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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 13 juillet 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1945-07-13, Collections de BAnQ.

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[" V * T :*/* -.Idlit L»H» E^ainolr-* Vill^ .in 44 93, ANNEE No 21 NOS INSTITUTIONS - NOTRE I.ANtîUE - nos IX)lS r VENDREDI 13 JUILLET 194S CREDIT PROVINCE MEILLEUR CUE JAMAIS a dernière émission d'obligations L'ASSEMBLÉE DE M.CHAR TIER, A la province s'élève au prix 09.58, plus l'intérêt couru S BARNABE Le jubilé de diamant du R.juuii.i: DK diamant gouvernement de l\u2019Union nationale emprunte à un taux nresque aussi bas que celui auquel emprûnte le gouver- M I 1 Ln|niif| nement du Dominion.\u2014 Un emprunt de $15.000.000., I «\"A* luIOlll pour payer les dettes en souffrance de l\u2019administration\t_________ Godbout.DECLARATION DU TRESOR 1 di*rrii0re émission d\u2019ubllgn-L,ï, je la province, au montant L I1S.1KNMNNI., offerte au publie le fer juillet, s\u2019est enlevée en deux )urs ou, comme l\u2019on dit dans les mieux Üuamlers, a été si rapl-[.iueut sursouscrite que de nom-\u201e.llx ai-lieteurs sc devront contenir Je la moitié de la tranche L-ila Jéslmicut mettre en porte-îuillc.Les obligations se vendi-mt ;» ou 99.025, plus nmé-cuuru, devant rapporter JUKI iur iriit.En d\u2019outres termes, le niverueiuent provincial a pu oui-miller à un taux presque aussi [,n que celui auquel emprunte le buvernement «lu Canada, soit 3 our veut Cette transaction en dit tiil sur l'excellent crédit de ia truvlnoc, qui se compare en «omit* A celui «lu pays.VolIA qui va u bom ber un coin A tous ces po-iticieiiH libéraux de troisième due, qui proclament A tort et A ravers que les affaires vont mal A Ijuébec.Elles vont nu contraire lelleiueiit bien que tout le monde -t prér A miser sur les valeurs ifTertcs par le gouvernement, sur «\u2022 marché monétaire.Elles vont ellement bien que le gouverne-ent de rUnion nationale, A une tact Ion de sou près, peut emprun-rr A d'aussi bonnes conditions que t gouvernement du Dominion.a conférence de l\u2019Hon.Orner Côté it contremandéq En raison de circonstances incon-ôl&bles.la conference que devait ononcor à Saint-Hyacinthe, Thon.or Côto.secrétaire de la Pro-nce dans le cabinet Duplessis, lo juillet, a été conlremandée.M.te devait traiter du sujet suint: Solutions aux problèmes scores.La conféronce est renvoyée l'automne, selon toute vraisom-|blance en septembre.En temps Utile, nous aviserons nos lecteurs Wt la date où elle sera donnéo.Le dernier emprunt de $15.000.-ooo n\u2019est pas destlué aux dépenses d\u2019administration, mais A payer les dettes en souffrance de l'ancienne administration Godbout, au moment oil l\u2019hon.M.Duplessis prit le pouvoir, le 30 août 1044.En marge île l'emprunt, A Québec, le département du Trésor a remis aux journaux la déclaration ci-après : \"Comme on le sait, le gouvernement (jüdlHMt a laissé la situation Uuunclère de la province dans un état délabré, et lorsque l\u2019Union nationale a pris le pouvoir, le Jtt) août 1941, il y avait pour $35,250,-OOO de billets A ordre donnés par b* gouvernement Godbout au nom de la province, des chèques sans fonds donnés par le même gouvernement pour au delA de $2,000,000, en plus de nombreuses dettes eri-a nies.Dans le court espace de temps pendant lequel l\u2019Union nationale a été au pouvoir, c\u2019est-A-dlre A peine dix mois, le gouvernement a réussi A résoudre, conformément aux meilleure intérêts de la province, plusieurs problèmes importants laissés en souffrance par le gouvernement Godbout, comme il a réussi A stabiliser et à améliorer considérablement la situation 11-nancière de la province.Une nouvelle preuve qui s\u2019ajoute A bien d\u2019autres, de la salue et lKurne administration financière des affaires de la province par le gouvernement de l'Union nationale, c\u2019est inn* le trésorier, M.Gagnon, dans le but de payer une autre partie des dettes accumulées par le gouvernement Godbout, vient de contracter un emprunt pour une somme de $15.000.000 de dollars A 3 pour cent d'intérêt et pour une période de quinze ans.la* taux d\u2019intérêt et la longue période de l'emprunt établissent clairement les conditions avantageuses obtenues par l\u2019Union nationale.De plus, le prix payé A la province est.de 98.534 pour cent; cela est un des meilleurs prix Ja-(Suite en 8e page) Ce vénérable religieux oblat, presque nonagénaire, passa la phis grande partie de sa vie dans les missions indiennes.\u2014 Une belle fête de famille en son honneur.us commissaires d'écoles élus à .-Hyacinthe et dans la région Auguste Scott immé chef de la livision des sols Réélections dans la ville et a La Providence.\u2014 Il y aura lutte pour un siège, à La Providence.\u2014 Appel nominal le 16 juillet, à Saint-Joseph.L\u2019Iion.Laurent Barré, député de [ouville A l\u2019Assemblée législative ministre de lfAgriculture dans cabinet Duplessis, a annoncé Imi'li la création d\u2019une division |rN sols au ministère de l\u2019Agrlcul-W et la nomination du profes-1 ur Auguste Scott comme chef de vtti* nouvelle unité administrative [t technique.bachelier en Agriculture de La-f-d.maître ès-seienees de Toronto, 1 «Uelpli), M.Scott est depuis plu-anmVs directeur du dépur-fement des sols A la faculté d'Agrl-'\u2022Iture de Laval, A Sainte-Anne de \u2018 Location*.U est un ancien élève flu ^'niinaire de Salnt-IIyacinthe.-:-o- :¦ \u2022e R.P.Constant de etour de captivité ftolut-linrnnbé, 11, D.N.C.'\u2022,l H.F.Constant, cjt.c., était '\u2022 twwaao a Snlnt-Barnabé-sud.rs Jours derniers, l\u2019hOtc de M.et p\" Emile Coté.Ce religieux 111\tlllu\u2019-ré aux Philippines |»r hs troupeo américaines, après .r ,l'\u2019 Prisonnier des Japonais [;,H,ai,t lroi8 nus et demi.Ix?ré-'V Sa 1,ftï>\u201cvlté était des plus lereasanu.^placement*\t\u2019 Uoh A,lphonsc Frédette, do S.- Itjv\u2022 ~lt scs deux enfants, M.CV,c:,nain Frédette et Mlle c auv Jodelte étalent de passais.j^^-Uni» durant la pre- - èrc quinzaine de Juillet MM.L.-A.Beauregard et René Saint-Pierre, membres de lu Commission Scolaire de la ville de S.-Hyacinthe, ont été maintenus lundi A leurs (mates respect!.*.réélus par acclamatlou.Ils sortaient de charge l\u2019un et l\u2019autre.