La presse, 4 juin 1974, Cahier A
[" MONTREAL-METRO.20c LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMÉRIQUE MONTREAL, MARDI 4 JUIN 1974, 90e ANNEE, No 132, 98 PAGES, 6 CAHIERS ABITIBI/COTE-NORD 25C la presse METEO ! Aujourd'hui : gén.ensoleillé ef risque d'orages en lin de journée.\u2014 Min.: 50° - Max.: 70'J Demain : passages nuageux et risque d'orages Voir détails en page A 2 Les juges de la Cour supérieure] ne travaillent pas suffisamment WÊfmi * i i #0 JUILLET Le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, M.Jules Deschênes, vient d\u2019adresser des mémoires aux autorités provinciales et fédérales ainsi qu\u2019aux 92 juges siégeant en Cour supérieure proposant des réformes supérieure, proposant des réformes lion de la justice au Québec, mais déjà certaines de ses recommandations se heurtent aux objections des juges et des avocats.Dans ces mémoires, basés sur une étude comparative de l\u2019administration de la justice au Québec et dans les cise que l'Ontario compte 137 juges supérieurs pour une population de huit millions alors que la Colombie-Britannique en compte 42 pour une population de 2.3 millions.Par ailleurs, le juge en chef souligne que les juges de la Cour suprême du Canada siègent en moyenne 20 jours par mois chacun et ceux de la High Court, en Ontario, 24 jours par mois.\u201cAu Québec, de septembre 1972 à juin 1973, écrit le juge Deschênes, la Cour supérieure a siégé au civil 1,712 fois le matin et 342 fois l\u2019après- autres provinces, le juge Deschênes souligne notamment que les 92 juges provinciaux siègent en moyenne 6.5 jours chacun par mois et que 35 à 40 p.cent du temps de la cour est gaspillé, et demande d\u2019abord aux autorités provinciales et fédérales de porter à 120 le nombre de juges siégeant en Cour supérieure.C\u2019est Ottawa qui nomme les juges à la Cour supérieure et qui les rémunère, mais c\u2019est Québec qui fixe le nombre de juges à nommer.A ce sujet, le juge Deschênes pré- \"Pour mettre la cour à l\u2019heure du 21e siècle, dit le juge en chef, il faut un surcroît de travail et un plus L grand nombre de juges.\u201d Au nombre des principales recommandations touchant juges et avocats, le juge Deschênes propose: \u2022\tQue les longues vacances judiciaires de fin juin à la rentrée de septembre soient remplacées, de façon uniforme pour tous, par des vacances d\u2019un mois seulement; \u2022\tque les cours ouvrent leurs pouvoir JUGES, on page A 6 midi, soit un total de 2,054 séances; mais 1,370 autres séances prévues n\u2019ont pas eu lieu.\u201cEn d'autres termes, dit-il, l\u2019effarante proportion de 40 p.cent des séances prévues au calendrier de la cour ont été perdues et les juges ont siégé en moyenne six jours par mois, d'où des retards allant jusqu\u2019à 40 mois occasionnés dans les causes inscrites en nombre croissant.\u201d Les chiffres pour la période allant de septembre 1973 à mars 1974 ne sont guère plus flatteurs pour le travail des juges.Un toréador qui recule X Si l\u2019inflation est devenue le thème central des élections fédérales, les électeurs ne sont pas près de voir disparaître une spirale qui grèvera cette année leur pouvoir d\u2019achat de dix ou onze pour cent.Car aucun des partis politiques fédéraux, qui n\u2019ont même pas réussi à juguler l\u2019inflation de leurs dépenses électorales de 35 pour cent depuis 1972, n\u2019offre une politique claire à ce sujet.Le cas le plus patent qui illustre la confusion, voire même la division des partis, nous vient de Robert Stanfield, celui qui a pourtant donné le véritable coup d\u2019envol au débat sur la lutte anti-inflationniste.En juillet 1973, le chef du Parti conservateur jugeait indispensable d\u2019imposer un gel des prix et des revenus, suivi d\u2019une période de contrôle.Tout, selon M.Stanfield, devait être régi, comme l'avaient d\u2019ailleurs suggéré les syndicats en\t, 1970, lors du gel volontaire réclamé par M.Trudeau: salaires, dividendes, intérêts, redevances, commissions, frais de services, tarifs de transport et de livraison, prix des maisons, des terrains et des matières premières.En