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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1974-12-12, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL-METRO.20c LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTREAL JEUDI 12 DECEMBRE 1974 90e ANNEE, No 296 92 PAGES.8 CAHIERS ABITIBI COTE-NORD 25ç iîi METEO 9 «F 'V- Aujourd'hui : Nuageux avec neige fondSffle ou pluie passagère Minimum : 30 \u2014 Maximum : 40 Demain : Nuageux avec possibilité de neige Pollution \u2014 Détails à la page A 2 ' Devant la Commission Cliche t- ¦ SÉs*.¦ ¦ | Le juge Papineau admet la plupart des faits .r m : m 1 il: : mm ¦à m -, Il a alors tenté, dans un geste qui a plutôt mal paru, de diminuer la crédibilité de son ancien voisin et ami Hébert en disant que la première femme de celui-ci lui avait affirmé qu\u2019elle ne croyait même pas son mari \u201cquand il lui disait qu\u2019il fait beau\".Par contre, il a dû avouer que lui même avait menti carrément à Hébert en lui affirmant que son chef, le juge André Fabien des Sessions de la paix, lui avait recommandé de laisser tomber cette histoire de Jai Alai; oui, a-t-il dit, il avait déclaré cela à Hébert: non.a-t-il reconnu, il n\u2019avait jamais parlé de cette histoire au juge en chef Fabien.\u201cVous avouez, a résumé Mc Bouchard, que là-dessus vous avez menti et qu\u2019Hébert et Lallouz disaient la vérité; et vous voudriez qu'on vous croie sur le reste?\u201d A certains moments, les larmes lui venaient aux yeux en constatant l'inutilité de scs efforts pour rétablir sa réputation qu\u2019il estimait ternie par la mention de son nom à la Commission Cliche.11 ne s\u2019en est guère mieux tiré quand le procureur l\u2019a amené sur le terrain de ses rapports avec René Mantha, qu\u2019il a admis avoir rencontré quand il faisait de l\u2019organisation électorale.Ayant, comme Mantha, fait sa \u201ccarrière électorale\u201d dans les comtés de la Rive sud, il n\u2019ignorait pas que l\u2019ancien leader syndical était un \u2018\u2018travailleur d\u2019élections\u201d qui avait une réputation bien établie de dur et de passeur de \u201ctélégraphes\u201d.Par ailleurs, il Voir JUGE, page A 6 Sévère mise en garde de Cliche à Laberge et Daoust \u2014 page A 3 par Yves LECLERC Le juge Paul Papineau, un ancien organisateur libéral nommé à la magistrature par le gouvernement Bou-rassa il y a trois ans, a vu son passé politique revenir le hanter hier, alors qu\u2019il tentait péniblement de se disculper devant la Commission Cliche des \u201cinsinuations\u201d qui auraient été lancées contre lui par plusieurs témoins et un journaliste anglophone.II a dû finir par admettre que la plupart des affirmations faites à son sujet étaient exactes, à la suite d'un interrogatoire spectaculaire que lui a fait subir le procureur Lucien Bouchard.Celui-ci l'a questionné pendant près de trois heures sur scs rapports avec l\u2019ex-coordonnatcur du local 7!)l des Opérateurs de machinerie lourde René Mantha, et sur son rôle dans la bizarre tentative de l'homme d'affaires Lucien Lallouz pour faire légaliser au Québec les paris sur le jeu de Jai Alai.Sur cette dernière affaire, il a confirmé en grande partie les témoignages de Lallouz et de l\u2019inspecteur de la CIC Jean Hébert, mais il a nié jusqu\u2019à la fin, avec la dernière énergie, leur avoir parlé de \u201cdépenses extraordinaires\" que devait occasionner le projet, dépenses que les deux autres avaient interprétées ni plus ni moins que comme des achats d\u2019influences politiques.Dans un moment dramatique, le commissaire Guy Chevrette lui a cependant fait remarquer que les deux témoins avaient fait, sans avoir la chance de se consulter, dus dépositions quasi identiques qui contredisaient carrément la sienne sur ce sujet.Le juge Papineau s'est pourtant tenu à sa version des faits.mi « .V:f i I m « Ji X' : mm# $ K# \u2022y-iti Plite n \" r% l r îi B8 1 m .ilfS Ve * \u2022-SÀ ¦:» : ü 0 a % ii?: ¦ II ¦¦ V 88 m \u2022 « l##r a WOE .'¦i $81 Eli g! a m s ' : V®.' :a i: g ft V it: G m :\tv SS I ü s B a m * m % photo LA PRESSE U.< »\t< v ' .Amusants et pas chers > I ¦ \u2022 * \u2022 L'importance d'un cadeau ne doit pas se juger à sa valeur marchande.Un cadeau doit être avant tout amusant, valorisant, surprenant et utile.C'est l'intention qui compte, selon le vieux dicton qu'illustre avec une grâce désarmante cette fillette tenant en main les réserves de sa tirelire.A l'occasion des Fêles, Louise Cousineau a donc fait la tournée des magasins à la recherche de cadeaux do moins de S2 qui ne manquent pourtant pas d'originalité.Sa liste de suggestions va de \"posters\" produisant des oeuvres de peintres québécois à une tasse à rebord empêchant les moustaches de tremper dans le café, ainsi que d'autres gadgets de toutes sortes pour gastronomes, fumeurs, automobilistes, curieux et distraits, et des jouets à fabriquer pour des enfants qu'on veut tenir occupés.i 9 ÊÈ&ÈÊkv.i B m % : & i photo Michel Grave!.LA PRESSE Au cours de son témoignage, le juge Paul Papineau s est violemment emporté contre la ' Gazette\", qui avait écrit ce que le procureur de la Comission Cliche, Me Lucien Bouchard, a cependant qualifié d\u2019 \"une erreur mineure\".\u2014 page E3 \"Révolution économique à percevoir Attentat à 'a grenade dans un cinéma de Tel Âviv AUJOURD'HUI Le \"pot\" contrefait, toujours dangereux Le sort de Marché Union discuté dans les bureaux de la SGF \u2014 page F 6 \u2014 page C 1 SOMMAIRE Un mouvement conservateur va mettre sur pied un parti provincial \"modéré\" \u2014 page B 1 vigueur dans le pays, ie travailleur qui aurait la chance de travailler toute une année pourrait espérer un revenu maximum de $387! Dans celte petite république antillaise, l'espérance de vie ne dépasse pas 37 ans et on ne compte que trois enfants sur dix qui survivent à la naissance.Cette tragique situation, qui résulte des conditions primitives dans lesquelles vit ie peuple, est d'autant plus inavouable qu\u2019Haïti jouit de l\u2019aide étrangère et de crédits de la Banque de développement international.Il faut cependant comprendre que la \u201crévolution économique\u201d ne se fera pas sans un programme d\u2019éducation soutenue.Or, le régime Duvalier semble donner une priorité à ce secteur.Privées ou publiques, il y a des écoles partout.Et on remarque, sans vouloir préjuger sur le nombre d'enfants qui fréquentent ces institutions, que de très nombreux marmots qui hantent les rues de Port-au-Prince s\u2019expriment dans un français très clair alors que leurs parents, qui sont souvent dans la vingtaine, ont du mal à sc départir du créole.Pour le petit peuple, néanmoins, l'enjeu reste toujours ie même: survivre.Survivre en profitant au mieux de la \u201cnaïveté\u201d des touristes richissimes (même un assisté social québécois serait riche en Haïti!) et trouver chaque jour assez de maïs écrasé ou de bananes grillées pour subsister.Ce phénomène s'accentue d'ailleurs dans Voir MAIN-D'OEUVRE, page AS par Richard CHARTIER envoyé spécial de LA PRESSE PORT-AU-PRINCE \u2014 Inaugurée il y a bientôt quatre ans, la \u201crévolution économique\u201d du président à vie Jean-Claude Duvalier est difficile à percevoir et si elle doit profiter indistinctement aux citoyens haïtiens, elle semble accuser de sérieux retards.Le colonialisme d\u2019autrefois n\u2019a disparu que pour céder le pas à la mainmise des capitaux étrangers.Tandis que les matières premières \u2014 comme le sucre et la bauxite \u2014 sont exportées pour être transformées à l\u2019étranger, Haïti progresse dans la voie du sous-développement.Dans un contexte de chômage endémique, le salaire moyen en Haïti n\u2019atteint pas encore $100 par année.Avec le salaire minimum de $1.30 par jour en Arts et spectacles : E 15, E 16, F 1 à F5 Bandes dessinées : G 2 Cinéma : E 16 Décès, naissances, etc.: H 12, H 13 Economie : C 1 à C 5 Editorial : A 4 Informations étrangères : F 6, F 7 les maux de notre langue : E 9 Loisirs et Récréation : G 2 Médecine d'auiourd hui : E 8 Mon Oeil sur Montréal : E 2 Mots croisés : H 11 PAPILLON : G 5 Petites annonces : G 4 à G 7, H2 à H 11 par Daniel MARSOLAIS Non seulement les consommateurs paient-ils trop cher le rebut qui circule sur le marché noir des \u201cstreet drugs\" et que I on appelle faussement \u201cmescaline mais risquent en plus une grave intoxication s'ils absorbent une trop grande quantité du succédané chimique qui est incorporé à la poudre cl dans les capsules hallucinogènes.Malgré que cela soit connu et prouvé scientifiquement depuis déjà plusieurs années, on constate que l'usager l'ignore complètement.ce qui n'est pas sans déplaire aux alchimistes clandestins qui ont généralement la fâcheuse habitude de mettre toutes sortes de \u201cscrap\" en circulation lorsqu'un bon produit devient à la mode.Les plus récentes analyses du pharmacologue Gilles Caillé, de l'Institut de recherches psychiatriques, viennent une fois de plus confirmer cet état de Tardif n'a plus l'habitude des ovations \u2014 page D 1 Front commun des joueurs canadiens de la LNH \u2014 page D 2 Plaisance : H 10 Radio