La presse, 12 octobre 1974, E. Arts et lettres
[" mat CULTURE ET COMMUNICATIONS MONTRÉAL.SAMEDI 12 OCTOBRE 1974 90e ANNÉE/No244 CAHIER E A y .m R -.4 JL 4 WP' H CINEMA N -^w par Luc Perreault «mm K \\ m ?- \u2022Vi f'-:x - \\ W i S' % v] ¦èü L -'\t, w* % y.s 50 :> m m 1 m ¦ Pt m m Vi 1 8 ; mm -X g %.^ % ^ -T H % Ü % 'A m a 0 mi > : > 1 Ml # u iff m M : * 1 -gsm p Æ 1 m g :£ a i ¦ m S»,- SH» HH m Sy.¦ #% -MM ËÉfe' \u2022 iis* V H mm w**i j n am# />\u2022 FTP .' ¦ V'v: s m y v m V n I Ù2 mm & A K jO y ¦S Si» SSBsKv I ¦)' HE I v :: : y B m m 1 I m s % M \u2014.PAR REGINALD MARTEL LA MARIECOMO, roman de Régis Brun, 129 pages.Editions du Jour, Montréal, 1974.54.50.LES LETTRES acadiennes sont enfin sorties des balbutiements où les confinaient -encore un long silence collectif et un folklore à peine inventorié.De la littérature orale à l'écrite, la transition n\u2019est pas encore complétée.Un «Québécois peut dire cela sans arrogance.parce que la situation est un peu la même au Québec, où un Jacques Ferron, maître conteur, s\u2019efforce de récupérer dans notre folklore ce qui peut l\u2019être encore, brodant au besoin, pour que notre littérature, et ce qui en elle peut témoigner de notre histoire périlleuse, ait une sorte tic continuité.S\u2019il a fallu tant de temps pour créer une littérature nationale au Québec, c\u2019est tout simplement parce que les élites écrivassières du Canada français, aux 18e et 19e siècles, et même jusqu'au milieu du 20e, ne croyaient pas qu\u2019on dût ou qu\u2019on pût créer une telle littérature.Nous étions selon elles des Français égarés en Amérique.Ces écrivains d'hier se faisaient, -sans qu\u2019on le leur demandât, les agents d\u2019un colonialisme culturel Iran- çais qui laissait,les Français bien indifférents.Et ce ne sont pas les voyages au Québec de quelques académiciens, depuis une trentaine d'années, qui ont change quoi que ce soit à l\u2019apathie de la F rance pour la littérature de notre petit morceau de francopho- Longtemps on a imité, à qui mieux mieux et en plagiant au besoin, les maîtres français, grands et petits.Mais une poésie nationale finit par naître, épique d\u2019abord; puis vient l\u2019histoire, le roman, l\u2019essai et les livres de recettes culinaires.Après un tel cheminement, il doit bien se trouver un prix Nobel parmi nous.La littérature québécoise ne se vend pas, pleurent les libraires; l\u2019important est peut-être qu\u2019elle existe.Les oeuvres de saint Jean, saint Luc et compagnie ne sont pas devenues des best-sellers en criant lapin.Le vif du sujet La difficile naissance de la littérature québécoise sera probablement épargnée à la littérature acadienne.Les poètes de l\u2019Acadie d\u2019aujourd\u2019hui sont entrés tout de suite dans le vif du seul sujet qui compte pour l\u2019in- vie.% En toute honnêteté, il faut dire que le roman de Régis Brun sert mal la littérature acadienne.C\u2019est l\u2019histoire d'une bonne femme assez extraordinaire, sorcière efficace et qui parle franc et cru.Avec le même personnage, Antonine Maillet aurait écrit un roman truculent, amusant et profond en même temps.II faut bien comparer Régis Brun à Antonine Maillet: sinon, à qui ?Et Régis Brun est allé au plus facile, en fabriquant une sorte de collage, sans aucune organisation interne.Vérité sans qualité La Mariecomo semble pourtant bien