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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 1 avril 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1916-04-01, Collections de BAnQ.

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[" ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis 1 $1.00 par an.Union postale: $1.50 Le numéro: 2 sous nos iNSTrruTiôNg \u2014 NOTRE langue NOS LOIS LE COURRIER DE ST-HYACIHTHE ANNONCES! Petites Annonces: 25c pour une insertion.1c insertion subséquente.Prix spéciaux pour con trats à long terme.O 64a ANNÉE, No 3 ORGANE DES INTÉRÊTS DE LA VILLE ET DU DISTRICT DE SAINT-HYACINTHE SAMEDI 1 AVRIL 1916 NOS DROITS LEOON D\u2019HISTOIRE VECUE II L\u2019étude historique suivante sera intéressante pour plusieurs et vous verrez que nos aïeux, après une lutte ardente pour leurs droits menaces par certains Anglais mal disposés de ce pays, ont obtenu souvent du Conseil Privé d\u2019Angleterre une reconnaissance de ces mêmes droits.Nous pouvoirs avoir conliancc duns son esprit de justice, en co moment surtout, où est \u2022\u2022en vedette,\u2019\u2019 sur les champs do bataille, notre amour du sol et notre désir de voir la patrie glorifiée.L\u2019histoire prouve que nous voulons la paix, mais aussi le respect de notre loi, de nos constitutions et de notre langue.Les faits rapportes' plus loin sont des faits historiques, que nul ne peut mettre en doute.L'Orange Sentinel et ses pareils pourront essayer de dénaturer le fait: heureusement nous lui méconnaissons l\u2019intelligence de l\u2019historien, car celui-ci être avant tout impartial.Je no fais que mettre devant vous, lecteurs, les faits que nous livre l\u2019Histoire du Canada.Les commentaires ne les accompagneront pas, niais vos élans do patriotisme, notre amour du droit et de la justice vous prouveront comme nous avons raison de combattre avec nos frères d\u2019Ontario.Et nous combattrons, jusqu\u2019au bout, malgré les scrupules d'un journal comme L'Evénement, considérant que le patriotisme et la jeunesse vont bien de pair.Nous avons encore foi en la droiture de l\u2019Angleterre qui doit sauvegarder nos droits menacés.lo.Immédiatement après le traité de Paris, en 1763, le roi, de sa propre autorité, substitue les lois anglaises aux lois françaises.11 exige le serment du test qui était un acte (l\u2019abjura t ion, et on s\u2019occupa de s\u2019emparer des biens de l\u2019Eglise pour les donner au clergé protestant.< \u2019online on le voit, dès le commencement, le fanatisme qui égare se mêla if à lu tyrannie qui se moque du droit et les Canadiens no pouvaient opposer qu\u2019une résistance passive à Lin justice de masures destinées à frapper au coeur notre nationalité.On n'obtint justice que par l\u2019acte de Québec en.1774.Que do luttes il fallut faire, et ce fut grâce à notre florin' i nos droits furent conservés.Qui \u2022avililié pour nous?2o.En 171)2 curent lieu les faincu-bataillcs en faveur de notre langue par M.Panet.On venait d\u2019eta-bîir le gouvernement constitutionnel, et les Canadiens, toujours généreux, avaient mis leurs intérêts entre les mains d'ennemis très acharnés.À l'ouverture du parlement, les membre- anglais proposèrent un président de leur nationalité, et de bannir l\u2019usage de la langue française.Ces pro-jKiMiions soulevèrent de grands débats et furent à la fin rejetées: M.Panet fut élu président et l\u2019on décida contre !c vote de tous les Anglais, que le* procédés do la Chambre seraient écrit dans les deux langues.Qui encore a travaillé pour nos droits?J-.Kn 1802, nous voyons le gouverneur Millies établir un système d\u2019éducation, qui reçut le nom d\u2019institution Ihivale, et dont le but était l\u2019aiiglitication du pays.Les Canadiens repoussèrent unanimement un pareil système, parce qu\u2019ils comprirent quo son application entraînerait la ruine de leur langue et de leur religion.Cependant on passa outre: l\u2019Institution Royale exista quelque vingt ans, mais fit une faillite en ce sens que ces écoles devinrent désertes.list-cc travailler pour nos droits?