La presse, 31 août 1974, Perspectives
[" >1 août 1974 Vol, 16, No 35 fg J K I 'I1,,'MW P .a » #.v \u2019 mm g s - vj£ Ei'ï*.: : V m- sm 4 4.Wià à# \u2022 s os \" J % r/ s?-f : l \\ He LA GUERRE DES MOLLUSQUES DU SAINT-LAURENT RVGE 2 IAGUER &IgM|ÉiàsR$3 \u2019J - \u2022 * \u2022 ' v- m - - \" a, -, - Ci-dessus, au Bic, touristes amateurs de moules sautant la clôture près d'une aifiche d'interdiction; ci-dessous, à gauche, jeune pécheur cueillant des myes au Bic, près de la station d\u2019échantillonnage: à droite et en bas de page, à gauche, démonstration de la façon correcte de ramasser les moules, sous le sable ou les algues; à dr., une jeune touriste en cueillette à l\u2019Islet-aux-Flacons près du Bic.s* P» e ' .V g g:\t\u2022 - \u2014\u2014! K / 1 K : V I - : 1 'A: ¦y & ^r] mmm ' -5X3 *'\u2022 \u20194?\u2022 ->, fl m * r ¦6- 3# 1 c.y .-\u2022 T > XJ .y mm tsmM- î - « >J SNS # ¦î ! v/ \\ tiMfltf-S t am mss à 4 \u2014 37 août 1974 y % nfm - : *5» 1 .i ¦ : E I r i i ; V*.: M»inee \"\u2018M i r Avis: le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croit avec l'usage.5T.uiùL.19ï*- \u2014i TS-Ktr, Appelez-*^! Matinee nouvelle JXü I gape- < mu m :%T£ ' I.-, », *! \u2022* » mv i fer- t-ïiÊèst m£ «- R# .h m ¥ m 3 F La sa vêtue de la Matinée nouvelle mode est vraiment à mon goût \\\\\\XW réformateur des ondes et (maintenant) de l\u2019image GILLES PROULX,UN HOMME QUI AIME BIEN ET CHATIE BIEN PHOTOS DENIS PLAIN\u2014PERSPECTIVES PAR JEAN-PIERRE NICAISE t T~ 11 mm i&tü XjSe e F\" t 5 ,,w- ¦F h I iMim Are rm \u2022- 5i Ell F % \u2022v- r/ m m m & ; i .À \u2022i .la recherche, à la philosophie des communications électroniques.\u2014 A propos, M.Froulx, je me souviens très bien que dans vos ouvrages vous attaquiez les lignes ouvertes, le vous cite: \"Les hot-lines représentent actuellement ce qu'il y a de plus malsain et nauséabond pour l'auditeur.\" Pourtant, tous les jours, vous plongez dans la mêlée pendant 1 heure et demie.Paradoxe?\u2014 Absolument pas, je n'ai jamais dit qu'il fallait balancer toutes les lignes ouvertes des ondes montréalaises.Au contraire, il existe d'excellentes émissions animées par des personnes responsables et qui se chargent de faire de l'information.m * i \"Nous ne sommes plus fourrés \u2014 nous avons le derrière trop large \u2014, nous sommes méprisés.\" Gilles Proulx me regarde par en dessous, guette ma réaction.Je digère la grossièreté en ruminant le délicat Vauvenargues.Après tout, pourquoi être délicat?Les pensées et aphorismes vont avec leur temps.L'essentiel est de réhabiliter l'homme (comme Vauvenargues).Je le lui dis en jetant un coup d'oeil sur la télévision qui vitupère dans un coin de son salon et qui m'agace.\"Justement.Vauvenargues?me souviens pas.La réhabilitation, par contre, c'est ce que je fais.Je réhabilite la télévision.\" \u2014 \"Bigre, quel travail!\" \u2014 \"C'est un travail, certain, surtout que pour la réhabiliter il faut la réformer.\" \u2014 \"Pourquoi ne pas la jeter?\" \u2014 \"Impossible, trop de chômeurs, et puis nous sommes des enfants fascinés par une bé-belle technique, ou ils veulent qu'il en en soit ainsi.\" Ils?\"Eux autres.\" Geste vague de Gilles Proulx vers un épais dossier qui trône entre nous sur la table et pour lequel, après tout, je suis venu.Que ne ferais-je pas pour une primeur?\"N'ajustez pas votre appareil!\" proclame une étiquette sur la couverture.J'aperçois une photo de M.Roland Giguère qui dépasse de I ensemble.C'est facilement reconnaissable.Je crois que nous allons parler télévision! Gilles Proulx?C'est l'enfant terrible de la radio, le don Quichotte hertzien, parti en guerre contre les bras de micros, des bras qu'il voudrait voir se tendre vers le monde ordinaire, se refermer sur l\"hu- cré à la télévision qui sortira aux Editions du Jour, en septembre.A la lecture de ce manuscrit, une constatation s'impose: l'auteur a perdu en agressivité ce qu'il a gagné en rigueur.A 34 ans, Gilles Proulx semble avoir compris que la crédibilité suppose une dimension responsable faite d une présence morale au-dessus de tout soupçon.Personne n'a jamais pris Gilles Proulx pour un incompétent.Il connaît très bien son sujet.Je l'ai toujours, pour ma part, trouvé honnête.Cette honnêteté éclate aujourd'hui sur les ondes: candidat du parti Québécois aux dernières élections \u2014 il fut défait dans le comté d'Anjou par 600 voix \u2014 il ne se sert jamais de la tribune qui lui est otterte pour tenter de chanter la pomme au PQ, de se faire du capital politique ou encore de diffuser ses idéologies personnelles.Et je sais, pour l\u2019avoir vérifié, que ce ne sont pas ses employeurs qui l\\ obligent.Mais parce que la neutralité n'existe pas, Gilles Proulx me dira \"L'objectivité, c'est presque un mythe On n'est jamais objectif, c'est impossible, mais on doit toujours s'efforcer de l'être.Professionnellement parlant, il ne faut jamais nuire à quelqu'un ou à quelque chose.\" Avec ses deux ouvrages sur la radio Gilles Proulx n'avait réussi, en définitive ij qu'à se faire de nombreuses inimitiés Avec cette analyse rigoureuse, et dont je vais donner quelques exemples, qu'est N'ajustez pas votre Appareil, l'enfant terrible des ondes va pouvoir commencer a \" Mm f main et se détendre à la tête des publicitaires et de tous ceux qu'il nomme \"les pollueurs \".Gilles Proulx, c'est un gueulard qui parle beaucoup à la radio, ce qui est son métier, et qui reprend son souffle en écrivant des livres qui sont autant de pamphlets passionnés aux titres sans équivoque: Pour une radio civilisée (Editions de l\u2019Homme), Pour une radio réformée (Edition du jour).Mais sous sa remuante défroque qu'est en définitive son chagrin, M.Proulx est un spécialiste amoureux.Car il l'aime, son métier, et même les gens qui le font.Comment pourrait-il en être autrement alors qu'il débute en 62 à Matane (CKBL); en 63: Sept-lles (CKCN); en 64: Québec (CHRC); en 65:\tMontréal (CHRS); de 1966 à 1973, CKLM, et aujourd'hui le Verdun de son enfance en animant une ligne ouverte sur les ondes de CKVL, Micro libre.D'aucuns disent de lui: \"C'est une vraie tête de proue.