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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mercredi 22 juin 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1904-06-22, Collections de BAnQ.

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[" 50e Année No 6315 SERIE COMPLETE Juin 1904 No 63 MERCREDI, 22 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.St Hyacinthe.22 Juin 1904 FEU MADAME J.I.TARTE Li couvrir «l\u2019hicr nous apporta la triste nouvelle Je la mort de Madame» J.I-r ë.Tir te, née Gtoig sua Sylvestre.Lu «h finite était très estimée dans lu société montréalaise où ses goû s \u201e,0uro do sagesse et do modération dès I«*ur prise do possession do la machine administrative.C\u2019est à pniuo croyable.Voyous plutôt l'inconséquence libérale d\u2019après les chillYes olficiols.Prenons d\u2019abord connaissance des taxes perçues par les conservateurs durant les cinq dernières auuées de leur règne : Années\tMontants 1892.$28,4 IC,000 JS93.29,231,000 1S94.27,579,000 1895.25,446.000 1S06*.»\u2022\t21 oJ,000 Voici maintenant le tableau des taxes pour la période s\u2019étendant de 1800 à 1903 sous le régimo libéral : Années\tMontants 1809.834,958,000 1000.38,243,000 1901\t.38,745,000 1902\t.43,389,000 1903\t.49,015,000 Loin d\u2019avoir diminué les taxes, il est évident qu\u2019on les a augmentées dans des proportions iuquiétautes.Voilé la piemièro conclusion qui se dégage des faits que nous mettons kous les yeux de nos lecteurs.CouséipH mmont lorsque les libéraux taxaient de voleurs ceux qui maint liaient des impôts av.tiit 1890 colouiniaient grossièrement les gouvernants d'alors, ou les colomnia-teurs eux-mêmes ont donné dans des extravagances plus ruineuses que leur prédécesseurs.Il n'y a pas ù sortir de lé.ü * plus comme les taxes sont proportionnelles au nombre do population il faut conclure quo Pad minis trillion a été bien fautive pour que l\u2019on constuto une pareille augmentation de taxes é côté d'uu accroissement si peu rapide de population durant les ni Ain» h années.No as tirons ici les conclusions des arguments dont nos amis libéraux out posé eux*mêmes les prémisses.Si l\u2019on observe de près les chiffres, ou y lit à traits clairement tracés la condamnation la plus formelle du régimo actuel.D\u2019abord il y a la gradation inqnié tante des montants de chaque année.En ou tie, lo f»rdeau s'accroît de la «lilîienco dans la s» usiraction de $27,759.060 htir §49,015,000 : soit $21,250 000.Voilà nu bond qui attire Fatten-tit u.Etablissons en terminant un nouveau point de coinparaison qui rendra i* us sensible encore la preuve de l'erreur si grave Cominbo par les » h fs du gouvernement d\u2019aujourd\u2019hui.La proportion par tête des taxes perçues en 1896 est mise en regard avec la même propoition «le celles perçues sous le régime Laurier, En 1896 cette moyenne était de $5 46 par individu.Sous le lègue actuel, voici comment elles est élevée : Années\tMon faut s 1897.$5.57 1\t.i 1899\t.1900\t.1901\t.1902\t.1903\t.>\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022#\u2022¦ \u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022 \u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022' 5.69 6 65 7.14 7.19 7.95 S.S7 En voilà une belle gradation ascou-d ante.Que d\u2019extravagances no cachet-olle pas T L\u2019on so demande quel chiffre ollo atteindra cotte année après l\u2019approbation d\u2019une mesure qui coûtera au delà do $150,000,000 au pays.Déjà avec les données ci hautes la proportion do 1896 à 1903 s\u2019élève do $3.30 pur têto do plus, soit à pou près $16.50 annuellement par fa mille.Le Canada n\u2019a pas connu do phase plus impolitiqne quo cotte dernière.Où nous conduira t elle T ! 