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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 20 janvier 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Courrier de St-Hyacinthe, 1912-01-20, Collections de BAnQ.

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[" 59 e Année No 7139 SERIE COMPLETE HYACINTHE Janvier]] 1912 No 44 SAMEDI, 20 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.St-Htaointhe, 20 Janvier 1912 HONNEUR MERITE Tontes non félicitations & Mgr 0.p.Choquette poor sa nomination comme nombre de la Commission Fédérale de Conservation.Le cabinet Borden-Monk a fait nn excellent « lioix.Mgr Lailauime en dehors de ses qualités personnelles, occupait dans le monde scientifique one p ace distinguée.Bien que pincé daus une sphère d\u2019aotion moins considérable, Mgr Choquette n\u2019en est pas moins devenu nn de nos érudits eu matière de science et même une autorité en physique et eu chimie.L\u2019attention constante de la carrière professorale de pins de 80 années, et ses relations avec le monde scientifique en fout nu de nos hommes les plus avertis.Mgr Choquette représentera l'Uni-yersité Laval dans cette Commission.Législature Prov.ncialc Mercredi 17 Janvier.Leprinoipal évènement dos deux séances d\u2019hier au Talnis Législatif a été le discours do M HenriBourasna snr la politique généra ledu gouvernement et surtout snr le chemin de fer de la Baie James.Le député de St-Hyarinthe s\u2019est surpassé lui même Dans une allocution persuasive, dépouvue des préjugéfl fie parti, il a fait de l\u2019adrai nistratiou de notre domaine publie, do notre enseignement technique, du régime de nos chemins de fer et eu particulier du piojet gouvernemental d\u2019nne ligne vers la Baie James, nne critique qui a tenu les déput'b de la chambre et le nombreux pnblio des tribunes suspendus à hob lèvres durant deux heures.Lo député de St, Hy icinthe établit d\u2019abord la différence qui existe eutre la colonisation dans Québec et d ms l\u2019Ontario.Tandis que dans la pro vince voisine, la région à coloniser est concentrée an nord, invitant le gouvernement à y porter tout son effort, dans le Québec, au contraire, les régions à peupler sont diverses et situées aux quatre coins de la province.Aussi n\u2019esfc-il pas prêt à attribuer au seul gouvernement la lenteur de notre colonisation non plus qu\u2019à donner à l\u2019administration ontarienne tout le mérite des progrès da nord de cette province.Il trouve seulement qae le gouvernement de Québec n\u2019a pas eu l\u2019habileté de mettre à profit le senti ment inné an cœnr du Canadien-Français, celai delà petite patrie.Car tandis que l\u2019Anglo Saxon s\u2019élève pins volontiers à la notion d\u2019nno grande patrie commune, son compatriote de langue française\u2014effet (les luttes et des chocs sans nombre qui ont laissé leur empreinte daus sa mentalité\u2014s\u2019attache plus volontiers an coin de terre qni l\u2019a vn naître ou qu\u2019il a ohoisi pour théâtre de ses labeurs.Profitant de cet état d\u2019esprit, le gouvernement, dont notre population avec sa mentalité latine attend l\u2019initiative pour agir, le gouverne-mont.eût dû grouper les colons sur des terres fertiles oïl ils eussent été chez eux, libres de disposer da bois de tours lots.Et, oomme un vague sourire s\u2019es-quieBe sur les lèvres de M.Allard, M.Bourassa loi demande : \u201c Si ?ous établissez le colon sur des terres non boisées, comme le laissait entendre l\u2019autre jour le ministre de la Colonisation, avao qnoi loi permettrez-vous (le subsister en attendant nne récolte suffisante ! Séparez le marchand de bois dn colon.Placez-les chaouo chez sol et à ce régime vons gagnerez de concentrer votre effort sur des colonies importantes et prospères an lien de le disséminer snr d\u2019innombrables établissements où règne trop souvent la misère.Pour ce qui regarde la voierie rurale la politique de M.Bourassa est connoe.Il estime qu\u2019on gaspillera énormément l\u2019argent tant qu\u2019on c'aura pas établi