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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mercredi 23 septembre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1903-09-23, Collections de BAnQ.

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[" 5Qe Année No 6241 SERIE COMPLETE Septembre \u201903 No 197 MERCREDI, 23 Nos institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.St-Hyaointhe.23 Septembre 1903 M.Tarte à Laprairie L\u2019assemblée convoquée par MM.Bourassa et Monofc, à laquelle ils avaient invité M.Tarte, a eu lieu ta medi, au milieu d\u2019une foule considérable.Cette discussion était provoquée par M.Bourassa pour essayer de confondre M.Tarte, parce que ce dernier se montre favorable, sur divers points, à la politique de Chamberlain.Quant à M.Mouette, dépu té de Laprairie, son intention n\u2019était antie que de dire à M.Tarte qu\u2019ayant été longtemps dans le cabinet Laurier, il aurait mieux fait d'y rester.Envisagé an seul point de vue de la partisannerie, on de la politique d\u2019exploitation comme bien des gens l\u2019entendent, le député Mouet aurait raison, m iis, pour un politicien sérieux comme M Tarte, les principes politiques out pins d\u2019attrait que les hommes de parti : et M.Tarte a prononcé un discours d\u2019une heure et demie pour expliquer ce qu\u2019il entend par la poli ique protectionniste, démontrant par la même occasion les raisons qu\u2019il avait de quitter un cabinet dont il ne partage pas les vues.I! cita le cas de l'Hon.Patterson, qui, au cours de la semaine dernière encore a formu\u2019é publiquement son opinion eu matière fiscale, optant lui aussi pour une politique protection n iste.M.Tarte a aussi rappelé les nom breuses délégations de manufacturiers et d'agriculteurs de tous les points du pays venues auprès de Sir Wi fnd pour solliciter une protection plus efficace.L\u2019asemblée a été très calme.I| est désirable qu\u2019il y eu ait plusieurs de ce genre par tout le pays, afin de b eu éclairer le peuple sur la politi q ie qui sera vraiment utile.fa- Baume Rhumal Toux, rhumes, bronchites, maux de la gorge et de la poitrine, sont infailliblement guéris par l\u2019usage du BAUMli JiriUMAL.N\u2019oublie» pas que tous les pharmaciens et tous les droguistes veu-deut ce remède.ohés et toute sa politique tend à voriser leur invasion.Puisque le gouvernement refuse obstinément d\u2019élever les droits d\u2019entrée sur les matériaux étrangers malgré le cri public qui le réclama, au moins pourquoi n\u2019acceptait il pas l\u2019amendement que voulait faire au bill l\u2019opposition, ayant pour teneur d\u2019obliger les constructeurs à s'approvisionner eh- z les manufacturiers du pays ?La mesure présentait du moins une certaine chance de compensa-8ation.C\u2019était d\u2019ailleurs la seule faveur que le pays eut pu retirer de cette ligne si dispendieuse.Mais le dévouement dont Sir Wilfrid fait parade en a voulu autrement.C\u2019eut été conférer trop d\u2019avantages à nos gens, il vaut mieux, selou lui,distribuer toutes les faveurs aux étrangers.Nos lecteurs verront que les par tisans du premier ministre auront encore i\u2019audaee de venir vanter le zèle de leur fétiche pour son pays.L\u2019AUDITEUR GENERAL Il existe dans la machine administrative un fonctionnaire singulier tant par sa charge que par la ma nière dont il est constitué.Comme employé civil, il est nommé de la même manière qu\u2019un juge de la Cour Supérieure et ne peut, ainsi que ce dernier, être destitué que sur une requête des deux tiers de la chambre, approuvée par la chambre haute et sanctionnée par le Gouverneur Généra!.Ce qui revient à dire qu\u2019il est à peu près inamovible.A la vérité on ne trouve guère dans tout le service civil un fonctionnaire plus indépendant que l\u2019auditeur-général.Sa constitution respire une profonde sagesse, car il faut une certaine liberté de mouvements à ce personnage ; quand c\u2019est un honnête homme nécessité, qu\u2019il y ait à la porte du trésor, un cerbère à l\u2019aspect farouche, qui empêche la canaille d\u2019y mettre la main.AU JOUR LE JOUR Ottawa 21\u2014Le cabinet fédéral a pris en considération samedi certains amendements à la route transcontinentale projetée.*** Londres 19.\u2014Sir Charles Tupper, parlant devant la ligne de la réforme du tarif a dit que le Canada était excessivement intéressé au dénouement de la question fiscale actuellement débattue en Angleterre.Si la grande Bretague traite libérale ment avec le Canada, elle contribuera à un développement extraordinaire du pays.Dans cinq ans, le Canada pourrait produire tout ce que pourrait consommer l\u2019Angleterre.ON VEOT LA PROTECTION Ml» DE 11 Son Excellence le val en Conseil.Gouverneur gêné\u2022 LE NOM ET LA CHOSE Un point de loi important a été soulevé par le député de Toronto Ouest, M.E.B.Osler, devant la -chambre.Ce légiste est d\u2019avis que, dans la construction de la division \u2022est «in Grand Tronc Pacifique, les -en1 repreneurs auront le privilège -d\u2019importer de l\u2019étranger, francs de port,tons les mate* ux nécessaires à «ette ligne.Eu cela !' v , ion de M.Osler est appuyée p i* deux éminents juris* consultes, M.Donald MacMaster, de Montréal et M.I.0.Hellmuth, de Toronto.Nous faisons cette remarque pour démontrer