février dernier, M.Stanfield entame une tournée pancanadienne pour expliquer son plan: les prix et revenus seraient gelés pendant 18 à 24 mois.Le 8 mai.la période de gel proposée par M.Stanfield est réduite à 90 jours mais sera suivie d'une période indéterminée de contrôles flexibles.Flexibles pour qui ?demande-t-on à M.Stanfield.Pour les gagne-pc-tits comme les retraités, les petits salariés et les invalides.Le II mai.M.Stanfield déclare que son programme permettra à tous les travailleurs, syndiqués ou non, de rattraper en salaires le poids exercé par le coût de la vie au cours des dernières années.En outre, ces salariés pourront ajuster leurs revenus en tenant compte de leur performance future au travail.A suivre de près les déclarations de M.Stanfield, on croirait assister à une corrida: lorsque vient le temps d\u2019affronter vraiment le taureau, le toréador recule.Plusieurs candidats conservateurs, tout en dénonçant l'apathie du gouvernement Trudeau à l\u2019égard de l'inflation, hésitent de plus en plus à tripoter la patate chaude de leur chef., ¦.J\u2014-\t* .; I ' V I m Êd'' 1 ;v m 11 ,1 m A \"A \u2018S'il e %'lv laasatg ^ ».4 %' 5-^ ; #! M lü fil*\" J - i ¦ ' jj ;.r & .' : \u2022 .Jü & .- v,; £ '.: m ; Wm mm Photo Réal Saint-Jean, LA PRESSE $ Aspect typique des champs de fermes dans la région de Lachenaie.Impossible de circuler avec des instruments aratoires dans ces bourbiers; ce serait risquer l'enlisement.l'automobile par JACQUES DUVAL i|gr:.?.pp La pluie pourrait faire disparaître certaines fermes alimentation AUJOURD'HUI Mackasay réintègre le cabinet Le CRESALA et le gruyère québécois \u2014 page A 2 Le CIO cache mal son inquiétude Après la truite et le cidre, c'est le lait qui retient l'attention du CRESALA, Centre de recherche en sciences appliquées à l'alimentation de l'UQAM.Le CRESALA travaille en effet, à la fabrication d'on gruyère québécois, projet qui s'inscrit dans le cadre d'une double tentative d'utiliser au maximum les ressources laitières du Québec et de diversifier la production fromagère, présentement limitée au cheddar canadien.Françoise Kayler souligne l'urgence du projet, surtout que le cheddar canadien, dont le Québec assurait 50 p.cent de la produc-\u2022 tion, est menacé par l'adhésion de la Grande-Bretagne au Marché commun.W J/ : | 0 \u2014\tpage A 3 Fièvre électorale dans les établissements de santé et de services sociaux \u2014\tpage A 5 JKpf B ' .: ou un an, afin de bénéficier alors de prix avantageux, Par le fait même, ils supportent, depuis six mois ou un an, des inventaires et, ce qui est pis encore, ils devront assumer cette f< charge financière fort onéreuse pendant une année encore.Ainsi, par exemple, l\u2019agriculteur qui a acheté pour §10,000 de semence, d\u2019engrais et d\u2019insecticide (et ils sont nombreux) devra assumer le paie- ! ment d\u2019intérêts au taux de 14 p.cent, ; ce qui représente pour lui un déboursé supplémentaire de $1.400.Pour ajouter à ce dilemme, disons qu\u2019en raison des conditions actuelles de température, qui sont, comme on le sait trop bien, très défavorables aux travaux des champs, ce cultivateur est dans l\u2019impossibilité de semer ce blé ou maïs-grain.Il lui faut absolument chercher d\u2019autres cultures moins exigeantes, à croissance plus rapide, en raison du retard considérable dans l\u2019ensemencement.Ce producteur se procurera, s\u2019il peut encore en trouver, avec la grande pénurie de semences à l'heure actuelle, de l\u2019avoine, ou du sarrazm, par exemple.De plus, il va lui falloir trouver une autre sorte d'engrais, c\u2019est-à-dire un engrais dont la formule convienne à la culture de substi- Voir PLUIE, page A 6 par Paul POULIOT Les pluies diluviennes qui nous affligent depuis déjà plusieurs semaines ont des conséquences directes sur l\u2019agriculture du Québec et menacent la stabilité d\u2019une foule d\u2019entreprises agricoles ce qui, par voie de conséquence, aura de graves répercussions sur l'ensemble de l'économie de la province.Selon M.François Dagenais, économiste, directeur du Service des études et recherches à l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), les coûts de production, par suite d\u2019une saison extrêmement défavorable à la culture, vont augmenter sensiblement au Québec.