one classification des routes d\u2019après lenr importance locale, régionale on nationale.Et à cet eff«t 11 suggère qn\u2019on augmente les pouvoirs des conseils de comté do telle façon que ces corps publics puissent venir en aide aux mnnici paillés pour leurs routes locales, et recevoir à lenr tour dos subsides dn gouvernement pour les chemins allant ü\u2019un bout dn comté à l\u2019autre, domine tonte, il approuve le prinoi* pe de stimuler l\u2019initiative locale, ce qu\u2019il déplore o\u2019est le défaut de méthode dans la répartition des subai-desvotés à cette fin.L\u2019orateur en arrive ensuite an point saillant de son discours : Le ïrdu chemin de fcc de le Baie James, pour l\u2019appréciation duquel ii entend réserver sa pleine liberté.Dans tons ies eus, M.Bourassa est tout disposé à laisser le gouvernent fédéral tenter l\u2019ouverture avec son chemin do for.\u201c Si Pair lire est bonne, dit il, le gouvernement d\u2019Orfci.wa se verra forcé par la force des choses de relier la Baie James au Transcon* tlnental pour écouler sur Québec ou Montréal les cent millions de minots de grain qu\u2019aura amenés û Fort Churchill le chemin de fer venant, de l\u2019Ouest.Si l\u2019afTtire est mauvaise, la province se sera exempté une ouverture dont le succès est loin d\u2019être ans a ré.Des influences énormes tant américaines que canadiennes, sont il l\u2019œuvre pour empêcher le creusage du caual do la Baie Géorgienne.Est-ce bien le temps pour le gouvernant provincial de lancer un projet mal défini qui ne peut, que nuire ô la réalisation de l\u2019autre f Le canal do la Baie Géorgienne développerait sur la rivière (ies Français et sur la rivière Ottawa un commerce tout à l\u2019avantage de notre province puisqu\u2019il se ferait dans les limites de ses régions habitées et connues.Pourquoi aller si loiu pour chercher ce oomuierce î Les avantages du transport par eau sont eouuncs.Le premier ministre, eu les énumérant dans son discours, a établi les meilleures raisons qui militent ou faveur du caual cité plus haut.M.Bourassa croit avec le premier ministre que l\u2019ouverture du canal de Panama aura une influence prépou dérante sur le commerce canadien.C\u2019est une vérité que peu d\u2019hommes d\u2019affaires semblent réaliser au Canada.Toutefois, à son avis, la construction du chemin de fer de la Baie James ne saurait prévenir ces effets.Le canal de la Baie Géorgienne sera également impuissant à les empêcher.Une grande partie des grains de l\u2019Ouest, devront, obéissant aux lois inéluctables qui régissent les transports de marchandises, prendre la route dn Pacifique qui leur offre |«* plus court trajet par voie ferrée, ot partant, la route la moins dispendieuse.Do nombreux facteurs dont le fret de retour est plus important donneront un tel avantage à cette route qu\u2019il serait pnéril do croire qu\u2019un chemin (le f*r il la Baie James paisse en détourner le trafic.M.Bourassa propose donc au premier ministre dont il a maiutes foin, au cours de son allocution, reconnu la haute intelligence, le tact et.l\u2019esprit logique, do se mettre à l\u2019œuvre pour doter la province du véritable régime de chemiu de fer qui lui convienne, en vertu do la juridiction concurrente établie que l'Acte do la Confédération confère anx gouvernements fédéral ot provincial.Ce fut l\u2019erreur de Chapleau et pins tard de Mercier do consacrer il des chemina de fer Intéressant tout lo Canada, des sommes dont la dépense eût- incombé plutôt an gouvernement fédéral.Ne vaudrait il pas mieux s\u2019entendre avec Ottawa pour que la province puisse appliquer uniquement ses ressources il un ensemble do chemins de fer régionaux qu\u2019en développant les diverses parties.L\u2019exposé de sgb idées sur renseignement technique fournit au député de St-Hyaointhe lo sujet d\u2019une péroraison magnifique au cours do laquelle il évoque le tableau d\u2019une province de Québec qni, devenue riche et forte, sert à la fois «le la pensée française et de rempart aux institutions