Le Courrier de St-Hyacinthe, 18 mars 1911, samedi 18 mars 1911
[" 5Ôe Année No 7096 SERIE COMPLETE COURRIER HYACINTHE Mars 1911 No sa SAMEDI, 18 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.ST \u2019-Hyacinthe, 18 Mabs 1911 JECItOLOGiE Il y avi*it autrefois, vie à vis la porte central® de l\u2019église de Saint-D.wnase et piès du chemin de Cor-bip, une grossière pyramide en bois surmontée d\u2019une croix et au pied de laquelle les enfants du village, pu été.prenaient leurs ébats.Quand elle fut tombante, au lieu de la restaure!, Monsieur le curé la remplaça p,r 1h statue de Saint Joseph, peut-être une fois déjà renouvelée, que l»on voit aujourd\u2019hui.* C\u2019est que Saint-Joseph n\u2019avait pas de plus or-dent dévot que le Révérend Louis* Xoihiri Gauthier.Aussi, de voir Dotie vieux chanoine partir pour un moud, im illeur, au cours de ce mois de mars, à la veille de la soleuuité du lit, e» la me fait l\u2019iffet d\u2019une attention bienveillante de la part du grand letton de la bonne mort.Que d\u2019amabilités célestes, encore, D\u2019entour»nt pas les derniers instauts du bon curé de Saint Dama so ! Il n\u2019a pit s eu le t« inps de connaître les lou-guetf infirmités qui visitent parfois la vieillesse.Tout récemment, il ta quinait son confière de classe, M.le chm.Dumesnil, sur sou indolence de vieux paralytique.Ce n\u2019est que depuis quelques jours qu\u2019il se sentait indisposé, lorsque la grippe se changea tout à coup en pneumonie, accorupi guée de troubles au cœur et aux reins.Vu sou âge avancé, sou ras fut jugé tout de suite alarmant et, promptement, désespéré.Ou prévint Mgr de Saint-Hyacinthe, qui se rendit aussitôt auprès du malade, dans ia soirée du dimanche, 12 mars, en compagnie de M.le chan.Scuéoal.M.Gauthier reçut es derniers sacre* ment s des mains de sou Evêque, avec piété, avec foi, avec une résignation parfaite.Il fit généieusemeot le sacrifice de sa vie, et en pleine connaie-eance do son état.Toute la nuit encore, il put souffrir et mériter pour le ciel.Le leudemaio matin, vers les t; heurts, il rendit compte à Dieo de ses ciuquaute-deux années de ministère sacerdotal, à l\u2019âge de soixan-te-quir ze ans et quelques mois.Quelques dates seulement mar quint hs diverses étapes de cette vie.D\u2019après les données de M.l\u2019abbé Allhire (Dictionnaire biographique du clergé), l\u2019abbé Gauthier est né à Suint Pie-de Bugot, le 21 novembre 1885.\t11 fit ses études secondaires et \\ iéricales an Séminaire de Saint-liyuiinlhe et fut ordonné dans sa paroisse natale par Mgr Prince, le 17 octobre 1S58.Vicaire à Sorel, deux ans ; (uré pendant neuf ans à Norrc-D me de Bouseconrs deStu* k* y ; en 1869, il est mis à la tête de 1 Kg.ise de Saint-Dumaso par Mgr Charles Larocque.Il y rebâtit le pn sby 1ère en 1871 et l\u2019église eu l^io.Depuis 1905, il était chanoine honoraire de la cathédrale de Saint* Hyacinthe.* Donc, dnrant plus de quarante et ou ans, l\u2019ubbé Gauthier a exercé le salut ministère dans la même paroisse.Si l\u2019on retranche de ce quasi d* mi siècle quelques mois de voyage eu Europe, où il accompagna Mgr Moreau, ou peut dire qu\u2019il fut à son poste sans interruption, sans être distn.it même par la maladie.Il y fut.jusqu'à lu fin, aussi régulier dans fi s exerc ces de ch «que jour qu\u2019au lcmbnmiude sou ordination.Vers les f>A heures du matin, à cœur d année, il se rendait à la sacristie, va quait à son oraison, lisait un bout d Ecriture sainte, réoitaitses Petites Heures, trouvait le temps d\u2019aller jeter un œil box soins domestiques do sa maison\u2014quand il n\u2019y mettait pas la main\u2014, avant de chanter sa graud\u2019meese quotidienne.Ces exercices matinaux ne nnisaient pas à la visite au S.8acrement de l\u2019après-midi, ni au Chemin de la croix.C'était l'homme aux bonnes vieilles dévotions, aux dévotions catholiques.Pour lui, le travail, c\u2019était nue joie, c\u2019était la santé.Nous avons un exemple de sa patienoe à soigner les détails les pins monotones de son administration dans sa manière devenir compte des messes servies psr *£* entants ds ch< M.Gauthier est peut-être le curé qui s célébré le plus de grand\u2019messes dans sa vie.A paitir du premier janvier, il notait dans on cahier ad hoc, bu moyen d\u2019un trait vertical mis au bout de son nom, chaque me9se qu\u2019uu enfant allait servir.Arrivé à la fin de décembre, il calculait ce que les servants avaient amassé, fai * 8*11 sa répartition, mettait l\u2019argent de chacun dans une enveloppe et, le jour de l\u2019an au matin, il apportait le trésor à la sacristie.Les enfants ne tardaient pas à venir les uns après les autres.Ils demandaient leur bénédiction les yeux tournés vers la précieuse enveloppe.Ils revenaient à la