\" Têtu et ricanant, Gilles Proulx en a fait le titre d'une émission radiophonique qui passait sur les ondes de CKLM à Montréal dans les années 1971/72.Il attaquait alors, entre deux disques, l'image qu'une certaine presse populiste donne d'un milieu \"artistique\".Ces grands coups de gueule se retrouvaient dans ses deux livres en autant de coups de griffes sur le dos des radiodiffuseurs, copieusement critiqués entre les lignes, disons moins émotionnelles et plus techniques, consacrées à \u2014 A la André Payette?\u2014 Si vous voulez.En plus modeste.La modestie est chez Gilles Proulx simple figure de rhétorique.En effet, il accueille à son émission Micro libre de nombreuses personnalités politiques et je me souviens d'y avoir entendu tous ceux qui nous mâchent notre pain quotidien: les René Lévesque, Keith Spicer, Jean-Paul L'Allier, Pierre Bourgault, jusqu'à Yvon Dupuis et ses \"présidentieux\".Cela vaut Radio-Canada et CKAC et, passant sur les ondes derrière le tandem Matty-Fontayne, je trouve que c'est un bienfait.Bon, je m'arrête là.Le rude caractère de Gilles Proulx faisant que le grand public le connaît bien peu \u2014- ce n'est pas Télé-Métropole qui se risquera à l'inviter \u2014, je me suis cru obligé de le présenter assez longuement.Cela fait, je reviens à ma primeur, à cet épais volume consa- b \u2014 31 doùl 1974 I \\ ! g: : .! \"3 ta, P .' S, j» % P F'1 a m # mm : jri & Dm y m kl s \u2022t- films de violence ou de très mauvaise qualité, aux choses futiles et sans autre intérêt que d'apporter une légère distraction.Certes, il ne nie pas qu'il faille des distractions ou du sport, mais précise que tout est dans la manière et dans le nombre d'heures réservées aux différents sujets.Nous le savions sans doute déjà, mais pour que nous le sachions mieux, il nous livre un très sérieux graphique représentant, scientifiquement, l\u2019impact sur l'auditoire des différentes émissions classées par genre et ce qui est tout d'abord perçu par le spectateur pour être ensuite mémorisé.Nous constatons ainsi que nous percevons environ 8 p.c.de la publicité pour en mémoriser 7 p.c.; 90 p.c.des variétés pour seulement 15 p.c.de mémorisation.Feuilletons: 95 p.c.de perception et rien que 5 p.c.de mémorisation! Une magistrale mise en lumière des programmes, de leur conception à ce qu'il nous en reste, le tout non pas vu d'un bout de la lorgnette mais d'une façon scientifique qui me paraît irréfutable.Alors, bien entendu, notre canal 10 va en prendre pour son grade.Mais aussi Radio-Canada où Cilles Proulx fait remarquer que \"rien ne va plus\".Encore là, il me faut constater que l'auteur n'a pas une position gratuite.Il montre, d'une part, la fascination qui règne chez certains réalisateurs de Radio-Canada envers les cotes d'écoute, démonte les lourdeurs de la machine, va jusqu'à minuter les journaux télévisés, matière par matière, des télévisions européennes, québécoises et américaines, d'après les bandes magnétoscopiques, en analysant dénombrer ses ennemis.Pour l'auteur, ce qui caractérise essentiellement la télévision qui nous est offerte quotidiennement tient en ce qu'il nomme \"le mépris\", doctrine qui servirait de base à nos télédiffuseurs.Tout son livre tend donc à démonter, point par point, les mécanismes subtils ou grossiers de la programmation, de nous montrer ce qui se cache derrière la \"grille horaire \", Cilles Proulx illustre, d'une manière inattendue, sa thèse en projetant au moyen de la courbe de Gauss (physicien, auteur de travaux sur la mécanique céleste) les préoccupations des directeurs des programmes qui consistent \u2014 je cite \u2014 \"à analyser, photographier leur auditoire potentiel en tenant compte de certains facteurs: politiques et sociologiques (réseau d'Etat), politiques et commerciaux (réseaux privés), exigences ou recommandations du CRTC (Conseil de la radio et télévision canadienne), d'une part; en second lieu, une répartition des quotients d intelligence de ce même auditoire potentiel, qui se fait selon une courbe de Causs, le maximum des sujets se situant évidemment au milieu avec un quotient intellectuel autour de 100, la partie située à droite de ce point de référence représentant notre \"élite\", la partie située à gauche, dans Tordre décroissant, représentant nos intelligents normaux inférieurs, nos débiles 'f légers et nos crétins tout court.Cette subtile cuisine technocratique nous est livrée avec force clins d'oeil sous l'appellation \"populaire\", répondant, bien entendu, \"aux aspirations profondes du _* public\".Eh bien, non! Populaire ne si- le contenu, les images, l'orientation, le style des présentateurs et jusqu'à l'habillement, le tout par rapport à l'actualité du jour.Il y a tellement d'autres choses que je ne vais pas citer tout le livre.I espère simplement vous avoir donné le goût d'en savoir davantage.Contentons-nous de conclure qu'avec son livre Cilles Proulx nous pose l'importante question qui est de savoir si les télédiffuseurs, le 2 et le 10 entre autres, en se livrant bataille ne sont pas en train de creuser entre les Québécois un fossé qui séparerait deux fractions de la société, et ce d'une manière irrémédiable: ceux qui savent ou qui le croient et auxquels on destine des émissions privilégiées, et ceux qui aimeraient bien savoir, mais qui.en définitive, se retrouvent avec l'heure des quilles, les feuilletons et ces films américains où la vie est tellement belle, tellement simple; où les choses et les êtres sont si bien tranchés sans possibilité de choix entre bons et mauvais.En bref: sur le matelas.Alors, Couché?ou Debout?Cette question prend tout son sens alors que nous nous retrouverons bientôt avec une troisième chaîne, et puis quoi encore?Avec ce livre, Gilles Proulx ne s'est pas essayé à la polémique facile ou désabusée, pas plus que je n essaye de lui faire de la publicité, on voudra bien le comprendre.Cilles Proulx a fait un passionnant travail parce que ce pacifiste pense que la télévision et l'ensemble des média, \"c'est une arme pour changer le monde\".Pas pour l'abrutir.