\u2022U>.Que dire du fameux Craig! Je no parlerai pas de ses violences cuver- les Canadiens qui voulaient exclure les juges do la Chambre d\u2019Assemblée.Mais je parlerai do ce qu\u2019il essaya dô so servir de notre clergé comme d\u2019un instrument politique.Il voulut asservir l\u2019Eglise à l\u2019Etat et faire nommer les curés par la Couronne.< \u2019était certes un moyen d\u2019atteindre nin.d notre langue et notre religion.Heureusement, il rencontra sur son chemin Mgr Plessis, qui fut inaccessible à la pour comme à la séduction.Est-co cpio l\u2019Angleterre a travaillé pour nous oncoro?r* 11 SI A PROPOS DE LA PRISON DE BORDEAUX on.En 1822, lo parti anglais, qui désirait la ruine de notre nationalité \u201c (,( n\u2019est pas nouveau \u2014 était encore â l\u2019oeuvre.Il complota l\u2019union dos deux Canadas.C\u2019était un véritable complot, tramé contre nos intérêts les plus chers: ce bill donnait aux Anglais une représentation plus nombreuse, diminuait nos libertés re- ligieuses et assurait la preponderance complète tie l\u2019élément anglais.Mais Papineau et Nelson surveillaient nos intérêts: les protestations s\u2019élevèrent.On tint des assemblées, on organisa des comités, un dressa des pétitions qui se couvriront de plus de 00,000 signatures.Papineau et Nelson furent délégués à Londres pour porter eus pétitions et les appuyer de toute la force de leur éloquence.Le projet d\u2019union tomba devant ces protestations de tout un peuple.Ainsi finit cet odieux attentat contre notre nationalité, qui tendait à réduire le Canada à la condition humiliante de l\u2019Irlande.Go.Et les troubles de 1837 n eurent-ils pas pour cause ce fameux discours, adressé à Londres par Lord Gosford.Ce rapport était défavorable à la cause canadienne et était tout à fait hostile à notre race.Aussi l\u2019indignation ne connut plus de bornes: les agitateurs coururent le pays et on organisa la résistance année.Mgr Lartigue, évêque de Montréal, publia un mandement pour calmer les esprits.Rien n'y fit.J.es Canadiens, fatigués de toutes ces exactions, se révoltèrent.Résultat: 89 des nôtres furent condamnés à mort, -17 à la déportation et 13 montèrent à l\u2019échafaud.Ces victimes subirent leur sort avec cetle dignité calme qui distingue les martyrs d\u2019une grande cause.Que fit l\u2019Angleterre?Elle adopta le rapport de Lord Durham, plaidoyer en faveur de l\u2019anglicisation, et recommanda l\u2019union législative des deux provinces malgré les pétitions du clergé catholique et des ( /Riuulicns.7o.En 1819, la Chambre vote une loi pour indemniser les Canadiens-français dos pertes subies durant les troubles de 1837-3.8, loi modelée sur une semblable votée en faveur du liant-Canada qui avait souffert pour la même cause.Les Canadiens avaient tous voté en faveur.Cette loi exaspéra les Anglais qui se livrèrent à l\u2019émeute, insultèrent le gouverneur sur la voie pub\u2019iquc ]>our l\u2019avoir sanctionnée, brûlèrent l\u2019enceinte parlementaire et deux précieuses bibliothèques, et sacagèrent plusieurs édifices de la ville de Montréal.Les chefs subirent-ils le même sort (pic ceux de la révolte de 37.Que non: ils n\u2019étaient pas Canadiens-français.So.En 1854, les prédications furibondes de Gazarri contre le catholicisme soulevèrent l'indignation.Des troubles ayant éclaté à Montréal, à la suite d\u2019un ignoble discours de ce fanatique, les troupes intervinrent: elles tuèrent et