et télévision : E 15 Sports : D 1 à D 11 Tribunaux : G 1, G 3 Vivre aujourd'hui : E 2 à E 8 L'inflation frappe les arbres de Noël En Haïti, la paresse reliée à la pauvreté \u2014 page H 1 \u2014 page A 8 Sa petite maison en Espagne: envolée?par Louise COUSINEAU Quel Montréalais n\u2019a pas rêvé d'être propriétaire un jour d\u2019une petite maison dans un pays sans hiver ?En 1971, Jean-Pierre Requena, voyant une annonce dans le TV Hebdo énumérant les avantages d\u2019être propriétaire en Espagne, cessait de rêver et passait aux actes.Aujourd\u2019hui, trois ans et demi plus tard, et après avoir déboursé près de $9,000, Requena regrette amèrement de n\u2019avoir pas investi dans les obligations d\u2019épargne comme tout le monde.Parce qu'il n\u2019a aucun titre légal certifiant que la maison qu'il a achetée lui appartient.Parce que son vendeur est devenu introuvable à Montréal.Parce qu\u2019il a été obligé de se prendre un avocat en Espagne pour essayer de démêler cet imbroglio.Et il n\u2019est pas le seul Montréalais à regretter son investissement dans l\u2019Urbanisation Rancho Rio Verde à At-munecar.Il y a également d\u2019autres clients à Montréal, dont un médecin, qui ont fait affaire avec la même entreprise.Certains sont au courant que tout ne tourne pas rond à l\u2019Urbanisation Rancho Rio Verde.Et il y a sûrement d\u2019autres clients qui continuent à faire leurs paiements, ignorant ce qui se passe là-bas.Pour M.Requena, tout a commencé avec cette annonce dans TV Hebdo.Comme il s\u2019en allait justement en vacances en Espagne, il a décidé d\u2019aller voir ça de près.Et c\u2019est alors qu\u2019il a rencontré M.Edgard Emile Mathen, promoteur et vendeur.Voir MAISON, page A ^ «s?' - fait m #8 Mais ce qui est troublant et inquiétant à la fois, c\u2019est que la mescaline, ou plutôt son ersatz, semble constituer la drogue la plus populaire actuellement sur le marché québécois.En effet, plus de 41 p.c ent des analyses du docteur Caillé faites au cours des 11 derniers mois ont porté sur des échantillons de fausse mescaline (87 sur 209) alors que la marijuana et le haschisch réunis ne comptaient que pour 19 p.cent.Les échantillons analysés par l\u2019Institut proviennent des cliniques et hôpitaux de la province qui accueillent ceux qui font des \u201cbad trip\u2019\u2019 tant psychiquement que physiologiquement.On obtient la mescaline (la vraie i d\u2019un cactus mexicain connu sous le nom de \u201cpcyolf.Celle qui se consomme aujourd'hui à raison de $2 la capsule ou $I0n l'once, c\u2019est de la poudre à maquillage ou à autre usage épidermique quand ce n'est pas tout simplement de la poudre à récurer, de la gélatine ou du détergent auquel on a ajouté de la phoncyclidine.Cette dernière substance, qui est interdite au Canada, est utilisée en médecine vétérinaire aux Etats-Unis.On l'utilise chez les animaux soit comme analgésique ou anesthésique.Par voie orale, une dose de 10 mg produit un effet analgésique tandis qu'une dose intraveineuse légèrement plus élevée produit une Voir DANGEREUX, page A 4 '____ f-ï I m .35 | , te .Y## v.' ¦ .?-\u2019i w *4^ f\u2014Sbutt, - Il m mm : ' ! .:Ç WiM \u2022 ?W?* «x - : à# Wv/V'**®i 'V a > ; 2*\"' : \u2022 >: r / r ?-/ * i J ; W m \u2022r \\ #9 % \" ^ fix >¦ Ï\" 8# :¦'?'¦ ' ¥Æi *¦#* \u2022 ** «âÿwkg&f1 £ -*5S ¦* V S»iS » a#* ## 15 InE -k ae gap A >4 photo Yves Beauchamp, LA PRESSC une photo du Rancfoo Rio Verde.Jean-Pierre 'Requena montre la copie\u2019de son \"coffrât\" qui n'a aucune valeur légale en EspV me.A l'arrière-plan, A 2 INFORMATIONS nationales CEf > JEUDI 12 DECEMBRE 1974 v \u2022>-*- ï Les coûts de la police: Bourassa est moins passionné que Choquette neaux de signalisation bilingues, de plus nombreux employés bilingues dans les hôpitaux et une hausse importante et annuelle du contenu français des émissions radio et télédiffusées dans l'est ontarien et la région d\u2019Ottawa.Selon le mémoire, 82 p.cent de la population du comté de Pres-cott-Russell est d'ascendance française et, dans Stormont-Glencarry, la ville de Cornwall est à 38 p.cent francophone.Haro sur les \"marchands de la mort\" Les traficants de haschish et de marijuana \u2014 \"les marchands de la mort\u201d \u2014 seront sans doute encouragés par l'attitude tolérante envers les fumeurs de ces drogues.C'est ce qu'a déclaré, hier, le sénateur Ed Lawson, au cours d'un débat au Sénat sur un projet de loi devant rendre moins sévères les pénalités pour simple possession de marijuana et de haschish.\"Assurons-nous que nous faisons plus de bien que de mal\u201d, a dit le sénateur indépendant de la Colombie-Britannique.11 a complètement rejeté \u201cce sentiment si répandu, venant des bouches de professeurs et autres personnes, à savoir qu\u2019il n\u2019y a pas de mal à fumer ces herbes\u201d.\"Je me range du côté de ceux qui croient que ces drogues sont malfaisantes.\u201d Guy Saint-Pierre gagne son point QUEBEC \u2014- Les députés liberaux qui manifestaient des appréhensions au sujet de la création d\u2019une Société Interport de Québec, se sont finalement ralliés au point de vue du ministre de l\u2019Industrie et du Commerce.M.Guy Saint-Pierre.E n commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 4, Loi constituant la Société Interport de Québec, les députés Paul Entrance (Rivière-du-Loup) et Claude Saint-Hilaire (Rimouski) ont finalement appuyé le texte législatif.Ces députés représentant la région du Bas-du-Fleuve, craignaient que ce projet de loi ne favorise le port de Québec au détriment d'un eventual super-port pour pétroliers géants dont la construction est prévue depuis longtemps dans leur région, soit à Gros-Cacouna.en bref Les journalistes ont bien ri .Les courriéristes parlementaires ont réagi avec bonne humeur hier, aux accusations du leader créditiste Réal Caouette qui a affirmé que certains d\u2019entre eux acceptaient des pots-de-vin.Plusieurs de ces journalistes ont ostensiblement placé des billets de $1, $5, $10 et $20 dans la pochette de leurs vestons, à leur arrivée aux Communes.Mardi, les accusations proférées par M.Caouette ont provoqué des rires moqueurs parmi les députés et le leader conservateur Robert Stanfield et le ministre Marc La-londe de la Santé ont même retire des billets de banque de leurs portefeuilles, pour les présenter aux journalistes qui se sont esclaffés.Le député Cyril Svmes de Sault-Sainte-Marie a même suggéré la création d'un comité parlementaire afin de \u201cfixer des tarifs justes et raisonnables pour les pots-dc-vin versés aux courriéristes.\u2019- 11 a toutefois été déclare hors d'ordre par le président de la chambre lorsqu'il a prétendu que le pot-de-vin de $20 dont parlait M.Caouette, était exorbitant.Pour de meilleurs services en français OTTAWA \u2014 Deux organismes francophones ont demandé hier au cabinet ontarien d'améliorer ses services à l'endroit des francophones de cette province.L'Association canadienne-française de l'Ontario, qui poursuit présentement une campagne d'information dans les villes de l'Ontario, a notamment demandé au gouvernement d\u2019accorder une attention spéciale aux comtés de Prescott-Russell et Stormont-Glencarry, qui comptent de fortes concentrations de francophones.\"Dans ces régions a majorité francophone, de nombreux services correspondent peu à la proportion française de la population.quand de tels services existent.L'organisme réclame des pan- OTTAWA rat pour la présence, dans huit provinces, de la GRC.Le coût de cette dernière n\u2019est remboursée par les provinces au gouvernement central que dans une proportion d\u2019environ 50 p.cent.Au Québec, ce rôle est joué par la Sûreté du Québec et c'est le Québec qui en assume le coût total.Ce qui fait dire à M.Choquette que le fédéral accorde \u201cdes subventions déguisées\u201d à huit provinces pour le coût de la police et il réclame une compensation équivalente pour le Québec.11 y a un mois, le ministre québécois abandonnait ses revendications pour les années antérieures, réduisant ainsi ses demandes de $362 millions à $63 millions.Poursuivant sa campagne, M.Choquette accusait en fin de semaine le premier ministre Trudeau de se cacher derrière son ministre Warren Allmand pour ne pas donner suite à scs revendications.Hier, le premier ministre Robert Bourassa était invité à dire s\u2019il poserait des gestes concrets pour appuyer son ministre de la Justice.Après avoir dit qu'il en avait discuté au moins une demi-douzaine de par Daniel L'HEUREUX c/e notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le premier ministre Robert Bourassa a réitéré hier à F Assemblée nationale que le gouvernement qu'il dirige est solidaire du ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette.relativement à la compensation financière qu'il réclame du gouvernement fédéral pour le rôle de la Gendarmerie royale dans huit autres provinces.lois avec son homologue fédéral Pierre Elliott Trudeau, M.Bourassa a indiqué que les revendications au sujet des coûts de la police avaient été soumises à deux reprises en autant d\u2019années au .gouvernement fédé- .VI.Bourassa.Le députe de Maisonneuve ne comprend rien ou ne veut pas comprendre.J\u2019ai dit qu\u2019il y avait plusieurs dossiers.Il me semble que c'est très clair.11 y a plusieurs dossiers entre les deux niveaux de gouvernement.Je crois que la position sur les coûts de la police a été exprimée de nombreuses façons.Je l\u2019ai fait moi-même publiquement au moins une dizaine de fois.Je vous exprime le point de vue du gouvernement fédéral et nous allons maintenir nos demandes là-dessus.Il ne faut pas oublier quand même qu'il y a d\u2019autres dossiers, dans le cas de la péréquation scolaire et dans le cas du pétrole, qui ont valu au Québec environ ?250 millions.M.Bourassa s'est dit confiant que la campagne entreprise par M.Choquette aboutira à une correction de cette situation lorsque les ententes entre les huit provinces recevant les services de la GRC et le gouvernement fédéral seront renégociés en 1976.ral.