La presse, 17 octobre 1974, Cahier A
[" MONTREAL-METRO.20c LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMÉRIQUE MONTREAL.JEUDI 17 OCTOBRE 1974, 90e ANNEE, No 248, 84 PAGES, 6 CAHIERS ABITIBI/CÔTE-NORD 25c la presse METEO ; Aujourd'hui : éclaircies suivies de nébulosité croissante Maximum.5G Minimum : 35\" \u2014 Demain : dégagement Détails à la page A 2 *,r; l Crise majeure à la Communauté urbaine to oordltey® choisi 1 f e o s 1 ¦f ment indiqué, hier soir, lors de l'un des débats les plus orageux dans l\u2019histoire de la CUM, qu\u2019ils préféraient poser un geste illégal plutôt que de continuer à payer un service de police qui n\u2019a cessé de se dégrader en même temps que ses coûts d\u2019opération augmentaient.Plusieurs maires en ont fait une question de \u201cmorale publique\u201d, soulignant que le temps est venu de remettre en cause, par les grands moyens, tout le système policier de l'ile de Montréal.Malgré les instances du président de la CUM, M.Lawrence Hanigan, qui invitait les maires à ne pas poser un geste contraire à la loi, les 25 maires de banlieue qui assistaient à cette séance spéciale ont refusé d'adopter le budget.Ce budget est automatiquement entré en vigueur à minuit et, suivant la loi, les factures seront immédiatement envoyées à chacune des villes.Ces dernières auront exactement 30 jours pour acquitter le montant réclamé, soit une somme globale de plus de $13 millions.Si les villes refusent d'acquitter la facture, le gouvernement provincial devra les déclarer en défaut et décréter le.tutelle.Déjà, hier soir, en coulisse de la grande salle du conseil, les maires élaboraient diverses stratégies dont celle de refuser, en bloc, d'acquitter la facture, obligeant Québec à imposer la tutelle et à payer lui-même la note, contre le gré des contribuables déjà saturés au point de vue des taxes municipales.Les maires de banlieue espèrent ainsi qu\u2019un tel geste draconien forcerait le gouvernement à défrayer lui-même, par le trésor public, ce budget supplémentaire de $13 millions de la police dont $11 millions seront affectés par Florian BERNARD aux récentes hausses de salaires accordées aux policiers.Deux ex-conseillers du Parti civique, MM.Paul-Emile Robert et Cloutier, ont voté avec la banlieue, après avoir ajouté leur indignation concernant la police à celle des maires.La CUM en cause La crise qui a éclaté hier soir dépasse le simple cadre de la police.Elle s\u2019étend à l'ensemble de la CUM.Plusieurs maires, dont Yves Ryan de Montréal-Nord, Gérald Raymond de LaSalle, Bernard Benoit de Pointeaux-Trembles, etc., sont décidés à rc- mettre en cause tout le principe de la CUM.allant même jusqu\u2019à prôner le rapatriement des juridictions accordées jusqu\u2019ici au gouvernement métropolitain.le maire llyan estime, pour sa part, que l'une des premières juridic lions à récupérer au niveau municipal est celle de la protection policière.A Lachine, en séance du conseil, un vote unanime a été adopté favorisant la désintégration du service de police de la CUM et la prise en charge, par Québec, d\u2019une \u201cSûreté métropoli' laine\u2019\u2019.Les villes, suivant cette réso- Voir BANLIEUE, page A 6 La banlieue a voté à l\u2019unanimité contre l'adoption du budget supplémentaire de $13 millions de la police, hier soir, défiant ainsi la loi qui l\u2019obligeait à adopter ce budget avant minuit.Dans un deuxième temps, la banlieue a décidé de convoquer une séance extraordinaire de la Conférence des maires oû elle étudiera la possibilité d'un refus global d\u2019acquitter les prochaines factures de la CUM concernant les services policiers sur Vile de Montréal.Les maires de banlieue ont claire- Cliche dénonce les menaces de mort contre des témoins loquaces Peur et tension à Boston V ; : ¦ y K M *l| '*wm I Ml ; B B y n ^ %: ¦ 0# par Claudette TOUGAS envoyée spéciale de LA PRESSE Le 5 octobre 1973, un vieillard blanc était lapidé à mort par une cinquantaine de jeunes Noirs.Deux jours plus tôt, une femme blanche était mortellement brûlée par d'autres Noirs.Octobre 1974, ce sont les Noirs que Ton menace à Boston.Les enfants noirs.BOSTON y,: 5ÏÏÏ F par Yves LECLERC La Commission Cliche a refusé de dévoiler à la FTQ les noms des témoins qu\u2019elle compte entendre parce qu\u2019elle ne veut pas \u201cqu\u2019ils finissent dans la rivière des Prairies\u201d.Au cours d\u2019un échange très vif hier midi, le juge Robert Cliche, président de la Commission d\u2019enquête sur la liberté syndicale, a précisé au procureur de la centrale, Me Michel Décary, que certains témoins avaient été menacés, que d\u2019autres avaient été frappés, que d\u2019autres avaient passé six mois dans un hôpital de Val d'Or, et que certains enfin étaient venus témoigner en tremblant et en disant: \u201cSi on parle, ils vont nous tuer.\u201d \u201cEt vous voudriez, a-t-il conclu, que je les mette en danger en rendant leurs noms publics à l\u2019avance?Ah non!\u201d Sa déclaration avait été provoquée par la présentation d\u2019une requête de la FTQ qui demandait à contre-inter-roger les témoins et à être avisée à l\u2019avance des preuves présentées.Me Décary, en faisant cette demande, avait noté que la FTQ et ses syndicats affiliés voulaient ainsi être à même de protéger leur réputation, et avait affirmé que si les faits allégués jusqu\u2019ici par les témoins étaient généralement vrais, ils n\u2019étaient pas complets.Par exemple, a-t-il précisé, on a affirmé à tort qu\u2019il y avait eu entente entre le local 791 des Opérateurs de machinerie lourde et.Spino Construction au sujet du salaire mirifique ($1,000) par semaine du délégué de chantier Maurice Dupuis.\u201cVous prétendez que c\u2019est faux?a demandé le juge Cliche.Que dire alors des négociations au Skyline Hotel en novembre dernier entre le président du 791 Robert Meloche, qui est ici dans la salle, avec MM.La- bonté, Verville et autres de la compagnie Spino?\u201d Visiblement pris de court, Me Décary a fini par demander à la Commission de suspendre jusqu\u2019à vendredi l\u2019étude de sa requête, pour lui donner une chance de consulter ses clients.Puis il a quitté la salle d\u2019audience, après que le juge Cliche lui ait précisé que le phénomène de la peur, des menaces et des coups n\u2019était pas \u201cdes histoires\u201d et que la Commission allait en faire la preuve.\"On va montrer par exemple que le délégué de chantier William Saint-Ongc montrait à ses collègues comment casser des jambes.Pendant deux semaines, on va parler de la baie James; puis, un autre semaine, on va passer aux contributions volontaires\u201d aux clubs sportifs et sociaux, et la façon dont ces contributions se faisaient.\"Chaque témoignage sera corroboré par d\u2019autres témoins, ou ce qui est encore mieux, par une preuve littérale.II y aura des témoins de la CSN et de la FTQ et des patrons, qui viendront nous dire tout ça.\u201d Le juge a conclu en conseillant vivement à l\u2019avocat et à sa cliente la FTQ de se dissocier \u201cau plus vite\u201d des gens responsables de la situation.A la sortie de l\u2019audience, le président du local 791 des Opérateurs de machinerie lourde, M.Robert Meloche, a tenu à donner sa version des faits au sujet de L'entente\u201d sur Maurice Dupuis.Il a noté qu\u2019cffectivement il y avait eu des rencontres au Skyline Hotel avec des représentants de la compagnie Spino, mais qu\u2019elles n\u2019avaient pas abouti à lui accord, et qu'au contraire c\u2019est la compagnie qui de son propre chef avait proposé à Dupuis un traitement de faveur.\"Quand on l\u2019a su, a-t-il ajouté, on a dit: \u201cÇa ne marche pas\", et on a sévi, Voir CLICHE, page A 6 \"\"'TTL, .y>: FF I F ¦\" wÊÊÊi 5 ¦¦\t: ' .y,.;; ##k i>S \u2019 ,.F À m i Pourquoi?Parce que Boston est en proie, depuis la rentrée scolaire, à une vive agitation en raison de l'opposition de la minorité irlandaise blanche à la loi du'\u2018busing\".La loi du \"busing\" ordonne l'intégration scolaire des Noirs aux Blancs cl impose le transport obligatoire, par autobus, des élèves noirs dans les quartiers blancs.Et, vice versa.A Boston, ville de 624,900 habitants, cela signifie que depuis septembre dernier, 45,00(1 écoliers de l'élémentaire \u2014 ils sont 94.000 eu tout \u2014 doivent se soumettre à cet édit.Mais ils ne doivent pas tous prendre le \u201cbus\u201d.Seuls 18,000 d\u2019entre eux, dont 8,510 Blancs.Et c'est dans South Boston, quartier qui forme une sorte de ghetto d'Irlandais, que la bagarre a commencé.Bagarre où des parents d\u2019enfants blancs ont bloqué la venue, entre autre, ù l\u2019école Hyde Park, d'autobus conduisant des enfants noirs.Ces parents en colère protestent contre le fait que 1,271 de leurs enfants \u201cblancs\u201d doivent dorénavant fréquenter des écoles pour enfants noirs, tandis que 1.746 négrillons du ghetto noir de Roxbury, entre autre, usent leurs culottes sur les bancs des écoles de leur quartier.Au moment où la déségrégation a été ordonnée, 80 seulement des 200 écoles que compte Boston avaient un nombre d\u2019élèves noirs dépassant 50 p.cent.H m AA s» m V :¦ m :-.S \u2022» Éi #0* tor a %: Æ mm ¦F - ¦ m ta m / fei ' m F : m i -AA rn : to -% m :: , J 3- m ¦ m m - \u2022 : .y'Fv# FF: m ?