ü m Colson peut renverser la muraille que Nixon a montée autour de lui \u2014 pages A 5 et F 8 / Les Américains viennent tout juste de sortir d\u2019une période de gel, en quatre phases s\u2019il vous plaît, qui a duré près de trois ans.Résultat: un taux d\u2019inflation de 11.5 pour cent à travers le pays et des pointes de 13 à 14 pour cent dans des centres surpeuplés comme New York.C'est maintenant au tour du patronat canadien de crier haro.La semaine dernière, le président de la Chambre de commerce du Québec, M.Claude Aubin, repoussa l\u2019idée d\u2019un gel en optant plutôt en faveur d\u2019une augmentation de la capacité de production qui freinerait les pressions d\u2019une demande excessive.Aujourd\u2019hui, on s\u2019attend à ce que la puissante Association canadienne des manufacturiers prenne également ses distances à l'égard de la formule Stanfield.m SOMMAIRE Les économiseurs cTessence \u2014 page B 2 Alimentation : B 2 Arts et spectacles : A 9 à A 11 Bandes dessinées : C 14 Cinéma : A 11 Décès, naissances, etc.: F 14, F 15 Economie : F 1 à F 6 Editorial : A 4 Etes-vous observateur ?: C 14 Horoscope : B 8 Informations étrangères : F 8 Les maux de notre langue : D 18 L'auto : C 6, C 8 Médecine d'aujourd'hui : B 7 Mon Oeil sur Montréal : B 4 \"Mot-mystère\" : C 14 Mots croisés : D 16 Petites annonces : D 2 à D 17 Radio et télévision : B 9 Sports : C 1 à C 5 ULTIMATUM: 08 Vivre aujourd'hui : B 3 à B 8 HEBDO- ECONOMIE A la faveur de la crise de l'énergie et de la hausse constante du prix de l'essence, les économiseurs d'essence viennent d'être relancés sur le marché.Les deux accessoires les plus populaires actuellement sont le GT Mini Fuel-Jector et le TVI.Jacques Duval s'interroge sur leur efficacité.Les productions seront, inévitablement, moins élevées.Par conséquent, le consommateur doit s\u2019attendre à payer plus pour se nourrir.D\u2019autre part, une foule d\u2019agriculteurs éprouveront de grandes difficultés à s\u2019en tirer.Plusieurs devront même vendre leur ferme, à moins que le gouvernement ne leur vienne en aide à temps.M.Dagenais mentionne que plusieurs agriculteurs sont dans une position particulièrement difficile parce qu\u2019ils ont acheté des semences, par exemple, du blé ou du maïs-grain, ainsi que de l\u2019engrais chimique pour ce blé ou maïs-grain, en plus des insecticides, il y a six mois *\tLa grève des viandes peut éclater demain *\t52 banques étrangères opèrent au Canada \u2014 page C 6 *\tIngénierie BG Checo $50 millions pour la première année \u2022\tInvestissement de $40 millions à Rivière-du-Loup A Montréal, 60 p.c.des 112,000 étudiants devraient pouvoir trouver un emploi Un gel est un couteau à deux tranchants: s\u2019il peut, à court terme, noyer l\u2019inflation, il risque, à moyen terme, d\u2019entraîner des répercussions néfastes pour l\u2019emploi.Pour le Québec, là où justement veut percer le parti de M.Stanfield pour décrocher le pouvoir fédéral, une politique carrément anti-infla-tioniste entraînerait, do toute évidence, un freinage de la croissance économique.Or.qu\u2019arriverait-il au taux de chômage québécois qui, en pleine période de \u201cboom économique\u201d, atteint déjà 7.4 pour cent et touche 216,000 travailleurs de la province ?Originaire de la Nouvelle-Ecosse, M.Stanfield sail que le Canada reste, envers et contre toute unanimité nationale, un échiquier d\u2019économies régionales.Ce qui est bon pour l\u2019Ontario ne l'est pas forcément pour le reste du pays.