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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1975-01-04, Collections de BAnQ.

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Celle-ci lut.au tond, la propriété Ci même nombreuse lignée familiale pendant 72 ans (de 1894 à 19661 Ma;- t qu'il a fallu en fouiller des pages d'actes notariés (héritage, usufruitier, ira r lions entre proches ou lointains parents, etc.) avant de découvrir.- cette évidence! Et ,\u2018ncore les témoignages des aimables voisins \u2014 dans la plus pure tradition orale \u2014 me furent-ils d'un grand secours pour me permettre oe rr, v retrouver dans ce dédale éloigné de ménages successifs.Il était donc une lois en 1861 un dénommé Jean-Baptiste Deslongch.in::-Venu du liourg de Saint-Lin.Ce village d auiourd\u2019hui.voisin de Mirabel u\" m-Ixrrceaux de la region des Deux-Montagnes.Il y naquit en 1841, tout iu-:\u2018 : ans avant l'histoire de mon lean Baptiste, un certain Wilfrid Laurier qu , consacre sfr par.etc.! Deslongchamps avait momentanément troqué de vie de petit commerçant (à Saint-Lin.les Deslongchamps ont longtem; u-.magasin général et postes de maire ou echevin) pour son métier de maçor citoyen lean-Baptiste était donc venu bâtir (mai maison dans cet embrvon nt rue au sol battu.Constructeur et premier propriétaire du 87, rue Saint-Nicolas-Tollenlin (sic Qui deviendra non moins temporairement la rue Jacques-Cartier en 1867.Mo-1791 Saint-Timothée d'aujourd'hui! Qui se situait d'ailleurs entre les nu mon civiques 465 et 475 de la rue du même nom en 1912.Reflet de l'exceptic nelle croissance démographique du lointain \"bébé\" de Paul de Choniedey de Dans le grand livre du directeur Dufresne, mon proprio par délégation a-pouvoirs.on s'aperçoit que la Caisse Sainte-Catherine a acheté en 1966 o- I\tancienne Société d\u2019administration et de fiducie, maintenant intégrée au Tri.-.: Général du Canada, notre bâtisse abritant les 1785-87-91-95 et 97 Saim-Timothée pour la somme apparemment dérisoire de $9 500 (il faudra ensuit-mettre le même paquet d'argent dans la restauration de la façade et d'un mu-mitoyen).Cent ans plus tôt.on évaluera a quelque $900 le bloc de logis encore tou: jeune (dont on avait estimé à $300 la valeur foncière, lors de la premiers annee montréalaise de \"mon\" Jean-Baptiste Deslongchamps.) Relais pittoresque pour chambreurs à la petite semaine: premiers commis-voyageurs; charretier-travailleurs de chantiers; commerçants de bois.de chauffage pour poêles t-i fournaises-\"truies\" dont la tuyauterie artisanale devait laisser des marques su: certains de nos murs avant de s'en détacher pour les tombereaux de-\"guenillous\" naissants.Et logements surtout, pour locataires nomades à la petite année.A fort petits loyers aussi.Dans tes $10 par mois, comme le croient ceo tains vieux fonctionnaires municipaux?Sans doute.On en paie 55 aujourd'hu.II\test vrai qu'il faut mettre des sous en plus, et pas mal d'énergie pour rajeuni: et rendre confortables ces belles vieilleries,.On était donc alors aux premiers temps de la paroisse dite \"du quartier Saint-Jacques\u201d (et du célèbre marché du même nom), et les propriétaires se .succédaient comme les paroisses allaient se subdiviser non sans de viv*^0-querelles., de clocher.Je n'étais toujours pas au monde pour jouir ou.b!*mir des transactions de l'époque quand, après 19 ans, Jean-Baptiste Deslongchamps vendit sa bâtisse (et mon logis donc!) à Auguste Saint-Germain.En 1880.Survint alors, selon les archives du Bureau d'enregistrement provincial, un Le savant de la petite histoire (vestibule de l'Histoire avec un grand Ht m envoie en pleine face: \"Mais, v aurait tout Montréal à ranimer comme tu le fais pour une seule bâtisse!\" Aussi illuminé en dedans de lui qu'impressionnant de sang-froid en dehors, c'est \u2014 dans son austère bureau de l'hôtel de ville où subsistent les racines vivaces d\u2019une certaine épopée montréalaise \u2014 l'archiviste en chef Lajoie qui me fait enfin ressentir l'étrange fascination de l'aventure où je me débats depuis des jours.Où je me débats, oui.Tout comme Monsieur Aujourd\u2019hui chercherait, nageur planétaire refusant son silence au passé, a remonter un courant capricieux vers Monsieur Hier! Imaginons! Moi qui ne possède en rien la discipline du patient chercheur, je me suis pris à rêver, comme ça.par un beau midi de paresse.à ce qu'avait pu être l'histoire du 1791 de la rue Saint-Timothee.Un simple vieux logis anonyme dans un bout de rue comme il en subsiste encore quelques-uns \u2014 pour peu de temps, semble-t-il \u2014, sur cette \"terre des hommes\" montréalaise.Le lendemain matin, je m'écrie presque devant le directeur de la rédaction de Perspectives: \"Tu vois ça, toi, si seulement ma maison m'était toute racontée?\" Et, comme pour le convaincre entre deux et caetera: \"On y est depuis à peine un an.A l'intérieur, on dirait une vieille maison de l'autre siècle.Tiens! Y a même des numéros sur les portes.Ma bonne femme et moi on couche dans le 2.Mon atelier d'écriture, c'est le 3.Et puis, y a des générations d'épaisseurs de prélarts et de tapisseries.\" C'en était bien assez pour lui qui devait me faire cette claire invitation: \"Et si tu voyais à ce qu elle te soit contée, ta maison?\" l'ai donc entrepris un fulgurant voyage de plus de 113 ans dont le lointain livre de bord aurait pu commencer par la formule magique: \"Il était une fois en 1861.\" Mais le compte à rebours devait plutôt commencer en l\u2019an 1974 avec la bonne grâce de ma propriétaire: la Caisse populaire Sainte-Catherine (rue Amherst, dans le district municipal Saint-lacques) par son tout patient directeur Jacques Dufresne.C'est presque un travail de bénédictin des choses temporelles que de pouvoir retrouver l'année où un des anciens \u2014 toujours bien en vie, on le verra plus loin \u2014 fit installer la première baignoire (un récipient sur pattes assez creux mais long de quelque trois pieds) dans le logis du 1791.Ce fut en 1939, quand la bâtisse de cinq logements comptait déjà 78 bonnes années de maçonnerie.Tel n'était pourtant pas, on s'en doute, l'objet essentiel de mes premières recherches avec mon directeur de caisse pop.Nous allions vraiment faire appel à \"la folle du logis\", comme Larousse appela un jour l'imagination.I il était une fois en 1861 L\u2019édifice séculaire à trois étages fait de brique, de bois et de plâtre, et surmonté de discrètes lucarnes, où se trouve mon logis (qui fut, semble-t-il, le corps de l'ensemble), se trouve au coeur même de \"la petite Italie\" des années 25-55, tumultueuses et colorées, premier fief des dynasties Cotroni, Vendetti et Cie.et des premières familles canadiennes-françaises émigrées de la périphérie rurale si proche en ces temps-la d'une grande ville naissante.Employons à dessein une phraséologie administrative pour situer ce qui reste aujourd'hui d'un quadrilatère à l'éphéméride évocatrice de toute une époque: \"Du côté nord de la rue Robin jusqu'au côté sud de la rue Ontario, entre les w.i'üi.l T # -J / f .\u2014s Derrière le comptoir l'épicier Roméo L'uotte, du coin Robin et St-Timothée.