# __ï gnifie ni intelligent moyen, inférieur, débile ou crétin.Ce concept même de mesure de l'intelligence et sa manipulation ont un nom: le racisme.Là réside le véritable et premier mépris\".En d'autres mots, Cilles Proulx reproche aux télédiffuseurs de ne pas tant se préoccuper des véritables désirs des spectateurs, en effectuant par exemple des enquêtes approfondies, mais bien plutôt de ne se pencher que sur l'intelligence supposée desdits spectateurs.Et il pose la question: Qu'est-ce que l'intelligence?en pensant que jamais personne n'a pu la définir et que, pour lui, on ne peut l'apprécier autrement que par les fruits qu'elle porte.Et il va conclure son exposé en mettant plus loin en lumière ce que devrait être l'apport fondamental de la télévision sur notre évolution, sur l'évolution de tout le monde: \"Si tous les chercheurs s'accordent pour prétendre que nous ne pouvons rien contre les influences génétiques, ils prétendent par contre que l'élément sur lequel nous pouvons justement agir est l'élément du milieu dans lequel on vit (la télévision y tenant une place très importante), l'apport de la société.Favorable, cet apport fait s'épanouir au maximum les êtres; défavorable, il crétinise et il pousse probablement les sujets ainsi appauvris dans les rangs d'un sou s-prolétariat qui ne sera pas toujours soumis et résigné \" A l'appui de cela, Gilles Proulx note dans son analyse des différents programmes le nombre d'heures réservées aux Jl août 1974 \u2014 7 I Les autobus transportant l'é-| quipe des Carnavals de Qué-I bec et celle des Pirates de pli Thetford-Mines franchissent fgxl en tressautant la voie ferrée qui borde Rlessisville au nord et viennent s'arrêter devant le ,:v,\u2019 stade, quasi désert.C'est en effet à Rlessisville que les Pirates, dont le propre stade » n'est pas encore prêt, ont dû HI recevoir leurs adversaires.Joe Gilbert, qui a été lanceur pendant un an et demi - pour les Expos de Montréal, équipe-mère des Carnavals, et ¦\tqui a pu apprécier le plaisir de ¦\tloger dans des hôtels de pre-I mière classe, de voyager en I avion nolisé et de jouer dans I de beaux stades, regarde ceI lui-ci d'un oeil incrédule.Les I Carnavals savaient avant le | départ que le stade de Ples-I sisville ne possède pas de ves-I tiaire pour les joueurs, car ils I avaient dû revêtir leur unifor-I me et faire les exercices de 18 mise en train à Québec mê-t S me, mais personne ne les avait Il prévenus qu'il n'existe pas non ¦/ plus d'abris sur le terrain.Le champ intérieur est parsemé de larges trous, que les joueurs eux-mêmes ont tenté de combler avec du sable, et le champ extérieur est couvert d'éclats de verre.Dire que l'équipe de Thetford est une filiale des Pirates de Pittsburgh, l'une des plus prestigieuses équipes de la ligue Nationale! A défaut d'abris, quelques joueurs vont enlever des sièges dans les estrades pour pouvoir s'asseoir en bordure du terrain, tandis que d'autres prennent place sur un tracteur agricole au repos.C'est pourtant sur un tel terrain que le lanceur Bill Atkinson parvient à donner la victoire aux visiteurs en n'accordant aucun point et un seul coup sûr aux Pirates! Le lendemain soir, les Pirates accueillent les Rangers de Pittsfield.Le vent secoue avec tant de force les lignes de transmission qu'un court-circuit éteint les lumières.Dans l'obscurité, un joueur des Pirates qui en a assez gribouille sur la .clôture une expression injurieuse et triviale pour exprimer son désenchantement.Quelques jours plus tard, Jim Snyder, directeur de l'équipe de Trois-Rivières, refuse de laisser son équipe aller jouer à Rlessisville.\"Les Reds de Cincinnati, de qui nous dépendons, tiennent à ce que tous leurs joueurs, à quelque niveau qu'ils soient, se considèrent comme des athlètes professionnels, explique-t-il.Or il est diablement difficile d'agir en professionnel sur un terrain pareil.Puis-je demander à mes meilleurs hommes de risquer de se blesser en allant jouer là-bas?\" Personne ne s'est élevé contre l'avis de Snyder, et le stade de Rlessisville a connu une fin subite comme gîte du baseball professionnel.Les trois équipes précitées du Québec et cinq autres de la Nouvelle-Angleterre constituent la figue de l'Est, de classe AA.On y oeuvre dans l'obscurité, loin des grandes villes et de la télévision, mais toujours sous l'oeil attentif des recruteurs des ligues majeures.Aucune de ces équipes n'est la propriété d'un millionnaire, tout juste celle de citoyens ordinaires prêts à tout faire eux-mêmes au besoin, de la vente des billets au balayage du terrain, pour maintenir le baseball en vie dans ces centres régionaux.Le baseball professionnel de calibre mineur \u2014 ies ligues de la brousse, comme on les appelle familièrement \u2014 a disparu dans tout le reste du Canada.Il n'en subsiste que ces trois équipes, en plein coeur du Québec francophone.Pas question pour leurs joueurs de vols nolisés en avion à réaction, ni de repas dans des restaurants luxueux.Il leur faut voyager en autobus (parfois toute une nuit), accepter des salaires qui quelquefois ne dépassent pas $500 par mois, suivre, un calendrier éreintant où il n'est pas rare de devoir disputer des matchs doubles quatre jours de suite, et jouer sur des terrains où les mauvais bonds de la balle sont la règle, non l'exception.Presque tous les joueurs sont Américains.Ils se sentent étrangers dans les villes québécoises qu'ils représentent car ils doivent s'escrimer péniblement en français pour la moindre emplette, loger à trois ou quatre dans le même appartement et n'avoir guère d'autres fréquentations mondaines qu'avec leurs collègues.Ils ne s'en plaignent pas trop, dans l'espoir d'accéder bientôt aux grandes ligues et de connaître une vie plus douce, mais leurs épouses se sentent bien seules, n'ayant pas de cinéma ni de télévision anglophones pour se distraire pendant les absences de l'équipe, et ne rêvent que de pouvoir retourner vivre aux Etats-Unis ou, à tout le moins, au Canada anglais.La ligue de l'Est est une étape décisive dans la carrière d'un joueur.C'est en effet le calibre AA qui détermine s'il possède le talent voulu pour accéder aux ligues majeures.S'il ne s'y impose pas en deux ans, c'est la fin de sa carrière: on le congédie pour faire pla-Suitepage 10 P mm I WÈÊÈÊÈmm f 8 üg ¦ .' am; ;#.,:v:.,\t., ¦SI % 4 88 .egg i m ')£M #0 ' X « S# c 0 .00# ! i \u2014 Wf r »?gf*i X Ï .-XI ê ¦ .\u2022s IX Xi* X X a ' 2 v*.A-' ' a» \u2022 ¦-» m* i mm I 1 * mm v ' MW i t m l I '.