\u201cC'est évident que nous ne sommes pas satisfaits, loin de là, et nous considérons qu\u2019en termes logiques c'est l\u2019un des dossiers les plus solides qu\u2019a jamais présenté le Québec au gouvernement fédéral.Il reste qu\u2019en termes concrets, le gouvernement du Québec a obtenu, au niveau de la péréquation scolaire, au niveau de la péréquation des richesses naturelles, des sommes supérieures à celles des coûts de la police.\u201d \u2014\tEst-ce que je dois comprendre, a demandé alors M.Burns, qu\u2019il y a eu effectivement négociation entre Ottawa et Québec, et qu\u2019un des éléments en négociation que Québec a laissé tomber, c\u2019est la compensation financière des policiers?\u2014\tC'est absolument faux, a répondu OTTAWA Mais la longue réponse qu'a fournie M.Bourassa au député péquiste Robert Burns donne clairement l\u2019impression que le premier ministre est beaucoup moins passionné que son ministre de la Justice sur cette question.A tel point que M.Choquette, voulant sans doute éviter de passer pour celui qu'on abandonne sur la place publique, a cru bon d\u2019intervenir en ces termes à la fin du débat: \".dans notre gouvernement, nous sommes solidaires, nous sommes unis, mais chacun a droit à ses nuances personnelles.\u201d Comme on le sait, M.Choquette réclame depuis deux ans une compensation financière du gouvernement fédé- COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET m \"Le voyage a coûté $37,000 et Paris appuie la loi 22 COURS DU D.E.C.EDUCATION PERMANENTE Cours du soir Anglais 301 : Art 102: Art 202: Art 203: Espagnol 201 Espagnol 401 Français 302: Françnis 102: Histoire 924 : Philosophie 201 : Philosophie 401 : Politique 950 : Psychologie 903: Anthropologie 901 : \u2014 Bourassa Session hiver-75 Conv.orale et écrite Organisation spatiale I Organisation spatiale II Histoire et esthétique 11 Espagnol élémentaire 11 Espagnol intermédiaire II Roman Poésie Histoire econ.et sociale du Canada Les visions du monde La conduite humaine Vie politique internationale Psychologie sociale Origine et évol.de la culture mardi mercredi mercredi lundi mercredi mardi mercredi mardi lundi jeudi mardi lundi jeudi de notre bureau de Quebec C'est le chef de l'Opposition qui est ensuite entré dans la ronde des questions pour demander au premier ministre s'il avait pris connaissance de l'accord sur le cinéma entre Ottawa et Paris et comment il pouvait réconcilier cette entente avec sa politique de souveraineté culturelle.Piqué au vif, M.Bourassa a répliqué: \u2018\u2018Je comprends que cela fasse mal au Parti québécois que le gouvernement français, que le président de la République française, que le premier ministre de France, d\u2019une façon aussi éloquente, aient manifesté leur appui à la loi 22 c'est un coup très dur au parti séparatiste que la France, qui est quand même le principal responsable de la culture française au monde, manifeste autant d\u2019appui au gouvernement du Québec qui a posé ce geste historique\u201d.QUEBEC \u2014 Le premier ministre Robert Bourassa a soutenu hier matin à l'Assemblée nationale que son voyage à Paris, où il était l\u2019invité du gouvernement français, n\u2019avait coûté au trésor québécois que $37,000 et non pas $500,000.M.Bourassa estime en outre que son périple en France aura permis de réaliser des progrès importants sur le plan économique et des progrès exceptionnellement valables sur le plan culturel puisque les dirigeants français ont manifesté \"leur appui à la loi DÉBUT DES COURS: Semaine du 13 janvier 1975 C'est évident que Le premier ministre répondait aux questions du député créditistc Camil Samson qui lui avait d'abord demandé s\u2019il était exact que son périple en France avait entraîné des déboursés totaux de $500,000, comme le voulait une nouvelle diffusée la semaine dernière par Radio-Canada.Selon M.Bourassa, il est absolument \"injustifié\u201d d'inclure dans les coûts de ce voyage les $130,000 versés en publicité au journal \"Le Monde\u201d dans le cadre du supplément spécial que ce quotidien a publié sur le Québec.Renseignements et demande de prospectus Secrétariat de l'Éducation permanente Collège André-Grasset 1001 est, boul.Crémazie Montréal H2M 1M3 Tel : 381-4293 LA METEO L'ne onde frontale venant du sud de la baie James atteindra le bas du fleuve, tard aujourd'hui.A la suite de ce système, toutes nos régions connaîtront donc des nuages et de la neige.Toutefois, l'accumulation de la neige ne sera pas importante.Les temperatures se situeront près de la normale ou un peu au-dessus.HAMMOND L\u2019ORGUE HAMMOND SOUNDER à Montréal Le premier ministre a par ailleurs admis que 18 journalistes français (ou un nombre de cet ordre-là mais non pas 40, a-t-il précisé) avaient été invités au Québec aux frais de la province.juste avant la visite officielle qu\u2019il a effectuée en France, Mais, s\u2019est-il plu à faire remarquer, ces journalistes ont pu interroger, non seulement les représentants du gouvernement mais aussi ceux de l\u2019Opposition et le chef du Parti québécois, M.René Lévesque.M.Bourassa a de nouveau répété que le rôle du Québec, par opposition à celui du gouvernement fédéral, avait été \"important ou déterminant\u201d dans l\u2019achat par la France de cinq avions-citernes CL-215 de Canadair.M il DEMAIN AUJOURD'HUI Minimum 30* Maximum 40* Nagcux avec neige fondante ou pluie passagère.a &* Nuageux avec possibilité de neige.I1; } 4 fc.m* iA à la portée de tous ïs au Québec m DEMAIN AUJOURD'HUI 35 Neige fondante, pluie 40 Nuageux avec neige 35 Neige fondante, pluie 40 Nuageux avec neige 35 Neige fondante, pluie 30\tNuageux avec neige pass.30\tNuageux avec neige pass.30\tNuageux avec neige pass.' Nuageux avec\tneige 30\tNuageux avec neige pass.\tNuageux avec\tneige 30\tNuageux avec neige pass.\tNuageux avec\tneige REGIONS \u2022 \u2022 \u2022 Min./.'a*.5% /I Nuageux, posa, neige Nuageux, poss.neige Nuageux, poss.neige Nuageux, poss.neige Nuageux, poss.neige Nuageux avec neige Nuageux avec neige L# '° Saint-Maurice\t25 Outaouais | Laureniides Cantons de l'Est 30 Quebec Rimouski ! Lac Saint-Jean\t15 Baie-Comeau Sept-lles Caspé r 30 Je peux jouer cet instrument pour NOËL.n N 25 15 mm \u2022y HOMMAGE EST RENDU A MONSIEUR ROLAND DESCHAMPS \u2019 4vv 15 I 15 '\tZ\u2019 /j au Canada i KïS % ' ' - Min.Max.Aujourd'hui Ensoleillé Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Ensoleillé Ensoleillé Ile-du-Prince-Edouard\tNuageux Ensoleillé (Ces chiffres indiquent le maximum enregistre h.er «* le minimum lu nu t dernière) L Vancouver Edmonton Regina Winnipeg Toronto F rcdericton Halifax Charlottetown Saint-Jean 45 40 Colombie-Britannique I Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse Vf m I 25 20 *3 i « g / 20 25 m 20\t30 F S: 20 30 \u2018l 25 32 25 30 '1 s 25 30 L?SOUNDER R# 25 30 Terre-Neuve 0# Le benjamin de la famille Monsieur Kevin Drummond, ministre des Terres et Forets, a rendu hommage a la mémoire de M.Roland Deschamps.ingénieur forestier, jusqu'à récemment sous-rr.i lustre adjoint au ministère des Terres et Forets et vicepresident de REXTÛR.dccede hier a Quebec, a I âge de 73 ans, apres 47 années de service au ministère des Terres et Forets.(Pas complique du tout; D une qualité sonore superbe pour sa categorie Venez le voir! Venez le jouer! Ou demandez le mini feuillet qui vous explique son maxi-rendement ht rl % Monsieur Drummond a qualifie de remarquable la contribution qu a apportée monsieur Deschamps a la bonne administration du secteur forestier et il a loue son dévouement et sa competence Ne â Repentigny, M Deschamps a fait ses etudes classiques au college de l Assomption et a obtenu son Baccalau'eat es Arts de l'Université de Montreal 11 est diplôme en génie forestier et en arpentage de la faculté de Foresterie et de Geodesie de l'Université laval la carnete de M.Deschamps a débuté en Ontario pour le service geodesiqui du gouvernement federal.Depuis 1926.il a consacre 4 7 ans au service des Terres et forets du Quebec.Il a été tour a tour assistant chef des districts forest ers de Quebec et de Montreal, directeur du reboisement, directeur general de la Pepimere de Berthier-ville.inspecteur general du Service forestier, sous ministre adjoint aui Terres et forets e* vice president de ta société REXFOR Parmi ses fonctions et realisations connexes, signa ions qu'il a ete professeur emeriîe de I Université laval ou il a enseigne 25 ans a la faculté de Foresterie et de Geodesie.animateur de I emission radiophonique le choc des idees president de ta Société de Sylviculture, membie de I executif de la Corporation des Ingénieurs forestiers, et president de I Office de Recuperation fores tieie des rivieres Mamcouagan et Outardes En 1970.il avait reçu le tide de Grand officier de I Ordre du mente forestier i JLàÀiti*â % 1 m LA PRESSE est pus te w LA PRE Sv L T f \u2022 \u2022 rué Cuir* Jacques.Montréal.H2Y ' \u2022 > Seule la Presse Canadien' o est autor \u2022 e a d \u2018 M\u2019 es formations de \"LA PRESSE\" et celles ¦ t.cu'iôres à LA PRESSE sert égalerr.e\" reeex-:.