\u2014 cahier F \u2014 page B 1 préparent à leur insu au projet de loi 22 Des professeur les tests prévus r c pour une fin qui n'a pas été précisée à ceux qui les ont préparés.Ou nous a toutefois précisé que ces lests, maintenant dans les mains des fonctionnaires, étaient remarquables et permettaient d\u2019évaluer la qualité de la langue utilisée dans les deux secteurs aux différents degrés du primaire.Mais si le résultat est remarquable, la façon de l'obtenir n\u2019améliorera pas le climat de méfiance qui peut exister cArc fonctionnaires et professeurs.tests eux-mêmes, puis \u201ctesting\u201d des deux tests dans des écoles choisies à cet effet : une classe par degré.Apprenant la relation entre ces lests et le projet de loi 22, la direction d\u2019une école a demandé à ses professeurs de mettre fin ît la deuxième étude de l\u2019expérience et d'effacer les réponses recueillies.Façon de protester contre la manière d\u2019agir du ministère, jugée malhonnête par certains qui s\u2019opposent à ce que les professeurs soient manipulés et que ces tests soient utilisés pagné durant trois jours les professeurs à l\u2019Université du Québec à Montréal, il y a quelques semaines, savaient l\u2019utilisation éventuelle que le ministère comptait faire de ces tests.Dans le projet de loi 22, l'article 50 décrète :\t\u201cH appartient à chaque commission scolaire, commission scolaire régionale et corporation de syndics de déterminer la classe, le groupe ou le cours auquel un élève peut être intégré, eu égard à ses aptitudes dans la langue d\u2019enseignement.\u2019\u2019 Mnisll'article suivant accorde un droit de regard au ministère : \u201cLe ministre de l\u2019Education peut cependant, conformément aux règlements, imposer des tests pour s\u2019assurer que les élèves ont une connaissance suffisante de la langue d\u2019enseignefnent dans cette langue.\u2019\u2019 D'où la nécessité pour le ministère de posséder de tels tests.Dès avant le dépôt du projet de loi, la direction des mesures et évaluation du ministère avait préparé l\u2019opération-test qui devait se dérouler eu deux étapes : d\u2019abord, préparation des par Denis VINCENT C\u2019est avec\u2018des méthodes dignes des services secrets que des professeurs de huit commissions scolaires ont été, à leur insu, utilisés par des fonctionnaires du ministère de l\u2019Education pour préparer les tests prévus au projet de loi 22 sur la langue officielle.Ces tests ont été préparés pour la maternelle et pour les six degrés du niveau primaire par des titulaires, tant anglophones que francophones.Seuls, toutefois, les représentants des commissions scolaires qui ont accom- Au rythme où le chef conservateur a assoupli ses positions sur le projet de gel depuis un an, on peut s\u2019attendre à d\u2019autres amendements d\u2019ici le 8 juillet.Robert POULIOT A 2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 4 JUIN 1974 IV FLASH ELECTIONS Mackasey réintègre le cabinet voir une discussion au sujet dü premier ministre.Il fut poursuivi en vertu de la Loi des élections.Un conservateur appuie L'Allier Le candidat conservateur dans le comté de Charlevoix-Saguenay en vue des élections du 3 juillet, M.Gualbert Tremblay, a déclaré qu\u2019il appuyait entièrement le ministre Jean-Paul L\u2019Allier en matière de communications et qu\u2019il défendrait, comme son confrère Roch LaSalle, dans un éventuel gouvernement conservateur la position du gouvernement québécois dans ce domaine.M.Tremblay a ajouté que le député fédéral québécois devra cesser d\u2019ètrc une simple machine à voter à Ottawa et devra défendre davantage les intérêts de la collectivité canadienne-française, et cela au-dessus de toute partisanerie politique.Stanfield à Montréal, ce soir Le Parti progressiste-conservateur du Canada fera le lancement officiel de sa campagne électorale au Québec le mardi 4 juin, à l\u2019auditorium le Plateau, 3700 Calixa-La-vallée.A cette occasion, tous les candidats progressistes conservateurs seront présentés à la presse.M.Robert Stanfield assistera à ce ralliement, qui débutera à 19 h.Un autre ministre dans St-Hyacinthe Le ministre des Finances, M.John Turner, fera sa dernière visite de la campagne électorale au Québec aujourd\u2019hui.Il se rendra, en compagnie de sa femme, à Knowlton, Cowansville, Thetford Mines et Saint-Hyacinthe.M.Turner sera le troisième ministre à visiter Saint-Hyacinthe, circonscription représentée aux Communes par M.Claude Wagner.Les organisateurs conservateurs du comté se demandent si le conseil des ministres ne