Le Courrier de St-Hyacinthe, 2 février 1934, vendredi 2 février 1934
[" NOS INSTITUTIONS-NOTRE LANGUE-NOS LOIS 81 e ANNEE No.49 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI.2 FEVRIER 1934 Bfc E& y C\u2019est pourtant notre tour DE VOIR L'UN DES NOTRES FAIRE PARTIE DE LA JUDICATURE.-CE NE SERAIT QUE JUSTICE POUR NOTRE DISTRICT.\u2014 ET LA DECENTRALISATION JUDICIAIRE Y GAGNERAIT D\u2019AUTANT.La disparition récente des honorables juges Martineau et Brossard remet de nouveau sur le tapis le problème d'une nomination intelligente.Les journaux des petites villes des environs réclament toutes pour leur Barreau local la succession au siège du Juge Martineau.Saint-Hyacinthe, elle aussi s'est émue; ces derniers jours, quelques corps publics et particulièrement le Barreau, ont daigné transmettre au gouvernement une opinion I à ce sujet.Nous avons mille fois raisons de jeter les hauts cris.La succession au siège du Juge Martineau serait pour nous plus qu'une faveur ministérielle et un avantage.Nos dirigeants nous donneraient la reconnaissance d'un droit qui nous est incontestable.Comme chacun le sait, notre district se trouve maintenant sans représentant a la magistrature.L\u2019hon.Juge Martineau avait été nommé à ce haut poste pour succéder à l'Hon.Louis Tellier, titulaire du tribunal de Saint-Hyacinthe, mis à sa retraite et à l'hon.Juge Madore décédé en 1906.La région dont notre ville est le coeur s'affirme pourtant comme assez importante pour qu\u2019on lui octroie le droit de se fournir à elle-même son nouveau titulaire.\u2022 \u2022 \u2022 Il est d\u2019ailleurs temps qu'on y pense sérieusement.Saint-Hyacinthe n'a jamais été gâtée de ce côté.On serait même porté à dire que l\u2019on ne nous a pas donné notre dû.Et nous n\u2019exagèrcrions pas.Aucun de nos concitoyens a été l\u2019objet d\u2019une nomination importante de la part du gouvernement, depuis cinquante ans: alors que l\u2019Hon.Louis Tellier fut élevé sur le banc.Les districts judiciaires qui nous entourent ne sont ni plus importants ni plus populeux que le nôtre, et cependant on les a gratifiés d\u2019une représentation brillante et effective.St-Jean a vu deux de ses citoyens élevés à l\u2019honneur de la judicature: les honorables Joseph et Philippe Demers et avant eux les juges Charland et Paradis; Joliette a un nombre égal de représentants: les honorables J.J.Denis et Sir Mathias Tellier, récemment nommé chevalier de l'Ordre St-Miche! et St-Georges.Ces sièges n\u2019ont pourtant de droit aucune priorité sur Saint-Hyacinthe, ni par l\u2019importance, ni par 1 ancienneté.Notre population se laissera-t-elle par apathie couper I herbe sous les pieds?Serons-nous éclipsés par nos voisins quand il s'agit de réclamer un honneur et un avantage qui nous revient incontestablement?Consentirons-nous par manqcrsd\u2019initiative à rester à l\u2019arrière quand tous les autres font des pieds et des mc.ins pour occuper la première place?\t-\t\u2022 \u2022 \u2022 * Que chacun de nous fasse donc sa part et ne marchande pas ses influences.Il faut sans doute avoir confiance dans les lumières ministérielles, mais comment attendre la reconnais: ance officielle de notre droit à ce siège si nous ne semblons qu'y porter un intérêt médiocre?*\t.Montréal, qui jouit d\u2019une repiésentation abondante, nous évincera-t-elle une fois de plus?Nous avons pourtant tout à gagner de la décentralisation des pouvoirs judiciaires.Depuis trop longtemps déjà nos hommes de profession ont à se défendre contre certains de leurs collègues de la métropole qui en sont venus à édifier de véritables \u201ctrusts\u201d du service légal.Nous avons chez-nous tout ce qu\u2019il nous faut pour l'administration d\u2019une justice éclairée et appropriée aux besoins de notre région.Nos juristes sont des personnages intègres et dignes sous tous les rapports de monter sur le Banc, de nous conserver une représentation à laquelle nouf avons droit et intérêt.Il n\u2019y a plus qu\u2019à agir.-\tRoland CARNIER I w H v ;N Chronique théâtrale L\u2019EGOTISME EN CRITIQUE Pierre Legrand a des nausées I Pour T unique et première fois ii abandonne l'intérêt général pour une affaire personnelle.Il a dirigé ses foudres vengeresses sur un groupe d'amateurs de St-Hyacmthe qui ont refusé de jouer: \"Le grand Alphonse \" Depuis le péché originel, la nature humaine a de ces mesquineries! Dans le style limpide qu\u2019on lui connait, avec la syntaxe et les métaphores qui lui confèrent un tel prestige dans les lettres canadiennes, il déplore l\u2019incompréhension artistique de nos amateurs locaux.Sa riche nature, réhaussée d\u2019un patriotisme lumineux, souffre de l\u2019aveuglement impardonnable de ses contemporains.Il sent profondément que la destinée de sa pièce est intimement liée à la noble cause de notre patrimoine littéraire.Signalons cependant une erreur menue.Pierre Legrand fait reposer sa thèse sur la théorie du patriotisme artistique.Il persiste à limiter le beau par les frontières de son pays.Louable sentiment d'un coeur épris de la patrie, mais erreur déplorable de la part d\u2019un critique sérieux.L\u2019Art n\u2019a pas de patrie.Aussi le patriotisme artistique n\u2019est qu'un chauvinisme mal déguisé.Probablement qu\u2019Eugè- j ne Lasalle n\u2019a pas préconisé cette idée, puisqu\u2019il faut l\u2019apprendre à monsieur Pierre, aujourd\u2019hui.# (suite en demiiire page) | L\u2019EDUCATION AU FOYER par J.-E.Paquin Nous disions que c'est dans la famille que nous devons pénétrer pour y préparer les parents à leur mission d éducateurs en y organisant l\u2019ocu-vre de l'éducation familiale.C\u2019est | donc bien avant que l'enfant ait atteint l'âge de fréquenter l'école que l\u2019on doit s'occuper de son éducation.Les arbres qui ne proviennent pas de semis repiqués et travaillés avec soin ne font jamais la réputation dû pépiniériste, de même les enfants élevés sans méthode à leur naissance font rarement honneur à leurs parents.En quoi donc consiste cette oeuvre d\u2019Education familiale?Ce n'est pas dans un cours de morale à donner aux parents, comme beaucoup se I imaginent.Ce cours de morale est donné à l\u2019école, au catéchisme et se continue dans les prônes du dimanche.On dit à l\u2019école et au catéchisme que le mensonge, le vol, la désobéissance, etc., sont des choses défendues par la loi de Dieu; mais ce qu on ne dit pas, ce sont les multiples moyens à employer pour faire prendre aux enfants les habitudes contraires.L\u2019exposé de ces moyens dans tous lés groupements de mères et de futures mères de famille, voilà bien l\u2019oeuvre sur laquelle nous voulons attirer aujourd'hui l'attention de nos lecteurs.