\tA, J % À 1: àâl F » WmÈm % K K I m - mm I m# i ¦ y : t: mm -S JL ' *2/' F.: FF a fi! K .:FFy te photo UPI On craint le pire à Boston Des policiers à motocyclettes ont escorté hier, par un temps pluvieux, les autobus transportant des étudiants noirs au South Boston High School.Ces mesures de sécurité ont été prises à la suite des émeutes raciales qui ont éclaté dans la capitale du Massachusetts entre partisans et adversaires du \"busing\", c'est-à-dire l'intégration raciale dans les écoles au moyen du transfert des élèves entre les différents quartiers de la ville.l-c maire Kevin White (les Irlandais l\u2019ont surnommé Mr.Black) qui l\u2019an Voir PEUR, page A é Coup ds force contre let CIC Les avocats veulent sauver leurs revenus AUJOURD'HUI $750,000 pour LA La Fédération des avocats du Québec est venue, hier, s'opposer avec acharnement, devant la Commission parlementaire qui étudie ; le rapport Gauvin, à l'instauration d'un régime d assurance-automobile sans égard à la responsabilité et à l'abolition du droit de recours devant les tribunaux pour les automobilistes victimes d'accidents d'automobile.Dansereau savait tout MODE ne rien dire sur le sucre! © K IM \u2014 pages A 10 et Ail AVEC MADELEINE DU BUC \u2014 page C 3 vacances des travailleurs de la construction, André Desjardins téléphonait au \u201creprésentant personnel\u201d du ministre Jean Coumoyer pour le mettre au courant de ce qui venait de se produire.Mais en le suppliant de garder le tout secret pour deux jours tout au moins, afin que \u201cJean\u201d ne puisse pas arrêter tout ça.Suivant lui aussi le fil de cette conversation téléphonique à l\u2019aide d\u2019un.texte fourni par la Couronne, M.Y voit Dansereau, également médiateur-chef pour la province, a dû convenir que.non seulement il s'était bien amusé du tour de force dont son interlocuteur se vantait à profusion, mais qu'il lui avait également recommandé de.bien protéger ceux qui avaient décidé de se rendre à la requête de la délégation de travailleurs dirigée par Jean-Claude Sureau.Employant constamment un langage qu\u2019il a reconnu comme indigne de.l\u2019Académie française, M.Dansereau Voir DANSEREAU, page A 6 Les pompiers de Montréal songent à la grève générale par Léopold LIZOTTE M.Yvon Dansereau, représentant du ministre du Travail et médiateur provincial dans le conflit de la construction,\" a été l\u2019un des premiers à apprendre, de la bouche même de M.André Desjardins, président du Conseil provincial der.métiers de la construction (FTQ), la réussite du plan syndical pour l\u2019obtention de chèques de vacances prématurés, en juin dernier, pendant la grève.M.Dansereau a alors \u201cfélicité\u201d M.Desjardins pour cet exploit.Ces révélations ont été faites hier au procès de M.Desjardins et de son collègue Jean-Claude Sureau, accusés tous deux d'avoir conspiré et extorqué $46 millions sous forme de chèques de vacances prématurés de la Commission de l'industrie de la construction.Ces chèques ne devaient en effet être émis que le 1er juillet, mais le 14 juin, d'après la preuve présentée jusqu'ici, quelque 150 ouvriers de la construction en grève se sont présentés aux bureaux de la CIC et ils ont réclamé du directeur de la commission qu\u2019il émette ces chèques immédiatement.La transcription d'une conversation téléphonique entre MM.Desjardins et Dansereau, soumise hier au procès, indique que dès le lendemain du \u201ccoup de force\u201d qui devait assurer l\u2019émission prématurée des payes de par Léopold LIZOTTE Robin Austin, l\u2019homme qui a provoqué une vaste enquête sur le commerce du sucre au pays, enquête qui a débouché 13 ans plus tard sur l\u2019inculpation des raffineries St-Lawrence, Atlantic et Red-path, était prêt à lâcher prise, il y a quelques mois, si on lui avait remis, exempte de toutes taxes, une somme de $750,000.Mis en présence, devant le juge Kenneth Mackay, de transcriptions d\u2019appels téléphoniques transcontinentaux, et d\u2019une conversation à quatre dans un chic club de Londres, l\u2019ancien président de la raffinerie Cartier a \u2019même identifié un projet de contrat écrit par lequel il s\u2019engageait à être absent du Canada pendant une période de deux ans, soit au moment où le procès devait normalement se dérouler.Ce contrat, par lequel il réclamait l\u2019aide de ses interlocuteurs londoniens pour s'établir aux Bermudes, avait été mis sur papier par son frère, qui assistait à la rencontre du Carlton Club, où l'un des interlocuteurs avait été préalablement \u201cpiégé\u201d de puissants micros, par des agents de la police anglaise.Voir SUCRE, page A 6 nlte d'audience 15.02 Les quartiers naturels \u2014 page A 3 ' Saint-Louis SOMMAIRE m®» / P* ë .L% rr' Arts et spectacles : B 1 à B 6 Bandes dessinées : C 14 Cinéma : B 4 Décès, naissances, etc.: F 14, F 15 Economie : DI à D 18 Editorial : A 4 Etes-voos observateor ?: C 14 Horoscope : C 5 Informations étrangères : F 1 Les maux de notre langue : C 13 Loisirs et Récréation : C 14 Médecine d'aujourd'hui : C 7 Mon Oeil sur Montréal : C 8 ''Mot-mystère'' : C 14 Mots croisés : F 5 Petites annonces : E 2 à E 8, F 2 à F 14 Saint-Louis, c'est une agglomération de villages québécois, juif, grec, italien, portugais, espagnol et chinois, qui s'étend approximativement de la rue Sherbrooke à la rue Van Home et de l'avenue du Parc à la rue Saint-Denis.Hélène Sabourin, qui l'a parcouru, parle du caractère défavorisé du quartier, des assistés sociaux, des chômeurs, des personnes âgées et des adolescents en mal d'indépendance.Elle parle aussi des grands logements délabrés, du manque d'espaces verts, et des ruelles grises.Elle retient cependant un trait positif et fort original : la chaleur humaine qui se dégage de la diversité culturelle des 65,000 habitants et l'esprit d'entraide entre membres d'une même communauté, Saint-Louis étant le pied-à-terre par excellence des Néo-Québécois.pages A 12 et A 13 M I m ¦ m m.* Plaisance : F 10 Radio et télévision : B 7 Sports : D 1 à D 9 Tribunaux : C 11 Vivre aujourd'hui : C 2 à C 8 Extraits de la conversation Desjardins-Dansereau : M.Robin AUSTIN - page A 5 I L 4 b \\ i LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 17 OCTOBRE 1974 A 2 Beliemare refuse une alliance avec un parti conservateur québécois i United Aircraft entreprend d augmenter sa production ALLOj //.LABB&Gc, NorPE £N£3£PO/gE CouPEst ~B P4/IL/ ££, POUB&5Z-UOUÇ MOUS OQ.GA'VrÇÇQ.U MB' U?Bomve iGûëue \u2022 t/ous Me LB 9£GËcT[£ABZ MS.servateur québécois, à l\u2019Hôtel Windsor, affirme M.Bellemare \u201cest nécessaire\u201d, puisqu\u2019elle servira à éclaircir bien des positions qui ont été prises.Le député de Johnson se dit par ailleurs persuadé que de cette rencontre sortiront \u201cde bons éléments\u201d.Toutefois, il ne veut pas que cette rencontre prenne le ton d'une défensive de sa part mais plutôt qu\u2019elle soit et demeure amicale.\"Je n\u2019ai rien contre M.Grafftey, signale-t-il et M.Grafftey n\u2019a rien contre moi.Pourquoi ne pas demeurer ce qu\u2019on est?fait-il remarquer.On (l\u2019UN) est en train d\u2019infuser de nouvelles forces.une nouvelle motivation à nos troupes.\u201d Dans un discours qui rappelait le ton et la verve de feu le chef de l\u2019Union nationale, M.Maurice Duplessis, son ex-lieutenant a, comme il l'a signalé à son auditoire, \u201creplacé l\u2019UN sur l\u2019échiquier provincial\u201d, en rappelant les grandes lignes de la gloire de l\u2019UN.Selon M.Bellemare.T UN est et a toujours été \"le parti québécois indépendant de tout parti fédéral\u201d.Le droit des faibles \u201cCar.a-t-il rappelé, l\u2019UN doit être le droit des faibles qui doit être assuré par le devoir des forts.Elle prend son véritable sens dans le respect de l\u2019ordre et de l'autorité.\u201d M.Bellemare n\u2019a guère été tendre envers le gouvemeriTCnt libéral de M.Robert Bourassa, à qui il reproche par Georges LAMON Le chef intérimaire de l\u2019Union nationale et député de Johnson à l\u2019Assemblée nationale est suffisamment catégorique: il n\u2019est absolument pas question pour son parti \u201cd\u2019ouvrir un deuxième front\u201d avec un parti conservateur québécois.M.Maurice Bellemare a précisé, hier midi au cours d\u2019une conférence devant les membres du club Kiwa-nis-Saint-Laurcnt, qu'il était cependant disposé à discuter de modalités en vue d'une certaine collaboration avec les conservateurs dirigés par le député de Brome-Missisquoi, M.Howard Grafftey, mais nullement d\u2019une alliance avec eux.\u201cQuand les conservateurs fédéraux parviendront à élire un député dans une élection complémentaire contre Trudeau, a soutenu M.Bellemare, alors je les regarderai de plus près.\u201d Car, même si les conservateurs fédéraux et l\u2019Union nationale ont un adversaire commun, les libéraux, il n\u2019en demeure pas moins pour le vieux routier politique que l\u2019Union nationale reste toujours un parti autonomiste que les premiers ministres unionistes ont toujours défendu.L'ex-lieutenant de Duplessis se plait d'ailleurs à rappeler que TUN est un parti exclusivement provincial qui ne veut d'autre maître à Ottawa que le Québécois, ce qui ne l\u2019empêche pas pour autant d\u2019y compter des amis.D'ailleurs, la rencontre de vendredi avec les instigateurs d\u2019un parti con- même d\u2019être \u201cun gouvernement qui se plait à faire du quêtage\u201d.\u201cC\u2019est de la politique de quêtage\u2019\u201d, a-t-il encore lancé à l\u2019égard du gouvernement Bourassa, en citant l\u2019exemple des différents ministres qui vont quémander des sommes auprès d'Ottawa, comme le ministre Choquette, qui veut qu'on paie sa police\u201d.