1 AU JOUR LE JOUR L'hou.G.A.Stephens, ancien ministre provincial, ot échovin do la ville do Montréal, pendant 23^ns, est mort subitement lundi matin,près de Saint-Alexis des Monts.Il était parti vendredi dernier, pour son camp do pôclio au lac Anclair.Lundi matin, il monta dans sa voiture avec un architecte do Montréal ot à environ 10 milles du lac Auelair, il expira.On croit que sa mort est duo à une syncope du cœur.Son fils aiué, le major G.AV.Stephens, est parti immédiatement pour Saint-Alexis.M.Stephens était Agé de 72 ans.Après quelques années passé dans le commerce, U étudia lo droitù McGill et exerça sa profession avec M.John Perkins.En 186S, il fut élu échovin et siégea au couseil pendant 23 ans.*** Devant M.le juge Archibald, à Sweetsburg, hier, Thon.M.McCor-killo, a reconnu que des manœuvres électorales condamnés par la loi ont été commises durant sa dernière élection dans lo comté do Brome.Cotte admission rend pratiquement son siège vacant.La causo a été remise au 4 juillet, alors que le tribunal prononcera jugement.Une nouvelle élection devra donc avoir lieu prochainement dans Brome.SITUATION FINANCIERE DE LA PROVINCE Passée en revue par le chef de l'opposition l'hon.JL Flynn, (Suite) Oui, M.l\u2019Orateur, nos adversaires étaient alors dans l\u2019opposition ; aujourd\u2019hui ils sont au pouvoir : ils no pratiquent plus ce qu'ils ont prêché.EXKRGIO.: 1904-05 L'hon.Trésorier nous donne ses prévisions pour les recettes et poulies dépenses ordinaires comme suit : Total des recettes ordinaires.$-4, t 11 ,«194.t 2 Total des dépenses ordinaires moins subventionné aux chemins (1 o fer.$4,4 33,802.\u2022 1 Laissant» un surplus d\u2019après lui de $13,541.95.Il inclut dans ses recettes $16,000 pour taxes sur les subventions de chemin «le f« r.En retranchant cotte somme nous avons le chiffre suivant p'*ur recettes ordinaires, $1,7 12,394.72 : le total dos dépenses ordinaires moins subventions «les chomius de fer prévu par lo trésorier étant «le $4,733,852.77, il s'ensuit qu\u2019il resterait u 11 déficit de $1,458.05.Il faut toutefois reconnaître quo dans ces dépenses lo trésorier inclut pour travaux publias extraordinaires $52,013.18.Il se trouvait donc eu face d\u2019un surplus au lien d\u2019un détint mais il est facile de voir que l\u2019histoire se répétera pour eet exercice comme pour l\u2019exercice en cours et ceux qui lo préoèd» nt.Constatons que les dépenses no doivent pas diminuer puisque d\u2019après le tréso lier lui même, ctirt U i\u2014imtü.fto veau lArtoul ife.lt UMUUi» 0 C5C LB OODRBIBB DB BT\u201eH7A.OI8fI'HB, 32 JCTt^ M04 0 VU Hi Jjaroal Bi-ficbdamadaira Kf ssioti, donnée par les élections «te lu semaine tlor nièro, était plutôt désagréable.l>»ns lu soirée, u jm tB quelques pronostic* optimistes basés mii des icsultiits incomplet*, sont venus quelques «lé-mentis et üjôiuo des Unix bruits qui ont répandu In confusion sur Peu-semble, s;»us toutefois qu\u2019ft aucun moment on ait ou quo i\u2019existence mémo do la majorité catholique fil t eu jeu.AH N ONCES Fri «n*r«- uwrtiou.lOrrutinn (align**.Iiih Ttinn* su b \u2022\u2022«queuta*.f» **\t** An d*- .N'/iL«MUtVD, Mariages »*t D«v«i*, 25l\u2019cntinx r'i v|iir.Avis n|kV)|iiix.lOcf'iitiiiM l i ligne.Annonces i tou t \u2022nu*», tiril qi 'Cial.Les Ordres Religieux A celte heure où sont traquées si vivement les Congrégafions lelr/icu ses.Il semble qu\u2019il