% X ».ir-yy , y -N(/ tOA 1 fX'X X'/'iA ¦m 3# t RT>.es®.1 w m WM H : V?M r * : u \\ X I » m I >v li< ass rfj mmm Y M i « ifly B**- > z/.i : '> W a .m m 'ij is V ¦ B ¦&;&.y > PHOTOS DAN WIENER avantl «fifth*»! CE NEST IAS DRÔLE TOUS LES JOURS» -\t_ DE JOUER AU BASEBALL#*211ÜafcMinfl»\tï DANS LA UGUE V«»MEMEEE*5eee - LE LEST MAE CEST L APPRENTISSAGE\tr INDISPENSABLE AANT D\u2019ACCEDER AUX MAJEURES 1 11 \t i : ¦ si * ,1 I iè 14 ; ¦ ! K f\" 'f n5 > \u2022 \u2022 -.i\t¦ ü '\t¦ '\t.-i\t\u2022 > jl ' ' ?I S- vâ .' *¦ :- v.is if'- ¦ - \\j v*- 53 i/rsawsw:\tûâ « jSjMMtiHBaaWSgi^^ - 'z - 3 Km msm.* - .j-\t- \t\t\t -.timm =a.-é.r.ri * l.«l> VI |fi« Ii«:l!| ]jf|i 8 \u201437 août 1974 31 août 1974 \u2014 9 TOUT d \u2018 i .Si les journaux ont cessé de s'intéresser à lui, ce n'est pas le cas de Nichols, pour qui McSween est l'un des lanceurs les plus habiles qu'il ait encore vus.\"Denis va sûrement parvenir aux majeures, affirme-t-il, s'il surmonte les ennuis musculaires dont il souffre depuis ses débuts.\" Denis lui-même, qui n'a que 22 ans, se dit prêt à persévérer plusieurs années encore, et à abandonner le baseball si, après ce temps, il n'est pas sorti des mineures.Dans la ligue de l'Est, il n'y a pas que les joueurs à rêver d'une carrière dans les majeures.L'arbitre A be Shapiro su exporte les moqueries des spectateurs et les épuisants voyages qui durent toute une nuit parce qu'il aime relever un défi.Natif de Windsor, où il a conquis des diplômes universitaires en mathématiques et en sciences économiques, A be gagne, à 27 ans, $775 par mois, soit moins que la moyenne des joueurs.Sur cette somme il doit acquitter ses impôts et tous ses frais.Il économise donc au maximum sur tout, y compris le gîte et le couvert.Ce printemps-ci, il leur est arrivé, à son collègue Keith Stover et à lui, de tomber en panne d'essence, un dimanche soir, tout près de la frontière.Les deux hommes ont passé la nuit dans leur voiture devant \u2022ife J ./ \\ .42» d'hôtel, leur avancer $6 par jour pour leurs ref>as (dans les majeures, on leur avance $20.50) et acquitter tous les autres déboursés: loyer du stade, achat de balles et de bâtons it f fia z \\ > Y A - \u201e /J *\u2022 d\u2019affaires ou membres de professions libérales qui ont réuni les $30 000 nécessaires pour acquérir la propriété d'une équipe.Dans la ligue de l'Est, le budget des équipes est, en inférieur % Deux cents par-ci, cinq cents par-là.C'est peu, mais c'est beaucoup! C'est beaucoup d'argent qui va contribuer à la réussite de la grande entreprise olympique 1976.Les usagers delà poste paieront les Timbres-Jeux 10 cents, 15 cents et 20 cents.Chaque Timbre-Jeux comprend I affranchissement postal et votre contribution aux Jeux, soit 8+2 =10 et ainsi de suite.On peut toujours continuer à affranchir son courrier avec les timbres ordinaires, mais.rares seront sans doute ceux qui refuseront de contribuer à la préparation des Jeux par l'achatdes Timbres-Jeux.\t-*\u2022 Deux cents par-ci, cinq cents par-là.C'est comme ça qu'on fera nos Jeux! \u2022 § xi Pour sa première saison, un professionnel des mineures touche au plus $500 par mois (les bonis possibles non compris toutefois).L'équipe de Pittsfield compte un joueur à qui on a promis un bonus de $100 000, mais la plupart de ses pareils signent pour guère passer le premier mois de la p|us comme prime, que le saison en déplacements cons- prjx |eur passage par avion tants, dans le rôle d'équipe vi-\t^ rendre au camp d'en- siteuse.avant que le terrain de traînement du printemps.Le Plessisville soit sommairement w vM à moyenne, $100 000.Il suffit souvent de perdre la recette d'un seul match contremandé à cause de la pluie pour qu'un profit possible en fin de saison se transforme en déficit.La facture de $3 500 pour balles et bâtons suffit à elle seule à a b- A »! avant çfétre capitaine.\u2022ce à des recrues plus prometteuses.Quatre des joueurs des Carnavals de l'an dernier s'alignent maintenant avec les Expos: les lanceurs Steve Rogers et Dennis Blair, le receveur Barry Foote et le 2e-but Jim cox; par contre, huit autres ont été renvoyés.Trois- - ~ Quand la chaleur devient trop suffocante, tout le monde se retrouve à la piscine du voisinage.Et c\u2019est là que loi et tes amis passez le plus beau de journées à nager et à batifoler.Et ce ne sont pas tes règles qui vont te faire renoncer à ces plaisirs, car tu portes des tampons Tampax.Leur format Junior exclusif offre un degré d\u2019absorption parfaitement adapté à tes besoins.Les tampons Tampax ne contiennent aucun désodorisant inutile qui pourrait causer une irritation.Les tampons Tampax te procurent une protection interne absolument sûre.Tu pieux donc te baigner sans souci.Et ça, c\u2019est important quand il fait tellement chaud qu\u2019on se jetterait à l\u2019eau.La protection interne qui rassure de plus en plus de femmes Ëfl iHl salaire moyen d'un joueur est de $800, mais il faut tenir réparé.Ils n'ont pu emménager à Thetford qu'à la mi-juin, compte qu'il ne joue que six alors que le calendrier des mois sur douze, matchs était déjà presque à moitié épuisé.sorber les recettes de plusieurs matchs.Les bureaux des Pirates, enfin installés sur leur propre terrain de jeu à Thetford.logent dans une remorque longue de 12 pieds qui campe sur le terrain de stationnement recouvert de gravier.Les spectateurs doivent se contenter Rivières n'a envoyé qu'un seul de s-a5Seoir dans des estrades joueur aux majeures, le 3e-but de fortune.Les joueurs des Dan Driessen.Quant aux Pira- équijaes visiteuses doivent entes, ils n'en sont qu'à leur pre- dosser leur uniforme au mo-mière année à Thetford, ayant tel; ceux des équipes de Qué-été les hôtes de Sherbrooke bec et Trois-Rivières le font à les deux années précédentes.vos I J \u201cLes Timbres-Jeux sont une innovation au Canada.A titre de chroniqueur sportif et de philatéliste, j\u2019encourage tout le monde à faire comme moi.J\u2019affranchis mes lettres avec les Timbres-Jeux.Je ne suis peut-être pas de ceux qui se préparent aux Jeux, mais je veux être de ceux qui préparent les Jeux.\" PIERRE PROULX Rivières (qui en a 89 000), il est plus facile d'attirer les foules car il n'y a guère d'autre distraction, l'été, que le baseball.