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Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 7 octobre 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1932-10-07, Collections de BAnQ.

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[" NOS INSTITUTIONS \u2014 NÔTRE LANGU E\u2014NOS LOIS 80e ANNEE No.32 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI.7 OCTOIMK 1032 La session s\u2019ouvre DU TRAVAIL EN PERSPECTIVE.\u2014 LA CONFERENCE ECONOMIQUE ET SES REPERCUSSIONS EN ANGLETERRE.\u2014 ACCORDS QUI ONT DONNE SATISFACTION.La session fédérale est commencée d\u2019hier, à Ottawa.Si l\u2019on en juge par son programme, elle ne permettra à personne de chômer.Ceux qui y participeront, ministres et députés, peuvent s\u2019attendre à un travail ardu.Pendant les cinq ou six semaines qui viendront, ou s\u2019occupera surtout de commerce inter-impérial.Il s\u2019agit d\u2019abord, et surtout, de ratifier les pactes conclus à Ottawa par les divers pays de l\u2019Empire britannique, au cours de la conférence économique.La session sera en quleque sorte un prolongement de la conférence et permettra à celle-ci de mûrir ses fruits.C'est a partir de ce moment que l\u2019on pourra mesurer l\u2019importance du travail accompli.La ratification des traités faite, on espère voir les théories mises à l\u2019épreuve dans le domaine pratique.La session s\u2019occupera encore du rapport de la commission Duff, après son enquête sur la situation des chemins de fer, et l\u2019on s\u2019attend à ce que le gouvernement présente un projet de loi inspiré par les recommandations de la commission.L\u2019accord du Canada et des Etats-Unis, quant à la canalisation du Saint-Luurent, viendra aussi sur le tapis, mais sa discussion, parait-il, dépendra de l\u2019attitude que prendra à Washington le Sénat américain.Si nos députés veulent travailler a Ottawa, ce n\u2019est pas l\u2019occasion qui leur manquera cet automne.En Angleterre, la conférence d\u2019Ottawa a eu de graves répercussions.Une dizaine de ministres, y compris des hommes comme le vicomte Snowden, sir Herbert Samuel et sir Archibald Sinclair, ont donné leur démission.Ces hommes trouvent que les accords d\u2019Ottawa, voulus, ou du moins acceptés par MM.Baldwin et Thomas, sont préjudiciables aux affaires de la Grande-Bretagne.Snowden, connu pour son esprit acerbe et ses dispositions de mauvais coucheur, a fait des déclarations qui en disent long sur ses sentiments à l\u2019endroit des pays de l\u2019Empire.Il ne peut tolérer, a-t-il déclaré, que la politique tarifaire de la Grande-Bretagne soit dictée par les Dominions.En d\u2019autres termes, il eût voulu en rester à l\u2019ancien état de choses: Londres dictant ses quatre volontés aux pays de l\u2019Empire, pour le plus grand bien de l\u2019Angleterre, d\u2019abord, encore et toujours.Heureusement, et n\u2019en déplaise à M.Snowden, la période d\u2019entière sujétion et de soumission semble finie pour nous.L\u2019hon.M.Bennett l\u2019a fait comprendre, en Angleterre d\u2019abord, puis à Ottawa.De plus en plus, la conférence economique d\u2019Ottawa parait avoir été un coup de maître.Les démissions anglaises le soulignent énergiquement.Le jour est loin où M.Thomas appliquait le mot humbug aux propositions du premier ministre canadien.Dans l'ensemble, les traités d'Ottawa paraissent avoir donné satisfaction aux pays intéressés.Sans doute, rien de tout cela n\u2019est parfait, mais les résultats atteints dépassent de beaucoup ce qu\u2019on avait accoutumé d\u2019obtenir, dans les tractations avec Londres.Jusqu\u2019ici, le Canada, le Libre-Etat d\u2019Irlande, la Rhodésie, l\u2019Afrique du Sud, l\u2019Australie, la Nouvelle-Zélande, ont exprimé leur satisfaction.Ces pays avaient l\u2019habitude de se voir traités comme des enfants mineurs, incapables de penser par eux-mêmes.Les temps sont changés.A Ottawa, les pays de l'Empire ont traité d\u2019égal à égal avec l\u2019Angleterre.L\u2019honneur en revient à M.Bennett, pour la plus grande partie, mais l\u2019avantage est pour tout le monde.En Afrique du Sud, il n\u2019y a pas trois jours, l\u2019hon.N.C.Havenga, ministre des Finances, exprimait sa haute satisfaction de la conférence économique.Il arrivait du Canada, où il s\u2019était rendu à titre de chef de la délégation sud-africaine.