Le Courrier de St-Hyacinthe, 3 août 1918, samedi 3 août 1918
[" N abonnement : Canada et EtaU-Unla 91.00 par an.Union postale: $1.50 Le numéro: 2 tous NOS INSTITUTIONS \u2014 NOTRE LANGUE - NOS LOIS ANNONCES: Petites Annonces: 29c pour une insertion.,0c insertion subséquente.Prix spéciaux pour con* trats à long terme.OOmc ANNEE\u2014No 21 -LE Al AND BOISSEAU, N .P., Rédacteur on chef.Commission d\u2019enregistrement du Canada Ottawa, 5 juillet 1918.Cher Monsieur, Je désire attirer votre attention sur l'extrait suivant «les Règlements la saine formation qu'il inculqua à toits ceux qui lui furent confiés.I )(* sa chai-e de professeur, il laissait tomber sur ses chers élèves, les rayons lumineux d'une science sans prétention.Se mettant à la portée de tous, il -avait expliquer avec une lucidité convaincante, les questions les plus ab-traites et les problèmes les plus compliqués.Januiis il ne se rebutait.11 s\u2019ingéniait à trouver «les termes «1«* comparaison afin de mieux faire saisir la(lc\\*on qu'il nous donnait.Sa disparition créera un vide difficile à combler.11 fut pendant vingt-cinq ans, le Père spirituel «le la Congrégation des Saints Anges, et en cette qualité il donna libre cours à son ambition sainte «le faire de nous des hommes et des chrétien-.Il nous enseignait la vie, nous en montrait les damiers, il nous armait pour la lutte et nous entraînait pour la victoire.Los conseils paternels qu'il nous prodigua sans cesse, sont maintenant la ligne de conduite que nous nous efforçons «le suivre: ils nous procurent des consolations qui nous réconfortent.11 a été pour nous un éducateur, un conseiller, un ami «*t un père; et c\u2019est avec des yeux noyés «le larmes que nous lui disons l'éternel adieu ! En face de son cercueil nous renouvelons les promesses que nous lui avons faites durant notre séjour au séminaire.Nous serons «les hommes! Nous serons des chrétiens.K.I.P.1 rmand HO l SSE A U.\u201c L\u2019Etoile du Nord \u201d Notre confrère vient justement de célébrer le trente-cinquième anniversaire de sa fondation; et à cette occasion il nous est arrivé dans une nouvelle toilette typographique qui le fait paraître avec avantage.Son éditeur propriétaire, AL Albert Gervais, de Joliette, nous permettra do lui offrir nos compliments sincères sur le succès toujours grandissant qui couronno ses efforts.Nous connaissons par expérience les difficultés sans nombre qui assaillent les directeurs de journaux dans les districts ruraux.Publier un journal local en concurrence avec les journaux des grands centres, est une entreprise qui requiert une dose peu commune d\u2019énergie sans cesse en action.La feuille hebdomadaire doit condenser dans chaque édition, le résumé dos événements qui se sont déroulés au cours de la semaine.('online chacun de ccs événements a été rapporté et souvent commenté par les grands quotidiens, il faut que le journal local les présente sous un jour agréable, afin de ne pas fatiguer l'attention de ses lecteurs.Il ne reste pratiquement à la feuille hebdomadaire, que la discussion des affaires locales ou régionales.Cette source est diilicilemdUt utilisée.Bien pou de personnes dans nos districts ont l\u2019entraînement voulu pour s\u2019adonnpr gratuitement au journalisme; et comme les revenus des journaux locaux sont minimes, la direction peut difficilement retenir les services d\u2019un rédacteur attitré.11 s\u2019ensuit «pie la rédaction «l«»it être faite suivant la bonne volonté des collaborateurs; et c\u2019est pour obtenir les effets de cette lionne volonté, que l'éditeur doit faire des miracles d énergie et dépenser des sommes infimes d\u2019ingéniosité.L*Etoile du Nord a trouvé dans la ville et le district do Joliette, une clientèle bien disposée, et AI.Albert Gervais, son fondateur, a réussi au-delà de scs espérances à faire de son journal, une feuille bien renseignée, bien rédigée et très agréable à lire.AI.Albert Gervais a voulu créer une œuvre qui soit digne de lui et digne du district Il s\u2019est dépensé pour maintenu* son journal à la hauteur qu'il avait rêvé de lui faire atteindre.