\u201cC\u2019est l\u2019abandon de notre butin, de notre autonomie.Nous sommes rendus au stade d\u2019assistés sociaux du fédéral.Nous sommes en train d\u2019accepter que ceux qui nous gouvernent sont des fonctionnaires de succursales.\u201d Au niveau des injonctions, des lois spéciales, M.Bellemare croit que le moment est venu de penser plutôt à une nouvelle motivation, à de nouvelles rencontres pour étudier les principes de la médiation.Celui qui veut offrir aux Québécois \u201cl\u2019alternative\u201d avec l\u2019UN a reproché au PQ de vouloir exercer une certaine pression alors qu\u2019en fait 85 pour cent des membres ne sont pas des indépendantistes mais des autonomistes.Il a reproché à René Lévesque d'être le \u201cvieux chef\u201d, qui n\u2019a pas osé se présenter à l\u2019élection complémentaire de Johnson, ce qui lui aurait donné la chance de représenter véritablement son parti.\u201cJe pense que dans son parti, il y en a qui en tiendront compte\u201d, a ajouté M.Bellemare.Au cours des prochains six mois, le chef intérimaire veut entreprendre avec son parti un programme et une orientation politique.< A A A, T v & Od O C2 (Droits RôscrvCs) Contrats à la United Aircraft Il y a des \"zones obscures\" admet le ministre Gillespie Burns et Léger veulent se faire élire au Conseil exécutif du PQ qu'elle promet une expansion de sa production pour les prochains mois.Pas de nationalisation Interrogé sur la possibilité d\u2019inclure United Aircraft dans le programme de nationalisation par lequel le gouvernement fédéral entend rationaliser l'industrie de l'aviation au Canada, le ministre a déclaré que cette possibilité avait été envisagée brièvement mais qu'elle n'avait pas été retenue parce que United Aircraft est virtuellement le seul fabricant de moteurs d'avions au Canada.Par contre, a-t-il expliqué, la société de Havilland, de Toronto, et la société Canadair, de Montréal, ont été retenues parce qu'elles se livraient une forte concurrence dans la fabrication de châssis d\u2019avions.\u201cDans ce cas précis, le gouvernement peut assurer une certaine coordination, a-t-il dit, alors que dans le cas de United Aircraft, il n\u2019y a rien à rationaliser\u201d.Enfin, aux Communes, le ministre a évité une fois de plus les questions soutenues du leader parlementaire du N PD, M.Ed Broadbent, visant à obliger le gouvernement à faire toute la lumière sur la question de la United Aircraft.M.Broadbent avait repris une déclaration d\u2019un porte-parole de la United Aircraft, selon laquelle la production de l'année prochaine serait de 35 p.cent inférieure aux prévisions initiales.Le ministre s\u2019est contenté de déclarer que M.Broadbent ne s\u2019était pas j renseigné aux sources, mais qu'il : avait fondé sa question sur un rapport de presse.\"Le rapatriement des travaux transférés aux Etats-Unis ainsi que l'ex- 1 pension de la production à Longueuil même entraîneront une hausse de production de l'ordre de 40 p.cent durant 1975,\u201d a dit M.Gillespie.poursuites judiciaires contre United Aircraft.Selon le ministre, il est difficile de savoir si la compagnie doit produire tous ses moteurs au Canada, même si la recherche en vue de la mise au point de ces moteurs a été en partie financée par le gouvernement canadien.d'apres la PC OTTAWA \u2014 Le ministre fédéral de l'Industrie, M.Alastair Gillespie, a admis hier l'existence de \u201czones obscures\" dans les contrats en vertu desquels la compagnie United Aircraft a obtenu jusqu'à $83 millions sous forme de subventions fédérales.QUEBEC (PC) \u2014 Les députés pcquistes Robert Burns (Maisonneuve) et Marcel Léger (Lafontaine) tenteront de se faire élire, en novembre prochain, sur le Conseil exécutif du Parti québécois.MM.Burns et Léger brigueront les suffrages des militants afin d\u2019obtenir les deux postes de conseillers de classe \"A\" de l'exécutif du parti, apprend-t-on de source sûre.La candidature de MM.Burns et Léger à un poste du Conseil exécutif du parti est d'autant plus significative que ces deux députés ont publiquement contesté le type de leadership du chef du parti, M.René Lévesque.Dans une fracassante déclaration, au début de septembre, M.Robert Burns avait affirmé que M.Lévesque devait profiter de la première élection partielle à être déclenchée pour se faire élire à l\u2019Assemblée nationale, ou qu'il devait abandonner son poste de chef du PQ.Le député de Lafontaine, M.Marcel Léger, avait pour sa part indiqué que le Parti québécois devait mettre carrément l\u2019accent sur l\u2019organisation électorale, sinon il ne prendrait jamais la majorité des sièges de l\u2019Assemblée nationale.En février 1973.M.Léger s\u2019était d\u2019ailleurs fait élire à l\u2019exécutif avec un mandat d'orienter l'action du Parti québécois vers une structure cohérente en matière d'organisation électorale.L'élection de MM.Léger et Burns au sein de l\u2019exécutif national serait interprétée par la plupart des observateurs de la scène politique québécoise comme un désir de l'aile parlementaire du Parti québécois de faire sentir sa présence au sein de ce comité qui est la plus haute instance du PQ entre les congrès.Le Conseil exécutif est actuellement composé de 11 membres, soit le président du parti, le vice-président, le trésorier, le conseiller programme.2 conseillers de la classe \u201cA\"\u2019 et 5 conseillers de classe \u201cB\"'.N\u2019importe quel militant du parti peut postuler au niveau des conseillers de classe A\" mais les députés de l\u2019Assemblée nationale ne peuvent se mettre en liste pour les 5 postes de conseillers \u201cB\".Les deux conseillers \u201cA\" sont actuellement MM.Léger et Joron tandis que les 5 conseillers \u201cB\" sont MM.Théo Gagné, Claude Morin, Marc-André Bédard.Mme Isabelle Fecteau et Rose Gélinas.\"Je pense que tout contrat comporte une certaine marge d'obscurité et c\u2019est pour cette raison que nous avons des tribunaux\", a déclaré le ministre aux journalistes qui voulaient savoir si la décision de la firme de transférer 40 p.cent de sa production canadienne à sa maison mère de Hartford, dans le Connecticut, en raison de la grève qui se poursuit à ses usines de Longueuil.constituait une violation des clauses de ces contrats de subvention.Il faut tenir compte, a-t-il dit, des facteurs économiques tels que la disponibilité de sources canadiennes de production et la nécessité de maintenir les installations canadiennes à un niveau concurrentiel.Par exemple, a-t-il poursuivi, lorsque la grève a éclaté en janvier aux usines de Longueuil, la compagnie United Aircraft n'a pas eu d'autre choix que de transférer sa production ailleurs.Le ministre, qui s'est dit satisfait de la façon dont la firme avait entrepris de rapatrier toute sa production au Canada, a déclaré toutefois qu'il était encore trop tôt pour se prononcer sur la bonne foi de la compagnie lors- Les deux postes de conseiller \u201cA\u201d de l'exécutif péquistes ont toujours été détenus, depuis 1970, par des députés du parti à l\u2019Assemblée nationale.Depuis le dernier congrès de février 1973.c'étaient MM.Léger et Guy Joron qui détenaient ces deux postes de l'exécutif.Lors de son élection à ce poste en 1973, M.Joron était député du district électoral rie Gouin.Il a depuis lors été battu à l\u2019élection d'octobre dernier par le libéral Jean Beauregard.Quant à M.Léger, s\u2019il est réélu, il s'agira d'un deuxième mandat à ce poste de conseiller de classe \u201cA\u201d.au Un porte-parole du ministère a par la suite précisé que M.Gillespie avait ainsi voulu souligner tout simplement la complexité des contrats et qu'il n'avait pas menacé d'intenter des LA METEO Une dépression asmosphérique se déplace rapidement vers les Grands Lacs.Ce système influencera le sud de nos régions durant la soirée, et le nord-ouest, plus tôt durant la journée, subira le même sort.Son passage apportera quelques averses.Les températures continueront d\u2019etre sous la normale.à Montréal | _Jn grand repas tout aux petits AUJOURD'HUI Minimum : 35 \u2014 Maximum : 50 Eclaircies suivies de nébulosité croissante.DEMAIN soins Vous avez envie de bien manger et vous voulez faire les choses en grand.I uns cherchez un grand restaurant, aussi sympathique qu élégant.Mais vous savez que les vrais \"grands restaurants ne sont jamais immenses.Manger avec quelqu un que vous aimez, ce n'est pas pique-niquer dans L une foule.Vous avez besoin d'intimité, lit vous voulez iP&.\ton s'occupe de vous un peu comme si vous étiez dans KHgL un nid, bien au chaud.Un grand repas, c'est toujours fait de mille petites attentions, vous savez cela.lit.Jacques, c'est un maître d hôtel aux mille et une petites attentions.Jacques est le nouveau maître d'Iiôtel du Xeufchûtel.au Château Champlain.C\u2019est sympathique, le Xeufchûtel.ht Jacques vous traite aux petits soins.Jacques est partout à la fois.lit il est si discret! Comme les grands maîtres d\u2019hôtel.Au Xeufchûtel.vous mangez comme dans un nid.lit rien n\u2019est trop petit pour un grand repas.L Même le prix! Dégagement au Québec REGIONS AUJOURD'HUI 40 Nuageux avec averses 50 Ecl.suivies de néb.croiss.50 Ecl.suivies de néb.croiss.45 Ecl.suivies de néb.croiss.50 Ecl.suivies de néb.croiss.45 Nuageux avec éclaircies 45 Nuageux avec éclaircies 45 Nuageux avec éclaircies 40 Nuageux et chutes de neige 45 Nuageux avec éclaircies DEMAIN Gén.ensoleillé Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement ANGLAIS-ESPAGNOL ALLEMAND Mâx.