Le Courrier de St-Hyacinthe, 16 février 1934, vendredi 16 février 1934
[" NOS INSTITUTIONS\u2014NOTRE LANGUE\u2014NOS LOIS 81c ANNEE No.51 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI, 16 FEVRIER 1934 Un défaut distinctif ¥AEC££ES ÉVÉNEMENTS L'INDIFFERENCE QUI A FAIT TANT DE TORT A NOTRE RACE.\u2014 ET EN PARTICULIER A NOTRE POPULATION MASKOUTAINE.\u2014 SI I Journaux» Journaux! AU CONTRAIRE, CHACUN Y ALLAIT DE SA PART.\t\u2018 Notre ligue locale de gouret s\u2019agite dans une impasse financière.Elle souffre à un tel point de la crise qu elle se verra peut-être dans l'obligation de mettre fin, sous peu, à ses activités.Un tel échec nous met tous en cause.La réussite d'une entreprise semblable dépend, pour une petite partie, de chaque citoyen de la municipalité intéressée.Manquerions-nous d'esprit civique?Comment peut-il se faire qu\u2019une ville comme St-Hyacinthe, qui compte des industries considérables et de nombreux sportifs, se montre incapable de subvenir aux minimes dépenses entraînées par nos équipes d'amateurs?Surtout quand tous les autres centres de la province, dont plusieurs d'une population inférieure à la nôtre, obtiennent de vifs succès sous ce rapport.Ce n\u2019est certes pas la pauvreté.Les villages des environs, tel St-Pie, ont leurs ligues, et bien vivantes.D\u2019ailleurs en plus de la taxe payée à la ville et l'entretien de la patinoire, les dépenses se résument à l'achat des costumes et des bâtons: de 100 à 150 dollars par équipe d\u2019après l'estimé des gérants.Ce qui est peu quand on songe à ce que nous coûtent les spectacles et aux foules qui se pressent chaque soir dans nos salles de LE CANADA PREMIER LE CHRIST A L\u2019HONNEUR Conférence de cinema.On ne peut non plus s\u2019arrêter à la conjecture que le gouret est un sport impopulaire.Le nombre même des Maskoutains, grands et petits, qui s'y adonnent nous démentirait aussitôt.Il ne reste donc, puisque ce n\u2019est ni le manque de fonds ni le manque d'attraits, qu\u2019une dernière alternative: l'indifférence que nous montrons à tout ce qui nous vient de chez- nous.Ce défaut date de loin.Il est même si vieux qu\u2019il a entaché la réputation de St-Hyacinthe.Ce n\u2019est pas sans porter un jugement peu favorable que les villes voisines ont vu une à une nos institutions se dissoudre dans les mains de nos organisateurs les plus zélés.Balle au camp, course, tout ce qui demande un appui spontané de la part de la population est bientôt assimilé, par eux.à la trop fameuse course d\u2019autruches: unique et funeste canard.Il en est ainsi dans tous les domaines.On préfère favoriser les étrangers, qu\u2019ils soient marchands ou simples artistes.Tout ce qui nous vient de loin est chic.Les dames, surtout celles de la société qui devraient avoir à coeur de donner l\u2019exemple, vont faire leurs emplettes à Montréal sous prétexte qu\u2019on ne trouve rien dans les magasins locaux.Mais ce n est qu\u2019un prétexte.D\u2019autant plus que nos marchands se font un plaisir de satisfaire à toutes leurs exigences, autre que le nom d'une maison montréalaise sur la boîte d\u2019emballage.Il faut aussi remarquer que ces mêmes personnes, pour qui chic est synonyme d\u2019étranger, prennent peu de temps à s'indigner quand un voisin, qui pourrait leur donner son patronage, a lui-même recours aux maisons de la métropole.\u2022 « \u2022 * Le tort que fait à St-Hyacinthe, et à tous les Canadiens-Français, un état d'esprit aussi déplorable, ne peut que très difficilement s apprécier.La bonne santé économique d'une ville comme la nôtre est entretenue par.des transactions et des richesses particulières.Tout s\u2019y enchaîne étroitement et le succès de l'un fait le bonheur de l\u2019autre.Ayons donc 1 intelligence de veiller à nos propres intérêts.L\u2019esprit de coopération, le civisme ne nous enlèverait rien.Seules nos habitudes auraient à changer, à faire un retour nécessaire vers le naturel.On peut facilement apprendre, et à tout âge, à estimer ceux avec qui on vit, de préférence aux étrangers.Il est beaucoup moins ardu de donner son appui moral et pécunier aux gens de chez-nous qu\u2019à ceux de 1 extérieur.avec lesquels nous n\u2019avons