\"Ce mer de la deuv eme c'asse \u2014 Er.re-j stre-rr ent numéro 1400\" Port de retour garanti.$59900 a ¦;3 .BANC EN SUS ¦ i » TARIFS D'ABONNEMENTS Irvriiaen i domicile: Lundi au samedi SM 5 SI 00 INFORMATION GÉNÉRALE RÉDACTION ÉDITORIAL PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL PETITES ANNONCES 8 74-7272 874-7070 874-7030 874-7100 874-7383 m Lundi au vendredi Samedi seulement < FACILITES DE PAIEMENT - PLAN.BANQUE DE NOUVELLE-ECOSSE 1 035 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE V Nombre de *mam«s 26 52 par porteur: lundi au samedi $13 80 $27 60 $55 20 \u2022 Lundi au vendredi 12 00 24 00 48 00 910\t1820 13 Commandes 874-71 1 1 COUPS POUR JEUNES ET ADULTES-POUR INFORMATIONS APPELEZ 384-2551 du lundi au vendredi 9h a 17h Pour changer ou annuler du lundi au vendredi 9h a 16 30h 874-7205 ' - Samedi seulement* Studios d\u2019Orgues Hammond par courrier: lundi au samedi $26.00 $52 00 $104 00 lundi au vendredi 19 50 39 00 78 00 Samedi seulement 9 10 18 20 36.40 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tele Presse.Vacances, voyages Carrières et professions, nominations 874-7300 CENTRE VILLE POINTE CLAIRE PLACE VERSAILLES CHOMEDEY.LAVAL VALLEYFIELO 874-7306 ItlUIctillC ' IV,M Mef.iiil K mait.1er.h nul Hymus (corn Si Je.«n| Sherbrooke eu Prêt H'ppolyte tafoniame Centre dachai*.Si Mari n bowl l airelle 123.rue Champtaai * Minimum de 26 sememes Cota Nord, par avion.Peer tour genre d'ebonnement.nos bureau* wml evvirti de Sh à 1S h 30 (Samedi 8h a 1 Sb) 874-6911 0.40c 874-7320 845 321 1 695-7G23 VIN TE \u2022 ECHANGE \u2022 LOCATION 3548140 Marie en 1930 a lila Dore, il laisse quatre entants: Nicole, professeur a T Université de Montreal.Rene.directes du service de traduction a Bell Canada.Pierre, au service des Nations Unies a Nagoya (Japon»; et Louise, professeur à Quebec.681-2559 371-0070 MUSIQUE EN FEUILLES^ COMPTABILITÉ Grandes annonces Petites annonces 874 6892 874-6901 \u2022 COURS \u2022 i T 4 / JEUDI 12 DECEMBRE 1974 .m page A3 3,000 cégépiens ont pris la rue Iv %*-,; ^LIŒFRI-Tf 5.\u2022 CONTRE L0 r' DF 4 ^ ' ' ;X.;.I !\u2022 ' e y S'! ¦ i h f ** yA ' ' .I EAWTES EDW&mS M cable qui voyait à tout, même à ramasser les pancartes déchirées ou leurs hampes.Un système de son qui a réussi à tenir le coup tout au long de la marche.Une mise en place adéquate.avec son et lumière, au pavillon Viger du Dawson College où se terminait la longue marche.Une collecte parmi les manifestants devait défrayer les quelque S600 de dépenses encourues.Bref, une manu imposante, calme, qui voulait démontrer que les cégé-piens iront pas l'intention de se satisfaire de demi-mesures et qu\u2019ils sont prêts à tenir encore pour obtenir ce qu'ils désirent.Principes et modalités Si le ministère a apporte jusqu'ici des correctifs à son système, les étudiants veulent obtenir immédiatement le règlement de tout ce litige.Ils refusent de lutter encore une dizaine d'années pour les mêmes principes.Comme l'expliquait en conférence de presse, au cours de la soirée, l'un des négociateurs, M.Yvon Mallette, on veut faire admettre, au moins au niveau des principes, que le travail d'été des étudiants et lu contribution des parents seront considérés autrement quant à l'octroi des prêts et bourses.Ce sont les deux points importants que le ministère refuse actuellement de remettre en question.Les négociateurs demandent une reprise des négociations (que le ministère considère comme terminées) pour obtenir au moins une garantie que le MEQ s'engage dans le sens de leurs revendications.Le ministre leur offre de participer a des comités conjoints qui se pencheraient sur les principes mêmes de la contribution des parents et de l\u2019étudiant par son travail d'été.Les négociateurs veulent obtenir d'abord accord de principe là-dessus et ne participeront aux comités conjoints que pour déterminer les modalités, dont l'application pourrait évidemment s\u2019échelonner sur une certaine période.En somme, le ministre offre d'examiner le principe en comité conjoint tandis que les étudiants exigent un accord de principe, un cadre de référence.avant d'accepter les comités conjoints.Alors qu'on avait cru sentir un léger fléchissement du mouvement en début de semaine, il semble qu'on redémarre de plus belle.l'approche du congé des Fêtes y étant peut-être pour quelque chose.\" En soirée, on comptait 32 cégeps et trois collèges privés où les cours sont paralysés par un débrayage ou une occupation par Mariano FAVREAU Ils étaient, hier, quelque 3,1)00 etudiants de cégeps à prendre part à la longue marche de revendication pour la libération du système de préts-bourses du ministère de l\u2019Education.\u201cNous voulons prouver devant toute la population que notre lutte est juste\", de dire un porte-parole.Impossible de déterminer si les concerts de klaxon qui accueillaient les manifestants aux intersections les plus achalandées de Montréal étaient des huées ou des appuis.Chose certaine, la manifestation étudiante n'est pas passée inaperçue dans le trafic de l\u2019heure de pointe.Rassemblés depuis trois heures au Carré Saint-Louis, les étudiants se sont finalement mis en marche vers quatre heures, empruntant les rues Saint-Denis, Notre-Dame, Saint-Laurent.Sainte-Catherine et Berri.Au terme de ce long périple, ils se sont rassemblés vers six heures au Carré Vigor où des délégués des régions ont dit quelques mots sur le sens de la manifestation et la solidarité qui règne à la grandeur de la province.Si le gros des manifestants venaient de la région même de Montréal, des délégations plus ou moins importantes signalaient la présence des cégeps de Jonquièrc, Joliette, Saint-Hyacinthe.Saint-Jean, Lionel-GrouLx, Édouard -Montpetit, de même que de l'UQAM.Et si le point central du mécontentement étudiant se situe au niveau de la politique des prêts-bourses, on a tendance à y greffer également l'insatisfaction née des coupures des budgets à 1 éducation Slogans et pancartes Comme dans toute tnanil, les sic gans ont scandé la marche.Le ministre Cloutier fut voué tant de fois au poteau que d'entendre réclamer sa dé mission, lors des allocutions, n'avait rien de surprenant.Une mer de pancartes ondulait au rythme des marcheurs: Prèts-bourscs rentabilisât! n, Contre les politiques de coupures de budget, etc.11 était d'ailleurs fort ironique de voir s\u2019engouffrer au magasin de la Société des alcools, rue Saint-Denis, un certain nombre de marcheurs en quête d'un réchauffant, dont certains avec leur pancarte dénonçaient la bourgeoisie des budgets! Rencontré rue Saint-Denis egalement, un contre-manifestant dont la pancarte dénonçait la bourgeoisie des cégépiens.Ou encore cette petite fille de sept ou huit ans, le sac d'école à la main, qui emboîte le pas aux grands pour être dans le coup.Un service d\u2019ordre étudiant impcc- $ V w i â ?, 0 .9 3 « S.J'iàzi.V -, Y ,y'f wpmr* i; m ' s, , ï:m 1 ft' \u2022% tiK ¦y i % ¦ : i ; ^ r# -.# L-\t6 M S' â ü M I am ¦ & BV; ¦¦ - Eg# 0 ¦ e' if-* '^0 BANCE L.A PR'* **\u2022 ? A 4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 12 DECEMBRE 1974 ROCH DESJARDINS vice-président JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS J recteur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef Qui mène fies cégépiens?!(?Ut\tAt IE&\t7~â:L'R.S /*7 PAUL DESMARAIS oresiden; du conseil d'administratio: ROGER LEMELIN orèsident et édite, \u2022 &oi A/ê/ue /.es I £xr/2opii2/&$ rj Sois belle et tais-toi ! tfui A/éÈA/er EES' &/}gs DE/rt Er/p': ô % Jr X Le dossier relatif aux coûts de la police, que le ministre de la Justice de la \u201cbelle province\u201d colporte, depuis janvier 1973.avec un insuccès retentissant, est absolument impeccable.Mais le tout n'est pas d\u2019avoir raison.Encore faut-il trouver les moyens d'arracher §68 millions au trésor fédéral.C'est cette somme que M.Choquette reclame en vain.Comment arrive-t-il à cette addition?La réponse.on la trouve dans une brochure du ministère de la Justice, publiée en juin de cette année.La voici: qu\u2019il u frappé dans la porte de M.Trudeau.Il s'est heurté, une fois de plus, à une fin de non-recevoir, servie par M.Allmand.Dans ses réponses, Ottawa demeure plutôt laconique.Tout ce qu'on entend semble converger vers une même conclusion: non seulement le Québec ne recevra rien, mais, si c\u2019était à refaire, la province n'aurait même pas la permission de constituer sa propre police.Si cette interprétation est sans fondement, le gouvernement fédéral ne manque pas de moyens pour la démentir, et il est instamment prié de la démentir, le cas échéant.