Le Courrier de St-Hyacinthe, 9 mars 1934, vendredi 9 mars 1934
[" NOS INSTITUTIONS-NOTRE LANGUE-NOS LOIS 82c ANNEE No.2 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI 9 MARS 1934 La refrancisation et les publications canadiennes-françaises Le mouvement de refrancisation a réveillé l\u2019ambition des nôtres.Un peu partout dans la Province, on a formé des comités, on a convoqué des assemblées où on a discuté les meilleurs moyens à prendre pour remédier au manque de solidarité que nous déplorons, et de nombreux articles dans les journaux et les revues ont apporté leur appui à l'effort tenté pour secouer notre apathie grandissante.La conscience nationale s\u2019est réveillée, l\u2019action a accompli un travail dont nous éprouverons bientôt les bons effets si nous savons coopérer par une union étroite et agissante à la sauvegarde de nos droits.\t.Il faut encore plus cependant.Car, depuis que ce mouvement de refrancisation a été lancé, on a noté une recrudescence d'activité de la part des publications étrangères qui jusqu\u2019ici ont injustement joui fchez nous d'une véritable royauté, au détriment de la presse canadienne-française.S\u2019il est pénible de constater que, dans le passé, les Canadiens-français n\u2019ont pas su conserver le patrimoine national, s\u2019il faut avouer que quelques-uns des nôtres n\u2019ont pas su, fortune faite, assurer leur survivance commerciale ou industrielle, nous ne pouvons croire que l'âme française se laissera complètement absorber par l\u2019élément étranger.Nous avons la conviction sincère que nos compatriotes sauront servir fidèlement à leur tour les publications dévouées aux intérêts du pays.Pour cela, il faut que l'on sache que nous nous sommes laissés défranciser par le cinéma américain, par le mauvais journal, par l'imitation servile de l'étranger, par les revues et magazines de langue anglaise.Que si la langue française n'ocçupe pas en celte province la place d\u2019honneur, si les nôtres n\u2019ont pas leur juste part de fonctionnaires fédéraux, s\u2019il faut réclamer sans cesse des affiches françaises, des enseignes françaises, des noms français et une toilette française, cela provient d'abord du fait que les esprits et les coeurs sont défrancisés, et que les revues et les magazines de langue anglaise ont largement contribué à cette défrancisation.Il faut que l\u2019on sache que pour une population de 7 millions d'âmes de langue anglaise, il se vend par mois environ 28 millions d'exemplaires de différentes revues, ce qui représente 4 revues par personne.Que d\u2019autre part, notre population de langue française qui compte tout près de 3 millions d'âmes, achète par mois environ 300,000 exemplaires de revues, ce qui représente I revue par 10 personnes.Cette disproportion est suffisamment éloquente, croyons-nous; elle se passe de commentaires.EN MARGE DES ÉVÉNEMENTS M.Asselin et la jeunesse \u201cLe Canada'* publiait la semaine dernière en éditorial, un article de M.Asselin intitulé \u201cSéparation\u201d.Après avoir assumé pendant plus de trois ans.la charge de rédacteur en chef de ce quotidien, M.Asselin en prend définitivement congé.Ce dernier paragraphe, qu'il ajoute avec une pointe d\u2019émotion à une des époques de sa vie, demeurera un magnifique témoignage de probité tant en faveur de son auteur que de ses directeurs.Dans ce même article, M.Asselin parle à la jeunesse; il l'encourage, la réconforte et l\u2019incite à conserver et à cultiver les illusions qu\u2019elle est, trop souvent hélas, obligée de laisser derrière elle sur le seuil de ses vingt ans.Nous voulons l\u2019en remercier.Sans doute l\u2019opinion publique, l'attitude politique et les charges de son journal ne nous ont pas habitués à nous apitoyer sur la candeur pusillanime du rédacteur du \u201cCanada\u201d, CRÉDIT RURAL MUSICIENS Discours prononcé à l'Assemblée législative de Québec, le 28 février, par M.Laurent Barré, député de Rouville.CREDIT AGRICOLE FEU M.A.MESSIER Ancien avocat et greffier de la ville.\u2014 A l\u2019âge de 58 ans.Monsieur l'Orateur, La question du crédit agricole ou crédit rural est une question qui a suscité beaucoup de discussions depuis quelques années.Les uns semblent croire que le crédit agricole â base gouvernementale serait une panacée, un remède à tous les maux de l'agriculture.Ils semblent croire que seul le credit agricole pourrait remédier au problème rural et par suite au problème social dont il est l\u2019origine.D\u2019autres avec autant de bonne foi sans doute pensent, disent et répètent que le crédit à base gouvernementale serait un malheur.Que l'exagération du crédit a entraîné plus d'un cultivateur à la ruine.Que ce mais quand il affirme les droits tout- j serajt rendre aux cu|tivatcurs un bien puissants de la jeunesse, quand il se fait le champion de l\u2019ordre bien compris, nous tenons à lui dire que nous sommes tous prêts à l'aider et l'admirer.Quand nous le voyons, à 5e) ans \u201cséduit, comme il le dit, par une entreprise de jeunesse\u2019\u2019, c'est-à-dire quelque chose tout de fraîcheur et de désintéressement, nous devenons ses complices et lui souhaitons le succès.S\u2019ils étaient tous de même mauvais service que de leur ouvrir la possibilité d'accès aux capitaux, etc.M.l\u2019Orateur, entre ces opinions que je veux croire sincères et honnêtes dans leurs origines et dans leurs motifs, mais que je crois extrêmes, il doit y avoir un juste milieu.Un point où serait la vérité.Et je serais tenté de répéter cette phrase que les gens instruits disent en latin et que les paysans comme moi disent en français:\t\"Au milieu se trouve la Le \u201cDroit\" de la semaine dernière vcr*u nous relatait un incident qui ne pê- * M- I Orateur, cette question est che certes pas* par banalité; M.J.Si, maintenant, nous rapprochons ces chiffres de ceux de la circula- , c .\t_\t.\t, lion totale des revues de chez nous et de la population de langue fran- j Samt-Dems, depute, de I rescott au çaisc du Canada, force nous est de constater que nous venons bien en Provmcia * a lerm,ne* en français de-arrière de nos concitoyens de langue anglaise.La preuve est donc faite, hélas! que nos revues de langue française ne se vendnt ni ne se lisent en proportion du nombre des Canadiens de langue française.Toutes proportions gardées, nous venons loin en arrière, et la principale raison provient du fait que nos compatriotes ne soutiennent pas leurs revues comme nos concitoyens anglais appuient les leurs.Irop nombreux les compatriotes qui ignorent même l'existence des revues dirigées et rédigées par les leurs et qui sont les premiers à reprocher ensuite à celles-là de ne pas répondre à toutes les exigences, à tous les besoins.1 rop nombreux les compatriotes qui refusent de s'abonner à une revue écrite en leur langue et qui préfèrent encourager une revue étrangère qu'ils liront à peine, ignorant souvent la langue dans laquelle celle-ci est rédigée.Mais ces faits n'imposent-ils pas aux Canadiens français l'obligation de développer une littérature canadienne par l'inspiration et par la langue, et d encourager d'abord les revues canadiennes qui traduisent le mieux, sur certains points, leurs aspirations et leurs goûts?Le tirage est d\u2019importance primordiale pour une revue.Ce n\u2019est pas du revenu de la vente au numéro chez les dépositaires, ni des abonnements due dépend directement le succès linancier d\u2019une revue.La principale source de profits d'une revue, c'est l'annonce qu\u2019elle publie.Or plus une revue a de tirage, plus elle vend cher son espace d'annonce.Or, pour I annonceur, chaque lecteur d\u2019une revue représente un acheteur possible, et, plus que jamais, l'annonceur cherche à s'assurer