par la même c rconstance combien peu Sir Wilfri 1 et son goa vernement.favorisent nos industries.Avec l\u2019élévation des prix des mar chandi8es cmadieunes et le bon marché des étrangers fav risés, eux, par la protection, il est bien sûr que les constructeurs du chemin de fer Ci haut désigné ne manqueront pas de fiire leur profit de l\u2019avantage créé pour eux par le gouvernement C\u2019est un item considérable pour les manufacturiers qu\u2019une ligne qui coûtera $150,000,000 à peu près Quand on songe que pas un seul manufacturier cauadien ne pourra bénéficier de cette gigantesque dé pense, on a bien le droit de dire que le gouvernement a un programme politique anti national C\u2019est nn contraste assez drôle que le titre mensonger du bill du Grand-Tronc Pacifique avec les mesures qu\u2019il contient en réalité.On ose appeler national un projet destiné à enrichir deux on trois par ticuiiers et les villes et industries américaines ! C\u2019tst mentir impudemment au peuple canadien que de lui repré s 'ut*r sous nn extérieur aussi trompeur une entreprise de pure exploitation, Le gouvernement déclare prendre les moyens d\u2019éviter la coucurrence , des matériaux étrangers sur nos war- qui est à ce poste, le pays en retire un excellent service.Si, au contraire, il se laisse influencer par les /membres de la poli tique active,cette charge constituera alors véritablement un danger.Or tel ne semble pas le cas ici, puisque nos amis libéraux, gens quelque peu afftmés, se plaignent amèrement de l\u2019étroite surveillance de M.MacDou gall.Si le titulaire actuel n\u2019était réelle ment un himrae rébarbatif aux intrigues et influences des maîtres du pouvoir, il aurait fière chance de tirer les marrons du feu au profit de ses amis, car il est loi-même une créature libérale, ayant été nommé sous le gouvernement McKenzie.Ce n\u2019est pas d\u2019hier que nos amis du pouvoir s\u2019exclament contre la rigueur de la consigne de M.MacDou-gall.Nous avons souvenance que lors du fameux recensement d\u2019il y a deux ans, où tant de petits caba leurs entrevoyaient l\u2019opportunité de se refaire les fonds, il y eut du vacarme autour de la pâtée.M.MacDougall ne distribuait pas 1 s rations suivant l\u2019appétit des requérants.Ge bon monsieur ne voulait p yer que les services rendus et n\u2019entendait nullement faire de gratification supplémentaire.C\u2019était le reproche qu\u2019ou lui adressait surtout.Finalement, comme les menaces non plus que les eatresses ne gagnaient rien, chacun fut contraint de prendre sa part et de se taire.Mais, depuis, on en a toujours voulu à ce fonctionnaire de s\u2019en tenir strictement à son devoir.Aujourd\u2019hui la vengeance éclate dans le projet de loi que les ministres veulent présenter à la chambre ponr modifier la teneur de sa charge.On voudrait le mettre sous le contrôle direct du département du trésor.Cet acte est blâmable.On se repentira fortement d\u2019enlever son in-dépen dance à ce fonctionnaire.Il devrait y en avoir bien davantage des fonctions auxquelles il ne serait pas permis aux politiciens de toucher facilement.Réduire ce fonctionnaire sous le contrôle du cabinet c\u2019est ouvrir la porte à tous les abus.I{ s\u2019en commet déjà trop de déprédations de toutes sortes au trésor pu büc et les employés civils durant bon plaisir, épeurés à l\u2019arrivée d\u2019un ministère qu\u2019ils n\u2019out point aidé à monter au pouvoir, sont déjà trop portés à la lâcheté devant les nouveaux maîtres, Il faut, de toute Toronto, 18.\u2014M.C.A.Bîrg°, président de l\u2019Association des Mauufac tnriers traitant de la révision du tarif dans son adresse présidentielle, s\u2019est, exprimé ainsi : Nous croyons que le tarif actuel du Canada a besoiu d\u2019être révisé.Il s\u2019est écoulé six ans depuis la dernière révision, Pendant ce temps les conditions industrielles de notre p ys ont avancé rapidement et clia: que année la marche en avant de vient plus accentuée.\u201c Notre population augmente,mais nos importations augmentent plus rapidement, en dépit du fait que nous avons dans les limites de notre pays la matière br ute nécessaire à presque toutes uos industries.Les marchandises allemandes et américaines nous écrasent sur nos marchés.La préférence anglaise viut à plusieurs de uos industries.Ce que nous perdons .Nous perdons le développement de notre pays parce que nons ne produisons pns assez pour suffire à nos pro pres besoins et dans plusieurs cas nous envoyons la matière brute aux Etats-Unis où elle est manufacturée.Nous perdons l'agrandissement de nos marchés, car nous pourrions employer des milliers d\u2019ouvriers canadiens à la fabrication d\u2019articles que nous importons de l\u2019étranger.Nous perdons un grand nombre de nos jeunes gens les plus intelligents qui cherchent un avenir dans les in lus tries américaines, industrie qui ne se trouve pas au Canada, alors que le meilleur de nos ressources, de notre capital, de uos enfants est enlevé par ceux qui voudraient écraser nos industries et dominer sur nos marchés.Ce que nous g-ag-nons \u201c Que gagnons nous ?Laissez répondre ceux qui prêchent le statistique.