maison avic chacun douze, quinze, vingt cinq, jusqu\u2019à trente et quelques piastres.Bonne aubaine pour de pauvres gens ! Ces enfanta recevaient ainsi, tous les ans, presque de quoi s\u2019habiller.J\u2019en connais même qui ont acheté aveo cet argent de messes leur premier uniforme de collégien.Gomme nu moine de la Trappe, le curé de Saint-Dunaee divisait son temps entre les œuvres spirituelles du ministère, qu\u2019il partageait généreusement aveo son vicaire, et les travaux manuels.Au besoin, il était de tout métier.Pendant la belle saison, il s'occupait surtout à la cul ture de sou vaste potager.Il avait le secret de faire venir les melons en abondance.L\u2019expérience lui avait appris qu\u2019il pouvait aussi s\u2019en nourrir impunément.Il éprouvait, par contre, une répulsion presque physi que pour tonte boissou distillée ou fermentée.Aussi, il n\u2019eut pas de peine, comme d\u2019ailleurs tout le clergé diocésain, à entrer dans le beau mouvement de la Tempérance, même sous sa forme la plus parfaite.Que dirai-je de son caractère pacifique, de sa cooptante bonne humeur, de son commerce humble et sans prétention, de son respect de l\u2019autorité eoclésiastique, de sa modestie, qui l'empêchait de tutoyer môme ses enfants devenus prêtres, de son rire sans cesse à fleur d\u2019âme t II fut toujours l\u2019homme de la paix à tout prix.Noo pas sans doute qu\u2019il l\u2019ait toujours eue aveo tout le monde, peut-être précisément à cause de sou aversion pour la lutte.Mais il était prêt à tous les sacrifices pour arranger Us choses et aocoiser les esprits.S\u2019il s\u2019est trouvé quelqu\u2019un, par ci par là, pour l\u2019ennuyer, le tracasser, entraver sou administration curiale, vraiment l ce quelqu\u2019uu-là ne le connaissait pas 1 Le brave curé se montrait toujours disposé à favoriser les bonnes initia» lives, à les soutenir môme de ses deniers.Il savait donner à propos.Il était plus économe que parcimo nieux.De môme qu\u2019il existe des pauvres honteux, il était de ces bleu faiteurs qui cachent avec pu leur leurs aumônes.Uue des raisons pour lesquelles il no meurt probablement pas riche, après cinquante années de revenus assez ronds, et après avoir mené un train de vie très modeste, couché dans uue oellule digue du cloître, c\u2019est qu\u2019il a dû faire bien des œuvres \u2014 à part celles qui échappaient à sa discrétion \u2014, sous l\u2019uui-que regard de Dieu.Sans avoii épuisé les traits de sa physionomie originale, disons que la disparition de ce digue curé est un gros événement et un deuil général dans Saiut*Dama8e.Les vieux rentiers du village surtout étaient si habitués de le voir circuler, de l\u2019en tendre officier à l\u2019église de sa voix onctueuse, qae son successeur leor fera longtemps l\u2019impression d\u2019un simple desservau*.Le service du regretté chanoine a été chanté jeudi, le 16, par Mgr l\u2019Evêque, dans l\u2019église de 8aint-Da-mase et parmi un grand concours de fidèles, de parents et d\u2019amis.Tous ses paroissiens et nne trentaine de prêtres y étaient présents.M.le Vicaire Général y a tracé l\u2019éloge ému des vertus dn défont.Mais les morts n\u2019ont que faire de nos louanges.Devant ect autel tendu de noir, la foule a prié pour cette âme de prêtre, chargée, malgré ses mérites, de tant de responsabilités.Et cependant tout cet appareil funèbre n\u2019a pas empêché les assistants de se reporter aux fêtes splendides du mois de septembre dernier.Dans le sanctuaire, à la place de cette tombe ouverte,ils se sont représenté le robuste jubilaire remerciant tout le monde ai invitant tont le monde à ses noces de diamant.Hélas 1 sans s\u2019en douter, il n\u2019invitait qo\u2019à ses fuoérailles.Ainsi va la vie : nos courtes joies ont à peine fiai leur Te Deum que nos deuils imprévus entonnent leur Libera ! Saint-Hyaointhe, 17 mare 1911.IM FOUTANT DISCOURS DE M.BOURASSA L\u2019nn dés derniers débats et le plus important peut-être de oeux qui se sou t déroulés jusqu\u2019ici à la Législature provinciale, a été soulevé jeudi dernier par M.Bourassa, le député de St Hyacinthe.M.Bourassa ne voulait pas que la session se termine sans que le gouvernement se soit frauchement ex pliqué sur les mesures qu\u2019il comptait prendre pour protéger l\u2019industrie du bois de pulpe, menacée par le nouveau traité de réciprocité.L\u2019importance de l\u2019industrie du papier pour la province de Québec n\u2019est pas à discuter.Les statistiques de 1906 démontrent que sur 31 manufacturiers de papier, représentant un capital de 21 millions de piastres, la province de Québec en possède 12, représentant nu capital de 15 millions et que sur 22 fabriques de pulpe la province de Quéheo en fournit 10, représentant un capital de 4 millions.Ces différents éta blissement8 fournissent du travail à 3.500 ouvriers gagnant environ $1.300,000 de gages et produisant en papier seulement, pour une valeur d\u2019environ 6 millions.Depois cette date ont été établies les fabriques Booth et Price qui out ajouté à la production et au nombre d\u2019ouvriers employés.