le maximum de valeur pour son argent.Mais la publicité est, aujourd\u2019hui, une science précise dont 1 un des axiomes est le suivant: le tirage n'a de valeur que si les lecteurs ont payé pour obtenir un journal ou une revue.Il existe un office central pour la vérification des tirages.Les membres de cet office font annuellement la visite des bureaux des diverses publications pour étudier minutieusement le nombre de numéros vendus et payés, les moyens pris pour répandre le journal ou la revue.Tout éditeur est, en outre, tenu de tournir périodiquement les déclarations assermentées sur le tirage de ses revues et journaux.Si l\u2019éditeur doit nécessairement employer tous les moyens qui lui permettront d\u2019accroître son tirage, il ne peut le faire qu\u2019en employant des moyens légitimes, moyens que peut si facilement lui fournir I encouragement de ses compatriotes.Le journal français est un instrument de survivance nationale.Pour continuer d exercer plus fortement son influence bienfaisante, pour étendre son champ d'action, plaider les causes qui nous sont chères, répandre le culte de la langue française, il lui faut la collaboration empressée, unanime de tous les Canadiens français.En un temps où tout le monde parle de refrancisation, comment ne pas s arrêter à réfléchir sur le sort que nous faisons à nos propres publications?Comment ne pas reconnaître qu'à la défrancisation par la revue étrangère, le magazine américain, le cinéma et le journal, il faut opposer la refrancisation des coeurs et des esprits par la revue française, le journal vant l\u2019assemblée législative d\u2019Ontario, son discours en réponse au discours du trône.une question importante.Elle sc rattache directement au problème de la terre.Que dis-je elle est la grande question, le gros point de ce problème qui à mon point de vue prime tous les problèmes, et que /appellerai la préservation et l\u2019utilisation de notre capital humain.(suite en 3e page) M.Pierre-Paul Albini Messier, inspecteur-vérificateur des affaires municipales pour le gouvernement provincial, est décédé à sa résidence, le samedi 3 mars, à l\u2019âge de 58 ans.Ayant fini scs études classiques en 1893.au Séminaire de cette ville, M.Messier fut reçu avocat en 97.Il fut nommé greffier de la ville de Saint-Hyacinthe en 1912.poste qu\u2019il garda jusqu'en 1924 alors que le gouvernement provincial lui confia celui d\u2019inspecteur-vérificateur des affaires municipales.' Il laisse un fils: Guy, et cinq filles: Lucile, Madeleine, Simone, Suzanne et Ysabclle.Les funérailles ont eu lieu mardi, à la cathédrale.Le deuil était conduit par son fils Guy; son neveu Jules Beauregard; ses beaux-frères, Gaston Girouard et Joseph Lebrun.On remarquait dans le cortège, MM.J.A.1 owner, représentant le sous-ministre Oscar Morin et J.K.Bournet, représentant le département des affaires municipales, et d\u2019autres.La levée du corps fut faite par M.l\u2019abbé Joseph bafcrrière, professeur au Séminaire, confrère du défunt.M.l\u2019abbé Edmour St-Pierre, son cousin, chanta le service, assisté de MM.les abbés Léo Lanoue et P.-E.Chagnon comme diacre et sous-diacre.Suivent les témoignages de sympathie reçus par la famille Messier.Tributs floraux : Le personnel du département des Affaires municipales; familles Hector et Ernest Char- (suite en 5e page) CANADIENS A New-York, à Paris Bien que les compte-rendus des critiques ne nous soient pa.encore parvenus, nous pouvons, dès maintenant.mettre de l\u2019avant le sucer* remporté par nos musiciens canadiens à l'étranger.A New-York.1rs Grenadiers Impériaux ont débuté devant une salle remplir à déborder.Les chaleureux applaudissements et la sympathie des habitués du Metropolitan Opéra ont fait que les débuts du quatuor montréalais ont été marqués par un triomphe.Le mot n\u2019est pas de trop, quand on sait la valeur de toutes les manifestations de l\u2019art musical à New-York.Mlle Marguerite Lesage, boursière du gouvernement provincial, ancienne élève du Conservatoire National dont elle est diplômée, a donné le vendredi, 1 mars, un concert d\u2019orgue à la salle I\u2019level, a Paris.Mlle Lesage qui n\u2019a que 15 ans a conquis d\u2019emblée l\u2019admiration îles artistes parisiens par sa précoce virtuosité et son aisance si charmante.Et, Dieu sait s\u2019il est difficile de contenter les musiciens de la Ville Lumière.Marcel Dupré, le célèbre organiste qui s'est chargé du perfectionnement musical de cette jeune fille, ne craint pas de se faire remplacer par elle à l\u2019occasion.Mlle Lesage jouera à plusieurs endroits, notamment à St-Sul-pice à l'occasion de la retraite de M.C.-M.Widor, qui, par l\u2019âge, abandonne son poste qu'il détient depuis au-delà de 80 ans.1 Les Canadiens-français sont natu-j Tellement musiciens et, quand ils sont bien entraînés, ils deviennent rapide, ment d'excellents artistes.Qui con-| tredira la thèse de M.Eugène Lapier-re, après de telles preuves?F.C.Pour son beau geste, pour avoir su mépriser les sourires inévitables de ceux qui, veules, se disent \u201clarges d'esprit\", M.Saint-Denis a toute \u2014.\t\u2014-\u2014 \u2022 \u2014- p,™f^1oi£e;1 TRADUCTEURS officiels de nombreux imitateurs?DANS NOS PARLEMENTS I\u2019ah .i.vegi rm iiocsip i:r A QUEBEC A OTTAWA R.C.:-o-:- A OTTAWA SOCIALE par le R.P.J.D.Brosseau, 0.P Deux mots me serviront de conclusion à la suite de ce long parallèle entre le Socialisme et l\u2019Eglise: d'abord, il faut reconnaître l'éminente supériorité de la doctrine sociale catholique; ensuite, il faut agir conformément aux Directives du Souverain Pontife.1\u2014Supériorité de la doct.catholique A l'heure actuelle, deux civilisations se dressent l'une contre l\u2019autre: d'une part, la civilisation payenne ou socialisme dont Moscou est le centre; d'autre part, la vieille civilisation chrétienne dont Rome reste et restera toujours le centre.Entre l\u2019une et l'autre, aucun accord possible.Où l'une triomphe, l\u2019autre disparaît.La première est la plus formidable tentative jamais faite pour arracher au Christ la royauté des âmes; et cela, par l'exploitation la plus basse en même temps que la plus habile des souffrances, des haines, des rancunes.\t.\t_\t.\t\u201e\tLa seconde, tout en se réjouissant des français?La chose n'est pas impossible.Il suffirait de commencer par en- \u2019 progrès d\u2019ordre scientifique et maté-courager les journaux de chez nous en s'y abonnant, puis en ses lisant et place en Dieu le terme ultime de en les faisant lire.S\u2019appuyant sur une masse de lecteurs, une telle publica- *outc *ctivité cr*éc et\tT t*\tj\t»\t.\t,\t,\t,\t.\tbiens de ce monde que comme de non serait en mesure de progresser plus vite, de repondre aux exigences simp|C3 moycns dont faut uscr de ses abonnes, d etendre sans cesse son rayon d\u2019action et d\u2019influence.1 dans la mesure où ils conduisent à C est notre petit peuple tout entier qui profiterait d'une telle collaboration cette fin.Voilà deux systèmes étran-intelligente.