*> I V-' saint-Germain fils (ou \"Auguste junior\") qui veilla tellement plus que piler nel\" sur la bâtisse.qu'il la fit passer pour bon, vite et pas cher (?) entre !e> mains d'un autre clan père-fils.Octave et Avila Truteau \u2014 quelconque branche de la généalogie Trudeau toute assortie de nationalistes autant que de fédéralistes.14 ans passèrent ainsi.C'en était fait de mes quelques séances avec Jacques Dufresne, de mes visites aux bureaux d'enregistrement ou autres services municipaux et provinciaux.Chaque page de tout grand livre me parierait dorénavant d'autres proprios disparus mais tous issus du même clan familial (avec des croisements de noms iranco-irlandais, comme seul le Québec en possède), à commencer par Raymond Chartrand ( 1894) et en passant par ses petites-filles ou nièces, ces mesdames [arrêt March, Lauzon-Kent.jusqu'à ce que cette famille, s'éteignant, confie à des fiduciaires, en 1963, le soin d'administrer la maison en attendant il en disposer.plus de 30 ans, sur la chaussée en face de mon logis, avec son frère Jacques qui compte aujourd'hui 39 ans (les parents Lecours eurent une autre fille qui mourut jeune), et leurs amis les enfants Alexandre qu'ils eurent comme petits voisins du 1791 (oui, toujours chez moi) puis, plus tard, du 1778 Saint-Timothée.Nous retrouverons plus loin, tout en évoquant sa famille, cette Juliette Alexandre d'aujourd'hui, mère de lamille de 47 ans à l'esprit vif.qui fut, enfant et adolescente, la grande amie de Denise Lecours.On était en somme aux premières années claires et obscures des petites patries montréalaises.Des villages contigus où chaque maison avait sa petite histoire naissante, sa famille avec ses particularités de comportement.On en trouve toujours quelques traces bien vivantes par-delà l'appétit vorace de la ville devenue géant.Elle qui n'était qu'enfants.Saint-Timothée-priez-pour-nous ressemble encore un peu à la rue principale d'un bourg.Ecuries, rallonges-cuisines, potagers et clos de bois.Salles de bains, vieilles armoires, escaliers ronds et plafonds hauts.En saillie à l'extérieur de notre bloc de maisonnettes, dans ce qui nous reste de cour commune \u2014 avec vue partielle sur la rue Amherst, s'il-vous-plaît, où \"ce qui est haut \" n'a pas encore complètement écrasé \"ce qui est beau\" \u2014 on remarque toujours cette véranda des quatre saisons que Paul-Henri Lecours, en infatigable bricoleur qu'il fut, monta patiemment pour que lui et les siens aient même une \"cuisine d'été\" en plein coeur de la petite Italie.Juste en dessous de notre galerie arrière.puisqu'il n'y en a pas en avant où nos maisons ont\" toujours été tout ce qu'il y a de plus pignon sur rue.Ca remonte à nos tout premiers balconvilles ou voisinages sur les pas de porte! (2 novembre 1974: N'ajustez pas ce reportage qui est en cours! Mon quartier flambe dans la nuit opaque en pleine grève des pompiers.Et je ne sais si ma maison et sa rue seront épargnées.Brenda, femme, mon amie, tu avais fort bien fait, il y a quelques jours, de dessiner notre bel ensemble de logis tout croches.en cas d'incendies à la chaîne sur ce Montréal d'aujourd'hui.N'ajustez pas ce reportage.) .Où Paul-Henri Lecours, adepte des grands ménages (il s'en fit plus chaque année dans son 1795 qu'en un siècle dans mon 1791) et des branle-bas domestiques.changea trois fois de place en 30 ans l'évier de sa cuisine d'hiver.Un des souvenirs qui font sourire sa veuve, ma voisine inconnue et retrouvée.Un autre l'émeut: celui du jour où papa Lecours, boucher dans un ancien abattoir de l'est \u2014 il passa sa vie de travailleur à se metier du manque à gagner \u2014 fonda un syndicat ouvrier (affilié à la CIO) dont il fut le premier président.Il sera aussi représentant en bijouterie.Tout ça en vaquant un peu chaque jour, avec sa femme, aux affaires de ce petit commerce de soutien qu'était le restaurant Lecours! Les yeux de Mme Lecours brillent soudain de cette sensation d'un temps ancien: \"J'aimais voir du monde.Je m'ennuie de ce temps-là.Même des durs hivers où il fallait chauffer le logis avec une fournaise à l'huile contre la porte d'entrée du restaurant, et un poêle à deux ponts, bois et charbon, dans la cuisine.\"\t,\t, En septembre 1947, deux portes au sud de ma demeure (sic), les Alex Quelle* emménageaient avec leurs $1 700 dans leur premier logement de nouveaux mariés, au 1785 de notre pâté de maisons.Ils y sont toujours.Leur cuisine se trouvait alors au-dessus d'une de ces écuries abritant les chevaux et voitures des vendeurs de lait, de pain, de frites dorées, de l'aiguiseur italien Bertoldi dont le fils, petit commerçant, vit toujours rue Amherst; quand ce n'était pas Suite page 4 son la petite italie Qui donc me raconterait davantage ma maison?Qui donc me donnerait partage à quelques lambeaux de vies d'hommes, de femmes, d'enfants à avoir 'cmpu leur petit pain quotidien dans notre immuable cuisine surplombant la même commune et propre arrière-cour et son clavier futuriste de cordes à linge et de vieilles cheminées?A s'être accouplés dans notre chambre pour l'amour et les berceaux?A s'être recroquevillés dans notre \"lohnny-on-the-Spot\" si minuscule qu'il y faut tenir le journal contre son visage pour faire ses divine es.à l'aise?\\ avoir inscrit sur quelques murs, ici des mensurations \u2014 j'y ai même trouvé mes \u201c5 pi.6 po.\" \u2014 là des numéros de téléphone ou adresses: \"Mr and Mrs Octave |.Outil, 1405 Elkgrove Circle 4, Venice, California 90291\" (y avait d'Ia visite, pis j étais même pas là!).Qui donc?Mais la vénérable Mme Paul Lecours, voyons! Par le biais de mes premiers contacts, je l'ai trouvée, recluse et nostalgique, dans un \"HLM de l'âge d'or\" ,itué curieusement-, rue Saint-Timothée Celle de demain (?).A deux pas de celle d'hier et d'aujourd'hui quelle a hantée pendant 43 ans avec sa petite famille.Au 1795.Juste au-dessous de chez nous.A 70 ans, la veuve de Paul-Henri Lecours (celui-ci avait quitté son Lévis natal pour venir faire sa vie d homme à Montréal dans les années d'avant la première récession mondiale) est restée, malgré sa récente déportation dans un petit appartement aussi uni-torme que moderne, l'accueillante voisine qu elle fut toujours au temps où elle tenait un petit restaurant-bonbons sous une de nos fenêtres! Sa fille aînée.Denise, célibataire de 42 ans, est donc une Montréalaise de la petite Italie \", une \"fille du boutte\" ou encore de \"la rue de la mafia\", qualificatif moins romantique que la presse écrite attribua à notre rue Saint-limothée-en-Haut entre les années 45 et 55.Pour sa part, Denise Lecours garde un tendre souvenir des gars des légendaires familles Cotroni, Vendetti, Tous, me confie-t-elle, ils étaient toujours très corrects avec le monde du coin.\"As-tu peur, Denise?Si oui.on va te reconduire chez vous\", me f _ lançaient-ils souvent quand il m'arrivait de rentrer tard de mon travail.Jeune tille, j'avais laissé assez tôt l'école du quartier.Assez tôt pour ne pas m'y ennuyer.\" Elle jouait ainsi à la marelle et à comtiien d'autres jeux de gagne\" du temps où les voitures automobiles ne fonçaient pas encore sur la marmaille, il y a etc.4 pnvter 1975 \u2014 3 « Ci-contre, Mme Casilli servant un jeune acheteur de bonbons; à l'extr.-gauche, derrière le comptoir.(à g.) les Casilli, (à dr.) Pierrot Léger (portant barbe), un gamin inconnu et, au premier plan, Mme Marie Perluzzi.n -I & =, r < 3 - k Ij-stetfl?f> t v'.% ÏA A AÀ AA@ Bffigllf V premiers ou derniers occupants sont tous devenus des autochtones montréalais., de la rue Saint-Timothée.L'éphéméride paroissiale des Alexandre en témoigne, puisée à même les registres de la paroisse Sainte-Catherine d'Alexandrie (que le curé Benjamin Tremblay et sa secrétaire Claire Letellier ont soigneusement classés quand \"le progrès\" est venu raser la vieille église et son presbytère! \"Alexandre.Charles, né le 8 juin 1920; une enfant, née le 20 janvier 1924, on-doyée; Albert, né le 3 janvier 25; Juliette, le 29 avril 26; Raoul, le 21 septembre 27; Gertrude, le 23 janvier 29.\" Les registres m'ont dit aussi que Juliette, entre autres, a épousé Roland Are drews le 20 mars 48 à l'église Sainte-Catherine.Le couple, qui a quatre enfants et trois petits-enfants, vit aujourd'hui avec maman Alexandre à Ville Saint-Michel.\"On aurait préféré demeurer rue Saint-Timothée.Mais les rumeurs pé riodiques de démolition, voyez-vous.\", m'a dit Juliette.Pour finir sur cette note familière; \"Y paraît que ça n'a pas tellement changé au 1791.Vous avez toujours les cabinets quasiment dans la cuisine?