\" «F Finie la pratique de loger les joueurs en voyage dans des Les autres équipes de la li- pensions de famille ou des hôtels à bon marché.Dés leur A gue n'ont pas toutes une ex is- ###%\tas# -.-\tüëë\tgü§ Des autres équipes de la li- l'autobus.Quant aux joueurs les copropriétaires des Carna- moins difficile de faire des \" ' p . /v y.Jj Vty « \\l ' m \u2022V % .> 9;'l ÿ- f .' .X - V \u202275 ti \u2022a.* TV *w > P 7 t X su s# S8£ ¦ J S5F m si j gvV W Ik 4 ! * :¦ ! Bips* i / B# t w F ii ' l .v I m 2 as ** V in : ,1 i h } , \u2022 CVO ' É^V P i \u2018.i IL; j m m U NOS ECRIVAINS AU TRAVAIL mm PIERRE TURGEON c - I m Pierre Turgeon pense un roman trois cent soixante-cinq jours par an.Il imagine les scènes, campe les personnages, se documente: autant de préparatifs qui peuvent s'étendre sur une année entière.Lorsque plan et matériaux sont au point, il ne s'occupe plus qu'à l'écrire pendant deux ou trois mois, à la cadence de quinze à seize heures par jour.Après un début toujours difficile, il finit par entrer dans l'univers quelque peu schizophrénique de l'imaginaire.Cet état où l'irréel devient la réalité, et la réalité l'irréel, va s'aggravant jusqu'à la fin de la rédaction.Pendant les trois ou quatre semaines qui suivent, il se sent vidé, perdu.\"Ça me prend, dit-il, autant de temps à revenir à la réalité que ça m\u2019en a pris à en sortir.\" ESbSLl LV.V mg IV MARCEL GODIN L BEAULIEU KglTa Chez Michel Beaulieu, l'élaboration, qu'il nomme déblayage, est très longue.Tous les jours, pendant une heure au moins, il rédige des schémas, incessamment modifiés.\"Ces modifications, assure-t-il, tiennent plus à la technique de l'écriture qu'au texte lui-même.\" A travers ce labeur quotidien, le roman avance morceau par morceau, pendant un an, deux ans ou plus.Le déblayage terminé, il s'isole totalement un maximum de trois semaines pour écrire la version finale, au rythme de douze à quinze heures par jour.\"C'est épuisant, constate-t-il, mais je m'impose ce débit rapide pour donner à mon oeuvre un ton et un mouvement soutenus.\"Michel travaille n'importe où et n'importe quand: le matin, l'après-midi, la nuit, au bord de la mer ou dans son appartement.Pour le moment il besogne simultanément sur six romans.Le sujet en naît de n'importe quelle impulsion première: un rêve, un projet de titre, la rencontre d'une personne.\"Comme mon personnage central manifeste habituellement certains caractères autobiographiques, j'essaie d'imaginer comment je ressentirais les situations que je lui fais vivre.\" Chez Marcel Godin, auteur de romans, de pièces de théâtre et de nouvelles, l'inspiration survient aux moments les plus imprévus, mais d'ordinaire aux heures de grand calme.\"Souvent, avoue-t-il, quand je suis dans la baignoire.\" Contrairement à la lenteur de ce qu'il nomme sa cogitation première, son premier jet d'écriture est extrêmement rapide, pour revenir peu à peu à la lenteur du début.Il écrit de préférence le matin mais, une fois en verve, peut demeurer à la tâche toute la journée.Il se soumet à une discipline d'écriture quasi quotidienne, \"car l'inspiration la meilleure est encore celle qui vient en écrivant \".MARIE-FRANCINE F «T la:'a Pour Marie-Francine Hébert, pas question de se plier à une discipline.Elle a essayé, vainement.\"J'écris quand ça vient\", dit-elle.Elle note ses idées à mesure qu elles lui viennent, sur des papiers qu'on retrouve dispersés à travers toute la maison.Mais quand arrive ce qu elle appelle une période productive, les idées surgissent en si grand nombre qu'il lui est impossible de se limiter plus longtemps à des notes.\"C'est comme une rage.J'ai le cerveau plein de partout et ça sort.\" Il lui faut alors aller jusqu'au bout de son jet et ne faire que ça.Elle est déjà restée trois mois sans sortir, à travailler intensément sur une seule oeuvre.\"Si j'abandonne quelque chose en cours de route, je ne peux plus jamais le reprendre.L'émotion a disparu, il est trop tard.Ça m'est anivé en écrivant un roman.J'étais en forme pour continuer, mais pas mon portefeuille.J'ai donc arrêté.Eh bien, ce roman, je ne pourrai jamais le terminer!\" La correction du texte lui procure peu de plaisir, mais elle se donne tout le temps nécessaire.\"Peu importe que ça prenne un ou deux ans, je ne me laisse plus posséder par le temps.Je me dis que, quand ça sera prêt, ça sortira.\" JACQUES PERRON A l'exemple de nombreux écrivains, Jacques Perron parle peu, comme si chez lui la densité de l'écriture se nourrissait à même l'expression orale.\"Dans la rédaction d'un roman, soutient-il, il faut faire vite, prendre le moins de temps possible.\" Le plus long lui a demandé dix mois; il avait quatre cents pages.Les autres naissent habituellement en un mois.Perron esquisse d'abord le décor puis dessine ses personnages.Il accumule des tas de notes, dont il se sert peu, et part souvent d'une idée vague pour rédiger une oeuvre qui se révèle à la fin toute différente du début.Sa profession de médecin lui interdisant de s'isoler, il n'écrit que le matin.Il dit de l'écriture que \"c'est de plus en plus difficile\" et de ses romans \"des fois on les réussit, des fois on les rate\".Suite page 16 14 \u2014 Il août 1974 LA SAVEUR EXPORT ¦numéro un! >- 6 iiP\"; ; fl m :^g*£5\u2018raHl5?l'eS Si V / f y 1\t.j \u2018 .1 M ¦'¦A ZjTI 1 V .- / ( \u2022 j a Wé.:â m:- \\ ¦ m ¦ a r____ iV mi Pv .\u2022 V Jr I I Y LL/ ; gn r/i fi A m SS6S3SS V m H BLa SP ' f.: ük'_: ¦i m u 7].; jj \u2022a; m 7 l'v-.fe g ?% % SS» r.t % /, 'M P > ; ï A S -/ X : L-f-; I A / f\\ L j & ,y iSl Jr* 1225 ,-r 0 La cigarette la plus populaire au Canada AVIS Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère Que le danger pour la santé croit avec l usage NOS ÊCRI\\MNS AUTRAVAIL SUZANNE ROBERT ANTONINE MAILLET Etudiante en anthropologie, Suzanne Robert n'a encore publié qu'un seul roman.Je dis \"encore \" car elle prévoit en écrire plusieurs autres.D'ailleurs, un deuxième est en marche.Elle voudrait pouvoir rédiger chacun d'eux d'un souffle ininterrompu, car il lui est toujours difficile d'atteindre ce qu elle nomme l'idée centrale.Pour son premier ouvrage, elle est allée la chercher dans ivers textes écrits à ses moments perdus.De ces courts écrits qui se rejoignaient, une idée a jailli.Ainsi est né La Dame morte.Ses études ne lui permettent d écrire que peu à la fois, sauf les fins de semaine où elle dispose de deux jours pleins.Le reste du temps, sa table de travail ne ia voit que tôt le matin et tard le soir.