d\u2019autre contact que lorsqu il s agit de leur apporter notre argent et nos applaudissements.En retour nous aurons peut-être la consolation de ne plus entendre les grognards répéter que St-Hyacinthe est ennuyante et que le Canadien-Français n'a pas le génie des affaires.Roland CARNIER LA VIK DU PASS1 A TRAVERS L\u2019HISTOIRE DE NOTRE REGION par G.P.A.Joseph Amiot devait être originaire de Montréal; il avait dû y faire sa cléricature et il tenta fortune en cette ville mais il y fut tellement à l\u2019ombre que du 5 décembre 1836 à la mi-septembre suivante, il ne compta que 9 numéros, et le rat de ville affamé, prit la clef des champs pour venir s'arrêter à St-Simon, où il fit son Xe numéro le 18 septembre 1837.Il attendit jusqu\u2019au I 7 mai 1843 avant de prendre femme.Le 7 février précédent, il avait été prié à dessein peut-être, de faire l\u2019inventaire des biens délaissés par feu Louis Arpin, jeune cultivateur venu de St-Ours peu avant 1840, et décédé à St-Si-mon à 27 ans, puis inhumé le 3 décembre 1842, laissant une veuve avec deux enfants, Marie Emérente, baptisée le 18 août 1840 et Louis Stanislas né le 20 avril 1842.M.le notaire fut-il touché à la vue de cette jeune veuve éplorée et de ces deux orphelins dont le dernier n\u2019avait que 8 mois» ou fut-il charmé par ses manières engageantes?Toujours (suite en 4e page) L\u2019EDUCATION AU FOYER par J.-E.Paquin Destinée des Femmes Les quotidiens de la semaine dernière nous ont annoncé la naissance d\u2019un nouveau journal que vient de fonder M.Olivar Asselin, directeur du \u2018\u2018Canada\u2019\u2019.On nous apprend maintenant qu\u2019une autre feuille verra le jour sous peu.Cette dernière sera lancée par M.Chauvin, écrivain et critique d\u2019art bien connu.Ces deux publications hebdomadaires paraîtront au commencement de nars.Il serait bien difficile de dire, dès maintenant, ce qu'il faut penser de ces nouveaux hebdomadaires.Mais il faut admirer le courage de ces deux journalistes qui, dans un temps où la vie est si dure pour les journaux, ne craignent pas l'aventure d'une publication nouvelle.Le moins qu\u2019on puisse espérer de ces nouveaux confrères, c'est qu\u2019ils soient bien faits.Ceci, bien entendu, n'est qu un souhait.Et à propos L'autre jour, nous parlions journaux, dans une boutique de barbier.Tout en procédant à ses opérations le figaro commentait à sa manière les derniers évènements du monde journalistique: fondation de ce journal, changement de format de cet autre, etc.Une commère qui attendait son tour crut bon d\u2019y aller, elle aussi, de ses petites réflexions.Et, comme un client critiquait la tenue de la rédaction de tel grand quotidien du soir, la bonne femme glapit d\u2019une voix perçante: \"La (ici le nom du journal), c'est bon à rien ce \u2019\u2019papier là; on peut rien envelopper avec ça ! En Europe Les évènements s y multiplient avec tant de rapidité que les journaux ne suffisent pas à les noter.A Paris, les manifestants de toutes sortes n\u2019y vont pas de main morte.Dou-mergue a réussi à former son cabinet.malgré les difficultés semées sur son chemin.Sa popularité lui a beaucoup aidé, mais sa tâche reste écrasante, car on ne voit pas bien encore où tout ces bouleversements vont aboutir.Une chose demeure certaine: le régime républicain traverse présentement une crise qui pourrait bien lui être fatale.L\u2019avenir le dira.En Autriche, des combats sanglants ont mis aux prises la Hcim-wehr et les socialistes.Les chars d assaut, les mitrailleuses et 1 artillerie ont été employés dans une grande offensive contre la cité ouvrière de Vienne où les socialistes s'étaient (suite en dernière page) Une statistique de la Société des Nations.\u2014 Prospérité de notre pays.