\u201e A la Commission Scolaire Gl-rouard, aussi de cette ville, MM.SimiT Dufresne et Arthur Dufresne, sortant de charge, ont aussi été réélus par acclamation.A Lu Providence, MM.Florent Roldtnille, Domina Buchand et Well le Jarry sortent de charge.M.Kohitaille ne sollicite pas un nouveau mandat et 11 y a lutte, pour sa succession, entre MM.Henri Bloulti et Gérard Vaaler.M.Bach» ml est réélu par acclamation, (mur un 18e mandat.M.Georges-Emile Morin est élu par acclamation.eu remplacement de M.Jarry.A Saint - Joseph -sur- Yamaska, l\u2019uppel nominal aura Heu lundi, 16 juillet 9\t9\t9\t< A la Commission Scolaire de l\u2019Angè-Gardlen de KouvlUe, (campagne), M.Léou Vadnais a été élu en remplacement de M.Orner Ostiguy; M.Lucien Laçasse, en remplacement de M.Bourdeau.A la Commission de Canrobert, M.Fernando Messier, élu ]>ar acclamation.Service anniversaire Le service anniversaire de M.l\u2019abbé Arsène Nadeau, ancien curé, sera chanté à Sont-Valérien, jeudi, 19 juillet, A 9 hres.I>es descendants de l\u2019ancêtre Antoine Fafurd.de Saint-Hugues, (Ba-got), out célébré avec éclat, A S.-Hyaciuthe, les noces de diamant sacerdotales du H.P.François-Xavier Fufurd, o.m.l., vétéran des missions indiennes au Cauadu.Près de quatre cents personnes, des familles Fa fard et alliées, ont pris purt uux fêtes célébrées A l\u2019Hôtel-Dieu de uotre ville.I^a grande cha(>elle de 1\u2019iuHtitutiou servit de théAtre A la première cérémonie de ce Jubilé, nous voulons dire la messe solennelle chantée par le vénérable Oblat, qui est maintenant dans sa quatre-viugt-ueuvième année.11 état assisté A l\u2019autel, du 11.P.Eugène Nadeau, o.m.l., de Richelieu, comme diacre et du H.P.Eugène Fafurd, o.m.l., missionnaire A la Baie d\u2019Hudson, comme sous-diacre.Le sermon fut donné par un petit-neveu du Jubilaire, le R.P.Alphonse La noie, H.S.H., curé A Sherbrooke.Cette remarquable pièce d'éloquence évoqua de façon émouvante la grande tlgure de prêtre et de mlsslonuulre «lue représente le R.P.Fufurd et le proposa en modèle A nos Jeunes générations.Ou remarquait nu choeur:\tMgr Victor Quintal, v.g., représentant de S.E.Mgr l\u2019Evêque de Saint-Hyacinthe; le It.P.Roger La fleur, o.m.l., représentant du Provincial «les Obluts, M.l\u2019abbé E.-II.Messier, de Saint-Hyacinthe, le H.P.Victor Jodoln, o.m.l., de Rougemont, supérieur du II.P.Fafard, M.l'abbé Azellus Fafurd, vicaire A Mascoucbe, et le II.F.Ludovic, c.s.c.Plus tard viennent s'ajouter d'autres visiteurs distingués: Mgr Arthur Vézlnu, p.d., du Séminaire, M.le chanoine P.-A.Saint-Pierre, aumônier d'Youville, le 11.P.Hugues Lefebvre, s.J., du Collège S.-Iguuce de Montréal, M.l\u2019abbé Rodrigue Desnoyers, curé de Suint-Hugues, et M.l'abbé Samuel Cusson, curé de Saint-Nazaire d'Actou.Le banquet fut servi dans la grande salle des bazars de l'HOtel-Dleu, superbement décorée pour la circonstance.On avait eu 1 heureuse Idée de disposer les convives d\u2019uprès leurs uncètres respectifs, dont le nom dominait les tables de fa pop très ingénieuse et artistique.A l\u2019issue du banquet, le II.P.La-fleur, o.m.l., présenta au Jubllulre l\u2019hommage de lu congrégation des Oblats, et M.François-Xavier Fufurd, de Shepeguu, Nouveau-Brunswick, parla au nom de la famille.Une magnifique udresse fut lue par le jeune Léon-Paul Fafard.suivie de la remise d\u2019une bourse de $500.00 au Jubilaire.Signalons aussi le bouquet symbolique for-muut le chiffre 00 et composé de soixante roses naturelles.Un des cadeaux les plus ai>préciés du R.P.Fafard fut la bénédiction apostolique du Sulut-Pôre, obteuue par l'entremise de Mgr Quintal, et dont le II.P.Lufleur donna lecture A l'assemblée.A trois heures de l'aprôs-mldl, le vaste réfectoire se trouva transformé en salle cinématographique pour la présentation d'un magnltl-que 111m du H.P.Roger Labeur, o.m.l., intitulé \u201cSon llève\u2019\u2019 et où le II.P.Fafard figure comme acteur principal sur un des tbéûtres de ses missions.L\u2019assistance put voir ensuite uu intéressant film de tfumille présenté sur l^écran par Mme Courad Fafard, de Spring-Held, Mass.La Journée se termina par une soirée de famille, présentée en grande partie par des membres de la parenté du P.Fafard.La plupart des pièces, dont une Jolie saynète, furent rendues par des enfants des paroisses de Saint-Hugues, de Sainte-Hélène et de Saint-Nazaire d'Acton, grflce au dévouemeut des Soeurs de Saint-Joseph de cette dernière paroisse, qui s'étalent imposé la tâche d\u2019exercer les Jeunes à leur rôle de figurants.M.François-Xavier Fafard agissait comme maître de cérémonies.Le Jubilaire, qui avait déJA porté la parole au banquet, enfermes éloquents malgré son grand Age, parla de nouveau & l\u2019issue de la soirée, et rappela surtout des souvenirs intimes de son enfance et de sa vie missionnaire.Détail A Accidents «t M.[.-J.Chartier, député de S.-Hya., incendie dans à l'Assemblée législati ve, loue la noire région législation de l'Union \" \u2019* Un jeune homme de Saint-Damase souffre d une fracture du crâne.\u2014 Un autre, de Saint-Valérien, d'une tracture d\u2019un bras.\u2014 Un incendie inquiétant à Saint-Denis.Le R.P.F.-X.Fafard.o.m.l., ancien missionnaire chez les Indiens, aujourd hui do Rougemont, qui n célébré ce jours derniers avec s» famille, A Saint-Hyacinthe, ses noces de diamant sacerdotales.En marge de la carrière de l\u2019Iion.L.Barré, cultivateur, depute, ministre de l'Agriculture à Québec Festival du üfi iiuiit » Un article du \u201cTemps\u201d, de Québec, fait un éloge mérité du ministre de T Agriculture, digne représenlant à l'Assemblée législative du comté de Rouville.Le chef de police Adrien Malo, de Saint-Hyacinthe, président de l\u2019Association Athlétique du Corps de Police de notre ville, sous le patronage duquel aura lieu le grand festival annuel de la police de S.-Hyacinthe, le 2G août.Le notaire S.-Germain en deuil de sa soeur, Mme Henri Girard Québec, 11, (Spéciale) Mme Henri Glrnrd, née Blanche Saint-Germain, de Québec, o*! décédée mardi A l\u2019Age de 71 an*.Epouse de M.le notaire Henri Girard, du ministère (les Terres et Forêts, elle était soeur de M.le notaire Horace Sa Int-Germa in, «le Saint-Hyacinthe, «*t tante «lu Dr Guy Saint-Germain, de Saint-Guillaume d\u2019Upton.Outre son époux, elle lnisH«* uu Ills et quatre Allés; le II.P.Ilené Girard, s.J., rédacteur A la revue Relation*; la R.S.Marie-de-LIguorl (Juliette), de la maison-mère des Soeurs missionnaires de rJîinmactilée-l\u2019«inception, Montréal; Miles Pauline, Charlotte et Jeannine Girard.Lui survivent aussi deux autres frères; dom Venant Saint-Germain, Chartreux, eu Angleterre, et le Dr Emery Saint-Germain, Sherbrooke.:-o M.Wilfrid Poudrette est réélu maire de Saint-Hilaire « ) M.Wilfrid Poudrette o été réélu, par acclamation, main, du village de Saint-Hllalre-Hur-Richelleu, pour un douzième mandat M.Poudrette assume les responsabilité de maire depuis Janvier 1923, après avoir été conseiller de 1916 A 1923.Il fut aussi préfet du comté de Rouville, a* un à m Nous reproduisons du Temp*, (Québec) l\u2019article ci-après, consacré