vivante et bien vraie.Mais ce qui est important, ce n\u2019est pas tant la vérité que la qualité de cette vérité.Et c\u2019est là qu\u2019intervient le travail de l'artiste.En lisant \u201cLa Mariecomo\u201d, on entend des Acadiens d\u2019hier se raconter entre eux, en de longues conversations, des histoires que chacun sait.Le langage est très juste et ne s\u2019écarte d\u2019ailleurs que très rarement de celui qui se parle encore depuis Cap-Pelé jusqu\u2019à Caraquct.Ce qui agace, je peux i'e.x- nie._ ÉDITIONS DU JOUR slant: l\u2019existence d'un peuple francophone distinct de tous les autres et la définition de cette identité.Puis Antonine Maillet vint et avec elle une quasi révolution.On n\u2019a pas fini, je pense, d\u2019analyser le succès presque inquiétant des oeuvres de cet écrivain.Je dis inquiétant parce qu\u2019Antonine Maillet a été à ce jour le premier écrivain acadien à franchir cette frontière capitale qui sépare la poésie écrite, condamnée à une très faible diffusion, cl le roman.(Je n\u2019oublie pas, bien sûr, le théâtre, art populaire par définition.) Antonine Maillet est apparue comme celle qui allait enfin dire ce qu\u2019est la vraie Acadie et ce qu\u2019elle a été.Son oeuvre est commencée et on souhaite tout naturellement : - diiffres globaux tirés des recensements.Rien sur le peuple, sur les masses: dans le village et la paroisse.les cultivateurs i'u-rent-iis majoritaires?Jusqu\u2019à quel moment?Entre 1850 et 1870, au moment où Longueuil constituait une plaque tournante du réseau ferroviaire, la municipalité était-elle constituée surtout de journaliers, de gens de métiers liés aux transports (charretiers, \u201cbrakemen\u201d), de gros commerçants?Que font aujourd\u2019hui les Lon-gueuillois: des banlieusards travaillant dans le secteur des sendees.?Là-dessus, rien.un humain normal et non un Noir assujetti, il devient un enfant solitaire, rejeté de tous.Parce qu\u2019il a l'impression de vivre quelque chose de malpropre, d'anormal, le jeune Richard refuse de plier, de se détruire.de s\u2019engourdir dans la-religion.Et puis, peu à peu, lorsque ses yeux ont emmagasiné assez de souffrance.c\u2019est la conscience qui s\u2019éveille et, en même temps, le courage des yeux qui, parmi tant de culpabilité, cherchent une voie vers ce que l\u2019on pourrait appeler la liberté.La conscience \u201cLes souffrances de ma mère devinrent pour moi un symbole; elles résumaient à elles seules toute la misère, l\u2019ignorance, l'impuissance, les heures et les jours douloureux, déconcer- éditée, écrite de façon alerte comparativement aux travaux historiques québécois, vaut d\u2019être lue; mais comme l\u2019on regarde habituellement une estrade: d\u2019une part en pensant à quer vertement.Mais, pour Wright, cette solution s\u2019avérait la seule possible aux yeux d\u2019un homme qui ne voulait pas se modeler à l'image que les Blancs se faisaient du bon Noir.Un exemple assez significatif de cette conscience qui poussait l\u2019adolescent à agir différemment des autres Noirs de sa condition est son refus de voler les Blancs simplement pour qu'ils ne se considèrent pas supérieurs à lui, ce qui constituait bien sûr une faute grave pour un Nègre du Sud.