\u2014 Nous sommes les premiers.Dans tout sujet d'éducation, on doit consacrer aux mères et aux institutrices les préceptes et les conseils tirés de la doctrine catholique, pour bien diriger l'esprit et le coeur des enfants dont elles ont la charge.Cela ne doit pas étonner: les femmes sont destinées à élever les hommes.Ce sont elles qui leur donnent les pre-micres impressions; et parmi ceux qui se sont illustrés par leur génie, leurs talents ou leurs belles qualités, beaucoup pourraient retrouver le germe de leur gloire et de leur mérite dans les premières leçons qu ils ont reçues de leur mère.H n\u2019est pas moins certain que l'éducation des femmes exerce une très grande influence sur la société.Dans tous les temps, le peuple le plus moral, le plus policé, le plus tranquille et le plus heureux, a été celui où les femmes étaient le mieux élevées.Par contraste le dernier degré d\u2019avilissement d'une nation a toujours répondu à la mauvaise éducation des femmes, et à la corruption générale qui en était la conséquence inévitable.(suite en dernière page) QUESTION SOCIALE La dignité humaine en face des biens matériels LE SOCIALISME 1\u2014Abolition du droit de propriété Le Socialisme déclare plus ou moins ouvertement que la \"propriété, c\u2019est le vol\u2019\u2019.D\u2019où l'abolition du droit de propriété privée.Pourquoi?Parce que le régime économique actuel n\u2019a donné aux hommes ni liberté, ni bonheur, ni égalité; parce que le régime de la propriété privée a favorisé l'égoïsme; parce que le régime de la propriété privée a causé des gaspillages énormes; parce que le régime de la propriété privée a permis l'exploitation des ouvriers par les capitalistes; enfin, parce que le régime actuel a fait que les plus forts, les plus habiles, les moins honnêtes ont accaparé tout le bonheur et n\u2019ont laissé à la multitude que la (suite en 4e page) Une statistique très intéressante en même temps que significative, émanant du secrétariat de la Société des Nations, est parvenue à Ottawa cette semaine.D\u2019après le relevé fait par la Société des Nations, la production industrielle a augmenté d\u2019une façon considérable dans la plupart des pays du monde au cours de l'année 1933.Mais ce qu\u2019il convient le plus de signaler de cette dépêche, c'est le fait que ces chiffres officiels établissent d\u2019une façon irréfutable que c\u2019est au Canada que le gain fait a été le plus considérable.Voici le tableau officiel : gain de 25.6% C' 16.9 13.6' 12.3' 7.9' I \u2014Canada 2\u2014\tAllemagne 3\u2014\tFrance 4\u2014\tEtats-Unis 5\u2014\tAngleterre Nous sommes donc les premiers dans la course vers la prospérité.Malgré les insinuations calomnieuses de la cécécffe et de la gauche libérale.il faut concevoir que le Canada a été administré de la meilleure façon de 1930.Du reste il nous suffit de prendre l\u2019opinion de M.Henri Bou-rassa, député indépendant à sympathie libérale, qui ne s\u2019est pas gêné (suite en dernière page) Une imposante cérémonie religieuse s\u2019est déroulée lundi après-midi au Palais de Justice de cette ville, à l\u2019occasion de la bénédiction et de l\u2019installation d\u2019un crucifix dans la salle des enquêtes.Profitant du passage de Son honneur le Magistrat Métayer de Québec qui préside les séances de la Cour du Magistrat durant la maladie de son collègue le juge Marin, le shérif du district de St-Hyacinthe, M.J.L.Cormier a invité Son Excellence Mgr Desmarais, ainsi que le chanoine Nadeau, curé de la cathédrale et l\u2019abbé N.Delorme, aumônier de la prison locale à assister à cette cérémonie.Son Excellence prit place à côt< du président du tribunal; MM.Nadeau et Delorme, dans l\u2019enceinte réservée aux avocats.Au nom du Bar reau.Me Victor Chabot remercia Son Excellence d\u2019etre venue honorer cette cérémonie de sa présence, signala les démarches de l\u2019Association Catholique des Voyageurs de Commerce de Saint-Hyacinthe auprès du Procureur Général de la province pour l\u2019obtention d'un magnifique crucifix destiné à rappeler aux témoins devant nos cours de justice la gravité du serment, voulant même que l\u2019image du Christ en cioi:: **»t le plus possible placée sous les yeux des témoins afin d\u2019éviter à ces derniers toute tentation de s\u2019écarter de la vérité.Prenant la parole pour la première fois au prétoire.Son Excellence expliqua en quoi le Christ avait été durant sa vie le modèle des accusés, le (suite en dernière page) M.Eug.Lapierre Calixa Lavallée, vres.\u2014 \"Le Sa vie et ses oeu-Traversicr de Bos- ton\".- La fanfare du Séminaire.FEU CHEZ L.-A.BRETON Une perte presque totale.