages du numéro spécial de Liberté consacrées à la Rencontre.J'en serais d'autant plus incapable que le discours de plusieurs participants m'échappe tout à fait, surtout quand il se veut une réflexion- à je ne sais quel degré, sur les théories de la pratique textuelle.Nous voici déjà arrivés à une de ces deux ou trois questions fondamentales qui ont donné à la Rencontre son climat.De toute évidence, la république est divisée.Voici d\u2019une part ceux qui pratiquent la littérature comme on pratique n\u2019importe quel métier: le mieux qu'ils peuvent, sans s\u2019interroger à l'infini sur le sens ou sur les sens de cette activité: et voici d'autre part ceux qui ressentent le besoin d'inscrire leur pratique dans les cadres d'une théorie de la littérature ou, si on veut, de l\u2019écriture, il va de soi que les deux attitudes sont légitimes.Il va de soi que les heurts, entre ces deux types d'écrivains, sont inévitables.Une autre urgence Les premiers verront dans ie cadre théorique-critique une menace à l\u2019exer- cice spontané, parfois q u a s i sauvage, de l\u2019écriture; les seconds jugeront au contraire que l'appareil théorique nourrit l'oeuvre et s'en nourrit, et qu\u2019il la projette comme nécessairement dans le champ très vaste du social, donc de l\u2019histoire, avec laquelle elle tisse des liens déterminants.Le conflit \u2014 puisque conflit il y a eu \u2014 tient à cette opposition, qui n'a rien de superficiel ni d\u2019incident.Il y a dix ans à peine, les gens de Tel Quel ou de Change n'auraient pu être entendus ici, parce que la notion même de littérature occupait en France et au Québec des lieux historiques tout à fait différents.Bêtement dit: nous avions à bâtir une littérature, de toute urgence, un peu pour prouver l'existence même de la nation.Quand le premier numéro de Tel Quel est paru, je n'ai sans doute pas été le seul à ressentir une sorte de choc, une sorte de blessure : là-bas on théorisait brillamment, ici des écrivains sans aucun statut se dépêchaient de récupérer, au sens créateur du mot, notre passé, tout en devant en même temps prendre possession du présent et inventer un avenir.il me semble qu\u2019ils ont un peu réussi.D'autres écrivains sont venus qui, mus par d'autres urgences, ont pris conscience de l'importance des questions débattues à Paris.Quand les meubles sont sauvés (sinon la maison), on ne passe pas sa vie à les contempler ou à les reproduire.Il fallait qu'éciatàt, ici après ailleurs, la question qui en résume beaucoup d'autres: pourquoi la littérature?A la Rencontre, écrivains étrangers et écri- la cure sera rapide et que le spectacle aura tout à fait faussé le mouvement vers la fête.Egalement au sommaire, les chroniques habituelles.Un texte de Jean-Marc Piotte intitulé \u201cLa pensée de Mao Tsé-toung n'est pas stalinienne\u201d: sous la rubrique \u201cClasses en lutte\u201d, Céline Saint-Pierre parle des \u201csciences humaines.servantes du pouvoir nu de la population\u201d \u2014 elle dit aux.dogues: où êtes-vous donc?: de Madeleine Gagnon, un article sur un journal militant de quartier, \u201cAsteur\": quelques notes de Philippe Haeck sur le style (\"le style formaliste qui pratique des transformations linguistiques\u201d et \u201cle style historique qui pratique des interventions idéologiques\"); à noter aussi, la démonstration que pousuit Léandre Bergeron de l\u2019utilité et de la légitimité d'une langue québécoise.\"Chroniques\" (Case postale 747, succursale N.Montréal i est actuellement d'André Roy.de Claire Sa-vary, de Patrick Straram et de France Théorét.Il y a dans cela le meilleur et le pire.Le petit roman de Victor-Lévy Beaulieu est poignant, parce que sincère.Les réflexions de Claudette Char-bonneau-Tissot sont assez confuses et pas très marxistes.Jean-Claude Clari dénonce les critiques littéraires bourgeois de La Presse, du Devoir et du Jour, à partir de quatre textes qui ne sont pas reproduits, ce qui enlève du poids à son argumentation pourtant bien articulée.Dans un texte assez percutant (et très utile), Roger DesRoches dit comment il écrit.Et le texte qui me semble le plus intéressant, farci de citations de Lacan et de Cixous, est de Claire Savarv.Il fait oublier à quel point l'Année de la femme a contraint les femmes à pratiquer un type d'intervention qui est la négation même de cette hypothétique égalité proposée nar une phallocratie atteinte miraculeusement, dir ait-on, d'impuissance, mais qui sait fort bien que  propos de \"Chroniques\" toung la réponse à sa première question, c\u2019est chez Freud et Nietzsche qu'il trouve réponse à la seconde: pourquoi la littérature?La question est la même:\t\u201cL'écrivain maté- rialiste écrit pour celles et ceux qui veulent renverser l'ordre bourgeois, écrit c\u2019est-à-dire expérimente la langue porteuse de connais-sance(s).de rythmesi, de désirist.