\u201c.moi qui ne volais pas, moi qui voulais les regarder droit dans les yeux, qui voulais agir et parler en homme, je leur inspirais de la crainte.Les Blancs du Sud préféraient faire travailler les Nègres qui les volaient que des Nègres qui avaient ne fùt-ce qu'une très vague idée de leur propre valeur humaine.C'est pourquoi les Blancs donnaient une prime à la malhonnêteté des Noirs: ils encourageaient l'irresponsabilité et ils nous récompensaient, nous autres Noirs, dans la mesure où nous leur donnions un sentiment de sécurité et de supériorité.\u201d (p.339) Enfin, ce livre, réédité dans la collection Folio, me semble important dans la mesure où il demeure un classique de la littérature noire américaine, un témoignage sur l\u2019aliénation, un roman dur mais qui porte en lui autre chose que des plaintes .quelque chose comme une soif de se libérer et un respect de l\u2019homme.tous ceux qui n\u2019y sont pas et qui devraient y être.' et d\u2019autre part, en songeant que ceux qui y sont.- Y van LAMONDE i Collaboration spéciale ; eauro Derrière les yeux d'un Noir poésie d\u2019ici _ Jean Thiercelin i mes doigts mes beaux visages à la tour, au sable, au fol étang perdus mais ou pourtour d'un orage tout poudroyé à coeurs, assoiffemenls et vire vent comme il en fut en ces temps sages des hommes allant et devisant d'une roule en partage.\t£ Aux ançolies je ne putt donner que signe, '¦ maintenant perdu au vent A ta mémoire je laisse , le creux absurde * de ma trace et qu'en ce ciel je demeure fuite obscure de les y eux.I ''Black boy\" par Richard Wright, traduit de l'américain par Marcel Duhamel en collaboration avec Andrée R.Picard, préface de Dorothy Canfield Fischer, collection Folio no 592, Gallimard, 439 pages.\u201cJE SAVAIS que je vivais dans un pays où les aspirations des Noirs étaient circonscrites, délimitées.Cependant, j\u2019avais le sentiment que je devais m on aller quelque part et 5 faire quelque chose qui rachèterait ma vie.\u201d (p.285» Premier Noir américain ii devenir un romancier d\u2019importance, R i e h a r d Wright a publié Black boy, son troisième ouvrage, en 1945.Dans ce roman auto\u2019 biographique.\u2018\u2018Jeunesse noire\u201d, Wright raconte justement son enfance et son adolescence passées principalement à Jackson, une petite ville du Sud des Etats-Unis.Mais, en plus d\u2019être l\u2019histoire d\u2019un jeune Noir aux prises avec la faim, la misère, l'injustice et la ségrégation, ce livre relate surtout les étapes du cheminement difficile d'un homme aliéné vers la conscience et une certaine forme de libération.Poésie d'ici ?Peut-être pas.Mais l'édition québécoise s\u2019ouvre à la production étrangère, ce qui est bon signe.Jean Thiercelin est poète et peintre.Il est né en 1927 et il vit en Provence.Sa carrière de poète est liée au mouvement .surréaliste.DEMEURES DU PASSE VENT, poèmes de Jean Thiercelin, 76 pages.Collection \"En tous lieux\", L'Hexagone, Mont real, 1974.EN MEMOIRE Vous n'étiez plus dans V M.Rumilly mène son lecteur avec entrain de 1657 à 1970.Le déclin de Lon-gueuil après le départ du terminus du Grand Tronc en 1869 et la reprise démographique avec les fusions successives de municipalités et l\u2019aboutissement du métro à Longueuil ressortent clairement de l\u2019étude de l\u2019auteur.Le lecteur regrettera qu\u2019il laisse des protagonistes en chemin: que deviennent les curés, les écoles après le 19e siècle?