\u201cJe suis satisfait des accords conclus à Ottawa, a-t-il déclaré; les clauses en sont justes et raisonnables et l\u2019Afrique du Sud a raison d\u2019être contente des résultats.\u2019\u2019 A noter (pie ce témoignage arrive peu après la démission des ministres anglais, et la sortie de Thon.M.Snowden.L\u2019actualité EN FEUILLETANT UNE VIEILLE REVUE par CER 11 y a déjà quelques semaines, j\u2019avais découvert chez un de* mes vieux amis, une revue d\u2019un age respectable et qui doit se trouver dans bien peu de bibliothèques: la \u201cRevue Agricole, 1863-01\u201d.Je l\u2019avais apportée précieusement, en me disant que ces feuillets ridés et jaunis devraient receler quelque chose qui ne manquerait pas d\u2019intéresser mes lecteurs.Je viens de parcourir la \u201cRevue Agricole\u2019\u2019 qui était alors l\u2019organe officiel de la Chambre (l\u2019Agriculture du Bas-Canada.Le directeur de la \u201cRevue\u201d était M.J.Perreault, diplômé d\u2019écoles d\u2019agriculture de France et d\u2019Angleterre, et en plus député de Richelieu.Cette publication qui a à peu près le format des brochures officielles, était très bien rédigée: partie officielle et documentaire, enseignement agricole, conseils pratiques, récits de voyages, chronique de la colonisation, etc., La typographie est sobre et de bon goût.Très peu d\u2019illustrations, chose bien explicable si l\u2019on tient compte du fait que les gravures de l\u2019époque étaient du dessin en lignes, à la plume, et par conséquent assez coûteux.La couverture frontispice est encadrée de devises appropriées:\tProgrès avec pru- dence \u2014 Pratiques avec science le sol, c\u2019est la patrie, améliorer l\u2019un, c\u2019est servir l\u2019autre Le plus puissant engrais, c\u2019est la sueur volontaire de l\u2019homme libre.Je ne tiens pas outre mesure à cette dernière et je la soumets avec plaisir aux vendeurs d\u2019engrais chimiques.Je transmets les cotations du marché des produits agricoles, prises dans la \u201cRevue Agricole\u201d, mois d\u2019octobre 1803, il v a doue soixante-neuf ans: (suite en Ac page) Chronique avicole SELECTION RAISONNEE DES POULETTES Harry BERNARD Sélection par hérédité et sélection par apparence.Triple but de la sélection.\u2014 A l\u2019approche de l\u2019hiver.LES PRINCIPAUX FAITS DES DERNIERS JOURS Le rapport sur l\u2019Université Québec, 3.\u2014 (\u2019.\u2019est demain que M.Alexandre Taschereau prendra connaissance du rapport de la Commission d\u2019enquête de l\u2019Université de Montréal.M.Edouard Montpctit, secrétaire de l'Université et de cette commission, est venu à Québec la semaine dernière et s\u2019est rendu au Parlement pour remettre le rapport au premier ministre, mais M.Taschereau avait dû s\u2019absenter et M.Montpctit a rapporté avec lui le précieux document.Le rapport ne sera pas publié avant que le premier ministre en ait pris connaissance, apprenons-nous aujourd\u2019hui.M.Taschereau passera la journée de demain à Montréal et sera de retour à Québec pour présider la réunion du cabinet, mercredi.lieu à la salle Saint-Sulpice.M.Romier parlera des méthodes financières, monétaires et bancaires de l\u2019Europe.par Fernand Roy, S.E.A.Emiliano Renaud est mort Montréal, 3.