blessèrent plusieurs personnes.Un tel antagonisme entre les deux races prouva que* l\u2019union des deux Canadas n'avait pas eu son résultat c\u2019est-à-dire angliciser le pays.L\u2019établissement d\u2019un nouveau gouvernement devenait urgent.Ce fut la naissance de l\u2019Acte de la Confédération, le 23 mai 1SG7.Oo.En 1871, à la législature du Xouveau-Brunswick, un acte fut adopté avec l'objet de prohiber les écoles confessionnelles et de mettre renseignement primaire sous le contrôle immédiat du gouvernement.Le gouvernement no permettait plus renseignement religieux.Les Canadiens catholiques protestèrent, parce (pie cette législation causait de sérieux embarras à la formation religieuse de la jeunesse.Ils tentèrent de la faire révoquer, mais sans succès.Un appel fut interprété au parlement fédéral : même succès.Alors les Canadiens refusèrent de payer les taxes scolaires: des prêtres furent jetés en prison, des émeutes eurent lieu, spécialement à Caraquct, où il y eut tuerie.Grâce à Mgr Sweeney, on obtint un compromis qui subsiste encore.L\u2019enseignement religieux pouvait se donner en dehors des lieu-rcs de classe réglementaire.Pauvres j petits droits si chèrement acquis! lOo.lin 1888, Mercier fit passer un bill pour le règlement d\u2019un différent très ancien entre la Société de Jésus, la hiérarchie catholique de Québec et la Province.Ce bill passa sans opposition à Québec, et les Jésuites reçurent $400,000, après arrangement.Mais les feuilles protestantes agressives dénoncèrent vivement cct acte et organisèrent un mouvement pour forcer lo gouvernement fédéral à désavouer cette mesure de restitution.Après de longs débats en Chambre et sur les journaux, lord Stanley de Preston répondit qu\u2019il no LES MILLIONS D\u2019EXTRAS.\u2014GASPILLAGE.\u2014 FRAUDE.\u2014 VOL.\u2014 SACRILEGE.\u2014LETTRE DE CLOVIS DAME, ANCIEN GARDE ET ORGANISATEUR LIBERAL.\u2014IL DEMANDE ENQUETE v La lettre suivante a été adressée au Canada, qui n'a pas jugé à propos île la publier 1 Montréal, 21 mars 191 G.Cher monsieur, J'ai lu, à plusieurs reprises dans votre journal, depuis plusieurs mois, que vous étiez eu faveur de toutes ccs enquêtes royales qui ont été ordonnées au Manitoba, dans l\u2019Alberta et dans la Saskatchewan.J\u2019ai aussi remarqué que vous désirez beaucoup que le gouvernement Borden ordonne une enquête au sujet du département des munitions.J'ai lu le paragraphe suivant que je trouve dans votre édition du 20 mars: \u201cLe peuple canadien, dont les fonds et l'honneur sont engagés, a le droit de demander des comptes au gouvernement Borden, et, tôt ou tard il faudra que ces comptes soient rendus.\u201d Je suis connue vous, monsieur le rédacteur, un bon libéral, si vous ne le savez pas, je puis vous montrer la lettre de recommandation du président de l\u2019Association Libérale du comté de Châteauguay, qu\u2019il m\u2019a remise tout dernièrement et dans, laquelle il me nomme un des principaux organisateurs libéraux de ce comté.Si je suis libéral, j\u2019ai aussi le droit d\u2019être un honnête homme: c\u2019est pourquoi je me demande comment il se fait (pie vous insistiez tant pour avoir des enquêtes dans toutes les provinces et au fédéral et que vous refusez avec autant d\u2019énergie d\u2019appuyer une semblable demande que j\u2019ai faite moi-même pour la prison de Bordeaux.Quelques-uns de mes amis et moi-même ont tout dernièrement donne sous serment des dépositions dénonçant la manière dont la construction de Bordeaux avait été faite et nous attaquions dans une trentaine de chapitres la manière de construction du sol age, des planchers, de !a plomberie, du chauffage, des barreaux, des cellules, de la couverture, etc.Nous avons aussi dans ce document que nous avons assermenté, dévoilé