\t' Par sa largeur de vues, par son honnêteté, par la rectitude de ses procédés, par son énergie, par son exhubôrante confiance en lui-même et en son œuvre, il a réussi là où tant d'autres auraient échoué.M.Albert Gervais a raison d'être glorieux de son succès, et je suis heureux de lui souhaiter la continuation de son bonheur.Je sais que Af.Gervais a l\u2019ambition de développer son journal pour en faire l\u2019interprète des sentiments, le défenseur des intérêts de toute la région do Joliette.Qu\u2019il persiste à suivre la ligne île conduite qu\u2019il s\u2019est tracée et il aura la consolation d'avoir assisté à la réalisation doses plus chères espérances.\u2022 rv.Armand BOISSEAU.micro et sur uno grande échelle, les images du petit et capricieux appareil qui tient un rôle si important dans le fonctionnement des automobiles.A propos de téléphone, nos lecteurs liront peut-être avec intérêt que, selon lus dernières statistique*.l'Amérique du Nord possède 8.7 millions d\u2019instruments, soit 70% du nombre total des téléphones en usage dans lo monde entier; que dans la ville de Los Angeles, en Californie, un habitant sur quatre est.muni d\u2019un téléphone.Quant au coût du service téléphonique, le capital engagé dans cette industrie représente, aux Etats-Unis, $10 par tête de population, $4.75 en Canada, $2.98 en Angleterre, $2.01 on Allemagne, $1.27 en Franco, $0.91 en Autriche.Les lignes téléphoniques atteignent un développement do 10 millions do milles aux Etats-Unis et do 700,000 milles en Canada.Elles ne sont que de 8 millions do îhillcs pour la totalité de l\u2019Europe.Tandis que les recettes par chaque instrument installé sont de $40 |x>ur la plupart des grands pays de l\u2019Europe, les Etats-Unis et le Canada se contentent de 32 dollars.Depuis quelque temps, lo téléphone est utilisé dans le service des chemins de fer.Cette préférence lui donne une avance notable sur son rival le télégraphe.Toutefois, celui-ci reste le maître en qualité de télégraphe sans fils qui ne connaît ni les distances, ni les obstacles.La guerre lui a doué, en outre, une supériorité incontestable dans le jeu des sous-marins, et des aéroplanes et mieux dans les messages d\u2019une tranchée à l\u2019autre.Lo téléphone est encore astreint à l'ennui des liaisons métalliques, mais des expériences sérieuses permettent de penser que le téléphone sans-fils n\u2019est pas un rêve irréalisable.LE POLITICIEN Le- alfa ire- publiques ont toujours eu pour effet, d'exciter l'attention d une multitude «b' per-onne-.La chose n'est pas surprenante.Av«»e le regime di-inocrntiqtie -\u2022»»;- lequel non- vivons on comprend que la politique exerce une protonde attirance -tir le- individu.-.Qu n - agi-e «le la par«>iss«-, «le IYvoV.«le la municipalité nu de- ir-lemcnt-, 1 électeur «v-t appelé à enregistrer -*«n vote.L'exercice de .-on droit, *« force ù -e renseigner: il «l«*it choisir la direction qu\u2019il entend suivre.I ne f«»i- -a «Ireision fait»*, il eherclie par la «li-eu-sinn à augmenter !o nombre de ceux qui peit-er»oit et voteront comme iui.J1 e-t désireux de faire prévaloir -o- vues, et, pour arriver à ce résultat.il -e sert «le tous le.- moyens de persuasion afin que la majorité de scs concitoyens endosse les idées qu'il veut faire triompher.Si j'avais à diviser en catégories les personne- qui s'occupent d'affaires publiques.Je les partagerais eu trois classe.-: les politiques, le- poli-liqueurs et 1rs politiciens.Les politiques sont les chefs d'Etat.II- sont chargé- de prévoir les résultats de la «lireetion qu'ils donnent à leurs partisan-.Laissant à leurs principaux lieutenant:*, leur liberté «l'action sur le- questions «!«\u2022 détail, les politiques ne s'occupent que dis grandes lignes «lu plan qu'ils ont mûri.Ils ont la sagesse, la prudence, le jugement, 1«* «loigté et ce je ne -ai- «jii««i qui engendre et maintient la confiance aveugle «1«* leurs partisan-.Les vrais polir «pu- -ont très rares dans le monde «*t il- apparaissent dans lo firmament «le {'histoire, comme «les constellations brillante- faisant pâlir les astn- secondaires qui gravitent «Lui- leur orbite.Le- politiqueurs sont ceux «pii profitent «le la politique et «pii en vivent.(\u2018e -ont les champignons vénéneux «pii -o collent au tronc «le i'arbrc pour en soutirer la sève.De sont les frôlons ni: faisant aucun travail productif et qui se contentent de s'approprier le butin précieux collectionné par les abeilles laborieuses.Le politiqueur c'est l'excroissance véreuse du régime démocratique; c'est la floraison «léplorable «l'une semence mauvaise sur un terrain fertile.Le politiqueur «*st un être adroit, rusé et débrouillard, mais il et on admettra cette vérité, 1c mieux ce sera pour tout le monde.L.