\u2014 Le pianiste Emiliano Renaud qui devait-donner un concert le 27 octobre prochain, est mort subitement à 2 heures ce matin.M.Renaud était âgé de 59 ans.M.Renaud alla étudier en Europe puis il enseigna au Canada, dans l\u2019ouest américain, à Boston et New York.Il était revenu ù Montréal depuis quelques années et y enseignait.J.A MK DU £ A TRAVERS L\u2019HISTOIRE DE NOTRE REGION par G.P.A.( Les cours de M.Lucien Romier Montréal, 3.\u2014 M.Lucien Ro-inicr, conférencier de Y Instil ut scientifique franco-canadien, qui donne des cours devant l\u2019Ecole des hautes études commerciales depuis jeudi dernier, prononcera les 11, 12, 17, 20 et 24 octobre prochain, des conférences publiques La démission de M.McNeil Londres, 3.\u2014 On apprend d\u2019excellente source que M.James McNeill s\u2019est démis de ses fonctions de gouverneur général de l\u2019Etat libre d\u2019Irlande et que le Roi a approuvé cette démission.Il parait qu\u2019en donnant son approbation le Roi a agi conformément à un avis du président de l\u2019Etat libre, M.Eamonn de Valera.Lui.\u2014 Le déjeuner n\u2019est pas prêt?Alors, je vais au restaurant.Elle.\u2014 Attends au moins un quart d\u2019heure.Lui.\u2014 Mais, il ne sera pas prêt - r___________,__.davantage!\t\u2022 à la Faculté de droit/ toujours | Elle.\u2014 Non, mais moi je serai sous les auspices de l\u2019Institut.Ces prête pour aller au restaurant conférences auront probablement avec toi.(Suite de la semaine dernière) Maintenant, faisons l\u2019élude de la conformation; c\u2019est là que nous trouverons les indices ou caractères de la pondeuse.La tète joue un grand rôle dans la sélection, et elle fut tellement étudiée, qu'elle est aujourd\u2019hui un des guides les plus sûrs.G\u2019esl à juste titre qu\u2019on l\u2019a qualifiée de \u201cmiroir de la ponte\u201d; en effet, chacune de ses parties nous fait découvrir quelques marques de l\u2019aptitude à la ponte.Ordinairement la tète ne ment pas, c\u2019est pourquoi elle est beaucoup considérée en sélection.A prime abord, chez la pondeuse on remarque une tète bien balancée, d'apparence forte tout en n\u2019étant pas grossière.Le crâne est plat et large, le bec est gros, court, fort et bien marqué.La texture du bec importe beaucoup, car elle rcllètc la texture de l\u2019ossature entière.L\u2019oeil est rond, gros, brillant, proéminent et intelligent; il doit être placé le plus près possible du sommet du crâne.La crête, les barbillons et la face sont rouges vif et chauds au toucher.En définitive, tout dans la tête dénote une poule douce, intelligente, active, ayant une constitution robuste lui permettant de bien pourvoir à sa tache.(suite en dernière page) A celle époque, il restait encore un très grand nombre de terres non concédées dans le iief de Rninezav et le 12 janvier 1827, nous voyons le sieur de Martignv concéder les nos 10 et 11.Le 30 octobre 1828, Pierre I)é-ry maître meunier, s\u2019engagea pour trois ans au sieur de Martignv, pour le prix alors bien élevé de 50 louis par année, payables 12 louis 10 ehelins à chaque quartier mi saison.Le 21 septembre 1829, le seigneur concéda les nos 75 et 70 dans le lie rang à Marie Jules Léon Aiuahle Augustin René de Yillcrav.marchand de Montréal.Après trois criées faites à la porte de la chapelle de St-ILigues par JBte Proulx, cricur publie de la paroisse, JBte Normaudin, inspecteur, et d\u2019autres tirent marché avec Antoine Martin de St-Simon de Langan s\u2019engageant au prix le plus bas à faire un pont sur la rivière Lhibouel.Le contrat passé le 20 décembre 1850 requérait que ce pont fût â 18 pieds audes-Slis du niveau de l\u2019eau, de la largeur indiquée, avec des lambourdes mesurant un pied sur les quatre faces, un pontage (Je six pouces d\u2019épaisseur, etc.Le