/ Dans un premier temps, cette oeuvre prend l\u2019allure d\u2019un regard posé sur tous les petits détails d\u2019une vie étouffée.L\u2019enfant affamé a des yeux et, surtout, une sensibilité.Le moindre événement le marque, laisse une cicatrice profonde.Il ne comprend pas ce qui se passe: pourquoi, par exemple.un Blanc a-t-il le droit de frapper un Noir comme s\u2019il n\u2019était qu\u2019un simple animal à écarter de sa route?Pourquoi les Noirs adultes, non seulement ne veulent pas répondre à ses questions enfantines, mais lui reprochent ces mêmes question s?En somme, parce que très tôt dans sa vie il refuse instinctivement le mi-esclavage dans lequel se perdent les siens, il devient, pour les Blancs comme pour les membres de sa famille, un mauvais sujet.Dès cet instant, à cause de son envie d\u2019être Raymond PLANTE (collaboration spéciale) Rumilly: un certain type d'histoire Richard Wright : Black boy ; i \u201cHistoire de Longueuil\".Longueuil.1974, 472 pp.50 photos, index, $10.00 (Fides, distributeur).Comment expliquer l'intérêt des Longueuiilois pour leur histoire?La Société d'iiistoire de Longueuil qui compte plus de cent membres publie mi \"Bulletin\u201d d\u2019une présentation visuelle remarquable : elle a mis sur pied un comité de toponymie qui fournit à la Ville des noms de Longueuiilois célèbres et ordinaires pour la dénomination de nouvelles rues ou de nouveaux quartiers.Une banque locale abrite le musée historique Charies-Lcmoyne accessible au grand public et visité par des groupes d\u2019écoliers.Un historien amateur local, M.Gaston Labadie, a constitué et ouvert un musée de l'électricité original en son genre.La Ville a engagé un archiviste, M.Marsan, qui, à l\u2019intérieur d\u2019un projet d\u2019initiatives locales, prépare un inventaire de la documentation concernant Longueuil.Et chaque été, à l\u2019occasion du Festival historique, ces initiatives sont mises en valeur.Ville de banlieue de 100,000 citoyens où l\u2019on ne dort pas seulement, mais où l\u2019on réveille plutôt les choses qui dorment.Pour parachever la remarquable \u201cHistoire cl e Longueuil\u201d publiée à la fin -du 19e siècle par Jodoin et Vincent, la Ville de Longueuil a donc commandé à M.Robert Rumilly une nouvelle \u201cHistoire de Longueuil\u201d dont l'édition a été réalisée par la Société d\u2019histoire.Le travail d\u2019édition de Jacques de Roussan et d\u2019Edouard Doucet, deux membres de la Société, commande l'attention, principalement au plan de l\u2019illustration photographique.50 photographies historiques bien décrites dans les lé- j gendes et bien identifiées quant à leur provenance.M.Rumilly a habitué ses lecteurs à un style de récit i vivant, captivant.Les liisto- j riens québécois ont, à ce chapitre, un défi à relever.M.Rumilly a aussi habitué ses lecteurs à un style d\u2019histoire.Histoire de notables où le récit s\u2019articule sur les seigneurs, les dépu- j tés, les maires, les évê- j ques, les curés et les communautés religieuses.Histoire qui s\u2019écrit donc avec les archives dites \u201cofficielles\u201d: chronologies de députés et de partis politiques, archives d\u2019institutions (ville j de Longueuil).correspon- ; dance des évêques, intci views de personnalités toujours vivantes et quelques L\u2019\u201cHistoirc de Longueuil\u201d de M.Rumilly, excellemcnt ?: m# sous-titré Important GRANDE VENTES ÉDITIONS R.S.T.; i: 1 ' fants.dominés par la faim, les départs perpétuels, les recherches vaincs, l\u2019ineerti-i tude, la peur, la crainte, la ! douleur vide de sens et la souffrance infinie.Sa vie fixa le ton émotionnel de la mienne, donna leur couleur aux hommes et aux femmes que je devais rencon-! trer par la suite, conditionna mes rapports avec ! les événements futurs, dé-i termina mon attitude en j face de situations et de circonstances que j'aurais à affronter.