(suite en 4e page) EN MARGE DES ÉVÉNEMENTS Une bévue impardonnable L\u2019ouverture de la Session fédérale.jeudi dernier, a donné lieu à un incident regrettable.Son Eminence le Cardinal Villeneuve, après avoir été spécialement invité, avait daigné se rendre dans la capitale pour assister à ces cérémonies grandioses.Au dernier moment, une erreur de protocole.erreur que l'on ne voulut pas réparer, empêcha Son Eminence d\u2019y prendre part.L\u2019ignorance de la loi canonique n'est pas, sans doute, pour nous surprendre de la part de nos compatriotes protestants.Il n\u2019est pas moins pénible de songer que nos dirigeants assemblés, non seulement n'ont pas osé trancher la question suivant le bon sens, mais qu'ils se reconnurent en tous points incompétents.L\u2019Hon.M.Cahan, secrétaire d\u2019Etat, de crainte de se compromettre, jugea bon de télégraphier à Londres.Et on nous parle de l\u2019autonomie du Canada! On nous assure que nous réglons nous-mêmes notre politique extérieure! Cependant quand Ü s\u2019agit de rendre à une personnalité du pays les honneurs dus, il nous faut la permission de ces messieurs d'outre-mer.Si jeunesse voulait M.Clément Marchand commente avec chaleur, dans le \u201cBien Public\", une récente conférence de Mc.Roger Brassard, sur le devoir de la jeunesse: devoir double, d\u2019organisation collective et de préparation individuelle.Le mouvement que M.Marchand préconise serait plus que jamais op-porlun.Depuis longtemps déjà notre jeunesse canadienne devrait être en état d'intervenir dans les marchés qui engagent le capital et l\u2019avenir de la génération qui vient.Surtout durant ces années-ci, où presque toute notre politique est basée sur I emprunt à 25 ou 50 ans.La réalisation, sûrement laborieuse, d\u2019un tel projet dépendra beaucoup de la manière de procéder.Il est vain d'attendre au Canada, une grande levée populaire.Le recrutement devra être morcelé; on devra se servir du cercle paroissial ou régional, grouper bien souvent par alliance plutôt que par association.Il y aura aussi à vaincre l\u2019obstruction redoutable, qu\u2019on a raison d attendre de la part de ceux qui ont tout à craindre d\u2019une jeunesse tapageuse.Enfin! le peuple va parler.La presse nous laisse entrevoir, pour cette année-même, des élections générales.On tient pour prochaines, d'un autre côté, celles de Montréal à la mairie.C'est dire que les mois qui vont suivre nous apporteront des émotions et des surprises.Depuis assez longtemps déjà nous recevons avis et conseils des commissions d\u2019étude, des experts européens, que l'opinion des gens concernés, de ceux qui paient, sera certainement intéressante.Nous aurons là le thermomètre du moral de la nation.Les transformations sociales et économiques que la crise a causées apparaîtront nettement dans l'échelle de nos députés.A n\u2019en pas douter, nous recevrons de graves promesses pour l\u2019avenir.Nos pensionnaires d\u2019Etat Le gouvernement publie des statistiques sur la population de nos pénitenciers.Le nombre des internés est présentement de 4,587, dont 2,976 nés au Canada, 446, en Russie, 288, aux Etats-Unis, 2052 sont âgés de 20 à 30 ans, 477 ont moins.Les plus de 50 ans se chiffrent à 210.Le ministère de la Justice prévoit que le coût d'entretien de ces messieurs sera, pour la présente année fiscale, de $2,629,2! 3.C'est une protection qui n'est réellement pas trop dispendieuse.Surtout quand l\u2019on considère ce que pareille gent inflige aux Etats-Unis.R.C.ALLOCATIONS AUX MERES NECESSITEUSES Discours prononcé par M.Laurent Barré, M.P.P., de Rouville, à l'Assemblée Législative, le 24 janvier c'ern .*r.Discours de M.Laurent Barré.M.P.P.La motion que j\u2019ai l'honneur de proposer avec l'appui de l\u2019hon.député de Hull est une motion qui.à mon point de vue, devrait pouvoir se passer de défenseur dans cette assemblée.Sans prétendre que la mesure que préconise la motion serait un remède au malaise actuel il n\u2019est pas moins vwi que l'établissement d'un système d'allocations aux mères nécessiteuses serait l\u2019un des remèdes qui, fonctionnant avec d'autres mesures d\u2019ordre social, aideraient au rétablissement de l'équilibre, dont la rupture constitue le malaise que l'on est convenu d\u2019appeler la crise.Sans doute que si cette mesure était préconisée seulement que par les proposeurs de la motion en discussion nous aurions le risque que les grands hommes de cette assemblée répètent l'accusation qui, un temps, avait cours parmi les prétendus sages de la politique provinciale.A savoir que nous étions des pessimistes, des opportunistes, des communistes, des arrivistes, des extrémistes, des socialistes, des bolchévistcs, ou n'importe quoi en \u201ciste\".Mais heureusement nous sommes en bonne compagnie pour recommander l'établissement d'un système de secours aux mères nécessiteuses, puisque nous sommes en compagnie d\u2019hommes qui individuellement jouissent de l'estime des membres de cette chambre, et qui comme corps, sous le nom de Commission des Assurances sociales, représentent une institution qui fut nommée par le gouvernement et qui fut préconisée par l'opposition avant sa formation.Cette commission fit du travail, elle fit des études, elle lit des enquêtes, et aussi elle fit des dépenses.Ces dépenses, ces études, ces enquêtes, eurent des conclusions qui doivent valoir quelque chose à moins que l'on soit prêt à admettre que commission d\u2019études, enquêtes et rapports ne sont que des échappatoires, des soporifiques destinés tout au plus à engourdir la souffrance populaire et à endormir le peuple.Non, M.I orateur, nous sommes des membres d'un parlement sérieux qui doit donner l'exemple de la logique.Les conclusions de cette commission voulue par les chefs officiels de ce parlement doivent être prises au sérieux.Or que disent ces conclusions?A la page 33 du rapport.\u201cLa Province de\u2018Québec est donc à peu près la seule province du Canada qui n\u2019ait pas apporté de solution législative \u201cà la question des mères nécessiteuses.(Page 36).La commission recommande donc au gouvernement \u201cde la Province d'instituer un régime \u201cd'assistance aux mères nécessitcu- » « \u2022 \u2022 DANS NOS PARLEMENTS vau .lAC^niH inM H«jri:T ^ A OTTAWA Débuts optimistes.\u2014 Les accords impériaux.- Marchés agricoles et crédits à court terme.Banque Centrale.- - Travaux de chômage.\u2014 Economie.«« «\u2022 ses.(suite en dernière page) Son Excellence le gouverneur-général a procédé à l'ouverture de la 5cmc session du 17 èmc parlement canadien.On semble insinuer parfois que le discours du trône est un document qui vise surtout à ne rien allumer de positif.Celui de cette année suffirait à apporter un démenti formel à ce dicton malicieux, puisqu\u2019il définit un programme annuel considérable de la part des fédéraux.Ce document officiel débute en des termes optimistes.Il reflète l\u2019espoir justifié de bon nombre d'économistes que l\u2019année à venir apportera un soulagement à la future situation des affaires générales.Bien plus, il note que cette reprise, apparente dans les différents états, semble s\u2019accentuer d'une façon particulière dans notre pays.\u201cLe Canada occupe une position de choix parmi les pays qui montrent les signes les plus convaincants d'un retour à la prospérité.