prix était de 1180 livres.Le 30 avril 1831, fut concédé à Pierre Lnnoix un petit lopin de terre auprès de la rivière Lhi-bouel, pour y établir une tannerie qui semble avoir été conservée jusqu\u2019à nos jours.Le 18 juillet Alexis Mi licite donna â Pierre Ginol et Thomas Yanas, syndics, une maison d\u2019école bâtie par corvées au ruisseau I)esc hé nés.Le 10 février 1833, fut passé devant mire T.Brodeur le contrat de mariage entre Alexis Arthur Dclphos, marchand de Sl-11ligues, lits majeur de feu Laurent Dclphos et de Félicité I)é-satilniers de Ste-Anne de Y\u2019amines, et Marie Elizabeth, fille d\u2019A-mable Archambault de St-Ilva-einthe, et ceci l\u2019apparenta au seigneur de Martignv également marié â une Archambault.Le jeune couple donnera naissance â un UNE REPRISE DE LA PERSECUTION REL AU MEXIQUE Le président Rodrigue/, et la dernière encyclique du Pape.La situation des prêtres au Mexique.La population catholique.Quelques aperçus Chacun suit.pour unoir lu les journaux, gue la persecution religieuse semble redevenue à l'ordre I des réflexions pleines de bon sens.LIVRES NOUVEAUX Quand j\u2019parl\u2019 tout seul, par Jean Narrachc.\t, l u des ouvrages les plus originaux et les plus caractéristiques de la littérature canadienne vient d\u2019être publié aux Editions Albert Ernestine sous le litre \u201cQuand j\u2019paiT tout seul\u201d.Jean Narrache a créé le type de ce pauvre gueux des villes, plein de coeur et de bonne volonté, qui n\u2019aspire pas au luxe des riches cl qui se console de son sort en faisant.sur les événements de la vie.du jour.un.Mexique.On ne lira j xi s sons intérêt.ù et' propos, l'article ci-dessous, emprunté o I Action catholique, tie Québec: Il y a une logique anticléricale: elle es! faite d\u2019absurdité.Le geste du président Rodriguez le montre* aujourd\u2019hui 1*11 accentuant encore celui de ses prédécesseurs qui l\u2019avaient déjà amplement montré.Le président Rodriguez vient de répondre â Sa Sainteté Pie XI.Sa lâche n\u2019était pas commode je le confesse.Abstraction faite de sa qualité de chef de l\u2019Eglise, Pie XI est un des esprits droits et clairs du siècle.Intelligence lumineuse, culture profonde, cerveau assoupli par la gymnastique intellectuelle la mieux raisonnée; voilà déjà ce qui faisait «le Aehil le Haiti un des grands hommes de notre temps.Devenu le chef de l\u2019Eglise universelle il jouit en plus, à ce titre, de l\u2019assistance constante «le l\u2019Esprit Saint.Il «*st doue tout naturel qu'il ait sur les choses compliquées de notre époque des vues si nettes, et que chacune de ses paroles satisfasse complètement ceux qui aiment la clarté.Je droit e! la justice.Le pauvre président du Mexique ne possède pas ces avantages.d'Immour et d ironie.Le héros «le Jean Narrache est un poète populaire qui n\u2019a ni eux ie, ni haine (J «111 i sait se conformer à tout ce que sa raison ne peut expliquer: \u201cNous aulr's quand «ni a 17/idées noires Pis qu'on s\u2019promèn\u2019 I « * coeur un deuil, < ) 11 tacir de rir\\ «flair\u2019 «les histoires, Pour pas ètr\u2019 vus la larme à l\u2019oeil.On fait les fiers,.Oui ! on abri Ile Not\u2019 pein* derrièr\u2019 des airs moqueurs.Mais n\u2019cmpèeli\u2019 pas qu\u2019sous nos guenilles.Nous unir\u2019 aussi, on n\u2019a un coeur!\u2019 Toutes les pièces «lu recueil, et en particulier: \u201cLes Rats de charité\u201d, \u201cLa Fête de l\u2019Armistice\u201d, \u201cLe temps «les Fêtes\u201d, \u201cLe jeu de golf\u201d, \u201cEn faut «les pauvres\u201d, rendent le lecteur sympathique à ce pauvre gueux \u201c«pii a un coeur\u201d cl i le prouve.(suite en dernière page) UNE IMPRESSIONNANTE CEREMONIE A RICHELIEU ('.liez les Pères Oblats de Richelieu.\u2014 Vingt-six srolaliques sont tonsurés.Conference sur sainte Thérèse.S.E.Mgr Desmarais I.