de graves abus qui existent actuellement dans (\u2019administration de la prison de Bordeaux.Nous avons démontré qu'il s\u2019était connais des sacrilèges dans la chapelle de la prison, sacrilèges qui sont restés impunis, nous avons dénoncé la vente de la morphine, de la cocaïne, le manque de surveillance, les vols qui se commettent à la prison, l\u2019inconduite de certains officiers, l\u2019irrégularité de la tenue des livres, etc., nous avons demandé une enquête sur la construction et l'administration de la prison de Bordeaux qui coûtent $3.600,000, dont $1,000,000 en travaux qui ont été donnés sans soumission.A part tous ces faits que nous avons assermentés nous sommes prêts à en donner d\u2019autres et à en faire as-senuenter d\u2019autres, même par \u201cles gardes actuels de la prison lorsqu'ils auront la chance de parler sans être inquiétés.\u201d Ne croyez-vous pas, monsieur le rédacteur, qu\u2019il est bon d\u2019être liberal, mais qu\u2019il est bon aussi d\u2019être honnête et sincère et qu\u2019on ne ]>eut avoir deux justices suivant que ça fait ou que ça ne fait pas notre affaire «T que s\u2019il est opportun d\u2019avoir des empiètes dans toutes les provinces du Dominion jxmr découvrir des scandales, pourquoi ne serait-il pas opportun de le faire dans la province de Québec, quand des citoyens donnent sous serment las avances (pie nous avbons faites, mes amis et moi.Ce n\u2019est pas nécessaire de valoir de.\" millions comme l'honorable monsieur le ministre pour être un honnête homme, parce que bien pauvre et faisant un petit commerce de cor-iftannlur je mo crois tout aussi honnête que les politiciens millionnaires de cette province.Je demeure, Votre» tout dévoué, CLOVIS DAME.pouvait pas désavouer la loi en question, contre le gré de son propre ministère.1 lo.En 1890, après une lutte mémorable, la minorité catholique (lu Manitoba avait perdu le contrôle de ses écoles.A la législature provinciale, il avait été voté un bill d\u2019écoles neutres.Las catholiques refusèrent d'accepter cette loi inconstitutionnelle.Elle violait les droit de la minorité que l\u2019Acte du Manitoba, passé en 1870, avait promis de sauvegarder.Mgr Langeviu combattit avec ardeur contre cettq loi injuste.La question fut soumise à la plus haute autorité judiciaire de l\u2019Empire.Le Conseil Privé déclara que les droits de la minorité catholique avaient été lésés et qu'il y avait motif d\u2019invoquer l\u2019intervention fdérale.Le clergé de Québec demandait instamment une loi fédérale réparatrice.Cette dernière ne fut pas accordée: on lit des concessions aux catholiques.Léon XIII adressa â cette occasion une encyclique à nos évêques, les congratulant de leur énergique protestation contre la loi des écoles du Manitoba, reconnaissant (pie,\" sans rappeler la loi, le gouvernement fédéral avait fait quelque chose.Il conseilla de ne pas refuser les amendements accordés, en attendant l\u2019heureux jour où les droits de la minorité seraient entièrement recouvrés.Nos compatriotes du Manitoba viennent d\u2019être jetés brusquement dans une lutte à mort pour la sauvegarde de leur langue maternelle.Le gouvernement Norris a foulé aux pieds les engagements conclus en 1897 entre Sir Wilfrid Laurier et Grccnway, alors premier ministre du Manitoba.Cet arrangement, encore une fois, ne rendait pas justice entière à nos compatriotes, mais suspendait simplement la persécution que le fameux Martin voulait à tout prix déchaîner.Comme le Canadien est bon, trop bon.Tout puissants que nous étions en 1897 et pendant 15 ans après, grâce au prestige de M.Laurier, nos légistes n\u2019ont pas osé alors rendre à leurs compatriotes de l\u2019Ouest toute la justice à laquelle ils avaient droit.Ils ont préféré accepter les