-7.UAirniIEH.La Saint Dominique A l\u2019occasion de la fête de saint Domihique, dimanche, le 4 août, la chorale Sainte-Cécile du Rosaire, sous l\u2019habile direction do Madame Fournier, a préparé un joli programme musical pour la messe de huit heures et demie, et le salut, ln soir, à se|)t heures et demie, à l\u2019église Notre-Dame du Rosaire.Madame Desmarais, de Montréal, a consenti aimablement à se joindre à la chorale, pour la fête, et nous aurons le plaisir de l\u2019ontemlre, comme soliste, le matin et lo soir.\u2022 % * * O i k %\u2022 »l\u2019 l v *.\u2022 anniversaire de la déclaration eu.guerre, le chœur chantera, à la messe, le \u201c(antique à la France,\u201d soliste, Madame Desnia rais.\u201c(\u2019antique à Sa int-Vk>m inique,\u201d (Gounod) soliste, Madame G ingras.\u201cSouvenez-vous,\u201d (Massenet)» soliste, Madame Desmarais.Salut : \u201cO Salutaris,\u201d (sur la Filcuse do Raff) soliste, Mademoiselle Viger.\u201cAve Alaria,\u201d (duzzi) Madame Desmarais.\t# \u201cTantum ergo,\u201d soliste, Mademoiselle Ringuct.Ormmiste, M.le professeur Ur- i*,.» *\u2022 1 5 1 «* DE NOUVELLE S LA PROVINCE * * SA I N'TK-TJIKKKSK i)K BLAIX VILLE Vendredi dernier, l'élite de nos jeunes gens «111i11aicm 11 leur coquet vil-I«iü(\u2022 df Sainte-Thérèse pour une jo- d'Ottawn et de plusieurs autres pa- hV promenade.( amusements qui nrriil Je temp- s\u2019écouler Lien vite, ce qui tait (pie l\u2019heure était déjà avancée lorsque l'on -e -épara emportant chacun un airrénble souvenir de cette eliar- Le\t«\t\u2022 mante réunion.SAINT-DAVID D* VA MASK A Dimanche dernier, M.Alfred La-ramée, de notre village, avait la visite de s es nièce-, Mlles Hard, de Saint I lyaeinthe, accompagnées de leur- amis MM.IL Oalipault et A.-d.Arduiuihault, du même endroit.SAINT-HUGUES (Ragot) Notre eu ré M.Messier, est de retour d\u2019un voyage d'une quinzaine de jours au Saguenay.\u2014Mlles Alice et Annette Gnu-mont sont eu visite à Saint-Rohcrt, pour une huitaine de jours, elles visiteront aussi Saint-Louis et Saint-Marcel.\u2014 M.P.Duhamel et sa famille, de Montréal, passent l'été à Saint-Hugues.Ils offrons en vente 200 fermes, situées dans Vermont et dan-Québec, awe bâtisses, roulants, machines aratoires et agrès de sucreries.Prix A partir de $2,500.00 A $40,000.00.Ne pensez-vous pas que nous avons ce qui vous convient ?Donnez-nous une chance d'essayer.Nous avons aussi des fermes, des vergers d\u2019orangers et des terres à l>ois de construction en Floride.Haughey Real Estate Go.A3ERC0RNE, Que.Rlchford, Vermont.SAN ANTONIO, Florida.JEUNES GENS Terminez Rapidement votre Année d\u2019Etude ou votre Cours à L\u2019ECOLE LALIME DE ST-HYACINTHE Les classes de l\u2019Ecole Lalime sont ouvertes continuellement afin de donner aux jeunes n\u2019ayant pu terminer leur année de collège, de même qu\u2019aux inaptes au service militaire, aux soldats de retour, ainsi qu\u2019aux jeunes filles, l\u2019avantage de se qualifier rapidement pour l\u2019occupation de nombreuses positions qui seront bientôt vacantes.\u2022 Demandez le Prospectus de l\u2019Ecole Commerciale Pratique Lalime Limitée, de St-Hynci/ithe, P.Q.M.B.LALIME, principal l.aConipapieilanüladnrièreF.X.Berlraiid ST-HYACINTHE.FONDBRIB BT CONSTRUCTIONS MECANIQUES.Engine et chaudières à vapeur ae deux à 160 forces, pour moulins à eoie, Boutiques à bois, Fabriques à beurre et installations diverses OrémentB de moulin A soie, Déligneueee, Monte-billots, Machines à bardeaux.Sclea à découper et à refendre.\u2014 Planeurs, Embouveteure.Oorroyeurs, Moulureurs, Façonneurs, Scies à ruban, Tours A bols, etc.Grues A vapeur de toutes dimensions.(Hoisting Engines.Borne» fontaines.Valves ©t tuyaux d'aqueduo, Engrenages, Pompas.Ouvragef de fonderie et réparations de toutes sortes.Réparations d\u2019automobilei \u2022t engins A gasoline.aw DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE, va REDUCTION SPECIALE ter POUR UN MOIS SEULEMENT A toutes les personnes n\u2019ayant pas le courant électrique dans leurs demeures nous accorderons un escompte de 10% sur le matériel am ployé pour faire une installation, pourvu que le travail nous soit donné d'ici à un mois.Nous prions donc le public de ne pas perdre cette occasion attendu que les prix des matériaux augmentent continuellement.SOUTHERN CANADA POWER 00.LIMITED 255 rue Cascades, Saint-Hyacinthe.CT .