- Le feu couvait depuis des heures.L\u2019hôtel Canada est aussi endommagé.La Maison L.A.Breton, située au coin de la Place du Marché, en face de la Banque Canadienne Nationale, a été à peu près entièrement détruite par un violent incendie, dans la nuit de vendredi à samedi.Vers deux heures du matin, le constable Zéphyr Vincent était à faire sa ronde sur la rue Cascades.Il s'arrêta pour observer la cheminée de l\u2019édifice qui fumait de façon étrange mais nullement alarmante.Quinze minutes plus tard, en revenant, il vit tout-à-coup quelqu\u2019un s\u2019éloigner en courant devant la bijou-tcric Breton.Croyant aussitôt surprendre un voleur, il se mit à sa poursuite.Mais en arrivant à l\u2019endroit d'où l'individu s\u2019était enfui, il vit les vitres de la montre se fracasser sous la pression qu\u2019exerçait l'immense brasier qu\u2019étaient devenu les étalages somptueux de l'établissement.Reconnaissant l\u2019imminence du danger, il se mit, avant que de donner l\u2019alarme, (ce qui l\u2019aurait retardé) à défoncer la porte de la demeure de M.L.A.Breton, père, qui habite le deuxieme étage.Un passant l'aida.M.Georges Fouriezos arriva sur les entrefaites, et quelques secondes plus tard, les pompiers, avertis par le supposé cambrioleur.M.et Mme L.A.Breton, ignorant le danger qui les menaçait, ne s éveillèrent qu\u2019au bruit de la porte de leur demeure qui cédait.A peine vêtus, ils durent évacuer les lieux par une température de 20 sous zéro.Plusieurs personnes étaient déjà rendues sur les lieux.M.ACTUALITÉS Ironie des choses! Pendant qu\u2019Al-bert St-Martin, martyr socialiste de Montréal, gémit dans sa prison pour excès de propagande communiste, ses amis de Paris culbutent la république pour y restaurer la monarchie.*\t* Y Laissera-t-on passer à un fonctionnaire de langue anglaise la position de sous-ministre des Postes devenue vacante par la démission de M.J.Gaboury?Notre part dans le service civil d\u2019Ottawa n\u2019est pourtant pas trop considérable à l\u2019heure actuelle.*\tY- ¥ Politique de reconstruction, travaux publics, banque centrale alimentant la finance du Canada, voilà (suite en dernière page) La soirée organisée en l\u2019honneur de Calixa Lavallée par l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française a remporté un plein succès, malgré le froid, la distance et les multiples attractions qui sollicitaient ailleurs l'attention du public.Il est malheureux de constater que la salle académique du Séminaire était loin d\u2019être remplie.Mais ceux qui ont eu le courage de s\u2019y rendre ont été bien payés de leur peine par I extrême intérêt de la conférence, de la pièce et de la musique exécutée par la fanfare du Séminaire.Les auditeurs, guidés par M Eugène Lapierre, directeur du Conservatoire National de Musique, sont entrés en contact très intime avec ( alixa Lavallée, auteur de \"0 CANADA\", qui tient de si près aux citoyens de St-Hyacinthe.La Conférence Après avoir été présenté avec courtoisie par M.Lucien Beauregard, M.Lapierre commence à nous raconter les péripéties de la vie de Lavallée.Il nous fait assister à l'éclosion de la vocation musicale chez le bambin de Vcrchères et le jeune garçon de St-I lyacinthc.Puis, nous voyons ( alixa Lavallée à Montréal, avec ses premiers maîtres Letondal et Sabat-ticr.C\u2019est ensuite le voyage d etude à Paris.Ce sont les tournées avec les grandes vedettes du inonde musical qu'il a l'honneur d'accompagner.En 1880.voici le jour de gloire de ( a-lixa Lavallée, où l\u2019hymne national | qu i! a composé pour notre pays est accepté par toute la nation.Mais, cette gloire, cette considération de ses compatriotes ne dure que I espace d'un matin.Oblige de s exiler aux E.U., Lavallée ne trouve d\u2019autre moyen de gagner sa vie qu'en jouant du piano sur le traversicr qui assurait i£ service entre New-York et Boston.Mgr Williams, archevêque de Boston, met enfin un terme à celte misère d\u2019artiste méconnu, en nommant Lavallée organiste à la cathédrale de Boston.C'est là que meurt Calixa Lavallée.en 1891,à l\u2019âge de 42 ans.Telle est la biographie de ( alixa Lavallée.Elle peut ne pas paraître longue, mais notre gloire nationale a bien rempli le peu d\u2019années qu'a durée sa vie.Musicien extraordinaire, Calixa Lavallée a jeté sur notre pays tant d\u2019honneur et tant de gloire, qu\u2019il mérite notre admiration la plus profonde.Remontant ensuite plus loin que 1842, date de la naissance de Calixa (suite en dernière page) DANS NOS PARLEMENTS I *A l( .lAOQMIH |l(MHI/l'i:T A QUEBEC i A OTTAWA Débats sur les crédits.