\u201d (p.170-171) Pour un adolescent qui sait désormais la haine des Blancs, l\u2019acceptation des siens, la libération ont le visage d\u2019une fuite.Fuite vers le Nord où.croit-il, les Noirs peuvent côtoyer les Blancs sans crainte.Libération individuelle aussi que les écrivains noirs qui perceront par la suite ne manqueront pas de criti- MS.UIAKI g; I- \u2022 : Textes superbes et plusieurs illustrations en couleurs.¦ \"Grand Prix Littéraire de la Ville de Montréal\" H I Y'# j s % @2 M Coerx» 1974-75 i H \u2014 RÈGLEMENTS \u2014 I H' y ## K i* V I 1.\tL\u2019ouvrage prime doit avoir été édité à Montréal.2.\tDans le cas de coédition, l\u2019édition étrangère devra porter le nom du coéditeur montréalais.3.\tLe prix est décerné à l\u2019auteur d\u2019une oeuvre littéraire éditée sous forme de livre pour la première fois au cours de l\u2019année précédente (roman, nouvelle, poésie, essai, histoire, etc.).(1 974) 4 Le prix a decerner consistera dans le versement a l'auteur de l\u2019ouvrage prime d'une somme de S3,OOO.5.\tLe Conseil des Arts paie les frais d'attribution du prix et les autres frais incidents.6.\tLe Conseil des Arts forme un jury de gens de lettres et suggère au Conseil municipal la formation du jury du Grand Prix.Tous les ouvrages doivent parvenir au Secrétariat du Conseil des Arts de Montréal avant 16 heures, le 14 janvier 1975 date limite pour l'inscription.Les formulaires d'inscription peuvent être obtenus à l'adresse sous-mentionnée i## ' ee?.'w I Du 14 au 19 octobre à 8 h.30 matinées les 16 et 19 octobre a 14 h.30 escomptes spéciaux pour groupes et escomptes spéciaux pour enfants de moins do 14 ans s'adresser a la Place des Arts seulement ICARE ROMEO et JULIETTE et une OEUVRE NOUVELLE Matsushita / Hoving Freedman Macdonald 25.26 avril 1 mai VO T RE DERNIERE CH A N CE CETTE A N NEE DIM A NCHEETL U N 01 VOYEZ UNE LOCOMOTIVE A VAPEUR EN OPÉRATION aussi disponible promenade en tramway et train I I 27, 28 déc.3,4jan.20h30 28,29 déc.3.4, 5 jan 14H30 CASSE-NOISETTE Tchaikovsky/ Nault S ?I Une collection de 1 00 locomotives à vapeur et diesel, wagons pour voyageurs et tramways sous abris.A 1 5 milles seulement du centre-ville.Emprunte! te pont Champlain direction sud jusqu\u2019à ta route 3 ouest, puis sortie Valleyfield au pont Mercier sud jusqu a ta sortie Laprairie.A Saint-Constant, te musée est à 7 mille au sud sur ta route 203 (deuxieme feu de circulation).S7.50 6.50 5.50 4.50 3.00 adapté du roman de L M.Montgomery par ?ROYAL WINNIPEG BALLET PICTURES I TWILIGHT H RONDO ni THE GAME Donald Marron musique de Norman Campbell paroles des chansons de Donald Mar 27,28 lev 1 mars I I trilogie de John Neuineier et de Norman Campbell mise en scène et chorénrophie de ALAN LUND \u201c Billets en vente a la Place des Arts et au Mtl Trust, PVM Tel.: 632-2410 ?b Série Q vendredi I Sérié C jeudi Série samedi A Une réalisation de l'Association