\u201c Maintenant,messieurs,afin qu\u2019on ne se mépreune pas sur le sens de mes paroles, laissez-moi dire que nous ne désirons pas un tarif pms élevé sur chaque item.Nous vou Ions une révision sur une base d\u2019af faires.Nous voulons que des items soient baissés, d\u2019autres élevés, et certaines clauses complètement chan gées.Ce n\u2019est pas l\u2019intention de mettre un ou des intérêts personnels au-dessus des intérêts généraux du Canada.Au contraire,uous croyons que toutes nos industries doivent être protégées, uous ne demandons pas pour les manufacturiers ce que uous refusons aux fermiers, aux ouvriers, aux mineurs, aux pêcheurs, aux bûcherons.Nous voulons uue politique fiscale de défense nationals, une politique fiscale sur laquelle on puisse compter, et avec cela, nous aurons le droit chez nous, sous uue forme meilleure, le grand développement qui s\u2019est opéré aux Etats Unis sous des conditions semblables.Une politique canadienne \u201c Ayons une politique canadienne qui commande le respect de nos cou currents à tel point qu\u2019il viendrait au Canada où le capital et le travail seront également bien protégés, et dans ce cas ils seront les bienvenus.Dois je ajouter quelque chose pour montrer la nécessité de changements au tarif ?Je u\u2019ai parlé que sur les cpnditions présentes.Mais le3 choses deviendraient bien plus graves si la pros péri té des Etats Unis cessait tont à coup et si nos marchés étaient inondés par l\u2019accès de leur production.Laissez moi dire en terminant que j\u2019approuve la démarche du gouver neinent imposant la surtaxe sur les importations allemandes, et que nous espérons dans un avenir rapproché une révision générale du tarif.Le pay^ l\u2019attend.Plusieurs industries le demandent, quelque soit le parti au pouvoir.La revision doit venir et bieutôt.\u201d Faites usage du savon sec de Lever\u2019s (eu poudre) pour laver les étoffes de laine et les flanelles : vous l\u2019aimerez.\t8 Qu\u2019il plaise a Votre Excellence : La commission nommée en date du 6 mars 1903 a l'honneur, conformé ment à ses instructions, de présenter le rapport suivant : La commission divise ce rapport en trois parties, suivant les termes des lettres patentes qui la constituent :\t\u2022 1.\tEnquête sur les circonstances se iattachant au détournement de fonds commis par Martineau.2.\tEnquête sur le système de comp tabiüié en vigueur dans les divers ministères du gouvernement, et surtout sur ce quia trait à l\u2019émission des e\u2019-i'.f /'s, à la perception et à la distribution des deniers publics.3.\tRecommandations qu\u2019elle a l\u2019honneur de faire et qu\u2019elle a jugées opportunes dans le but d\u2019assurer à l\u2019intérêt public la plus grande pro teetion possible.Au sujet de la première partie de scs instructions concernant le dé toürnement des fonds commis par Martineau, la commission constate que ce dernier, à l\u2019âge de 26 ans, est entré eu fonctions au nrnisière de la Milice et de la Défense le 1er août 1901, et qu\u2019il a été employé à la comptabilité.En octobre 1901, vu le nombre restreint des fonctionnaires dans le ministère et l\u2019absence de celui qui était chargé de tirer les chèques sur la banque de Montréal au compte de la lettre de crédit du ministère, on confia à M .rtiueau, temporairement, le soin do remplacer ce fonctionnaire et de tirer las chèques.L\u2019examen des chèques tirés par le ministère de la Mdice et de la Défense nous démontre que ces chèques ne portaient pas de numéros imprimés, mais qù\u2019on les numérotait à la plume ; de plus, que lorsqu\u2019on avait tiré un chèque par erreur ou le dé truisait, c\u2019était l\u2019habitude, et on le remplaçât par nn chèque pris à la fin tu livre de chèques.En ce rao s d\u2019octobre, on avait à transmettre certains chèques, en tout 17, au sirintendant des magasins à Toronto.Quinze de ces chèques re présentaient le paiement à des jour ualiers pour ouvrages supplémen taires par eux exécutés, lors de la visite de Leurs Altesses Royales le priace S la princesse de Galles, et les deux autres devaient payer des comptes ordinaires pour services faits à Toronto, Il paraît en outre qu\u2019on n\u2019avait pas l\u2019habitu e an ministère de la Milice et de la Défense d\u2019envoyer des lettres en même temps que les chèques.Lorsqu\u2019on reçut l\u2019enve loppe à Toronto on n\u2019y trouva que lieux chèques.Ou n\u2019a jamais revu es quinze autres depuis, et les jour naliers n\u2019ont pas encore été payés La commission a constaté qu\u2019il manquait quinze chèques à la fin du ivre ; Martineau les aura probablement déchirés dans le but de perpé trer son détournement.Ou ne peut vérifier, va que les chèques n\u2019exis tent plus, s\u2019il a été fait usage des quinze chèques enlevés à la fin du livre, ou si, ayant oblitéré les chè ques disparus à destination de Toronto, on y a inséré les noms d\u2019au très personnes et retiré l\u2019argent.Après avoir été déclaré coupable, Martineau a dit qu\u2019il avait obtenu de l\u2019argent de la banque au moyen de chèques contrefaits, et qu\u2019il avait détruit ces chèques ainsi que le re levé de la banque lorsqu\u2019ils étaient revenus au ministère.La eommiss oa est portée à croire que Martin au a coût ef dtles s;gna tures sur tous les chèques qu\u2019il a mis en circulation On avait aussi confié à Martineau, outre le soin de tirer les chèques, eu l\u2019absence du