\u2019ouvrage se présente sous une toilette de grand luxe, avec douze illustrations dont «!i\\ hors-textes «le l'artiste Jean Palardv, et est w en vente au prix «h* ÿl.25 l\u2019exemplaire, chez J\u2019édifeur, 1735 rue St-Denis.Montréal, et dans toutes les librairies bien assorties.Il a été tiré de ce! ouvrage cent exemplaires sur papier du Japon teinté.numérotés â la main et paraphés par fauteur, en vente chez l\u2019éditeur au prix «le $2.25 franco aire.(le qu\u2019il vaul personnellement, je l\u2019ignore, ou plutôt je m\u2019en doute bien un peu.S'il parle de lui-même c\u2019est qu\u2019il possède huile la suffisance de l\u2019ignorance qui s\u2019i- |V\\«*m gnorc; et s\u2019il accepte de servir «h* | haul parler à la camarilla des j\t- anticléricaux de son pays, il lé- ,\tn .\t.r ,.tnoigne d\u2019une flexibilité d'échinc Samt-Jcan-Baptiste et les Lanadiens- encore plus honteuse chez un per- français, par \\ ictor Barrette.M.Victor Rarrelle présente au publie, en une jolie brochure, le du au Pape, eF iVa ajouté à fah- ' discours qu\u2019il prmiom;tiil le 26 surdité de tous les raisonnements j11 *11 dernier, a la salle paioissm-de ses pareils, lorsqu\u2019ils entre- *(\u2018 Suint-Gerard a Ottawa, a I oc-prennent de faire la leçon a l\u2019E- easiou de la eclebulion de notic Heure plus honteuse citez un pe sonnage qui incarne l\u2019autorité.Le M.Rodriguez a donc repoli- «lise.Les anticléricaux ne croient pas â l\u2019Eglise.Les anticléricaux nient la doctrine de l\u2019Eglise.Mais pourquoi alors s\u2019achar- fétc patronale.On lira avec une grande satisfaction et une profonde émotion les pages où M.Barrette fait un parallèle entre les épreuves de Saint Jean-Baplislc et les nôtres, son idéal apostolique et celui de nenl-ils tant à ce qui d\u2019après eux notre race.Les lecteurs y verront n\u2019existe pas?Pourquoi entrepren- qu'une minorité, parce que mino-ncnl-ils de réglementer ce qu\u2019ils rite, n\u2019est pas \u201cnécessairement nicfiiI?Sur quoi se basent-ils pour condamnable â mort\u201d et qu\u2019à (Suite en Ac page)\t| (suite en dernière page) Richelieu, 3.Une impressionnante cérémonie s\u2019est déroulée hier matin, dans la chapelle du scolasticnt des Oblats à Richelieu.A 8 lires S.E.Mgr J.-Aldée Desmarais, évêque auxiliaire de St-Hyaeinlhc, célébra une messe pontificale, assisté du R.P.Robert, o.m.i., officiant.Les diacres d\u2019honneur étaient les RR.PP.Jodoin et Rétournav, o.m.i., et les diacre et sous-diacre d\u2019office les RR.PI*.Gcndron et Sauve.Mgr Desmarais a ensuite conféré la tonsure à 26 scolastiques de la maison des Oblats.Les élèves de cette institution firent durant la messe de l'impressionnant chant grégorien, sous la direction du R.P.Beaudin.A midi un dîner fut servi au scolasticnt, en l'honneur des tonsurés.Parmi les convives on remarquait Mgr Desmarais et les curés de Richelieu et Chambly Canton.Dans l\u2019après-midi une j adresse fut présentée à Mgr Des- j marais qui fit ensuite une confé- \u2019 ronce sur sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.le livre de l\u2019année Juana, mon aimée roman par HARRY BERNARD grand prix David, 1932 prix d\u2019action intellectuelle En vente au Courrier de SaiDt-Hyacinthe 51.00 l\u2019ex bientôt DOLORES rom (in par HARRY HERN A RD Retenez votre exemplaire $1.00 L\u2019abbé L.N.Raymond VENDREDI, 7 OCTOBRE 1932 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE BRUME Ennui, crainte, détresse.On ne sait quoi dans l\u2019air De ce jour ténébreux s\u2019appesantit sur l\u2019âme.O le bonheur léger du soleil large et clair.Lumière qui, pareille à l\u2019amour, se proclame! Angoisse puérile et peine sans raison.Toute ma force fuit et s\u2019épand clans la brume; Parce que je regarde un trop