\" Continuant dans cet ordre d'idée, le gouverneur-général a l'occasion de démontrer que, si le Canada sort plus facilement du marasme que ne le peuvent les autres pays, c'est pro bablcment dû, pour une forte proportion.aux accords impériaux signés l'an dernier entre les différents membres de la grande famille impériale groupés autour de la couronne britannique.Cette solidarité de tout un empire donne à scs \u201cDominions\" une coopération qui manque évidemment aux pays isolés, loutrs les puissances cherchent des alliés.Le Canada a facilement trouve les siens dans l'Empire britannique même.Faisant toujours la part large aux problèmes agricoles, le gouvernement prévoit la discussion de mesures tendant à améliorer les marchés déjà existants, même à en ouvrir de nouveaux, pour l\u2019écoulement avantageux de notre production agricole.Il soumettra également aux représentants du peuple certains projets en vue d\u2019arriver enfin à l\u2019établissement d\u2019un crédit agricole à court terme.Le gouvernement aurait-il enfin compris que le problème de la prospérité nationale repose sur le relèvement de l\u2019Agriculture.Iant qu'on n'aura pas trouvé moyen de réinstaller les exploitations agricoles sur des bases financièrement solides, toute reprise dse affaires ne sera que fictive, avec le résultat inévitable d\u2019une rechute à brève échéance.Le discours du trône nous donne espoir que le ministère fédérai a enfin trouvé le remède nécessaire à la situation.Au lieu de provoquer lin gonflement fictif au moyen d'organisations dangereuses (comme la N1RA, par exemple), il a adopté une politique qui apportera dans les affaires générales, un progrès lent peut-être, mais sûrement logique et raisonné.(suite en \\e page) A QUEBEC RÉSOLUTION 13TJ BARREAU Le Barreau de St-Hyacinthe a adressé une requête à la date du 31 janvier, à l\u2019Honorable Ministre de la Justice, M.Hugh Guthrie, à l'effet de lui transmettre le voeu de tous les avocats de notre ville, que le successeur du Juge Martineau à la Cour Supérieure soit Mc.J.-B.Bousquet, homme de loi bien connu.Au soutien de leur demande nos avocats allèguent que le successeur de feu M.Martineau doit être choisi parmi le Barreau local pour les raisons suivantes: lo pour le maintien du principe qui a obligé les juges Martineau et Madore à venir résider dans notre ville après leur nomination; 2o parce qu\u2019aucun avocat de notre district n\u2019a été appelé au Banc judiciaire depuis la nomination de ('Honorable Louis Tellier, il y a cinquante ans; 3o que tous les districts avoisinants ont été beaucoup plus favorisés que le nôtre.En conclusion de quoi suit le voeu que \u201cle Barreau de cette localité est unanime à recommander la nomination de notre confrère de ce district, Mtrc j.B.Bousquet, bien qualifié à tous les égards pour remplir dignement la fonction de juge à la Cour Supérieure.\" Au succès de cette démarche, le \u201cCourrier\u201d joint ses meilleurs souhaits.Roland Cornier La loyale opposition.* Plusieurs interpellations.\u2014 Les allocations aux mères nécessiteuses.\u2014 Marathons.-\u2014 Extension juridique des contrats collectifs de travail.-Mesures hygiéniques.Au retour de I I lonorable L.A.Taschereau de la conférence interprovinciale, la législature de Québec s'cM remise définitivement à l'oeuvre.Les séances ont lieu aux heures régulières et nos députés ont attaque immédiatement le programme annuel particulièrement chargé à la présen-I te session.D\u2019une faiblesse numérique déconcertante.l'opposition montre cependant beaucoup de vigueur dans sa tâche modérât lice d un gouvernement trop puissant.Sous la conduite d\u2019un nouveau chef, jeune, éloquent et avisé, elle frappe droit au coeur des mesures qui semblent ne pas toujours rencontrer l'intérêt général.( elle brillante phalange, composée d'hommes si différents par leurs mérites et leur talent, ont droit à l'encouragement et aux félicitations de tous ceux qu'intéresse le gouvernement de cette province.Le \u201cCourrier de St-Hyacinthe\u2019\u2019 est de ce nombre et profite de l'occasion pour souhaiter bonne chance à nos députés de la gauche dont le travail parfois méconnu et ignoré n\u2019en est pas moins essentiel au bon fonctionnement de la machine gouvernementale.Les membres du gouvernement savent jusqu\u2019à quel point le cabinet provincial est surveillé de près par les députés oppositionnistes.Depuis l'ouverture de la session, à toute occasion.les ministres doivent répondre à plusieurs interpellations de la gauche et fournir une quantité telle de documents que quelques députés ministériels en verve de bons mots craignent qu'ils ne se noient dans le papier, faisant ainsi allusion à leur nombre restreint.L'un de ccs vaillants s\u2019rst révélé d\u2019une façon particulière la semaine dernière dans un vibrant appel en (suite en dernière page) \u201cDESTIN DES MALADIES\u201d Nous pouvons lire, sous ce titre, dans \u201c1934\u201d, no.du 10 janvier, un remarquable article du Docteur Charles Nicolle, membre de l'Institut, professeur au Collège rie France et Prix Nobel de Médecine (1928).Le professeur Nicolle s'est signalé sur tout dans l'étude des maladies infec-tucuscs.maladies apportées dans notre système par des agents pathogènes connus sous le nom de microbes et inframicrobes.En des termes qu un profane peut difficilement résumer.le professeur nous fait assister à la naissance et à la mort de ccs infiniment petits dont quelques-uns ne sont même pas visibles au microscope.Puis il cherche les moyens de combattre cette gent microbienne et ceci l'amène à passer en revue les moyens employés jusqu'ici à la destruction des pires ennemis de notre pauvre humanité.Comme l'on sait.Pasteur fut, dans ce domaine, un avant-coureur extraordinaire.Scs merveilleuses découvertes, surtout en ce qui concerne la rage, ont encore de nos jours une passionnante actualité.Et, cependant, une révolution est à la veille de s'opérer dans les méthodes de l'illustre savant français.\u201cAujourd'hui, écrit Charles Nicolle, la méthode pastorienne de traitement de la rage ne donne plus les mêmes résultats qu'au début de son emploi, il y a près d'un demi-siècle.Les nombreux passages par lapin qu\u2019on a fait subir au virus ont diminué sa virulence et, sans doute, parallèlement, ses propriétés vaccinales.Aujourd\u2019hui, tous les Instituts Pasteur emploient un virus plus actif.Si Pasteur, au lieu d\u2019être, par son origine, étranger à la pratique (suite en dernière page) VENDREDI.2 FEVRIER 1934 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE \u2022 i » t i i \u2022 i « t h \u2022 % ê 11 $ t * ,>*\ty LE \u201cSNOBBAGE\u201d On sait comment s\u2019grouiller les pieds\u201d.\u201cQuand on pass\u2019 l\u2019hiver à \u201csnobber\u201d, Le soleil, au couchant, sombre comme à regret, A travers l\u2019ondoiement du jour qui s\u2019oblitère; Un frisson cru remplit le sous-bois solitaire Où courent des chemins de lièvres, en lacet.Cette fin de journée éblouit la foret D\u2019un étincellement qui recouvre la terre.Mais çà et là, tachant le paysage austère, L\u2019humus, sous les massifs de sapin, apparaît.De la colline, par le sentier de halage, Lentement, vers le camp descend un attelage Par l\u2019ombre et la sueur de brume enveloppé, \u2022 Tandis que sur la cime, au milieu du ciel rose, Le pied gauche appuyé sur un tronc frais-coupé.S'arc-boute le \u201csnobbeur\u201d( I ) dans une apothéose.Alfred DESROCHERS (I) \u201cSnobber\u201d, c\u2019est retenir, à l\u2019aide d\u2019un câble, une charge de billes qui descend d'une montagne.L\u2019onde laïcisée.C'était une pauvre vieille vieille fermière.Derrière elle s'étendait tel un ruban de route, une longue et féconde vie.Durement, elle avait, avec son mari, fait pou6ser ,sur la plaine, du blé pendant cinquante ans.Et elle s'était ruinée en fournissant du pain aux autres.Six enfants étaient venus peupler son foyer.Deux avaient été tués à la guerre.Aujourd'hui, le mari mort, ses enfants mariés, c'était, autour de cette femme, dans ce coin perdu, la solitude et le silence du tombeau.