-\u2018.'in.Saint-Maurice Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Québec Rimouski Lac-Saint Jean Baie Comeau Sept-Mes Gaspé 25 35 35 COURS DE CONVERSATION 35 35 K' 35 PROGRAMMES POUR TOUS NIVEAUX 35 35 30 % - 35 1 ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL OU EN GROUPE DE 4 A 8 ELEVES DEBUT DES COURS AUTOMNE 1974 i au Canada AUJOURD'HUI ; Mm.Max.> Vancouver Edmonton Régina Winnipeg Toronto Fédéricton Halifax Charlottetown Saint-Jean 45 Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Nuageux Averses Averses Averses Averses 00 FS Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve B LPS 40\t60 ### f\" LE CHATEAU CHAMPLAIN 40 05 50 30 00 40 40 65 gjN 878-1688 40\t50 LANGUAGE POWER SYSTEMS Étage F.Place Bonaventure 878-2821 -, \\ Reconnue par le Ministère do I Education Permis no 7497ûG \u2014 (Culture personnelle m t SOIRÉE DU YOGA \"LE LOTUS\" ! /c\tufeh a aa LA PRESSE eu publiée par LA PRESSE LTf-f./\t.i \u2022 : Ja- : tes Montreal, H?Y 1K9.Soûle la Presse Canadiervo eu auton \u2014u a diMv-er les informations de LA PRESSE\" et celle, ii , ¦ de repro : jctior des informations par* t :.lûtes a LA PRESSE sort e ;u errent r- -i\".v- i m ' i .uffier de i i deuxième classe \u2014 Enregistre* 1400 Poft de retour garanti f% me i m \" T m TARIFS D'ABONNEMENTS livraison a domicile: Lundi au samedi SI 15 SI 00 INFORMATION GÉNÉRALE RÉDACTION EDITORIAL PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL PETITES ANNONCES 874-7272 874-7070 874-7030 874-7100 874-7383 4 & lundi au vendredi Samedi seulement I 0 35 .i ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE Nombre de * memes \\tuL> 3 par porteur: Lundi au samedi SI 3 80 $27 60 $55 20 Lundi au vendredi 12 00\t24 00\t48 00 Samedi seulement*\t910\t18 20 u il 52 Commandes 874-711 1 du lundi au vendtedi¦ 9h » 17h Pout changer ou annuler du lundi eu vendredi 9h a 16 3Qh 874-7205 LUNDI 21 OCTOBRE8H30 £ pat courtier: Lundi au samedi $26 00 S52 00 $104 00 Lundi au vendredi 19 50 39 00\t78\t00 Samedi seulement 9 10\t18\t20\t36\t40 Programme : \u2022\tCauserie d\u2019introduction pour débutants par Robert Bérubé, prof.\u2022\tDémonstration de postures \u2022\tCollation GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé Presse, Vacances, voyages Carrières et professions, nominations 874-7300 _ J : 874-7306 mm .* Minimum de 26 sememes ENTRÉE LIBRE.BIENVENUE A TOUS 7373.rue Lajeunesse, (MÉTRO JEAN-TALONI Cote-Nord, par avion.0 40 = 874-7320 %- COMPTABILITÉ Pour tout genie d «bonnement, nos bureaus sent ouverts de 6h s 19 b 30 (Samedi Ih a 1§k) CP Hôtels H Grandes annonces Petites annonces 874-6892 874 6901 .\u2022¦\u2022v/ér! inf : 523-2815 279-6844 874-6911 i t r 4 i k t » I t MONTREAL, JEUDI 17 OCTOBRE 1974 90e ANNEE No 248 A a A 3 Pompiers: devant le on peut s'attendre non ferme de Montréal a une grève générale X r par Réjean TREMBLAY Le point de non-retour a été atteint hier soir dans le conflit opposant la Ville de Montréal et l\u2019Association des pompiers de Montréal.En rendant publique sa position officielle dans un long communiqué, la Ville de Montréal, en plus de refuser aux pompiers tout espoir d'un règlement pour 1974, oblige le représentant du ministre du Travail, M.Yvon Dan-sereau, à se retirer de la table des négociations.La Ville accuse M.Dansercau d'avoir envenimé le conflit en proposant une somme forfaitaire de S750 pour compenser la perte du pouvoir d\u2019achat subie en 1974 par les pompiers de Montréal, sans avoir pu enrayer les actes de sabotages et de vandalisme qu'il aurait lui-même constatés.On trouve même déplorable que M.Dan- sereau ait soumis un tel avis sur la perte du pouvoir d\u2019achat.La Ville rappelle qu'elle entend respecter de façon absolue la décision arbitrale rendue en 1973 et accordant aux pompiers une augmentation de 4.3 p.cent.Le communiqué mentionne même que les dirigeants syndicaux abusent leurs membres en leur laissant de faux espoirs sur la possibilité de négociations portant sur l\u2019année 1974.Cependant.la Ville soutient quelle est prête à solutionner le problème dans le contexte d\u2019un renouvellement de contrat devant prendre effet le premier janvier 1975.Ne pas céder au chantage La Ville réaffirme son intention de ne pas céder au chantage et aux sabotages des pompiers et blâme M.Dansereau d\u2019avoir recommandé à la Ville de Montréal de céder devant les demandes des pompiers après que les citoyens eurent subi des pertes de plus d\u2019un demi-million de dollars en dommages aux véhicules et aux biens leur appartenant à la suite de gestes considérés comme criminels par le commissaire enquêteur aux incendies de la CUM, M.John Macdougall.Rejoint en fin de soirée hier, le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, a clairement indiqué que le travail de M.Dansereau auprès des parties au complet était terminé.\u201d Je doute fort dans les circonstances que M.Dansereau puisse continuer,\u201d a-t-il déclaré.Il a ajouté que la recommandation de M.Dansereau.recommandation qu'il avait personnellement approuvée, tenait compte des restrictions de la Ville puisqu\u2019elle n\u2019indiquait nullement qu\u2019il fallait payer cette somme de $750 en 1974.\"Le rapport mentionnait tout simplement que des études scientifiques établissaient à $750 la perte de pouvoir d'achat subie en 1974.Elle ne disait pas à la Ville de payer cette somme tout de suite.\u201d On peut rediscuter Le ministre a également souligné que si la Ville de Montréal considérait comme exécutoire, sans appel et finale, une décision arbitrale comme celle qui lie les pompiers et la Ville, lui-même n avait pas la même conception: \"Dans mon livre, une décision arbitrale a exactement la même valeur qu\u2019une convention collective habituelle.Ça signifie que si les deux parties sont d'accord, on peut fort bien ouvrir de nouvelles discussions sur ce qui a été fixé par l\u2019arbitre.\u201d M.Cournoyer a de plus ajouté que l\u2019arbitre qui avait fixé à 4.3 p.cent nouvelles télévisées.Il a déclaré que l'atmosphère favorisait la grève générale.\"D\u2019après les discussions que j\u2019ai pu avoir depuis 10 h 30 ce soir, il m\u2019apparait de plus en plus évident que nous allons avoir toutes les difficultés au monde à empêcher nos hommes de poser des gestes illégaux ou même de déclencher une grève générale.\u201d a commenté M.Labbé.Il a précisé qu'il tenterait encore une fois cet après-midi de convaincre le premier ministre Bourassa de plonger dans le conflit: \"M.Bourassa m\u2019a dit lui-même que Dansereau parlerait au nom de Cournoyer et en son nom personnel.La Ville sacre Dansereau dehors, qu'est-ce que M.Bourassa va faire maintenant?\u201d \"Dansereau parti, la Ville qui re-, fuse toute négociation sur 1974, que \u2022 nous reste-t-il à faire,\u201d a conclu M.Labbé?l\u2019augmentation des pompiers en 1973, avait pris une bonne décision compte tenu de la situation dans le temps: \"Mais les circonstances ont changé, et si on me demande mon avis comme ministre du Travail, je dois le donner.\u201d M.Cournoyer a conclu une longue conversation téléphonique avec le représentant de LA PRESSE en glissant: \"Tout ce que je souhaite maintenant, c\u2019est que les pompiers réagissent en hommes quand ce communiqué sera rendu public.\u201d Réaction des pompiers Chez les pompiers, on ne voit plus maintenant qu\u2019une seule issue: la grève générale spontanée.Le président de l\u2019APM, M.Jean Labbé, a été assailli d\u2019appels téléphoniques après que la position officielle de la Ville de Montréal ait été rendue publique aux Ile Perrot : drôle de jeu du chef de la police ! Schéma d'aménagement de la CUAA m '¦- m 4 Des pouvoirs accrus territoire m i A - % w U sur e ; ! i .1 T ¦ .8 certains territoires fédéraux ou provinciaux.etc.La commission a tait de nombreuses autres recommandations, dont la création d'une régie régionale du transport en commun qui engloberait la CTCUM.la CTL de Laval, la commission des transports de la Rive sud.etc.Elle a aussi recommandé que le \"droit du piéton sur l'automobile\u201d soit accentué dans les règlements et que l'on décourage désormais la circulation des automobiles dans certains secteurs de Elle de Montréal.Une autre recommandation vise à favoriser et à promouvoir la circulation à bicyclette dans les rues de Elle de Montréal.La commission croit qu'il faudra même prévoir des routes uniquement destinées aux cyclistes, ce moyen de locomotion étant à la fois sain et fonctionnel.Tout remettre en cause La Commission a aussi recommande que la CUM obtienne de Québec un plein droit de regard et de contrôle sur les zonages municipaux, et fasse en sorte de rapatrier certains pouvoirs actuellement exercés par la Commission municipale du Quebec.D'autres recommandations touchent le transport en commun, les grands parcs régionaux de récréation, l amé- * par Florian BERNARD La Commission d'étude-du schéma d\u2019aménagement du territoire de la CUM a déposé un volumineux document, hier, où elle propose 72 recommandations visant à contrôler, à planifier et à coordonner tout le développement urbain de la région métropolitaine.Le président de la Commission.M.Fernand Alic, a déclaré que la CUM tentera de faire adopter, par legislation provinciale, la notion et le droit \"d'utilité publique\", ce qui permettrait de mettre fin à la spéculation sur certains territoires à caractère récréatif, historique ou autres.Les propriétaires de ces terrains seraient obligés, par la