A 1 hon.Laurent Barré, député «le Rouville à L Assemblée législative et ministre de l\u2019Agriculture dans le cabinet Duplessis: Le ministre «h» l\u2019Agriculture est un meneur d\u2019hommes.C\u2019est une personnalité dont le dynamisme rayonne.Créateur «le l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, M.Barre a voué à la terre un amour indéfectible.C\u2019est l\u2019homme du sol avec toutes ses qualités typiques: bon sens, logique, endurance, acharnement au travail, volonté inébranlable de réussir.M.Barré a réussi Ii a été l\u2019un des principaux artisans du renouveau agricole qui se fait sentir depuis un quart de siècle chez nous.Premier président de i\u2019U.C.C., qu\u2019il contribua A fonder, il a depuis bataillé ferme pour obtenir une amélioration des conditions de vie de la classe agricole.On se souvient de ses interventions retentissantes en faveur d\u2019une véritable politique agricole, sous le régime Taschereau.Ses deelaraions lui valurent dans les rangs libéraux des inimitiés acharnées.On organisa contre lui une antipropugande dégoûtante.Mais M.Barré tint tête à l\u2019orage.Il continun de remuer l\u2019opinion publique et finit par gagner son point l^i classe agricole, chez nous, n\u2019est plus traitée en parente pauvre.Le ministère de l\u2019Agriculture n\u2019est plus considéré comme service de seconde zone.M.Barré aura été l\u2019un des principaux initiateurs de cette réforme radicale.Né à l\u2019Angc-Gardien, comté do Rouville, M- Barré ne fréquenta que l\u2019école du rang et s\u2019adonna très jeune aux rudes travaux de la terre.Passionné de lecture, il compléta dans les livres et les revues les connaissances acquises pendant son enfance.Avec quelques amis inquiets comme lui, de l\u2019avenir de l\u2019agriculture, il comprit rapidement que le syndicalisme ne pouvait être que la solution logique des problèmes qui se posaient aux paysans de chez nous.Il fut des premiers ü s\u2019embrigader dans l\u2019Union Catholique des Cultivateurs ft il défcntjit avec acharnement les intérêts de ses confrères agriculteurs dans des articles retentissants, publiés par le Bulletin de* Agriculteur*.Il fut président de l\u2019U.C.C., pendant deux ans et depuis il n\u2019a pas cessé de s\u2019intéresser à cette organisation professionnelle.M.Barré est venu ù la politique par devoir social, afin de mettre en pratique les réformes qu\u2019il avait prèchées.Elu pour la première fols député de Rouville en 1931, il fut réélu en 1935 et en 1938.Défait en 1039, il a pris sa revanche le 8 août 1944.\t, (suite en dernière page) Saint-Damase, 10, (Spéciale) M.Jean-Guy Beauregard, 15 ana, de Saint-Damase, souffre d\u2019une fracture du crâne, à la suite d\u2019un accident de la route survenu dimanche dernier, entre S.-Damuse et Rougemont.Le Jeune homme se promenait à bicyclette, quand il perdit apparemment la maîtrise du véhicule et s\u2019alla jeter contre une automobile que conduisait M.Raoul Théberge, do SaintHyacinthe.Le blessé fut conduit immédiatement â l\u2019hôpital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe, où les.méde-ens constatèrent une fracture du crâne.\u2022 \u2022 \u2022 Salnt-Valérien, 10, D.N.C.M.Arthur Racine, de Suint-Valérien de Shefford, s\u2019est fracturé le brus droit ces jours derniers, alors qu\u2019il travaillait uux foins sur lu ferme de M.Origène Dcslundcs.Il étuit à charger du foin quand l\u2019accident se produisit.\u2022 \u2022 \u2022 Saint-Denis, 9, D.N.C.Un incendie qui aurait pu uvoir de gruvos conséquences s\u2019est déchiré vendredi dernier ù Soint-Ucnis-sur-Richclicu, dans un hangar appartenant â M.Amédéc La-flamme, au village.Activées par un fort vent d\u2019ouest, les flummos menacèrent assez longtemps les maisons voisines, mais les pompiers réussirent finalement â les maîtriser.-;-0- ;- Eus dix comités administratifs ont été formés Le nouveau conseil municipal de Saint-Hyacinthe a procédé, vendredi dernier, à la formation de ses divers comités d\u2019administration.1.0 nouveau conseil municipal de Saint-Hyacinthe, présidé par M.Ernest-O.Picard, maire, a procédé vendredi dernier â la formation de ses divers comité» d\u2019administration.Ils »e composent comme suit: Aquoduc et éloctriclîè M.Eugène Pnynn, président, MM.Cadorette, I/Archevêque, Du-rochcr et Gcndron.Feu M, Joseph L\u2019Archevêque, président, MM.Godbout, Durochcr, Beauregard et Bergeron.Finance* M.J.-B.-E.Durochcr, président, MM.Cadorette, Larivéc, Gcndron et Payan.Hygiène et santé M.Aimé Cadorette, président, MM.L\u2019Archevêque, Morin, Beauregard et Bergeron.Marchés M.Adélard Morin, président, MM.Godbout, Lnrlvée, Gcndron et Payan.Parc* et amusement* M.Lucien Larivéc, président, MM.Godbout, Durochcr, Beauregard et Bergeron.Police M.Narcisse Godbout, président, MM.I/Archevêque, Beauregard, Durochcr et Payan.Urbanisme M.Hercule Beauregard, président, MM.Cadorette, Larivéc, Morin et Payan.Voirie M.E.-Adéiard Gcndron, président.MM.Godbout, Larivéc, Morin et Bergeron.MM.Lucien-D.Viau, comptable vérificateur, de Verdun, et A .-J.Archambault, de La Providence, sont chargés de la vérification des livres de la ville, et M.Henri BroÙRsenu est maintenu dnns ses fonctions de recenseur en chef.!! donne d\u2019ampies décatis sur ia iégisiation la plus importante qu\u2019on ait encore connue dans la province.\u2014 L\u2019hon.M.Duplessis et la classe agricole.\u2014 1.\u2019electrification rurale et ce qu\u2019elle représente pour les cultivateurs.\u2014 Pour l\u2019amélioration de la voirie de Saint-Barnabe.\u2014 Les chemins de 12 pieds de M.T.-D.Bouchard.L\u2019UNION NATIONALE ET~LE PEUPLE :-o- :\u2022 Dr Léo Benoit Le Dr Léo Benot, médecin de cette ville, sera absent de ses bureaux du 14 juillet ou 13 août prochon.Scs client» sont prié» d\u2019en prendre note.SuintBurnabé, 9, (Spéciale) M.Enifst .l Utiiirtlcr.«lêput«* «lr Saint Hyacinthe A l'Assemblée lé gisliiilvc, :i t cnil «llnuiiieliu dentier une assemblée â Saint Barnabe, aux lins «le donner â la population de ht région eertalnes explication» sur la législation sanctionnée â la ileridêrc session de la Législature, et lui faire part de projets intéressant directement la paroisM* et les environs, l/assemblc»* était présidée par M.le maire Alphérh* l.