siégera pas désormais à Saint-Hyacinthe.A Knowlton, première étape de sa brève visite québécoise, M.Turner se rendra à l\u2019usine Miss Clairol, à onze heures.Il déjeunera ensuite en compagnie du maire de Cowansville cl des principaux dignitaires de la ville.Il rencontrera ensuite les résidants de la région, à 13 h 50.A Thetford Mines, le ministre participera, de 15 h à 16 h, à une émission de ligne ouverte sur les ondes de la station CKLD.Il donnera ensuite une conférence de presse.Les chefs en campagne Le premier ministre Trudeau visite aujourd\u2019hui Vancouver.Le chef conservateur Robert Stanfield est à Montréal.Le chef du NPD, M.David Lewis, est à Montréal et sera à Toronto en fin de journée.Le leader crédistes Réal Caouette entreprend sa campagne dans l'Ouest canadien, à Vancouver.A cause d'une liste d'électeurs Un homme qui avait exprimé de façon concrète ses sentiments au sujet de la politique canadienne en déchirant une liste d'électeurs affichée en public a écopé hier d'une amende de $50 en Cour provinciale d\u2019Alberta, à Calgary.Clayton Randle, 36 ans, a admis devant le tribunal qu\u2019il avait enlevé une liste affichée près de l'hôtel de ville de Calgary et qu\u2019il l\u2019avait déchiquetée.Il a précisé qu\u2019il venait juste d\u2019a- M.Mackasey a affirmé qu\u2019il n'a jamais existé de conflit entre ses confrères du cabinet et lui par suite de sa démission en 1972.Il s\u2019est dit d\u2019avis que d\u2019importants progrès avaient été accomplis au pays par le gouvernement Trudeau depuis l\u2019élection de 1972 et que le dernier budget présenté par M.Turner, qui a été défait en Chambre, indiquait que d\u2019autres progrès seraient faits dans l\u2019avenir.il a affirmé qu\u2019il travaillerait fort pour aider aux libéraux à conserver le pouvoir et pour empêcher les conservateurs d\u2019établir un système de contrôle des prix et des salaires.Ces contrôles seraient néfastes pour le pays, selon le nouveau ministre d'Etat.Ils iraient, en outre, contre les intérêts des travailleurs, a-t-il souli- nistre Pearson.Il fut nommé ministre du Travail en 1968, sous la gouverne de M.Trudeau, puis ministre de la Main-d\u2019œuvre et de l\u2019Immigration en 1972.Il résigna ces dernières fonctions après avoir ouvertement critiqué le gouvernement pour sa politique d\u2019immigration.Il avait suscité maintes controverses, d\u2019autre part, par les réformes qu\u2019il apporta au régime d\u2019assurance-chômage.Le premier ministre Trudeau, après OTTAWA (PC) - M.Bryce Mackasey, qui démissionna du cabinet Trudeau à la suite de l\u2019élection de 1972, a été nommé ministre d\u2019Etat hier par le premier ministre.C\u2019est le quatrième poste ministériel qu\u2019occupe M.Mackasey, député de Verdun.Le cabinet compte maintenant 31 membres.M.Mackasey, âgé de 52 ans, fut élu à la Chambre des communes pour la première fois en 1962.Il fut ministre sans portefeuille sous le premier mi- la brève cérémonie de prestation du serment qui s\u2019est déroulée hiér à la résidence du gouverneur général, a déclaré qu\u2019il ne comptait pas assigner de tâches particulières à M.Mackasey durant la campagne électorale, mais a souligné qu\u2019il ferait appel à lui s'il en avait besoin.Le chef du gouvernement a indiqué qu\u2019il était question depuis un certain temps que M.Mackasey réintègre le cabinet.11 a déclaré que M.Mackasey fut invité à revenir au bercail parce qu\u2019il représente une certaine circonscription avec laquelle il veut être en rapport.\"De plus, je le respecte et j'apprécie ses conseils\u201d, a noté M.Trudeau.De son côté, interrogé sur les raisons qui l\u2019ont motivé à réintégrer le conseil des ministres, M.Mackasey a répondu: \"J\u2019aime le cabinet\u201d.Lougheed n'écarte pas une autre crise de l'énergie d'ici 1980 gné.tsg D\u2019ici dix ans, le Canada pourra se trouver confronté par une pénurie d\u2019énergie si Ottawa et les provinces ne s'entendent pas au plus tôt sur des politiques fiscales globales de même que sur une stratégie de développement industriel qui tienne compte à la foià des besoins et des possibilités de chaque région économique du pays.Dans ces programmes à long terme, la concertation entre les provinces et leur coopération avec Ottawa dans le respect des besoins de chacune sont essentielles si l\u2019on veut en arriver à un consensus susceptible de permettre à notre pays de progresser comme il le doit.Le premier ministre de l\u2019Alberta, M.Peter Lougheed, a terminé hier une causerie devant plus de 500 membres du \u201cCanadian Club\u201d de Montréal en lançant cet appel à l\u2019unité canadienne ancrée sur des bases économiques.Autour du thème: \u201cQue veut l'Ouest?