britanniques.Une longue ovation prouve il l\u2019orateur qu\u2019il vient do prononcer l\u2019un des plus beaux discours de sa carrière.M.Taschereau propose l\u2019ajournement du débat.L\u2019école sans Dieu d les Etats-Unis.Il résulte trop positivement, des dernières statistiques du recensement aux Etats-Unis que près de la moitié de la population y est pratiquement sans Dion, sans religion, sans oulte.S\u2019il y en a encore qui croient plus on moins en nn Dieu quelconque ces gons-lil, pratiquement no fréquentent pins aucune égliso où ou l\u2019adoro.Voilà le fait incontestable.Le protestantisme que jadis l\u2019immense majorité des yankees professaient, devait, de sootes en soot«»s, tomber fatalement daus l\u2019indifférou-tisme et finalement daus la négation.Seul le catholicisme résiste, quinze millions de catholiques sont restés chrétiens.Le reste n\u2019a plus rien de chrétien, pas mémo lo noin.Soul lo catholicisme fait des progrès lents mais 6Ûrs tandis qu\u2019au sein (les masses, jadis protestantes, l\u2019athéisme a fait des progrès épouvantables eu uu demi-siècle, *** Ces progrès coïncident avec des manifestations croissantes de décomposition morale et aooiaio dont les algues extérieurs deviennent do plus en plus vi-dhles.Panni ces signes il faut citer : La hausse effrayante dn la criminalité la plu* caractérisée, la baisse non moins effrayante de la répression : La marche Hans ces^e aso**u dent»* «lu \u201csuicide do in nice\u201d yen-ko»*.Ou sait ce que cola veut dire.Même phénomène qu\u2019en France.Vide croissant des cnn pagnes, congestion croissante des grands centres.Même phénomène qu\u2019eu Angleterre ; La baisse constante «le la moralité privée et publique.Le vice qu\u2019on ne nomme pas s\u2019étale de plus en plus, fait des victimes par hécatombes colossales, surtout daus les grands centres ; la \u201ctraire des blanches\u201d organisée comme du temps «le l\u2019esclavage antique ; la prostitution s\u2019affirme partout andaeieusemen t ainsi que l\u2019alcooltamo et l\u2019ivrognerie savamment exploités par de véritables trusts disposant de millions.La soif de jouissances physlquos \\ ina-sou vissublcs s\u2019accentuant avec le culte de l\u2019or, le seul culte qui semble remplacer tout autre culte, le culte de V Al might y Dollar.L\u2019«xpaiisiou fmp mute du socialisme dans les classes ouvrières démoralisées, déchristianisées, s\u2019insurgeant il coup de dynamite et do meurtres effroyables contre le .capitalisme égoïste, socialisme essentiellement révolutionnaire, anarchique, organisé partout eu vue d\u2019au bouleversement radical, général.Voilà quelques uns des signes du temps aux Etats-Unis.*** Parmi cos signes, il en est un snr lequel il faut insister, car il atteste d\u2019une façon toute spéciale la décomposition morale et sociale.G\u2019est la multiplication foudroyante des divorces, symptôme saisissant delà décomposition de la famille, par conséquent do !a société »*t «le l\u2019Etat tout entier, dont la famille est la base naturel e.Ce signe fait jeter (!?\u2022* ci is d'alarme prolongés, continus dans la presse.Le New York Times const a tait récemment que .a proportion des riivorocs hausse formidablement dans les régions «le l\u2019Ouest.Ainsi en 1900 elle était «le 41 et 43 pour les régions de l\u2019Est bordant l\u2019Atlantique tandis qu\u2019on m «reliant vers i l'Ouest elle était de 108.\tj \u201cLa moyenne générale annuelle poor les Eiats Unis pour la période i aninqnr'onwX iftdp 100\u2018>, él\u2014-r Ui.» 200 divorces pourcent mille mariages.Mais durant la même période la proportion dans l\u2019Etat de Wash ngton était do 512, le Montana : 497 ; le Colorado : 409 ; tandis qui* le New-Jersey, l\u2019Etat do N-w-Y.uk et le Delaware donnaient respectivement GO et 43.\u201cLe professeur W.II.Bailey, de l\u2019Université protestante de Yale, «j il i a fait un travail dooum nié lo résuiuo en ces termes dans VIndépendant : \u201cEn 1807\u2014dono il y a quarante-quatre ans\u2014il y avait aux Etats-Unis 9,937 divorces.