proche horizon, Je sens mon faible coeur enserré d\u2019amertume! J\u2019aspire à la clarté, je souffre d\u2019infini! Malgré ma petitesse en moi s\u2019ouvrent des ailes Qui battent vainement au bord de quelque nid, Avec le grand désir des voûtes éternelles! Je ne vois rien de bleu, rien de vaste là-haut; Au mur gris du brouillard se heurte ma pensée Qui s\u2019élance, retombe, ainsi qu\u2019un doux oiseau, Et vaincue, à la fin, gît pleurante et blessée.Albert LOZEAÜ Les non \u201cnés\u201d En ce temps-là, Mme N.mourut.Elle avait eu trois enfants.Deux étaient morts en bas âge; c\u2019est pourquoi elle avait eu le troisième.Car elle et lui \u2014 Monsieur et Madame.\u2014 d\u2019un consentement mutuel, avaient fixé à un le chiffre total de leurs enfants.Ce chiffre était sans discussion et sans appel, à cause de la fortune, du tour de la taille, à cause surtout des ennuis et restrictions de toutes sortes qu\u2019entraine une famille nombreuse.Et puis, leurs relations calculaient ainsi.C\u2019étaient les temps nouveaux.le progrès moderne où chacun n\u2019admettait qu\u2019un en-fant-lvpe et entendait désormais \u201cvivre sa vie.\u201d Tant pis pour la vie des autres!.L'existence de Madame s\u2019était écoulée, calme, respectée, honorée, normale en apparence.Beaucoup de mousse, et quelques bonnes oeuvres, ventes de charité, une certaine vie paroissiale, denier du culte, sans aucun de ces coefficients qu\u2019on applique à tout le reste \u2014 les temps sont bien durs!.Pourtant, par-ci, par-là, quelques gestes jolis, comme ces petits bouquets qui, de loin en loin, on ne sait pas pourquoi, apparaissent dans la grisaillerie d'un grand appartement.remous de certaines hérédités chrétiennes.A soixante-cinq ans.Madame mourut.Mort également normale.car, les sacrements étant pour les humains, Madame fut, à tout hasard, congrument absoute par un vieux prêtre de garde, un peu sourd, appelé précipitamment la veille.Convoi convenable.Requiem aeternam.In paradisum dedu-cant te angeli.Que les anges te conduisent dans le paradis.Et après cet incident.plissement d\u2019un dix-millième de seconde sur le Ilot mouvant des générations humaines, la vie continua.Si tant est qu\u2019elle eût été un instant interrompue.Madame parut donc devant Dieu.Ce fut un éblouissement! .L\u2019éblouissement d\u2019un oiseau de nuit, jeté brusquement en pleine lumière.L'éblouissement du vova- » gcur qui, au delà d\u2019un sommet, découvre tout à coup des mondes d'autres sommets, d\u2019aiguilles et de glaciers et, sur toute cette immensité, l'infini du ciel.Comme Madame hésitait, deux petites mains prirent la sienne, c\u2019étaient celles de ses enfants morts devenus des anges.\u2014Maman!.oh!., maman!.Ils étaient rayonnants.et beaux comme l\u2019auroré aux doigts de rose.heureux, comblés infiniment! Mais elle en aperçut d\u2019autres qui, eux aussi, criaient:\t\u201cMa- man!.Ils étaient là, appelant éperdument la vie, comme l\u2019oeil appelle la lumière.et comme la soif appelle l\u2019eau.et comme la \u201cmatière\u201d appelle la \u201cforme\u201d.Ils étouffaient, imprécis, dans le sépulcre du quasi-néant, où ils attendaient l\u2019ecce ancilla Domini, c\u2019est-à-dire l\u2019acceptation de la volonté humaine.Ils sentaient que l\u2019être les avait frôlés.que la vie.leur vie, avait passé tout près d\u2019eux, prête à les \u201cinformer\u201d pour l\u2019éternel bonheur.Dieu leur avait crié, de toute la grande voix de son amour: \u201cJe vous ai donné.choisi une mère.cette mère!\u201d La lourde pierre s\u2019était soulevée.ils avaient entrevu!.Et puis!.\t.Celle qui devait être leur mère.celle qui devait leur tendre les deux bras.les serrer avec tendresse contre son sein, celle-là avait répondu: Non.Pas la place!.Pas d'argent!.Et surtout, vous me gêneriez!.La dalle, alors, était retombée de tout son poids, étouffant le cri de \u201cMaman!.