\"Je ne décide pas d'écrire un roman, c'est le roman qui me décide à écrire\", avoue Antonine Maillet.L'oeuvre romanesque représente à ses yeux un sujet qu'on portait déjà en soi et qu'on doit exprimer à tout prix.Elle se compare au compositeur dans l'âme duquel éclôt la musique.Les expériences vécues s'accumulent, les sentiments se précisent et, lorsque ce qu'il lui fait dire arrive à maturité, il lui est impossible d'y échapper.Elle le raconte non pour analyser les réactions du lecteur mais par besoin.\"Je suis d'abord une conteuse, dit-elle.Je prends du papier neuf, je taille un crayon neuf et je commence par un beau rnatin tout neuf.\" Alors tout se fait très vite: un roman en quelques mois, une pièce de théâtre en quelques semaines.\"Quand je commence à l'écrire, c'est fini\", conclut-elle.CLAUDE JASMIN NICOLE BROSSARD Prolifique, Claude Jasmin publie un roman par année.Il peut écrire n'importe où, au studio de télévision où il est décorateur aussi bien qu'à sa table de cuisine, que ce soit dans le bruit ou le plein silence.Ecrire un roman lui demande en moyenne un mois de travail: une semaine de rédaction et trois de correction.Ethel et le terroriste a été écrit en une fin de semaine.Ce jet pour le moins rapide a pourtant longtemps mijoté.\"Je suis en gestation de dix à onze mois par an.dit-il; le dernier mois, j'accouche.\" Pour s'engager dans cette dernière étape, il attend que l'éditeur lui indique la date limite et il se met à l'oeuvre un mois avant.\"Ne me parlez surtout pas d'inspiration, dit tout de suite Nicole Brossard, je n'y crois pas.Je crois plutôt à l'atmosphère favorable que peuvent créer une lecture, une conversation, un état d'esprit.\" Si elle refuse d'admettre que l'écrivain soit inspiré, ce qui ferait croire à tort à une illumination, c'est parce que pour elle écrire consiste avant tout à travailler un texte dans lequel les mots et |\"imagination vont chacun jouer leur rôle.\"Comme mes romans n'ont pas d'intrigue, je ne sais jamais d'une fois à l'autre ce qui va arriver.\" Avant de se mettre à écrire, elle y pense de sept à huit mois, ce qui lui permet de recueillir la documentation nécessaire et d'élaborer les grandes lignes de l'oeuvre.Une fois attelée à la rédaction, elle écrit le matin et retouche l'après-midi.LEMAILHOT * i :» i i ?Chez Michèle Mail hot, l'élaboration prend du temps, beaucoup de temps.Ecrire un roman lui réclame deux ans, dont seuls les quatre derniers mois sont consacrés à la rédaction.Pendant cette longue préparation elle prend des notes, amorce de nombreux débuts.Dur labeur quotidien dont le plus difficile consiste à organiser sa matière.Elle s'oblige à écrire tous les matins, car, dit-elle, \"les idées viennent en écrivant \".Une fois prête, c'est-à-dire \"une fois que j'ai trouvé le bon bout, comme dans une pelote de laine emmêlée \", elle s'isole quelques mois, de préférence à la campagne.Ainsi sont nés six romans.ut- rr-i B JACQUES BRAULT 22) Poète, dramaturge, essayiste, Jacques Brault écrit continuellement.Il garde toujours sur lui un cahier d'écolier où il note sans but précis tout ce qui lui passe par la tête.Il lui arrive souvent de le tirer de sa poche en pleine rue.Les nombreux cahiers accumulés deviennent des entrepôts de matériaux où il n'a qu'à fouiller au moment voulu.Armé de ciseaux, il découpe des bribes, qu'il combine de différentes façons en une sorte de collage.Il lui arrive aussi de revenir à des textes écrits deux ou trois ans plus tôt, qui suscitent de nouvelles idées.Les anciennes oeuvres engendrent les nouvelles.g V/ 16 \u2014 31 «mût 1974 Comment jouer gagnant grâce au rvj V.V: ¦ % r_r Voici un livre qui révèle tous les secrets des ligues majeures sur la façon de devenir une étoile au baseball.Il n'y a pas de raccourci vers le succès, au baseball, mais dans le BASEBALL DYNAMIQUE, deux chroniqueurs de baseball présentent leurs instructions dans un style simple, mais sans négliger aucun aspect du jeu.Les plus jeunes joueurs n\u2019auront aucune difficulté à comprendre même si ce sont les mêmes règles de base que les joueurs des ligues majeures doivent mettre en pratique.Joueurs, instructeurs, amateurs: tous peuvent tirer profit de ce précieux nouveau livre.\t- ¦ .FORMAT REEL 10\" x 7\" _ FACILE A LIRE /> > K#?k J l * # y * s ¦ à# ' .% % ¦ .BMrt! SS4=#g I - âfJ# 'wm : 1 î V' V B wm .NI A#- @#00# 0## JU file k \\ -S: \\ ; / \\ 1#': ijp» 4' e 149 pages d instructions couvrant tous les aspects qu\u2019il faut maîtriser au baseball.\u2022 323 photographies en séquences explicatives.\u2022 Diagrammes détaillés.\u2022 Glossaire.® Tous les aspects d\u2019une partie de baseball sont approfondis: ¦\u2018^r- ' S» \u2022\tProgramme de conditionnement pour le baseball.\u2022\tExercices en équipe \u2022\tLe receveur \u2022\tLe lanceur.\u2022\tLe joueur de premier but \u2022 Le joueur de deuxième but et d arrêt-court \u2022\tL art de frapper \u2022\tLe coup retenu \u2022\tComment courir sur les sentiers et voler les buts \u2022 Les manoeuvres d'équipe à la dé- «Les manoeuvres d'équipe à l'attaque tensive \u2022\tLe joueur de troisième but \u2022\tLe voltigeur.Cette offre est sans obligation de votre part.Si vous n êtes pas entièrement satisfait, retournez le livre contre remboursement.Perspectives C.P.1848 Placed Armes _ Montréal, Québec H2Y 1M6 Veuillezm'expédier____exemplaire(s)du BASEBALL DYNAMIQUE à $3.95 plus 30c de frais d'expédition l'exemplaire.Je recevrai mes cadeaux gratuits avec chaque exemplaire commandé.Je garderai ces cadeaux même si je retourne le livre dans les dix jours contre remboursement.?\tCi-inclus chèque ou mandat de poste.?\tPortez à mon compte Chargex ou Master Charge.CADEAUX GRATUITS S Avec les hommages de l'éditeur et de I équipe des Expos: un écusson du club autocollant et un stylo-marqueur des Expos.Vous gardez les deux même si vous retournez le livre dans les dix jours.I 1 -, m* 11 No.I NOM g expos Quantité limitée\u2014 Postez ce bulletin aujourd'hui n.