Canadienne de l'Histoire du Chemin de Fer.Ouvert les l ins de semaine jusqu'à la fin octobre.DEVENEZ MEMBRE: Écrivez Boite Postale 22, Station \"B\".Montréal I 3 novembre* 23 lévrier 25 avril* 3 novembre i mars 26 avril I 14 novembre 27 février* 1 mai \" THÉÂTRE MAISONNEUVE A - PLACE DES ARTS \\f W Montréal 129.Ti-I 842-2112 * premiers ?Offre spéciale pour 3 spectacles 3 spectacles plus CASSE-NOISETTE SECTION Nom .Adresse Ville Tel.Bureau s15.75 '21T I Loge Corbeille Loge Mezzamm Parterre AA-S Ccrbeillo A-D i g)\tprésentation ilu Forum 1/\tproduite par Donald K.Donald v étudiants seulement MO.50\tM4.00 UN JOUR NOUVEAU Résidence .I apprenez à méditer Pour un esprit plus clair et un intellect plus juste, plus d'énergie, de mémoire, et d'intuition, élimine la fatigue, les tensions et les maladies nerveuses.Pour un développement harmonieux de tous les aspects de la personnalité.MÉDITATION TRANSCENDANTALE T e ch nique simple et facile se pratique a la maison 20 minutes matin et soir le repos pendant 20 mi., de meditation est plus pro fond que 7 heures de sommeil.Conférences d'information DIMANCHE 1 3 oçt 8 p m Academia Ini.Mehaiiihi 536 ait.rue Saini-Zotiqur Metro Beaubien Entrée libre, Association éducative à but non-lucratif ACADÉMIE INTERNATIONALE MAHARISHI _______536 est, me Saint-Zotique (Métro Beaubion) 274-7725 Loge Balcon Parterre T-Z Corbeille E-J I Mon choix : Série g Q Série 5 ?Série ç ?avec 1 billet gratuit pour CASSE-NOISETTE ?.heure M3.75 s18.00 I '11.75 $15.00 M2.00\" Mezzanine ?jour ou jusqu'à 25% de rabais 1 5 9.50 * 8.25 Balcon A-D ?,s> MO.50 Balcon E-G I ' Les détenteurs de billets d'étudiants devront s'identifier â chaque spectacle.séries étudiants à S I DIMANCHE 20 OCTOBRE 20 H fl ! FORUM DE MONTRÉAL\tS$à HUM Billets S6.50\tMaintenant en vente au Montreal Tiust P.V.M.Sauve & Frères.Boulevard Lanes,\tj _\tPare lanes.Uuientian Lanes et au* guichets du Forum BKlniHkJB MaHariihi Mihesh Yogi séries adultes à S Nombre d abonnements ; Montant total : S.Payable à : LES GRANDS BALLETS CANADIENS, 5465, Chemin Reine Marie, suite 495, Montréal, Québec Date d'expiration .Signature.?I MARDI JEUDI Si vous désirez porter à votre compte Chargez : No compte IBoct BhP.M Centre St Edouard 6517.me Saint Denis Metro Beaubien 1 7 oct 8 p m Ai.ademie mt Mahanshi 536 est.tue St Zotique Metro Beaubien I I RENSEIGNEMENTS: Mme L.Côté 487-1232 i t»v.; '.fr^\t-\u2022 .-\\- -\t¦ ' vX LA PRESSE, AAONTREAL, SAMEDI 12 OCTOBRE 1974 .E 4 A A I * A i s /\\ '^0 ffî .Mû \"En tant que créateurs.\" \u2019 \u2022 on n\u2019a pas une parole écoutée.On parle dans le vidç.On est en train de bâtir, une société où, en dehoiis * de la parole officielle (celle' des politiciens) la seule parole qu'on écoute est celle des comédiens, par exemples, et des cabotins.Ôh \u2019 n\u2019a pas ici le sens de l'au-\u2019 torité du créateur.Le public ne nous sollicite pas.\" Jean-Guy Sabourin a réglé la mise en scène de cette reprise d'\u201cAu coeur de la rose\u2019\u2019 présentée dans des décors de Germain, des costumes de François La-plante et avec une musique de Ginette Bellavance.La distribution comprend Janine Sutto.Anouk Simard.Jacques Morin.Raymond Bouchard.Patrick Peuvion et Daniel Tremblay.La tournée du TPQ, dont l'itinéraire comprend deux ' représentations aux 11 e s-de-la-Madeleine, se terminera le 25 novembre.gars qui sacre bien qu'un gars qui lit mal du Bossuet.