*** Or quelle situation serait faite à notre industrie de la pulpe et du papier par le traité de réciprocité î L\u2019intérêt des Etats-Unis dans l\u2019ex» portation de notre bois de pulpe et do notre papier est représenté par les statistiques suivantes : Au 31 mars 1910 le Canada expor* tait 85,204,000 de pâte à pulpe, dont $4,075,000 aux Etats-Unis.Nos ex-portatious depaplerse chiffraient par 3 millions de piastres dont 1,300,000 aux Etats-Unis.M, Norris, président de I\u2019assooiation des éditeurs américains, dôolare que la production quotidienne des fabriques américaines est de 15,000 tonnes par jour, dont 12.120 pouvant être affVctéespar la convention douanière soit un total de 5,400,000 tonnes par année qui, à $70 la tonne, donnent un total de $350,000,000 par au.N* w York seul comptait en 1905, 103 fabriques pouvant consommer annuellement 987,000 cordes de bols.L»*s Américains ont essayé par le traité denx choses : d'abord de protéger leurs fabriques de papier en admettant en franchise tont le bois provenant des terres privées et ensuite d'éviter la coucorrenoe du papier canadien provenant des terres de la Cooronue en établissant sur ce dernier un droit de $5.75 par tonne.On comprendra facilement que l\u2019intérêt de notre province, est tout l\u2019opposé de celui de nos voisins.Notre intérêt n\u2019est pas de vendre aux Américains notre bois à pulpe mais bien de le garder chez nous et d\u2019en prohiber l\u2019exportatioo par des droits prohibitif*.Noue tirerons de ce système ou double profit : nous obligerons les Américains à venir fa* briquer leur papier chez nous et aux bénéfices de la fabrication de la pulpe nous ajouterons ceux de la fabrication du papier.Or eait»on oe que cela représente I Une tonne de bols donne nos tonne de pâte à papier et one tonne de pâte ô papier donne nne tonne de papier, or étant donné qne le papier se vend cinq fois plnB cher qne le bois à polpe, la fabrication dn papier serait pour Dotrc province une source de richesse cinq fois pins élevée qne celle de la pulpe.C\u2019est ainsi qne si les 191,000 cordes de bois provenant des terres de la Couronne qui vont encore aux Etats-Unis, rapportant à nos gens $1,147,000, étaient converties en papier eh* z nous, elles rapporteraient $7,652,000 environ.\t' Voilà pourquoi il est important, e^o\u2019est le but du diaooure de M.Bourassa, de veiller plus que jamais à l\u2019observance des règlements qui existent déjà pour la protectlou du domaine public.*** Et puisque Icb Américains recherchent surtout le bois des terres privées, une rigoureuse surveillance s\u2019impose aussi de ce côté.Il s\u2019agit pour leur couper l\u2019herbe sous les pieds et les obliger à venir manufacturer chez nous, de supprimer les permis accordés à des colons de mauvaise foi et d\u2019être plus sévère à l\u2019avenir.Combien de ces terres, lus-crites sous des noms de colons, sont en réalité possédées par des marchands de bois f F* H n\u2019y a qu\u2019un remède : la séparation du domaine forestier de celui de la colonisation.Le principe a été admis par la Commission de conservation, o'est le seul qui puisse assurer à dos richesses nationales une proteotlon efficace.Aussi M.Bourassa propose-1 il une motion dont les trois poiuts principaux sont : Le maintien dans les règlements du département des forêts de tout ce qui est de nature à favoriser la fabrication du papier au Caua«la et dans la province de Québec.La séparation du domaine forestier et des réglcus colouisables.Enfin la coeservatiou et la règlementation rigoureuse des chutes d\u2019eau.M.Bourassa, à auoon moment de son disoours n\u2019a attaqué le gouvernement, il s\u2019en es0 tenu aux généralités, voulant que tout le monde s\u2019unisse sur une question d\u2019intérêt général.M.Goulu lui a répondu qu\u2019il comptait maintenir les règlements actuellement en vigueur mais qu\u2019il n\u2019entendait pas changer sa politique sur la colonisation et les pouvoirs d\u2019eau.Un jour ou l\u2019autre néauinoios il faudra en venir là et le gouvernement se verra obligé d\u2019adopter une réforme demandée depuis longtemps par l\u2019opposition.loppemeut des sociétés de oootrôle des vaobes laitières.Les sooiétés de oootrôle sont établies pour faoiliter les moyens de déterminer le rendement et la valeur du lait de chaque vaohe du troupeau.Les cultivateurs qui devraient tous en faire partie,sont simplement invités à se muuir de