\" C'est sans doute sa mère qui lui a rappelé çe savoureux détail! Colporteur de ma maison, de bureaux en domiciles, j'allais me retrouver encore au coeur de \"la petite Italie\" en pénétrant, par un beau matin coulant dans le soleil, chez un de mes deux épiciers timothéens (l'autre, c'est Meo pour tantôt!): Johnny Casilli.J'aurais le plaisir d\u2019écouter les propos de sa femme et de la grande amie et voisine de celle-ci, Marie Perluzzi, toutes deux respec -tées par le milieu, bon an mal an, pour leur jeune et constant sourire à travers plus d'un demi-siècle de vie difficile ou joyeuse.Marie, c'est une Vendetti.Dernier grand manitou de la tribu, son père, Dominique, avait émigré de la grande Italie en 1900 pour venir élire domicile au \"400 quelque chose \" Saint-Timothée, qui portera plus tard le numéro civique 1764.La \"mamma\" n'y viendra rejoindre son Dominique qu'en 1908, accompagnée de leurs trois premiers entancs nés en terre italienne.Ils auront finalement ensemencé la colonie de sept garçons et deux filles avant que \"le papa rende brusquement son dernier souffle en 1940 \u2014 il était âgé de 66 ans.Marie est donc une Vendetti native de ma rue (outre ses père et mère, quatre de ses frères sont aussi décédés).Son jaère et un frère de ce dernier, Grégoire, ayant acheté le coin nord-ouest des rues Saint-Timothée et Robin pour que chacun des ménages de la grande famille ait son propre logement.Manu, qui deviendra madame Perluzzi (elle est aujourd'hui veuve, elle aussi) s'établua pour de bon au 1766, un étage au-dessous du lieu de sa naissance où son garçon et sa fille viennent souvent lui rendre visite (je l'ai tout d'abord appris en regardant dans ma rue par une de mes fenêtres)! Rien n\u2019a tellement changé là non plus?Si peu et beaucoup à la fois.Ho1 bien entendu, on ne charrie plus son bois de chauffage et son charbon depuis la cave! On n\u2019a plus à transformer telle chambre en salle de toilette pour v mettre une baignoire, indispensable complément à l'unique évier des vieilles maisons de l'entre-deux-guerres.Une résidence funéraire s'est substituée à l'ancien poste de taxi du côté nord de la rue Robin, entre les rues Amherst et Saint-Timothée.Et puis, mon Dieu, l'urbanose a passablement mutilé ce qui resté du village et l'inflation a mordu, depuis belle lurette au fond, dans le bacon ou les côtelettes à 25* pour trois livres ou le sucre granulé à 15' pour deux h-f| vres.\t\u2019 l'attelage de quelque fringant livreur de biere! Et.deux portes au nord de leur logis, les Quel let voyaient bien aller et venir ce voisin Lecours, adepte têtu des travaux en tout genre, d'entretien en réparations.\"Mme Lecours pourrait même, aujourd'hui, être notre propriétaire! M.Lecours, ai-je appris d'Alex Quel let, avait bien tenté d acheter le bloc du trust qui le gérait.Mais on lui demandait, paraît-il, un prix exorbitant.Dire que la Caisse populaire a eu le morceau pour une peanut.\" Une \"peanut\" dont on a évidemment refait l'enveloppe.Plus de 113 ans, après tout.Les rangements plus ou moins routiniers mis a part, les petites affaires domestiques n'ont pas plus changé dans notre bloc de maisons que les fondations et les soupiraux et les pans de mur entre les pièces toujours docilement rectangulaires.Assez pour se dire entre voisins: \"Chez nous c'est (resté) comme chez vous.\" Une chose essentielle a changé, bien entendu: le rythme de la vie.au rythme de la ville.Alex Quelle! est resté l'honnête laitier qu'il était au temps de sa voiture à cheval, pendant les cinq premières années de sa vie de ménage.Allergique, comme tous ces Montréalais d'alors de souche rurale, au choc subit de l'industrialisation, il eut de la misère à s'adapter au tempo d'abord déroutant de son premier camion.Il touchait $45 par semaine.Payait un loyer de $19.\"Les logements étaient pas chers, mais rares\", me rappelle-t-il.Les chambres à louer étaient donc en grande demande, et mon 1791 comme leur 1785 eurent leur large part de chambreurs à six dollars par semaine.\"Jusqu'à ce que la famille commence à arriver \", me répéteront tous ces témoins-voisins d'hier et d'aujourd'hui.Ça, c'étaient les enfants.Les leurs (quatre); et ceux d\u2019en face ou d'à côté.Le plus drôle, c'est que Mme Quel let, jeune fille, vivait en chambre à ce même 1785 Saint-Timothée quand elle fit la connaissance de son homme! ce qui reste du village Cette première colonie italo-québécoise dont la rue Saint-Timothée fut l'épine dorsale prit même son air de petite société bigarrée- par le surgissement dans mon logis, tout juste après la Première Guerre mondiale, d'une famille belge (dont le pays venait de subir l'invasion allemande): les Alexandre.Toutes deux quadragénaires aujourd'hui et grandes amies d'enfance hier (j'ai frôlé cet épisode plus haut), lulictte Alexandre (du 1791) et Denise Lecours (du 1795) se rejoignent aussi dans le temps par leurs mères, l'une septuagénaire (Mme Lecours), l'autre bientôt octogénaire (Mme Henri Alexandre).Ou Maria.Celle-ci est d'ailleurs la plus reculée de toutes les planètes humaines encore vivantes que j'ai pu trouver, en dressant avec d'autres la table.\"astronoterre \" de ma maison! Quand Maria et feu Henri s'y établirent en.1920, le père de M.Alexandre vivait déjà \"chez moi\" avec sa fille.Pour Maria, son mari, son beau-père et sa belle-soeur, les jours s'écouleront ainsi entre mon 1791 (quelque cinq ans), une brève escale un peu plus à l'est, rue Moreau, et un retour ému de la famille à ses premières amours montréalaises de la rue Saint-Timothée, au 1778 celte fois, dans un bloc de logis aujourd'hui démoli dont une partie du rez-de-chaussée était occupée par I épicerie Rolland Dumont, \"frère de la petite Lucille qui deviendrait chanteuse\"! Fussent-ils de parents originaires de Lévis (clan Lecours), de Cap-Saint-Ignace ou de Maskinongé (clan Quel let), de Belgique (clan Alexandre), d\u2019Italie (clans Cotroni, Vendetti, Casilli.et autres \"i\") ou d'autres \"ailleurs\", les enfants de ces Les petits restaurateurs et les épiciers, dont une bonne partie de la clientèle vivait sur le secours direct dès années 30 (sur l'aide sociale ou l'assurance- 4\u2014 * /mur IB75 Jj1 \\ s Dans cette chambre à coucher qui a été jadis la sienne, Emile Paquette assis entre Brenda et Pierre Léger.T?jiiki V,ij % *$5 iââ ûââ I U >2.B >' iiSl chômage des années 75, dira-t-on demain), n\u2019abondaient pas moins tout le long de ma rue.L epicene jonnny toont la porte d entrée est en biais de la mienne, côté ouest), avec cet air de magasin général qu\u2019on lui dirait éternel, est un monument populaire qui compte une soixantaine d\u2019années.Et provient, lui aussi, des migrations italiennes.Transplantés dans le Montréal des années 14-18, Luigi Casilli et sa femme ouvriront une boutique d\u2019épicerie (et un comptoir-dépannage de bière!) au 1794 Saint-Timothée.Ils prendront maison dans l\u2019arrière boutique.Leur fils Johnny grandira donc dans cette atmosphère et ce décor qui lui deviendront plus que familiers.Il est maintenant âgé de 67 ans.L\u2019équation père-fils a toujours dominé les rapports des Italo-Québécois de la petite Italie.Mais il faudra attendre jusque dans les années 58 pour que Johnny et sa femme d\u2019épicière.Québécoise, native de Montréal, reprennent et restaurent (ils iront habiter à l\u2019étage supérieur) cette épicerie passée en d\u2019autres mains pendant une quinzaine d\u2019année sans, pour autant, que ne l\u2019abandonne une clientèle satisfaite du \"bon-pas-cher\" et curieusement disséminée dans tout le quartier.Certains de leurs habitués d\u2019hier sont restés pour les Casilli de vieux copains qui reviennent prendre des nouvelles.L\u2019un d\u2019eux, que j\u2019ai retrouvé à quelques milles de notre rue \u2014 dans la rue Hogan, un peu à l\u2019est de la station de