fonctionnaire qui était chargée de ce service, ou lorsqu\u2019il était occupé autrement, celui d\u2019ajus ter le compte de banque à la fia de ih que mois.Il paraît que Martineau, lorsque la banque transmettait son relevé avec les chèques, avait 1 habitude de soustraire les faux chèques et de remettre le relevé, après l avoir marqué, à un autre fonctionnaire du ministère.Ce der nier, qui est emp oyé au ministère depuis nombre d\u2019années, sur la dé claration de Martineau à l\u2019effet qu\u2019il avait lui même vérifié le compte de banque et que ce compte était exact, signait le reçu mensu 1 transmis par la binque à la fin du mois avec le relevé du solde en banque.Il parait que le ministère depuis nombre d\u2019auueca négligeait de pré parer une liste de chèques impayés à la fia de chaque mois ; cette liste ne ee faisait qu\u2019une fois par année, et ou la préparait qu\u2019environ six mois après ja fin de l\u2019exercice fiuau-cier.Eu janvier 1903, on commença à douter de l\u2019exactitude du chiffre indiquant le montant du solde en banque.On fit des recherches dans le ministère et l\u2019on constata que les relevés fournis par la banque marquaient- depuis déc mbre 1901 jus q i\u2019à décembre 19-2 ; il fallut s\u2019eu procurer des copies.On découvrit alors que la banque avait débité les montants suivants pour lesquels le ministère n\u2019avait pas tiré de chè ques : Exercice financier, 1901 02 Chèque No\tMontant 6370 .$ 363.53 6428.2.065 92 6454.2.851.51 7362 .3,819.04 9141 .4,355.00 9601 .5,650.00 i>20,005.00 Exercice financier, 1902 03 Chèque No\tMontant 166.$ 6,700.00 184.7,500.00 205 .8.300.00 207 .7,700.00 2999 .12 000,00 3050 .13,500.00 tère de la Milice et de la Défense, dans le compte de sa lettre de crédit, a été au moins durant six mois moindre que celui qui figurait dans les livres du dit ministère, comme on peut le voir par les chiffres ci-dessous : s-5.2\" § =3 .g A » ce 3^ P a -m d 03 O -§ a C-J ce © ijl lO t\u2014 CO CO -fli *Ô OO t-' t\u2014 GO CO CO iO co'io'co'ca\" « r- h » r-i r-f 00 CS t- CS ©\ti-2 r-t r-l © t\u2014 s-3 g .Martineau avait dans chaque cas déc aré qu\u2019il était paie-maître du département.A la suite de cette découverte Martineau fut immédiatement arrêté Lors de son arrestation, l\u2019on trouva sui lui la somme de $12,443,77, dont on s\u2019empara sur le champ.Ou a aussi obtenu d\u2019autres petites sommes, mans il semble, après enquête, que la plus grande partie des deniers dont Martiueau s\u2019est fraudu eusement emparé, a été perdue dans des spéculations de bourse.La commission a constaté que la banque de Montréal avait pour pratique de transmettre aux divers ministères les chèques payés à mesure qu\u2019ils s\u2019accumulent et d\u2019envoyer en même temps un relevé des sommes payéts.Ces dernières s\u2019inscrivent sur des feuille volantes que la banque transmet de temps à autres au ministère qu\u2019elles concernent.A la fin du mois on prépare un relevé fi-ual, établissant le solde du compte en banque.On envoie à qui de droit ce relevé ainsi que le reste des chèques payés.C\u2019est, paraît il, l\u2019aide comptable du ministère de la Milice qui le premier eut soupçon de quelque chose d\u2019anormal, en remarquant que le solde indiqué par la banque représen tait un montant moindre que le solde du compte de la lettre de crédits, telle qu\u2019inscrite dans les livres du ministère.L\u2019article 30 du chapitre 29 des Statuts révisés du Canada régit le système d\u2019émission des lettres de crédit et des remboursements à la banque à même ces crédits, et règle comme suit ce.qui devra se faire à ce sujet : 1.\tLe ministre des Finances et Receveur général pourra, sur demande de l\u2019Auditeur général, faire ouvrir des crédits en faveur des sous ministres, fonctionnaires, commis ou autres personnes attachées aux divers ministères ou services chargés de l\u2019emploi des deniers dont la dépense est ainsi autorisée.2.\tDes relevés en double des deniers retirés à même ces crédits ainsi que les chèques payés par les banques à même ces crédits seront four nis une fois par mois ou plus souvent, aux époques et sous la forme que prescrira le Conseil du Trésor.3.\tUu duplicata de ce relevé sera remis avec les chèques à l\u2019Auditeur général, et ce dernier, s\u2019étant assuré de l\u2019exactitude de ce relevé, fera préparer des chèques pour rembourser les avances faites par les banques à même ces crédits pour couvrir les dépenses ; ces chèques seront signés par Je ministre des Finances et Rece veur général et contresignés p : l\u2019Auditeur général.La commission constate que le bu reau de l\u2019A.uditeur n\u2019a exigé des ministères les relevés de binque qu\u2019a-près le détournement de fond commis par Martineau.Mais la baoque de Moutréal a toujours transmis l'Auditeur général, au milieu et à la de chique mois, le relevé des soldes existant non seulement à l\u2019avoir du compte du Receveur général, mais aussi à l\u2019avoir du compte de chaque lettre de crédit.Le bureau de l\u2019Auditeur ne semb\u2019e pas avoir tenu compte de ces relevés et, après avo r fait des rechercher la commission constate que le so'de accusé dans les relevés de ia banque tel qu\u2019il existait au crédit du minis CO ¦># ©< © © co -2 ^ \u201cC N © io « n ® © cT