\u201cEu 1900 le chifiVo était de 72,062.\u201cEn quarante ans ( 1807-1900 ) environ UN MILLION 250,000 di voices ont eu lien.\u201cBien que la population ait singulièrement augmenté durant cett»* période (surtout par immigration) cependant la progression de la population n\u2019est pas en proportion avec colle des divorces.\u201cEn 1870 il y avait 28 divorces par mille habitants.\u201cEn 1900 il y eu avait 73 par mille.\u201cEu prenant pour point de comparaison, le chiffre des mariés, au lieu de celui de la population, lo nombre (les divorces par 100,000 mariés eu 1870 était de 8L et en 1900 de 200.\u201cUno étude attentive dos statistiques atteste enfin que l\u2019augmentation des divorces est moindre dans les périodes de dépression économique que dans colles de prospérité.\u201d *** Nous sommes en 19i2, Et rien ne permet, hélas T d\u2019espérer .que, dans la période des cinq ans écoulés depuis 1900, le divorce ait baissé, tout permet do craindre le contraire.On connaît dos Etats où l\u2019on peut calculer que bientôt lo nombre des divorces atteindra 50% dos mariages! *** Quelle serait donc la cause penna nente, la cause principale, profond»*, générale de oetto décomposition d«* la famille.N\u2019hésitons pas un seul instant à l\u2019affirmer.C\u2019est l\u2019éducation sans Dion impo sée il plus do i5 millions d\u2019enfants par l\u2019école publique «Uns tous les Etats de la République et cela précisément dopuis eimiou cinquante aus.*?* Il y a pins, les iuventours de ce régime d\u2019éducation\tavaient nettement prémédité ces résultats.Ils avaient secrètement comploté en vue d\u2019y arriver.Ils savaient ce qu devait sortir fatalement, logique ment de l'Eoolo sans Dieu,do l\u2019Kdoffi oontre Dieu.{L'Action Sociale.) DE LA ?SOCIETE D'INDUSTRIE LAITIERE A QUEBEC.An manège militaire (Drill Shed) près du Parlement, les 25 et 20 janvier 1912.Jeudi, le 25, il 2 heures P.M., précises ouverture de la convention par M.dis.A.Gauvreau, M.P., président.Conférences : 2.00 p.m., MM.J.A.Plauioudon et Georges Gayer, assistants - inspecteurs ; \u201cRapport annuel sur les Fiomagerios.\u201d Discussion sur c»* rapport, 3.00 p.m., M.L.Laoonrsière, assistant-inspecteur ; \u201cRapport annuel sur lew Beurreries.\u201d Discussion sur ce rapport.Jeudi, le 25, à 8 heures P.M., précises, adresses de bienvenue, réponse et discours du président.Discours des honorables ministres do l\u2019agriculture d\u2019Ottawa et de Québec et autres personnages distingues.Conférences : M.G.A.Giganlt, Bous-Miuistro do l'agriculture, Québec ; \u201cLa Coopération.\u201d M.J.II.8cott ; \u201cLe Commerce de nos Produits Laitiers.\u201d Allocutions par quelques iuvités.\u2022 \u2022 « \u2014 , Vendredi, le 26 janvier il 9 hiS.A.M., précises, élection des directeurs pour 19i2.Conférences : vendredi après-midi à 2 lus.p.m., précises.2 hrs.p.m.JM.J.D.Leclerc, Inspecteur Gôuérai ; \u201cR Apport annuel sur les Beurreries.\u201d Discussiou sur ce rapport.2.45\tp.m.M.E.Bourbeau, Inspecteur Général ; \u201cRapport annuel sur les Fromageries.\u201d Discussion sur ce rapport.3.30\tp.m.M.J.O.Chapais, Assist.-Commissaire de l\u2019Industrie Laitière il Ottawa ; \u201cCe que Québec a fait pour i Industrie Laitière.\u201d Vendredi soir, il 7 30 P.M., 7.30\tp.m.M.A.T.Charron, \u2022 h'mist e il la Ferme Expérimentale, Ottawa ; \u201cLe porc il bicou.\u201d Discus* Mon sur eu sujet.''.OU p.m.M.Emile Plante, Cou-f* roncier Officiel ; \u201cLes Bous Chemins.\u201d 8.45\tp.m.M.A.L.Gareau, C.A.; \u201cL'hygiène eu Agriculture.\u201d 9.3d p.m Clôtmede lu couven-lion par le pieoiuouu NOCES D\u2019OR St Pie de Bagot, 16.