\tITél.32-208.LES DOCTEURS FOURNIER et HOULE CHIRURGIENS-DENTISTES.Experts-spécialistes dans les dentiers et tous les ouvrages en or.INVENTION EXTRAORDINAIRE DD DR FOURNI* B Extractions des nerfs dentaires absolument sans douleur en 5 à 10 minutes avec obturation finale ou couronne quelconque, le tout, en une seule séance.Ceci kbt oxique au monde.- Extradions et plombages sans douleurs par le même procédé» - olvsrt tous lss soirs jusqu9 a o h surs s -182 RUE GIROUâRD,\tTEL.40\tSAINT-HYACINTHE. t VIEUX GARÇONS N\u2019êtes-vous donc bons qu\u2019à vieillir Vieux garçons légers et moroses, Sur Vanémone et sur les roses, Vous butinez mus les cueillir.Votre coeur au devoir austère, N\u2019est retenu jxir nul bien; Et vous abniufonncz la ferre, Où sont couchés tous vos anciens Plutôt que d'aller dans les tulles, User vos forces inutiles, Quand l'amour offre un doux asile, .1 vos pauvres coeurs vagabonds, Mariez-vous donc! Vieux garçons.Tre m ble2 obsl inés soli ta ires ! Si vous ne semez dans vos coeurs Le grain des amours créateurs, Quand viendra, la moisson dernière, Vous aurez le sort effrayant Du chiendent, de la mauvaise herbe, Ou des épis tombés des gerbes Qui vont se perdent dans le vent Pareil à la lampe sans huile Et semblable au figuier stérile Dont on parle dans l'Evangile, Un coeur sans flamme à rien n\u2019est bon.Mariez-vous donc! Vieux garçons.Englcbcrt G ALLEZ E.LA PLUIE Depuis le début de juin, chaque jour de la semaine, j'ai une folle envie de faire nui chronique sur la Pluie! ce serait il me semble bien d'actualité.Mais chaque fois aussi, espérant qu\u2019il fera, meilleur demain, je recule braverqent.(Si en reculant on ne cesse jxis d'etre brave) ironie.Je ns puis plus m\u2019empêcher de parler de la pluie qui ne cesse de nous enA nuyer depuis des semaines interminables.A mon tour, je déborde, et vais pendant qu\u2019elle s\u2019obstine à tomber, médire d'elle.à verse.Je Ventends frapper dans les vitres, avec celte inlassable patience de ceux qui attendent qu\u2019on leur ouvre la j*orte.et si vous croyez que je vais être, courtoise avec cette injurieuse visiteuse qui arrive toujours très mal à propos.et qpi ne sait plus quand partir.Les premiers jours, j'aimais l\u2019entendre tomber, je la trouvais un peu triste, c\u2019est vrai.combien reposante mais, pendant quinze jours entendre la même chose, les monies demi tons, avouez que ça devient terriblement monotone, et de la monotonie à l'ennui, il n\u2019y a qu\u2019un pas, et si petit.Afin d\u2019en piieux profiter, je m\u2019installais, soit à la.croisée ou sur la véranda, je comptais chaque goutte comme on compte, chacune de ces petites joies, de ces heureux petits riens qui enchantent là vie.et j'enviais follement les petits gamins, les tout petits, qui vont pieds nas courir dans les rigoles pour se laver les pieds, comme ils disent si.gentiment, \u2014 ce.serait bien plutôt pour se les mieux salir ensuite \u2014 je les voyais pisser tout trempés, les chevaux dégoûtants, la.chemise transparente, ils avaient l'air si complètement heureux de.ce bain du ciel, que franchement j\u2019aurais eu maivaise grâce à les gronder.».Un moment j\u2019ai vivement regretté d'avoir grandie.car quand on reste petites, on cqt libre d'etre ce que Von veut.Ce serait si bon, il me semble d'être encore un peu espiègle et gamine, mais à vingt ans, ce n'est pas possible je le comprends bien.Pourquoi donc, aujourd'hui la pluie qui me charmait hier m\u2019est-elle devenue parfaitement exécrable?Qui fait quelles n\u2019est plus la même?Est-elle plus méchante ou bien suis-je plus capricieuse?Oh! comme je vomirais savoir si chaque goutte qui tombe, comprend ce que je lui demande.et pourquoi garde-t-elle obstinément cet ennuyeux silence.Elle me tourmente, elle m'agace.clic m'ennuie.Je ht trouve laide, triste, elle .ressemble trop aux laideurs de la.vie.Mais pourquoi suis-je méchante et impitoyable avec elle, elle ignore sûrement tout le mal moral et physique qu\u2019elle nous cause.Tai pluie est surtout désagréable pareeque partout elle nous suit.son humidité pénètre et s\u2019infiltre méchamment jusqu\u2019au foiul de nous-mêmes, elle noircit nos projets, elle décompose nos espoirs.même les plus modestes, et elle noie nos meilleures joies.Si elle a quelques bons côtés, ce n\u2019est sûrement pas sur le moral, de Francine.Mais aussi-, sans elle, mon jardin ne serait pas aussi beau, mes patates seraient gênées et puis les concombres seraient jaunis.Si elle fertilise nos champs, elle arrose mes mauvais souvenirs.elle grossit mes soucis et rends plus vivantes encore, mes vieilles douleurs.Quand il pleut, je vois tout en gris.la pluie a raison de toutes mes énergies, et Lavedan disait vrai quand il écrit: Pleuvoir et pleurer commencent de la même manière.