oT t- © © -^ -si co CS © ( 2 io (M - se : ï> \u2022I\u2014 «i-i co co oq Le solde en banque devait naturel* If ment être plus fart que celui du ministère, à cause des chèques tirés, mais no a présenfés et non peyés par la b mqne.O -s chèques auraient dû représenter chaque mois quelques milliers de piastres, ear uj g*au I nombre des ehèqu-s émis à même les lettres de crédit du ministère ne se présentent généralement que vers la fin du mois, et, sont pour la plupart impay s, lorsque li, banque transmet aux mmi-tè es un re 6 é des opérations, lequel est complété à la fin du mois.L\u2019Auditeur général r fuse d\u2019assumer la responsabilité lorsqu\u2019il s\u2019agit de la découverte d\u2019un faux.Mais la commission est d\u2019avis que si l\u2019on avait, au bureau de l\u2019An liteur, comparé le relevé du compte de banque, tel que le fournissait le ministère, avre le relevé des soldes fournis à l\u2019Auditeur général p rr la Banque do Montréal, il eut découvert p u-< tôt le détournement.Il paraît que la pratique au bureau de l\u2019Auditeur est de ne prendre le compte de banque en considération que lorsque les comptes des lettres de crédit sont iéfinitivement clos à la fin de l\u2019exercice financier et que l\u2019on procède à la vérification.Martineau devait être au courant le ce détail concernant le compte de banque, car, bien qu\u2019il ait détourné à peu près $20,000 »u cours de l\u2019exercice 1901 02, le compte de banque a été équilibré au moyen d\u2019une lettre adressée à la banque de Montréal, ia priant de transporter $2 >,000 du compte des crédits de 1901 02 à celui le 1902 03.Li lettre autorisant ce transport est eu possession de la banque de Montréal, et, après l\u2019avoir examinée, la commission déclare que la signature du comptable du miuis-tère censé autoriser ce transport a été falsifiée.La commission a maintenant à occuper de la deuxième partie de ses instructions, savoir :\u2014S\u2019enquérir lu système de comptabilité en vigueur dans les divers ministères du gouvernement, surtout en ce qui concerne l\u2019émisslou des chèques, la perception et la distribution des deniers publics.La commission doit faire rapport qu\u2019elle a examiné tous les ministères et -inspecte dans ch < un d\u2019eux le système He com plain i j té et le mode de perception et de distribution des denier publics Les trois membres de la commission ont visité chaque ministère.MM.Geo.Barn et A.L.Kent ont examiné la méthode de teuue des livres.La commission est heureuse de faire rapport que le sytème en vigueur suffit à tous les besoms, quoi qu'il manque d\u2019uniformité, ce qui est dû sans doute à la diversité des services ; les comptables dans la plupart des ministères sont des hommes d\u2019uue compétence plus qu\u2019ordinaire, qui comprennent parf itemenb la nécessité d adopter toutes les améliorations modernes, que le volume saus cesse grossissant des affaires publiques rend indispensables.La commission a de plus observé avec plaisir que, malgré le surcroît de travail daus plusieurs ministères, les employés pour la plupart semblent s\u2019aequi!b-r de leurs devoirs promptement et de f çon satisf usante.Le lait que le gouvernement n\u2019a eu à subir aucune pnrte sérieuse depuis nombre d\u2019années est saus doute dû eu grau ie partie au zèle dont ces employés out fait preuve pour le service public.La commission, an émirs de sou i.-spcciiou, a répété à tous les comp* ,\tsuivre sur la 2e page J î B ©* ÎH O.=3 gO J t le Courrier de Sainr-IIyaciuthe Jmal Bi-HeMomaiaire Es! imprimé et publié, en la Cité de St-Hyacinthe, rue Cascades, No 213, par J.de L.Taché, domicilié eu la dite Cité, de St-Hyacinthe.A B O -V /V 'zM E AJ T S?.O O par an, Canada et Etats-Unis.TSaboiiWii',yr.t-u- dv, lor et du 15 de chaque W'iM.Tou1 année -onivience se paie en entier.A N N O N O E S Prvüière insertion.10 contins la ligne.Insertions subséquentes.\t5\t\u201c\t\u201c A r de Saissances, Mariages et Décès, 25 centins chaque.Avis spéciaux .1Ô ceutins la ligne, A nnonces à long terme, tarif spécial.(Suite de la 1ère page') «* tables qu\u2019il serait à souhaiter que ces derniers se réunissent dans le but d\u2019assurer plus d\u2019uniformité dans la comptabilité publique.Elle est heu reuse de constater que cette recommandation a été mise à effet, et qu\u2019une association a, été organisée.La commission doit mainteneut f ire les observations suivantes au sujet des divers ministères.C\u2019est une règle générale de ne si gner aucun chèque en blanc.\\Ë RECOLTES MiS LU PROÜHOE La Trappe, Deux Mon'agues.\u2014Les céréales sont très b-Iles.Autant de foin que l\u2019année dernière.La ré colle des pommes de terre promet d\u2019êire excellente et il n\u2019y a pas de trace de pourriture.Le b;é d\u2019in ?e ne rendra que médiocrement.Le t bac est dans «le bonnes conditions.Les tomates sont bien garnies mais en retard.Plantes er racines passables.Les aibres fruitiers promettent beaucoup et il y aura assez de petits fruits.Ste Adèle, Terrebonne.