métro Frontenac \u2014 a occupé ma maison, avec femme et enfants, des années 39 à 49.Pouvait-il y avoir meilleur témoin qu\u2019Emile Raquette, aujourd'hui âgé de 67 ans, avec l'oeil de sa caméra?Il fut en effet cinéaste pendant près d'un demi siècle pour le compte de la compagnie Associated Screen News (qui deviendra Bellevue-Pathé).Il vécut ainsi au coeur des dernières belles années du cinéma muet et de ses inoubliables ensorcellements.de funérailles à l'italienne (c'est-à-dire à grand déploiement) dont il donnerait les films en souvenir à certaines proches connaissances, particulièrement aux aînés des familles Vendetti et Cotroni.Dans la Petite Italie de la rue Saint-Timothée, les événements même religieux étaient suivis de réjouissances retentissantes.Debout devant ma maison, la caméra braquée sur ce monde relativement clos, le cinéaste Paquette a bel et bien vu pendant plusieurs années se dérouler, par une fin de semaine de la mi-juillet, cette Fête de la Madone où les fidèles de l'ancienne paroisse italienne de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, rue Dorchester, élevaient un reposoir quand chez les Casilli, quand chez les Vendetti, quand chez les Martucci.Chaque perron ou chaque porte de chaque demeure rivalisaient en décorations dont certaines formaient de véritables petits oratoires.Les dernières heures dégénéraient en un puissant charivari au milieu des fanfares, comme si nos anciennes Fête-Dieu eussent été suivies d'un carnaval style Rio de Janeiro.Emile Paquette ajoute, non sans un certain sourire entendu: \"Ça s'amusait ferme.Y avait de l'action en masse, oui, mais pas de gros troubles.\" Lucille Dumont, encore adolescente (\"mais déjà pas mal vedette\", disent des anciens) entonnait le Gros Bill, un succès de l\u2019époque, quelque part rue Saint-Timothée.Puis, les Paquette quittèrent ma maison à leur tour.Pour des raisons plus ou moins semblables à celles qui causèrent, juste avant et après 1950, l'effritement graduel de cette Petite Italie.Des familles entières s'étaient mises à chercher des logis plus spacieux et modernes dans de nouveaux quartiers où on recherchait de la main-d'œuvre spécialisée.Les anciens voisins italiens de mon 1791 iraient donc s'établir à Ville Saint-Michel, voire à Saint-Léonard.Pour garnir ces années où mes recherches se sont inévitablement heurtées au silence occasionnel de ma maison, j'apprendrai bien, ailleurs, qu'une demoiselle Legault, devenue une dame Dufresne, en fit une maison de chambres.\"C'était au temps de la crise\", croient se souvenir madame Paul-Flenri Lecours et sa fille.Une demoiselle Plante, puis une dame Goulet (décédée) devaient aussi tenir maison de chambres chez moi.Beaucoup de locataires à la petite semaine à II avers les ans.L'un d'eux aurait même blessé, un jour, un de ses voisins de chambre du troisième, au cours d'une cuite ponctuée de coups de feu.Pour peu qu elle fut précise dans ses détails, l'anecdote m'a été confirmée par la plupart de mes interlocuteurs, et remonterait à sept ans environ.Les fiches policières-n'en disent mol Il y a deux ans, le dernier locataire à m'avoir précédé au 1791 mourait subitement dans le logis même, à l'âge d'une soixantaine d'années! Ernest Lavoie, ancien hôtelier de Rimouski devenu le solitaire de notre rue, allait et venait, comme ça, de nulle part et vers on ne sait quoi, costaud à la démarche calme, aux yeux songeurs derrière des lunettes.C'est la seule description que m'en ont donnée les quelques voisins qui l'ont croisé.peu souvent en moins de cinq ans.Feu monsieur Lavoie reçoit encore de la correspondance du Sanctuaire de Saint-Jude chez moi.Tout comme en reçoit un certain Beaudin que personne ne \"place \".Peu à peu, la Ville réaménagera, soutient-on, tout le quartier, dans le cadre d'un vaste programme d'amélioration et de rénovation qui s'appelle Terrasse Ontario.Je vous en reparlerai.Dans 113 autres années! Entre-temps, ma maison m'a été contée.Mais à cet âge-là, une maison c'est aussi, on le voit bien, une rue, un quartier, des gens.El j'en oublie! Une maison.c'est un pays # du cinéma dans la rue Et puis, vous souvient-il des premières découvertes de ce reportage?Alors, c'est elle ma baignoire! Qu'il dut, il y a 35 ans de cela, grimper à bras raccourcis au troisième, dans une petite pièce de six pieds carrés spécialement aménagée à celle fin! Les enfants Paquette (Madeleine est maintenant âgée de 44 ans, et Bobby et Fernand ont respectivement 41 et 39 ans), et leurs parents avaient alors leur chambre respective au même étage, les deux frérots en occupant une.la fillette une autre, et le couple Paquette la troisième \u2014 la même qui constitue aujourd'hui notre chambre à coucher.Quant à l'étage inférieur avec sa cuisine et ses deux autres pièces (de petite salle à manger en salon), il n\u2019a pas du tout changé.Hormis le chauffage au gaz sans doute, je l'ai écrit: le plus important, ce fut ma baignoire! Balle ou rondelle, selon l'air du temps, les enfants Paquette se partageaient joyeusement la rue Saint-Timothée, insouciants de celte Seconde Guerre mondiale, avec les plus jeunes des familles Cotroni, Vendetti, Alexandre.ht puis, le Ti-lacques Lecours.Et puis, le Méo Lizotte.Celui-ci est bel et bien aujourd'hui notre dernier épicier du coin.Saint-Timothée et Robin (j'avais promis, plus haut: \"Méo pour tantôt\").Un de ces grands minces, énergique, à la parlure tranche et toute en couleurs, parfait héritier, par ses parents, de la spontanéité cavalière des plus anciennes gens de la rue.Quand je sortais dans la rue, portant ma caméra, chacun voulait que je lui tasse tourner son bout de film \", me confie cet ancien Emile Paquette de ma maison.Et ce qu'il en a croqué des scènes \"de vie vécue\".El de mariages ou 4 fartvm 1975 \u2014 5 : s\u2019ilyacrise œ ne sera pas comme celle de« ! I j scène 2 cauchemarl scène1 Est-il alors raisonnable d entretenir des .prévisions pessimistes, même comme simple exercice mental?L'un des plus matois capitaines d'industrie britanniques, qui a amassé un milliard de dollars durant les prospères années soixante, a révélé quels ultimes biens lui paraissaient nécessaires pour survivre vers la fin de la présente décennie: un sac de pépites d'or, une pleine armoire d'aliments en conserve, une bicyclette et une mitrailleuse.Oui, on peut être raisonnablement pessimiste.Comme chacun de nous, les économistes sont parfois victimes de cauchemars, mais les leurs sont souvent plus terrifiants que chez la moyenne des gens.Ils préfèrent, généralement, n'en pas faire part au grand public, vu le sens aigu qu'ils ont de leurs responsabilités (sens fort recommandable.et dicté par leur propre intérêt).Cependant, après lecture du récit imaginaire présenté en début du présent article, une de leurs plus hautes autorités ne l'a pas jugé aussi extravagant que tout le monde serait porté à le croire.En état de veille et non plus de sommeil, les économistes ne sont pas vraiment convaincus que le globe va subir une dépression économique générale.Ils n'ont toutefois pas besoin de se laisser aller à la rêverie pour admettre qu'existent déjà un grand nombre de facteurs qui pourraient en amener une.Néanmoins, les Canadiens, pour leur part, ne doivent pas perdre courage.Les économistes les plus réputés s'accordent à estimer que.peu importent les événements à survenir les prochaines années, le Canada demeurera le meilleur pays où vivre.Voilà un jugement à garder présent à l'esprit, quoi qu\u2019il vous arrive personnellement.Nous sommes en 1975.Sept des huit plus grandes puissances commerçantes de l'Ouest doivent faire face à d écrasants déficits, par suite de leurs dépendance envers le pétrole arabe.La seule exception dans leurs rangs est le Canada qui, en dépit des violentes protestations de certaines provinces, maintient une politique d'autosuffisance