quelques appareils très simples, puis à peser le lait à des dates fixes, à prendre des échantillons do oe lait et les remettre à des experts essayeurs qui en fout l\u2019épreuve et leur communiquent les résultats obtenus.Uue fois eu possession de la statistique du rendement d\u2019un troupeau, l\u2019on sait par expérience que les gens ne s'acharnent pas à garder celles de leurs vaches qui leurs don nent le moins de profit.Los fromageries, et les beurreries ont énormément aidé déjà, en facilitant la comparaison de la production de ferme à ferme, surtout dans les endroits où l\u2019ou pratique cette louable habitude de lire la répartition publiquement aux jours de paie, afin qne chacun se rende compte de ce que retirent les patrons de leurs troupeaux.Mais cette comparaison d\u2019ensemble est bien loiu de valoir la comparaison des vaches de chaque troupeau entre elles.Avec beaucoup de bon esprit, dans ces sociétés de contrôle, l\u2019on ne prêche pas aux gens de faire de grands frais pour des animaux de pure race à n\u2019importe quel prix, mais on s\u2019attache à leur établir par des chiffres exacte, la quantité et la richesse du lait que donue chaque vache.L\u2019on reoommande su propriétaire d\u2019éliminer de son troupeau tout oe qui ne paye pua, de conserver précieusement les jeunes élèves de parents dont le rendement est excellent et après quatre ou olnq saisons l\u2019on est tout surpris d\u2019obtenir des résultats excellents sans aucuns frais.Le rendemeut rnoyon du lait par vaohe pendant la saison laitière dans la provinoe de Québeo, dépasse à peine uue moyenne de 3,500 livres par animal dans les meilleurs endroits et dans beaucoup de oeutros do l\u2019Est n\u2019atteint pas môme 3,000 livres.Nous avons sous les yeux, à Sainfc-liy*olnthe,un troupeau de vaohe sur lesquelles le CoURBlER a déjà eu l\u2019occasion d\u2019attirer l\u2019attention.G\u2019eat oelui de la métairie St-Joseph eb nous sommes heureux, grâco à l\u2019obligeance de la révérende Sœur Directrice de pouvoir mettre sous les yeux de nos lecteurs les rendements suivants qui constituent lo relevé des régistres du lait do la métairie à la date du 12 de mars, on remontant jusqu'à l\u2019époque du vêlage à chacune des vaches portées daus ce tableau.En exceptant la vache No 6 Charmante, dont le rendemeut et les 517 jours de laotation en font nn cas a part, les 19 autres vaches out donné en moyenne 7,000 livres de lait ; ou ehaeune 24J livres de lait peudaut 281 jours en moyenne.Oe sont des résultats comme oeux-là que l\u2019on doit viser, et no pas s\u2019arrêter à des 3,000 ou 4,000 livres seulement.METAIRIE 3T JOSEPH, ST-HTACINTHE, 12 MARS, 1911.INDUSTRIE LAITIERE Saint-Hyacinthe est le siège d\u2019une école de laiterie qui donne la direction à toute la province de Québec.Notre région a fait du lait et de son traitement industriel, sa principale production agricole.Il nous reste encore énormément à réaliser pour porter l\u2019industrie laitière sur la ferme au niveau de ce qu\u2019elle est dans la fabrication.La production du lait sur dos terres sera d\u2019autant plus abondante et parfaite que l\u2019on aura porté plus d\u2019attention aux deux facteurs suivants : le choix des animaux et leur alimentation.La vache laitière doit doue être considérée au double point de vue du rendemeut qu\u2019elle donne et dn profit net qu\u2019elle apporte à sou pro piiétaire, après déduction du tra vail qu\u2019elle lui impose et de la nourriture qu\u2019elle consomme.Nous savons de boune source qu\u2019au moins la moitié des troupeaux ne dODDeur pas grand profit à leurs propriétaires.La ferme chez ceux-là fait vivre son occupant eu lui rapportaot eu nature et eu argent a peq près le prix des journées qo\u2019il consacre à la culture et ê entretenir sou stock d\u2019animaux.Et pourtant, il existe bon nombre de cultivateurs qui, mettant de la clairvoyance et du jugement dans l\u2019exploitation de leurs terres, non seulement s\u2019entretiennent eux et leurs familles, mais savent mettre de côté de l\u2019argent pour établir confortablement leurs enfants plus tard.Le grand seoret de ceux d\u2019antre enx qni se livrent à l\u2019industrie lai* tiôre, e\u2019est de s\u2019appliquer à avoir des vaches qui donueut du lait eu quantité et de richesse suffisantes et de leur fournir dans leur nourriture, non seulement de quoi entretenir la vie, mais de quoi trouver la ration essentielle à la production.Nons avons annoncé samedi dernier qn\u2019aojourd\u2019hui, le 18 mars, aurait lien dans la salle de l\u2019Hôtel de \"Ville, nne réuuion convoquée dans le bot de faire dé St-Hyaciutbe nn coati# pomv 1# criait*# #t 1# dévo- Noms des vaches\tJours de lactation\tLivres de lait\t 1 Excellente\t254\t6.431\t 1 2 Source\t208\t7.083\tTraite encore.3 Impériale\t208\t6.674\tu\tu 4 Corneille\t263\t6 301\t 5 Meilleure\t298\t8.762\t î 6 Charmante\t617\t11.3*48\t 7 Champloone\t293\t5.003\t1ère année.8 Nécessaire\t368\t7.771\t 9 Rivière\t270\t5.712\t1ère année.10 Plaisante\t225\t6 283\t 11 Fameuse\t270\t6.440\tTraite encore.12 Royale\t263\t6.380\t 13 Rustique\t240\t6.264\t 14 Princesse\t272\t7.277\t 15 Cigale\t280\t7.550\t 16 Finette\t300\t7.905\t2ème année.17 Laitière\t360\t8.914\t ! 