\u2014Excellente récolte de céréales.Eu foin les \u2022 vieilles prairies ont moins rendu que l'année dernière, mais les nou celles out fourni plus.Les palates semblent promettre pins qu\u2019eu 1902: il y a tués peu de pourriture.Le b c d\u2019 nde et le tabac sont assez beaux, mais eu retard.Les racines p omettant beaucoup.Il y aura moins de pommes que l\u2019année der mère.Beaucoup de petits fruits.Ste Arme de Bellevue, Jacques Car ti r,\u2014L\u2019orge et l\u2019avoine ont bien rendu.Le foin a produit un rende ment moyen, mais il a été rentré en maints endroits dans de mauvaises conditions.Le b;é-d\u2019Inde est bien en retard et assez maigre.De même pour le (abac.La récolte dés pa tales promet beaucoup aussi bien eu qualité qu\u2019en quantité.Les racines sont généralement balles.L'Assomption.\u2014En céréales, la ré coite est très satisfaisante.Le foin est de qualité moyenne et assez abondant.les autres cultures four ingères sont belles.Ou compte sur une forte récolte de patates.Il u\u2019y a pas de pourriture.Le blé d Inde est en retaid et rendra peu.Le tabac promet une récolte passable, si le beau temps se maintient.Les tomates sont abondants.Les racines sont belles.Les ambres fruitiers sont chargés de fruits.Rougemont, Rouville.\u2014 Récolte moyenne en céiéaies.Le foin a été rentré dans de mauvaises conditions par suite du temps.Le rendement des pommes de terre est bien supérieur à celui de l\u2019année dernière ; il y a eu uu peu d\u2019échaudage ; les tubercules pourrissent dans les terres fortes.Presque pas de blé-d\u2019Iude.Le tabac est assez beau.Les tomates sont abondantes maïs pourrissent.Les arbres fruitiers donneront J de récolte.Il y a beaucoup de petits fruits.St Hyacinthe.\u2014 Orge et foin dans de bonnes conditions.Les jeunes prairies ont bien rendu, les vieilles ont donné moins.Les patates four niront une très belle récolte.Dans certains endroits i! y a eu de l\u2019échau dage surtout chez les \u2018\u2018Early Rose\u201d.Le blé d\u2019Inde est un peu eu retard mais promet beaucoup.Le tabac est assez beau.Les racines semblent devoir fournir une récolte moyenne.Les arbres fruitiers ne donneront rien ; ils ouf gelé en fl; urs.Les petits fruits ont souffert des chenil les.Compton.\u2014Bonne récolte de céréa b s.Le foin ne fournira que demi récolte.Le m«ïs est pauvre.Les patates auront un rendement supé rieur ; malheureusement les tuber claies pourrissent.Pas de tomates cotte année.L^s racines sont belles.Il n'y aura pas de pommes.La récolte eu petits fru ts sera moyenne.Ste Loge \u2014La récolte des céréales e-t bonne.Le rendement du foin « st inférieur à celui de l\u2019année dernière.Les racines avaient une très belle apparence, surtout le (hou de S m, mais la sécheresse actuelle compromet la récolte surtout dans ies tei res élrnées.Les tomates sont bien développées, mais elles se ! client en mûrissant et pourriront Les patates sont très abondantes, « lies sout aussi atteintes de la pourriture.L< s arbres fruitiers auront un rendemeut satisfaisant.Les pe îüs fruits, frais-, s, gadeibs, groseilles, etc., ont b aucoup donné.Riiberval, Lac Si Jean \u2014La récolte eu foin égaie celle de l\u2019année dtr mère excepté dans les sois bas et mal égouttés.Le rendement d»s p Hâtes sera t»ès beau si ou « n juge par t\u2019a p par- lire actuelle ; toutefois (dies semblent pourrir en quelques end rob s.Le bié-d\u2019iude et m «iio en.Les tomates sont usotz belles mais pas encore mûres et les gelées sont à craindre.Les racines promettent b en.Grande abondance de petits fruits.Village des Aulnaies, IL Islet.\u2014Bonne récolte de bié et «l\u2019avoine.Le foin a plus rendu que l\u2019an dernier, et on a pu le rentrer en bon ordre.Les patates semblent devoir fournir moins que l\u2019année dernière ; «le plus on a constaté surtout dans c« s (1er tiiers jours, qu\u2019elles sont atteintes de la pourriture à peu près partout, de Ste Anne à l\u2019Islet.Ce sont les Ear y Rose qui paraissent b s plus atteintes.Le tabac végète assez bien.Les racines sont très belles, il y aura moitié moins de pommes et de prunes qu\u2019eu 1902.A part les groseilles, qui abondent, la récolte de petits fruits est médiocre.Lraservil'le, Témiscouata.\u2014 Tout est en retard.Le foiu promet une ré coite égale à celle de l\u2019an dernier ; déjà les f sout rentiés dans de bonnes couuitions.Le rendement des patates serait satisfaisant, mais les tubercules pourrissent.Le tabac est dans des conditions moyennes.Les racines ont nu très bel aspect.Un peu de pommes, très peu de prunes.Victoriaville, ArthabasJca.\u2014Le rendement du foin sera aussi élevé que l\u2019année dernière.La récolte a été rentrée = n bon ordre.Les autres cultures fourragères ne laissent pas à désirer.Les patates sont très abondantes, il u\u2019y a pas trace de pourriture.Le ble d'Inde est dans des conditions satisfaisantes.Le tabac a bon aspect.La tomates fournissent bien.Les racines sont très belles.Le rendement des arbres fruitiers est médiocre.Beaucoup de petits fruits.Département de d\u2019agriculture, Québec, le 17 Sept.Iy03.Bébés souffrant d\u2019insomnie Quand un bébé ne dort pas et qu\u2019il est toujours de mauvaise humeur c\u2019est un signe certain que l\u2019estomac et les intestins, le siège des oeuf dixième de toutes les maladies des bébés, sont dérangés.Dans de tels cas les Tablettes B « by\u2019s Own agissent à ine-i veille.E les chassent i\u2019a eidité de l\u2019estomac, relâchent l\u2019intestin giêle, distendu, rafraî hissent la bouche sè- he et fiévreuse, et proco.curent un sommeil