\t|\t(suite en 6e page) L\u2019\"Autorité\u201c de Montréal, dans .son numéro du 17 février 1934, a RR\tS *1* J Çr W[ ' jugé à propos de critiquer le gouver- nement fédéral, sur le projet de loi concernant les traducteurs officiels à Ottawa.Avec un persifflagc absolument déplacé, elle tente d\u2019ameuter les Canadiens-français contre l'Honorable C.H.Caban; c'est le ministre qui a charge du projet de loi.Laissons de côté pour le moment, le ton gamin de l\u2019article, de même que l'appel aux préjugés de race, et établissons les faits.En janvier 1934, nous avions à Ottawa 92 traducteurs qui nous coûtaient en salaire seulement, la somme de $252,(XX).soit un quart de million de dollars par an.Cependant, le département du Secrétaire d\u2019Etat, était incapable de trouver parmi ces 92 employés, un seul traducteur pour traduire en français, le Discours du Trône.Quelle est la cause de cet état de choses?La voici.Quand un aspirant à la charge de j traducteur a été agréé, il est entendu qu\u2019il devient traducteur non pas pour une spécialité, mais pour tous les sujets.C'est un fonctionnaire public, sous la direction du gouvernement.Or, du moment qu'un traducteur est en fonction, que se passe-til?Le traducteur cherche à se découvrir une sinécure; il n'a plus qu\u2019une ambition:\têtre astreint le moins possible à toute surveillance et se spécialiser dans un ouvrage qui lui imposera le moins de labeur.De fonctionnaire qu'il était, il se transforme insensiblement en autocrate: il choisit son travail et n'en veut faire aucun autre.(suite en dernière page) Le bill de Montréal.La loi des compagnies.-* Délégation chez le ministre provincial du I ravail.\u2014 Les \u201cajusteurs\" d\u2019assurance.La question des préséances.Un (rus! du tabac au Canada.\u2022 La ( ommission d'enquête continue.Le bill de Montréal Montréal est resté pendant plusieurs jours le sujet d\u2019actualité à l\u2019Assemblée Législative de Québec.On a fait une revue générale de la législation actuellement en vigueur dans la métropole.La charte de Montréal est pratiquement constituée de lois spéciales.A la fin de la semaine, on en était encore à étudier le cas des colporteurs, marchands de bric-à-brac et spéculateurs sur le vieil or.Le fameux plan d'ensemble a fait sa réapparition dans une motion du député de Dorion, demandant l'établissement d\u2019une commission pour la confection de grands travaux publics sur l\u2019ilc de Montréal.Qui osera prétendre après cela que la ville de Montréal conserve son autonomie, que le gouvernement provincial ne la mène pas \u201cpar le bout du nez?\" La loi des compagnies On se souvient qu'il a été décidé à la dernière réunion interprovinciale que les provinces devraient soumettre des plans et amender leurs lois des compagnies de manière à rendre cette législation uniforme dans tout le Dominion.On prétend aujourd\u2019hui dans les milieux ministériels québec-quois que ce projet de M.Bennett ne convient pas à notre province.Un comité sera formé pour étudier le problème.Conséquence:\tla loi des compagnies restera cette année telle qu\u2019elle est.S\u2019il est jugé à propos d\u2019accéder à la demande du fédéral et des autres provinces, la loi des compagnies de Québec sera amendée l'an prochain.M.Taschereau n\u2019a pas mê- \u2022 (suite en dernière page) Un fait à noter La conduite de l\u2019Opposition libérale a Ottawa es! parfois bien curieuse! I emoin ce! incident révélateur de I esprit qui liante actuellement M.King.Pendant trois semaines, on a discute à Ottawa le débat sur l\u2019Adresse.M.King et ses co-équipiers ont prolongé indûment les débats, alla quant à fond de train le ministère Bennett.Le tout s\u2019est enfin terminé 0 par une motion de M.King demandant un vote de non-confiance envers le gouvernement.La dite motion a été renvoyée par une forte majorité.Remis à la tâche le gouvernement présente les deux principaux items de sa législation :\tl\u2019établissement d'une commission d'enquête sur les affaires du pays et la création d'une banque centrale.Fait assez curieux, les libéraux, M.King en tête, se déclarant du même avis que le gouvernement sur ces deux questions.Tous réclament enquête et banque centrale.Pourquoi alors M.King vient-il parler de manque de confiance dans le ministère Bennett?N\u2019acccptc-t-il pas avec enthousiasme les deux principaux points de son programme?Si c'est cela la logique La question des préséances En réponse à une interpellation faite à ce sujet par le député de L'Assomption-Montcalm, l'Hon.M.Cahan secrétaire d'Etat a donné certaines explications à la Chambre.M.Séguin demandait si le secrétaire d\u2019Etat avait communiqué avec Londres (suite en dernière page) VENDREDI 9 MARS 1934 COURRIER DE SAINT-HYACINTHE ^\tr+\\jrr+,^ Ms^r+ Je n\u2019entends que le vent Je n\u2019entends que le vent qui pleure dans les saules Et me prend dans scs bras pour me bercer un peu.Je suis lasse et je n\u2019ai pour me fermer les yeux Que les souffles du vent dont les baisers me frokïïl.Dans le soir qui descend et qui ni etreint, j'ai peur.Je voudrais, appuyci au profond d'une épaule Mon front lourd des chagrins que je n\u2019ai pas pleures Mais je n'ai pour bercer mes rêves déchirés, Mais je n\u2019ai pour blottir ma faiblesse et mon coeur.Que l\u2019automne, et le vent qui pleure dans les saules.Alice LEMIEUX La triste semaine Ils ont vu cela! Oui, ils l'ont vu Nous en sommes sûrs, nous qui croyons que la mort est la naissance à la vie définitive qui croyons que l\u2019invisible est peuplé de réalités plus vivantes qu« celles de la terre nous qui sentons, au bout de nos doigts, des doigts et, parfois, bondir notre coeur parce que, tout près de lui, bat un coeur évadé d\u2019ici-bas * * * Ils ont vu cela, ceux qui.pieusement, sont morts pour la Patrie les Saint-Cyriens, en gants blancs, de Charleroi ceux de la Marne ceux de la Somme ceux de l\u2019Àrgonnc ceux de Verdun ceux de partout, sur terre et sur mer.Joffre Foch Ils ont vu cela, sur cette place, qu\u2019ils avaient traversée dans une auréole d'épopée L\u2019étranger, lui aussi, l'a vu \u2022 \u2022 Ils ont vu qu\u2019un grand dégoût était monté dans les âmes.Et il était si grand, que, de partout, se levaient de beaux jeunes gens révoltés, mais ardents, désintéressés, croyant à la Patrie, à Dieu Derrière ces jeunes se levait aussi l'armée des anciens de ceux qui avaient échappé à l'enfer des batailles.et qui ne voulaient pas que, dans la boue, soit submergée la grande chose, pour laquelle ils s'étaient tant battus.Graves, disciplinés, ils étaient alors descendus, sous les plis de leurs drapeaux, médaillés, mutilés, tous amoureux du même amour tous, croyant avoir acquis, au prix de leur sang, le droit de réclamer, en masse, une France honnête et propre.\u2022 \u2022 Et puis, le reste i des Français, anciens soldats, tirant sur des Français, anciens soldats tirant sur des petits jeunes, désarmés, coupables d\u2019avoir un idéal et de s\u2019y sacrifier des petits qu'on a enterrés aujourd\u2019hui cette place de la Concorde, unique au monde, revenant un champ de bataille de guerre civile.Et sur le socle d\u2019une de ses statues glorieuses, le stigmate d'ure main ensanglantée, qui s'était, la nuit appuyée sur elle, lamentablement.Ils ont vu cela! \u2022 \u2022 \u2022 Et pourquoi toute cette horreur?Pour bien des choses, mais surtout parce que cette puissance, dont personne n\u2019ose prononcer le nom.a fait, d'une basse affaire d\u2019escroquerie, une affaire politique.parce que, dans le secret de ses Conseils, elle a décidé de couvrir, à tout prix, les coupables.parce que, acculée, débordée par une réaction dont elle n\u2019avait pas prévu l'ampleur, elle a peureusement donné l\u2019ordre de tirer de tuer .Tout, pourvu qu'ils ne passent pas! Briand, un soir de grève générale, tendail ses deux mains du haut de la tribune, et il s\u2019écriait avec un accent qu\u2019on comprend: Et, sur ces mains, pas une goutte de sang! Ces messieurs n'ont pas eu le même scrupule .* Maintenant, on va tenter de paner la grande blessée.Sur 615 députés et 314 sénateurs >as un homme capable de s\u2019impo- cr.Pas un! Il a fallu aller chercher M.Dou-inergue.Certes, nous nous inclinons devant ce bon citoyen qui, au soir d'une lourde vie, accepte de reprendre la barre en pleine tempête: Il fera ce qu'il pourra .Il réussira peut-être à réaliser la trêve des partis, \u2014 ce qui est déjà quelque chose.Mais pour combien de temps?Et après ?