\u2019loti tier.Me Daniel Johnson, avocat, «le Montréal cl Acton N aie, porta aussi la parole.Nous venons de terminer A (%mé bec, a dit M.Chartier une importante session de quatre mois, au cours de laquelle L Union nationale a édicté um* législation salue et bienfaisante pour h* jsMiplc «le notre proviUec, une législation qui, «le l\u2019avis des citoyens tes plu» uver lis, est la plu» importante jamais recommandée pur uu goiiverm-iiicnl.Vous avez été mis au courant par les journaux.Mais comme un bon nombre d entre eux, à cause de leurs accointances ave* ica politicien», dénaturent volontiers les Tails, en marge des débats comme à propos de la portée des lui», J'ai cru qu'il était Juste que J'électoral fût renseigne sur ce qui s\u2019est passé, et c\u2019est pourquoi j'ai décidé de faire une tournée «lu comte.Non Mculemciil pour donner aux électeurs les explicit lions que je crois nécessaires en marge de la législation provimia le, mais pour répondre aussi aux questions des Intéressés, A l\u2019oecu-sion, et éclairer ia population sur le travail «pii s\u2019est (HMirsulvi à Québec, au cours de ia dernière session.Si je couiiiHUice mu tournée «lu «\u2022ouité par Saint*Barnabe, J\u2019ai mes raisons.Je uni pus oublié la cou flaiicc que m'a manifestée la population rtée sociale et éconotnhjue: l'électrification rurale.M.DuploHsi» est le grand protecteur de In classe agricole.Après vous avoir donné le Prêt agricole, Il vous donne l'électricité.Il veut faire de «a province la plus belle de la Confédération, celle oh il fait mieux de vivre.A vous «b* bénéficier des avantages de cette loi.Elle a été faite pour les cultivateurs, |smr leur donner «lu comfort, pour rendre leur t ru vu II moins harassant et (unir réduire h?coût de production sur les ferme».faA éminemment sociale parce qu'elle vu permettre A la classe agricole, surtout A ceux d'entre «*lle qui habitent les réglons les moins |s*u(liées de bénéficier (les a vantage*#! de l'électricité.Dan» ce domuine-lA comme dans d'autre», l'Union nationale met en pratique sa formule «(lie l\u2019argent doit servir nu (ample et non l\u2019asservir.Avantage* offerts Qu\u2019Il me Holt (lermls de souligner quelques-uns des avantages qu\u2019offre cette loi do l'électrification rurale; 1\u2014L'Office pourra consentir des prêts uux coopérntlv«*H allant Jusqu'à 75% dt: coût de construction des ligues, remboursables A raison de 3% par année pendant 30 ans.t «'M-A-lli!* que les coopératives paieront l'intérêt sur la somme empruntée pendant 39 ans, A 3%, ouii» Jamais rembourser «leu di*t>en>liru*e.Pr* curc zvous un paquet de RU-EX, chei w tre pharmacien.Mélangez le cutitena its une pinte d'eau, ajoute/ le ju» de 4 » trous.C\u2019est facile et plaisant.Vous n'avez besoin que de 2 cuillerta à table, deux fois par jour.Souvent aprti 4^ heures, voir le soir meme, de ipenduia résultats sont obtenus.Si 1rs douleur* ai Mint pas soulagées et que voua ne vjoi sentez pas mieux, la prescription RU El ne vous coûtera rien.Votre argent vow sera remis si vous n'obtenez pas le* rf sultats désirés.RU-EX est recommandé et est en vente » U Pharmacie Paul I.iiiiclnl Saiut-Uyaciutbu i COMMIS DEMANDEE On demande une jeune fille comme commis.S\u2019adresser à M.Léo Perreault, 1706.rue des Cascades.Tél.629-J, Saint-Hyacinthe.\tjno AVIS Je, soussigné, par les présentes.désire aviser le public que tous les comptes devront être payés au bureau, qu'aucune marchandise ne devra être payée sur livraison, et que ma comptable seule est autorisée à faire la collection.E.-A.GENDRON marchand 1855, rue des Cascades Saint-Hyacinthe 2?j > v ! i Saint-Liboire ülins* Molson Limitée, Mont-rcnl, a formé un club Quart de Siècle aim d honorer ses employés lors de leur 2oe anniversaire de service.A la cérémonie de formation qui a eu heu à la brasserie, 56 employés, ayant de 4.) à 25 années do service, ont reçu des montres d'or ou des *t°hh ^\u201cficldcrs choice\u201d ct un simple de Vint alors la 5e manche, les locaux qui avaient affiché une tenue de champion depuis le début de la joute fléchirent lamentablement en même temps que le lanceur La-\u201e flamme qui avait été invincible T\tjusque là.Un but sur balles, un i\tAlfred Laplante, de erreur de Provost, un simple de Oratoire Saint-Joseph, M.et Mme Jusme, un nutre erreur de la recrue v|la Laplante.de Sainte-Rosalie, Bérard à l\u2019arrôt-court, deux autres chez Mme Pierre Laplante.\tsimples de Trudel et Ménard, un -M.et Mme Armand Thibodeau deUX buts T bnlles consécutifs, Mme Wilfrirt n.m.iic m r- \u201e ' 11,1 n'«uvals lanceur et un simple Mme Wilfrid Dupuis.M.Guy Du- de Taillefer étaient suffisant pour Mlles Laurette et Yolande assurer la victoire au Champêtre.Dupuis de Montréal, en visite chez Los l°c»u* tentèrent de se rallier M, et Mine Edouard Dupuis.\tà la 6e munche alors que Pothier frappa un dur coup de trois-buts \u2014Mmes Moisan et Bastlen, de avcc les buts remplis, mais le frap- Montréal, chez Mme Raymond pCUr 8Uivant\u2019 provost fut retiré au Ouellette.\t\u2018 Bûtî?n* J Plus de 1.500 spectateurs nssistè- \u2014Mlles Thérèse Lavlgne.de S.- ront * ln Pnrtie et tous déclarèrent Simon, Jeannette Fontaine de S- quc sétaient la Part*e.la plus chau- Hyacinthe, chez le Dr Bouquet\t^ -Mlle Delphine Morin, Mme R.\tSAINT-HYACINTHE Ouellette et Mme Duchesne, de pas Désnutcls sage à Montréal.\tPothier \u2014M.Henri Fournier et sa fa- J3rovost mille, nous ont quittés pour de- Gladu\u2019011* meurer à Saint-Louis de Gonzague.Guertin -M.Wilfrid Laliberté, de Mont- I^ébe,r,!e réal, chez son His M.Gilbert U- Laflamme liberté.\tTOTAUX \u2014M.Ernest-J.Chartier, député de Saint-Hyacinthe à Québec, et M.Albert Rioux, de l\u2019Office de l\u2019Electricité étaient de passage dans notre paroisse, au cours de la semaine.Ils ont rendu visite à M.le curé Léveillé.» \u2014M.Guy Daigneault passe quelques à Québec.\u2014M.et Mme Arthème Lambert, leurs fils Jean-Luc, Jacques et Pierre sont allés à Saint-Germain de Grantham, dimanche dernier.\u2014Mlle Thérèse Michaud, de Montréal rendait visite à Mlle Pauline Hamel, dimanche dernier.\u2014A M.et Mme Primat Savary, une fille baptisée Marie-Gilbert.Par.et mar.M.et Mme Richard Alix, de Rougemont.Porteuse, Mlle Réjeanne Savary, soeur de l\u2019enfant.\u2014Les membres du cercle des Fermières se réunissaient mardi soir.AB P H PO A E 4 2 13 11 4 4 3 3 4 2 3 2 29 0 0 1 1 0 1 1 1 1 2 0 1 0 1 1 0 0 1 1 8 5 0 1 0 0 4 0 1 1 2 2 2 0 1 0 0 0 0 2 0 SERVEZ-VOUS EN POUR -CRAMPESü.refroidissements FAITES-EN USAGE POUR FNfORSFS CONTUSIONS (Pùe&tjfo 7 .Il expédie des colis h nos gars outre-mer Bien que la guerre en Europe soit terminée, nos gars outre-mer ont plus que jomaii besoin de vivres, de lettres, de revues et de colis divers.Ils en ont besoin pour combattre la monotonie du service de garnison et de faction.Chaque lettre que vous leur envoyez devrait être gaie et remplie de nouvelles qui touchent des gens et des endroits qu\u2019ils connaissent.Parlez-leur aussi des emplois qui les attendent à leur retour.Les colis de vivres sont d\u2019une importance primordiale.Beaucoup des nôtres occupent des villes dépourvues même du strict nécessaire.Chaque tablette de chocolat, chaque pain ou boite de miel leur est vraiment nécessaire.Il est maintenant possible d'expédier des revues, livres et journaux aux particuliers faisant partie de nos Forces Armées.Alors, écrivez aufourd'hul-immédiatement.'w -% n\\ S*.Contribuée par h brasserie MONTRÉAL d*«f 1 7 18 13 4 « \"Hou* lOlliiUfti OlVisé» iML4C9 que uuui \u2022vons hérité des qualifications de rougi» ri de bleus.Cessons noi luttes fratricides unissons-nous!