épo/ ME/ÜE 14 C/.CYi i QOi MÈNE LE GouVE/ïtOEMsVr 6?u é be a 7 j \u201cSi la Gendarmerie Royale du Canada maintenait un service policier au Quebec sur la même base qu'elle le fait dans les huit provinces contractantes iXDLR: provinces qui.par contrats, louent les services de la GRC) le gouvernement federal aurait donc dû débourser en 1973-74 plus de S68 millions, soit 52 p.cent du coût total.\u201d Il se trouve, en effet, que.l'Ontario mise à part, le Québec est la seule province a se dispenser des services de la Gendarmerie, tout en payant, indirectement, sa part des services offerts aux autres, à des conditions avantageuses.Des esprits pervers s'étonneront qu\u2019aucune mention ne soit faite de ce que nous coûte la police non seulement en Nouvelle-Ecosse mais à Chypre.du fait de notre participation aux frais des opérations de police conduites sous l\u2019égide de VONU.L\u2019armée coûte au Canada S100 par année par tête d\u2019habitant.M.Choquette répondrait sans doute qu'il ne se sent nullement concerné par la politique étrangère du Canada, que seul l'intéresse l'article 92, paragraphe 14 de la constitution, stipulant que la police est du ressort des provinces.Si valable soit-elle, cette exegèsc ne met pas dans sa main les $68 millions dont il a besoin.Aussi, insiste-t-il.Et il met d'autant plus d'ardeur dans ses revendications que les coûts croissants de la police au Québec réduisent au minimum les délais de remboursement réclamé du fédéral.Dimanche dernier, c'est à coups de poing On sait que la GRC n'a jamais affiché une estime excessive pour les corps policiers du Québec.C'est faire bon marché des titres de la Sûreté du Québec, dont la création est pourtant de 3 ans antérieure à celle de la Gendarmerie Royale.-VC' / % k pu 1 Certes, en 1976, à l'expiration des contrats liant la GRC aux autres provinces (moins l\u2019Ontario) le Québec peut espérer recevoir une part plus généreuse du gâteau.M.Choquette insiste: \u201cC'est dès maintenant qu\u2019il faut remédier à la situation.\u201d / > Et.si Ottawa persiste à faire la sourde oreille?11 existe des moyens de pression.En raison de la crise mondiale de l'énergie, Québec pourrait annoncer que l\u2019Hydro-Québeç se verra dans l'impossibilité de fournir l'électricité au domicile de tout député ou sénateur fédéral (ayant résidence au Québec) qui, d'ici le 15 janvier, il \"aura pas soutenu publiquement les revendications du ministère de la Justice.(Un certain nombre d\u2019entre eux ont déjà accordé leur appui à M.Choquette.) Et il pourrait ajouter que la mesure s'étendra graduellement à toutes les installations fédérales au Québec.(Droits Réserves) ce que pense LE LECTEUR \"Porteurs d'eau\", oui, peut-être, mais \"sales fermiers\" .lient la préférence aux produits importés même s'ils coûtent plus cher que les locaux?Contrôler ne veut pas dire mettre des barrières mais simplement assurer la continuité de la production au bénéfice du producteur autant que des consommateurs.Pourquoi contrôler la production alors que l'importation reste libre?Tous les pays du monde doivent protéger les travailleurs du sol.sans quoi ça ira (le plus en plus mal.Pourquoi pas des phares jaunes ici ?M.Raymond Mailloux, Ministre des Transports, Québec Monsieur le Ministre, Lors d'un voyage en France cl en Italie, je louai une auto pour visiter les deux pays.Je constatai en Italie que les phares des véhicules automobiles étaient jaunes et ne nous éblouissaient pas lorsqu'une voiture venait en sens inverse! A notre retour en France, je remarquai le net avantage de ce type de phares jaunes à comparer à ceux en usage en France et qui sont similaires aux nôtres.Récemment, je fus dangereusement aveuglé par les phares d'un automobiliste sur une route à deux voies et je me rappelai les phares jaunes des véhicules sur les routes d'Italie.et j\u2019appréciai alors l\u2019avantage de ces derniers.Le ministre s'cst-il déjà préoccupé de cet aspect particulier de la sécurité routière?.Sinon, est-ce que l'on pourrait faire des véhicules en ce sens, ou encore, êtes-vous au courant d\u2019études ou de recherches faites ailleurs à ce sujet?Gilbert CHARETTE, 1010.boul.Ste-Croix.Ville St-Laurent.Ces moyens de pression, loin de nous la pensée de les recommander à M.Choquette.Si d\u2019aventure il allait y recourir, il ne tarderait pas à trouver des soldats à sa porte.El ils ne lui au-\u2022 raient pas été dépêchés d'urgence pour former une haie d\u2019honneur.Vous vous êtes sûrement amusé comme moi en lisant dans votre édition du 20 novembre que la revue qualifié nos cultivateurs de \u201csales fermiers\".financière Barron's aurait Guy CORMIER Le traducteur ignorait peut-être la signification de l'expression bien connue \"dirt farmer\" qui veut dire : \u201cFermier, homme qui travaille la terre de ses propres mains'', ou encore \u201cdéfricheur, colon\u201d, par opposition au fermier industriel ou à l'éleveur de bestiaux.L'expression \u201cdirt farmer\u201d n'est d'ailleurs pas péjorative et n'a jamais signifié \u201csale fermier\u201d.Que les Américains continuent à nous voir comme des \u201cporteurs d'eau\u201d, passe encore, mais de là à nous traiter de \u201csales fermiers\u201d, voilà qui dépasse la mesure.J'espère que la présente lave bien cette injure.André LAFFITE, maraîcher Sainte-Clotilde Comté de Châteauguay Otan et intérêts canadiens La bonne poire a qui l'on peut tout demander.le porteur d\u2019eau qui ne rouspète jamais et ne réclame rien, la victime de maints marchés de dupes: telle a été.sans doute, et durant longtemps.l'opinion que les grandes puissances n\u2019ont pu s'empêcher d\u2019avoir du Canada.Heureusement.1ère de l'abnégation unilaté-semble bien révolue, même si l'on peut encore en signaler des reliquats du côté de l'Organisation du Traité de l\u2019Atlantique nord fOtan).Le Canada est membre de cette alliance militaire depuis sa fondation, soit depuis 25 ans.C'est dire qu\u2019il a énormément fait pour elle.Même s'il dut.ces dernières années, réduire de moitié la présence de ses forces en Europe, il reste que ses 5.000 soldats et aviateurs stationnés en Allemagne occidentale continuent à lui coûter vent millions de dollars par année.De plus, en 25 ans, il a dépense en Europe $225 millions en installations de hangars, de bureaux et de systèmes de communications ultramo-dernes.L'économie des pays d\u2019Europe occidentale a largement bénéficié de ces installations qui lui apportent de l'eau au moulin, ainsi que bon nombre d\u2019emplois.Les Etats-Unis en ont également bénéficié en leur qualité de principaux fournis-eurs d\u2019appareils de haute précision pour ces in- lallations.Mais le Canada, lui.que retire-t-il de cette contribution a la mise en place de l\u2019infrastructure de l'organisation?Rien, ou presque.On l'ignore.On 1e laisse volontiers faire le dindon de la farce.I ineffable rêveur qui vit d\u2019amour et d\u2019eau claire.Notre ministre de la Défense, M.James Richardson, a réussi, mardi, à corriger quelque peu la situation en faisant accepter par les pays membres que.sur les $18 millions que le Canada va fournir, au cours des prochaines années, pour défrayer le coût d\u2019installation de l\u2019équipement de transmission télégraphique automatique, $12 millions soient dépensés au Canada pour de l\u2019outillage et des services.Radio-Canada a de drôles de critères Le dimanche 24 novembre, vers llhlO du soir, on a pu voir au canal anglais de Radio-Canada, durant le bulletin de nouvelles, la retransmission de quelques vues des cérémonies de la journée des patriotes de 1837, aussi bien de Monique parfait ! Hélas, au canal français ces cérémonies étaient complètement passées sous silence.Deux poids, deux mesures.Ce qui est bon pour l\u2019auditoire anglais est peut-être néfaste pour l\u2019auditoire français ! Par contre, le jeudi 21 novembre, l'auditoire français a dû subir un \u201cSpécial en Direct\u201d d une demi-heure sur les élections provinciales au Nouveau-Brunswick.Je me demande combien de Québécois cela a bien pu intéresser ! Quant aux Montréalais, ils ont droit à autant de temps d\u2019antenne pour les élections au Nouveau-Brunswick que pour leurs élections municipales du 10 novembre ! Les droits égaux ont été respectés.J\u2019aimerais bien savoir à combien de minutes les élections provinciales au Québec en octobre 1973 ont eu droit à la télévision de Radio-Canada au Nouveau-Brunswick 1 Michel BUISSON Montréal Marcel-Aimé GAGNON UQAM.de St-Denis.C\u2019était réal C\u2019est déjà quelque chose, mais le ministre exige davantage, li sollicite une part dans l'installation du réseau de postes récepteurs pour satellites que l\u2019Otan projette de mettre en place dans les années à venir.Il considère également que notre pays pourrait vendre ou louer des terrains d\u2019entrainement aux pays membres de l'Otan qui en manquent.