\u2022 \u2022 Pourtant, non!\t.Pas la solitude complète.Il y a quelques années, au jour de sa fête, ses enfants s'étaient cotisés pour lui payer un poste de radio.Belle idée! Aussitôt, ce fut la fenêtre ouverte .Par cette radio, la vieille femme communique désormais avec toutes les capitales de sa race.Oh, ce qui l\u2019intéresse, ce n'est pas le cours de la Bourse les tangos les fox-trot les chansons rosses de Montmartre ou les exploits des grands escrocs Fini, tout cela! Si tant est que.pour elle, quotidiennement laborieuse, cela eût jamais existé.Arrivée au terme du voyage, la consolation de cette paysanne française est dans sa foi religieuse, seul espoir de son proche \u201cdemain\u201d.* * * Aussi, c\u2019est avec une véritable avidité que, chaque dimanche, elle écoute l\u2019Evangile commenté par le P.Lhande.Mais, quand arrive une grande fête, quelle joie! La pluie peut s\u2019écraser aux petits carreaux de la cuisine La neige peut isoler plus encore la ferme au milieu des champs Le brouillard peut traîner sur toute la nature son mélancolique linceul !.Qu\u2019importe! La pauvre femme, hier privée de tout secours religieux, communie maintenant avec la pitié du monde.* * * Elle entend la messe des plus magnifiques cathédrales et les voix des plus belles maîtrises.La Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois la rajeunit avec les vieux Noëls de son enfance Les pures voix des jeunes filles évoquent le souvenir de sa première Communion : Le Ciel a visité la Terre, Mon Bien-Aimé repose en moi Et c'est vrai! Le ciel a visité la terre.Cette paysanne, si lointaine, si seule, se surprend, les mains jointes, les yeux fermées Elle perçoit, à la Communion, le bruit des chaises re- muées les pas feutrés des foules s\u2019empressant vers la sainte Table * * * Oh, le merveilleux don que Dieu a fait aux hommes en leur permettant de capter ainsi l\u2019onde invisible, et de faire enfin entendre la voix de l\u2019âme à ceux qui ne connaissaient plus que le lourd langage des plus basses matérialités de la terre.\u201cUn verre d\u2019eau, donné à un pauvre, ne restera pas sans récompense *\u2019 Que Dieu ne rendra-t-il pas à ce savant catholique à ce Branly qui, par sa découverte, verse ainsi, à pleins bords, aux malades, aux isolés, à ses frères en Jésus-Christ, la liqueur céleste des divines consolations! * * * Mais que sc passe-t-il ?Tout à coup, ce secours est supprimé ! La pauvre vieille a beau chercher.Elle n\u2019entend plus qu'un fouillis de choses profanes qui ne l\u2019intéressent pas, et souvent la dégoûtent Oui que se passe-t-il donc?Ce fut l\u2019instituteur du village qui lui expliqua ia chose.* * * \u2014Vous comprenez ?L'Etat a acheté la radio Alors, automatiquement, elle est devenue neutre comme mon école.\u2014Mais, je ne suis plus à l'école! \u2014Si\tà celle de l\u2019Etat.Et il est neutre.\u2014La neutralité serait de nous laisser libres et de ne pas nous brimer.C\u2019est un catholique qui a inventé la T.S.F.Et, tout de suite, c\u2019est sur les catholiques qu\u2019on tombe! \u2014Ca, précisément, c'est la neutralité!\t\u2022 \u2014Non C\u2019est l\u2019hostilité.A qui cela faisait-il du mal que des pauvres gens comme moi entendent quelques paroles de réconfort?C\u2019était si bon! C\u2019était comme un frôlement d\u2019ailes blanches, le soir, dans la nuit \u2014Ma pauvre dame vous ne comprenez absolument rien à la neutralité! On est neutre ou on ne l\u2019est pas.L\u2019Etat est neutre.Et voilà le tout!\t\u2022 \u2014Alors, c\u2019est fini ?\u2014Tout ce qu'il y a de plus fini Et la femme, seule à jamais maintenant, regarde ce mot neutre comme on regarde une figure énigmatique et sournoise: \u2014Que peut-il bien y avoir derrière ?* * * Ce qu\u2019il y a derrière, humble paysanne ?Mais toute la tartufferie et toute la haine recuite des Loges.Et, tu sais ça, c\u2019est quoique chose! Ah, si tu pouvais seulement mettre trois petits points sous ta signature si tu étais une métèque ou la petite amie chérie de tel personnage officiel, on ne toucherait pas à ta nourriture Mais, tu n\u2019cs qu\u2019une pauvre faiseuse de blé une simple femme catholique et française\t.Tu ne votes même pas! Mort chrétienne de Chopin Parmi les lettres spirituelles de l'abbé Alexandre Jelowicki qui furent éditées à Berlin en 1874, nous relevons celle qu'il écrivit, le 21 octobre 1849, à Mme Xavière Grochols-ka pour lui raconter la mort du célèbre musicien Chopin: Paris, 21 octobre 1849 Madame, je suis encore sous l\u2019impression de la mort de Chopin.11 est mort le 17 octobre 1849, à 2 heures du matin.Depuis plusieurs années la vie de Chopin ne tenait qu\u2019à un cheveu.Son corps, toujours chétif et faible, se consumait de plus en plus par le feu de son génie.Tout le monde s\u2019étonnait que, dans un corps si épuisé, habitait encore une âme ne perdant rien de sa vivacité et de la chaleur du coeur.Sa figure, comme l'albâtre, était froide blanche et transparente: ses yeux, ordinairement voilés, brillaient parfois par l'éclat du regard, il était toujours doux, agréable, plein d\u2019esprit et sensible au suprême degré.Il semblait déjà presque détaché de la terre.Mais hélas! il ne songeait pas au ciel, il avait peu de bons amis, mais beaucoup de mauvais, c\u2019est-à-dire sans la foi; ces derniers étaient ses admirateurs.Ses triomphes artistiques faisaient taire les appels du Saint-Esprit.La piété qu'il avait sucées avec le lait d\u2019une mère polonaise n\u2019était plus pour lui qu\u2019un souvenir de famille.L\u2019impiété de ses compagnons et de ses compagnes des dernières années avait* pénétré de plus en plus dans son esprit, et le doute planait dans son âme comme un nuage noir et lourd.C\u2019était seulement par un sentiment raffiné de convenance qu'il ne se moquait pas ouvertement de la religion.Dans cet état déplorable, il fut atteint d\u2019une maladie de poitrine inguérissable.La nouvelle de U mort prochaine de Chopin me parvint à mon retour de Rome à Paris.Aussitôt je courus chez mon ami que je connaissais depuis son enfance et dont l\u2019âme m'était d\u2019autant plus chère.Nous nous embrassâmes nos larmes se mêlèrent et montrèrent qu\u2019il était à ses derniers jours.Il maigrissait et s'éteignait à vue d\u2019oeil et cependant il pleurait non sur lui-même mais sur moi en me plaignant de la mort cruelle de mon frère Edouard qu\u2019il avait aimé.Je profitai de cette sensibilité pour lui rappeler sa mère et, par son souvenir, réveiller en lui la foi qu\u2019elle lui avait inculquée.\u2014Je comprends me dit-il, je ne voudrais pas mourir sans les sacrements pour ne pas attrister ma mère chérie, mais je ne puis pas les recevoir puisque je ne les comprends pas comme toi.Je comprendrais bien encore la douceur de la confession découlant d\u2019une confiance envers un ami mais une confession comme un sacrement m'est tout à fait incompréhensible.Si tu veux par égard pour ton amitié je me confesserai à toi mais autrement non.Mon coeur se serra en entendant ces paroles de Chopin et je pleurai.J\u2019avais du chagrin et je souffrais pour cette âme.Je le calmai comme je pouvais en lui parlant de la Sainte Vierge, de Jésus-Christ et des témoignages les plus manifestes de la miséricorde divine.Rien ne fit.le lui offris de lui amener un confesseur de son choix.A la fin, il me dit : \u2014Si je me confesse jamais ce ne sera qu\u2019à toi.Après ce qu\u2019il venait de me dire, c'était ce que je craignais le plus.Je fis pendant de longs mois des visites à Chopin, mais sans obtenir d'autre résultat.Je priais cependant avec confiance pour le salut de cette âme.Tous les Pères de la Résurrection priaient pour lui, surtout pendant nos retraites.Soudain, le 12 octobre au soir, le Dr Cruveiller me mande d\u2019urgence, en me faisant connaître qu'il ne répond pas de la nuit.Tremblant d\u2019émotion, j'arrivai chez Chopin, et, pour la première fois, je Alors, tu ne comptes pas Tu n\u2019as aucun droit à ton pain spirituel La France ?C\u2019est pour les autres !