\" Honoré MERCIER 93e ANNEE, No 21 LE COURRIER DE ST-HYACINTHE NOH INSTITUTION» - NOTRB LANG TJH - NOS LOIH COURRIER 015 SAINT-HYAOINÏH15 FONDÉ EN 1HÔÎJ Rédacteur en chef\tHarry Bernard Le Courritr da Soint-Hyacinlh# est publié et imprimé par la Compagnie d\u2019imprimerie et de Comptabilité de Saint-Hyacinthe, (Limitée), aux nos 645-055 ave Sainte-Anne.Saint-Hyacinthe.ABONNEMENT Canada, $2.00\tEtats-Unis, $2.50 \"\tVENDREDI.13 JUILLET 1945 N oui avons formé une Union nationale au-dessus des partis politiques, parce qua nous avions les mains nettes et que noua entendons les garder nettes.Maurice DUPLESSIS VENDREDI.13 JUILLET 1945 Son 4 4\t#\t> * oeuvre Le sénateur Bouchard s\u2019en prend à la direction de l\u2019Ecole Technique de Saint-Hyacinthe, disant qu\u2019elle a détruit son oeuvre.\u2014 Cette oeuvre était inexistante.\u2014 Rien de technique ne s\u2019enseigna jamais à l\u2019Ecole Technique, telle que conçue par M.Bouchard.\u2014 La nouvelle direction réalise son oeuvre à sa place.Une fois de plus, le sénateur T.-D.Bouchard vient de profiter d\u2019une élection où il n\u2019était pas intéressé personnellement, pour sortir de sa demi-retraite et réclamer sa part du succès de nouveaux élus.Il porta longuement la parole, mercredi dernier, au cours de rassemblée qui suivit chez nous l\u2019élection par acclamation de cinq échevins.La partie la plus remarquable de son discours fut celle qui eut trait à l\u2019Ecole Technique de Saint-Hyacinthe, et à son orientation nouvelle.On a détruit mon oeuvre, s\u2019est-il écrié.Et notre homme de bafouiller pour dire, sans le dire, ce qu\u2019était cette oeuvre.Car rien ne fut jamais plus flou, plus imprécis, plus vague et plus opaque que les idées de M.Bouchard, en matière d\u2019enseignement technique.Il fit dépenser quelque $300.000., à la ville de Saint-Hyacinthe et au gouvernement de la province, pour la construction d\u2019une école technique où rien de technique ne s\u2019enseigna jamais.Tout au plus réussit-il à y inaugurer, en deux ans, un enseignement primaire supérieur qui faisait double emploi avec celui que donnent chez nous les académies commerciales de garçons et filles.En deux ans, on acheta un certain nombre de machines à ouvrer !e bois et le fer, qui ne furent jamais installées.Une assez vaste salle, appelée pompeusement bibliothèque, contenait quelques douzaines d\u2019ouvrages reçus en don du Secrétariat de la Province.L\u2019école n\u2019eut jamais plus que quarante élèves réguliers, pour lesquels se devaient dévouer une dizaine de professeurs.La situation fut toujours telle qu\u2019en janvier dernier S.E.Mgr Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, faisant publiquement une revue de certaines activités locales, jugea à propos de dire que l\u2019Ecole Technique de Saint-Hyacinthe en était encore à chercher sa voie.* * * Si c\u2019est là l\u2019oeuvre que réclame M.Bouchard, l\u2019oeuvre qu\u2019il accuse les dirigeants de l\u2019Ecole Technique d\u2019avoir détruite, il n\u2019y a pas de quoi s\u2019enfler de vanité.D\u2019Ecole Technique, l\u2019institution n\u2019avait que le nom.En lui donnant une nouvelle orientation, les administrateurs d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ont donc rien saboté qui fût technique.On ne s\u2019attaque pas au néant.En supprimant l\u2019enseigsement donné jusqu\u2019ici, ils ne privent non plus la jeunesse d\u2019aucune facilité de s\u2019instruire, puisqu\u2019elle peut trouver dans nos académies l\u2019équivalent de ce qui s\u2019enseignait à l\u2019immeuble du boulevard Laframboise.M.Bouchard a donc mauvaise grâce de dire qu\u2019on a détruit son oeuvre, puisque cette oeuvre était inexistante.Il a érigé sur le boulevard Laframboise un bel immeuble qui s\u2019y trouve encore, qu\u2019il n\u2019a pas su utiliser, et auquels ses successeurs à l\u2019administration de l\u2019Ecole Technique ont trouvé une fin.Non seulement ces hommes n\u2019ont pas détruit son oeuvre, mais ils sont en train de réaliser son oeuvre à sa place.Après des mois de travail et d\u2019études, ils ont pu enfin, avec le concours du gouvernement de la province, trouver une utilité pratique à l\u2019immeuble dont il ne savait que faire, où aucun enseignement technique ne se donnait, où il avait pu loger à peine quelques classes primaires.Dans l\u2019esprit de M.Bouchard, TEcole Technique de Saint-Hyacinthe dot-elle être, ou ne pas être technique?N avait-il pas promis à la population une école technique?Si^ oui, qu a-t-il à larmoyer parce que \u201cson\u201d école s\u2019oriente véritablement vers l\u2019enseignement technique, cet enseignement promis par lui-même, mais qu\u2019il n\u2019avait pu mettre sur pied jusqu\u2019ici?* * * Comme nous l\u2019annoncions il y a déjà quelque temps, I Ecole Technique de Saint-Hyacinthe se transformera peu à peu en centre d\u2019enseignemnnt textile.Elle deviendra avec le temps un véritable institut d\u2019enseignement textile.M.Bouchard admettra que c\u2019est là du technique.Les cours turent organisés de telle façon que la première année sera 1 équivalente de celle des autres écoles techniques de la province, et ce dans le propre intérêt des élèves.Ainsi les élèves des écoles techniques de Montréal, Québec ou Trois-Rivières, après leur première année, pourront s\u2019inscrire en seconde à Saint-Hyacinthe, s\u2019ils le désirent, et d\u2019autre part les élèves de Saint-Hyacinthe pourront également s\u2019inscrire en seconde aux écoles nommées, s\u2019ils décident pour une raison ou une autre, après un an chez nous, de ne pas persévérer dans l\u2019étude des textiles.Cette façon de procéder offrira les plus grandes facilités aux élèves, en éliminant dans la mesure du possible les pertes de temps possibles.Certes, les dirigeants de l\u2019institution locale auraient pu organiser chez nous un enseignement technique comme celui qui se donne à Montréal, Québec, ou aux Trois-Rivières.Ils jugèrent inopportun de faire ainsi double emploi.Se rendant compte que quelque 80.000 personnes vivent de l\u2019industrie textile dans la province, et qu\u2019aucun enseignement textile ne se donne nulle part au Canada, ils crurent avec raison combler une lacune, rendre service à la population de la province et du pays, rendre également wrvice à l\u2019industrie si importante des textiles chez nous, en convertissant en centre d\u2019enseignement textile l\u2019école jusqu ici inutile et à moitié vide de M.Bouchard.Prenant 1 attitude qu\u2019il prend, celui-ci manifeste un esprit arriéré, non progressif, nullement au fait des besoins du temps.Harry BERNARD EN MARGE DES ÉVÉNEMENTS M.BOUCHARD ET L\u2019ENSEIGNEMENT Dans scs remarques de la semaine dernière, en marge de l'Ecole Technique et de I orientation que lui donnèrent ses administrateurs, avec la coopération du Secrétariat de la Province, le sénateur T.