18 Coquette\t365\t6.994\t 19 Avalanche\t310\t8.556\t 20 DQchesse\t300\t6.377\tTraite enoore.Total\t5864\t144.000 Ibs.\t Moyenne de ces\t293.47\t7200 ibs,\t 1\t20 var-hes\t\t720 calions.\t REM ARQUE Il uous arrive ces jours derniers une commuulcatiou d\u2019ua correspon daut que nous o\u2019avons pas l\u2019honneur de connaître et qui ue juge pas à propos de nous renseigner autrement sur sa personne, qui offre ses services gratuitement à nos concitoyens de langue française désireux d\u2019aller s\u2019établir dans no coiu quelconque des Etats-Unis.La lettre est remplie de bons sentiments mais elle ne uous dit par suf finançaient pour nous justifier de donner la publicité demandée par no tie honorable correspondant, môme au risque de voir oos gens trompés par \u201c les promesses fallacieuses fai tes par des individus timorés et tans honneur.\u201d Nous n\u2019avons aucun*doute que les aptitudes financières de notre oorres pondant qui signe : Officier d\u2019Académie, nesoieot supérieures à ses connaissances littéraires.US REMEDE PRECIEUX POUR TOUS LES BEBES L\u2019Affaire de Sorel.Nous donnerons à nos lecteurs les détails et les résultats de l\u2019enquête Blondin-Lanctôt, dès que celle-ci sera terminée.Les premiers témoignages ont été entendus ; le pins important jusqu\u2019à présent, a été celui du peintre Alfred Douaire, de Sorel.De ses dé olaratious, deux choses importantes sont à retenir : il a travaillé durant huit semaines à la maisou de M.Lanctôt, pendant l\u2019été de 1910 et il n\u2019y a que quinze jours de chargés au compte ; il a travaillé trois Jours eu octobre 1908 et ceux-oi ne sont pas chargée dn tout.Attendons 1# enite» Mme R.MoEweo, Thornloe, Ont., écrit : 44 Je crois qne les Tablettes Baby\u2019s Own sont ou remède précieux pour les enfants.J\u2019eu ai fait usage pour mou enfant, lorsqu\u2019il était petit, et l\u2019été dernier, lorsque j\u2019avais en visite ch»z moi un bébé qui ne digérait pas bien, j\u2019envoyai chercher nne autre boîte de Tablettes et elles le soulagèrent promptement.\u201d Ce sont des témoignages comme celui-ci qni out rendu les Tablettes Baby\u2019s Own populaires\u2014 qui ont démontré qu\u2019elles sont nu remède précieux pour les bébés.Les Tablettes foot toujours du bien\u2014 elles ne peuvent faire de mal.Une fois qu\u2019une mère eu a fait preadre à sou enfant, elle ue veut plut de rien autre chose, car aveo les T (blettes, elle se sent eu sûreté.Les Tablettes sont vendues sous la garantie d\u2019un analyste du gouvernement qu\u2019elles ne renier ment pas de drogues nocives.Ou peut se procurer les Tablettes Baby\u2019s Own chez les marchands de remèdes ou à 25o.la boîte de la Dr Williams\u2019 Medioiue Go., Brook-vilie, Ont.* »\t________* Pour PATISSERIE et GATEAUX LA Farine \u201cBRODIE Est la Meilleure MISERIEZ 1rs SACS VIDES pour MISES BRODIE & HARVIE 14-16 nie Bleury, Montréal No* t, Pay.in, M\u201cM-icr, Marin et MarchessaulL Lecture «sf donné** «le.-* [noro** ve rbaux des (b iix Béances précédent»^ et ils sont approuvés ft l\u2019unanimité.Soumises des demand* » «le lie n-ces produites pui MM.N ro'éou Houle et Eugène Kru »nd et une de-îuande de lie» u» e pour magasin d\u2022\u2022 liqueurs et ivranles, faite par M.Jo sepli Grégoire, M.M lin piopo^e, Secondé par M.M * i cb -v^au 1 î.q U O 1 » prise eu considération des dit»*s do mandes ait li« u le vendredi 31 in »rs courant, aux li* ux »t b un s ordinaires des s a ne s.Agréé ft \u2018\u2019unanimité.\t* M.Cliirpentier piopos»*, appuyé par M Man li hu I qu la i t i e \u2022 n considérât ion *1* s lb * im «*h MiivaniiH soit ajout i tv i.vei'lr i 31 ma»H courant :\t*1 ni .'M: rgu rit» ü »h- pault, Ji»-» |dl H i II' ime , S Hour g««oi» \u2022 i ).Les volumes qui contiennent les actes dus Congrès enclnristiques in teruationuux forment une bibliothè que très intéressante.Alalheureusement, lo nombre d\u2019exemplaires en est limité et plusieurs d\u2019entre eux sont presque introuvables.Le Comité permanent, a décidé d\u2019extraire «b* cette collection les discours dogmatiques prononcés par les orateurs et de mettre ainsi entre tou*es lus mains ces pages substantielles et éloquentes dans lesquelles sont exposés les gloires et les bienfaits de la sainte Eucharistie, Ce premier volume conti»*n vingt-huit discours, sermons et allocutions prononcés dans b»s Congrès de Lille (1SS1), Avignon (1882), Liège (1883), Fribourg (1SS5), Toulouse ( 1SS6), Paris (188S), et Anvers (1899): parmi les principaux discours reproduits, signalons ceux de M.de B -lcisteis, J.L« matin, Mgr L**qu-t-t**, R.P.Verb* k**, S.J , D.Didiot, Mgr Monnier, Mgr t\u2019Hnlst, M Col* linet, R.p.T snière, Mgr Mermil* lod.Mgr Lâchât, Mgr Berchialla, R.P.M *ns«bré.O.P , R.P.Matignon, S.J., Mgr G»«y, l\u2019abbé Girsignole, Doui Laurent Janssens, Mgr Cartny-?»