\u2014Noces d\u2019or do M.Philibert Lijoio, cultivateur, et Dame Philomèno D ruers, son épouse.Une de ces fêtes qui ne viennent que trop rarement, a été célébrée avec éclat, ici, hier.Los époux Philibert Lajoie fêtaient lo ôOiôtno anniversaire do leur union conjugale.Comme la religion est lo premier principe vital, ot la base de la vie chrétienne, à joate titre, elle a été le commencement do cotte fête do famille.A huit heures dn matin, les héros de la fête, nos deux vénérables colons, pénétraient, suivis de la longue file do leurs enfants, petits enfants, amis et proches, daus notre église (iéjl si belle et magnifiquement déc *rée pour la circonstance.Une grand\u2019messe d\u2019actions de grâces fut célébrée par le Kév.Mess ire Chanoine P.Z.Décollés, curé de St*Pie.A l\u2019orgue, on exécuta, avec musique, la messe du second ton.Après avoir béni les jubilaires, M.le Chanoine Décollés fit uue courte allocution, «lans laquelle il exprima la joie qu\u2019il éprouvait à présider à cette belle fête de famille.\u201cIl est beau ot juste, a-t-il dit, que des chrétiens dont Dieu a béni et.couronné Ica travaux et les entreprises, reviennent, après cinquante années d\u2019existence conjugale, de \u201cvio à deux\u201d, vécues pour lo Soi.gnour, au pied de ce même autel qui a été témoin de leurs premiers serments, payer uu digne tribut de reconnaissance au Divin Maître, pour les nombreux bienfaits dont ils les a comblés.\u201d Rappelant brièvement les vertus chrétiennes et les mérites des jubilaires.\u201cDieu, leur a-t-il dit, vous a récompensés, vous a bénis par votre nombreuse et digne postérité qni vous fora honneur.\u201d Et l\u2019on ne saurait mieux f.iro que do vous appliquer les paroles du psalmiste, qui chante les labours, le courage ot les veilles du bon père de famille, ot compare la mère à la source de tous les biens, à 1* vigne dout les rameaux nombreux et touffus couvrent les murs du château et dont les fruits excolllerits donnent uue vie ssiue il ses enfants.A la demeure des jubilaires, un magnifique banquet les attendait.Ou remarquait à ce banquet, outra les héros «le la fête, les Revs.Cha-nolue P.Z.Decelles, curé, et M.J.A.Alonfct, vicaire, «le St-Pio ; Phi-iias Lajoie et son épouse, de Grosve-nordaie ; Ephrem Lajoie, de Si-Pie ; Philibert, Dalvini et A phouse Lt-joie, fils des jubilaires ; Alpbouame Lajoie, et son mari, M.Albert De- nette, dn St Pin ; Arsélin Lajoie, épouse de Lndger Bernard ; Délia Lajoie, épouse de Georges Mhhou dn Bt-Pie ; Oiise Lajoie, épouse de Nap.Diignnaolt, St Pie, filles des jubilaires ; Lndger Bernard ; Goor-g\u2018\u2018s Mahon ; Félix St-Onge, 8t«»-Rosalie ; Gilbert Délago ot Dame, St Dominique ; Noé Demers et Dame, St-Pie ; Oscar Larocque ot Dîme, St-Valérien de Milton ; Salvator Roy et Darne, St Oésaire ; L< I.Gamache et Dame, St-Pie, et plu sieurs autres, comprenant 37 petits enfants et 1 arrière petit enfant.Au banquet, une adresse fut présentée aux jubilaires, par une filleule petite tille, Flore Lajoie, fille d Ephreui Lajoie de St-Pie.Le Rév.Ch moine P.Z.Decelles, au nom des jubilaires, répondit en termes éloquents et bien choisis, il nette adresse, louant la piété, l\u2019amour filial dans la famille et iu r« sp et anx parents.Des compliments forent, aussi récités par plusieurs des petits enfants, entr\u2019aur.res par Orise Dunette et Bernadette Lajoie.A leur départ, les Révs.Mess.Decelles et Monfet, «Adressèrent leurs souhaite, compliments et remerciements aux jubilaires et autres convives, et les convives continué rent à s\u2019amuser, avec musique, chants et autres divers amusements jusqu\u2019à une heure avancée do la n u it.L*'6 jab\u2019lairea sont tous denx âgés de 68 ans, et nous ont promis de fêter leurs noces do diamant.Il jouissent ton* d\u2019eux d\u2019uue bonne santé.Ad Multos Annas.LES PETITS ENNUIS DU MENAGE CAUSENT DES KIDE8 ET VIEIL-LIS.S ENT P U EM A T U fi KM KNT LES FEMMES.Presque toutes les femmes à la tête d\u2019un»* fa mil le out tous les jours il faire face il de nombreux petits ennuis dans leurs affaires domestiques.Ces ennuis sont trop insignifiants pour qu\u2019on so les rappelle une heure après, lirai a ce sont ces mômes petits ennuis constamment répétés qui font que tant (le femmes parais, sent prématurément vieilles.Leur ( ffet peut se manifester ho us la f»»»».-J*\t^nn ^rt .i« .««
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