\u201d L'éditorial précède et annonce une série de textes regroupés sous le titre général \u201cPourquoi, comment, pour qui écrire au Québec en 1975?\u201d Sur le ton parfois du cri, parfois de la confession, parfois de l'éloge à soi-même, on peut lire les commentaires de Victor-Lévy Beaulieu, de Claudette Charbonneau-Tis-sot, de Jean-Claude Clari, de Roger DesRoches, de Madeleine Gagnon, de Michel Carneau.d\u2019André Gerçais.de Philippe Haeck, A PROPOS de \u201cChroniques\u201d, il importe d\u2019abord de dire que le collectif de production semble se porter bien puisque voici un nouveau numéro de 160 pages, bien présenté et peut-être plus lisible que les numéros antérieurs.Numéro particulièrement intéressant parce que consacré à la littérature en grande partie.En éditorial.Philippe Haeck pose deux questions auxquelles il s'empresse de répondre.Pour qui écrire?La théorie marxiste \u201cpermet de ne plus considérer l\u2019activité littéraire comme un champ autonome : on ne fait plus de la littérature pour la littérature, on fait de la littérature pour intervenir dans le champ idéologique lui-méme déterminé par les champs politique et économique\u201d.Et d'inviter les écrivains à combattre leur formation bourgeoise.Si Haeck a trouve chez Brecht et chez Mao Tsé- la seule revue i presque i populaire de gauche au Québec.R.M.; I On l\u2019appelle toujours :-j USE l\u2019enfirouapé u \u2022 : par I DENYSE par MONTE YVES I >}£ OEteSE MONTE /: BEAUCHEMIN Qui est Lise Payette?« *r > On l\u2019appelle iurs.y; M Quelle sorte de femme, est-elle en réalitéf Y \"o/ct un ouvrage dans lequel elle se lien' sans réticence et avec une rare franchise.Elle décrit ses origines, les débuts de sa earriére.ses difficultés et ses succès, autant dans sa vie personnelle que dans sa vie professionnelle.: -g Gagnant du prix FRA SCF-QGËBF.C attribue par un jury français rt que luxais au meilleur roman québécois de l\u2019année 1974.\\ H I y\u2019 *r- * La oensee mo ns \u2022cornue et non otlicielie oe Mao livrée dans oes documents couvrant les ! années 1949-1971.i i Broché, 359 pages $8.50 ml m flammarion Itée E En vente partout au prix de $5.50 :\"z=VT: TM !\u2022 ÉTÉ \u201975 En vente partout au prix de S3.95 l'exemplaire.es éditions a presse es éditions a presse 23 JUIN \u2014 23 JUILLET ART ORATOIRE \u2014 ART DRAMATIQUE COURS OU JOUR ET DU SOIR ENSEIGNEMENT DE CULTURE PERSONNELLE I .» ¦ PROGRAMME DES ÉTUDES ENVOYÉ SUR DEMANDE L'Histoir Ciné-club ' jr D CONSERVATOIRE LASSALLE a ! le dimanche 22 juin à 23 heures u cinema français r \u2022\t>\tJT A la télévision de Radio-Canada.' > _ Auteurs, réalisateurs; scénaristes .racontent l'histoire du cinéma fr.ariçais, depuis les débuts jusqu'à nos jours.A-A\t'\t'\t:: : 1290, RUE SAINT-DEINIS MONTRÉAL H2X3J7 V -^ 861-4114 * i * D 3 \u2022 PRESSE.MONTREAL SAMEDI 21 JUIN 1975 > 9 \\ 11 dont le sommet sera projeté à cinquante pieds dans les airs, les flammes et la musique installé m Y P m Z fci .* ; m f .i-ù'- jt :;;il it - » V sont certainement \\ Pink Floyd en coléte de Vête dernier quand Félix.Vigneault et Charlebois se sont donnés ensemble en spectacle sur la scène de la Petite Bastille.Cinquante-cinq mille personnes s'v retrouvaient devant ceux qui depuis une vingtaine d\u2019années avaient été les plus fidèles cl les plus écoutés de leurs porte-parole.Cet été.le plus grand rassemblement de Québécois sera sans doute celui qu'aura provoqué la venue de Pink Floyd, jeudi prochain à l'Autostade.Quarante mille billets vendus en quelques jours à quarante mille personnes désireuses de se rencontrer autour d'une musique créée par quatre Anglais dont on était pratiquement sans nouvelles depuis plus de deux ans.Le déjeuner dans l'espace l e dernier Pink Floyd.The Dark Side of the Moon\", date en effet de janvier 7:1 'Studios Abbey Hoad.Lundom.Des neuf microsillons du groupe 'neuf si l'un compte les