-D.üouchard exprima quelques idées assez étranges.Citons-le d après son C lairon ¦ Si nous voulons obtenir de nouvelles manufactures, de nouvelles industries.il nous faudra organiser et mettre à la disposition des enfants des propriétaires, gérants, des contremaîtres et des employés expérimentés dont les besoins se feront sentir surtout au début de ces entreprises en notre ville, des écoles où ils /courront itre admis sur un pied d\u2019égalité avec ceux de la sputation locale.La plus grande objection que les industriels posent quand il s\u2019agit de venir dans nos petites villes, c est que notre système d'instruction publique place leurs enfants dans l\u2019impossibilité d etre instruits .C\u2019est une école de ce genre que nous avions établie à Saint Hyacinthe et dont le gouvernement provincial vient de saboter la nature de l instruction sous le prétexte d'en faire une école spéciale pour l'enseignement textile.Qu'est-ce à dire eue ce charabia?M.Bouchard essaye-t-il de nous apprendre que son école technique était destinée aux enfants des étrangers.non-Canadiens français, qui auraient pu venir s'installer chez nous, à la suite de I établissement de certaines manufactures?A ce compte, elle serait devenue une institution où l'cn-M ignement se serait donné en anglais, une sorte de High-School organisée sur le modèle de celles qui existent en Ontario ou aux Etats-Unis.Que nous \\oila loin de l'enseignement technique que M.Bouchard se déclara anxieux, pendant tant d\u2019années, de mettre à la disposition des citoyens de Saint Hyacinthe.Est-ce que M.Bouchard a simplement 'rompe notre population, lui promettant une école technique et n'ayjnt en tête qu'une école anglaise, destinée aux enfants des citoyens de langue anglaise, présents et futurs, de notre ville?Si M.Bouchard voulait une école de ce genre, pourquoi ne le disait-il tout de suite, au lieu de tromper les gens en leur lepp'scntant la nécessite chez, nous d une école tech-r.ique, au lieu de taire voter des fonds pour une icole technique, tant par le gouvernement de la province que par la municipalité?M.BOUCHARD SE CONTREDIT Un peu plus loin, toujours d'après le Clairon.M.Bouchard se contredit bel et bien en affirmant que l\u2019école technique, telle que conçue par lui.avait pour objet d'offrir de l'enseignement technique aux enfants des ouvriers de Saint-Hyacinthe.Quand donc le pauvre homme mettra t il de l'ordre dans scs idées?Voulait-il une école anglaise pour les non-Canàdiens français, ou une écoie technique pour les fils des ouvriers?A la fin.pour employer le langage vulgaire qui ne le scandalise point, qui voulait-il bourrer, et pourquoi?S'il savait ce qu'il voulait, il aurait peut-être moins de difficultés à s'exprimer.Ou plutôt, s il disait clairement ce qu'il avait et ce qu'il a en tête, il s'exprimerait peut-être de façon à être compris et ne se contredirait pas grossièrement.M.BOUCHARD SE RE-CONTREDIT * Ailleurs encore, M.Bouchnrd dit: Les cours de cette école (technique) étaient aussi avancés que icux de n importe quelle école supérieure de Montréal (ce qui est faux), et donnaient accès à l'Université (ce qui est également faux), et aux écoles de hautes études commerciales et de cours spécialisés.Voilà ce qu'aura perdu la population ouvrière de le ville de Saint-Hyacinthe qui aime, comme les classes plus riches, à permettre à ses enfants d'arriver à n'importe quelle profession libérale et à n\u2019importe quel poste de commande dans nos industries et nos maisons financières.(Voir le Clairon.6 juil let 1945).Nous voilà en face d une autre contradiction.Il ne s'agit plus d\u2019école technique, ni d'école anglaise, mais d\u2019une institution préparant aux études universitaires et, éventuellement, aux professions libérales.Quelle espèce de création bâtarde M.Bouchard avait-il imaginée, qui pût à la fois remplacer chez nous les collèges classiques, dispenser l\u2019enseignement technique, théorique et pratique, et par surcroît donner celui d\u2019une High-School de langue anglaise?Décidément, M.Bouchard ne sait pas ce qu'il veut, ou il se refuse à le dire.M.BOUCHARD BAFOUILLE A propos d'enseignement textile, M.Bouchard dit qu\u2019il y avait songé, et que son école technique première manière devait avoir des cours spéciaux pour l'industrie textile dont la partie mécanique devait être enseignée sur place dans une de nos grandes industries, comme cela se pratique partout ailleurs.II semble bien que M.Bouchard s aventure ici sur un terrain qu\u2019il ne connaît aucunement.L\u2019enseignement textile qu\u2019il préconise a déjà été tente et mis de côté, parce qu\u2019il n'offrait rien (H pratique.Absorbés par les mille soucis de la production et de la distribution de leurs marchandises, les industriels ont autre chose à faire qu'à organiser dans leurs établissements des cours pour la jeunesse.D\u2019ailleurs, si la théorie de M.Bouchard s\u2019inspirait du bon sens, pourquoi aurait-on pris la peine, aux Etats-Unis, de fonder des institutions d'enseignement textile dans le Massachusetts, l\u2019Etat de New York, la Caroline du Nord, la Géorgie, le Texas?H.B.INFORMA T ION POLITIQUE A OTTAWA A QUÉBEC On doute fort que M.King soit il la hauteur de la tâche qu\u2019il a à remplir En dépit de la victoire en Europe, le Canada reste toujours sur un pied de guerre.\u2014 Les trois urgents problèmes qui retiennent l\u2019attention du gouvernement.\u2014 On se demande si M.King a le tempérament et la vigueur voulus pour traverser avec succès la période de transition.\u2014 Il prendrait sa retraite après la session de 1946.Ottawa, 10, (Spécinle) Trois problème* d'urgence retiennent l'attention du gouvernement et le pressent A prendre des initiatives immédiates.Dès le lendemain du scrutin du 11 juin le cabinet a dû se réunir sans plus de retard pour aviser aux mesures à prendre relativement à: 1\u201c L\u2019approvisionnement des pays dévastés de l'Europe; 2\u2014\tLe rapatriement et la réintégration dans la vie civile de nos soldats d'outre-mer; 3\u2014\tEt la mise en vigueur immédiate d'une politique nationale du logement pour donner h nos soldats et leur famille le logement qui leur manque présentement.Le premier ministre King a été fort affairé depuis la dernière élection.Il a dû, d\u2019abord, se rendre à San Francisco avec son ministre de la Justice, l\u2019hon.M.Louis S.