pétrolière.Les sept autres, à la recherche de moyens ingénieux de combler leurs dettes nationales, adoptent toutes le même remède: une augmentation massive de leurs exportations.Malheureusement, c'est surtout entre elles que se font la plupart de leurs échanges commerciaux, ce qui rend le procédé impossible à appliquer à toutes les sept.Elles n'en font pas moins l'essai.Un flot de marchandises envahit le marché international, forçant les nations à fermer leurs portes aux produits étrangers.Ce qui devait d'abord être un moyen d\u2019éviter \" la banqueroute tourne en une guerre protectionniste, qui va s'aggravant.On en arrive ainsi à la dégringolade des entreprises privées, au chômage accru et, finalement, à une tension intolérable exercée sur tout le système financier mondial, qui s'effrite peu à peu, resserrant à son tour le crédit, et ainsi de suite.s'infiltre dans le réseau financier international.Les clients venant retirer leurs dépôts, les grandes banques se voient à court de disponibilités et, à leur tour, se montrent plus exigeantes envers leurs emprunteurs (sociétés commerciales ou individus), qui ne peuvent plus compter sur les prêts quelles auraient consentis pour rembourser les dettes qu'ils ont contractées ailleurs.Tout le système s'écroule, entraînant la faillite des maisons de finance et des entreprises industrielles et multipliant à travers tout l'Occident un chômage ruineux.En compensation, l'inflation cesse d'être un problème redouté du monde entier.En février 1976, un consortium formé des plus grandes banques du monde repousse la demande d'un prêt de plusieurs milliards de dollars que lui fait la Grande-Bretagne.A leur avis, le crédit britannique ne peut plus suffire à acquitter les intérêts exigibles sur une dette nationale déjà excessive.Ce refus est un événement historique car, dans les temps modernes, aucun Etat n'a encore connu la banqueroute.Les expéditions de denrées vers le Royaume-Uni déclinent brutalement, les autres nations reculant devant la perspective de n'en jamais recevoir paiement.Le taux de chômage bondit.Le niveau de vie du pays, qui n'était déjà guère brillant, s'affaisse de plus des deux tiers.Son malheur laisse impassibles les autres grandes nations.Leur conscience sociale s'est insensibilisée durant la famine mondiale des deux années précédentes, qui a vu périr des dizaines de millions d'Africains et d'Asiatiques.Mais leur dureté ne peut empêcher cet effondrement d étendre ses ravages.En termes de commerce, les effets immédiats sont faibles, mais un vent de panique, activé par la dévaluation massive de la livre sterling.i I I : i : Suite page 15 6- 4 pnvier 1975 ¦H j R vi f: )4 ^3 k.\\ Wga 3R ¦ifl F 3 Eèl : I I'm 336 ;\u2022} I\tY'm'l t\" 0 V : ;IW '.T.' .: i ¦Æ Belvedere.Un goût d'aujourd'hui.eki / # - \u2022 > # \u2022 /$¦ 7= m \" - ;\u2022 ' Y V \u2022 -Tf- if * iMfej # / a s# M -O B H | * J ) v a Vt-WVCWWVt - * V tÀ h MW-' mBBm mÊÈÊ r X> : s* ï*t % \u2022;> > I * m Wmmà || U n&'¦ ' ¦ %: % \u2022r / > à 11 ii m \\A ft > ms Y:-.?K ¦«l 'S 6éf> m m vü k : Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l'usage. \" « Bf; V :\u2022 .«S*.5 @1 - [ : X it \\ % K ' Wr.\\ * \\V ¦ * : .: §?FS '.\"\u2022y :P ; £ £-;\u2022 ?;y \" * it i I i \\ ï .?i HKHEVOHUD Qu'arriverait-il si, au premier coup de poing que porte un joueur, l'arbitre I le bannissait de la partie?Il arriverait qu'\"on\" serait obligé de se mettre à !'\u2022\tjouer au hockey.C'est là que ça devient embêtant pour beaucoup de mon- \u2022\tde depuis l'élargissement des cadres de la ligue Nationale.Embêtant pour \u2022\t' certains propriétaires d'équipes américaines surtout, qui risqueraient de voir leurs stades se vider faute de talent nécessaire pour jouer du bon hockey.Ne lés ont-ils pas remplis ces stades avec la même publicité que pour la lutte ou la boxe?Ne se servent-ils pas de la télévision pour donner à leurs ;\u2022 téléspectateurs, qui le plus souvent ne connaissent rien au hockey, des ^^^ 4s;de)yiolence qui .rapportent des gros sous?Embêtant aussi pour cër-fams jdüèurs, robustes mais médiocres,, qui perdraient leur emploi de ma-traqueurs Car c'est bien la médiocrité du jèu qui a favorisé ces manoeuvres de diversion que sont les bagarres.Et ce n'est surtout pas pour se défouler que.certains joueurs se battent \u2014 il y a si peu de \"feu de l'action\" \u2014, mais bien pour que le public, frustré, se défoule.Et cette image du hockey chaud s'est répandue non seulement à l'étranger mais jusque dans les li-V où le nouveau mythe de la réussite est qu'il \"faut se faire Sv m 4 m r r >x1 l ?V «-\u2022 1 \u2022y * 4\".;\u2018- ¦ 5 fi r' I ' 1 ?P* L ' £4 [ It 1 Eg % Ü a M : K- F v ?\"i km R>f' i : #9 a ii y .*\u2022 \u2022/ .* j is SSI Iff |S * f ¦ \u2022 \u2022 /' ¦ \u2022>r: 'M £3 ¦a - - r- HI iHI* to\"-:';:- ' V pi' .,1 .Br-''-' - ;-%%/\" ' s \u2022r\".\u2022X ¦ x .- v ~ WÊ % ; m % AT m ;Æ r .A -4 m> : \u2022- - 4W % I 1 A t* J y 7 ïr Autres photos à la page suivante JF- kg F* V: w, % Bfe ' & m BOb \u2022» i ?2r.\u2018 Hiïé ¦ y (a i \u2018 f a ttp \\ ¦ ¦.«s flf» b.¦V w/' ! 5 , m SSivg T\" ' ' ' \u2022*\u2019>*^1 ¦ \u2014^ I \u2022>.I a -V 2*.-i F'j ï&k m & \u2022 m ; U F %» « \u2022- By ¦ % X BS y m ag >\u2022 : m ; %-### - W-> WSm:1 Ml 5*22 m m^'r %%-m tiM__ 3 1 y 71 By y - :t ipf O «\"tsù B' : -, *e-\" 'V> ¦ * - .\u2018ii Si J* & 9 s £ s %! & y .P HH y ¦À?fc .\" ê i #¦ .-j f m - ess y y % B iBBy Hi .V; i t SI y Les mannequins qui, sur les podiums, nous font admirer des toilettes de grand apparat n'en portent pot Non plus d'ailleurs que des tailleurs de grand prix ou des chapeaux haute mode.Ces beaux atours soi pour elles, des uniformes de travail dont elles n'ont nulle envie de se vêtir aux heures de loisir.Le vê c'est le jeans.Voilà certes un engouement qu elles partagent avec une multitude de jeunes mais elles o d'habiller leurs jeans, c'est-à-dire de le relever de bijoux, d'accessoires, de gadgets aussi bien que d'une Elaine Brookes.Pour Johanne, blouse mexicaine, colliers-breloques, large ceinture et.blouson-jeans, bit Elaine a choisi une élégante blouse de chiffon et un cardigan réchauffé de fourrure.Au centre: £=rge I notre photographe \u2014 dans sa tenue préférée: jeans, acheté il y a quelques années, hautes bottes, 7;hemi superbe blouson-jeans.Shaun O'Brien adore les chemisiers noués sous la poitrine et les porte à ravir.A Admirez la veste de Nanci.Elle l'a trouvée au célèbre Biba, à Londres.Dominique, qui achète des jear dans le monde, aime bien son long cardigan rayé et le porte, échancré jusqu'à la ceinture, avec *ne lo m #3# % i spy .i a a o i a & : ,V; | A 1 SÉ % £ % LE CHIC MANNEQUIN PAR ISABELLE LEFRANÇOIS»PERSPECTIVE$ PHOTOS SERGE BEAUCHEMIN y i! 12 \u2014 < farmer 1975 \u2022our ainsi dire jamais dans la vie.sont un peu, vêtement chéri de la plupart d'entre elles, ont une façon, bien à elles, ne défroque vieillotte et précieuse.A gauche: johanne Laçasse et bien sûr.e Beauchemin \u2014 eh oui! mise ouverte et, comme Johanne, , A droite: Nanci McCaw et Dominique Vien.sans un peu partout longue écharpe.3% I 1 \u2022 4 £>=-7 Z; / : / # \u2019 : / v z !¦ ^ ' : >.% II !jp.?m?' \u2014 m -w V s i m ; ?Mi i: : 1 I i: ¦ - ^ \u2022 i i ' ! ¦ .i* Lss.4 fanner 1075 \u2014 1 3 l\u2019tioi/euhoiW Æ sZ: j 7 \u2022r *1 M M % ÆÊm ~ j ' m i V / I f Zji V ' / ( r\u2019 V: \u2022 -rffc\u20147Tc 'Ai mm %-, ¦ i s  la « rv a h\\ ¦m n : ,v.v\\ R* « ira A; ) sy 1 s&'S .