* * * Car le mal profond reste toujours là.Le laicisme, partout installé fleurit sa logique fleur de mort.La \u201clutte des classes\u2019\u2019 a buriné la haine au coeur de tous ceux qui ne vivent pas vraiment sous le signe du Christ.La Loge tient la France à la gorge, comme un cancer tient un malade.Elle tient d\u2019ailleurs encore plus ceux qui la servent, et qui, voués à la destruction religieuse, tournent, toujours les mêmes, dans un même cercle du Dante, d\u2019où ils ne peuvent plus sortir.* * ¥ C\u2019est pourquoi, si nous croyons à M.Doumergue, nous croyons surtout à \u201cplus haut\u2019* Nous croyons aux mains jointes, à l\u2019effort tendu de chacun à la communion des saints Les grands amours d\u2019ici-bas restant les grands amours de l'au-delà.Mercredi soir, penché à ma fenêtre, je regardais les longues avenues désertes.Au loin, retentissaient les derniers cris de l\u2019émeute.Et j'aperçus, au-dessus de moi une étoile qui palpitait, telle une lampe de sanctuaire, au seuil de l'immensité silencieuse.\t.Et je pensais: \u201cComme nos querelles doivent paraître misérables à Celui qui règne dans les cieux et à tous ceux qui, auprès de lui, sont libérés de la frénésie des passions humaines ! \u2019\u2019 Et pourtant.Il a dit: Tous les cheveux de votre tête sont comptés.Il a dit encore: Je vous aime, comme une mère n'aime pas son enfant * * * Alors, Il a les yeux sur notre misère et aussi sur tout ce que représente la France tant de bien! .tant de prières! tant d'apostolat! tant de souffrances! Et Lui, qui trace sur le sable une ligne, que les plus terribles marées ne dépassent pas, il ne permettra pas que notre cher pays soit submergé à jamais sous la profusion du mal.\u2022 \u2022 \u2022 En des heures tragiques, il a suscité une Geneviève, une Jeanne d\u2019Are un Foch Ce qu'il a fait hier, il peut le refaire demain.Il exaltera les forces spirituelles de chez nous.A ceux qui se dépensent, il donnera h soif de se dépenser davantage d\u2019aimrr plus encore qu\u2019ils ne sont haïs 'atarrhe du Nez ou de la Gor0e Mettre Vicks dans le nez ou le faire fondre dan» l'eau chaudeetrinhaler* VIS JJ* ) % \\ 5 ï Il écoutera ceux qui, là-haut, doivent inlassablement plaider notre cause.Et un jour reviendra où, de nouveau, nous émergerons dans la paix dans la réconciliation, et peut-être même dans l\u2019amour.Que Dieu protège la France! Pierre L\u2019ERMITE :-o-: L\u2019EDUCATION AU FOYER par J.-E.Paquin .t ¦ ¦ \u2014-\tV Destinée des femmes (suite) Mesdames, Dieu lui-même vous a préparées à cette triple destinée de la vie présente, obéir, travailler et souffrir, en vous donnant la conscience de votre faiblesse, quelques malins disent même de votre infériorité; en vous créant industrieuses et propres à tous les détails de la vie; en vous douant, avec une organisation en apparence si délicate, d\u2019une force secrète qui vous fait supporter les douleurs auxquelles succomberait le courage le plus viril.C\u2019est pour cela aussi qu\u2019il a versé dans vos âmes avec abondance, les riches trésors de l\u2019amour qui, se transformant en toutes sortes de sentiments généreux, contribue à vous faire remplir dignement et à vous rendre doux et faciles les devoirs sacrés de fille, d'épouse et de mère._ Ceux qui vous parlent d'égalité et d\u2019indépendance, donnent tous les jours un démenti à leurs paroles par le rang qu\u2019ils vous assignent dans la hiérarchie sociale: s\u2019ils affectent de vouloir vous affranchir, c\u2019est pour mieux vous séduire.Ils vous offrent l\u2019oisiveté qui corrompt à la place de la vie laborieuse qui sanctifie.Et quant à la souffrance, comment pourraient-ils vous en exempter, quand Dieu lui-même ne vous accorde la plus pure, la plus douce de toutes les jouissances, celle de la maternité, qu'au ^rix des plus cruelles douleurs?La religion, en vous découvrant la route du calvaire, et en vous donnant la croix pour appui, a plus fait pour votre bonheur que toutes les vaines théories des hommes; et tous les types les plus séduisants, fruits de leurs imaginations mensongères, s\u2019effaceront toujours devant les traits divins de la femme chrétienne.Que celles qui seraient tentées de rougir de leur modeste condition, jettent les yeux sur le type par excellence, sur le modèle des femmes, sur l'auguste Marie! Qui plus que cette divine Vierge a été dignement célébrée par toutes les bouches, dans tous les temps et dans tous les lieux?Et cependant, qui fut plus humble jamais que Marie?Heureuses donc, non point celles qui, cédant au prestige de la vanité et de l\u2019orgueil, tentent de s\u2019élever un monument à un rôle impossible, pour retomber aussitôt dans l\u2019humiliation ci dans l'oubli Mais heureuses celles qui se renferment dans leurs modestes attributions, dit saint Jean (IV, 34) font leur nourriture quotidienne de l'accomplissement de la volonté de Dieu.Heureuses celles, dit-il encore, ST-DAMASE St-Jean étaient en visite chez leurs parents la semaine dernière.I qui prenant sur leurs épaules le joug du Seigneur, apprenant de lui à être douces et humbles de coeur! Heureuse enfin, dit St-Matthieu (XI, 20) celles qui ont trouvé le repos de leurs âmes, en se résignant chrétiennement à travailler, à obéir et à souffrir! Le travail est pour les lemmes un puissant préservatif contre le vice, et la source la plus pure de la prospérité domestique et nationale.L\u2019obéissance les maintient dans une sainte dépendance de la volonté de Dieu, et sert de point d\u2019appui à leur coeur pour s\u2019élever vers le ciel.La souffrance est pour elles comme la haie qui protège la prairie verdoyante et le champ ensemencé.Celles qui ne veulent être entourées que de fleurs, ne j tardent pas à être ravagées par les mauvaises passions; pour se conserver pur dans l\u2019exercice de la vertu, le coeur a besoin d\u2019être entouré d\u2019épines.Quand on voit les femmes en butte à l\u2019injuste tyrannie des hommes qui abusent, pour les accabler, de la force même que Dieu leur a donnée pour les défendre, un tel spectacle ne provoque pas seulement l\u2019indignation, mais fait naître le désir de les voir délivrées d\u2019une si cruelle tyrannie.On se demande s'il ne serait pas possible de les affranchir d\u2019un tel esclavage, et de leur procurer les avantages d'une juste égalité avec les hommes.Mais on vient à considérer quelles seraient pour les femmes les conséquences d\u2019une telle émancipation; quand on pense qu\u2019à raison même de leur faiblesse, elles sont naturellement portées à abuser de la liberté, et que l'indépendance aboutit presque toujours pour elles à une dégradation morale qui est la pire de toutes les servitudes, on doit se consoler dans leur intérêt de les voir plutôt gémir sous une injuste oppres- (suite en 7v page) \u2014Mlle Germaine Guillet de Saint-Valérien, Mlle Yvette Lussier de Montréal, étaient de passage chez ! leurs pères dimanche.\u2014Mme David de Grammont de Bouchette et Mlle Isola Desmarais de la Poudre à Coquerelles lYSTERIEUsr Détruit Détruit radicalement les coquerelles./ f'n mtr* ,\u2019xirruui Riche et agréable en saveur THÉ i coir is des plantations' I Ils font preuve ^ de bon gout N'expérimentez pas.Lorsque vous recevez, servez toujours les Biscuits au Soild Christie .frais et feuilletés.Ils sont le clou final des meilleurs repas.m NuuïCiU C,AQui:US A L' Cmv.p.Ch.