\u2014 Attitude de M.Duplessis.-r-Pas de documents; pas de crédits.\u2014 Les contrats de travail.\u2014 La question ouvrière.Un projet de la cécécffe.\u2014Nationaliser l'assurance-vie.- Assurance obligatoire.\u2014 Le régime actuel.Au début d'une autre semaine de travail parlementaire, le ministère se prépare à demander des crédits à la Chambre des députés.A tous les ans, l\u2019Opposition tient tête aux ministé- _______ riels et discute toujours longuement Antonio | les argents à voter.Cette année, il Breton, de la rue Bourdages, directeur de la maison arriva aussitôt.Mais trop tard.Ils ne purent que constater l\u2019impossibilité d'enrayer une destruction complète.Les murs s af-j faisaient d\u2019un bloc dans la cave de ! b édifice.Les pompiers locaux, sous | la direction du chef Adjutor Bour-' geois, firent de vaines tentatives.L\u2019établissement flambait de toutes parts.De plus, les bornes-fontaines I (suite en dernière page) semble que la discussion prendra une tournure plus acerbe que d'habitude.Les quelques députés bleus se promettent de passer chaque item du budget au \"bleu\"! LES CREDITS M.Duplessis, le jeune chef de la gauche, a avisé le premier ministre de ses intentions à cet égard .Depuis déjà quelques semaines, le chef de l'op- (suite en dernière page) A la Chambre des Communes, on a particulièrement discuté la question de l'assurance-vic.Le débat a été attiré sur ce terrain sur une résolution présentée par un député \"cécéeffis-tc\" à l\u2019effet de nationaliser l\u2019assurance-vie au Canada.Le député agrai-ricn Irvine, d\u2019Alberta, s\u2019est plaint à la Chambre du fait qu\u2019il en coûte trop cher au Canada pour s\u2019assurer.A son dire, si le gouvernement consentait à étatiser l\u2019assurance, le coût) en serait bien diminué.ASSURANCE OBLIGATOIRE M.Irvinc va même plus loin, il demande l'assurance-obligatoire.Il veut que le gouvernement force les personnes d\u2019un certain âge à s'assurer.! ce qui aurait nécessairement pour| (suite eu dernière page) VENDREDI, 16 FEVRIER 1934 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE i ( *> ( * 5 S ) Les musiciens nous parlent DAMES MYSTERE Oh! qui saura jamais ce qu\u2019il faut de rosée, De zéphir amoureux, de soleil bienfaisant.Pour donner de la vie à la fleur épuisée Et lui rendre, un matin, son éclat séduisant! Oh! qui saura jamais ce qu'il faut de courage Pour mépriser l\u2019injure et supporter l'oubli! Ce qu'il faut de venin et ce qu'il faut d\u2019outrage Pour former tout le fiel dont le coeur est rempli! Oh! qui saura jamais ce qu'il faut au poète De dévouement à l\u2019Art et d'espoir en son coeur Pour guider vers le bien sa pensée inquiète, Et de ce grand tournoi sortir pur et vainqueur! Oh! qui saura jamais ce qu'il faut à la femme De vertus et d'arnour pour donner à l'enfant L\u2019or pur de ses pensers, le meilleur de son âme, Et des désirs du coeur le rendre triomphant.(Sous les Pins) Adolphe POISSON Le chat enragé Miaou! Miaou!! R'miaou!! Et le vieux matou jaunasse, tout heureux du crissement du crêpe qui borde la robe de la dame de charité.passe et repasse, se frottant de la pointe du museau à l\u2019extrémité de la queue, et perd aux apsérités de l\u2019étoffe les derniers poils de sa peau limée.\u2014 Il est bien gentil, votre minet! fait aimablement la dame qui a l'horreur des chats.\u2014Plus gentil que tout le monde, en tout cas ! ! \u2014Ce n\u2019est pas pour moi que vous dites cela ?\u2014 .Non.\u2014Et alors, vous ne voulez pas venir ce soir ?\u2014Non.\u2014Pas même une \u201cseule\" fois ?\u2014Non.\u2014Justement, ce soir, c'est le P.Paul qui prêche Si vous saviez comme il parle bien! \u2014Serait-y le Pape! Et il tombe entre les deux femmes un silence gêné: accroupie sur une chaise boiteuse, la vieille épluche ses carottes d\u2019un air têtu, buté; la dame, debout contre la porte entr'ou-verte, cherche à partir sur une bonne note: \u2014Pourtant, vous y croyez bien, au bon Dieu ?