n\u2019est pas inop pot tu H do /appeler ft nos b fleurs, en passa N t et brièveinMuf, tout t*** dont l.i société est wtlfVub'o aux religieux : Lu g m m mu iro fr.mç lise a été fuite par des moines.Nos universités sont des créations ectdéttiiist iques.Notre philosophie est tout entière dans la *\u20198011111111\u201d do saint Thomas il\u2019Aquin.C\u2019est un moine qui invente la poil dre ( Roger R icon ).Cost un évêque île Munster qui invente I s bombes.C\u2019est un dominicain, A'beit le Grand, qui invent\" la bon-sole.C'oMl lin a il 11 e inouïe, ./.loque de Vlhy, qui l\u2019applique a la conduite des bateau x.C\u2019« si le pape Sylvestre 1er qui invente l\u2019horloge ft roues.C\u2019est sain! Roua vin 111 re qui post en principe el qui révèle, il y a six siècles, l\u2019unité ms forces | Ity.-oq ne-, à savoir que la chaleur, la lumière et.la force émanent do même ng.nl.C\u2019est un religieux, Rode, qui explique les marées.Ce fout «I< 11 x moines, Orlliou el Ardoin, qui inventent l\u2019alpliibet.Ce sont les bénédictins d ICspagu*-, préen 1 mi urs de l\u2019abbé de l lOpée, qui apprennent aux sourds muets à par 1er.(Vest un moine, (J 1 b rt, qui intitulait du /.nous Ich ch ItVes arabes.C\u2019est tin missionnaire, Gui d\u2019A-r» zz»>, q 11 ; invente les sept notes de la musique.C\u2019esf 111» icüg eux, M igiinii, qui invente le mieioscope.Ce sont d» 11 x religieux, Lena et R ccaria, qui lion vent les lois de )\u2019élect rie ité.C\u2019est lin religieux, Rairanti, qui trouve le fiein des locomiitives.Ce sont les JésuiteN qui, dans le niccie ucruiei %\u2022{ dans ce sit-eie encore, dirigent pn-sque tous les grands observatoires 1 *asi loiioinie.J is en-si igiient en Pô langues.Lu géographie tout entière a été faite par Us missionnaires, etc., cto., etc.Ile sorte que si les rel gieux repu liaient leur bien, nous lostoiions passablement nus et lis mains as-o y.Vides.Les lignes suivantes du comte de Mnrsai viennent donner nu nouveau témoignage u la scieneedes religieux : *4 L Ohset vatoire «Je S: ka-vei, que les Jésuites ont- fondé non loin de iSlmugli 1, est un des établissements scient Niques «lu plu.haut inLéiêt.Une pai tie des Pères s y adonnent aux ubsci vat ions météorologiques pnriiculièreH ft la prévision des ty pilous, si indispi li able aux navigu teins.Mais d'autres se sont cou-a crés a des études diverses avec l\u2019in-tcltigenco et l\u2019esprit de suite ri fié-qui ms dans «sur t >rdre.\u201c Lu coiiiiiiissnîice d»* la linigue, de la littérature et de Tinstone chinoises y fait \u2022 Inique jour do nouveaux progrès.On s'occupe «TT* zoologie, de minéralogie, de botanique ; ou y réunit les m at riaux do eoilcotiou* im poi tantes, loi lin j\u2019ai lin travail sur I hydrographie du Yang Tse, exécuté depuis peu, au prix de mille d lliciiltés, et qui est distiue à rendre .os plus grands soi vices au coin 11 01 ce européen, à mesure qu\u2019il pénétrera davantage dans l\u2019intéii-ur de la Chine.\u201c J ai tenu A due ces ch »«es a uuo lu me où la mode est do d bl.itérer lonlie Us iinssionaait1 la manière\u201d semble dire c«-lui «jui \u201cn\u2019est qu\u2019un Chinois.\u201d Eu vente airCOlMlER\u201d VINir-'JIG ANS D'EPISDPAT Jubilé de Erii tyir E.Z.Miireau (Avec |M»rlr.«it du vénérable défunt) TA Iff.K DKS MATlfcUKS Dvdu*.I.\u2014Monseigneur \\>.Yu Mor.-au.f» II.\u2014Pndiinuuir.s du jubile.ü I II.\u2014O 1 ver lure du jubile.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022a* I»! IV.\u2022\u201c NI «\u2018SS\" juin! u r«*\t»J4 V.-ItillKpK-t dl-s N .M VI.