\" De son expérience ciné-Perrault rience d'Alexis Tremblay et de 1 lle-aux-Coudres a valeur d\u2019exemple et d\u2019enseignement.Autorité de la parole L\u2019auteur de \u201cToutes Isles\" pense que tout le débat actuel sur le joua! est faussé.Selon lui, il est aberrant de vouloir distinguer des langages inférieurs et des langages supérieurs et de vouloir établir des normes qui ne correspondent pas à des réalités sociologiques et historiques concrètes.Pas plus qu'il n'est tout à fait d\u2019accord avec la mode de la grossièreté qui prévaut de ce temps-ci dans certaines disciplines artistiques.\u201cCette volonté d\u2019affirmation scatologique correspond à une phase similaire à celle qu\u2019on retrouve dans le développement de l\u2019enfant\u201d, soutiendra-t-il.\u201cMais, continuera Perrault, j\u2019aime mieux un langage occupe une place capitale.Ce langage, c'est celui de Charlevoix que Perrault, quelques années plus tard, contribuera à faire mieux connaître dans sa série de films admirables sur Alexis Tremblay et sur les gens de l\u2019Ile-aux-Coudres.En 11)58 comme en 1908, Perrault n\u2019a pas essayé de faire jouer les parleras et les accents particuliers par les comédiens.\u201cLes comédiens, estime-t-il, sont incapables de traduire et de rendre parfaitement les accents régionaux.Prenez la production de \u201cMariaagé-las\u201d, la saison dernière au Rideau-Vert.C'était vraiment pénible, leur accent acadien\u201d Perrault est d\u2019avis qu'il existe d'ailleurs des milliers de langages québécois cl qu\u2019il faudrait plusieurs générations pour, simplement, les identifier.\u201cJ'ai beaucoup travaillé à l\u2019ile-aux-Coudres, ajoutera-t-il.Mais je ne suis parvenu qu\u2019à connaître vraiment que le langage des hommes.Celui des femmes, je ne le connais à peu près pas.Quant à celui des enfants, il m\u2019est totalement étranger.\u201d Le cinéaste de \u201cPour la suite du monde\" et des \u201cV oit unes d'eau\u201d avoue qu'il préfère le théâtre au cinéma : \u201cParce qu\u2019on s\u2019encombre moins au théâtre qu'au cinéma, d i r a -t -i 1, parce qu'au théâtre il est plus facile de s'adresser à l'esprit et qu'on est moins tenté, comme au cinéma, d'en mettre plein la vue.\" L'intérêt que Perrault porte au langage québécois remonte très loin dans le temps; plus précisément à cette époque où après avoir préparé une série d'émissions sur les fleuves du monde, il s'est retrouvé pour décrire le Saint-Laurent \u201céquipé avec un langage étranger au pays qu\u2019on m\u2019avait assigné\".Selon Pierre Perrault, le problème fondamental de l'écrivain - cinéaste - poète comme de l\u2019homme québécois, c\u2019est de concilier un langage et une vision du monde.A cet égard, l'expé- Sgi : : à m MÊBF.' I matographique, retient surtout les multiples occasions qu\u2019elle lui fournit de connaître les gens et leur milieu.\u201cL\u2019écriture \\ 0 - m 1 représente pour moi un repos, une inflexion.Elle me fournit 1 11 m iv I I l\u2019occasion cl e condenser l'expérience acquise, de prendre du recul par rapport au travail au jour le jour.\u201d I P ' ¦ E / ;¦< g I \u201cLe grand p r o b 1 è m e, c'est que l\u2019artiste ou l\u2019écrivain n'a pas de rôle social.On est dans un pays où on n'a pas la Parole, où on n'a pas de rôle social.