\u201cNous n\u2019appartenons pas à l'Otan pour en retirer des avantages économiques, a dit M.Richardson.mais nous voulons obtenir notre part comme les autres.\u2019\u2019 C' est la élémentaire justice.On pourrait reprendre l\u2019argument et l'appliquer a l'aide au Tiers monde.11 est bien évident que le Canada n'aide pas les pays en voie de développement en vue d\u2019en retirer des avantages, mais il ne saurait accepter, non pus, que ces pays se servent de son argent pour acheter, aux Etats-Unis ou en Europe, des produits qu'il a lui-même a vendre.Il dst bien beau de se montrer accommodant et charitable, mais il ne faut pas être bête.Sauver l'agriculture par un contrôle des importations Depuis plus de quinze ans, les producteurs de fruits et légumes québécois réclament en vain un contrôle des importations en période de production locale.Actuellement, celles-ci se font, dans le seul but.d\u2019enrichir les courtiers ou commerçants, alors qu\u2019elles devraient se faire avant tout pour faciliter la distribution des vivres dans le monde entier tout en protégeant les producteurs agricoles disséminés par l\u2019infernal \u2019 dumping\u201d inventé par nos voisins américains et répandu dans le monde entier au détriment de l\u2019agriculture internationale.Que peuvent nos modestes coopératives ou plans conjoints face aux géants de l'alimentation qui don- \"Pas poblème\" Nous pouvons les déporter l'âme en paix.Pas problème.M.Duvalier l'a dit à M.Lavergnc.M.Lavergnc a trouvé un nouveau moyen de connaître les faits.C\u2019est simple.Il s\u2019agit de demander à la personne soupçonnée si oui ou non elle est coupable.Ainsi, un journaliste aussi brillant que M.Lavergne n'aurait eu qu\u2019à intervie wer M.Nixon pour connaître la vérité plus tôt.L\u2019enquête Cliche n\u2019aurait pas été nécessaire si M.Lavergne avait interviewé au préalable les principaux impliqués.Merci, merci M.Lavergne! Nous pouvons maintenant déporter sans remords.André MANTHA, Outremont Jean PELLERIN Quand la caisse ne menace plus le politicien, elle menace l'électeur acheter pour du telles sommes.La conduite de ces ministres n\u2019est pas non plus illégale.Mais elle laisse grandement à désirer au plan de l\u2019éthique: car il n\u2019est pas indifférent que des contributions électorales occultes \u2014 qui sont déjà malsaines en soi \u2014 passent par les mains d\u2019un ministre plutôt que par celles du trésorier d'un parti qui a pour tâche de \u201claver\u201d cet argent avant de le mettre au service des candidats.Le députe Shulman avait raison de dénoncer la violence dans ce syndicat et de réclamer une enquête puisqu\u2019elle a été accréditée par des enquêtes policières et cinq poursuites judiciaires depuis avril dernier.Mais en établissant un lien fragile entre ce syndicat mal famé et les ministres fédéraux qui ont reçu de lui des contributions électorales, il a déclenché une corrida dans les partis d'opposition qui, en s\u2019acharnant à faire la preuve d\u2019un traffic d'influence, a mis le gouvernement sur la défensive.Alors que des accusations semblables avaient déclenché l\u2019enquête Norris il y a douze ans, aujourd'hui, parce qu\u2019il est acculé a la défensive, le gouvernement préfère commander une enquête policière qui blanchira sans doute les ministres sur qui pèsent des accusations de corruption, _\t\" que d\u2019enquêter sur les pratiques.de ce syndicat.Autrement dit, on fibre les mouches mais on avale le chameau.Cette affaire amène quelques observations O M La connaissance de ces contributions électorales est la conséquence d\u2019une fuite de la police de Toronto qui avait branché une table d\u2019écoute sur le téléphone d'au moins un officier du Syndicat des gens de mer.Il y a donc eu contravention à la loi puisque les informations recueillies ont été refilées à un politicien pour des fins politiciennes.Ironiquement, ce sont les partis d\u2019opposition qui avaient réclamé avec insistance que la loi permettant l\u2019écoute électronique dans la lutte contre le crime soit assortie de garanties afin que les renseignements ainsi recueillis ne servent jamais à d\u2019autres fins, qui utilisent aujourd\u2019hui ces informations acquises illégalement pour accabler des ministres qui ont agi légèrement mais non illégalement.Dire cela n\u2019excuse pas le manque de scrupules de ces ministres mais démontre que les scrupules n'étouffent pas leurs accusateurs.De plus, il est un peu drôle de voir ees partis dénoncer sévèrement les ministériels qui ont accepté un peu d\u2019argent d\u2019un syndicat de mauvaise réputation.Comme si le Parti conservateur pouvait répondre de la moralité de tous les souscripteurs a sa caisse électorale, comme si le N PD ne recevait des contributions que des syndicats aux pratiques irréprochables.Cette affaire illustre encore une fois le ca- ractère malsain des caisses électorales alimentées par des groupes, de pression intéressés à se gagner les bonnes grâces des hommes politiques.Réglementée par la loi, cette pratique perd parfois de sa nocivité.Mais même quand la loi empêche les occasions prochaines de corruption des élus, la caisse électorale, qu\u2019elle soit alimentée par l\u2019Etat ou par les petites contributions de partisans, demeure très discutable parce qu\u2019elle sert à corrompre en quelque sorte l\u2019électorat.C\u2019est-à-dire à l\u2019intoxiquer, durant quelques semaines tous les quatre ans, au moyen d'un assaut propagandiste, d\u2019une \u201cblitzgrieg\u201d publicitaire destinée à l\u2019influencer en faveur d\u2019un parti, comme on influence un consommateur en faveur d'une marque de savon.La caisse électorale est un budget de guerre destiné à conquérir par un coup de force psychologique l\u2019électeur que l\u2019on n\u2019a pas su persuader normalement durant la longue trêve électorale.Que des ministres aient reçu de l\u2019argent me çhoque.Non pas parce qu\u2019ils se sont laissés acheter, ce que je ne crois pas, mais parce qu\u2019il aura servi à perturber brutalement une opinion politique qui s\u2019est faite lentement ejans le cours normal de la vie politique.En cela aucun politicien ne peut lancer la première pierre à qui que ce soit.MARCEL ADAM Depuis une semaine une affaire de contributions électorales fait débat aux Communes, où les partis d'opposition, frénétiques comme des requins excités par le sang, s\u2019acharnent sur le gouvernement qui réagit avec la gaucherie d\u2019un coupable.De quoi s'agit-il?L'affaire a commencé lorsque le Dr Shulman, député NPD à la législature ontarienne, a dénoncé la violence dans le Syndicat des gens de mer (SIU) et accusé le gouvernement fédéral de fermer les yeux sur ces pratiques parce que certains ministres ont reçu des contributions électorales de ce syndicat.Peu après, cinq ministres avouaient avoir reçu de ce syndicat des fonds électoraux variant de $123 a $500: le ministre du Travail John Mun-roe et son prédécesseur Martin O'Connell, le Solliciteur général Warren Allmand.le ministre de la Main-d\u2019ocuvre Robert And ras et le ministre de la Santé Marc Lalondc.Aucune preuve n\u2019a démontre qu'il y a eu trafic d\u2019influence.Et personne de sensé croira que ces ministres sains d\u2019esprit se laisseraient ^ A $ pleins feux SUR U ACTUALITE «rr TT» è JEUDI 12 DECEMBRE 1974 Les Cajuns, des Américains par accident qui savent rire et s'amuser simplement de ses compatriotes, qu'il a appris le français sur les genoux de sa mère.Et il est le premier gouverneur de la Louisiane depuis près de doux siècles à avoir prête son serment d\u2019office en français au Capitule de Bâton-Rouge, en 1972.Le gouverneur de la Louisiane a dans sa collection un autre fait d'armes lui valant la plus grande estime de ses compatriotes: aux côtés de la vedette américaine James Mason, il vient de tenir le rôle d'un \u201cgambler\u201d dans une super-production cinématographique, \"Mandigo\u201d, tournée à Bâton-Rouge et à la Nouvelle-Orléans.Encore une fois, on imagine difficilement un premier ministre du Québec réalisant un tel exploit ! Mais M.Edwards n\u2019est pas apparemment le seul homme d\u2019Etat de la Louisiane à avoir \u201cfait des siennes\u201d pour le plus grand honneur de ses concitoyens.On raconte en effet qu\u2019un de scs prédécesseurs.l'ex-gouverneur Jimmie Davis, est l'auteur d'une chanson ayant eu son heure de gloire au \u201chit parade\u201d.11 s'agit de \u201cYou are my Sunshine\u201d.Tout ça s'explique par le fait que les Louisianais, qui ne sont Américains que par accident, n'ont aucun penchant pour les allures guindées ou les gestes par trop cérémonieux.Il n'y a pas chez eux.par exemple, de guerres de tapis rouges ou de ces décors tout en fioritures ne servant parfois qu'à camoufler l'essentiel.Les \"fais-dodos\" La joie de vivre des Cajuns s'exprime en Louisiane particulièrement dans une institution ayant un caractère proprement national et dont les origines remontent loin dans le passé: les \u201cfais-dodos\".Les \u201cfais-dodos\u201d consistent en des soirées