\t.Pierre L\u2019ERMITE trouvai la porte fermée.Mais au bout d\u2019un instant, il donna l'ordre de m'introduire seulement pour me serrer la main et me dire: \u2014Je t\u2019aime beaucoup, mais ne me dis rien, va dormir.Figurez-vous la nuit que je passai ! Le lendemain, c\u2019était la Saint-Edouard, patron de mon cher frère Edouard.En célébrant la messe à son intention, je disais à Dieu: \u201cDieu de miséricorde, si l\u2019âme de mon frère Edouard t\u2019est agréable, donne-moi aujourd\u2019hui l'âme de Frédéric.\u201d Donc,' avec un surcroît d\u2019émotion, j\u2019allai chez Chopin.Je le trouvai en train de déjeuner.Il m'invita à partager son repas avec lui.Je lui dis: \u2014Mon cher ami, c\u2019est aujourd'hui la fête de mon frère Edouard.Chopin soupira.J\u2019ajoutai: \u2014Le jour de la fête de mon frère, fais-moi un cadeau.Chopin répondit: \u2014Je te donnerai ce que tu voudras.Je répondis: \u2014Donne-moi ton âme.\u2014Je te comprends, prends-là, me répondit Chopin.Et il s\u2019assit sur son lit.Une joie indicible et en même temps une crainte s\u2019emparèrent de moi.Comment prendre cette chère âme pour la vendre à Dieu?Je tombai à genoux, et dans mon coeur je dis à Dieu: \u201cPrends-la toi-même.\u201d Je présentai à Chopin le crucifix, je le déposai entre ses deux mains; les larmes coulèrent de ses yeux.Je lui demandai: \u2014Crois-tu?II me répondit :\t.\u2014Je crois.\u2014Comme ta mère te l\u2019a enseigné?Il répondit: \u2014Comme ma mère me l\u2019a appris.Regardant le crucifix, il se confessa en pleurant.Il reçut le Viatique et l'Extrême-Onction, qu\u2019il demanda.Après un instant, il ordonna de donner au sacristain une somme vingt fois plus forte que celle qui doit être donnée.Je lui dis: \u2014C'est trop.\u2014Non, ce n'est pas trop, me répondit-il, car ce que j\u2019ai reçu est au-dessus de tout.Depuis ce moment, tout illuminé de la grâce de Dieu et même de Dieu lui-même, il devint comme un autre homme, je dirais même comme un saint.Ce jour-là, commença l\u2019agonie de Chopin; elle dura quatre jours et quatre nuits.La patience, la confiance en Dieu et souvent la joie persistèrent jusqu\u2019à son dernier soupir.Au milieu des plus vives douleurs, il disait son bonheur, il remerciait Dieu et criait son amour pour lui et son désir de le voir au plus vite.Il racontait son bonheur à ses amis qui venaient lui faire ses adieux et qui veillaient dans les chambres voisines.Il ne lui restait presque plus de souffle, il agonisait et ne se plaignait plus, il n\u2019avait plus sa présence d'esprit.Anxieux, ses amis vinrent en foule dans sa chambre, attendant, le coeur oppressé, son dernier soupir.Alors, Chopin, ouvrant les yeux et apercevant cette foule, s\u2019écria: \u2014Qu'est-ce qu\u2019ils font ici?Pourquoi ne prient-ils pas?Ils tombèrent tous avec moi à genoux; je récitai les litanie: des saints auxquelles répondirent même les protestants.Nuit et jour, presque continuellement, il me serrait les deux mains, ne voulant pas me quitter et me disant : \u2014Tu ne me quitteras pas dans ce moment solennel.II s'accrochait à moi, comme un enfant a l\u2019habitude de s\u2019accrocher à sa mère au moment d\u2019un danger.A chaque instant, il appelait: \u201cJésus, Marie\u201d.Il embrassait le crucifix avec un élan de foi, d\u2019espérance et de grand amour.Parfois, il s'adressait aux personnes présentes avec la plus grande tendresse et disait: \u2014J\u2019aime.Dieu et j\u2019aime les hommes! Je sens que je meurs.Priez pour moi.Au revoir, au ciel! Il disait aux médecins qui s\u2019efforçaient de prolonger sa vie: \u2014Laissez-moi mourir.Dieu m\u2019a pardonné, il m\u2019appelle, lui; Jaissez-moi.je veux mourir.Et encore: \u2019\u2022st une belle science que de prolonger la souffrance, et .si cela servait à quelque chose pour mon expiation.Mais rien que pour me fatiguer et faire souffrir ceux qui m\u2019aiment, belle science! Il disait encore: \u2014Vous m\u2019infligez pour rien de dures souffrances.Peut-être vous êtes-vous trompés?Mais Dieu ne s\u2019est pas trompé.Il me purifie.Oh! que.Dieu est bon de me punir sur cette terre! Oh! que Dieu est bon! A la fin, lui qui était si élégant dans son langage, voulant me témoigner toute sa reconnaissance et pour me montrer le malheur de ceux qui meurent sans les sacrements, il n\u2019hésita pas à me dire: \u2014Sans toi,- mon cher, je serais crevé comme un cochon! Au moment de mourir, il répéta encore une fois les doux noms de Jésus, Marie, Joseph; il approcha le crucifix de ses lèvres et de son coeur et, dans son dernier souffle, il dit ces paroles : \u2014Je suis à la source du bonheur! Et il mourut.C\u2019est ainsi que mourut Chopin.Priez pour lui afin qu\u2019il vive éternellement.Votre très humble serviteur en Jésus-Christ.A.JELOWICKI que son audace et sa crânerie émer-! veillèrent au point qu\u2019ils l\u2019adoptèrent ! plus-tard comme membre de leur nation, voilà ce que M.Frémont raconte d\u2019alerte façon, de même qu\u2019il nous dit les tentatives d\u2019évasion de son héros, ses longues courses d\u2019explora-jîtion, son dévouement à la Nouvelle-France, l\u2019ingratitude des gouverneurs, son passage en Angleterre, ses heures de fortune et de revers, jusqu\u2019à sa mort survenue, dans la plus grande pauvreté, quelque part en Angleterre.Ce livre qui est un document historique de tout premier ordre, prend une valeur toute particulière au moment où l'on apprête à célébrer le 4e centenaire de la découverte du Canada et le 3e de la fondation des Trois-Rivières, puisque Radisson fut à la fois un grand Canadien et un célèbre Trifluvien.Ce volume est en vente, au prix de $1.00 l'exemplaire, aux Editions Albert Lévesque, 1733, rue Saint-Denis, Montréal, et dans toutes les librairies bien assorties.:-o-: STE-HELENE : -o- : Pierre Radisson M.Donatien Frémont vient de publier aux Editions Albert Lévesque, un livre qui tient à la fois de l\u2019histoire et du roman d\u2019aventure, et qui a ce double mérite d\u2019être attachant comme une fiction tout en restant absolument véridique.Pierre Radisson, petit Parisien gouailleur et gavroche, arriva avec sa famille, de France aux Trois-Rivières dans la première moitié du I 7e siècle.Il devint par la .suite l\u2019un de nos plus grands découvreurs, le premier, en tout cas, à explorer le Nord Ouest et à se rendre par voie de terre, à la baie d\u2019Hudson.Comment par un frais matin de printemps, il sortit en secret du fort avec deux compagnons, \u2014 il n\u2019avait [ alors que seize ans \u2014 et devint ce j même jour, prisonnier des Iroquois \u2014Mlle Laurette Guertin d\u2019Upton, en visite vendredi le 26 chez MM.W.Dufault et Zéphirin Sawyer.