\u20184 ü 'À XtV-i \"%, xT;> rve sa fs sy 5 .V w V f \\ Ell Vi.h y >1 X / a 14 \u2014 4 /anvrér 1975 s\u2019il y a crise œne sera pas comme celle ded i cauchemar 2 La première partie de ce second cauchemar est déjà une réalité.C'est en effet de la façon indiquée plus haut que les nations occidentales (sauf le Canada) songent à combler leur déficits.En ne les imitant pas notre pays conserve un avantage immédiat: la planification financière élaborée par Ottawa n'a pas subi une aussi grave distorsion que dans maint autre Etat.Notre gouvernement est probablement plus à féliciter qu'à blâmer de soutenir que l'économie canadienne est mieux protégée que celle d'aucune autre démocratie occidentale contre la récession actuelle.A une époque de disette de matières premières (dont le pétrole), le Canada a cette chance rare de disposer en abondance de ces matières en si grande demande dans le reste du monde.Le ministre des Finances, M.|ohn Turner, préfère toutefois 3 ne pas insister sur cette chance car notre économie ralentit, elle aussi.Une large part de notre bien-être provient tout simplement du fait que d'autres économies nationales devront avoir ralenti leur train les premières pour que déclinent leurs demandes de nos produits.Contre nous joue cet autre fait que le quart de notre produit national brut consiste en exportations, ce qui est un taux excessif et inhabituel dans une économie industrielle avancée.Par ailleurs, le secteur de l'extraction des matières premières et ressources naturelles n'est pas chez nous celui qui peut créer le plus d'emplois nouveaux.Dans une récession qui s'accentuerait.c'est probablement le secteur manufacturier qui serait le plus durement atteint au Canada.C'est aussi, hélas! un secteur très faible en regard de celui des autres grands pays, de sorte que le Canada constitue un marché attrayant pour les produits étrangers.Au début du phénomène de dépression, le consommateur canadien éprouvera une plaisante surprise car on lui offrira à prix d\u2019aubaine une immense variété de marchandises importées.Mais, notre marché devenant une foire d'empoigne, nos régions industrielles \u2014 et d'abord le sud de l'Ontario \u2014 seront frappées.La région la plus prospère du Canada est aussi la plus vulnérable.On y trouve plus d'usines, plus d'emplois.et aussi plus de risques de chômage.Les économistes prédisent qu'au cours de la récession déjà commencée, le taux de chômage atteindra les 7 à 8 p.c.et qu'il ne serait guère difficile de le faire grimper jusqu'à 12 p.c.Cela peut sembler relativement peu grave mais, durant la dépression des années 30, nous avons subi un choc moral aux cicatrices ineffaçables par suite d'un chômage dont le taux n'a pourtant pas dépassé 25 p.c.Le Canada des années 70 n'est plus celui des années 30, constitué, en prédominance, d'agriculteurs et d'ouvriqrs.Le souvenir du tableau de l'emploi à celte époque tend à déformer la vision que nous devrions avoir d\u2019une depression à venir.Le travail es! devenu beaucoup plus spécialisé qu'autrefois.ce qui rend difficile aux travailleurs de passer d'un emploi à un autre sans un long et pénible recyclage.De plus, un énorme contingent de la torce ouvrière est passé du col bleu au col blanc et du col blanc d'avoir un emploi moins bien rétribué que pas d'emploi du tout.Il y aura surabondance d'offres de maisons saisies pour hypothèque non payée, ainsi que de voitures, yachts de plaisance, congélateurs, téléviseurs, etc.Toute dépression économique a d'abord pour effet de décourager les gens, surtout s'ils sont surchargés de dettes.Au lieu de quêter un croûton de pain, c'est peut-être plutôt un cachet tranquillisant qu'ils rechercheront.A part l'énorme quantité de ressources naturelles ou humaines devenues inutiles ou inabordables, le plus abondant sous-produit d'une dépression risque d'etre une psychose d'envergure nationale: l'anxiété maladive devant le problème de survivre.Même si les allocations de chômage vont atténuer les pires effets du mal, nous sommes exposés à voir largement augmenter le taux des divorces, séparations et abandons du foyer, et aussi celui des conflits familiaux menant au crime.A cet égard il n\u2019y aura guère de différence entre la situation de 1935 et celle de 1974 où l\u2019on dénombrait déjà 5.5 p.c.des travailleurs en chômage.La situation aura toutefois des aspects consolants.Nous ne risquons guère de voir se reconstituer les longues files d'affamés d\u2019autrefois, non plus que les courtiers en Bourse se suicider tour à tour.Ceux qui auraient pu songer à le faire l'ont déjà fait, car l'atmosphère boursière reste à la baisse depuis 1970.Par ailleurs, le Canada a tiré de la Grande Dépression de jadis une leçon sur l'opportunité de l\u2019intervention massive de l'Etat en temps d'ennuis secteur secondaire ou usinier au secteur tertiaire, dit des \"services\": commis aux écritures, vendeurs, enseignants, journalistes.Il a déjà été prédit que ce groupe constituerait, un jour, plus de la moitié de la main-d'œuvre canadienne.Dans une dépression, il risque en tout cas de former plus de la moitié de celle qui sera en chômage.Beaucoup de cols blancs, n'ayant reçu qu'une faible préparation à leur emploi, connaîtraient moins de difficulté à s'en trouver un autre que le col bleu surspécialisé.Ils tendraient donc à se précipiter vers toute offre d'emploi encore disponible, même s'il leur fallait accepter une réduction de salaire.Mais alors se manifesterait .une différence capitale entre la situation prévalant en 1975 et celle d'il y a quarante ans: le Canada est une société de forte consommation et les Canadiens sont fortement endettés.Cet endettement personnel élevé est relativement peu grave en temps de prospérité mais produit un terrible retour de flamme en temps de chômage généralisé.Et tout d'abord un monceau de factures pressantes à régler.Les travailleurs déjà pleinement propriétaires de leur maison peuvent s'en réjouir, même s'ils ont dû payer le prix fort pour en devenir maîtres.Il leur sera même possible d obtenir un profit substantiel à la revente.Mais, durant une récession, le mouvement du marché changera entièrement de direction, l'offre l'emportant sur la demande (et diminuant du coup les ennuis de l'inflation).Il sera alors presque aussi désastreux pour un économiques.Quand les économistes affirment que notre pays sera l'un des moins malmenés en cas de dépression mondiale, ils entendent en partie par là que nous possédons les ressources voulues pour pouvoir faire évoluer notre régime vers une social-démocratie plus accentuée.Le syndicalisme canadien est également plus puissant et plus militant qu'il y a quarante ans, ce qui accroîtra la pression qui nous rapprochera du modèle suédois.Il y a peu de danger que le Canada subisse un krach bancaire.Le mode d\u2019opération de nos banques, d'un conservatisme et d'une prudence notoires, devrait suffire à leur faire traverser les pires tempêtes.Le gouvernement fédéral y veillerait.d'ailleurs.Peu de craintes donc de voir les épargnants paniqués s'aligner devant les guichets, pour y apprendre que leurs économies se sont mystérieusement volatilisées.Mais nous aurions une note secrète à acquitter en vue d\u2019éviter les pires effets de la dépression.Les secours apportés par l\u2019Etat coûtent cher et risqueraient de rallumer la flambée inflationnaire que nous subissons.Voilà le pire cauchemar des économistes: les choses resteront ce quelles sont, avec des poussées intermittentes d'inflation et.quand le chômage croîtra trop, de récession qui remettront ce dangereux cycle en mouvement.\"Plutôt que de mauvais rêves.avoue certain économiste, en fait d ennuis nocturnes, j'ai surtout du mal à m'endormir.\" BERNARD STUART 4 farmer 1975 -75 PHOTO JEAN-YVES COLLETTE \u2014 : h ké| W *sS ST .3v ft.\\ 'H #\u2022 r o -rsss -r \\ K / rf.t If Sr y ?** r- & & ^ : & [S : m ; f , E -\u2022T t r jff K V.X * K a p .I 0# s Et les téléspectateurs retrouvent le Serge Bélair qui leur est devenu lami-lier,- le Serge Bélair pour qui tout semble facile, insolemment facile, de l'entrevue jusqu'au jeu questionnaire en passant par les messages publicitaires.Le métier d'animateur est pourtant loin d'être aussi facile- qu'il en a l'air.Sergé Bélair, quant à lui.se couche à minuit et se lève à quatre heures.Entre-temps, il aura fait de l'animation à la radio, à la télévision, il aura été annonceur, il aura fait des messages publicitaires.