\u201d .\t.Mais, qtte c\u2019est vilain de me plaindre, moi, qui pour éviter la pluie, n\u2019a qu\u2019à rentrer chez moi, pour ne pas.Ventendre je n\u2019ai qu\u2019à fermer mes volets, lire, broder, chanter.Pour qu\u2019il fasse moins gris, pour qu'un brin de soleil chasse l'humidité de l\u2019oubli, je n\u2019ai qu\u2019à me souvenir! J\u2019ai honte d'être si peu capable d'enn durance.quand je pense a.ux chers soldats! je me sens rougir, eux qui il faut qu\u2019ils marchent.marchent longtemps sous les ardeurs du soleil de juillet, alors que leur tête est trop lourde, ils vont, oui, et les frimas de janvier n\u2019ont pas arrêté leur courage, et moi, je me plains de ce que un> peu d\u2019ennui me vient du mauvais temps! C\u2019est très vilain.Là victoire, écrit Lavedan, boude la pluie, comme l\u2019aigle et V alloue t te, rile fonce au soleil et c\u2019est toujours de moins bonne grâce que l'on va \u201cau feu\u201d dans l\u2019eau.\t, .J\u2019ai compris que c\u2019était monstrueux d'être loche et capricieuse, de me plaindre surtout, j\u2019ai si peu raison de le faire.et quand je pense à nos braves petits, qui ont tant de raisons de dire un jmi ce qu\u2019ils souffrent, et cependant ne le font jamdis.\t* Résolution: Avoir de l\u2019endurance, penser à eux, comjxirer mon sort et le leur, les imiter dans leur silertee.En Troisième Ligne FRANCINE.Fin de juin, 1918.(suite et fin) 11 avait supplié que cotte operation se lit au chevet de sou fils, afin que, s\u2019il voyait, son premier regard fut pour le cher visage.On avait accédé sans peine à ce désir, car le jeune lieutenant était à présent assez fort |>our supporter rémouvante épreuve:\tsa blessure à la tête était cicatrisée et l'amputation de sa jambe gauche ayant parfaitement réussie.Dans quelques jours, il pourrait se lever.La présence presque continuelle de Violette auprès de lui, avait aidé puissamment à sa guérison.dean qui vivait, lui scmbla-t-il en plein rêve oubliait do souffrir et la tristesse de sa situation ne lui apparaissait pas dans toute sa cruauté.Seul l\u2019état de son père l'inquiétait vraicmcnt; mais sa jolie infirmière s'efforçait de le rassurer avec un si enivrant sourire que l\u2019espoir rentrait assez vite en son cœur.Pourtant l'approche de l'expérience sans appel le troublait encore, et il ne fallait rien moins que toute la tendre persuasion de Violette jxmr lui aider à conserver sou calme.Restez près de moi, tout près, lui disait-il.Votre main dans la mienne, elle me donne tant de force cette frêle menotte jolie.Elle haussa les épaules d'un geste désolo et lassé.Je devrai si vite vous l'enlever.dès qu\u2019il verra.Vous m\u2019abandonneriez ?Il le faudra bien!.Songez quelle fureur sera la sienne.S'il savait que vous l'avez soigné jour et nuit comme une sainte, que vous êtes.et moi après lui?Je n\u2019ai fait quo mon devoir; je ne veux pas qu'il sache.Depuis tantôt un mois, jo réalise d'invraisemblables prodiges do diplomatie pour que mou nom de famille ne ?oit pas prononcé devant lui.Violette c\u2019est do l'orgueil ! Ah! Dieu non!., de l\u2019orgueil je n\u2019en ai plus; il l\u2019a tué en moi comme il a tué mon bonheur.Le père de Jean arrivait, soutenu, guidé par Geneviève J Laurel le, précédé par le médecin.Violette se dissimula prestement derrière un groupe d'infirmières.Tous les cœurs battaient, tandis qu\u2019une à une les bandelettes se déroulaient, et, dans une demi-obscurité, à dessein ménagée dans la pièco afin qu\u2019en cas d'heureux résultat un jour trop cru ne \\;int blesser les prunelles encore fragiles, plus d'une main furtive essuyait d\u2019irrésistibles larmes.C\u2019était tellement poignant de voir ainsi face à face, haletants tous deux do la même angoisse, ce père peut être aveugle, ce fils affreusmeent mutilé.