\u201d, le chef du gouvernement conservateur alberlajn s\u2019est attaché à faire ressortir les exigences économiques de sa province et de sa région en replaçant le tout dans des perspectives canadiennes L\u2019homme politique albertain, qui a 1 occupé la vedette de l\u2019actualité au pays depuis plus d\u2019un an par suite de la crise du pétrole, a fait ressortir de façon particulière la coopération qui s'est établie depuis son accession au pouvoir, il y a deux ans et demi, entre l\u2019Alberta et le Québec,.M.Lougheed a précisé qu\u2019il se tient continuellement en contact avec le premier ministre du Québec, M.Bou-rassa, et que les relations entre le Québec et sa province augurent on ne peut mieux pour l\u2019avenir économique et politique du pays.Elles constituent, à son avis, un exemple de ce que devraient être les relations entre les autres provinces et les régions économiques du pays.\u201cCette alliance est sûrement une bonne chose pour le Canada\u201d, déclara-t-il.Au début de son exposé, le dirigeant albertain brossa un tableau rapide des \u201cforces\u201d et des \u201cfaiblesses\u201d de l\u2019économie de l\u2019Alberta et de ses relations avec les différentes régions du pays.Il affirma que pour participer pleinement à l\u2019expansion économique du Canada, l\u2019Alberta doit pouvoir bénéficier d\u2019un meilleur régime et de taux plus avantageux de transport, de même que d\u2019une politique beaucoup plus hardie en ce qui a trait à la stratégie du développement industriel.M.Lougheed insista également sur l'importance de notre commerce avec les Etats-Unis.De bonnes relations commerciales avec notre voisin du sud sont essentielles au progrès continu de l\u2019économie canadienne, précisa-t-il.Les provinces de l\u2019Ouest, et tout particulièrement l\u2019Alberta, n'échappent pas à cette nécessité.Au sud du 45e parallèle se trouve un immense réservoir de consommateurs et de producteurs qui comptent sur l\u2019apport de nos richesses naturelles et de nos matières premières.Mais comme ces richesses et ces matières premières appartiennent d\u2019abord au peuple canadien, il importe de dresser des politiques d\u2019utilisation et de développement orientées autant vers le présent que vers l\u2019avenir, car autrement, ce sont les générations qui nous suivent qui en souffriront.Avant le déjeuner-causerie d\u2019hier, le Canadian Club avait tenu son assemblée annuelle au cours de laquelle M.Yves Jasmin, de la firme de relations publiques \u201cBeauregard, Jasmin, Landry & Nantel\u201d, accéda à la présidence.C\u2019est M.Jasmin qui présenta et remercia le conférencier du jour.M.Lougheed.A \" , MR PS* M %» m %! \u2019J m m 58 â l - KF K ¦ .Z\";., 30.M# r S & Davis n'ira pas à Ottawa - Le premier ministre de l\u2019Ontario, M.William Davis, affirme qu\u2019il ne compte pas laisser l\u2019arène provincial pour la politique fédérale si 1 e s progressistes-conservateurs remportent la victoire aux élections du 8 juillet.\u201cIl n\u2019est pas question que j'aille à Ottawa, comme ministre ou comme quoi que ce soit\u201d, a-t-il dit.M.Davis a ainsi nié les rumeurs voulant que si M.Stanfield forme le prochain gouvernement il se joigne à lui et que si les conservateurs étaient battus, il brigue les suffrages au poste de chef du parti.Aucune de ces rumeurs n\u2019est fondée, a-t-il assuré.ggggm i ¦V Wè : M m \"'r.v: I m ¦MR > :î; i-:i ¦¦¦ # lia mm i - FILS MIL INC Soirs, cong&s ou fin de sema un Il PLUS Gfl^
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