-Laurent, pour signer In charte des nations-unies, se trouver un comté pour obtenu le mandat parlementaire dont il avait besoin pour reprendre son siège nu parlement le 23 août prochain; s\u2019occuper du remaniement de son cabinet; recevoir la visite du général Smuts du Sud-Africain et du régent de l'Iraq; élaborer avec ses collègues du cabinet le programme de la prochaine session et, plus particulièrement, le prochain budget; et enfin aviser aux mesures urgentes pour parer à la pénurie du logement qui sévit dans tout le pays.On s\u2019explique aisément, qu\u2019en raison de ces multiples préoccupations, le premier ministre s\u2019est vu contraint de remettre A plus tard sa visite A Washington où 11 devait avoir avec le président Truman une très importante entrevue.A cette entrevue il devait discuter avec le président d\u2019un projet d\u2019entente commerciale entre le Canada et les Etats-Unis ainsi que du projet de la canalisation du Saint-(.auront.\t» Pour l'instant, ce qui parait le plus pressé, ce sont les initiatives que le gouvernement doit prendre pour organiser les contributions du Canada à l\u2019approvisionnement en vivres et en matériaux de toutes sortes pour soulager la misère qui règne dans les pays dévastés de 1 Europe et les aider à rétablir leur vie économique et industrielle.SI môme nos armées ont cessé les hostilité sur le théûtre de la guerre en Europe il est, quand môme, évident que la population civile du Canada reste sur un pied de guerre.Il y a, d\u2019abord, ln poursuite des hostilités contre le Japon qui pourraient encore se prolonger d une année.Cette participation sera sûrement coûteuse en hommes et en capitaux.Il y a, ensuite, les responsabilités que nous avons assumées en signant le pacte de San Francisco.Le Canada, comme toutes les autres nations-unies, devra faire sa large part pour rétablir l\u2019ordre et la vie économique en Europe.Les pays dévastés par la guerre ne peuvent pas se suffire aujourd\u2019hui.Ln terre ne produit plus.L\u2019industrie Beaucoup de gens liront ou reliront avec plaisir les Poéelc» de Mallarmé, que l'on réédite fl Montréal.(1) Us trouveront peut-être singulier que le voL me ult été Imprimé un Mexique, mis ils n\u2019en goûteront pas moins J.r riergr, le vivace rt le !*¦! «ijourd'hul, ou encore la pièce classique, si l\u2019on |ieiit ainsi dire d'un i>oême symboliste, qui commence par ce vers désabusé: l-\u2019i rhttr e*t triste, héUt! et j\u2019ai lu tou» (le» livre».Mallarmé fut le mage par excellence» du symbolisme français, qui remonte A 1873 ou environ, et qui eut pour parrains plus ou moins conscients de leur rôle Arthur Rimbaud, Tristan Corbière et Charles Gros.Tout historien des lettres vous dira d'ailleurs que le symbolisme se divisa bientôt en symbolismes: celui d'Henri de Régnier et celui de Francis Vlelé-Grlffln, ceux de Gustave Kahn, de Charles Morice, de Maeterlinck, de Verbaeren, de Jeun Moréas.On pourrait en nommer dix autres.Paul Valéry, ami et disciple de Mallurmé, donne cette définition du symbolisme: \u201cC/e qui fut baptisé le Symbolisme se résume très simplement dans l'Intention commune à plusieurs famille de poètes, (d'alUeurs ennemies entre elles), de reprendre A la Musique leur bien.Nous étions nourris de musique, et nos tête» littéraires ne révalent que de tirer du langage presque les mêmes est en grande partie, paralysée par les bombardements.Les populations sont errantes et sans domicile fixe.Il faut, partout reconstruire et se hâter de le faire avant la saison rigoureuse.Le Canada, en raison du rang qu\u2019il occupe parmi les nations alliées, devra faire beaucoup dans cette oeuvre de rétablissement.Déjà, le gouvernement nous annonce qu\u2019il soumettra encore à un régime de rationnement pour la viande afin que nous soyons en mesure d\u2019en exporter une très grande quantité en Europe.Il en sera de même pour plusieurs autres de nos denrées alimentaires.Cela veut «lire «pie le Canada restera encore un an, nu moins, sur un pied de guerre et qu\u2019il nous faudra attendre encore longtemps Pour goûter aux fruits de la victoire.la* rapatriement de nos soldats d'outre-mer est un autre gros problème.On a vu, par les dépêche» de Londres, que nos soldats en Angleterre sont fDrt anxieux de revenir au pays.Les Incidents à Aldershot ne sont pas de nature à aider le gouvernement dans sa tâche pourtant déjà assez difficile.Une fol» revenus au pays ces soldats démobilisés réclameront Immédiatement du travail.Us se mon treront fort exigeants.Et cela précisément parce que, pendant toute la durée de la guerre, on a fait parmi eux une propagande suivie pour leur donner bien à entendre quil» seraient traités au mieux une fois ln guerre finie.Bon nombre de ces soldats n\u2019ont aucune compétence particulière, mais cola ne les empêchera pas de réclamer des positions avec de h salaires élevés.Déjà certains d\u2019entre eux ont refusé avec dédain des positions d'ordre inférieur qui, toutefois, étaient de leur compétence.Et à Toronto, ces jours derniers, des soldats rapatriés qui s'étalent enrôlés pour la guerre du Pucifl-que ont déclaré qu'lia ne quitteraient pas le Canada avant que le gouvernement ait trouvé moyen de loger convenablement leur famille.Comme on le voit, ce problème du rapatriement comporte pour le gouvernement de grandes difficultés à résoudre.Cette semaine, une délégation des maires de dix des principales villes du pays n eu une entrevue avec le ministre des Finances, l'hon.Ilsley, pour discuter des mesures à prendre pour construire nu moins 50.000 maisons d\u2019ici mal prochain.C\u2019est là une entreprise de grande envergure.Pour 1» bien conduire, Il fnudru nécessairement que le gouvernement trouve les matériaux ainsi que la main d'oeuvre compétente.Dons les clr-cnztances, cela n\u2019est pas si facile.Et pour donner du travail aux soldats rapatriés, il faudra nécessairement que le gouvernement supplée à l\u2019Industrie qui n\u2019aura sûrement ni le temps ni les moyens voulus pour se convertir dans les délais nécessaires pour les fini civiles.(suite en 6e page) One élection complémentaire se tiendra dans la lieauce à la fin du mois de septembre Pour le choix d\u2019un mccesieur à M.Edouard Lacroix, qui ne xiégea pat une foit, avant de démissionner.\u2014Sorel aurait bientôt un hôpital moderne.