^» en\t» prix p*ruUire-ttoirrW'r- m Christie\u2019s SODA WAFERS >00^0\tsi ) sny row i/o si tn >/ro*i\\si tmsnsoxrt >/7ox/t t/rosa/rasn\t> in > tn > /ro/ro/n > m > //n vetûi > jn\\ Æi\\Ai S § M.Mé $ % § s Mm i Mm $ | 5 $ Mt S Mm S $ ! s *§ \u20225 § UNE AUBAINE! Pour guère plus que le montant des frais de poste La Revue Moderne vous offre f» titre de lecteur du journal Le Courrier de St-Hyacinthe un abonnement à une revue a la fois instructive intéressante et saine.m ans (30 numéros) Prix régulier: $1.50 par an $2 LA R K VUE MODERNE.JJOcfct.rue Notre-Osmr, Montréal Fondée en 1919, LA REVUE MODERNE est reconnue par les autorités compétentes, tant religieuses que civiles, comme la meilleure revue que possède le Canada français.l'umit clmqiu* mois et contient : Article» de fond.Décora d'intérieur.Voyages.Actualités littéraires et artistiques, La Vie Canadienne.Critique littéraire.UN ROMAN COMPLET\tv (pourant tire mis entre toutes U* mains) Nouvelles, Recette» île Cuisine, Mode et Broderie, Le Courrier, 1 a Petite Poste Envoyez-nous le coupon sans tarder ! IléfNHJPKZ ICI COUPON\ti Mur%, Jr iler-nandez aussi la brochurette, \u201cLe Chemin Royal vers I.» Santé\u201d.ACHETEZ DES PRODUITS CANADIENS t* UjTih*\tV* v* il*\ti>4T/y 4.?< LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI 9 MARS 1934 CRÉDIT RURAL isuitc de la 1 ère page) M.l'Orateur, faut-il répéter comme tant d\u2019autres, l\u2019antienne si souvent rabattue, que l\u2019agriculture est la chose importante, qu\u2019elle est notre espérance dans la détresse actuelle?Je vous avoue que je serais tenté de rééditer le vieux cliché de la terre nourricière de l\u2019habitant, son maître et son roi.Mais j\u2019ai entendu tant d\u2019hypocrites chanter les beautés de la terre dont ils ne veulent ni pour eux ni pour leurs enfants.J\u2019en ai tant entendu; faire en paroles des louanges du terrien, tandis que leurs actes prouvaient que dans leur coeur et esprit ils n\u2019avaient pour nous que dédain et mépris; que j\u2019en suis venu à être écoeuré des compliments et des complimenteurs; même de ceux qui peuvent paraître sincères et désintéressés.La première chose à faire est sans doute de prendre position et de dire immédiatement ce que je pense de cette question agricole.Ce n\u2019est pas un remède à tous les maux agricoles.Ce seul remède ne donnera pas la solution à tous les problèmes, d\u2019autre part nulle entreprise, qu elle soit agricole, industrielle ou autre ne peut être mise en oeuvre sans capital et l\u2019agriculture manque.Qu\u2019il y ait eu des abus dans ie passé, personne ne prétendra !c contraire.Que des cultivateurs aient abusé du crédit; c\u2019est certain et je ne suis pas homme à nier une vérité pour les besoins d\u2019une cause, si chère qu\u2019elle me soit, si importante qu\u2019elle me paraisse.Oui il y a eu des abus de crédit mais je ne suis pas prêt à admettre que les cultivateurs ont abusé plus que les autres classes.Et je pose une question.Que dirait-on si quelqu\u2019un osait prétendre que l\u2019industrie ou le commerce devraient être privés du crédit qui leur est indispensable parce que des centaines de commerçants d\u2019industriels, compagnies et individus ont abusé du crédit et que des faillites en ont résulté?À celui-là on répondrait sans doute que nous avons besoin d\u2019industrie et de commerce, que le crédit leur est indispensable et que l\u2019abus ne doit pas enlever l\u2019usage.Ce qui est vrai pour l\u2019industrie et le commerce est vrai pour l\u2019agriculture.Que dis-je?Non seulement le capital est nécessaire en agriculture comme a l\u2019industrie et au commerce mais il y a plus.Ce besoin de capital prend en quelque sorte figure de problème national quand la question agricole est en jeu.Le problème de l\u2019heure.Le gros )robl èrne, à mon point de vue c\u2019est utilisation de notre capital humain.Autrement dit l\u2019établissement, le placement de nos jeunes à mesure qu\u2019ils viennent à maturité, c'est-à-dire à I âge de s\u2019établir.D\u2019après une enquête faite par l\u2019U.C.C.il y aurait dans nos campagnes québecquoiscs environ cinquante à soixante mille jeunes gens en âge et en état physique de s\u2019établir, mais qui ne peuvent faute de capital.Ajoutons à cela que tous les ans il vient ainsi à maturité, au moins une dizaine de mille jeunes hommes bien constitués, bien qualifiés pour être de bons terriens, et à qui manquent les moyens de s'établir.A venir jusqu\u2019à il y a quelques années les Etats-Unis absorbaient le surplus de nos enlants mais aujour-d hui iis nous rendent le service de les refuser et nous sommes en face de ce problème étrange: de ne savoir quoi faire de cette richesse incomparable pour un peuple.Le capital humain.J ai dit richesse incomparable en parlant de nos jeunes campagnards, et je ne crois pas que le terme soit trop fort.Certes il y a bien des facteurs qui contribuent à la grandeur, à la puissance d\u2019un peuple mais il n en est pas qui puissent être comparés quant à leur importance à ce que je me permettrai d\u2019appeler le capital humain.M.l\u2019Orateur je me suis promis au début de cette session d'être le moins désagréable que possible:\tmême à I égard de ceux que je crois coupables de négligence et d\u2019insouciance quasi criminelles en ce qui concerne la mise en oeuvre et en valeur de notre capital humain.Je ne chercherai donc pas à établir aucune responsabilité.Nous sommes ici dans Québec un peuple à part.Un peuple originairement pauvre en argent mais riche en vigueur physique et en qualités morales.Nous sommes un peuple trempé à la lutte et pour la lutte.Abandonnés de la mère patrie, cédés par la France lors d\u2019un marché regrettable mais que la corruption des grands de ce temps-là avait rendu inévitable, il semble que nous aurions dû disparaître comme peuple.La vigueur de notre peuple.Le coeur, la conscience, la vigueur de nos paysans canadiens sauva ce que l\u2019orgueil, l\u2019égoisme et la corruption des grands avaient perdu.La terre fut notre rempart apres la défaite et l\u2019abandon.Les terrien et leur conscience de croyants furent notre force et le levain qui permit la levée d\u2019un peuple que le monde croyait devoir mourir.Il n\u2019est pas mort ce peuple de pauvres terriens.Il n\u2019est pas mort ce peuple abandonné des puissants, et aujourd\u2019hui c\u2019est encore la lutte.Les berceaux sont là, ils ne chôment pas; les petits Canadiens grandissent nombreux, parfois aux prix de sacrifices et de privations que ne peuvent comprendre et apprécier les jouisseurs pour qui le monde finit au bout de leur petit moi.Et si vous parlez aux parents de ces familles de nombreux enfants, ils vous diront'sans orgueil qu\u2019il faut faire son devoir, que ce sont des criminels ceux qui retusent de transmettre la vie qu\u2019ils ont reçue et qui ne leur appartient pas.J'ai cru.Je crois encore qu\u2019ils ont raison.Mais nous?Nous qui avons reçu mandat de considérer et de défendre le bien de la collectivité; que serons-nous si pour des considérations mesquines d\u2019intérêts secondaires nous refusons de prendre les moyens d\u2019assurer à ces vies humaines, à ces \\ies canadiennes, à ces vies chrétiennes leur plein rendement pour le bien de l\u2019humanité, la grandeur de notre peuple, la gloire de notre Dieu.Nous vivons des heures graves, mais comme toujours nous avons chez-nous tous les éléments nécessaires à notre relèvement.Comme au lendemain des malheurs de I 760, les berceaux sont là, ils ne chôment pas et n\u2019ont pas chômé.La terre est là.et si par malheur trop de nos grands hommes la méprisent, par bonheur ils sont encore nombreux ceux qui l\u2019aiment et sont prêts à lui consacrer leur vie.Les enfants sont là, les jeunes sont là, cinquante mille, soixante mille dit l'U.C.C.qui s\u2019y connaît.Soixante-quinze mille l\u2019an prochain.Ils veulent vivre, ils veulent travailler, ils veulent fonder un foyer, se bâtir un nid.A leur tour transmettre la vie qu\u2019ils ont reçue, élever