loi.de les offrir tout d'abord à la CUM avant de les offrir à des intérêts privés.De plus, au moyen d'un zonage severe.certains terrains seraient immédiatement affectés à des vocations particulières, du sorte que la CUM pourrait immédiatement, sans procéder à des homologations ou à des expropriations, sauvegarder de vastes espaces dans la région métropolitaine, dont l\u2019arboretum Morgan, les flancs du Mont-Royal, certaines carrières.am.I \" 5 % par Jean-Paul CHARBONNEAU Le substitut du procureur général pour le district de Valleyfield étudie présentement la possibilité de porter une accusation de méfait à l'endroit du directeur de la police de l\u2019Ile Perrot.A la suite d'un incident survenu au cours du dernier week-end, M.Paul Ducasse remettait, lundi soir, sa démission comme directeur du corps de police de cette municipalité, située à l\u2019ouest de Vile de Montréal.D'après des informations obtenues par LA PRESSE, M.Ducasse aurait tenté de faire passer sur le dos de l\u2019un de ses agents la disparition d\u2019un radar placé dans une voiture-patrouille.Peu de temps après avoir terminé son quart de travail, l\u2019agent Jean Lacombe était appelé au poste de police par le directeur Ducasse parce que le radar était disparu de l\u2019auto dont il avait la surveillance.A la demande du directeur Le directeur Ducasse aurait tenu le policier responsable du vol de l'appareil.L\u2019agent Lacombe a certifié à son supérieur qu'une fois son travail terminé, il avait verrouillé les quatre portes de son véhicule et qu\u2019il n\u2019avait rien à voir avec ce vol.Plus tard dans la journée, un agent du détachement de Vaudreuil de la Sûreté du Québec était dépêché à Elle Perrot pour y instituer une enquête.A l'insu du directeur Ducasse, le policier convoquait l\u2019agent Lacombe.Après discussion, les deux hommes en venaient à la conclusion que l\u2019appareil aurait pu être caché par le directeur Ducasse.Quelques minutes plus tard, le radar était trouvé sous un tas de pierres à l\u2019arrière du poste de police.Par la suite, un électricien devait déclarer au policier de la SQ et à son collègue qu\u2019il avait enlevé le radar de l\u2019auto à la demande du directeur Ducasse.L\u2019officier en charge du détachement de Vaudreuil de la SQ a déclaré à LA PRESSE, hier, que le rapport sur cet incident avait été remis à l\u2019avocat du ministère public pour le district de Valleyfield, Me Claude Blanchard.Celui-ci doit décider quelles seront les procédures prises à l'endroit du directeur l Jucasse.Ms $ e M m ggg .\" .¦ :à / .y .ma 1 V mm I \u2022 1 - ¦ mi K photo Pierre McCann, LA PRESSE Fernand A LI E Jean DRAPEAU nagemenl des rives, la récupération des espaces verts, etc Le document de la Commission a été remis hier soir aux membres du conseil de la CUM.Il ne sera toutefois pas étudié avant le 18 décembre prochain.J'ai oeuvré pour le bien des Montréalais \u2014 Drapeau Anesthésie Samson est remis en liberté par Pierre-Paul GAGNE Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a amorcé officiellement sa campagne électorale, hier, en prédisant une amère défaite à tous ceux qui essaient de dissocier Montréal des Montréalais et en se défendant bien d'agir comme un dictateur à l'intérieur du Parti civique et à l\u2019hôtel de ville.Pour prononcer son premier discours de la campagne électorale, M.Drapeau avait choisi un auditoire, d\u2019hommes d'affaires d\u2019Ahuntsic, précisément le quartier où sera vraisemblablement candidat un des plus importants conseillers démissionnaires du Parti civique, M.Paul-Emile Robert.Au cours de son allocution, M.Drapeau n'a fait aucune allusion directe ni à M.Robert, ni à son principal adversaire à la mairie, M.Jacques Couture, candidat du Rassemblement des citoyens de Montréal.Cependant, tout au long de son discours, il s'est continuellement employé à démolir les deux principaux thèmes développés, jusqu'ici par ceux-ci.Montréal et les Montréalais Selon M.Drapeau, il s'agit d'une \"distinction de théoricien\" que d\u2019affirmer que la dernière administration municipale s'est préoccupée de Montréal et non des Montréalais.\"Tout le monde sait, même les enfants d\u2019école, que s'il n\u2019y avait pas de Montréal, il n'y aurait pas non plus de Montréalais\u201d, a-t-il lancé en prophétisant que les électeurs ne donneront pas de crédibilité aux propos de ceux qui se lancent dans de telles distinctions.Tout en rappelant les principales réalisations de son administration, M.Drapeau a soutenu que celle s-c i avaient été mises de l'avant pour le bien des gens qui vivent a Montréal, donc des Montréalais.Il a également rappelé que le premier article du programme du Parti civique, en I960, portait jjur le chômage, un problème qui tou O Je directement les Montréa- lais et pour lequel on a essayé de trouver des solutions au niveau de la création de nouveaux emplois.Pas de dictature Par ailleurs, M.Drapeau s'est bien défendu d'agir comme un dictateur aussi bien à l'hôtel de ville qu\u2019à l\u2019intérieur du Parti civique.A son avis, la liberté d'expression a toujours existé lors des caucus du parti et personne n'a jamais empêché qui que ce soit de dire ce qu\u2019il pensait.Le rapport du coroner sera bientôt publié L\u2019ex-agent de la GRC Robert Samson, maintenant accusé de fabrication et de dépôt d\u2019explosif, a été remis en liberté, hier après-midi, mais on peut croire qu\u2019il sera étroitement surveillé, d'ici son enquête préliminaire.En réclamant, mais sans succès, qu\u2019il soit au domicile de sa mère tous les jours, entre minuit et 7h, le procureur de la Couronne, Me Fernand Côté, ne s\u2019est pas caché pour souligner qu\u2019on voulait avoir trace constante du prévenu, et que cela serait plus difficile s'il pouvait revenir chez lui à n'importe quelle heure.Tout en refusant d'imposer cette condition que les procureurs de la défense avaient qualifiée d'inhumaine, le juge Bernard Bilodeau en a édicté une autre que l'accusé n'a pas accepté de bonne grâce C'est celle de n\u2019avoir aucun contact avec les deux petites amies qu\u2019on lui connaît, et qui ont témoigné à l\u2019enquête du Commissariat des incendies.Il pourra toutefois communiquer avec sa mère, qui a aussi été témoin, et avec son ami personnel Fernand Barré.Il devra par ailleurs remettre son passeport à la police, il ne pourra quitter les districts judiciaires de Montréal et de Terrebonne, et il devra se rapporter une fois par semaine à un policier de la CUM \"Je sais que je possède quelques dons, s'est-il exclamé, hier, mais pensez-vous qu\u2019il m\u2019aurait été possible, depuis les quatorze dernières années, de diriger et d\u2019imposer mes vues à 52 conseillers municipaux simplement en claquant les doigts pour les faire obéir.\" Toutefois, le maire de Montréal a admis qu'il ne pouvait tolérer la dissidence au moment des votes lors des séances du conseil municipal.\"Ce serait la négation du parlementarisme, si on pouvait voter comme on veut à l\u2019intérieur du même parti\", a-t-il lancé, ajoutant que chacun était libre de se présenter à l\u2019intérieur du parti qu'il veut.\"Un parti, a-t-il soutenu, c\u2019est un groupe d\u2019hommes qui se rassemblent parce qu\u2019ils pensent la même chose et parce qu\u2019ils veulent atteindre les mêmes fins par les mêmes moyens.\"Or.a poursuivi M.Drapeau, lorsque des électeurs votent pour un parti, ils ne s\u2019attendent pas a ce que scs membres se divisent entre eux une fois rendus au pouvoir.\" Selon le maire de Montréal, il est impossible de trouver la route du progrès sans unité et sans solidarité de la part des dirigeants politiques.Dans cette perspective, il faut qu\u2019il y ait des chefs aux partis politiques.Ceux-ci ne sont pas là pour imposer leurs idées, mais plutôt pour jouer le rôle de porte-parole des autres membres du parti qui prennent des décisions librement.\"Ce qui a fait notre force depuis quatorze ans.a conclu M Drapeau, ce n\u2019est pas le maire, mais l\u2019ensemble du parti et l\u2019unité qui a toujours existé en son sein \u201d Afin de dissiper les craintes chez les patients qui doivent subir une extraction dentaire sous anesthésie générale, le coroner Maurice Daniel a annoncé hier qu\u2019il s'efforcera, d'ici à quinze jours, de rendre un verdict final au sujet des trois décès qu'a connu la Métropole depuis un an à la suite d'anesthésies au gaz On sait que M.André Bonin, un camionneur de 21 ans domicilié à Montréal-Nord, est décédé mardi à la suite d\u2019une anesthésie chez le Dr Pierre Gladu où il s\u2019était rendu pour l'extraction d'une dent.L\u2019an dernier, Mme Huguette Held.-13 ans, de Saint-Joseph-du-Lac.avait succombé six jours après l'extraction de toutes les dents de la mâchoire supérieur à l'hôpital Sacré-Coeur de Cartiervillc.Plus récemment, le 23 septembre dernier, un bambin de Verdun, Benoit Bertrand, âge de 10 ans, mourait quelques jours après s\u2019ètrc fait extraire quelques dents par un dentiste de Côte-Saint-Paul.mystère.J'ai appris qu'un gros pourcentage de gens avaient refusé de subir une extraction dentaire sous anesthésie générale à la suite du décès du jeune Bertrand, Cetic situation risque de devenir plus alarmante que les décès eux-mêmes, compte tenu du fait qu\u2019il m- pratique sans problème de 40.000 à 00.000 anesthésies générales chaque année dans les bureaux de dentistes.Me Lan ici fait remarquer que l'enquête relativement au décès de Mme Held est complétée, bien qu'il n\u2019y ait eu aucun verdict rendu jusqu\u2019ici Quant au cas du jeune Bertrand, il ne lui reste qu\u2019à obtenir copie du dernier rapport d\u2019autopsie.Le coroner a également précise qu\u2019il rencontrera un expert cette semaine pour étudier le décès de M.Bonin qui fera incessamment l\u2019objet d\u2019une autopsie.