\u2014Au bon Dieu! répèle la vieille ironiquement avec une sorte de rictus sur ses lèvres blanches II est rudement loin, votre bon Dieu, et il se moque pas mal du pauvre monde! \u2014Mais non, puisque c'est lui qui m'envoie vers vous; c\u2019est en son nom que je viens vous voir, et pour obéir à son Evangile.\u2014Tout ça c'est des bêtises! A ce moment, le chat saute sur les genoux pointus de sa maîtresse qui se met à le caresser farouchement: \u2014Mon bon Dieu à moi?Tenez le voilà! .Et elle serre sur sa maigre poitrine l\u2019ignoble bête toute dépenaillée, dont la queue minable se dresse comme un panache de misère vers les solives écaillées du plafond.Un instant, la jeune femme regarda ce spectacle avec une compassion immense au fond des yeux:\tCette vieille, au seuil de l'éternité, blasphémant le Christ! Quelle pitié! Enfin!.\u2014 Voulez-vous que je vous embrasse ?Il y eut un geste évasif que la dame fit semblant de ne pas voir; et, d'un doigt, relevant sa toilette: \u2014Voyons, embrassons-nous ! \u2014Oh!\tc'est pas pour moi! \u2014Pour qui alors?\u2014C'est pour votre bon Dieu, à vous, que vous faites cela.\u2014Eh bien .vous devriez lui en être reconnaissante! Et, profitant de ce silence de contrition, la jeune femme ajoute: \u2014C\u2019est mal ce que vous avez du tout à l'heure! .bien mal! \u2014Je l'ai dit, parce que je le pente 1 Et d\u2019un coup sec, au risque de doubler l'épaisseur de ses épluchures, la vieille se remet à ses carottes.Alors la dame descend avec précaution au travers de l'escalier boiteux, rassemblant bien scs jupes pour ne pas essuyer la poussière graisseuse des marches; se garant des plombs dont les bouches baveuses l'escortent de leur haleine; se sentant regardée avec curiosité au travers des portes discrètement ouvertes par les voisines avides de savoir.Et quand la jeune femme est passée, elle entend ces portes s'ouvrir tout à fait, les commères arriver sur le palier, et, d'un étage à l\u2019autre: D'où vient-elle, la marquise?\u2014De chez la Banhan! \u2014Ah ! bien vrai ! .Et elles s\u2019esclaffent de rire à mi-voix: \u2014Elle ne la connait pas! Et la dame de charité pense: \u2014Mais si! C'est précisément parce que je la connais que je viens à elle! Seulement, au fond, la dame n'est pas contente:\test-elle assez battue à plate couture! Depuis six mois, elle pose des jalons, fait les approches, prépare les parallèles pour essayer de briser cette mauvaise volonté Elle espérait même pour les Pâques de cette année Et puis des blasphèmes! rien que des blasphèmes! Décidément, le bon Dieu veut l'humilier.Et, parvenue sur le trottoir, elle aspire largement un gai coup de soleil pour oublier cette haine qui attriste son bon petit coeur de chrétienne.# * * Le même jour, à 8 heures du soir: la vieille là-haut s\u2019est couchée avec un rictus de satisfaction: \u2014Ah! il peut prêcher, le Père comment?le Père je ne sais plus qui! Il peut s\u2019époumonner! Ce que la chose lui indiffère! Et, d'un geste satisfait, elle ramène les draps jusque sous son menton osseux, et se prépare à dormir: \u2014Brr!\tSeulement il fait froid! Minet arrive ici! D\u2019un bond, le chat est sur le lit \u2014Viens! oui C'est toi qui es mon bon Dieu ! Viens la réchauffer, ta vieille maîtresse!.* Et elle veut prendre le chat, le serrer contre elle; mais la bete souple ploie l'échine, passe, repasse, étendant les griffes d\u2019un geste énervé, mordant, secouant les draps: \u2014 Veux-tu bien! .Et le matou saute à terre et se cache sous un meuble.Alors la vieille souffle la bougie et cherche à s'endormir.Jamais elle ne se couche si tôt; seulement, ce soir, tout le carré est à la Mission : c'est sa manière de protester, à la vieille; elle veut ronfler comme un sapeur quand toutes les bigotes vont rentrer, puant l'encens, et l'âme bourrelée des terreurs de l'au-delà .Seulement, l'assoupissement ne vient pas vite, et, vers 9 heures, la Banhan est encore dans cet état vague, indécis, qui, chez les vieillards, précède longuement le vrai sommeil .Et, comme elle ouvre les yeux une fois encore, voilà que, dans l'obscu- rité de sa chambre, par la lumière laiteuse de la mansarde, elle voit là, devant elle, au pied de son lit, deux yeux verts, effrayants, qui la regardent dans l\u2019ombre avec une fixité spectrale: î \u2014 Minet ! viens ici murmure-t-elle.La bête ne bouge pas.