*Ih, R.P.Célestin de Wwrvick, \u2022 te.S\u2019il lui est fait bon accueil, cette publication sera continué»*.Puisse-t-elle contribuer ft 8tiinnb*r le mouve-meut^ench«ristlque si consolant qui se remarque «le tous côtés, \u2022 u four nissaut aux prédicateur- des maté riaux préci ux qu\u2019ils sauront uftli ser pour l'édifici*tjon de i* urs auditeurs.Ces discours pourront égale ment ô\u2019re lus av»c p aisir et piofî* par 'es prêtres, religieux e inïqu s qui, en si grand nombre, s\u2019iuteres s ut ft nos congrès et ne peuveut toujours y assister.O ux qui les ont entendus sentiront se reveilb r, en les lisant, les émotious sanctifiantes qu\u2019ils lour ont procurées.Le Remède Pour Lesjemmes est le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.LVS» i Ï+J.ACHETEES Ni'u* pnvon»\tcomptent et ir* pu»» v.u»-.pur *,11 |C iiinicht.Faite» Allaite* direct ment uvec uoua et tauvex le» fia»» il'ne h unir».Demande* 1» liste de no» prix, noua l\u2019eu-*oyou« RtatU «ur demande.C REVILLON FRERE* LTCC., Belleville, Ont\u2014'\"Tétais si faiblis, tt tellement épuisée, par lea dérangements inhérents ft mon sexe, quo Jo me décidai d\u2019essayer lo Composé Végétal do Lydia E.Finkham.J\u2019en pris plusieurs bouteilles, et je retrouvai si rapidement meaforeva, nue jo me demandais si J\u2019étais la même femme.Je puis travailler toute «ne journée, aussi bien qu'Autrefois.Je bénis sincèrement lo Jour où jo pensai ft prendre cette médecine pour faiblesse féminine, et vous sais tout ft fait reconnaissante do vos bonnes lettres qui m\u2019ont été si ifrofitablcs.Je vous permets do publier celle-ci, quand vous le désirerez.\u2019\u2014Mus.Albert Wickztt, Belleville, Ontario, Canada.Toutes les femmes devraient se rapprlfr u\u2019il n\u2019y a aucun autre remède couuu ans la médecine pour guérir les maladies féminines, et pour aider a passer avec succès le changement de vie, aussi bien que le Composé Végétal de Lycc et d Ontario et dans les Provinces de l'Est attestent son liu-I\tmcusc supÂ-riorltd.S Pour prix et conditions, écrivez à I\tMcFARLANE, THOMPSON & ANDERSON Seuls Manufacturiers\tFREDERICTON, N.B.DEBARRASSEZ V0r< LITS DSS (PUNAISES or» ir/.j.J -y n n t le POISON LIQUIDE DS LYONi (7nc aoplio»tioo in détruit sinon vex/ ür»m- r\u2014\u2022» \u2014mil»» d«a Kr\t-v*rtrem FABRIQUÉ AU CANADA iisSI M C'EST LE MEILLEUR E.W.GILLETT CO.LTD Toronto.Ont.UN MEDECIN DU QUEL TRAITEMENT IL FAIT SUIVRE A CEUX QUI SOUFFRENT DE * RHUMATISME * Un vpéeialiitt distingué t»nna vm tmeil précieux.11 Aucun remède ne guérira, ml même t soulagera, si l\u2019on ne e\u2019attache pas, an preéalable.A obeerrer cet quelque» pr^ caution! ilmploe et élémentaire».4\u2022 Je fais d\u2019abord comprendre à me» znaladee IMmportanoe d\u2019une rie méthodique et d\u2019habitude* régulières, Insistant en particulier eur une alimentation modérée, doe vêtements chaud» et de» pieds eeoa.J\u2019al obtenu dee résultat» merveilloux chef de» malade» qui suivaient coi conieil» et qui faisaient uiag» \u2022n mémo temps du remède suivant con-tro le rhuraatieme et pour la purihcatioB du sang\u201d:\t\u2022 Extrait Fluide de Caaeara.H one».Compoié de Carriana.\t1 nos».Sirop Composé de Salsepareille f eneea.Dose:\tUne cuillerée à thé aprèa chaque rouas et avant le souther.Un recommande de boire beauooup d\u2019eau pendant le traitement.Un marchand important du pay».qui a essayé ce traltment, déclare qu\u2019il guérit en pou de tempe les maux de do» \u2022t de veeaie ainsi que lee ulïectiou» urinaires, agi* deucemufe mai» etiea»^ LB OOÜBflîEB DB 8T HYACINTHS 18 ÙA.R9 1911 -i\u2014 yys - \u2022* , *A-w%\tV\\ ' V*-* .\t-*Tf* ' -s V1 '\u2022 ~I\t/!