paisible et réparateur.Une mère expérimentée, Mme E l.Godin, Gr.ffiiih, Out., dit : J\u2019ai fait usage des Tablettes Baby\u2019s Ow i coq ire de nombreuses maladies particulières aux bébés telles que dévies, indigestion, diarrhée, etc,., et j\u2019ai constaté que c\u2019élait le meilleur remè \u2022le que j\u2019eusse jamais essayé.J» oc voudrais pas m\u2019en passer pour tout l\u2019or du monde.Les autres mères qui désirent que leurs bébés jouissent «l\u2019une bouue sauté ne sauraient mieux faire que «le suivre l\u2019ex< mp\u2019e de Mme Godin.Vous pouvez vous procurer les Ta blettes ch- z tous les marchands de remèdes ou elles seront expédiées par la poste, moyennant 25 cents la boîte, à toutes les personnes qui éeriont directement à la Dr Williams Medicine Co\u201e, Broekville, Ont.Le Canada a l\u2019iipilii de Si-Louis St-Louis, Sept.\u2014La part que le Canada se propose de prendre à i\u2019exposition de Saint-Louis, l\u2019année pro chaîne, sera bien plus considérable que ce psys n\u2019a tenté de le faire dans les expositions antérieures.Notre pays est plus essentiellement intéressé dans l\u2019exposition de Saint Louis que tous les autres pays du monde ; notre connexité, nos rapports, notre convergence corn mer ciale avec les Etats-Unis en sont la cause primordiale et irréfutable.Il est en preuve qu\u2019aux expositions de Paris et ^de Buffalo, le Canada a obtenu les premiers prix pour ses produits nature\u2019s, de l\u2019in dustrie laitière et de Célévage.A l\u2019exposition d\u2019Osaka, Japon, tenue l\u2019hivei dernier,dix autres pays étran gers envoyèrent ces même pioduits, le Canada rempoita haut la maiu le prix d\u2019honneur pour son exposition.La colonisation au Canada a pris de fortes proportions depuis quelques années et l\u2019étalage que ce pays se propose de faire à Saint Louis l\u2019année prochaine ne peut que stimu 1er grandement la continuation de l\u2019émigration des Etats Unis et de l\u2019Europe.Le Canada a besoin de bons et industrieux colons et il doit employer les moyens hoouêtes et possibles pour les avoir.A la convention des éleveurs de bestiaux tenue sous la présidence de M.E.W.HocUon, commissaire de l\u2019élevage pour le gouvernement ca «adieu, et qui vient de se terminer à Toronto, les résolutions suivantes ont été adoptées unanimement : Attendu que les éleveurs caaa diens ont r« ça uue cordiale et chaleureuse invitation de participer et d\u2019exposer à l\u2019exposition de Saint-Louis en 1904, et, Attendu, que les prix en argent offerts pour tous les produits de l\u2019é* lév.-.ge à T< xposition universelle de 1904 excèdent considérablement ceux qui ont été donnés aux expositions a u té r eu res et sont digues «tes meilleurs efforts des éleveurs du Domi nion, et, Attendu, que la présence de la h « u te qualité des produits de i'élé-v -g«'ià i\u2019ex.posTion de Saint Louis, e; pour Lquî-lle notre p-«ys est connu, «joutera un nouveau prestige m\tm m+miii&mom* 23 septembre à nos exposés et augmentera considérablement notre commerce local et étranger, qu\u2019il soit Résolu, que les éleveurs canad ens réunis en convention à l\u2019exposition industrielle de Toronto offrent par les présentes leurs félicitai ions aux directeurs delà Louisiana Purrk tse Exposition,pour la munificence qu\u2019ils out déployée, et que nos remerciements leur soient off rts pour la cordiale invitation qu\u2019üs nous faite d\u2019exposer uos produits de l\u2019élevage à Saint-Louis eu 1904.Résolu, que le président de cette convention soit et est par les présentes requis de nommer un comité r \u2022 présentant chaque branche de l\u2019élevage et que ce comité coopère avec les officiers du gouvernement ayant charge de réunir les exposés de l\u2019élevage poor le grand concours universel de 19 -4 afin que les meilleurs spécial! ns de chaque brauche soieut choisis.Résolu, que le secrétaire de cette réunion envoie uue copie de ces résolutions au ministre de l\u2019Agriculture pour le Canada avec l\u2019assurance que le désir des éleveurs canadiens est de coopérer de tout cœur avec ie gouvernement pour que l\u2019industrie de l\u2019élevage au Canada soit des mieux représentées à l\u2019exposition universelle de Saint-Louis-Cm 1904.Résolu, que les éleveurs ici assemblés désirent vivement que le gouvernement leur vienne en aide pour réussir à faire une exposition des plus honorables, et nous nous en avons à fournir nos meilleurs animaux pour cette occasion.Les associations de l\u2019élevage au Canada sont en instance auprès da Ministère de l\u2019Agriculture pour obtenir une gappropriation de $100,000 pour les fin d\u2019ex position des produits de l\u2019élevage.MM.Dunnavaut & C e., ont corn inencé lundi dernier, le 14, la cous traction de l\u2019édifice cana lien.Les matériaux sont rendus sur les lieux et le travail se fait avec toute la dili geuee possible.MM.Dunnavant & Oie., so ut de.s constructeurs de grau de expérience et l\u2019on peut êTe assu ré qu\u2019il donneront satisfaction au gouvernement canadien.Lonis La rivé.bibliographie ta Revue Iensae!b\u201cLa Soiivellc-Francc\u201d .