\"J\u2019ai l\u2019intention de finaliser les trois enquêtes en même temps, conclut le coroner, afin de dissiper l\u2019inquiétude qui règne actuellement chez les patients.Je verrai, d'ici là, s\u2019il y a lieu de faire ou non une enquête publique.Dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, je convoquerai les journalistes pour informer la population des résultats de mon enquête.Le coroner Daniel ne peut dire pour, l\u2019instant si le gaz anesthésiant cm pJJ'.vc fut le même dans les trois Ai s soumis à son attention.Enquête de la Commission En 1972, la Fédération des policiers du Québec avait demandé qu\u2019une enquête soit instituée sur le corps de police de Elle Perrot et sur son directeur.Par la suite, soit en 1973, la Commission de police du Québec avait tenu une enquête et dans son rapport, elle recommandait au directeur Ducasse de s\u2019occuper davantage de ses devoirs de policier.A quelques reprises, le directeur Ducasse aurait congédié des policiers, dont le président de la Fraternité, sans raison apparente.Plusieurs griefs avaient par la suite été portés contre lui.Depuis sa démission, c'est le capitaine Raymond Lacombe, son assistant, qui assume la direction in-lé.'imaire de la poliite de Elle Per- Atmosphère de mystère \"Je veux tirer telle histoire au cl ai/, affirme Me Laniel, pour que cesse de planer cette atmosphère de rot. A 4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 17 OCTOBRE 1974 Des fermiers abattent des veaux pour protester contre les prix ROCH DESJARDINS vice-président JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef Des leimleti en colère du Wisconsin\tdent de Varient dès-'que l'animal oppcsée * la tuerie inutded\u2019animaua PAUL DESMARA1S president du conseil d'administration ROGER LEMELIN président et éditeur Au NOS* VU Dollar, AHBN.j 2 Li 0 La CUM, c\u2019est Montréal t U Le torchon brûle encore entre certaines villes de la Communauté urbaine et la Ville de Montréal.En fait, il n\u2019a cessé de brûler depuis les tout débuts.Les cinq années d\u2019expérience ne semblent pas du tout concluantes pour La Salle, Pointe-aux-Trembles, Beaconsfield, L a c h i n e.Mont-Royal, sans compter les autres qui parlent moins fort mais semblent souffrir en silence.Pour le maire Bernard Benoit, de Pointeaux-Trembles, \u201cle temps est venu de protéger les villes contre l\u2019envahissement du monstre que représente la CUM\u201d.Le maire Yves Ryan, de Montréal-Nord.se dit prêt à tout remettre en question face aux coûts grandissants de la CUM.Le maire Gerry Raymond, de La Salle, a dit son intention au ministre des Affaires municipales, M.Victor Goldbloom: il veut retirer sa ville de la Communauté.Les résidants Tie banlieue ont donc connu un traitement de faveur par rapport à ceux de la grande ville.Il était normal d\u2019envisager une réforme qui permettrait une répartition plus juste des fardeaux.La formation de la CUM devait répondre à cette attente.La CUM devait faire oeuvre de justice.Mais la CUM, ce n'est pas une communauté.C'est tout simplement Montréal, avec plus d\u2019argent.2V % Y T# /é Montreal, avec tous ses conseillers présents à la table du Conseil de la CUM.peut décider ce qu\u2019elle veut.Le président de la CUM doit être de Montréal.Aucune coalition de toutes les autres villes ne peut être assez forte pour contrecarrer un projet soumis par Montréal dont les conseillers.c'est connu, ont l\u2019obligation de tous voter de la même façon.Montréal peut décider ce qu\u2019elle veut, les autres iront qu\u2019à baisser la tête.La raison est toujours la même: les villes de banlieue ont le sentiment de payer la note des extravagances de Montréal.Elles trouvent maintenant la note trop élevée.11 faut reconnaître que.pendant longtemps, plusieurs villes de Tile de Montréal ont profité des services de ia métropole de façon abusive.Elles ne se préoccupaient guère, par exemple, d'entretenir de bons services de policiers ou pompiers.sachant qu'elles pourraient compter sur la générosité forcée de la puissante voisine.Des villes pouvaient garder leurs taxes relativement basses parce qu\u2019elles ne servaient que de dortoir et de jardin à des gens qui profitaient de Montréal pour travailler et se recréer.(Droits Réservés) Le récent exemple des $13 millions nécessaires pour défrayer les nouveaux coûts de la police illustre bien la situation.Montréal peut décider de donner à ses policiers une augmentation de 12.5 pour cent et en faire les mieux payés de leur profession au Canada.Montréal peut décider que toute la Communauté devra payer pour les policiers des Jeux olympiques.Montréal peut faire «\u2019importe quoi: tout le monde paie la note.Ce qui devait être oeuvre de justice est devenu injustice chronique.ce que pense LE LECTEUR Un bon professeur vaut bien un bon pompier Comme la majorité de vos lecteurs, je ne peux rester indifférente aux conflits de travail qui se multiplient.Je suis frappée cependant par les exigences des pompiers et policiers qui ne sont pas satisfaits de leur sort malgré leur salaire de base de $12,000 et un peu plus, par année, habillés et chaussés pour les 4 saisons (au coût où sont les vêtements et chaussures, ce n\u2019est sûrement pas à dédaigner, d\u2019autant plus que les tissus employés pour ces articles vestimentaires, sont de très bonne qualité et plusieurs épouses avisées et habiles de ces hommes, peuvent confectionner de chauds vêtements pour leurs enfants, dans les \u201cusagés\u201d réutilisables).Si je compare leur sort à celui des enseignants, je ne peux faire autrement que d\u2019être étonnée que ces policiers et pompiers \u201cdébutants\u201d gagnent plus que beaucoup de professeurs qui en sont à leur vingtième année d'enseignement et même plus.A la suite de la \u201cdéclassification\u201d, ces enseignants ne se sont vus reconnaître que 13 années de scolarité et leur salaire se situe dans les $10,000 annuellement, et ce, malgré leur compétence et indéniable expérience, au service de l\u2019éducation, et Dieu sait si leur tâche est exigeante et ingrate! Combien importante aussi est leur influence auprès de la gent enfantine et adolescente! Qui n\u2019a pas connu des professeurs admirables qui leur ont donné le goût de l\u2019étude, du travail bien fait, des nombreux principes personnels qui dépeignaient sur leurs élèves?D\u2019autre part aussi, combien de \u201cdropout\u201d ont abandonné leurs études à cause d'éducateurs incompétents et inconsciencieux de leurs responsabilités?Il y a une vingtaine d\u2019années, les jeunes professeurs débutaient avec un salaire de base de $1,200 par année.Compte tenu du coût de la vie du temps, c\u2019était loin d\u2019être un salaire de \"professionnel\u201d; il fallait sûrement avoir la \u201cvocation\u201d, comme on disait dans le temps.Certes, aujourd\u2019hui, les conditions de travail des enseignants se sont beaucoup améliorées, particulièrement pour les débutants; il n\u2019en demeure pas moins que la catégorie des \u201canciens\u201d demeure brimée.On dira que s'ils veulent améliorer leur salaire, ils peuvent toujours suivront des cours de \u201crecyclage\" mais, après tant d\u2019années de dur labeur au service de nos enfants, aux abords de leur retraite, rares sont ceux qui en ont les moyens financiers et physiques.D'aucuns diront qu\u2019ils profitent de longues vacances estivales, mais n\u2019oublions pas qu\u2019il y a peu d\u2019années que les enseignants peuvent profiter de ces vacances qui s\u2019avèrent nécessaires, voire indispensables, pour se reposer ou voyager; durant de trop nombreuses années, ils devaient se trouver un travail d\u2019été, à faible salaire, souvent comme \u201cmoniteurs\u201d dans les terrains de jeux, pour parvenir à boucler leur budget trop serré.11 en est encore de même pour les \u201canciens\u201d qui auraient pourtant bien mérité un peu de répit.Ils doivent s\u2019habiller et se chausser, et proprement, pour toutes saisons.Les exigences culturelles sont moindre lorsqu\u2019il s\u2019agit des pompiers et policiers.On n\u2019exige d\u2019eux qu\u2019une douzième année scolaire, sans obligation de \u201crecyclage\u201d continuel (à moins qu\u2019ils choisissent une \u201cspécialité\u201d, ce qui est une minorité).Vous direz peut-être que policiers et pompiers risquent leur vie dans l\u2019exercice de leurs fonctions; le pourcentage d\u2019accidents est tout de même limité, selon les statistiques.Si, pour leur part, les professeurs ne voient pas leur vie en danger, ils y laissent néanmoins souvent leur pean, plusieurs natteignant.même pas leur retraite.Justice pour tous, oui, mais tenons compte de toutes les facettes des problèmes.A mon avis, un bon professeur vaut un bon médecin, un bon policier, un bon pompier, un bon électricien, etc.En tant que mère de 4 enfants et épouse, je considère mon rôle aussi important que tous les autres, même si nous ne réclamons pas à cor et à cris de \u201cmeilleures conditions de travail\u201d et un salaire équivalant à celui des secrétaires, infirmières et autres.Dans cette crise inflationnaliste dont nous subissons tous les