des petits Canadiens.Ils veulent de cette terre canadienne fécondée de leur Dieu et travaillée de leurs mains faire sortir les choses nécessaires à leur subsistance et à celle de leurs semblables.Ils veulent mais ils sont paralysés par les conditions actuelles, le manque de capital et l'absence de crédit.C\u2019est ce crédit que je réclame.C\u2019est ce capital nécessaire et qui manque, que ma motion tend à leur fournir.On a dit et je suis disposé à l\u2019admettre qu\u2019un crédit gouvernemental qui pourrait prêter à tous les cultivateurs en détresse financière exigerait trop de capitaux et que le gouvernement ne pourrait y suffire.Aussi ce n\u2019est pas là ce que demande la résolution mise devant cette chambre.Ceux de nos cultivateurs que la baisse des prix et la dévalorisation des propriétés depuis qu\u2019ils les ont achetées met en mauvaise posture financière peuvent et doivent être secourues par l\u2019autres moyens que le crédit agricole.Sans vouloir sortir du sujet, qu\u2019il me soit permis de citer brièvement, le moratoire, qui je l'espère sera prolongé et complété, le crédit d\u2019urgence de maintien à la terre moins coûteux que le chômage, la diminution des frais de vente par le shérif, en passant, mes félicitations au député de Yamaska, d\u2019avoir présenté un bill en ce sens, la simplification des procédures et la réduction des dépenses, tant dans les règle- ments d\u2019insolvabilité que dans les ventes forcées soit par le shérif ou autrement.L\u2019élaboration et la passation d\u2019une loi de garantie sur le roulant agricole connue sous le nom de \u201cCheptel morgage\u2019\u2019 dans les provinces anglaises.La révision de la liste des créances privilégiées qui sont trop nombreuses chez-nous, et autres mesures qui devraient être présentées par le gouvernement et qui permettraient aux cultivateurs actuellement en place soit, de faire un règlement, un réajustement pas trop onéreux, ou encore de rester en place et d\u2019attendre des jours meilleurs.Jours qui viendront certainement en dépit des profiteurs de crise qui s\u2019engraissent des souffrances des autres et qui veulent que cela continue.M.l\u2019Orateur la motion est explicite dans ses considérants et dans sa conclusion.Les argents provenants du crédit fédéral coûtent 6V2 d\u2019intérêt annuellement, c\u2019est certainement trop élevé; surtout si on considère qu\u2019il est possible d\u2019avoir des fonds à un taux beaucoup moindre.Il existe dans l'Ontario un système institué en 1022 en vertu d\u2019une loi passée en 1921 et incorporée dans les statuts de l\u2019Ontario ! 021 au chapitre titre \u201cAn act to finance Agricultural Development (Assented to May 1021).Je me permettrai de citer des extraits de ia loi.Voici ce que dit l\u2019article deux de la loi: \u201cThe treasurer of Ontario is hereby empowered to borrow money by means of deposits in any amounts and from persons or corporation and to open offices for this purpose at several points in the province of Ontario as lie may find necessary.De lait dès I(?22 il y avait de ces bureaux d\u2019ouverts et après huit mois d\u2019opérations il y avait des dépôts pour plus de huit millions et demi.En 1924 les dépôts dépassaient vingt millions.Malgré la crise le système fonctionne encore et les dépôts se maintiennent et même aujourd\u2019hui ils dépassent le montant de vingt quatre millions.Je me permettrai M.l\u2019Orateur de citer un passage de la lettre du directeur* L article \u201c3 \u2019 prévoit la fixation du taux de I intérêt et l\u2019article \u201c4\u201c prévoit l\u2019emploi des argents provenant de dépôts.Ces argents au terme de la loi devant servir à financer le prêt agricole aider les entreprises agricoles.Et en dernier lieu acheter des débentures soit du gouvernement ou des municipalités garanties par les gouvernements.De fait ils ont servi à financer le prêt agricole de l\u2019Ontario autrement dit Agricultural Development Board.Nous arrivons maintenant à la question de ce que coûterait ces argents.Les dépôts acceptés sont des dépôts d'épargne seulement.Par con- ! séquent les frais d'administration sont simplifiés à leur plus simple expression.Le taux est fixé suivant l\u2019époque.Les banques payant maintenant 2Vi'\\ le taux d\u2019une institution semblable que le gouvernement de la province de Québec établirait devrait être au même niveau.Même on me dit que sérieusement il est question de réduire ce taux à 2v/\\ .Mais prenons comme base le taux de 2Yii o actuel.Ajoutons à cela les frais d'administration qui je l\u2019ai dit et le répète sont minimes et qui ne devraient pas dépasser Zi de I %.Et nous arrivons à ceci que les argents que le gouvernement de notre province pourrait se procurer de l\u2019argent à un taux de revient ne dépassant pas 3'(.Soyons larges et ajoutons une autre fraction de J/2 de I ', pour imprévus et nous avons comme maximum de revient du capital tout prêt à être prêté aux cultivateurs et coûtant au gouvernement en tout et partout 3'i annuellement au pire aller 31 y ( .Voilà pour le prix de revient.Le système actuellement suivi par le gouvernement de cette province consiste à faire servir les argents du prêt fédéral, lesquels argents coûtent 61/>', d\u2019intérêt annuellement.A cet intérêt de 6* 2% le gouvernement (suite en 6e page) STE-HELENE \u2014M.l\u2019abbé J.Morin, curé et M.Pierre Savoie sont allés à Montréal la semaine dernière.\u2014M.Antoine Dufault s\u2019est rendu à Upton il y a 15 jours pour assister aux funérailles de son gendre M.Alfred Côté.\u2014La fabrique Brodie\u2019s Ltd., avenue neuvième a ouvert ses portes ces jours-ci.:-o-: \u201cThe benefits derived from the establi liment of the Province ol Ontario Savings Office have been twofold.flic public have been provided with a safe depository for their savings .with every facility to encourage thrift.I he government has been supplied with some Iwcnty four Millions of dollars, at a very low rate of interest, and at practically no cost of handling.Supplementin these direct benefits has been the intangible benefit of confidence and assurance and the encouragement to thrift, which has been particularly valuable during the last four years of wo rid wide interest.M.l\u2019Orateur je vous demande pardon si j\u2019insiste sur ce point.L\u2019établissement de ces bureaux d\u2019épargne dans l\u2019Ontario ont eu un double effet avantageux, ils ont fourni au public épargnant un endroit sur où ils pouvaient déposer leurs épargnes en toute confiance et avec la certitude que ces argents serviraient au relèvement de l\u2019agriculture et par conséquent au bien général.\u2018Faut-il rappeler que chez nous dans notre bonne vieille province de Québec ils sont malheureusement trop nombreux ceux qui pour avoir été exploités, peut-être volés par des chevaliers d\u2019industries qui leur substilisait leurs économies en sont venus à la conclusion qu\u2019il valait autant tout dépenser au jour le jour et en jouir comme de se faire des économies et se les faire voler ou substiliscr par des moteurs de compagnies ou des \\en-deurs de parts assez souvent existantes que sur le papier.Les bureaux d\u2019épargne de l\u2019Ontario ont rendu le service de mettre à la porté des petits épargnants un lieu sûr ou placer leurs argents et en même temps la satisfaction pour les petits épargnants que leurs économies serviraient au bien de la communauté en servant au bien de l\u2019agriculture de leur province.\t\u2022 L\u2019autre bien qui est résulté de ces bureaux d\u2019épargne c\u2019est que les argents ainsi obtenus le sont à un prix de revient plutôt modique.Mais je reviens à la loi que je citais tantôt Statuts de l\u2019Ontario 1921 chapitre 31.