\u201cDans mes film s.ce n'est pas moi.Pierre Perrault qui rejoint les gens, ce sont les personnages, Alexis Tremblay, Marie, etc.Lès gens s\u2019en rappelle.Mais de moi, il n\u2019en est a peu près pas question.* I m ¦ * m m s» 4 h S'i \\ I a m >'4 ¦ X : 4 5 % L ; : m F M % «y>r m ¦v ' FaiÉÉ \u2022*£ g?T^ m _ - PUjÉi % ' photo Pierre Cole, LA PRESSc Pierre Perrault: la charge d'une libération.Vl> h ; M 1964 et obtiendra l\u2019un des prix annuels du Gouverneur général.Dans le petit journal publié par le TPQ, \u201cpour donner satisfaction à ceux qui ont entrepris de monter \u201cAu coeur de la rose\u201d, \u201cun peu malgré moi\u201d, Perrault s'efforce de \u201cdonner ses motifs: \u201cde mémoire, je ne m\u2019en trouve pas qui valent qu\u2019on les mette noir sur blanc.à la réflexion et longtemps après le crime, il me semble que j'ai voulu confier à une fille la charge d'une libération pourquoi une femme en cette occurrence ?parce que la femme sent mieux venir le temps des délivrances mais le temps n\u2019était-il donc pas encore venu puisqu'elle rentre ses colères et menace ses fils d'une tristesse de cha- noine que nous éprouvons depuis lors?cependant s i j'écrivais aujourd\u2019hui mon histoire finirait en Octobre et demain?demain faudra-t-il cesser d écrire et passer aux actes?\u201d Milliers de langages \u201cAu coeur de la rose \", c'est l\u2019histoire d\u2019une jeune fille qui se languit dans son ile et qui veut quitter le phare isolé où elle vit avec son père et sa mère.L'arrivée imprévue d'un capitaine de navire et de son fils constituera pour elle, en même temps que l'appel du large, l\u2019occasion de l\u2019évasion et de la libération.Mais les parents empêcheront la jeune fille de suivre le filsc du capitaine.La jeune fille se recroquevillera sur elle-même, acceptera d\u2019épouser le Boiteux et de prendre la relève de ses parents.La pièce de Perrault est une pièce poétique où le La Parole du créateur m'est pas écoutée ¦jjl .y* (g 41 'y .x#r #2 t «fi .r.N » % \t 4: PAR MARTIAL DASSYLVA (SvV : \" N A'-': 9 ¦ i « ¦ ' £ :: m $ 8# 1 s s i g# i Splpl ¦ Puis je n'avais pas le temps.\u201d \u201cAu coeur de la rose\u201d a d\u2019abord été créée en 1958 à la télévision.Un téléthéâtre écrit en une semaine pour Hubert Aquin.En 1963, Jean-Guy Sabourin, reprend la pièce chez les Apprentis-Sorciers.Le texte, légèrement retouché, sera publié chez Beauchemin en PIERRE PERRAULT ne le cache pas.Il se sent assez loin de sa pièce \u201cAu coeur de la rose\u201d que le Théâtre Populaire du Québec présente ce soir au Cégep Maisonneuve et, par la suite en tournée, en province.\"Je ne l\u2019ai pas retouchée, dira-t-il en interview.Ils me l'ont pas demandé.% V I g| i H Iff Si A# B £ \u201e \"Au coeur de la rose\": Janine Sutto et Jacques Morin.\u2014I \u201e \"::r miche! tremblay\t|ffigi janvier A A y y à 1 de R> # % 5E V t ¦ i # 0 0 % \u2019mammA - Y décor m i s ¦ V«.ve ' SB avec f y hé Shakespeare «filai hugowuetneh costumes solange legendre '\t:\tavec gilles pelletier Hélène loiselle etc.'.B Cl mars V ATELIER N.C.T .vvT O \\9 1 i ^LE n ?A 0 4 £ s \\t i SI® \u2022 # TTiTT < V < a \u2022u ! « l /A IJ ) N -i i \u20221: r i > i 0 V JtitC; MÆ ) I T T ;[i]:Ta; i V .v 1T# IR gr I gui « jk : i iIùLill i guiJEf i gr la nouvelle compagnie thé* V.
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