\u2014ri.itun- oflie'tdlt?du jubilé.7«) VII.\u2014KG'vh intim.-s du jubilé.80 V111.\u2014ActdaiiuitioiiH .\u2022\u2022\u2022*\u2022*.».101 AmSNDlOU I.\u2014U-B dé.-omtiom de* I.i oatliédrulo.117 II.\u2014Î4M ooiivi/cs au lDiupi«ît dt-M iioc«*s.120 III.\t\u2014l/i* \u201cPiHi\u2019ipbH il»* Martin'',.,.12.ri IV.\t\u2014|/i Clmlue «l'Argent.\\ .\u2014I »«*H hc««leH «lu 1 asHO\t114 VI.\u2014Va gloire «lu Chaudolier «l\u2019Or.1W) I,K-« NOCRS r.TKUNKLLK* 1.\u2014M rt «l«* Mgr h.-/.Moreau.lf»7 11.\u2014K«*u Vgr L-Z.Moreau.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« t 101 III.\t\u2014Aiinoiiœ oHici(*lle «le ta mort.100 IV.\t\u20148oii é.ogc* luu*br-.\t108 l'iix, par la ponbi ou à notre bureau.$«).\u20182&.Le» tfCti» retour ih-mi mit la ruo pour rr^ardei un»- 1 »rl 1« chçvoturc.i tur« » «\u2022 splendide oiticmcut o 7, Rue du Palais, St-Hyacinthe AUKNT IV ASS O HA NC IC HIT K I.K FKU i Sun ; Liverpool X* London X* Globe ; Londtn é JMitcaJiérr .Hina of Uarl/ord.FEUILLETON 2P Ii\u2019KJdPKISE Par Pierre L\u2019Ermite C\u2019ctait tout cela qu\u2019il allait quitter, Claude I.La vie a de ces néces- cités relative» qu\u2019on peut secouer en théotic, mais qu\u2019en réalité on ne brise presque jamais; car l\u2019acte de volonté efficace doit se produire dès le premier appel de la tentation ; quand un imprudent\u2014 et on Test si faclcmcntl \u2014 a prolongé son regard sur la vision mauvaise., quand il a écouté une certaine musique, alors elle entre en lui., elle se répercute en s\u2019agrandissant dans tojs les replis de son cerveau ; il se débat inutilement contre la fascination envahissante, et, d\u2019avance, semble s\u2019en rendre compte.Ah ! le jour où ce Dietzch lavait trouvé travaillant là-bas, au fond du vallon qui s\u2019emplissait d\u2019ombre et de silen e , il ne pensait à rien alors 1 L\u2019ingénieur avait été sa tentation subite, celle qui trouve des accents de mépris raiTeur pour le présent et vous parle d\u2019horizons nouveaux.celle qui chante l\u2019argent gagné à ne rien faire, l\u2019argent qui ne coûte rein, et qui, paraît il, profite tout de même! Quand on a mis le pied sur la pente, on est incapable de dire : (( Je m\u2019arrêterai ici., je n\u2019irai pas plus oin I )) C\u2019est en bas seulement, tout en bas, qu\u2019on peut mesurer la chute et apprécier la force du courant qui vous entraîna.Il est sur cette pente, Claude, et il a conscience d\u2019y glisser malgré les mains tendues, les affections et les cris de colère ; il y glisse malgré Paule, sa chère femme, malgré ses deux petits enfants, malgré le vieux Routier, malgré les voix qui défendent la terre au fond de tous ces vallons, au coin de tous ces village5, à la flèche de tous ces clochers!.Une puissance mystérieuse, faite sans doute de séduction et d\u2019apreté paysanne au gain, mais anssi d\u2019orgueil et d\u2019entêtement,l\u2019entraîne malgré tout !.Pour y résister, il n\u2019y a qu\u2019un mot à dire, comme l\u2019oiseau n\u2019aurait qu\u2019un coup d\u2019aile à donner pour échapper au reptile dont l\u2019œil l\u2019appelle dans les bas fonds, et ce mot ferait exulter tout autour de lui ; m is il ne le dira plus maintenant! Et malgré les protestations de son père qui, dans quelques instants \u2014 il en est sûr, \u2014 va trancher comme un hacheron au milieu de toutes ses explications, malgré les larmes de sa femme et le silence de désapprobation qu\u2019il entend déjà descendre autour de lui, il peut aller aux Poutrelles, voir le père face à face, subir tous les assauts il luttera contre