\t.La viande d\u2019agneau La viande d'agneau qui est fournie au consommateur varie suivant la saison.On trouve sur le marché une quantité limitée de très jeune agneau au temps de Noël.Cet agneau a un goût égal aux meilleures viandes de volailles.La majorité des agneaux précoces sont mis sur le marché pour le commerce de Pâques et l'on sait cjuc l\u2019agneau de Pâques est un produit de choix.Les morceaux sont petits, très bons, povr certaines occasions spéciales.Pendant le printemps et le commencement de l\u2019été les approvisionnements de jeune agneau augmentent toujours et l\u2019agneau de juillet et d\u2019août est encore du jeune agneau, qui se distingue tout spécialement par sa succulence et sa bonne qualité.A mesure que l'agneau avance en âge, il développe un goût spécial.Sa viande se vend à partir de septembre jusqu\u2019à la fin de novembre et on peut se la procurer à des prix très raisonnables.A partir de décembre et jusqu\u2019à la fin d\u2019avril la viande fraîche d\u2019agneau vient des agneaux qui ont été nourris au grain et spécialement engraissés pour le marché d\u2019hiver.Nous aurons beaucoup de viande fraîche d\u2019agneau à l\u2019avenir grâce à l\u2019initiative du ministère fédéral de l\u2019Agriculture qui fait venir des agneaux de l'ouest sur l'est pour les engraisser allongeant ainsi de beaucoup la saison de l'agneau frais.:-o- :- Simples Règles qui Préviennent la LASSITUDE Save», vou* qu*li rx «te un moyen «Impie nk lurH » rt l»* cerveau * rnbknt parrain rt lourd» f O moyrn.r>il rjr nrre '/moi/ rt de vous aa»u-r*»r que vou» n\u2019f»l unr victim* mourn* ;»nt* d ttunrnpUte éliminai Ion dr» décbet» organique» Mann*/ modérément.Donne» »ufhr.irmn'-n< Prrn*i abondammrnt d'air frai».d rxrrcicr et de divertissement* Nr vou» (ourntrmr/ pa* ht as*urei>voua élimination complet, rn prr.nant une ou dnix foi» la »*maine un vrrrr d* SH Andrew» pour Ir l oir, nimulanl rt agréabb-au yoûl.Nr commet'*» pa» l'erreur dr croire qu* parce qur lr fonctionnement organique rbex vou» e»t régulier votre or»di»i»me fonctionne A la i»erfection C'*»t parce qur vo» organe» éliminatoire» nt fonctionnent f pleinement que vou» pau*\\c dr» jour* de laMÎtude ou «ouffr.x d indiy.*»iion et de maux de tête.Le verre*d* tonifiant Sri Andrew» i*otir le Foie pria une ou deux foii l.t semaine aidera la nature à Uvoriv r une élimination iomplHf, vou» donnant ainti un vif appétit ri vou» maintenant eu vigoureux santé.Mieux vaut prévenir que guérir.Cominenc i tout de fuite & observer cr» «impie» et peu ixril-teuiH !» lté*!*» Andrew» de Santé.Prooirex-vou» chez votre pharmacien }r Sel Andrew» pour le eoie.En boite».J5é et 60t.Nouvelle gro*w* bouteille.75e.Agent» exclusifs: John A.Huston Co., Ltd., Toronto.\t9F IBERVILLE La messe du premier vendredi du mois était pour les jeunes ligueurs du Sacré-Coeur de l'Académie, leur 2e réunion dans notre église paroissiale.Après la messe la voix sympathique de leur directeur M.l'abbé A.Dupuis sc porta l\u2019écho des ferveurs des jeunes apôtres qui les ont devancés, et qui furent de tous les temps, les dignes serviteurs du Sacré-Coeur.\u2014 Mme Gérard Marcil de Notre-Dame de Stanbridgc chez son beau-père M.Joseph Marcil de cette v GRAINES ENREGISTRÉES Quand vous achèterez votre prochain lot de graines, choisissez des Graines Enregistrées.Elles ne coûtent pas plus cher quo les graines ordinaires.Demandez par lettre la Liste des Graines tu\u2014 CANADIAN SEED GROWERS' ASSOCIATION OTTAWA, ONTAVtIO.e \u201cC\u2019EST UNE FAUSSE ECONOMIE QUE D\u2019EMPLOYER UNE POUDRE A PATE DOUTEUSE.EXIGEZ LA MAGIC\u2019.IL EN FAUT FOUR MOINS DE le POUR UN GROS GATEAU !\u201d DI I MISS AUI I\u2019, MOI It.*\\ >*< ur< >/r< wu/rosk \\æk ltk \\æk wk ir* \\mk wintsiuwk Lriisus* t#i w t#i t## *£( $£ }Q( $$ ACTON VALE\tSt-Paul cTAbbotsSord\tST-DAMASE M.A.Duval, inspecteur de la Fon- j cière était de passage au bureau de \\1.Deslandes et Deslandes notaires, de cette ville, pour affaires avec sa compagnie.M.Duval était autrefois inspecteur de la Baloise .compagnie d\u2019assurance-feu.Cet inspecteur fait une tournée d\u2019un mois dans les cantons de l\u2019Est dans l\u2019intérêt de la Foncière.\u2014M.et Mme Laurent Gauthier de Montréal étaient en visite chez M.J.A.F.Gauthier, marchand à Acton-Vaie.Ce dernier est le père de M.Laurent Gauthier.Les visiteurs, accompagnés de leur fillette, ont profité de l\u2019excursion annoncée de Montréal à Québec pour venir passer le dimanche chez M.Farlandcau Gauthier et sont repartis dimanche soir par le train de sept heures et demie.\u2014La famille de M.Agénor Trudeau a eu aussi, à l\u2019occasion de cette excursion, le bonheur de recevoir la visite de leurs filles, Mlles Marie et Yvonne 1 rudeau.\u2014Un bon nombre d\u2019autres visiteurs, venus à l\u2019occasion de l\u2019excursion.samedi dernier, sont retournés par le train de sept heures et demie, dimanche soir.Un feu de cheminée s\u2019est déclaré la semaine dernière, chez M.Au-dette demeurant sur la rue St-Michel.Notre corps de pompier s\u2019est rendu sur les lieux, mais il n\u2019y a pas eu de dommages.\u2014Le conseil de la ville a décidé de faire installer des téléphones, un chez le chef de police, M.Sylvio Lepage, à sa demeure, au filtre et un autre à l\u2019hôtel de ville dans le département des pompes.\u2014Ce meme conseil a appuyé, par la motion de M.l\u2019avocat Maurice Lambert et M.Edmour Gagnon, tous deux conseillers, la demande de M.Bouchard, au sujet de la question d\u2019imposer une taxe aux compagnies d\u2019assurance faisant affaire dans notre municipalité.\u2014Le dégel survenu cette semaine et la semaine dernière doni:e de l\u2019ouvrage à nos chômeurs, et les travaux sont sous la direction de M.S.Lepage, chef de police.Vers la fin du mois de février, c\u2019est M.W.Dutilly, de Roxton Falls qui a fait les auditions des livres pour la municipalité et la commission scolaire de la paroisse de Saint-André d\u2019Acton.Le conseil de la paroisse a nommé pour inspecteurs agraires: MM.Luclide Laliberté, Victor Lavallée, E.Gélineau et Ovila Morel.\u2014Ce même conseil a nommé pour estimateurs: MM.Olivier Longpré, André Deslandes et Georges Côté, et pour gardien d\u2019enclos M.Ernest Ju-tras.\u2014Une demande doit être adressée à M.Phaneuf, député du comté de Bagot, et au ministre des Travaux publics pour que les ponts de la paroisse soient peinturés, suivant une résolution du conseil de la paroisse; on doit demander un ingénieur pour venir voir ces ponts et savoir s\u2019il faut les peinturer.\u2014MM.Girard et Labonté, tous deux restaurateurs de la ville d\u2019Ac-\u2022on-Vale, ont présenté une requête pour avoir la permission d\u2019ouvrir leur salle de pool après la messe le dimanche et pour que leur restaurant reste ouvert jusqu\u2019à minuit au lieu de fermer à onze heures comme cela avait été décidé par une résolution prise dans le passé; cette requête a été prise en considération.\u2014\t: -O - MILAN M.Odilon Grenier en voyage d\u2019af faires à Sprin-Hill.\u2014Mlle l .uciennc Poulin à Artha-baska et Sherbrooke, où elle a visité son frère Léon, étudiant au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes et Mlle Maude.Smith.\u2014M.et Mme Murdo E.Murray sont les heureux parents d\u2019un fils.\u2014MM.Murdo MacAulay et Charles MacDonald à Scots town.\u2014Sont allés à Lac Mégantic à la fin de semaine: MM.A.Matheson, John E.MacDonald, Ewen Nicholson Bernard Matheson et Mlle L.Poulin.