> Comprenez-vous les Avantages du Béton ?La prix élevé du bo4a de construction obll-K« U enritlvxtour à chercher un eubeUtut convenable.Le béton, à cause de eon bon marché, de sa durabilité et de l\u2019alaance avec laquelle on peut remployer âaa* lea bâtiment» de la campagne, a prouvé qu'il revenait moine cher Que le bole, tout en étant beaucoup plue durable.Notre livre rratlf i \u201c L'utilité du Ciment pour le Cultivateur \" apprend au cultivateur la manière de faire luf-mémo son ouvra** sane l'aldo d'ouvriers spéciaux.Il fait ressortir l'économie des constructions en béton, en comparaison avec 1e bola, la brique ou la pierre.CANADA CEMENT Co.Umlted 51-60, Edtflcm dm la Banqum Nationalm, MONTREAL.Ce LIVRE expose comment le Béton est utile aux Cultivateurs.Il démontre comment le béton peut être employé par les cultivateurs pour dec constructions utiles de toutes sortes.Demande* ce livre aujourd'hui, vous le trouvères extrêmement intéressant, quand même vous n'aurles aucune construction h faire pour quelque temps.Il contient une quantité de renaelKnements qui vous seront précieux pour économiser sur voa dépenses.Parmi les sujets traités 11 y & :\tles *raasres, laiteries» clôtures, pie ackers, poteaux, eavi silos, écuries, escaliers,\t^ x Voue cloisons, a uires, «kc-\t/\t' miss, reborde 4e\tpouves puits, et Is reste.\tf m'envoyer wA\\AP£K MK\tÆ S un exemplal- vous : Ce livre\tÆX __ .\t.,#m eet pour voua:\tr« de L Ul,u\" une carte pos-\tJr f tê du ciment taie voua le\tpour le cultiva- procurera\tX/ tsur\" tard.Ecrives tout JTS Nom de suite._______ Adresse LE ÇOJ^QUE^E MAZAGRAN (Suite et fin) Suivi des marabouts acclamant la guerre sainte, il parcourait au galop de son cheval gris, ses tributs belli queuses, crachant des injures et jetant des ordres, lançait les montagnards kibyles à l\u2019assaut des remparts, obligeant les cavaliers de la plaine à mettre pied à terre et à faire le coup de feu.Les canons (Centraient les maisons de pierres sèches, ouvraient des brèches dans les murailles de la ville, portaient partout la terreur et la mort.Far paquets, les gourbis flambaient.,.La nuit, les lueurs de l\u2019incendie guidaient le tir des artilleurs et servaient de points de repère aux colonnes d\u2019assaut.Les longs moukhalas fai saient pleuvoir sur la cité en flammes des trombes de balles.La Camarde moissonnait, inlassable, dans les rangs.Pourtant, après chaque assaut, les Kabyles revenaient, découragés.Les talus défonces étaient d\u2019une escalade facile.Les remparts, démantelés, n\u2019étaient plus que des barrières dérisoires.M iis où il y avait eu de la terre et des pierres, de l\u2019acier avait poussé.Passer là, c\u2019était tenter l'imposable.Autant valait danser Va dan^c des œufs ou de l\u2019abeille sur des sabres et des poignards.Devant chaque brèche, chaque passage pratiqué dans le» vieux murs par la mitraille des baïonnettes dansaient.On chargeait, des hommes et l\u2019on rencontrait une barrière de fer et de feu.Sous les pas des lames acérées se dressaient.La ville était défendue par des démons, ou bien le Dieu des Francs était plus puissant qu\u2019Allah 1 Les amulettes, trois fois bénies sur la pierre noire de la Mecque, ne protégeaient plus les enfants du Prophète 1 Pour enrayer la panique, les marabouts priaient, la face tournée vers l\u2019Orient et acclamaient Mahomet.Le quatrième jour, le capitaine Lelièvre escalada la ville haute et vînt s\u2019installer sur la petite place où avait établi son quartier général et son observatoire, La plaine, où pullulaient encore les rebelles, flambait sous les rayons du soleil.Du sable roux montaient des plaintes, des râles, des cris de guerre et des chants.Les Arabes enterraient leurs morts.Et comme de grands oiseaux gris, les marabouts étaient penchés sur les tombes ouvertes pour célébrer, une dernière fois, les vertus de ceux qu\u2019Allah avait rappelés auprès de lui.Sur Mazagran pesait un silence de sépulcre.Trop las pour parler, les chasseurs broutaient leur rage, sans desserrer les lèvres.Ils soufflaient en se préparant à un nouvel assaut, ou bien en suivant d\u2019un œil indifférent les grands vols circulaires des corbeaux On n\u2019avaif plus de poudre ni de balles.Depuis la veille, la pièce de 4 ne donnait plus de là voix.Son dernier grondement avait arrêté l\u2019élan d\u2019une horde de Kabyles.Satisfaite elle tournait maintenant sa gueule de bronze vers le réduit où flottaient les trois couleurs déchiquetées par le plomb ennemi.La pipe aux dents, le 'Vieux\u201d attendait l\u2019attaque.\t* L\u2019inaction, déjà, lui pesait.La nuit avait été trop calme.Trois fois seulement, les montagnards avaient donné de l\u2019occupation à ce qui restait des 123.D\u2019un œil intéressé, il assista au groupement des tribus et il présida au démontage des tentes.Le désordre de la cavalerie arabe lui déplut.Il émit des critiques : puis, de la voix et du geste, il défia Mustapha ben Tami dés qu\u2019il l\u2019aperçut.Cela lui remit en mémoire que jus qu\u2019alors, il n\u2019avait vu que les talons de son adversaire.