\u2014 L\u2019hon.Antonio Talbot entend doter la province d\u2019un excellent réseau de routes partout où le besoin s\u2019en fait sentir.Québec.10.(Spéciale) Nous aurons duns la province de Québec une élection complémentaire.à lu fin de septembre ou tout au début du mois d\u2019octobre.Elle aura lieu dans le comté de Beauce pour désigner un successeur à M.Edouard Igicroix, qui avait été élu, le 8 août dernier, comme représentant du Bloc.Mais jamuis M.Lu* croix ne voulut se rendre à l\u2019Assemblée législative.On lui avait assigné.A la Chambre busse, comme voisin do bureau, le chef provincial du Bloc.M.André Laurendeau, député de Montréal-Laurier.Est-ce que M.Lacroix ne voulait être tout à côté de M Laurendeau\u2019\u2019 Ou encore est-ce quo M.Lacroix ne voulait avoir comme chef, le Jeunes représentant du Bloc?Nous l\u2019ignorons.Toujours est-il qu\u2019il brilla par son absence.Et à la fin de la session, soit le J°ur même de la mise en nomination des candidats en vue de l'élection générale fédérale, le 14 mal, il faisait tenir à l\u2019Orateur de l\u2019Assemblée législative, l\u2019hon.Alexandre Taché, sa démission, comme député de Beouce.U ne reste donc plus, à l\u2019assemblée législative, que trois jeunes représentants du Bloc, et pas dangereux du tout, trois petits \u201cbloc\", MM André Laurendeau, Albert Lemieux de Beauhurnols, le fils spirituel sinon du \"grand chef\" du moins du \"grand\" Maxime Raymond., (j il i a failli se faire battre dans Benuharnois-Laprairic, le 11 Juin dernier, et M Ovila Bergeron, de Stnntcnd.Les bref» d'élection pour ln tenue de l'élection partielle «le Bcau-ce seront émis immédiatement après la tenue de ln conférence fédéralc-intcrprovinclnle, qui débutera.à Ottawa.le 0 août prochain.Le candidat de l\u2019Union Nationale sera dans la Beau ce, M.Octnvi* Poulin, de Saint-Martin.Ce dernier est la frère du Dr Raoul Poulin, qui fut élu, aux élections générales provinciales du mois d'août 1030, comme député de l'Union Nationale pour le comté de Benuce.U fora la lutte pour son frère Octave.Quant à M Edouard l*acroix et son frère Charles, ils feront uusai campagne pour M.Octave Poulin.Les libéraux sont A la recherche d\u2019un candidat.Il parait que l\u2019hon.Henri Renault, ancien ministre des Affaires municipales, du Commerce et de l'Industrie, ne veut plus se représenter.D\u2019ailleurs il est bien forcé de le faire, parce que l\u2019on dit couramment, dans les cercles libéraux, que l'on no veut plus de lui, étant donné qu\u2019il s\u2019est fait battre, le 0 août dernier, bien qu\u2019il fût alors ministre de la Couronne.Quant nu Bloc, il ne représenterait pas de candidat à cette élection complémentaire, étant donné (Billet du jeudi Stéphane Mallarmé effet» que le» cause» purement sonore» produisaient sur nos être» nerveux.\" \u2022 \u2022 (1) Editions Bernard Valiquette.J>*s symbolistes suivaient le conseil de Verlaine: Dr la muiiqur avant toute chose.Il faut savoir que de nombreux étrangers, écrivant en langue fran-«;alHe, tinrent à loger A l\u2019enseigne symboliste.Il y avuit parmi eux le» Belges Maeterlinck, Verbaeren, Albert Mockel, Vlelé-Griffln, l\u2019Américain Stuart Merrill, l'Israélite '| Gustave Kabn, le Grec Jean Moréas, qui s'appelait de son vrai nom Papudlaraantopoulo».La nou-\\elle théorie devait conduire A plusieurs Innovation», à certaine» dérouvertes, et A des abus dont la poésie^ française restera longtemps affaiblie.Elle provo«|ua d\u2019abord l'affaiblissement de la rime, puis le méprl» de l\u2019alternance des rime» masculines et féminines.Elle toléra l\u2019hiatus et d\u2019autres licences.Comme l\u2019écrit Fortunot Btrowakl, \u201cla liberté s'installa partout et l'oreille seule ût la loi.\" Mais lu grande liberté fut le vers libre, non pus le vers libre de La Fontaine, soit \"la succession irrégu-llôre de ver» réguliers\", mal» ce vers qui n'est en somme que de U prose poétique, et qui procédait duns une large mesure de l\u2019Américain Walt Whitman.Pendant long-teinps, Mallarmé travailla duns l'ombre, lier autant que modeste.Une élite l'entourait, proclamait ses mérite», mais il ne se produisait guère.Le public le connaissait surtout par les [girodlcs écrites pour se moquer de lui.Ha poésie étuit souvent obscure, mais cela tenait au parti pris chez lui de ne pus dire les chose» trop directement, et A su haine de l'oratoire.N'écrit-ll pas: \u201cNommer un objet, c\u2019est supprimer les trois quarts de la Jouissance du poème qui est faite du bouheur de devluer peu à jH\u2019ii ; le suggérer, voilà le rêve.\" On exagéra l\u2019obscurité de Mallarmé, qui ne se compare point à celle de Valéry.Un bou tiers de se» vers se lisent aussi facilement que ceux de n'importe quel poète.\"Hu réputation d'auteur difficile, dit René Lulou, est.fondée sur trois poèmes, une vingtaine de bounet» et les Divagations.\" Stéphane Mallarmé uaqult à Paris dan» un milieu bourgeois, le 18 mars 1842.il u'avalt rien du bohème, s'était fait au contraire une existence fort rangée.Pour gagner son pain et leur deuxième et dernier fiasco du il Juin.C'est, en toute véiilé, eage de leur part.Le Bloc disparaît en bloc.Le gouvernement de l'Union Na-tlonnle.par l\u2019entremise de son ministre de la Santé et du Bien-Etre social, l\u2019hon M Paquette, doit dans un avenir prochain, doter la ville de Sorel d'un hôpital moderne et spacieux.Pourtant le comté de Richelieu n\u2019est représenté, à Québec, par un représentant ministériel.Ce «pii démontre «pie le gouvernement Duplessis ne se préoccupe pas des questions purtisanne», mais bien de 1 intérêt 6«V»v >î$*v y».v» ' qu'à la septième manche, £™ce\tnous, comme\ton\tle verra\tplus bas,\trenl ïe premier prix.MM.Majeur\tA un coup sûr\t«le Solium, un mehe.\tmais aucune\tde\tses équipes ne\tet Desmarais, aussi des Chevaliers\tput HUr halles A itunge et le super- deux véUssit à vaincre les équipes de la de Colomb, obtinrent le deuxième.|K.deux buts du champ centre Cio \u2022 fort providence qui jouèrent en mal- n Archambault et G.Létourneau vor# le troisième.MM.Soucy et Benoit, W|l||H wtte JüllU.f Aubuchoo et de Drummondville ainsi M .^,j|UUl voguèrent Lafrance et Masse, des Marchands, cj|acun j)onr ainsi conserver leui arrivèrent ex-aequo pour le qua- liwiv.,nil4, nll »,aIoi1 WpiIIov ot Cln joutes chacun pour les Saints ma ne) nmn«*h put* lanceur Montréal, mardi Gigmi Lamvur Broustaiu ciuir lardant Glgmit \\tbltr ma rhr« QUAND VOUS ACHETEZ DES CIGARETTES, DITES SIMPLEMENT! llackburn Irousseau Tiibert .îakisoc Medley St- Thomas d\u2019Aq \u2014A M.et Mme Maurice Gauvin.\t1,1\t» nuire une fille» baptisée Marie-Jeannette- tM>X|*ur local un «lur A
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