de danse ayant lieu les samedis soirs et réunissant dans un même endroit plusieurs des habitants d\u2019un village ou d'une région du pays cajun.Leur appellation est historique dans ce sens qu'on y allait autrefois en famille et que les jcuçes enfants étaient groupés dans un coin de la maison où se déroulaient ces fêtes pour y \u201cfaire dodo\u201d pendant que leurs parents, a deux pas de leurs rejetons, s'en donnaient à coeur joie en compagnie des autres adultes.De nos jours, ces bals du samedi soir sont toujours en vogue.Sauf que les enfants n'y viennent plus et que, à quelques exceptions près, les participants y sont même généralement d\u2019un âge déjà respectable, les jeunes cajuns ayant eux aussi une préférence marquée pour la musique et les danses modernes.Mais on ne s'amuse pas moins aujourd'hui qu'hier, aux \u201cfais-dodos\".Aux sons du violon, de l'accordéon.du \u201cti-fer\u201d fies instruments de musique cajuns traditionnels) et parfois aussi de la batterie, de la guitare et de l'harmo-nica, on danse follement et con- sicales qui agrémentent une bonne partie des quelque 100 heures par semaine de diffusion en français dans plus de 25 stations radiophoniques de la Louisiane.La Reine du Ouaouaron ' ., m % i #*%\tr: \" - K; tn-, m « *=* \u20ac»\tJ i- -t y b Cs v\u201e> g y ï a % * m# m m / / cajun m :':Ê m Xy4-* S ¦ Il est une autre institution à laquelle, dans tout le pays cajun, les descendants français attachent la plus haute importance: les festivals.Tl y en a pour chaque ville, chaque village.Ou presque.Et partout, ils témoignent du souci des Cajuns de bien s\u2019amuser, de prendre bien son temps pour le faire, et de ne pas trop se prendre au sérieux.Parmi ces événements spéciaux, il y a le Festival du Ouaouaron.qui se déroule à Rayne chaque année quelque part en septembre, et qui donne lieu notamment à des courses de grenouilles et au couronnement de la Reine du Ouaoua- -.rig UK m %?.A, Sfcv ¦.-rr?a X- 4\t4 .f* \u2014fl.-.y y ! s '-T ¦ ft Louismne \"Laisse: le bon temps rouler !\" Cette phrase que l'on retrouve en Louisiane autant sur les menus de restaurant que sur les lèvres des Cajuns a toute l'apparence de leur devise.Elle traduit en tout cas à merveille leur \"joie de vivre\" et toute leur philosophie.Dans ce dernier article sur le \u201cmiracle cajun\", notre journaliste raconte comment les Acadiens de la Louisiane savent, en toute simplicité, rire et se diver- P M %.r.mMk T 4 * à-; i 0 2 .^fy ; : 7 ! f - y.i MÎ ' 1:1 .¦M t ; : % 1 ; y ï g _ ¦' ron.En août, ù Delcambre, c'est le Festival des Crevettes.En mai, à Breaux Bridge, on célèbre le Festival dos Ecrevisses.Et le Festival du Coton a lieu à Ville-Platte en octobre.Tout comme le Festival international du Riz.qui se déroule à Crowley.Et la liste pourrait s'allonger presque indéfiniment avec, comme seules variantes, le lieu des festivals, leurs dates et les prétex- B & 7 ^\t- m i____ - M ge .s zt lU /- fir.Ill Ü 4 par Jules BELIVEAU X; & m tes.\"A IMES-TU ça, une femme avec des gros tétons?y-\u2019 / Ceux-ci pourraient être une façon originale, mais sure, d'identifier tous les produits du sol et du sous-sol constituant l'économie de la Louisiane et composant le menu des Cajuns.Parce qu'il y a encore le Festival du Pétrole, le Festival de l\u2019Orange, le Festival de \u2019a Canne à Sucre, le Festival du Combo, le Festival du Lait, le Festival du Jambalaya.le Festival de la Fourrure, le Festival du Papier, le Festival de la Pêche, le Festival de la Pacane.le Festival de la Sauce Piquante, etc.WHMÊSÊÊÊ I mi J \u2014 Non.\u2014 Et une femme qui a des grosses fesses ?\u2014 Pos du tout ! \u2014 Et si elle a les yeux croches, les dents écartées?\u2014 Ben non, voyons donc.\u2014 Dans ce cas-là, pourquoi n\u2018 arrêtes-tu pas de faire la cour à ma femme ?!\" C'esf le gouverneur de la Louisiane lui-même, M.Edwin Edwards, qui a raconté cette histoire à une assemblée de citoyens et d'électeurs.Une blague bien innocente dans le fond, qui ne ferait pas de mal à une mouche, mais que l'on verrait mal ici, par exemple, dans la bouche d'un Robert Bourassa.Dite le plus naturellement du monde en Iziuisiane par le premier citoyen de cet Etat, elle témoigne à la fois de la \u201cjoie de vivre \" et de la simplicité des Cajuns, qui savent rire et s'amuser \u201csans s\u2019enfarger dans les fleurs du tapis\".M.Edwards, bien sûr, est cajun.Il est un descendant, par ses ancêtres maternels, d'un soldat du nom de Michel Bmuillcttc qui faisait partie du Régiment de Carignan, placé en garnison à Fort Chambly, au Québec, vers 1090.Aussi est-il fier de rappeler, comme plusieurs S 4881 - i \" ¦ : ' ¦ - - :v; .'\t-\t,\t-\t,,v 1 Oui n'o pas entendu parler du grandiose Mardi gros de la Nouvelle-Orléans?Ici, la fête ne se déroule pas dans la ville la plus grande et la plus grouillante de la Louisiane, mais dans un petit village du pays cajun, où il y a plus d acteurs que de spectateurs.Et tout le monde ne s'en amuse pas moins.Et toutes ces fêtes, qui durent deux ou trois jours, sont autant d'occasions pour les Cajuns de couronner des reines de toutes sortes de choses, de se bourrer copieusement la panse, de danser dans les rues, de boire une \u2018 demi-tasse de café'' (très fort, mercit et peut-être aussi autre chose.Et de recommencer.Et chaque ville et village rivalise d'originalité dans l'organisation des diverses activités: ici c\u2019est une course de pirogues dans les bayous, là c'est une tombola, ou !a cuisson dans un chaudron de 400 gallons d'un gombo géant ou une course de bébés encore aux couches.Tout ça pour dire que les Cajuns.qui sont partis de loin, ne donnent pas l\u2019impression d'avoir tellement perdu au change.Et pour dire qu'ils savent bien mettre en pratique ce qui semble être leur devise \u201cLaisse/ le boit temps rouler!\" Il n'y a rien de tel pour constater à quel point les \u201cfais-dodos\" loui-sianais ressemblent à nos vieilles \"soirées canadiennes\u201d.Les sons produits par les instruments de musique sont, à s'y méprendre.les mêmes.Quoique le rythme des pièces musicales soit moins endiablé que celui de nos \"reels\", puisque la musique eajune s\u2019apparente davantage à des complaintes, il est aussi une incessante répétition des mêmes accord Mais le \"eàlcur canaycn\" est ici remplacé par un chanteur s'égosillant à pleins poumons dans le microphone, sur des notes presque aiguës.Le tout, évidemment, en français.Quant aux danseurs, ils effectuent, selon les pièces jouées, des figures de ce qui pourrait être une valse accélérée, des pas de \"step dance\" et même, parfois, des pas de gigue.Le vieux folklore français est encore hautement apprécié chez les Cajuns.surtout parmi les personnes plus âgées \u2014 dont certaines, dans quelques régions, ne parlent toujours pas l'anglais \u2014 et parmi les 35-60 ans.La musique folklorique actuellement en vogue chez les Acadiens de la Louisiane, selon une étude faite par un groupe de Cajuns de Mamou.se compose de vieilles chansons de France des 17e et 13e siècles, qui ont été conservées à peu près dans leur forme originale, et de chansons \u201chybrides\u201d, qui sont une combinaison de complaintes cajunes avec des éléments de diverses sources: les folksongs du Sud.la musique \u201ccountry-and-wes-tern\".le jazz noir, etc.Outre les émissions d'informations intéressant particulièrement les Cajuns.ce sont ces pièces ma- scicncieusoment, presque sans arrêt, de huit heures du soir à une ou deux heures du matin.Et on trinque généreusement (à la bière i à la santé de toute la compagnie.Il faut voir un de ces \u201cfais-dodos\u201d, qui a lieu toutes les semaines dans la salle \u201cLa Poussière\u201d, à Breaux Bridge.On y vient de tous les coins de la paroisse de Saint-Martin lune paroisse est ici l'équivalent d'un comté au Québec) et \" aussi des paroisses environnantes de Lafayette.d'Iberville, de Saint-Landry, d'Ibérie, et même d'Evan-gélinc, de Pointe-Coupée, de l\u2019Acadie et des Avoyelles.Si le visiteur québécois moyen ne peut prétendre à rivaliser d'endurance sur le plancher de danse avec ses hôtes, même les plus âgés, il peut tout à loisir se mouiller le gosier à une des nombreuses tables disposées autour de la salle.Les mémoires du chanoine Lionel Groulx jettent une lumière nouvelle sur \"l'affaire Charbonneau I par Cyrille FELTEAU EPT ANS après sa mort, ¦ dans le /Ve et dernier tome de ses \"Mémoires\" parus récemment aux Editions Fides, le chanoine Groulx relance, d'une certaine façon, une controverse vieille d'un quart de siècle autour de la figure de Mgr Joseph Charbonneau, déposé par Rome du siège archiépiscopal de Montréal en janvier 1950, dans des circonstances aussi tragiques que mystérieu- vit.la première pour le remercier d'un service rendu, la seconde -où il le qualifie d'\u201chistorien\", d'\u201ca pôtre\u201d, de \u201cprofesseur d\u2019énergie cl de fierté nationale\u201d, de \u201cmodèle de prêtre-éducateur\", etc.\u2014 pour lui annoncer son élévation à la dignité de chanoine honoraire de l'Eglise métropolitaine.