\u2014M.Louis Marcil, maire de la campagne, s'est rendu à Upton avec sa famille, jeudi le 25 pour assister aux funérailles de son père M.Basile Marcil.\u2014Une ancienne paroissienc est décédée la semaine dernière à Montréal, c\u2019est Mme Pierre Dolbec.née Arméline Laferrière, elle est aussi la mère de M.Wildor Dolbec, apiculteur de notre paroisse.humesdePoitrine Cèdent devant ce traitement - Frictionnez Vicks; mettez-cn sur la langue, laissez fondre lentement.V JCKS V A RO RUB Pour Tout Refroidissement % moins fc MAGIC POUR MOINS DE U de \u201cMAGIC\" vous donne un gros gftteau à 3 étages.C\u2019est bien peu, surtout si vous considérez que la pureté et 1 efficacité de la Poudre à Pûte \u201cMagic\u201d ne varient jamais.C\u2019est pourquoi les plus grandes autorités culinaires au Canada vous recommandent de ne pas risquer l\u2019usage d'une poudre de qualité médiocre.Cuisez avec la \u201cMagic\" et soyez certaine! 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175o).Importateur; McGillivray drus., Ltd., To* ronto.ST-DOMINIQUE Mlle Edwige Côté est de retour d'un voyage à Montréal où elle a passé quelques semaines.M.et Mme Lavigueur de Montréal.en visite chez M.Rémi Côté, dimanche dernier.\u2014La semaine dernière.M.et Mme Albert Deslandes, M.et Mme Adélard létreault, Mlle Llodic Deslandes, M.Joseph Deslandes, M.et Mme Albert Dubrcuil, Mme F.Cabana et M.et Mme W.Gaucher, sont allés rendre visite à M.Mastai Deslandes.\u2014M.Edmond Valois a fait un voyage à Montréal dernièrement.\u2014MM.René Deslandes, Gérard I ugère, Lucien Chicoinc et Vincent qui sont partis pour suivre des cours au collège d\u2019Oka, doivent Hoîis revenir à la fin de la semaine.: -o- : ST-SIMON Samedi dernier, 20 janvier, à l\u2019occasion du 36èmc anniversaire de naissance de M.Aimé Morissctte de Ste-Rosalie un groupe de parents et d'amis se sont réunis chez lui.Une adresse fut lue par Mlle Béatrice I héberge de St-Hyacinthe.Un joli cadeau lui fut présenté.Il y a eu musique.chant, etc., La musique fourni par M.Hervé Gravclinc, Henri Morissctte, Léo Dion de St-Hyacinthe.Assistaient à cette soirée MM.et Mmes Aimé Morissctte, P.S.Moris-sette, Ernest Morissctte, Adélard Viens, Joseph Berthiaume, Eléodore Morissctte, Antonio Gendron, Conrad Girard, Aimé Racine, Roméo Cabana, Emile Berthiaume, Mlles Eisa Morissctte, Claire Hébert, Cécile Hogue, Juliette Dion, Béatrice Thébergc, Li-lianne I héberge, Robcrtinc Lussier, Aldéa Lafond, Yvette Dion, Simone Pelletier, Simone Viens, Juliette Grégoire.Gcorgianna Viens, B.II.Lé veillé.Relia Morissettc, Cécile Morissctte, MM.Léo Dion, Alphonse Morissctte, Henri Morissctte, Wilfrid Bergeron, Albani Girard, Ernest Desmarais.Allred et Hervé Gravclinc, Rosaire Dalpé, G.H.Forand, Martial J Morissctte.tous de St-Hyacinthe, Emile Viens, Albert Jarret.Albert Vertefeuille, Roméo Grégoire, Orner Robichaud, Aurélicn et Germain Richard, Gérard Langelicr, Servule Gos- selin, Joseph Arpin, Paul Bilodeau, Lucien et Gaston Berthiaume, Hormis das ! rudeau, Auguste Lussier.Edmond Gosselin.Roland, Jacques, René.Ludgcr Morissctte, Antoine Morissettc tous de Ste-Rosalie.A une heure avancée du matin, tous se retirèrent avec regret mais en emportant un bon souvenir de cette soirée.Ces jours derniers ont eu lieu au milieu d\u2019un grand concours de parents et d'amis les funérailles de Mme Isaic Desmarais, née Azilda Royreau, âgée de 79 ans.Le service fut chanté par M.l'abbé Martel du séminaire de St-Hyacinthe.Assistaient comme diacre et sous-diacre MM.les abbés Val more Roy.curé de la paroisse, et David Petit vicaire.Les porteurs étaient MM.Samuel Bé-lislc, Fcrdinat Corbeil, Théophile Foi-sy, Philias Simard, Xavier Lapicrre, Napoléon Lussier.La défunte laisse pour déplorer sa perte 7 enfants: Aimé, Albéric, Alphonse, Alida, Mme Cloutier, Dorilda, Mme Bouthot, Ave-lina, Mme Laflamme, Blanche, Mme Edmond Lussier.- ; _()- ; - IBERVILLE Mme Alfred Bibeau, de Lowell Mass., est en promenade chez M.et Mme Orner Bessette, avenue neuvième.M.Louis Valois de St-Ilyacinthe, était dans Iberville récemment.Mlle Yvonne ( bolette et sa soeur Mme J.L.(barest, de Sorcl, étaient au milieu de nous dimanche dernier.Nous sommes peinés de i.» mort de Mlle Eudoxic Berthelet, survenue à St-1 lyacinthe, il y a quelques jours.La défunte était connue dans Iberville où elle demeura nombre d années.-La vente des bancs qui n ont pas été payés a eu lieu dimanche dernier dans l\u2019église après la grand'mcsse.Mme Eudorc Laflamme et sa jeune fille Mlle Lucille ont passé la semaine dernière chez leurs parents de St-1 lyacinthe et Rougemont.Arrête le Mal de Tête Dos milliors de gens, qui ont déjà souffort du mal do tôto, en son! maintenant fzompta.Ils prennent une I ABLETTE ZUT !UTOO, aussi inoffensive que la soude, rl sonl soulagés en 20 minutes.En vente p«u-' M.et Mme Anatole Marin et leur fils Vital, de Montréal, ont passé la fin de semaine chez leurs parents.\u2014M.Henri Valcourt était de passage à Warwick, dimanche et lundi.\u2014Le 23 janvier a été baptisée Marie-Claire, Rosa, enfant de M.et Mme Emile Jodoin.Parrain et marraine, M.et Mme Camille Lemondc, oncle et tante de l\u2019enfant.trail*** scion Irurs moyen*.MALADIES DES YEUX, DES OREILLES, DU NEZ et de la GORGE HOPITAL ST-CHARLES SAINT-HYACINTHE 'lato# vm mailim lampm par des LAMPES EDISON MAZDA Pourquoi manquer de lampes?Pourquoi dégarnir une douille pour garnir une autre?Faites-en une provision actuellement, alors que les prix sont économiques.Les lampes Edison Mazda en\u2014 Cartons de six pour l\u2019tiiMances de 1 5 à 60 watts Intérieur dépoli *140 \u2022 \u2022 \u2022 Southern Canada Power Company Limited Appartenant à ceux qu\u2019elle sert\u201d 44 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI.2 FEVRIER 1934 ALLOCATIONS AUX MÈRES NÉCESSITEUSES (suite de la 1 ère page) M.l'Oratcurt est-il possible de trouver des paroles plus claires?Peut-on être plus explicite?Je ne le crois pas.Peut-être serait-il sage de finir là mon argumentation et tout simplement de demander aux membres de cette assemblée de dire qu\u2019ils veulent qu\u2019il soit donné suite aux travaux, aux dépenses et aux recommandations de la commission des assurances sociales.D\u2019autre part l\u2019expérience du passé est là pour nous apprendre que le nombre de ceux qui veulent la simple logique n\u2019est jamais trop grand, et que certaines objections peuvent avoir pour effet de détourner certains votes.Alors je manquerais à mon devoir si je négligeais de réfuter certaines objections que 1 on entend faire généralement par ceux que la misère n\u2019a jamais atteint de sa griffe.On demande parfois si réellement pareille mesure est bien opportune.On dit pourquoi secours officiels aux mères nécessiteuses?Nos pères n avaient pas cela et n\u2019empêche que notre peuple s\u2019est développé et a grandi.A cela je réponds que des temps et des moeurs, des situations et des obligations différentes doivent avoir leur solution par des moyens et des mesures différentes.11 y a cinquante ou soixante ans par exemple, en 1871 la population de notre province se formait pour plus de 80% de ruraux et moins de 20% de citadins; aujourd\u2019hui soit en 1931 la proportion est de 60% urbaine.Changement radical de l\u2019assiette de notre population.Quant à la mentalité et aux manières de penser et de vi^re le changement est encore plus radical.En 1871 les 80% de notre population qui habitaient les campagnes avaient la mentalité rurale à 100% si je puis m\u2019exprimer ainsi, et les citadins eux-mêmes à cette époque étaient quasi des ruraux par leurs manières de vivre, de penser, et de comprendre.Aujourd\u2019hui.