\"Il y a des moments, avoue-t-il.où je suis très, très fatigué.\" \"Etant seul, en réalité, le reste est une dépense déductible de l'impôt, une préoccupation purement monétaire \u2014 allusion un peu cvnique à son ménage brisé \u2014, je n'ai pas d'amis: pas vraiment et comme, par ailleurs, je sors peu, ie trouve le temps de faire ce que j'ai à faire.Le soir, j'arrive même à lire.\" Non, curieusement, il ne regarde pas la télévision ou alors, parfois, une émission américaine d'affaires publiques: Sixty Five.Oui, c'est un rude métier que celui d'animateur, et la santé paraît bien être la première exigence pour le pra- tiquer.Quant aux autres exigence-., qui peut savoir?\"L'important dans ce metier, nous dit-il, ce n'est pas d'v entrer mais d'y rester, car on ne se rend bien compte qu'on est fait pour lui qu'une fois qu'on y est depuis un certain temps.\" La santé, il l'a certainement puisqu'il fait ce métier sans \u2022 interruption depuis dix-huit ans.\"J'ai commence à quinze ans dans une station radio de Victoriaville.sc ri pleur-annonceur, l'ai même balaye le plancher, ajoute-t-il, à demi sérieux.Et puis, j'ai fait d'autres stations à Drummondville, à Sorel, à New Carlisle.à Granbv et enfin à Montreal, a la station C|MS que je n\u2019ai quittée que pour entrer à CFTM, il v aura bientôt de ça quatorze ans.\" Son cheminement \u2022 est celui de beaucoup d'autres: il n'y a pas d'écoles pour devenir animateur.Serge Bélair ira chercher dans les livres ce Suite page lit PAR DOMINIQUE DE PASQUALE \"Attention! Trois minutes avant le début de la chronique suivante.\" A peine le temps de quelques messages publicitaires.Nous sommes dans un studio de Télé-Métropole au beau milieu d'un magazine télévisé du samedi après-midi.Les caméras se déplacent, sans bruit, les hommes qui les guident obéissant à des ordres apparemment silencieux.Le régisseur, écouteurs aux oreilles, parle à voix basse dans son micro, s'affaire, traînant avec lui le long fil encombrant qui le relie à la cabine du réalisateur.L'animateur prend place aux côtés de l'invité, celui-ci cligne des yeux, troublé par l'abondance de lumière au point d'en oublier son trac.\"Deux minutes!\" Deux minutes, ce devra être suffisant pour que l'animateur fasse connaissance avec l'invité, pour qu'il relise quelques notes sur le sujet de l'entrevue.Car ici, dans le dénuement d'une station privée, point de petit salon adjacent au studio où l'animateur irait \"répéter \" l'entrevue avec son invité, pas de dossier soigneusement préparé par un recherchiste sur le sujet traité.Tout \u2014 ou presque \u2014 repose sur ^l'animateur, sur ses propres connaissances du sujet, sur ses qualités d'improvisateur et sur la personnalité de l'invité.\"Une minute!\" Le temps de quelques blagues, dont celle-ci: \"Ailleurs, on engage les animateurs selon leur talent, ici on les engage selon leur poids: le gros Gi-guère, le gros Bélair.\" Mais comme c'est Serge Bélair qui parle, tout le monde s'esclaffe dans le studio.\"Caméra deux, attention!\" L'animateur redevient sérieux.Le régisseur lui fait des signes.Une petite lampe rouge s'allume sur la caméra deux.\"Cette semaine, à la chronique Rencontre, nous avons le plaisir d'accueillir.\" i : disk-jockev- comme : i il SERGE BÉLAIR 18 ans de métier pour acquérir cet air cFïmproviser i \u2022ee .: 16 \u2014 4 tamner 1975 DOUZE DESSINS «COULEUR DE SBtGE CHAPLEAU POUR SEULEMENT * $295 Quadrichromie de la plus haute qualité Dessins originaux reproduits sur papier de qualité supérieure selon la lithographie en quatre couleurs la plus perfectionnée.Format 10y2\" x U'/2\".Vous serez fier de posséder ces dessins et de les montrer à vos voisins et amis.Vous pouvez aussi les encadrer et les accrocher au salon ou dans votre salle de récréation.Profitez de cette offre sans obligation de votre part En plaçant leur commande maintenant, les lecteurs de ce magazine peuvent épargner $1.00 sur le prix en librairie de $3.95.Si vous n êtes pas satisfait de ces reproductions de qualité après éxamen de dix jours, retournez-les contre remboursement.Remplissez ce bulletin aujourd'hui.Enfin! A la demande générale, le plus célèbre caricaturiste du Québec et ses éditeurs ont créé le Monde de Serge Chapleau.A votre portée chez vous, le Monde de Serge Chapleau est une galerie des plus brillantes ' : caricatures jde cet artiste jqui ont paru dans Perspectives.En tout, douze portraits du monde politique et artistique Pierre Elliott Trudeau, Richard Nixon, J Lise Payette, | .René Lévesque, fjérôme Choquette, j «John Diefenbaker, «Jacques Boulanger, |Robert Bourassa, \u2022Emile Genest, Gilles Vigneault, Robert Charlebois et Michèle Richard.serge chapleau k ; ! ; : : ! : -V : ' ' K ¦ i X «SS I \u2018 rr£u _.i \u2022; ) i, Ï2Ç i 1 : * i £F3 \u2022 ' H i i , i ! \" ¦: :-v ' ! [ TTrrcrv'J-ïT Cis mtiderchard gilts vignrx-^- C BULLETIN DE COMMANDE (SANS OBLIGATION) A POSTER AUJOURD'HUI Perspectives B.P.1848, place d'ArmesMontréal,Québec H2Y1M6 > Veuillez m'expédier_____album(s) du Monde de Serge Chapleau (com- prenant les 12 reproductions mentionnées dans cette annonce) au prix spécial de $2.95 l'album, plus 55 cents pour frais d'expédition et taxe de vente.Ilya maintenant deux ans A que Perspectives J publie lès caricatures 1 ' de Serge Chapleau^ Des lecteurs nous ont si^& souvent demandé de leur faire t^V parvenir des dessins déjà parus que %'{ nous avons cru utile \\£ de publier cette série de douze dessins\t1 à leur intention.\t* J'épargne ainsi $1.00 sur le prix en librairie.Si je n'en suis pas entièrement satisfait(e), je peux le(s) retourner dans les 10 jours contre remboursement.: ?\tChèque ou mandat (payable à Perspectives) ?\tPorter à mon compte Chargex No ! s?J M.Mme Mlle S Adresse______ S Ville________ \u2022 Code- App.f Province P380151 & m Æ SERGE BÉLAIR tomouis à fiécoute du priMic Un phénomène curieux, bien connu du comédien, semble guetter aussi I animateur de télévision: le dédoublement de personnalité.Deux Serge Bé-lair en somme: celui que tout le monde peut voir et entendre à la télévision.et celui que l'on peut rencontrer entre les émissions, dans son milieu.dans la.rue; autant le premier semble calme, mesuré, même dans la fantaisie, autant l\u2019autre apparaît plus spontané, souvent blageur, parfois très drôle.\"Ce ne sont là que les deux facettes d'une seule et même personnalité, explique-t-il.Je suis \"moi\", avec des moments où je suis sérieux et d'autres où je suis facétieux.Par définition, pourtant, je pense que je suis plutôt cynique, le me retiens un peu pendant les émissions, je me sens obligé de travailler à ne pas l'être, je crois que dans la vie de tous les jours, je suis plus souvent cynique qu'autre chose.Pourquoi?C'est peut-être dû au style de vie que j'ai mené: j'ai eu souvent l'impression que je jouais le rôle de paratonnerre et que je m attirais la foudre.Et puis, la vie.dans le fond, c'est \"plate\", c'est une bien mauvaise blague, à cause de l'issue: personne n en est jamais sorti vivant! j'ai beau être impressionné, un moment.par certaines personnalités, celles-ci m'apparaissent bientôt moins impressionnantes dès que je pense quelles sont condamnées à la même fin.Et comme je me préoccupe peu de ce que je puis laisser aux autres après ma mort \u2014 héritage moral ou matériel \u2014.je finis par vivre ma vie un peu égoïstement, au jour le jour.\" Rêve-t-il parfois d'une émission ou il n'aura it pas à se contraindre, pendant laquelle il pourrait être complètement lui-même, une émission qu'on pourrait, par exemple, intituler Serge Bélair en liberté?Oui.Sans doute.Mais il n'est pas du tout certain qu\u2019on lui permettrait de faire une telle émission.