[ Tiens mais il est drôle, son chat ! Ses oreilles, secouées d\u2019un tic, pointent droit en avant, puis, subitement, se couchent très à plat en arrière.\t\u2022 \u2014 Viens ici! répète-t-elle.Et le matou s'aplatit, rampant, le ventre sur les draps, en une attitude de fauve qui guette.\u2014 Mon minet ! Le petit minet à sa maman! Jamais il ne l\u2019a regardée comme cela; ses paupières félines se dilatent de plus en plus sur des lueurs d'enfer; la queue se replie sous le ventre; les moustaches sont en arrière; les poils se hérissent, le chat s\u2019arrête là, au milieu du lit, le cou tendu, la tête aplatie, effrayant de force sauvage, avec un peu de bave au coin des lèvres Alors, la vieille prend peur, et, comme elle dresse sur le lit son torse décharné, un miaulement fou, le cri d'un enfant qu'on torture, éclate tout à coup dans le silence de la pièce, et, avant qu\u2019elle ait le temps de descendre, le chat est sur elle, griffes dehors, gueule ouverte; une première ligne rouge lui strie le visage d'une balafre où le sang apparaît tout de suite comme étonné et se gonfle en gouttes avant de couler en ruisseaux; elle veut parer avec scs deux mains, mais les mains elles-mêmes sont une proie désirée; les griffes les zèbrent, les labourent, semblent se multiplier, s\u2019énerver de ne pas ouvrir d\u2019un seul coup toutes ces vieilles veines elles fouettent\telles fouillent elles fouaillent\tII s\u2019éclabousse du sang partout sur les murs sur le lit où la Banhan se débat maintenant crispée, luttant quelques minutes à tort et à travers sans plus rien voir, appelant au secours, cherchant la clé de sa porte jusqu'au moment où le chat la coiffe de son corps hérissé, lui crève un oeil puis l\u2019autre lui dentelle les oreilles Alors, comme une masse, la Banhan tombe au travers de sa chambre, morte! Et la bête horrible va, vient, tourne et retourne sur la femme, dans un écheveau de nerfs et de muscles, où les draps en charpie ne suffisent pas à pomper le liquide rouge; puis le chat saute aux rideaux, et des rideaux s'élance de nouveau, d\u2019un seul bond, sur la vieille, se grisant de son mouvement et du sang chaud auquel il mêle sa bave d\u2019enragé qui lui coule sinistrement des deux côtés de la gueule.Et quand, vers 10 heures, les voisins, au retour de l'église, se haussèrent devant l\u2019imposte de la mansarde, d\u2019où partaient des cris sauvages, ils aperçurent, dans la nuit presque claire, un chat tout rouge, dont les flancs soufflaient comme une forge, et qui miaulait, assis sur la poitrine de la vieille.Pierre L'ERMITE \u201cDe la musique, rien que ça y y Réflexions en marge de la vie courante.M.Alfred Mignault, pianiste-compositeur, organiste à l\u2019église Saint-Lnfant Jésus du Mile-End, directeur de l\u2019Ecole de Radio-Emission du Con-servatoiic National de Musique, a bien voulu nous envoyer cet article, écrit spécialement pour le \u201cCourrier\u201d et que nous nous empressons de publier dans l'intérêt de nos lecteurs.D\u2019autres articles suivront et nous seront fournis par quelques-uns de nos musiciens les plus en vue.Madame Z va au concert.Pour un peu, elle s'excuse: \u201cQue voulez-vous, je ne pouvais m\u2019abstenir.Du reste, il faut bien être vue; ce sera l'évènement mondain de la saison.\" Peut-être ajoutera-t-elle :\t\u201cPar-des- sus tout, espérons que le programme ne sera pas trop épicé Voilà pour le grand art des Beethoven, des Franck, des Debussy.Alors, madame ou monsieur, que demandez-vous à La musique?un simple dérivatif aux labeurs quotidiens?Histoire de changer le bobo d'endroit, comme l\u2019on dit vulgairement.Admirable.A ce compte, ne nous étonnons pas que l\u2019hhumble artisan des sons, \u201cl'homme peu pratique\", se voit considéré, dans le monde où l'on s\u2019amuse, comme un vulgaire pantin, un bon à rien qu\u2019à jouer.Les peuples diffèrent dans leurs appréciations artistiques selon leur degré de culture, parfois, selon leur âge.Il semble que l'heure ait sonné pour le nôtre où le sens de la véritable compréhension du beau esthétique doive s'affirmer et prendre un essor tangible.V aurait-il encore cependant, au sein de notre population, un certain nombre d'esprits trop forts, disons, trop fatigués, pour prendre la musique au sérieux?Ces esprits redouteraient-ils l\u2019art?Paradoxe, ces mêmes esprits veulent être à la page, et afficher une supériorité de bon aloi: ils s\u2019imposent mille et un efforts pour approfondir les règles qui président au jeu de cartes dernier cri.