\u2014Est-cc que l\u2019étendard vert du Prophète flotterait sur des troupes victorieuses ?Faudrait voir.Mais il revint à des pensées sérieuses.L\u2019attaque tardait bien, cette fois.Avait-on besoin de tant de préparatifs pour se faire chatouiller l\u2019épiderme par les baïonnettes des chasseurs ?Le \"vieux pleura sur ses hommes.Comme ils devaient s\u2019ennuyer, en bas, dans leurs trous, sans occupations ?Les tribus s\u2019etaient toutes formées, enfin, en colonne.Pour tuer le temps, il les compta.Quand il eut terminé il constata : \u2014Cela fait plus de cent contre un ! Ii fit la grimace Tout de même, c\u2019était beaucoup 1 Si encore on avait eu des cartouches à discrétion ?Brusquement, il écarquilla les yeux ne comprenant plus.Les colonnes tournaient le dos à la ville.Elles filaient, rapides, vers le sud, emportant leurs tentes, leurs troupeaux, emportant t*>ut ?Furieux, le \"vieux\u201d gronda : Bientô*, les dernières silhouettes des cavaliers dansèrent imprécises sur la ligne de l'horizon.\u2014 Les brigands ! Ils sont partis I Il venait d\u2019asssister à la fuite d\u2019une armée.Il ne commença à comprendre qu\u2019un peu plus tard quand à l\u2019ouest, des colonnes de poussière montèrent, droites, dans le ciel.La compagnie de secours arrivait.Alors, il escalada le toit du réduit.Le drapeau flottait toujours, loque glorieuse que cent balles avaient troué.Il s'en empara.La himpe au poing, il courut aux remparts, vida les trous de leurs occupants, fit sonner les clairons, ordonna le rassemblement.Puis il gronda fièrement campé sur sa jument arabe ; \u2014A l'appel l Les clairons ouvrirent le ban, et Tanil, le fourrier, récita ; Présents :\tMagnien, lieutenant ; Durand, sous-lieutenant ; Villemot, sergent-major ; Girout, sergent.Mister, caporal; Leborgne, Courtes, Edet, Gagler, Vomillon, Renaud, Hermet, Varent et Fiamond, chasseurs I Abaissant, dans un grand geste, le drapeau, le \"vieux\u201d salua tous les morts, scs morts.Une heure plus tard, la colonne de secours défilait, la clique en tête, ba ïonnette au canon, dans la ville démantelée, sous les maisons croulantes, devant ce qui restait des 123* Le ' vieux\u201d pleurait.Henry Mace d\u2019Eeonomie.LE BON HUN 81 tou a aviez la foi gros comme un grain d« sénévé.Dans son bureau, entre deux accalmies, l'abbé prépare hâtivement son catéchisme.L'instruction est sur la \"foi\u201d.La foi, comment l'iniuffiler à ces J'ai fait parvenir à votre Journal, il y a quelque Jours, le* renseignements nécessaires pour faire connaître les avantages de la Caisse Nationale d\u2019Eoanomle, aux personnes qui désirent en faire partie.J'ai démontré le fonctionnement de la Caisse, sa garantie vis-à-vis las membres, le désintéressement ues personnes qui l\u2019ont fondée comme de celles qui l\u2019administrent aujourd'hui, en un mot l\u2019augmentation constante de son capital Inaliénable ainsi que la possibilité d'une rente importante aux pensionnaires futurs, en proportion du montant ver-eé.\t# Les raisons principales des résultats ci-dessus sont lea suivantes : le sociétaire de la Caisse n'a pas seulement les bénéfices que peuvent lui rapporter les déboursés qu\u2019il a faits, 11 doit partager en plus dans les Intérêts des sommes d\u2019argent versés par les membres qui se sont Inscrits avant lui dans la Société, et par ceux qui s\u2019inscriront dans l'avenir.En d\u2019autres termes, les membres qui s\u2019inscrivent cette année, au* ront après 20 ans les bénéfices du capital qui a été versé Jusqu\u2019à ce jour lequel se chiffre tout prè« d'un demi-million de dollars, ils auront en plus les bénéfices qui résulteront des contributions versées par les membres qui s'inscriront l'année prochaine et les années suivantes, lesquels nouveaux membres devront attendre l'expiration de leur terme, pour partager avec ceux qui eont déjà Inscrits, dans les revenus de la Caisse.\t\u2022 Ces raisons sont déjà une démonstration évidente du profit considérable qui résultera du placement fait par les membres de la Société.Le capital de la Caisse étant Inaliénable, et chaque décès devant augmenter la rente des membres rivants, les statistiques des décès ajoutent aux prévisions, déjà énumérées précédemment, un apport considérable en faveur du système Inauguré par la Caisse Nationale d\u2019Economle.La Caisse Nationale est réellement la seule société d'utilité publique fondée au Canada, avec un capital souscrit et payé par les membres eux-mêmes lequel devra rester la propriété exclusive des générations présentes et futures.Le système mérite d'être propagé dans l\u2019Intérêt de notre peuple, et le Bureau, pourrait utiliser les services de personnes compétentes dans certains districts de la Province, et dans les villes, pour organiser des Sections et recruter dee nouveaux membres.Pour tous renseignements additionnels, s\u2019adresser dans les divers bureaux de la Province ou au soussigné.\t_____
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