déplorables conséquences, que chacun fasse un examen de conscience et se demande si, comparativement à l'ensemble du pays, mes pas encore privilégiés de pouvoir gagner notre vie dans les conditions actuelles.Qu\u2019on ne se fasse pas d\u2019illusion, chaque augmentation de salaire réclamée provoque une hausse du coût de la vie; finalement, nous payons notre propre note.A bon entendeur, salut.Gisèle LAPLANTE, 1054.Albanel.Duvemay.Jean-Guy DUBUC Ottawa à la porte de la CEE du fait de la crise du dollar, et Londres du fait de l\u2019entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE.Présentement, le Canada se trouve, en quelque sorte, assis entre deux chaises.11 n\u2019a pas le choix: il doit voir, et rapidement, à diversifier ses exportations et importations en fonction du nouvel équilibre des forces commerciales, et pour ce faire, il se tourne naturellement vers l\u2019Europe occidentale, ainsi que vers le Pacifique et l\u2019Extrême-Orient.Les démarches du cote de l\u2019Europe restent encore à l\u2019état d\u2019ébauche, c\u2019est-à-dire, à l\u2019échelon des technocrates.Reste à savoir de quel oeil les pays membres de la CEE verront venir le Canada.Le Premier ministre Trudeau va tenter d\u2019avoir la France de son bord, ce qui est de bonne guerre quand on songe à l'autorité morale que détient ce pays au sein de l\u2019organisme.L'appui de la Grande-Bretagne semble déjà acquis, mais on parle de dissensions au sein des autres membres de la CEE au sujet de la forme que prendra l\u2019éventuel traité.Le Canada dispose d'une douzaine de produits et matières susceptibles d'intéresser l'Europe.11 n'entend pas obtenir de concessions tarifaires de quiconque; tout ce qu\u2019il demande c\u2019est un traité qui en ferait un fournisseur privilégié de la CEE en ce qui concerne ces produits.A une époque encore toute récente, il ne faisait aucun doute que le Canada concevait son économie en fonction des humeurs et des intérêts des métropoles que lui avait assignées l'histoire, soit, Paris jusqu'à la Conquête, Londres jusqu\u2019à la Première Guerre mondiale et Washington jusqu'à ces derniers temps.Durant plus de trois siècles et demi.donc, le Canada crut de son intérêt de maintenir une attitude plus ou moins avouée de sujétion économique par rapport à ces métropoles.A cause de ce comportement.et surtout en ce qui a concerné ses rapports avec Londres et Washington, le Canada a longtemps passé pour le valet officieux du monde anglo-saxon aux yeux de plusieurs pays d'Europe, et c'est sans doute ce qui fait paraître plus excitant qu\u2019il n'est probablement le voyage que le Premier ministre Trudeau s\u2019apprête à faire en France et en Belgique la semaine prochaine.nous ne som- Comme toutes les grandes et moyennes puissances de notre glorieuse époque, le Canada soutire d'un déséquilibre fort gênant de la balance de ses comptes avec l\u2019étranger, et ce déséquilibre se révèle difficile a corriger du fait que les Canadiens ne disposent, en somme, que d'un seul client: les Etats-Unis.Qu\u2019on songe que de janvier a juin de cette année, notre pays a vendu pour $9.9 milliards aux Etats-Unis, et seulement pour $1.8 milliard aux pays membres de la Communauté économique européenne (CEE).C'est là une situation jugée d'autant plus inconfortable que les rapports du Canada avec ses anciennes métropoles commerciales ont subi des transformations profondes et subites ces toutes dernières années: Washington.\"Viles divagations\" A \u2018\u2018Frau\u201d Sophie Wollock \u201cManaging Editor\u2019\u2019 \u201cSuburban\u201d Au cours de ma vie (je ne suis plus jeune), j'ai beaucoup lu, mais rarement quelque chose d\u2019aussi scandaleux et d\u2019aussi abject que ce que vous écrivez dans: \u201cWho\u2014or what\u2014is a francophone ?\u201d C\u2019est la seule réponse que méritent vos tristes et viles divagations, Frau Wollock! On dit que MM.Trudeau et Giscard d\u2019Estaing ont l\u2019un pour l\u2019autre une secrète admiration.De plus, on croit comprendre que les rapports entre Paris et Ottawa se sont passablement améliorés.Si tout cela est vrai, on a lieu de croire que les relations commerciales déjà en progrès entre le Canada et la CEE se mériteront la protection d\u2019un traité d\u2019ici peu.R.RYBA, Montréal.Au sujet de l'écrasement d'un avion Jean PELLERIN Monsieur, Dans votre édition du 1er octobre 1974, vous avez publié un article sur notre cliente, Montreal Flying Club \u2014 Aero Club de Montréal, écrit par Pierre Vennat, dans lequel vous avez référé à une chute d'avion loué de notre cliente qui s'écrasa il y a un an, tuant les six f6) personnes à bord.Dans cet article, il fut suggéré que cette chute fut due à un manque d\u2019inspection et de réparation de la part de notre cliente.Pour corriger cette atteinte injustifiée à la réputation de notre cliente, nous vous faisons parvenir sous pli, les documents suivants; a)\tphotocopie du rapport émis par le ministère des Transports qui prouve que la chute en question était due à la faute du pilote; b)\tnous vous incluons également sous pli, une photocopie du témoignage de Jean-Paul Ando-ney, l'enquêteur du ministère des Transports à l'enquête du coroner tenue à Cabano, Québec, le 7 novembre 1973, qui prouve que l\u2019avion en question n\u2019était aucunement défectueux.Si votre reporter avait pris soin de communiquer avec le ministère des Transports avant d\u2019écrire article, il aurait eu les vrais faits au lieu de croire les affirmations vicieuses faites par un employé qui mène une grève contre notre cliente.Nous espérons donc que prendrez les mesures nécessaires pour rectifier cette atteinte à la réputation de notre cliente.Bien à vous.son Les limites du nationalisme Le gouvernement canadien est divisé sur l'opportunité de supprimer le privilège accordé aux magazines Time et Reader's Digest (tirages respectifs de 500.000 et 1,500,000).On se rappelle c;ue la commission O\u2019Leary en 1960 et la commission Davey en 1969.dans le but de protéger la culture canadienne, ont toutes deux recommandé l\u2019abolition de ce privilège.Celui-ci consiste a permettre à ces deux revues de faire exception à la loi de l\u2019impôt qui stipule que les entreprises annonçant dans des revues étrangères ne peuvent déduire de l'impôt leurs frais de publicité comme elles le font pour les publications canadiennes.En d'autres mots, ces deux revues américaines sont traitées comme des publications canadiennes.aux journaux et a la télévision, si ces magazines supprimaient leur édition canadienne.La politique nationaliste a donc des limites, (.\"est pourquoi, au lieu de supprimer dès maintenant ce privilège accordé à ces deux revues, imprimées au Canada avec un contenu canadien, si minime soit-il, il faudrait rendre les revues canadiennes concurrentielles sur le plan publicitaire.En d'autres mots, les revues canadiennes devront accroître considérablement leur tirage si elles veulent attirer davantage la publicité des entreprises.Mais elles ne pourront accroître leur tirage qu'à deux conditions : leur contenu devra être amélioré et leur nombre de ces revues est, en effet, essentielle à leur rentabilité et à leur capacité de concurrence.On ne doit pas oublier que vingt et un magazines canadiens sont disparus de 1950 a 1960.vous SAVOIE SMITH LEGER & LUSSIER Par: Melville W.SMITH Les francophones à la CECM sont désunis Messieurs du Comité d'école de St-Thomas-Apôtre, je suis parfaitement de votre avis à une nuance près.Les commissaires de la C.E.C.M.ont un pouvoir limité parce qu'il n\u2019y a pas de cohésion entre eux, entre les francophones en particulier.Sur les seize commissaires de langue française, cinq ou six seulement font coïncider leurs votes dans l\u2019intérêt des NOTRES.C\u2019est dire qu\u2019il y a toujours une dizaine de commissaires francophones qui votent avec et pour les anglophones.Je n\u2019en veux pour preuve que la décision d\u2019accorder la piscine à John Kennedy plutôt qu\u2019à François-Perreault et la cli- matisation à James Lyng plutôt qu\u2019à Edouard-Montpetit.Et je pourrais multiplier.Je puis vous assurer que si l\u2019inverse existait (3 commissaires francophones et 16 commissaires anglophones) aucun d\u2019eux ne se joindrait aux francophones pour les favoriser.Sommes-nous colonisés à ce point que nous renions les nôtres?Depuis un an que j\u2019assiste aux réunions des commissaires, j\u2019ai souvent un haut-le-coeur devant les décisions prises.Dans un an et demi, nous devrons procéder à l\u2019élection des commissaires:\tnouveaux ou an- ciens.Parents francophones, soyez en alerte, il s\u2019agit de vos enfants.Si vous réélisiez les mêmes missaires qui ne prennent pas vos intérêts, vous n\u2019aurez qu\u2019à faire votre me a culpa.Venez aux réunions publiques de la C.E.C.M.les premiers et troisièmes jeudis du mois (l\u2019après-midi ou le soir) et constatez de visu ce que les parents du comité d\u2019école St-Thomas-Apôtre et moi-même avons, hélas ! tant de fois constaté: le manque d'unanimité de nos commissaires francophones.Marie-Rolande TAILLEFER 4075, rue Bordeaux Montréal com- Or.Time et Reader's Digest raflent près de la moitié du budget publicitaire que les entreprises canadiennes consacrent aux revues.Les abolitionnistes soutiennent qu\u2019en supprimant le privilège mentionné précédemment, le prix de la publicité dans ces deux revues augmentera sensiblement et les entreprises canadiennes préféreront