& CT m les amenant dans un studio où ils cessent, forcément, d'être les mémo.Autre limite: on est un bien petit peuple et l'on a vite fait le tour des gens vraiment intéressants.\" S'il rcve, comme chacun d'entre nous, à \"autre chose\", Serge Bél.nr n'en accepte pas moins fort bien les contraintes du moment.Il aime son métier.\"C'est très stimulant d'être animateur.A force de rencontrer des gens, tu te rends compte que tu as toujours une foule de choses à apprendre.Moi.en tout cas.cela me stimule, c'est de là que m'est venue l'envie de retourner aux études.\" (Il vient de terminer un certificat de relations publiques au Service de l'éducation permanente de l'université de Montréal.) \\e serait-ce pas là le signe qu'il envisage d'entreprendre prochainement une nouvelle carrière?\"l'aimerais bien être avocat, nous confie-t-il.Mes livres de chevet, ce sont le Code civil, le Code de procedures civiles et le Code criminel.Mes sorties: les cours de justice.Le droit m\u2019intéresse depuis longtemps.C\u2019est peut-être l'humain, là encore, qui me fascine.Rien n'est plus humain qu\u2019une cour de justice: lu vois la \"crasse s\u2019étaler dans toute sa vérité, tu vois des gens qui se font rouler, tu entends des discours à l'emporte-pièce.et a lem porte-piastre! Oui, je crois que je ferais un excellent avocat.En attendant, je vis ma vie vingt-quatre heures a la fois.Et puis, de toute façon, pour l'instant ça va très bien du côté professionnel.comme à peu près toujours d\u2019ailleurs \u2014 je touche du bois! A quelques craintes près qui n'ont pas duré, c'est sur le plan personnel que je ressens quelques lacunes: aussi associai que je sois, j'ai besoin de partager avec d'autres.Evidemment, la relation avec le spectateur peut être une forme de partage mais, tout de même, je ne voudrais pas finir mes jours seul.\"Bah! conclut-il dans un regain d'optimisme qui est à la fois le meilleur signe de santé et le meilleur gage de succès, je n'ai que trente-trois ans.ma vie n'est pas finie!\" Tout au contraire, a-t-on envie d'ajouter, trente-trois ans est un bien Irel âge pour commencer une nouvelle vie: sinon pour terminer sa vie publique, du moins pour commencer une vie privée!# M Sj X v%4?, qu'il n'a pas eu le temjas d'apprendre à l'école.\tt \"Lire a été très important pour moi; si je n'avais pas lu, mon certificat de 12e année d'études serait vite devenu une limite trop évidente.\" Dix-huit années de travail, d'expé-nenees diverses \u2014 de métier \u2014, c'est peut-être de ça qu'est fait le talent, c'est-à-dire cette faculté de créer l'illusion que tout est facile, qu'on improvise.I ; Consomma-m teurs, n\u2019ache-^ tez pas n\u2019importe' quoi ! Informez-vous sur la valeur de tel ou tel article en li-^H sant le Consommateur Canadien.Libre de toute influence, le^ Consommateur Canadien analyse objectivement les produits pour vous aider à faire un meilleur achat.Ne souffrez plus de \u2018'consommante\"! En vous abonnant à la revue, vous devenez membre de l\u2019Association des Consommateurs du Canada.\"Mes entrevues, je les prépare, et longuement dans certains cas.Pour .l'entrevue avec Louis Pauwels.par exemple, à Rencontre, je me suis tapé une petite montagne de revues Planète et une quantité imposante de livres pour m'apercevoir d'ailleurs, en fin de compte, que ça ne m'avait servi que de toile de fond.C'est souvent ainsi: je me fais une Idée de l'entievue.je prends une foule de notes, mais ça ne sert que de tremplin pour aller chercher ce que l'homme est au moment où il me parle: ce qui peut être bien différent, dans certains cas.de ce qu'il était quand il a écrit tel livre, réalisé telle tâche \" Il faut dire que Serge Bélair est servi dans son travail par une mémoire quasi photographique.Lors d'une émission, un spécialiste étant arrivé insuffisamment préparé mais muni d'une quantité de notes écrites devant lui servir de béquilles.Serge Bélair, un peu distraitement, et par hasard, avait parcouru ces notes.Ce fut suffisant pour que le spécialiste en question.au cours de l'entrevue, reçoive à peu de choses près le cours qu'il était censé donner.\t«\u2022 Une autre faculté que Serge Bélair possède, c'est celle d'être à l'écoute du public: \")e me demande toujours comment il faut faire telle chose pour que ça passe l'écran.Et je pense que je commence à savoir ce que pense le public: dix-huit ans de métier, ça compte à la fin! On vient me voir souvent, on commente ce que je fais.Et ça aussi c'est important, le contact direct avec le public.\" Mais s'il connaît le public, le public, lui, le connaît-il vraiment?Le Serge Bélair qui apparaît régulièrement sur le petit écran est-il le vrai?! I C.P.424.Hull.Québec J8X 3Y3 ) NOM______________ (Lettres moulées) RUE_____________ VILLE CODE POSTAI____________________ \u201cJe demande par la présente un abonnement selon le choix que j'indique d'un \"X ' 1\tan\t$ 5.00\t?2\tans\tS 9.50\tO LE CONSOMMATEUR\t3\tans\t$14.00\tG CANADIEN 8 nos par an Abonnement normal \"Dans ce métier, on nous cantopne dans certains emplois qui ne sont pas nécessairement ceux que Ton voudrait faire.C\u2019est pour cette raison que certains ont été si étonnés que je puisse passer d'une émission faite pour M.Tartempion à une entrevue de fond avec Louis Pauwels, et faire, là.quelque chose de valable.\"Si je créais une émission, ce serait une sorte de Talk Show, mais qui aille un peu au fond des choses, qui s'intéresse à l'expérience humaine.Pour cela, il faudrait aller dans le milieu de la personne interviewée, vivre sa vie avec elle pendant un certain temps.Alors qu'habituellement, pour ce type démission, on commet Terreur de transplanter en quelque sorte des gens qui ont fait des choses extraordinaires dans leur milieu \u2014 souvent à cause de ce milieu \u2014.en 1 an $14.00 ?Z ans $26.00 ?3 ans 536.00 LJ Ensemnle annuel 6 nos du CONSOMMATEUR CANADIEN.11 nos du CONSUMER REPORTS et le December Buying Guide (E U.) ,_i Ci-inclus chèque ou mandat- poste libellé au nom de l'Association des Consommateurs du Canada.~ A facturer ultérieurement.Expédiez à cette adresse: CONSOMMATEUR CANADIEN C.P.424, Hull, Québec J8X 3Y3 18 \u2014 * janvier 1975 un monsieur absorbé w -Y 1 m V -=5 a s \u201dr \u2018 - \\biti la lotion pour les mains et le corps et le nez.Z / I I I / ¦ \u2022\u2022\u2022 -s \u20ac3 m \\ parfum naturel subtil et fin-Si vous utilisez la lotionjergcns, Avon ou toute autre marque, voici de quoi vous convaincre.Essayez la nouvelle lotion aux herbes Vaseline.Et si elle n\u2019est pas plus efficace que votre marque habituelle, retourne:-nous le flacon vide d\u2019ici le 1er mars 1975.Nous vous en rembourserons le plein prix, en plus des frais postaux.* Une lotion efficace pour les mains et le corps ne possède pas un parfum nécessairement agréable.Voilà pourquoi nous avons créé la nouvelle lotion aux herbes Vaseline Soins Intensifs.Elle hydrate et rafraîchit la peau tout aussi bien que la lotion ordinaire Vaseline Soins Intensifs.Mais son mélange délicat de dix herbes aromatiques lui donne un f- : ' LOTION r Vaseline SOINS , INTENSIFS I Si !¦ ¦ F Z m ¦ La nouvelle lotion aux herbes Xâseliné Soins Intensifs; *5 a 1 IL Remboursement garanti si vous nêtes pas satisfaite.».Vaseline et Soins Intensifs sont des marques déposées.*Un seul remboursement par famille.IB r 107 timbres du monde entier.Seulement 10c LE MONDE DE SERGE CHAPLEAU \\ ïc- i / 1 O 2 I Un album de 12 caricatures en couleur publiées dans Perspectives.Vous pouvez vous procurer cet album en taisant parvenir un chèque ou un mandat-poste au montant de S3.50 tait à l'ordre de k Perspectives Inc.Case postale 1848 Place d'Armes Montréal Québec m O o » t )' » «3 BHUTAN tê |to6e Te toi camtawT Jde Teet *»ü Amen, tartre tranu tee de to Meeftrt.feebvi rtrie» ri «tree et pw w* aœnp ur
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