\u201d poussé avec supplication par les tout petits.En un instant.in ictus ocu-li., elle avait vu tout cela, Madame.Ensuite, elle n\u2019en eut plus cpie le souvenir, car elle était dans le lieu de l\u2019expiation.Et ce souvenir fut sa seule souffrance, en ce sens (pie cette souffrance-là dépassait toutes les autres.C\u2019était l\u2019abominable cauchemar d\u2019une mère qui sait son enfant enterré vivant.L\u2019air libre, le soleil l\u2019appellent.Mais le pauvre petit est là, opprimé de toute l\u2019angoisse d\u2019un tourmentant \u201cdevenir\u201d, réclamant la vie.conjurant celle qui devait le délivrer de la \u201cpuissance\u201d pour l\u2019amener à \u201cl\u2019acte\u201d.celle qui, à jamais, devait être maman.Pas la place!.Pas assez d\u2019argent!.Et puis, vous me gêneriez!.Même les bêtes féroces sont moins féroces.Elles désirent, aiment, s\u2019oublient, se font tuer pour leurs petits.Mme N.n\u2019avait rien désiré, rien aimé; elle n\u2019avait pensé qu\u2019à elle, et avait tué les petits pour la tranquillité de son moi.Et parce que le coeur des mères est le chef-d\u2019oeuvre du coeur de Dieu.le péché des mères est, par uîi, le péché puni entre les plus punis.\u2014Alors, Seigneur, s\u2019écria-t-elle combien de temps resterais-je en ce lieu d\u2019oppression?\u2014Tout le temps que tes enfants seront opprimés eux-mêmes.Le paradis, d\u2019ailleurs, serait impossible pour toi.Même là- haut, tu entendrais, du fond de l\u2019abime, l\u2019appel désespéré de leurs voix.- Toujours ici, alors.Seigneur?\u2014 Ta punition cessera lorsqu\u2019une mère aura réparé le crime de la mère.lorsqu\u2019une autre femme aura dit à Dieu: \u201cJ\u2019aurai des enfants en réparation du crime de celles qui les ont refusés Et comme une femme donne parfois h* sein à des enfants étrangers, je donnerai la vie à des enfants qui ne seront pas des miens.\u201d .Car, conclut le Tout-Puissant, je suis le Seigneur Dieu! .Car tout se paye, ici-bas, ou plus terriblement là-haut! .Car l'homme pauvre four mie - a toujours tort lorsqu\u2019il dresse ses petites combinaisons devant l'Intelligence infinie.Car ma bénédiction s\u2019appelle \u201cfécondité\u201d.Car moi, la Vie, je veux ici-bas toute la vie que j\u2019ai préparée dance.Je la veux farouchement là-haut.Je la veux avec abon-pour pleupler un ciel, où tous sont appelés à l'éternel bonheur.Je suis le Seigneur.Le Seigneur Dieu!.-:-o- :- » »\tsj*^\\ L\u2019 amour de la croix Voilà un amour qui est rare.Pour une Alice Rolland, vraie tleur de la Passion, qui va denian der à la sainte Vierge, à Lourdes de ne pas la guérir, combien feraient tous les pèlerinages du monde pour obtenir une guérison physique.Notre-Seigneur s\u2019en est plaint: \u201cVos prières se résumeraient bien dans ce mot: De votre croix, délivrez-nous Seigneur! De celte maladie! De cette perte d\u2019argent! De cette épreuve temporelle!\u201d L'épreuve est une grâce précieu se, parce qu\u2019elle met sur les épau les la croix de Jésus.Et c\u2019est parmi les porteurs de croix qu\u2019il reconnaît ses vrais amis.Les plus lourdes, il les met sur les épaules de ses amis les meilleurs.Il les rend si lourdes que ses fidèles ne se font pas scrupule de tomber dessous.Ils se relèvent avec courage: Jésus est tombé aussi, sous sa lourde croix; il s\u2019est relevé, il La portée jusqu\u2019au sommet du Calvaire, il v est monté, il v est mort.Qui l\u2019aime le suive.Au moins de loin.Appelons croix tout ce qui contrarie.Nos associés doivent aimer Jésus assez pour accepter les menues contrariétés de chaque jour.Qu\u2019ils demandent cet amour des tribulations,
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