\t\u2022 .La dernière bande va tomber.on percevrait le vol d'un oiseau.et soudain un cri.un cri rauque, à peiuo humain.Mon Jean,.mon petit.ah! jo te vois! Et avant qu\u2019on ait pu le retenir, l\u2019heureux père s'élance vers son enfant.Avec un grand sanglot les deux hommes s\u2019étreignirent.On les laisse ainsi quelques instants, poitrine contre poitrine; puis l\u2019infirmière dit doucement: Il faut que l'on vous examine, mon ami, et que nous refassions le pansement.Docile, il se rolève, s\u2019avance d\u2019un pas mal assuré vers lo docteur; mais tout-à-coup s\u2019arrêtant: Avant que l\u2019on me récinprison no les yeux, jo voudrais.voir le visage de celle qui\u2019m\u2019a soigné avec un si inoubliable dévouement.prie-t-il.C\u2019est facile.ncquicscf le major.\t'\t\u2018\t# En interpellant avec bonhomie Violette, qui, dans un accès de modestie exagérée, croyait-il, gagnait la porto en catimini: Ne vous sauvez pas ainsi Mademoiselle Portai i or, nous saurons bien vous rattraper.Violette s\u2019immobilisa aussitôt.Alors !il était inutile qu\u2019elle sc dérobât, à présent; il.avait entendu son nom, il savait.A pas lents, elle revint vers lo groujto.Très pale, un peu tremblante, celui que ses ouvriers no LE BONHEUR Le soir nous enveloppe, indiciblement doux, Comme un regard d'amour se promenant sur nous, L'heure Jsisse là-haut.penchant un peu son unie, Pleine de /ms divine et dé rêve nocturne.\t\u2022 La caresse de t'ombre, éclatante du ciel, Empli/ le coeur de joie cl la bouche de miel.La calme, nuit étend son.empire tranquille.Le bienfait du silence approche, de la ville.Et nous sommes tous deux sans parole, songeant A la sainte splendeur des points d'or et d'argent.Heureux loin du réel jaloux qui nous réclame.Comme s'il nous pleuvait des étoiles tiens l'âme.II Quel soir harmonieux, chère, tpiet star divin.On j'ai senti relu: hors t'aimer, tout est vain! Ma gloire, e'esl d'avoir mon coeur dans la pensée.Comme la main, jolie en la mienne pressée.Et d écouter tes mots que tu nu».dis dans le soir.Et de te regarder de si près sans te voir! Car t'ombre s épaissit >a noyant les visages, Conune.au bd nia in elle a foin/a.les paysages.Demeurons en silence \u2022 * rcganlous les rit nx.C est en ne jxinanl pits qu t.n s'udon* le mieux.Et rois comme là-haal magnifique en ses étalés.Hère paisible no al la nail aux yeux d'étoiles.III Jouez-moi, lui.disais-je un soir, de vieux airs tristes.Tristes à.faire mal aux coeurs les moins artistes.Elle posa sa main blanche sur le clavier El vous pleurâmes.l'heure au fiant Jn sablier detail ses grains tir sable en petites minutes.Aux sons du.piano mimant le chant des fiâtes Des muselles d'amours aux profondeurs des bois.Des rustitjues pipeaux et des tier ins ha ni-lads.Si l'azur, en ce soir chantant d'extase intime.Se fut ou reri, m'offranl le panulis sublime.J'aurais dit: Non, Seigneur, s'il faut monter là-haut Suns la musicienne et sans le piano! IV Tu ne m'as jamais dit : llaisr-nud sur les jp ux.Lentement, longuement.afin, de goûter mieux.Tu ne m'as jamais dit cela.Tes deux mains nues, i/o les ai quand je veux, d'cUcs-mémc venues.Tes lèvres je les sais prèles à mon baiser: .Elles n'ont /ms roula jamais se refuser Ni ton front, oà, parfois, à ton insu.se.jour Une mèche d'or brun.ni.ton front, ni fa joue.Car ton coeur jeune et franc répète chat/ue jour Que l'amour ne.doit /hi s dire non à l'a mou rt Et qu'il est /sir bonheur, de légitimes fièvres Qui s'expriment /sir les caresses de nos lèvres! Mais si rétro caché t vans/h trait dans les yeux.Comme, à travers l'eau /mro un fond mystérieux, Ei ce quon aime et cherche est là, dans res prunelles Qui se concentre, intime, et sc révèle en elles.Ah! laisse-moi, malgré tes paupières de chair, Dont le frète tissu si mince est presque clair, Laisse-moi, rougissant comme une cxi/uise.femme, Poser sur tes deux yeux un baiser sur Ion âme.Albert U) Z EAU.nommaient entre eux que \u201cle terrible Tourialis\u201d balbutia à mi-voix en s\u2019inclinant profondément devant elle.Je vous avais devinée.Vous êtes nu ange.pardon! .Et le pansement terminé, tandis que Violette le guidait vers la salle qu'il avait quittée une demi-heure auparavant eu proie à une si formidable angoisse, lo pèro de Jean interrogea timidement: L\u2019aiincz-vous donc cncoro mon pauvre enfant?Oh ! répliqua fièrement la jeune fille, d'un ton presque agressif.notre amour est de ceux quo rien au inondo ne peut amoindrir.Alors.que répondriez-vous si jo vous demandais d\u2019oublier mes torts.de consentir à devenir ma fille?Interdite, incapable de prononcer une parole, Mademoiselle Portalicr s\u2019arrêta, crispant un