(Ne médisons pas du bridge).D'autres personnages épuiseront leur résistance physique et morale en des veilles d'é-nergumènes.Les jarrets s'agitent, l'on rit, l'on boit, l'on saute.Que reste-t-il de tout cela?En Europe, de simples manants causent musique sur la rue, dans le Métro.Les artistes sont ovationnés.Là-bas, on est orgueilleux de citer un Ravel ,un Cortot, un Toscanini.Un touriste montréalais de mes amis, ayant fait son tour de Rome, affirme qu'il n\u2019est pas rare de remarquer à la porte du grand Opéra, de braves Italiennes, portant bébé, faire la file une heure et plus afin de pouvoir pénétrer là-haut, dans le dernier balcon.i Et, dans ce bon Québec, que pense-t-on d un jeune homme qui veut devenir musicien?Voyez plutôt.Je rencontre un ancien camarade, il me demande tout court:\t\u201cAlors, plus rien que de la musique?\"\u2014 \u201cRien que ça mon vieux.C\u2019est bien peu, en j vérité; cela m\u2019effraie tout de même.[ Vois-tu, toute une vie de musicien suffit à peine à qui veut approfondir son art.\" Ce ' \u2018rien que de la musique\", com- 1 me il est blessant, comme il fait mal, î venant de la bouche d'un compatriote! Il ne serait, ce me semble, pas plus honteux pour un canadien-français d'affirmer: rien que de la religion, rien que du Droit, rien que de la Médecine, rien que des affaires Toutes les professions, n\u2019est-ce pas, ont leurs titres de noblesse.L\u2019Art est une religion.De grâce, ayons de j l'idéal; l'intérêt de la vie ne consis- \u2022 te pas à rechercher les plaisirs grossiers et bêtes que procurent indubitablement le jazz, les cartes et la boisson.Il y a mieux dans la y a le bien et le beau.vie: il Alfred MIGNAULT Directeur de \u201cL\u2019Ecole de RadioEmission\u201d.Montréal.FAIT CESSER I es FEMMES Dca millier* de femme* troo-> vent un soulagement rapide de cc* angoissante* douleur» périodiques, dans le» TABLETTE.S .\u2019UT00.InofTen-\u2022Jvta at efficaces, elles appor* tarent un soulagement Irrv d^lâL La* femme*, qui souffrant alnai, endurent de* douleur* Inutile*, car une ou deux da ce* Inoffensive* p*> Ü\\m ta Mat te* feront certaine- U douleur.\tla boite CN VENTE PARTOUT mxo i Laissez GUIDE populaire \u201cSINGERCRAFT\u201d a MIXMASTER Ce petit appareil, très simple, sert à fajre des CARPETTES On l\u2019adapte à n'importe quelle MACHINE A COUDRE N'importe qui peut, de cette façon faire dea carpettes luxueuses facilement et rapidement- Il suffit d'avoir de vieux bas, des chiffons, de la laine neuve ou usagée.Aussi des garnitures élégante* et originales pour les robes, ou les housses et rideaux, des monogrammes de serviettes et toutes sortes d\u2019articles utiles.Lames Extension 25c Scrvcz-vou*.avec l«* Guide Sintfercraft No 2.de, lame** spéciale» pour les grandes fraudes et le* KArntturcN*mode.Assiste* A une démonstration n atique Du Sin-Ifcrvraft \u2014 faites.en l'essai von s-même.SINGER Sewing Machine Machine Co.Inc.61a St-François SX-IIYACINTIIE faire le travail a C est bien simple.Il s\u2019agit de se procurer tin de ces merveilleux aides culinaires et vous constaterez combien 11\tvous est utile.Il épargne du temps aussi bien qu\u2019un rude travail.Vous pourrez alors juger de son efli-cacité, sa rapidité et sa compétence générale.Servez-vous en pour extraire les jus, pour mélanger, fouetter et pour tant d'autres travaux fatiguants à la cuisine; et alors vous vous demanderez comment vous avez pu vous en passer ! 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A.-J.Gaudreau Administrateur-Gérant "]
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