promesses de leurs associés dans la politique que do peser à leur juste valeur les pressantes réclamations des Canadiens-français de l'Ouest et du clergé canadien.On alla même jusqu\u2019à accuser de parti-sanneric politique le grand évêque martyr, Mgr Langeviu, le défenseur et le champion des droits outragés, «pii réclamait justice pleine et entière pour son peuple.Or, une nouvelle l«>i, la loi de 1916, l'inique loi Thornton enlève à cette minorité ses derniers droits.Quelle monstruosité! L\u2019Anglais d\u2019Ontario nous veut-il du bien réellement?Incompréhensible.12o.Et nous voilà acculés à la fameuse bataille de l\u2019Ontario.Un diadique règlement, le règlement XVII, vient frapper au coeur le Canadien-français d\u2019Ontario.On veut travailler à l\u2019anglicisation du pays eu chassant le français de l\u2019école.Honte! Mais Québec, le rempart de la civilisation française au Canada; mais Québec, la citadelle de la culture et de l\u2019esprit français, est là.Ses bataillons se forment; scs chefs surgissent; sou clergé le dirige, et en un assaut terrible, il va frapper les \u201clxxhes\" d'Ontario.11 faut avoir la vigueur de nos aïeux; ne pas craindre de forcer le coeur d'un Anglais qui rit de son \u201cfair play\u201d et qui ne s\u2019en sert (pie |K)ur lui.Conduite déjà connue (pie nous livre l\u2019histoire! C\u2019est, à Québec, uni à Ontario, Canadien-français, qu\u2019est dévolu l'honneur de faire flotter bien haut la bannière du français sur le sol d\u2019Amérique.C\u2019est aux Canadiens-français unis aux Canadiens-anglais réfléchis et intelligents, aux Canadiens-anglais qui connaissent véritablement l\u2019esprit de justice, que s\u2019obtiendront soit du gouvernement, soit du Conseil Privé, des droits qu\u2019habituellement une lutte sérieuse a pu acquérir.Dans Ontario, nous saluons encore des Anglais dont le jugement et même l\u2019amitié valent le mauvais esprit d\u2019autres trop turbulents.Que ceux qui aiment le Canada, qui veulent l\u2019Union entre les deux grandes races du pays, s\u2019unissent ensemble pour l\u2019obtention de \u2022droits sacrés.PATRIOTE.:o:- NOUVELLE-ECOSSE PREUVES ACCABLANTES CONTRE LES LIBERAUX DE LA SASKATCHEWAN IL ESI PROUVE QUE LE PRESIDENT DE L\u2019ASSEMBLEE LEGISLATIVE, M.J.A.SHEPPARD, A REÇU DE L\u2019ARGENT AINSI QUE PLUSIEURS AUTRES MINISTRES.Régina, Sask., 30 \u2014 A la session d\u2019hier après-midi, les membres de la Commission Royale d\u2019enquête ont continué l\u2019examen de Prank Brunner, George Sharp et E.J.Barry, hôteliers de Gull Lake et de Saskatoon ont aussi apporté des preuves convaincantes.Brunner a juré avoir donné $10,000 à un hôtelier de Régina nommé Peterson et «pie deux députés, MM.C.H.Cuwthorpe, député de Biggar, et C.11.Pierce, député de Wadena, avaient reçu une partie de cet argent par l\u2019entremise «le Peterson.M.H.V.MacDonald, C.R., tenta d\u2019annuler le témoignage de Brutmcr en disant que ce dernier n\u2019était pas certain de la «lato exacte à laquelle l'argent avait été donné.Brunner jura de nouveau que l\u2019argent avait été payé et que le gérant de lu banque d\u2019Ottawa, M.Smith, avait apporté lui-même cet argent à son hôtel.Brunner a prouvé par plusieurs lettres «le recommandation son honorabilité «le citoyen et son témoignage ne fut pas annulé.Un autre député, Gerhard Eus, reçut aussi sa part d\u2019argent.La chose a été prouvée à l\u2019enquête par R.J.! Burrv, «le Saskatoon.Ce dernier rencontra le député Eric qui lui avoua avoir reçu de l\u2019argent pour régler certaines questions.Lors d\u2019une autre rencontre, il déclara à Barry que son influence coûterait plus cher une autre fois.Régina, Sask., 30 mars.\u2014 lia été prouvé à la séance
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