pen ses doigts sur le bras dont elle était lo soutien.Il insista.Dites, que répondriez-vous?Alors, vaincue par l\u2019éblouissant bonheur qui s'offrait, Violette, posant en un geste d'adorable abandon sa têto jolie, sur l'épaule du vieux verrier, murmura dans un souille: Mon pèro.Claude NI K.L\u2019béroine de Louisbourg UNE LEGENDE ACADIENNE : o: Les chaleurs d'été sont dangereuses pour le bébé Aueuno saison de l'année n'est aussi dangereuse pour l\u2019existence des petits que l'été.La chaleur excessive dérange lo petit estomac si rapidement qu'à moins d\u2019avoir un remède prompt sous la main, le bébé peut devenir incurable avant que la mère no so rende compte de sa maladie.L\u2019été est la saison pondant laquelle la diarrhée, le choléra infantile, la dysenterie, la colique se font le plus sentir.Tous ces maux peuvent être mortels s\u2019ils no sont pas promptement traités.Pendant l\u2019été les Tablettes Baby\u2019s Own sont Oc meilleur ami des mères.Ils règlent les intestins, adoucissent J'estomac et conservent le l)61>6 en bonne santé.\"Les tablettes se vendent par tous les marchands do remèdes ou par la posto à raison de 25 cons la boîte do Tho Dr Williams Medicine Co., Brockville, Ont.(V récit m'a été raconté par un Acadien du (\u2019ap-Breton.C'était en 1757.l/misl»ourg, fondé en 1713 par M.de Costebelle, était regardé comme la clef des possessions françaises en Amérique et était npjtclé lo \u201cDunkerque du Canada.'\u2019 Les Anglais qui comprenaient l'importance do cette station navale concentraient alors la plus grande partie île leurs forces pour s\u2019emparer do ce poste qui leur interdisait Pou tree du Saint-Laurent Une fois maîtres du golfe, il leur devenait facile de bloquer nos relations avec la mère-patrio et de remonter le fleuve jusqu'à Québec, centre principal des troupes do terres.Louisltourg so trouvait comme la sentinelle la plus avancée do la .Nouvelle-France.En juillet de cette année 1757, la flotte do l\u2019amiral lloUiount eom|>osée do quinze vaisseaux, de quatre Irrigates et d\u2019un hrfilot, apparut devant Louislnnirg pour observer la ville; comme elle s'approchait do la forteresse, le général français donna l'ordre do déployer les voiles et d'attaquer l'ennemi.A cette manœuvre empressée.IIoll>ouru, redoutant une rencontre avec une escadre sujéricu-rc à la sienne, se hâta do faire volte-face et de regagner à pleine voile Halifax d'oh il était venu.Depuis ce jour, les habitants de Loiiislmurg étaient continuellement sur lo qui-vive, craignant que 1rs Anglais revinssent avec une flotte plus éonsidérahlr.(Vite crainte fut vite confirmée.Par un soir do septembre, des pêcheurs qui avaient vu dos vaisseaux anglais croissant à doux lieues au sud, répandirent brusquement la nouvelle, en rentrant au port, ».l'une forte escadre ennemie s'avançait et se préparait fi assiéger Louisbourg.C'était l\u2019amiral llolhourn qui revenait avec un renfort de quatre trois-mâts.Le lendemain, le 19 septembre, les vaisseaux anglais (iront leur apparition au large do Louisbourg.Devant do telles forces, M.do la Mo-tho, à son tour plus faible que sou adversaire, avait reçu instruction de ne pas risquer dans un combat naval inégal la plus belle flotte que la France avait pu équiper et il resta ancré sous les canons do la citadelle.L\u2019EPOUX SAUVE L\u2019EPOUSE En lui procurant le Composé Végétal de Lydia E.Pink ha m.Pittsburgh, Pa.\u2014\u201cDepuis plusieurs mois, j\u2019étais incapable de faire mon ouvrage, d cause d\u2019une faiblesse accompagnée de maux dans le dos et la tû-te.Une amie attira mou attention sur une de vos annonces dans les jour-unux, et tout de suite mon mari acheta trois t bouteilles du Composé Végétal de Lydia 1C.Pinkliam.J\u2019étais bien après en avoir pris deux bouteilles, et tout ce dont je souffrais a disparu.Ton tes les femmes,souffrant comme moi.devraient essayer le Composé Végétal de Lydia B.Finklwim.