à peine 36% de la population de notre province habite les campagnes, de ce nombre à peine 24 sont des cultivateurs, et pour un grand nombre ils ont tant visité et reçu leurs frères cousins ou autres parents de la ville, que l\u2019on peut dire sans exagération que la mentalité de nos campagnards est de moins en moins rurale et de plus en plus urbaine.J oserais dire que la mentalité de nos ruraux est à peine 50% rurale.11 y a cinquante ans, soixante ans, notre peuple de campagnards vivait en paroisses qui étaient autant de familles dont tous les membres se connaissaient et au besoin s entraidaient.Qu'une femme fut veuve ou victime de n\u2019importe quel malheur, point n\u2019était besoin de 1 intervention des gouvernements, la charité y voyait sans bruit et sans grande misère.Mais aujourd\u2019hui?Qui niera que le luxe parfois exagéré voisine avec l\u2019indigence et la détresse, sans que bien souvent personne ne s\u2019en aperçoive ou paraisse s\u2019en apercevoir.Nos pères n\u2019étaient pas riches d argent, mais ils étaient riches de coeur.Nos campagnards des temps anciens et même des temps assez rapprochés n'étaient pas des savants, nombreux parmi eux auraient pu être accablés du mépris de certains grands hommes pour qui la science livresque et les diplômes tiennent lieu de tout, mais ils avaient la science des sciences, celle qui permet à un homme de comprendre la souffrance et lei.besoins de ses semblables.Cette science que le divin Charpentier de Nazareth a prêchée de paroles et d\u2019exemples.et que Moïse le libérateur avait fait entrevoir aux habitants de la Palestine.Remarquez M.l\u2019Orateur que ceci ne s'applique pas au député de Hull: Cet ordre social qui ne demandait que bien peu de lois et de mesuré sociales est une chose disparue chez nous.Je ne récrimine pas, je ne cherche pas à départager les responsabilités, je ne reproche rien à personne, je me contente de constater des faits et de montrer une situation que personne je crois ne mettra en doute.Autrefois dans un temps qui n\u2019est pas encore très éloigné quand une mère avait le malheur de perdre son soutien, point n\u2019était besoin de loi ou de système de secours aux mères en détresse.Dans nos paroisses rurales il y avait non seulement la charité mais aussi la connaissance des détresses à soulager.Aujourd'hui dans nos villes et même dans nos campagnes où règne l\u2019égoisme et le souci du rang à maintenir, il faut quelque chose qui n\u2019était pas nécessaire avec l\u2019ancien ordre social, mais qui est devenu une nécessité.Autre objection qui est faite généralement par ceux qui émergent au budget public.Ceux que je me permettrai d\u2019appeler suivant un mot célèbre de l\u2019ancien député des Deux-Montagnes, des budgetivères.Cela va coûter gros d'argent au gouvernement.Pas tant que l\u2019on est tenté de le faire croire en certain milieu.Sans vouloir dire que tout ce que font les Ontariens mérite d\u2019être imité il est permis de se servir de ce qui existe là-bas pour établir approximativement ce que coûterait ici un système semblable à ce qui existe en Ontario.La population de la province de Québec est en chiffres ronds de 80 p.c.de la population d\u2019Ontario.Voyons maintenant ce qu\u2019a coûté à la province d\u2019Ontario les secours aux mères nécessiteuses.Dans les comptes publics de l\u2019Ontario pour l'année liiscale finissant le 31 décembre 1932 à l\u2019item 0 page 3 on trouve qu\u2019il a été dépensé en une année $1,659,352.44.Combien en coûterait-il à la province de Québec pour un système semblable tenant compte que notre population est d\u2019environ les 4-5 de celle d\u2019Ontario.Peut-être un million et quart ou un million et un tiers.En tout cas bien moins cher qu\u2019il en coûte pour bâtir des ponts électoraux.Et là encore voyons ce que dit le rapport de la commission (page 42).\u201cEn coûterait-il plus \u201ccher d\u2019établir une politique d'assistance aux mères que de satisfaire \u201caux besoins actuels de construction \u201cet d\u2019entretien des orphelinats.\u2019\u2019 \u201cLes témoins ont déclaré généralement que la différence serait lé-\u201cgère si l\u2019on met en regard les dépenses imputables au capital ou à \u201cl'entretien des orphelinats et les \u201csommes à verser aux mères nécessi-»».\u2022» teuses.Autre objection.Ce n\u2019est pas le temps quand les finances publiques sont dans une situation difficile, d assumer de nouvelles charges.Ce n est pas le temps de faire ces dépenses en une période de crise alors que les gouvernements sont aux prises avec l\u2019angoissant problème du chômage.Je me permettrai de différer carrément d\u2019opinion.De deux choses l'une.Ou cette mesure est bonne ou elle ne 1 est pas.Si elle efct bonne il est toujours temps de bien faire.Autre objection.Temps de crise.Gouvernement aux prises avec le problème du chômage.Mais la crise de quoi est-elle faite?Sinon de la rupture de l\u2019équilibre social.Et si cet équilibre social est rompu, n\u2019est-ce pas par malheur que trop souvent nous avons oublié les principes les plus élémentaires de la vraie doctrine chrétienne ou tout simplement de la saine doctrine sociale.Bien des hommes sont des chômeurs.Oui ils sont à charge aux pouvoirs publics.Oui! Pour un grand nombre ils souffrent de leur inactivité forcée.Oui! Pour un grand nombre l\u2019état actuel qui leur est imposé est en train de les pousser vers la paresse et l'incapacité.Qui pourra dire combien de ces chômeurs sont sans travail tout simplement parce que le travail qu\u2019ils feraient est donné à des femmes?Peut-être des mères qui laissent leurs enfants à la rue ou à la garderie.Dans ces cas le secours aux mères nécessiteuses ne serait pas une dépense mais tout simplement un changement d'appropriation des deniers.Que dis* je ce serait une vraie économie.Puisque l\u2019homme qui travaillerait à la place d\u2019une mère assistée cesserait d être un chômeur, et que les enfants élevés par leur maman seraient sans conteste mieux élevés que les traîneurs de rue quan dla maman est au travail.La femme au foyer, l\u2019homme au travail devrait être notre mot d'ordre dans toute la mesure du possible.Rien ne coûte plus cher que d\u2019avoir des choses ou des gens hors de leur place.Et le devoir des gouvernements est de faire tout ce qui est possible pour que chaque chose et chaque personne soient à la place qui lui convient.Oh je sais qu\u2019il y a des hommes qui considèrent comme quantité négligeable la rupture des liens de famille pour les pauvres mamans aban- données ou éprouvées.Si par impossible il s'en trouve dans cette chambre dont le coeur reste sec à la pensée des pauvres; qu\u2019ils pensent à la solidarité sociale.S'il s\u2019en trouvent qui n'ont jamais senti les inquiétudes du pauvre homme qui en face de la mort possible pense avec inquiétude qu'il laissera derrière lui une femme et des enfants dans le dénuement, qu'ils pensent que toute erreur se paye.La famille quelle qu\u2019elle soit est la cellule-mère.La famille, si petite, si