\"On voudra m'en croire, écrit-il à la fin de ce chapitre, je n'ai pas raconté cet épisode de l'histoire de l'Eglise canadienne pour le malin plaisir de sauver de l'oubli quelques potins ou ragots.Je l\u2019ai fait dans la persuasion d'être le seul peut-être à posséder, sur un fait de quelque importance, des témoignages authentiques.Que de fois m'a-t-on dit: \u201cVous écrirez, sans doute, ces souvenirs?Ils feraient s\u2019évanouir tant de sottises\u201d.sion de ses droits, le nouvel arche- j véque de Montréal comprend mal ! les institutions du Québec.11 en de teste le droit paroissial: il ne comprend point, dans l'enseignement, la large part faite à la culture française.Les traditions les plus chères de son nouveau milieu, les ; plus liantes exigences politiques et culturelles de ses compatriotes ca nadiens-franeais l'ont toujours i trouvé peu compréhensif.De la ses heurts avec ses collègues de l'épiscopat sur maintes questions j de discipline, d\u2019enseignement et même des questions graves.Grand nerveux, irritable à l'excès, il se ' laisse aller à des colères et aux plus déplorables excès de langage.Un homme aussi modéré que l\u2019évêque de Vallevfield.Mgr J.-Alfred | Langlois, la courtoisie et la politesse mêmes, me confiera un jour, et son sentiment, ajoutera-t-il.est aussi celui de l'évêque de Joliettc.Mgr Arthur Papineau: \"Pour ma part, je ne peux plus aller à ces réunions d\u2019évêques, si l\u2019archevêque de Montréal s\u2019y trouve.Entre nous, nous discutons parfois très forte- j ment; Mgr Desranleau, de Sber brooke, y va vigoureusement, mais toujours en gentilhomme: l'autre et \u201cl'autre\u201d, c'était l'archevêque de j Montréal \u2014 nous injurie si grossièrement que je sors de là énervé, malade.\u201d A la suite de quelques- j unes de ces altercations, l\u2019archevc-que montréalais prend la résolution de sc tenir à l'écart.Au moment de sa déposition, il ne fréquente ! plus, depuis deux ans, les réunions de ses collègues.\"Rome n\u2019aime guère les querelles entre catholiques: on sc figure un peu l'effet produit, dans les milieux du Vatican, par ces brouilles d évêques et l'absentéisme de l'un d'entre eux.\u201d DEMAIN: Suite et fin Le chanoine Groulx raconte ensuite comment, selon ses renseignements, le vicaire capitulaire aurait \"trahi\u201d les résistants, les lutteurs pour la cause française en Ontario au profit de ses amis, négociateurs avec le gouvernement conservateur de l'Ontario.Le champ libre Le récit nous conduit jusqu'à la fin de 1939.\u201cLe nouveau délégué apostolique, Mgr lldebrando Anto-niutti, ennuyé, peut-on croire, de l\u2019état de l'Eglise de Montréal, gouvernée depuis trop longtemps par des évêques malades: Mgr Bruchési, puis Mgr Georges Gauthier, puis Mgr Deschamps l\u2019auxiliaire, cherche un évêque jeune, valide.Son choix tombe sur l\u2019évêque de Hears! l-e 18 mai 1940, le jeune évêque est promu archevêque titulaire d\u2019Amorio et coadjuteur à Montréal avec future succession.Accueilli froidement à son nouvel archevêché, Mgr Charbonneau fait sur le peuple une très forte impression.L'homme est de haute stature et il en prend avantage.On admire son maintien digne, presque majestueux, sa mine ascétique.\"En quelques mois, la mort, qui a déjà emporté Mgr Bruchési en 1939, emporte Mgr Gauthier et son auxiliaire.Mgr Deschamps.Le nouvel élu a donc, en peu de temps, devant lui, le champ libre.Il sc met à l'oeuvre, se dépense fébrilement.Le petit, très petit milieu de Hearst semble avoir trop retenu scs forces, sa soif d activité Il se donne libre cours.Action un peu fiévreuse, désordonnée.Il vou (Irait toucher à tout il a vite.Activité forcément superficielle qui fera que nulle grande oeuvre ne retient son nom.\u201d .\u201cPériode euphorique! Que n\u2019a-t-elle, plus longtemps duré! Que manque-t-il au nouvel archevêque7 En peu de temps, il se révèle piètre administrateur.On eût dit qu'il voulait administrer l'immense diocèse de Montréal comme il avait administré son minuscule diocèse de llearst.La multiplicité et la complexité des problèmes paraissent le déborder.A la vérité trop de ces problèmes, laissés en plan par ses prédécesseurs, hommes malades, attendent tous à la fois une prompte solution.L'archevêque ne sait même pas s\u2019organiser un secrétariat.Sa correspondance s'entasse dans ses bureaux, reste trop souvent sans réponse.Un secrétariat, en sent-il même le besoin?Un curé de ses amis, m'a-t-on raconté, lui aurait dit un jour: \u201cPourquoi ne pas vous attacher deux jeunes prêtres, qui vous aideraient en l'expédition de votre correspondance?Le prélat aurait répondu péremptoirement: \u201cPersonne ne mettra jamais le nez dans mes affaires!\".Ce désordre, l'archevêque, déjà malheureux, nous l\u2019avons vu, en presque tous les postes occupés par lui, le transportera dans une sphère plus dangereuse.Que s'est-il passé entre lui et scs collègues de l\u2019épiscopat québécois?Colère et injure Le chanoine Lionel Crouh (décédé en 1962 à 89 ans) avail G2 ans en 1940 lorsque Mgr Charbonneau, depuis peu évêque de llearst en Ontario, fut nommé coadjuteur au siège archiépiscopal de Montréal.il en avait 72 en 1950 lors-quc l'archevêque de Montréal jui déposé de son siège par Rome et choisit l\u2019exil à Victoria, en Colombie-Britannique.Notre historien national connaissait depuis nombre d\u2019années celui qui devait le créer chanoine honoraire de l'Eglise métropolitaine.Au seuil de la vieillesse, mais encore en pleine force pendant le règne si controversé de l\u2019ar-chevéque à Montréal, le chanoine a vu et entendu beaucoup de choses qui lui ont permis de se faire une idée assez précise sur ce que l'on a appelé \u2018\u2018l'ajjaire Charbonneau\u2019\u2019, au sujet de laquelle LA BRESSE publiait il g a trois mois (les 10, 11 et 12 septembre) une série d\u2019articles critiques à propos de la pièce à succès \u201cCharbonneau et le chef\u2019\u2019.Pour ajouter au dossier déjà considérable de cette afjairc.LA PRESSE public en deux tranches, aujourd\u2019hui et demain, un résumé fidèle d\u2019un chapitre du lVème tome des \u201cMémoires\u201d du chanoine Groulx où il exprime sans détour son opinion sur cette délicate question SS d ses.Trois mois apres la parution, dans LA PRESSE, d\u2019une série d'articles sur la valeur discutable de la pièce à succès \u201cCharbonneau et le chef\u201d au regard de la vérité historique \u2014 ou même la simple vraisemblance \u2014, l\u2019auteur de \u201cNotre maître le passé\u201d apporte rétrospectivement nombre de témoignages inédits et de lumières nouvelles sur un drame personnel dont on n\u2019a pas encore percé tout le mystère.A la fin d'un chapitre de trente-deux pages (247-279) sur la déposition de l\u2019archevêque de Montréal, on imagine peut-être mieux qui était Mgr Joseph Charbonneau, quelle sorte de tempérament et de personnalité il avait, quels avaient été ses rapports avec les membres de l'épiscopat québécois, enfin pour quelles raisons Rome résolut de prendre à son endroit une décision historique, sans précédent et sans appel.Témoignages Au début cl à la fin de cette pièce qui prend parfois l'allure d'une charge implacable, le chanoine Groulx tient à préciser l'es- A Ottawa \u201cUn premier malheur, ne craint pas d\u2019écrire le chanoine Groulx.pourrait bien être que l'on ignore tout des antécédents de Mgr Charbonneau avant sa promotion à l'archevêché de Montréal.Lors de mes passages à Ottawa, je l\u2019ai connu jeune prêtre.Revenu depuis peu de son séjour d\u2019études en Europe, le jeune homme est d\u2019une jeunesse presque flamboyante, et déjà vicaire capitulaire après le décès (le Mgr Emard.La popularité du jeune Charbonneau s\u2019affirme alors si spontanée, si chaleureuse, que le peuple et le clergé d'Ottawa l\u2019eussent volontiers promu à la succession du siège vacant.Hélas! à peine lui faudra-t-il quelques années pour réduire à néant cette popularité.Il choisit mal ses amis, s\u2019il en eut jamais.Il s\u2019entoure de quelques membres du clergé d'Ottawa moins que brillants.Groupe d\u2019assez pauvres conseillers, imbus par surcroît de passions partisanes en politique.\" '.Nous on sommes réduits aux cou Fait bien connu nénn- jectui'cs moins: il se met, en peu de temps, tous ses collègues à dos.Mgr Charbonneau avait une mentalité d'évêque ontarien.Il n'a jamais su ni pu se donner, peut-on dire, l'esprit québécois.Il se sentait mal à l'aise, dépaysé en son nouveau mi lieu.Comme tous les évêques des provinces à majorité protestante, .habitués à se voir marchander la liberté, nullement chefs d'un peuple catholique vivant chez soi.en mas3&.compacte, en pleine posses prit dans lequel il a voulu l'écrire \"Je n\u2019eus nullement à me plaindre de mes relations avec Mgr Charbonneau.déclare-t-il tout d\u2019abord.Toujours il me manifesta une extrême bienveillance.\u201d L'auteur cite ensuite au long deux lettres, empreintes d'un ton plus que chaleureux, $,ue le giand prélat lui écri- t LA PRESSE, MONTREAL.JtUDt 12 DCCEMBM 1»74 A 6 Des travailleurs victimes d accidents iront réclamer leurs chèques à Québec s M.W£
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