*1 ADRESSE .APP.8 H VILLE PROV.CODE R270842 Æ J1 août / 974 \u2014 1 T ~irw i % % I \u2022 - 2P§§§ -5w - / \u2022Hi- ¦ .w i m \u2022X-a! 23\u2014 st «j'itw; TORTE A LA BANANE ET AUX ABRI COTS (notre photo) 3 tasses de farine à gâteaux, tamisée 1Vj tasse de sucre 1% cuil.à thé de poudre à lever Ito cuil.à thé de bicarbonate de soude 1\tcuil.à thé de sel Vi tasse d'huile à salade 1V4 tasse de bananes (3 bananes moyennes), en purée % tasse de babeurre ou de lait sur % cuil.à thé de vanille h cuil.â thé d'essence d'amande Vi tasse de babeurre ou de lait sur 3 jaunes d'oeufs 3 blancs d'oeufs ta tasse de sucre 1 bocal de 9 onces de confiture d'abricots % de tasse de \"nectar\" d'abricot 3 cuil.à table de rhum 1 boite de 19 onces d'abricots, en moitiés 1 bocal de 9 onces de confiture d'abricots Chauffer le four à 350°.Graisser et enfariner 3 moules à gâteau ronds, de 9 pouces de diamètre.Tamiser ensemble, dans un grand bol.la farine, V/i tasse de sucre, la poudre à lever, le bicarbonate de soude et le sel.Ajouter l'huile, la purée de bananes, 'h tasse de babeurre ou de lait sur, la vanille et l'essence d'amande.Battre 1 minute, à la vitesse moyenne d'un malaxeur électrique.Ajouter Vi tasse de babeurre et les jaunes d'oeufs et battre encore 1 minute.Battre les blancs d'oeufs en mousse.Ajouter '/> tasse de sucre, petit à petit et en battant bien après chaque addition; battre jusqu'à ce que la meringue soit ferme et brillante.L'incorporer à la pâte.Répartir uniformément dans les moules.Cuire au four de 25 à 30 minutes ou jusqu'à ce qu'une légère pression du doigt à la surface des gâteaux ne laisse aucune empreinte.Démouler et laisser refroidir sur des clayettes.Couper, horizontalement, chacun des gâteaux en deux.Mettre une des galettes ainsi obtenues dans une assiette de service, le côté coupé en dessus.Couvrir d'un tiers du premier bocal de confiture d'abricots.Recouvrir d'une autre galette, le côté coupé en dessus.Mêler le \"nectar\" d'abricot et le rhum et arroser le gâteau avec le tiers du mélange.Continuer, de la même façon, à étager les gâteaux en utilisant tout le premier bocal de confiture et tout le mélahge au rhum.Egoutter les abricots et les bien assécher, sur du papier absorbant.Disposer, en couronne sur le gâteau, 12 moitiés d'abricots.Trancher ce qui reste des abricots et les disposer joliment au centre de la couronne (voir notre photo).Chauffer ce qui reste de la confiture d'abricots (9 onces), jusqu'à ce quelle soit coulante.(Couper, avec des ciseaux de cuisine, les morceaux de fruits trop gros.) Laisser tiédir la confiture et la déposer à la cuillère, sur les abricots, de façon à complètement couvrir le dessus du gâteau; laisser un peu couler la confiture, tout autour.Réfrigérer jusqu'au moment de servir.Préparer les gâteaux à l'avance, si on le désire, mais servir la torte le jour où on la monte.(12 portions) GÂTEAU ROULÉ AU CHOCOLAT 4 jaunes d'oeufs % de tasse de sucre 1 cuil.à thé de vanille 1 cuil.à thé d'essence de rhum % de tasse de farine à gâteaux, tamisée V* de tasse de cacao K cuil.à thé de sel 4 blancs d'oeufs V4 cuil.à thé de crème de tartre Sucre en poudre Garniture au chocolat et aux amandes (notre recette) Chauffer le four à 375°.Graisser un moule à gâteau roulé de 15 x 10 x 1 pouce et en doubler le fond d'un papier fort, graissé.Battre ensemble les jaunes d'oeufs et le sucre, à la grande vitesse d'un malaxeur électrique, 5 minutes ou jusqu'à épaississement.Ajouter la vanille et I essence de rhum, en battant.Tamiser ensemble la farine, le cacao et le sel.Ajouter, en battant, au mélange aux jaunes d'oeufs (la pâte sera très épaisse).Battre les blancs d'oeufs, auxquels on aura ajouté la crème de tartre, en une mousse qui soit ferme sans être sèche.Incorporer à la pâte et étendre celle-ci dans le moule.Cuire au four de 12 à 15 minutes ou jusqu'à ce qu'une légère pression du doigt à la surface du gâteau ne laisse aucune empreinte.Tamiser du sucre en poudre sur le dessus du gâteau.Retourner ce dernier sur une serviette de cuisine et le débarrasser de son papier de cuisson.Rouler le gâteau avec la serviette, sans serrer, en commençant par un des côtés de 10 pouces; laisser refroidir sur une clayette.Dérouler le gâteau et le recouvrir de la garniture.Le rouler de nouveau, le mettre dans un plat de service et le réfrigérer au moins 1 heure avant de le servir, en tranches épaisses.(De 6 à 8 portions) Garniture au chocolat et aux amandes 1 demiard de Crème sure, du commerce Yi de tasse de sucre en poudre, tamisé 3 cuil.à table de cacao 1 cuil.à thé de vanille V4 de cuil.à thé de sel Vi tasse d'amandes rôties, hachées Bien mêler tous les ingrédients.Garnir le gâteau du mélange.TARTE MOKA 1\tenveloppe (9 onces) de mélange à pâle à tarte Yi tasse de cassonade, mesurée bien tassée 1V4 tasse de noix finement hachées 2\tcarrés (2 onces) de chocolat non sucré, râpé 2 cuil.à table d'eau 2 cuil.à thé de vanille Garniture chiffon au moka (notre recette) Crème fouettée sucrée (facultatif) Boucles de chocolat (facultatif) Chauffer le four à 375°.Graisser parfaitement 2 assiettes à tarte, de 9 pouces de diamètre.Bien mêler, à la fourchette, la pâte à tarte, la cassonade, les noix et le chocolat.Ajouter l'eau et la vanille et mêler parfaitement.Mettre la moitié du mélange dans chaque assiette et le presser fermement pour en recouvrir, uniformément, le fond et les côtés du récipient.Cuire au four 15 minutes.Laisser refroidir.Préparer la garniture, plusieurs heures avant le moment de servir.La répartir dans les deux croûtes et réfrigérer plusieurs heures.Sortir du réfrigérateur 30 minutes avant le moment de servir; à la température de la pièce, cette tarte a un goût plus fin.Décorer de crème fouettée et de boucles de chocolat, si on le désire.(2 tartes ou 12 portions) Garniture chiffon au moka 4 cuil.à thé de gélatine en poudre % de tasse de sucre h cuil.à thé de sel 2\ttasses d'eau 3\tcarrés (3 onces) de chocolat non sucré, en mor- ceaux 2 cuil.à table de café instantané 4 jaunes d'oeufs 1h cuil.à thé de vanille 4 blancs d'oeufs % cuil.