insignifiante qu'elle soit.Même la famille de la veuve sans fortune, sans influence est la cellule de vie où s\u2019alimente les sociétés.les peuples, les pays, et il esl de notre devoir de préserver autant que faire se peut cette cellule de vie.Rien comme les bras d'une mère pour élever des petits.Rien comme la tendresse maternelle conjuguée avec l\u2019amour filial pour porter au bien.Si nous laissons se briser les familles.Si par égoïsme nous faisons ensorte que les mères soient dans l\u2019obligation de gagner la vie de leurs enfants et la leur au travail extérieur, il en coûtera plus cher pour payer les conséquences de nos erreurs, qu\u2019il en coûterait pour maintenir un système efficace de secours aux mères.Et je conclus que même en dehors de la charité chrétienne qui nous commande de venir au secours des indigents, même en dehors du patriotisme qui nous fait un devoir non seulement de prêcher les berceaux mais aussi de les soutenir, notre intérêt bien compris est de prendre les moyens que choses et gens soient à leur place.Les hommes au travail autant que faire se peut.Les femmes à la place où elles sont le plus utiles, les femmes au rôle sublime de la maman qui dans ses bras berce ses enfants.La maman qui, de ses conseils, de sa tendresse, prépare les hommes de demain, en fait des hommes sains au point de vue physique mais surtout au point de vue moral.M.l\u2019Orateur avant que de reprendre mon siège je tiens à faire remarquer que je n\u2019ai attaqué personne ni complimenté personne ni du gouvernement ni de l'opposition.Ce n\u2019est pas un vote de confiance ni de non confiance que je propose.A mon point de vue les heures que nous vivons sont trop graves pour que nous perdions notre temps et nos énergies en paroles stériles.Les individus, les groupes, les paris, la considération de leurs intérêts loivent céder devant les principes.Et c\u2019est un principe important que elui de protéger la famille, cellule le vie.C'est un principe important lue d\u2019assurer dans la mesure du pos-ible une protection à la famille, \u2019artisans du gouvernement, partisans le l\u2019opposition, indépendants, tous meuvent voter pour ma motion.Ce l\u2019est pas une motion de confiance, \u2022est tout simplement l'expression l\u2019un voeu que la Chambre peut faire, ît que le gouvernement peut mettre l exécution.: -o- ; \u201cDESTIN DES MALADIES\u201d (suite de la 1ère page) îédicale, avait été médecin, il n au-ait jamais osé inoculer à 1 homme in produit dans lequel son génie lui aisait deviner un remède, mais qui, i ce génie avait fait fausse route (le ;énie découvre plus de faux chemins lue de vrais), exposait le sujet, tous »s sujets vaccinés, à contracter une age expérimentale.\u2019\u2019 D\u2019où l\u2019on peut conclure que tout l'est pas dit dans le domaine scicn-ifique en général et dans le domaine nédical en particulier.Où nous con-luisent les savants?C'est le secret le la Providence.Mais il faut se convaincre, dès maintenant, qu\u2019une ;rande reconnaissance leur est due >our le soulagement que des génies omme Pasteur ont apporté à l\u2019hu-nanité souffrante.A quelles découvertes assiterons-nous dans l'avenir?\u2019our notre part, nous l\u2019ignorons; nais nous croyons très modestement ju\u2019il faut être bien malin pour nier \u2019existence du Créateur après le plus )etit coup d\u2019oeil jeté sur les merveil-es du monde organisé.Pasteur, qui fut un grand croyant, lisait, à la fin de sa vie; \u201cJe ne puis }lus croire à l\u2019existence de Dieu, car le Le vois continuellement dans ses oeuvres''.Belles paroles que devraient méditer les orateurs de 50e Drdre qui.parlant à travers leur chameau, se font fort de prouver l\u2019inex-stence de Dieu.F.C.L\u2019EGOTISME EN CRITIQUE (Suite de la 1ère page) Une autre rectification qu\u2019il convient de faire et que cet \u201cillustrissime\u201d critique saura bien nous pardonner.Pourquoi blâmer ses concitoyens de ne pas jouer des pièces canadiennes?Il ne devrait pas ignorer qu\u2019il y a pas de répertoire canadien de théâtre, que ce genre n\u2019existe pas au Canada-français.C\u2019est du moins l\u2019opinion de Mgr Camille Roy, et j'opine humblement que, dans les circonstances, elle doit prévaloir sur celle du trop patriotique chroniqueur du \u201cClairon**.Il convient d\u2019admettre cependant qu'il existe quelques pièces canadiennes-françaises dignes de ce nom, dues à la plume d'auteurs suffisamment préparés à ce genre littéraire.Pour être humain, concédons que Pierre Legrand peut être déçu du fait qu'un talent aussi original que le sien demeure méconnu dans son propre milieu.Accordons lui notre sympathie, dans l'espoir qu\u2019avant longtemps son génie apparaîtra dans toute sa splendeur, tel Apollon aux bergers d\u2019Arcadie.Mon ami, pardonnez à ces esprits trop étroits pour apprécier votre oeuvre de n\u2019en pas goûter la valeur.Pensez que ces gens font du théâtre dans un but d'étude et non pour la cause patriotique.De grâce, soyez clément et cessez une colère aussi verte! Plusieurs célébrités des siècles passés ont été méconnus de leurs concitoyens.Au jugement dernier, avec eux.vous jouirez de toute votre gloire.En attendant, ne cessez jamais de méditer la profonde pensée du père de tous les écrivains: \u201cSoyez plutôt maçon, si c'est votre métier\u201d.JACQUET I : -o- : A QUEBEC (suite de la 1ère page) faveur des mères nécessiteuses.M.Laurent Barré, un voisin qui a tant de sympathies dans notre milieu, a présenté un magistral travail à la chambre des députés demandant au gouvernement une méthode pratique de distribution des allocations aux mères nécessiteuses.Les lecteurs du \u201cCourrier\u2019\u2019 auront l\u2019avantage de lire en entier le discours de M.Barré, reproduit intégralement dans une autre colonne du présent numéro.Plusieurs membres du parlement ont également présenté à leurs collègues certaines mesures propres à enrichir notre législation.Notons parmi ces dernières une motion de l\u2019hon.secrétaire provincial ayant pour but de paralyser, voire interdire, l'organisation de ces fameux \u201cwalkatons\" auxquels la population étudiante de Montréal fait un si mauvais parti.La chambre prépare également une loi spéciale faite à la demande des ouvriers syndiqués de la province à fin de les protéger contre l\u2019empiètement des patrons dans certains milieux.Il semble que cette mesure aura l\u2019effet de fixer un salaire minimum, variable suivant les différen- tes localités et genres de «travail.Enfin, on étudie sérieusement certaines mesures hygiéniques à prendre vis-à-vis les étrangers qui parcourent nos campagnes en si grand nombre depuis le début de la crise.Et la session se continue, ayant à son feuilleton nombre d'autres projets, les uns excellents, d'autres moins bons.Espérons toutefois que ces délibérations de nos représentants apporteront quelque soulagement à la situation générale.Une session coûte assez cher aux contribuables de la province de Québec, qu\u2019ils doivent au moins avoir droit à l\u2019espoir que tant de dépenses ne soient pas effectuées en vain.\" Jacques Bousquet LA K K CHAMPLAIN d ST.LAWRENCE JUNCTION RAILWAY COMPANY.ASSEMBLEE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES POUR L\u2019ANNEE 1934.Avis public est par les présentes
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