deux disques de musiques écrites pour les films de Barbet Schrocder, \"More\" et \"La vallée.Obscured By beau flash qui restera allumé tant et aussi longtemps que le monde en voudra.Avec les groupes de l'aile progressiste du rock britannique (King Crimson, Procul Harum.Strawbs.Gentle (liant).Pink Floyd s'est partagé le domaine encore vierge mais très fascinant de cette musique populaire qui se tourne vers l\u2019avenir et les espaces effroyablement et infiniment silencieux du dedans et du dehors.Un jour nouveau se lève, clamaient les Beatles ' Abbey Road) et Dylan i New Morning i.On est en 1970.Un jour nouveau se lève sur le Brave New World.Et Pink Floyd va nous servir à déjeuner en ce matin des magiciens.\"Psychedelic Breakfast\".Sa musique nous est apparue dés le saut du lit.comme la musique qu'il nous fallait pour aller dans la Lune, voyager dans l'espace.retrouver des mondes disparus < voir Pink Floyd at Pompeii et visiter ceux de l\u2019avenir (entendre I'll see you ou the dark side of the mount.Rendezvous dans l'espace.La proposition était tentante.D'autant plus qu'on avait pris I habitude d'v aller faire un tour de temps en temps.On lisait déjà Planète et Cbarroux.on allait revoir \"\"2001: Odyssée de l'espace\" et à travers les branches on entendait parler des rapports idc futur et d'espace i du club de Borne.Pink Floyd fut lout de suite mis à sa place.Vue place immense dans toute la musique populaire américaine et anglaise des quatre ou cinq dernières années.Une place un peu à part aussi, un peu à l'écart.si l'on veut.Clouds\").\"The Dark Side ut the Moon\" est celui qui a le mieux marché.Les puristes, les pink-floydiens, les avant-gar-distes les progressistes et les en-avant-regardistes lui ont trouvé quelques bassesses commerciales et se sont plu à regretter le bon temps de \"Umma-gumma\".\"A tom Heart Mother\" et \"Meddle\", le temps ou ses fidèles découvreurs définissaient Pink Floyd comme un groupe de recherche expérimentale en musique nouvelle.C'est un fait que le dernier Pink Floyd ne renferme pas tellement d'éléments nouveaux.C'est toujours celle musique aux lentes sonorités et aux froideurs solennelles, ces longs c on vu is d'harmonies et d'impressions qui roulent droits devant eux sur de savants effets sonores jusqu'à ce qu'ils déraillent let nous avec) hors du temps, comme s'ils étaient sur l'avide.Pink Floyd ne peut évidemment pas se recycler.Sa carrière est déjà largement ouverte.Il a sa spécialité du jour et de l\u2019époque.11 a surtout un sonet un public établis.Et un jaÿ Bern s ¦ %re e Hg«?te» b h a PAR GEORGES-HEBERT GERMAIN II.n > a pas beaucoup i\"l e v v n c incuts duns le monde qui sont susceptibles de rassembler en un même lieu plusieurs dizaines de milliers de personnes.Il ;.a les guerres qui font ça Les manifestations de masse et tes grandes marches pour ou contre quelque c hose.Et les festivals pop Us premiers, ceux de \\1 otite rr e > W oodstock Wight.Altatnont.étaient véritablement gigantesques Plusieurs centaines de milliers de personnes Une mer de monde qui pose devant sa propre musique, comme un rêve pose dc-\\ tint son rêveur qui prend alors le temps de le réa'.i- Les festivals pop.< est la grande realisation de la pop music.C'est une musique laite par et pour les jeunes.Elle aime donc rassembler, réunir.montrer ses forces et déployer ses énergies et son âme.N'est-ee pas au fond l'une des grandes et principales fonctions sociales de toute musique?C'est en tout cas ce que Hitler avait compris, lui qui faisait mettre ses armées au garde-à-vous d e v a n t l'épique et spectaculaire mu> que aryenne de Richard Wagner la.au Quebec, notre plus grand rassemblement pupu-laire s est fait aussi autour de notre âme, de notre génie et de nos sentiments nationaux, à la Superfran- Le coût du coup d'oeil Pink Floyd est réservé, froid et austère.On ne connaît à peu près pas les noms et les visages de ses musiciens.11 s accordent peu d'entrevues.Us apparaissent rarement sur les pochettes de disques.Et ne projettent pas d'autres images que celles suggérées par leur musique: une vache au grand coeur qui broute la Terre maternelle, la pyramide de Cheops, des fenêtres qui se télescopent ou un prisme décomposant un rayon lumineux qu'un autre renversé recompose inlassablement.On est dans le monde de i 7 ï xer
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