à thé de crème de tartre % de tasse de sucre % de tasse de crème double (35 p.c.) Mêler, dans une casserole moyenne, la gélatine, % de tasse de sucre, le sel et l'eau.Ajouter le chocolat et le café.Cuire, à feu moyen et en brassant constamment, jusqu'à ce que le chocolat soit fondu.Retirer du feu.Battre les jaunes d'oeufs, légèrement.Verser le mélange au chocolat dans les jaunes d'oeuts, petit à petit et en brassant.Remettre le tout dans la casserole et cuire, à feu moyen et en brassant, jusqu'au moment où le mélange commence à bouillir.Retirer immédiatement du feu.Mettre la casserole dans unplat d'eau glacée et laisser refroidir le mélange, en le brassant souvent, jusqu'à ce qu'il commence à prendre et garde un peu sa forme quand on le remue à la cuillère.Ajouter la vanille.Battre en mousse les blancs d'oeufs auxquels on aura ajouté la crème de tartre.Ajouter % de tasse de petit à petit et en battant jusqu'à ce que la sucre, meringue soit ferme et brillante.Incorporer à la gelée au chocolat.Fouetter la crème bien ferme et IIncorporer à la préparation.Répartir dans les deux croûtes et réfrigérer comme nous l'indiquons plus haut.31 joui 1974 \u2014 21 Soyez gentil pour vos doigts v.s \u20221 Jf.\" * .1 -\u2019 r < H .4 f I 1 Des bols de luxe En même temps que la démission de Richard Nixon et sans qu'il y ait de relation entre les deux affaires, la télévision annonçait gravement une pénurie de bols de toilette pour les mois et même les années à venir.Si les journalistes n'ont pas fait la manchette avec cette dernière catastrophe, c'est que leur mission n'est pas seulement d'informer le peuple mais de l'instruire et l'éduquer.le suis scandalisé de voir que la télévision puisse accorder trois minutes de son temps précieux à une nouvelle aussi futile, qui ne devrait semer la consternation que parmi les gens les plus bourgeois.S'est-on déjà sérieusement interrogé sur la véritable utilité du bol de toilette dans nos foyers?Quand je pense qu'il y a des familles qui ont dépensé des sommes folles pour l'installation de deux, trois et même quatre bols de toilette.Il faut avoir de l'argent à jeter par les fenêtres! Ce n'est pas pour rien que nos ancêtres avaient surnommé le bol de toilette un \"cabinet d'aisance\".Ils voulaient signifier par là que cet accessoire commun à toutes nos salles de bains modernes est juste bon pour les gens à l'aise, ceux qui se sont déjà offerts tous les autres petits luxes de la vie.Les Français de France, qui ont la pudeur de nommer d'un mot étranger les choses honteuses ou non essentielles, parlent toujours de W.C.quand ils se réfèrent à cet objet dont on pourrait si facilement se passer.Notre société de consommation finit toujours par nous faire croire que le luxe est indispensable et c'est pourquoi les pauvres finissent toujours par devenir plus pauvres encore.Quand j'ai dit à ma femme que nous devrions profiter de cette pénurie pour nous débarrasser à très bon prix de nos deux bols de toilette, elle a cru que je devenais fou.Je me suis donc livré à une étude minutieuse du va-et-vient de la famille autour du bol de toilette.Sur une période de 24 heures, voici à quoi ont servi les deux bols de toilette installés chez moi.Mes fils y ont jeté successivement trois dragées de chewing gum.une poignée de cheveux, 17 mouchoirs de papier, l'enveloppe de carton d'un tube de pâte dentifrice (qu'on a dû découper en mille morceaux), une pièce d'un cent, les sciures d'un crayon, une bouchée de pain, un coeur de pomme, 11 noyaux de cerise et un billet de mini-loto.L'inventaire de ce que ma femme y a jeté est impressionnant: trois épingles à cheveux, deux tampons démaquillants, neuf mouchoirs de papier, une tranche de pain qui avait brûlé, un reste de mayonnaise, la sauce du rosbif, la graisse chaude du bacon, une lime d'émeri (cassée en deux), l'eau des fleurs qui avaient fané et les fleurs elles-mêmes, un bouton de chemise, I enveloppe du chèque d'allocations familiales (découpée évidemment), un trombone à papier, une paille, quatre comprimés d\u2019aspirine qu elle avait échappés sur le parquet et une série de bouts de fils à coudre.Elle a de plus secoué le plumeau quatre fois au-dessus du bol et y a vidé le sac de l'aspirateur.Quant à moi, dans la même journée, j'ai lancé dans le bol la cendre de mon cendrier, une enveloppe de cigare, une lame de rasoir, un numéro de téléphone inscrit sur un bout de papier, trois mouchoirs de papier et une cigarette allumée.Mon beau-père qui vint nous visiter ce jour-là est allé y cracher deux fois, rien d'autre.Si vous faites la somme de ces utilisations stupides du bol de toilette, il n'a rempli aucune fonction qu'une poubelle, un simple évier ou un crachoir n'auraient pas pu faire aussi bien.La preuve, c'est que nos poubelles à la fin de cette journée d'enquête étaient encore vides.Mon étude prouve hors de tout doute que le bol de toilette n'a donc aucune utilité véritable et plus personne ne pourra désormais me convaincre de garder chez moi des accessoires pour lesquels je me suis presque ruiné et dont la vente en cette période de pénurie et d'inflation suffirait largement à me sortir du trou! Le Stylo NoNomeme deSHEAFFER Vous goûterez le vrai plaisir d écrire avec le stylo NoNonsense.Il se niche confortablement mais fermement entre vos doigts parce que son poids et sa forme sont parfaitement équilibrés.Il est rechargeable.Choix de stylo-bille, marqueur, stylo-réservoir; en bleu marine ou beige.Soyez donc gentil pour vos doigts.Il ne coûte que $1.98.A X r ( ~\\ \\ X \u2022/ S aB- res: DD SHEAIÎIK WOBLDVNIDi.INI SOClm 1 /j iJk m K %^Æ M * r 7/ » gw \\ jr \u201e ¦A V û L.^ K , i t \u2022'$* ' z m % k.i ¦ ¦É ; m*,.z,:ui ri 1 \\ T AH \u202247 i : fc'y , x ?-V X 1 . ».vmmm.i: m ' * \">r ,.-6^3c\t' ( - w™ - QÆ u'ticMME DBSCSUD DU 6IUGE ooo 31 Août 1974 \u2014 23 \\ 1 i V « .V.>\\ s see, !'tmv ta.* ! ffl * Ki at r n : T.- \\ .-.1 SI ¦ m I ES?r»Ùftr \\ X .- v U .-I \u20141 ¦ / \" ft % idSüiS » rS«® J' ; » BK .< .v.! 3 u m£ .\u2022i i At im.> Fiifyr wi' a » I S: 1 U ; jii ' m _ r \",.F*1'*'! 7I-\tttPZTjd *£&¦% y ï \u2022\u2022V m O \\ :a M IN ''TV za r* L iS36 : ¦ ; SC ?*¦* X' r* JB SV 1 lT* F ¦ V * X ' \u2019jpl ay« a; 3 lu fl LT w
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