tout, contre tous, et sortira vainqueur de lui-même et des autres !.Dans cette déposition d\u2019esprit, il pénètre sous la voûte de la ferme paternelle ; l\u2019immense cour est absolument déserte d\u2019hommes et de bêtés, et les dernières lueurs du jour expirant semblent frissonner dans le miroir glauque de l\u2019étang.C\u2019est l\u2019heure vague que, dans la campagne, on appelle (( entre chien et loup )); la nature s'endort pour la lonque nuit d\u2019hiver, et sans un vol attardé de canards sauvages attirés par les roseaux des marais, ou, sur terre, Tébrouement subit d\u2019un cheval, le cri d\u2019un oiseau effrayé, on croirait la feme et les champs complètement abandonnés, et marcher dans un paysage mort sous un ciel éteint.Impressionné pour la première fois d\u2019une façon consciente par toute cette nature, car il va la quitter, et, quand on quitte certaines choses, on dirait qu\u2019elles prennent une voix d\u2019amour et de désespérance pour vous retenir, Claude monte le perron, pousse la porte de chêne qui donne sur la cuisine, et aussitôt une large traînée de lumière s\u2019écoule au dehors, Là, c\u2019est la vie ! D\u2019un bout à l\u2019autre, la longue pièce est remplie de fer miers et de journaliers assis aux lourdes tables de bois ; dans l\u2019ccuclle mi pi nchée, ils mangent gravement, proque sans rien dire, au milieu des carnicrs vides et des limousines jetées sur les bancs.Devant la cheminée flambante, les clvens de berger dorment le ntz sur leurs pattes ; les filles de cuisine vont, viennent, passant les miches brune-, le lait caillé, le fromage, le jambon, le vin gris ; la grosse horloge scande le temps de son battement lent el régulier ; au fo .d de la salle, assis comme un ancêtre des premiers âges, Mathurin Routier surveille le repas, rude et attentif.Il est le premier à voir Claude, mais ne fait aucun mouvement et chacun l\u2019imite.On sait parfaitement que le père et le fils sont en froid à cause de la terre, car personne n\u2019est documenté comme ces simples qui ne disent rien et entendent tout; on n\u2019ignore même aucun des bruits qui courent au sujet du transfert des usines à Paris, et la démarche de Claude, à cette h:ure tardive d\u2019un jour de semaine, doit avoir une raison si grave qu\u2019elle fait tomber d\u2019un seul coup les conversations commencées Claude traverse d\u2019un pas gêné la longueur de la cuisine, salue vaguement à .droite et à gauche, et, quand il parvient près du vieux Mathurin ; \u2014 Pèrer dit i!, je voudrais vous par 1er, à part \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2014 Le vieux prend son temps, fouille du regard le visage de son fil«, en remarque l\u2019cx pression embarrassée, et se decide à répondre : \u2014 Pourquoi\u2014 ((à part);?\u2014 C\u2019est d\u2019une question de famille qu\u2019il s\u2019agit.\u2014D\u2019une question de famille.?C\u2019est ici ina fami le!.Et étendant la main, montrant toute la maisonnée réunie dans cette salle : \u2014Je ne suis nulle part davantage chez moi qu\u2019ici, au milieu des miens* Claude sent qu\u2019il faut en passer par là, car depuis le jour où il est entré dans l\u2019usine des Harmmtstcr, le vieux prend avec lui des allures de barre de fer ; le jeune homme s\u2019assied, et, tournant le dos à la cuisine, ayant littéralement l\u2019air de confesser u \\ péché, il avoue que la séparation avec le pays va devenir plus grande encore,qu\u2019il est pris dans un engrenage dont scs intérêts ne lui permettent plus de sortir, que le transfert des usines à Paris eut, depuis ce soir, chose certaine ; que l\u2019ingénieux Dietzch lui a fait le très grand honneur de le désigner au choix pour devenir l\u2019homme de con fiance de la nouvelle combinaison Ilarmmester-S.iint Agi bert, et que, finalement, il va gagner beaucoup d\u2019argent.Il a dit cela très vite, gêné par le regard de Mathurin qui lu fixe, scrutant sa pensé'*, lisant au travers du trouble de ses phrases jusqu\u2019au fond de son cœur.