\u2014Mlle Jeanne MacLeod est revenue de Fort Cologne où elle a enseigné quelques mois.Ces jours derniers ont eu lieu les funérailles de M.Philias Handheld, décédé à l\u2019âge de 81 ans.La levée du corps fut faite par M.l\u2019abbé J.H.Phaneuf curé de la paroisse, qui chanta aussi le service.L\u2019assistaient MM.les abbés Boucher et Cournoyer de Granby, comme diacre et sous-diacre.Les porteurs étaient MM.E.Pinsonnault, Damase Frégeau, Isidore St-Pierre, Frs Houle, D.Brillon et Wiliiam Robert.On remarquait dans le cortège M.et Mme J.Handheld, son frère et sa belle-soeur de St-Hyacinthe, MM.Hubert et David Handheld ses neveux Mme R.Monty, Mlles Aline, Pauline et Germaine Handheld ses nièces.M.R.Tremblay, MM.N.Côté.H.Paquette, P.E.Girard.L.Marsall.C.A.Brillon, Herbert Buzzell, Emile Laro-se et autres.Les funérailles étaient sous la direction de la maison Girardeau et Ménard de Granby.-:-o-:- Se sent maintenent tout différent La semaine dernière ont eu lieu les funérailles de M.Joseph Hébert décédé après une courte maladie.Le service fut chanté par M.le curé Perrault.Le deuil était conduit par MM.Edmond et Joseph Hébert, fils du défunt.Les porteurs étaient MM.Joseph Blanchette, Philias Darsigny.Avila Lussier, Pierre Lussier.Arthur Malo.M.Hébert laisse outre sa femme, Malvina Martel, deux frères, Emile et Uldéric de St-Hyacinthe.trois soeurs, Malvina de St-Hyacintlie, Mme Paul Frégeault, St-Césaire.Mme François Simard, St-Damase, 2 fils Edmond et Joseph de St-Hyacin-the, une fille Mme Léonard Lussier, née Bella.\u2014M.Alcidas Gaucher est décédé la semaine dernière à l\u2019âge de 74 ans, après une longue maladie.Outre son épouse, il laisse onze enfants: Valmore, Florémond, Lonil Edouard, Joseph, Mme Joseph Chartier, Mme L.P.Morier, Mme Stanislas McDuff, Mme Laurent McDuff.Sr St-Placide des Soeurs St-Joseph et Olivine de Montréal.M.John Durovek de Port Robinson, Ont., écrit: \u201cJ\u2019ai le plaisir de vous informer que je me porte bien depuis que j\u2019emploie le Novoro du Dr Pierre.Je n\u2019avais pas d\u2019appétit et.de temps à autre, je ressentais des douleurs dans l\u2019estomac; parfois, j\u2019avais des accès de fièvre et des périodes d\u2019étourdissements.Ne pouvant que très peu manger je devins si faible que tout travail dur me fut impossible.Je me sens maintenant tout différent.\u2019\u2019 Les résultats remarquables obtenus par l\u2019usage de cette excellente préparation de plantes sont dus à son action sur le procédé de digestion et d\u2019élimination; elle stimule les fonctions de l\u2019estomac, aide la digestion, règle les intestins et augmente le flux urinaire.Le Novoro du Dr Pierre est seulement vendu par des agents locaux.Si vous ne pouvez l\u2019obtenir dans votre voisinage, le Dr Peter Fahrney & Sons Co., vous enverra une bouteille d\u2019essai en port payé pour un dollar.Livré exempt de douane au Canada.-n- \u2022 ST-SIMON :-o-: Nouveaux règlements du lait dans la province Les nouveaux règlements de la province de Québec n'autorisent le transport du lait ou de la crème du producteur au distributeur par véhicule à traction mécanique ou animale qu\u2019entre les heures de 5 et 10 heures du matin, heure régulière, du 1er mai et au 1er novembre.Le samedi soir, cependant, le lait ou la crème peuvent être transportés aux fabriques de campagne entre 5 et 9 ( heures pendant la même période.Du I çr novembre au 1 er mai les trans- J ports ne sont autorisés qu\u2019entre 5 heures du matin et 1 heure de l'a- \u2019 près-midi et les samedis entre 5 heures du soir et 9 heures du soir.Dimanche dernier notre curé M.I*\u2019abbé J.B.Larochelle réunissait à la salle publique les jeunes gens de la paroisse pour y former un cercle d\u2019étude.M.le curé a été nommé aumônier du nouveau cercle.M.Jean-Marc Charpentier, président, M.Jean Marie Racine secrétaire.Des discours furent faits par M.le curé, MM.Arthur Fourrier, Arsène Lafrenière, Jean-Marc Charpentier.Ils encouragèrent les jeunes cultivateurs à se grouper et à s\u2019entr\u2019aider dans ce temps de crise que nous traversons.Nous leur souhaitons plein succès.\u2014M.Ernest Tétrault de St-Ger-main était de passage chez ses parents récemment.\u2014Mlle Irène Lavigne qui vient d\u2019être graduée à la Crèche d\u2019Youville de Montréal est de retour chez son père.\u2014M.Alcide Racine a été à Montréal dernièrement.Le service funèbre a été chanté samedi par le R.Père Ferdinand, Franciscain, assisté comme diacre et sous-diacre de MM.les abbés W.Guillet et Amédée Guillet.Les porteurs étaient MM.Avila Lussier, Pierre Lussier, Edouard St-Pierre, Jos.Beauregard, Clodomir Jodoin et Stanislas Brodeur.La bannière de St-François était portée par MM.Joseph Blanchette et Adélard Phaneuf.Comme canticjue d\u2019adieu Mme El-phège Bachand et M.Chs Wilfrid Beauregard exécutèrent le Crucifix de Faure.\u2014Les personnes dont les noms suivent sont allées suivre une retraite fermée chez les Pères Dominicains à St-Hyacinthe: MM.Moise Daigle.Armand Morin, L.P.Choinière, Richard Frégeau, Abel St-Sauveur, Alcide Blanchard.Léopold Beauregard.Maurice Dupont, Roland Hébert, Gérard Beauregard.René Jodoin, Louis Chabot, Lucien Phaneuf, Philippe Lussier, Eddy Brodeur, Elphège R ichard.\u2014Mme Eva Lussier de Montreal était de passage chez M.Moise Lussier.\u2014Mme Léon Choinière, en visite chez M.Arthur Choinière au cours de la semaine dernière.: -o- : L\u2019ÉDUCATION au FOYER (suite Je lu 2e paye) sion que jouir d\u2019un affranchissement si dangereux.Asservies, opprimées, elles peuvent être grandes, vertueuses, honorées, admirées; indépendantes, elles ne résisteraient pas longtemps à la tentation de secouer le joug pénible du devoir:\telles suc- comberaient sous leur propre faiblesse et les plus vertueuses elles-mêmes n\u2019échapperaient pas à la malignité des mauvais propos.Ce n\u2019est pas qu\u2019il soit permis aux femmes de mêler quelques adoucissements à une destinée si sérieuse, et de faire de temps en temps diversion par quelques délassements, à leurs occupations journalières; mais elles doivent prendre garde de ne point rechercher les jouissances avec trop d\u2019empressement.Car le plaisir est enivrant comme le vin; et dès que les femmes boivent sans mesure à sa coupe, elles ne marchent plus qu\u2019en chancelant dans le sentier étroit du devoir et de la vertu Combien, hélas! étourdies par une folle ivresse, sont tombées pour ne plus se relever?Prof.J.E.Paquin :-o-: Arrêt© I© Mal de Tête Dtc milliers de gens, qui ont déjà souffert mal de tête, en sont maintenant nota.Ils prennent une TABLETTE Z U TOO, aussi inoffensive que la soude, et sont soulagés en 20 miniiio* £n vente par*' tout*' Zut C M.RENE DESJARDINS, bien connu dans les milieux financiers de la ville de St-Hyacinthe comme gérant de la succursale locale du Crédit Anglo-Français Liée, vient d\u2019être élu directeur de cette même maison de finance.sont allés à St-Marcel chez M.J.Cournoyer leur beau-frère.\u2014Le 10 février ont eu heu les funérailles de M.Napoléon Bouthil-lette décédé le 8 février à l\u2019âge de 55 ans.\u2014 M.cl Mme Georges-Henri Savoie sont les heureux parents de deux jumelles nées le 5 mars et baptisées sous les noms de Marie-Céline qui eut pour parrain et marraine M.et Mme Oscar Miclettc de St-Théo-dore et Marie-Laurence dont les parrain et marraine furent M.et Mme Joseph Tremblay aussi de St-Théo-dore tous oncles et tantes des entants.r*L.Ttn MOIU, «MM .1 .-ISRN EST ST-UN( ; 1] ttNTU ttCtl H.N r.«'U \u2022MI.Kf'THI < IHN BRULEURS A L'HUILE NU-WAY U«M CAMCAI'I.H MT-H Y ACINTIUî III Ul Al , t'I.ATI *»' O* I H HMIHKNCH i Wltl.UNUTiiN ISltN éclale, et * comparez-le avec celui des autres marchands et vous réaliserez que vous avez ici une réelle aubaine.Ces bottes sont construites avec lionne semelles doubles rayées en caoutchouc blanc, il n\u2019y a rien de mieux sur le marché.Pointures de 0 A 11.VALEUR DE 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