consacrer une plus grande partie de leurs budgets publicitaires aux revues canadiennes.C\u2019est prendre ses désirs pour la réalité.C\u2019est sécréter des pensées \u201cdésidératives\u201d.Car les annonceurs ne font pas de nationalisme mais des affaires, et choisissent les revues en fonction de leur tirage et du public qu'ils veulent atteindre.Si le privilège est retiré, Time pourrait peut-être cesser d\u2019imprimer une édition canadienne, mais Reader\u2019s Digest restera au Canada.Les entreprises continueront donc d\u2019annoncer dans ces revues, au moins dans Reader\u2019s Digest, en dépit de la hausse des tarifs.Les revues canadiennes recevront ainsi une part encore plus réduite des budgets publicitaires des entreprises.D'ailleurs, un sondage fait auprès des annonceurs a révélé que la plupart d\u2019entre eux consacreraient la partie du budget publicitaire qu\u2019ils accolent maintenant à Time etvJReader\u2019s Digest.Il est évident que les revues canadiennes ne pourront jamais remplacer les grandes revues américaines en ce qui concerne l'information mondiale.Mais si elles avaient un riche contenu canadien et un fort tirage, elles pourraient obtenir une portion convenable des budgets publicitaires des grandes entreprises et prospérer au lieu de vivoter.Car, si contradictoire que cela puisse paraître, la culture ne vit pas de culture.Elle vit et prospère avec les affaires.Or, certains nationalistes croient le contraire et assistent à l'étiolement et à la mort de revues et de journaux sans en tirer de leçon.Le Canada a besoin d'immigration Récemment, j\u2019ai entendu parler quelques Chiliens à la télévision à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire du renversement du gouvernement communiste.J\u2019ai été émerveillée du beau français qu\u2019ils parlaient.J\u2019espère qu'ils n\u2019ont pas trop de peine à s\u2019adapter à leur nouveau pays.C'est déjà assez pénible d\u2019avoir à changer de pays.En raison de l'immensité de notre territoire, c'est le pays rêvé de ceux qui doivent s\u2019installer ailleurs.Je pense aussi à ces nom- breux Haïtiens qui viennent élire domicile chez nous, la raison en est évidemment la similitude de langue.Je crois m\u2019exprimer au nom de la majorité des Canadiens pour leur dire de bien croire en notre sympathie.Le Canada est destiné à devenir cosmopolite.C\u2019est seulement au siècle prochain que l\u2019amalgame sera assez complet pour parler de la nation canJ'penne.Pour le moment, apprenoO nous connaître, à nous aimer, pour que l'alliage se fasse le plus tôt possible.Voisin d\u2019un géant comme les Etats-Unis, nous avons besoin de l\u2019apport de l\u2019immigration, afin d\u2019augmenter notre population.Notre force, ppur rester indépendants d\u2019eux, sera conditionnée par le nombre de Canadiens et la bonne entente entre chacun.< Yolande MART//J Montréal La revue Saturday Night, qui disparait dans sa 87e année et qui avait pourtant reçu des subventions de l\u2019Etat, devrait dessiller les yeux de certains défenseurs de la culture.Mais si certains intellectuels ne comprennent pas, le gouvernement n\u2019a pas le droit de faire les mêmes erreurs et de gaspiller l'argent des contribuables.Le nationalisme a donc des limites qui sont les lois économiques.Et on y perd toujours à vouloir les transgresse^.Ivan GUAY LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 17 OCTOBRE 1974 A 5 pleins feux sur l'actualité i |1 H g ¦< H -3: JC Par le truchement de quelques assemblées de district, Lysiane Gagnon a Iait connaître hier, dans le premier d\u2019une série de trois articles dont voici le deuxième, un visage du RCi\\t (Le Rassemblement des citoyens de Montreal).H sera question aujourd'hui de la naissance de ce parti lancé dans la campagne électorale de Montréal, ainsi que de son programme.% CITOYENS OE MONTREAL im : ' ¦ ' 4, >JC ï B i» AJ £ B \u2022 ; w .I n ' t -4 H ' rl 1\t7' u i \u2022J \u2019* 8, St \u2014 T ' ; psg ,* r,\" r i ;Vi i 1 «te, -.-\u2018.i II MOBILIER DE CHAMBRE 3 MORCEAUX .*2 \\\\i j Ç: B MOBILIER DAVENPORT 2 MORCEAUX DE STYLE COLONIAL Il est composé d'une tete de lit de 54\u201c I 60\".d'un bureau de 56 \" avec miroir vertical et d\u2019une spacieuse commode à 5 tiroirs.Les tiroirs, sur guides centraux métalliques, sont enjolives d\u2019appliques décoratifs et de poignées de cuivre antique.L'ebenisterie est d'un elegant fini pacanier.SPÉCIAL \u2022Ü ü LES TABLES DE CHEVET SONT ÉGALEMENT DISPONIBLES le 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X ¦ I.L.\u2014Tj \\ ?IL i «fl o'.-.\u2022 i fcàp/- 5 SPECIAL l ' 7 * X j \\ '¦a St 8 i QUEBEC (PC) - Une délégation parlementaire de l'Assemblée nationale de la Bulgarie, dirigée par le président de cette institution.M.Vladimir Bonev, visitera le Québec les 18 et 19 octobre.C\u2019est ce qu'a annoncé hier | le président de l\u2019Assemblée nationale du Québec, M.Jean-Noël Lavoie.C\u2019est la première fois qu'une délégation parlemen- j taire de cette république vi- j site ses collègues québécois.! Au cours de son séjour, la I délégation sera reçue à l'Assemblée nationale, elle s\u2019en- j (retiendra avec les parlemen- j laires québécois de différents ! sujets dont les rouages administratifs et parlementaires.Elle effectuera aussi une visite à l'université Laval et j des studios de Radio-Canada.! ! : i -¦ \u2014r- .' t -l S' i * % .~2i-X- - ¦ RegenT .MOBILIER DE CUISINE 5 MORCEAUX .S- SPÉCIAL ¦ Il comprend une table de 36\u201c x 48 \", s'ouvrant a 60 % avec dessus en arborite d'un Uni \"Edenwood\", et 4 confortables chaises, geneieusement rembourrées et recouvertes d'un resistant vinyle a motif floral brun avec garnitures tan.par Westinghouse CHAUFFERETTE ELECTRIQUE ai*BSnBiiiïir.TÉLÉCOULEUR 20\" Une base chauffante de 1000 watts.Le courant se coupe automatiquement des que la chaufferette tombe vers l'avant.Thermostat avec signal lumineux.Corde de 8 pieds.16F 9 ¦ ?Il offre un châssis transistorisé à 95%, les contrôles automatiques pour les couleurs et les teintes, un cadran de syntonisation illuminé, une antenne bipole pour le VHF et une antenne circulaire pour le UHF.Le cabinet est d'un résistant plastique d'un fini bois gtenu, H SPECIAL ! : i ! 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O IM Dans notre annonce publiée hier dans LA PRESSE, le prix spécial de la machine à coudre super automatique aurait dû se lire tandis que celui du modèle complètement automatique aurait dû être S1S995 S19995 PTHIBTEIIIT A Ottawa accorderait un mandat plus élaboré à la Commission Plumptre dation quant à la révision des prix.L a présidente de la commission, Mme Beryl Plumptrc, a par ailleurs menacé de démissionner, mardi, si le gouvernement entend limiter le rôle de la commission, lors de la reconduction de son mandat, prévue pour décem- OTTAWA (PC) - Loin de vouloir limiter les pouvoirs de la Commission de surveillance du prix des produits alimentaires, le gouvernement fédéral envisage de lui confier, à la fin de l\u2019année, un mandat plus élaboré, qui comprendrait notamment la tâche d\u2019étudier les perspectives d'avenir de l'agriculture au Canada.Le ministre de la Consommation et des Copora-tions, M.André Ouellet, a tenu à faire cette mise au point, hier, à la presse, suite aux appréhensions suscitées par le texte même du discours du Trône, selon lequel le mandat de la commission serait limité aux rapports réguliers sur les tendances des prix des aliments, ainsi qu\u2019à l\u2019analyse des raisons, lui retirant ainsi le pouvoir de recomman- bre.M.Ouellet a ajouté par ailleurs que la Commission pourrait être invitée à étudier les recommandations du rapport Forbes, rendu public hier.Ce rapport propose notamment que les offices de mise en marché des produits agricoles, tant fédéraux que provinciaux, soient étroitement surveillés par des organismes spéciaux représentant les intérêts des consommateurs.STERES* \u2022 \u2019 v le :h ntMfbv» «.m-**# Rubans 8 Pistes Utitiù as m A as: JVLà_R.Au Choix \u2022 1 Is M* 567 Q.Yvon Deschamps : R.Jean-Pierre Ferland : Jaune INI.James Last : Games That Lovers Play Mes Grands Succès O.Georges Moustaki : P.Mireille Mathieu : Disque D'Or La Sexualité ; m sass : ¦ , m !H: >: A t t % & V ¦ asm m Wwm lii| 3# Restaurant VUIagaola tpa» délicieui Dégustez dens noti Charge* h Services financiers Avec général* Matter Charge Inérêle Prenez I autobui but 4 été allongé *ie\u2018 OOO 'iqi .VI 4S Comptoirs de sortis our un aery** plue ipide et pratique .centre de rntuti Au Choix 8 TRACK STEREO Aw polvdor B.à M.Au Choix 299 Albums Stéréo * ' I wniNowfivn I 5' yt m few & 5$3 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 17 OCTOBRE 1974 A 12 Montréal Les quartiers de ¦:SS$2£>22Èi2i£5ü » - xr ^\t* .\u2014 ' e\u2019\t; !ii|.1iTiTr~r**matM****^t * - ' « ma Les textes de ces deux pages sont de Hélène SABOURIN ï: ï S'il r ma ¦ I - î *' 4i5f ISsPS ' # :¦£ s 5s X-v V HI B III * i 1 5 i »«; JB « \u2022V > Ü: \u2019j e i ?s* » « & a# ^ I m s I -«* jm îj m MV E.- I '-.1! ' 4 ¦x& fm *:' + W&Ê 'Êzêè*' m «9 3; ¦ # J- m g ' i 1 # FF i .74 7 i m 1 F I ' % photo Michel Gravel, LA PRESSE Une certaine chaleur humaine.Sf &#N ' ' f 4 / / i t La HKEbbE, MONTREAL, JEUDI 17 OCTOBRE 197-1 A 13 r SAINT-LOUIS : î I n * ü .i « U < y ; h : 1 I 11 mm 11 ::yx.I U « ! \" < ' 'àâ JF , M a » S !¦ WA Sr -j iff ' 1 1 ?i £ ?. ' Vi, t.Vi I , ! # A ai V k % % :-:ï!Ï % ¦à 1 N % S ;
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