\u2014Alors, fait le vieux, tu vas maintenant demeurer à Paris.?\u2014 Dès la semaine prochaine.\u2014Et ta femme.?\u2014Je la lessc là.pendant les pre- miers mois tout au moins.\u2014 Et tes enfants.?\u2014 Ils restent avec leur mère.Un silence tombe entre les deux hommes Claude, qui éprouvé comme le besoin de se faire pardonner, le rompt le premier et essaye de faire diversion.\u2014Vous êtes content, père ?.Vos récoltes se vendent un bon prix ?.\u2014 Mes récoltes, que peuvent-ellcs bien te faire ?.Mais, père!.\u2014Ah oui !.\u2014 et la figure du vieux prend une expression méprisante.\u2014 ça se vend, aussi, les récoltes, et même cela rapporte de l\u2019argent !.de l\u2019argent qui te reviendra, en partie du moins \u2022 \u2022\u2022 \u2014 Vous ne croyez pas.\u2014Si, je crois que l\u2019argent t\u2019intc-resse.\u2014Il en faut! \u2014Et même c\u2019est pour lui que, sein blable à judas, tu abandonnes les tiens et tu trahis tout!.Et la voix de Mathurin Rjuticr s'élève, cinglante comme un coup de fouet au milieu du silence généra ; on dirait un réquisitoire, presque une condamnation publique : \u2014Voici une maison que tes pères ont habitée depuis plus d\u2019un siècl \u2022., des braves gens dont les familles nous servent depui* autant., des champs qui n\u2019ont jamais rien refusé à ceux qui eurent le courage de leur demander du pain.Pourquoi t\u2019en vas tu.?Quelle injure t'avons-nous faire.?Rien! Tu t\u2019en vas sans doute parce que tes mains sont trop blanches et que la terre est trop basse, mais surtout à canse de l\u2019argent!.Tu as mis dans un plateau de la balance lhoneur, le travail libre, la fidélité des souvenirs.dans l'autre, l\u2019argent!.Et l\u2019argent a tout emporté, car l\u2019argent remplace tout!.La patrie, la famille, la femme, les enfants, les vieux, lis traditions, la terre.bêtises que tout celai.(( Avez-vous beaucoup de pièces de cent sous ?.Tout est là !.)) Alors comme cela, mon garçon, tu tn auras beaucoup.?\u2014Beaucoup, répond Claude, qui sent, aux paroles du vieux, la colère monter.grandir en lui.\u2014Nous verrons cela !.-.Le» deux hommes se regardent, les yeux dans les yeux ; le fermier, calme en apparence, coupant avec méthode du lard sur son morceau de pain, Claude, tout pâ'e, ne voulant pas se laisser ail r, 5 chant que s\u2019il commence, il est peidu, qu\u2019il sera brutal, irrespectueux.A ors, le père, élevant sa vo x exaspérante et tranquille, continue dans le silence de la cuisine : \u2014C\u2019est cela, mon garçon, va-t en, gagne beaucoup d\u2019argent dans ce fameux Paris!.Seulement prends garde de ne pas revenir.p\u2019us tard.le cou tout rouge de ton collier.-.un soir semblable à celui-ci, mendier les glands de nos cochons, comme l\u2019enfant prodigue 1 Claude n\u2019y tient plus, et d\u2019une voix qui tremble: (A suivre) \u2014 A VENDRE.\u2014 Moteur électrique, 30 chevaux, bou comme neuf, à veuille à bonnes conditions.S'adresser à La Cik des Pouvoirs Hydrauliques où à Alfred Denis.LA Compagnie F.X.BERTRAND (Successeur de F.X.Bertrand.) 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