\u201d\u2014Mme JàS.UoiiKimac, 620 nu Knapp, N.S., Pittsburgh, l\u2019a.Le conseil de MmSRolirberg devrait être écouté par toute femme souffrant de faiblesse provenant de déplacements, d\u2019irrégularités, d\u2019en Ham mat ion, d\u2019ulcères, de maux de dos et de tête, de nervosité ou de morosité, et essayer le Composé Végétal deLvdia K.Pinkliam.Depuis 40 ans, il guérit ces genres de maux.Si vous avez des complications, écrivez :\\ Lydia IC.Pinkliam Medicine Co., Lynn, Mass., pour «les conseils.I/angoisse» et la trrmir s\u2019emparaient «lu peuple, niais les troupes \u2022 h* mers et la garnison restèrent fer-nu*'; et se préparèrent â se défendre vaillamment.Tout-à-coup, au milieu du désordre général, une enfant d'une douzaine d'années s'élança dans les rues «h» la ville, tête une, ehc-veux au vent, arrêtant les passant et criant l'air effaré mais inspiré, que les Anglais ne prendraient pas Louisbourg.Cependant, en n'était, pas ihisicur~ sénateur' appnuivrrant l'idée; at nous publions aujoiird liui un ré'iimé de* remarque- ipta lit PI Ion.Sénateur ( .''hoquette, vu -urtonl qu'il insiste au point *!\u2022 vua «I** notre province et dw aaini'lu ns-lrançais M.( liotpiatta ^\u2019cxjirima A près aoinma suit : La reeomuintulntiou laite, riionorab a sénateur «I Ottawa rite > fi ralliai U réunie attentive gouvernement, al la question maintenant soulevai* an prévision de la fin des Inutilités, que lions prévoyons tous devoir être favorable aux alliés.Naturellement, il faudra faire écrire l'histoire de la participation du Canada dans cette lutte et j\u2019espère que eette tache sera eontice à des écrivains équitables envers tons, et non pas à des hommes connue |*ord Iocnvcrbrook.qui dans son livre intitulé \u201cLe Canada en Flandres\" n'a pas rendu justice aux soldats do certaines provinces.Lorsque le travail commencera, et comme mon honorable ami I a suggéré, il devrait commencer de suite, le gouvernement devra le confier à des hommes intelligents, impartiaux et honnêtes, qui rendront justice, à chaque province, et A chaque nationalité.La province de Québec, et les canadien- franeais n'ont jamais obtenu justice depuis le commencement de la guerre et je n'hésite pas à dire, que lorsque l'on en écrira l'histoire, si la participation de la province de Québec et des camuliens-ïra lirais est sincèrement racontée, nui province et mes compatriotes n'auront sou- aucun nipjmrt-, boute de leur conduite, .l'espère que i histoire contiendra des statistiques exacte.- sur le- hommes qui se sont enrôlés volontairement en Canada dès le début de 'la guerre, ainsi que sur ceux qui oui été conscrits depuis, et que ces -tatistiques distingueront les natifs d\u2019Angleterre, les mit ils du Canada, ceux de la langue française et de langue anglaise; les eanadiens-français qui -e sont enrôlés dans les diverses provinces, et particulièrement.d:in> bi province de Québec.On verra tdors que, dès le debut et depuis les eanadiens-franqais ont fourni plus que leur part proportionnelle de soldats.J\u2019ai, l'an dernier, oll\u2019ert an gouvernement s'il me permettait d'avoir accès aux archives du ministère de la milice, de mo charger de- frais et du travail requis pour découvrir le nombre exact des caiiadiens-fraïugiis, qui s'étaient enrôlés.Je déclarais alors qu'on en trouverait de vingt-cinq à trente mille et une déclaration récente de la daze tic de Montréal indique que mon estimation était tVop faible.Te demande donc au gouvernement qu'en justice pour toutes les provinces, on fasse préparer une statistique indiquant tous le- enrôlements par nationalités.Nous sommes tous canadiens, sans doute; mais j'entends que la statistique devrait -indiquer combien de ennndiens-frnnçnis, de eana-diens-anglais au pays se sont enrôlés.Je voudrais aussi qu'on donnât dis renseignements sur les contributions faites par les différentes provinces au Komis Patriotique, à la Croix Rouge, et à l\u2019emprunt de la victoire.Sous tous les rapports, la province de Quéliee et les cumulions* français, je le répète, auront fait plus que leur part, proportion gardés* (b* leur population,plus même que les cumulions do nationalité anglaise.J'en suis fermement convaincu.La semaine dernière, j'attirais l'attention du Sénat sur une liste des portos, publiée par la Gazelle de Montréal, contenant les noms do quarante soldats tués à la guerre et plus que la moitié se composait de noms canadiens français connus.Je signale la chose jKiur démontrer ce que prouvera une statistique correcte et exacte.Le premier ministre a lu l\u2019autre jour aux Communes une lettre il'un adolescent de seize ans domicilié en Ontario dt.(pii offrait de s\u2019enrôler.Il l'a lue sans nommer le signataire, pour montrer simplement, disait-il, le patriotisme de l'enfant.C\u2019était beau! .l\u2019aurais aimé à connaître le notn
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