\tSommaire : Ernest Helle.Pages inédite : Souveraineté et liberté pages 401.L\u2019abbé E.P.Chouinard.Le premier prêtre acadien\u2014L\u2019abbé J ose pli Mat burin Bourg (Suite et fin) pares 403.Rr P.A ex.Me'eier, O P.Questions d\u2019apolo-g tique : Le surnaturel {Suite tt fin) pages 412.Dr Surbled.Le méfaits de Alcoolisme p.418.L\u2019abbé J.Camille Boy.Oaus rie Li té «aire : Sous les pins pages 4:3.Don Paolo-Agosto.Pages romaines : Le conclave Pie X pages 443.L\u2019abbé L.L.Bibliographie pages 448.Septembre 1903.ETUDES Publiées par les PP.de la Compagnie de Jésus PARAISSANT LE 5 ET 20 DE CHAQUE MOIS Sommaire du Numéro du 5 septembre 1903 : L\" fa Crise du libéralisme, par Gaston Sortais.II.\u2014De dix-huit à vingt-trois ans.\u2014La vie d etudiant, par Wilfrid Tampa.UL\u2014L\u2019Expansion de la nationalité française, par Joseph Buniichon.UL\u2014La princesse de Coudé en exil et dans le cloître, d\u2019après nue correspondance inédite, par Henri Chérot.T,.v- ,j'erre d\u2019épopée.\u2014Âvila,\u2014Trois palais, par Pierre Suau.V1,\u2014¦Bulletin «l\u2019Écriture sainte, par Joseph Brucker.VIL-Revue des Livres.\t1 VIII\u2014-Notes Bibliographiques.IX.\u2014Evénements de la quinzaine.L\u2019ECOLE Ce trait suivant nous est rapporté par un journal de France : \u201c Un jeune homme de 18 ans, Emile Sandot, était assis sur la ban quette des accusés.Le président «ui demanda ; \u201c Vous avez assassiné Rosina Méuie pour la dépouiller de 2 f, 50 ?Si vous aviez su trouver si peu, vous ne l\u2019auriez certainement pas tuée ?\u201d\u2014\u201c Et pourquoi pas 1 répliqua le jeune criminel ; qne m\u2019importait, à propos de ce vieux squelette, le plus ou moins f Je tra vaille pour tout salaire.\u201d\u2014Le président : \u201c Avouez vous tout ce dont on vous accuse ici ?\u201d Sandot :_____ \u201c Tout ! J\u2019avoue tout et je m\u2019eu moque ! \u201d Le défenseur, Me Saint-Appert fit alors entendre dans son plaidoyer ces émouvantes paroles : \u2014\u201c J\u2019aperçois «levant moi et je salue l\u2019image du Crucifié ! E le est là, à votre tribunal où vous condamnez les coupables ; mais pourquoi se trouve t elle pas dans les écoles ou vous appelez les enfmts pour les instruire ?Pourquoi l\u2019image du Cru-c fie a t elle été présentée pour la première fois à Sandot eu ce lieu où il se voit frappé par la loi ?Si on avait dirigé Sandot vers la Croix, alors qu\u2019il était encore sur les bancs de 1 école, on ne le rencontrerait pas aujourd'hui sur les bancs de l\u2019iguo minie ! Qui jamais rév la à Sandot l\u2019existence d\u2019un Dieu, d\u2019une récom pense future ?Qui jamais lui apprit le précepte divin : tu ne tueras poiuf ?\u2014C\u2019est vous messieurs, que j\u2019accuse, vous qui vous piquez de civilisation et d\u2019iustrucbioo, et qai n\u2019en êtes pas moins de vrais barba res : vous qui semez dans le peuple l\u2019irréligion et la couvoitise, et qui vous 6ton il z de récolter, dans le peuple le crime de l\u2019iufunie.Coud anant-z mon client, vous en avez le «hou ; mais c\u2019est vous que j\u2019accuse, et c\u2019est mon devoir.\u201d Sandot fut cou damné à mort.Mais c )m mo Me St Appert avait raison ! ill oaiiic la mé- '«aKavura -rm DU MONTANA Eniratoe si fortifiants pour St 1SM1X 6 lie qui a été recouuue supérieure, pour daille qui lui a été accordée \u2014 est maintenant offerte eu vente chez t >ui les marchands de provi si ou-;, épiceries et Ferronneries en sacs de 8 ibs à 45 cts et 10 Ibs 55 et-s, et chez G.Q, GAUCHER, Agent spécial, Rue des Commissaire MONTREAL .L\u2019on peut aussi se procurer la poudre chez CHS.G.RACICOT & Cü., à St-Hyaeiuthe.26 Sept.CHEMINS DE FER Les trains laissent St-Hyaointhe tous les jours comme suit : fj.P.R.\u2014Allant à St Hugues,etc, â2,10 et 7.50 P.M.Allant à Farnham,etc, : 8.15 A.M.at 4.05 P.M.Gr.T, R.\u2014Allant à Montréal,6.05, 7.20, 11.45 A.M., 5.35 P.M.Allant à Aoton, etc, : 9.14 A.M., 5.35, 9.23 P.M.T.C.R.\u2014Allant à Montré il,5.35, 9.14 \\.M., 5.05, 8.30, P.M.Allant à D ummondville : 1.10, 8.55, A.M-, 1.15, 6.00, 9 00 KM Clis\u2019n de Fer du Quebec SiHithern Tous les jours dimanches exceptés.\t\t\tSTATIONS.\t\t\t Rad\tdown\t\tE «stern time.\t\t\t A.M.\tA.M\tP.M\t\tA.M\tP.M.\tP.M , ,,,\t6.30\t4.00\tPVR.Sorel.ARR\t9.50\t9.00\t \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .\t.\t.\t.Bellevue .,\t\t\t \t6 57\t4.21\t.St.obe t .\t9 29\t8.33\t \t7.13\t4 32\t.St.Ai mu.\t9 U\t8.17\t \t7.27\t4 42\t.St.Loues.\t9.08\t8 03\t .\t/\u2022\u2022 \u2022\tC.\t.Fleury .\tc.\t/.\t \t\t7.46\t4.b 4\t.St, J u les.\t8 56\t7.44\t \t\t7 59\t5 03\t.St.B «ra-tbé .\t8 47\t7.30\t \t\t,/8 22\tfô 15\tSt.Hyac\u2019ilic Jet\t/8 35\t/7 0\t 7.30\t8 2 ) 8.45\t5.20 5.40\t| St.Hyac j\t8.30 8 20\t7 00 6 45\t6.2Ô \t\tC, # .\t.St Madeleine.\tC.\t\tf.* .\t\tc .,\t.Argentcuil .\t6*.\u2022 \u2022 \u2022\t\tf./8.04\t9 oi\t5.56\t.St.Dumase.\t8.04\t.29\t5 56 J \u2022\u2022\u2022\t\tC.\t.Caroline.\tC.\t\t/ .8 31\t9.17\t6.13\t.Ro igeuiont .\t7 4\t6.13\t5 CE 8.J9\ty 2\u2018t\t6 22\t.St.Angè e.\t7.39\t6.03\t4.41 9.15\t9 42\t6.37\t.t.G égoiiv.\t7 27\t5.48\t4.15 9.25\t9 50\t6 45\t«.Q.-L \u2018.b\u2019vu p\t7.2 ¦\t5.4\u201d\t4.00 \t\t\t\tve Mou r al arr\t\t\t\t 10 4c\t\t\t8 00\t,Q.S.1 .Ib\u2019vl.ar\t6.30\t3 15\t 11.10\t.\t8 13\t.Sabrevois.\t6 17\t2.55\t li 40\t.\t8.23\t.Heurvville.\t6 08\t2.35\t 12 05\t.\t8 31\t.Cl ar u ce vil le .\t5.56\t2.05\t 12.20\t.\t8 40\til\u2019.Noyau Jct.lv\t5.50\t1.50\t \t\t\t\t9.01\tve.Alburg.aiT.\t5.35\tf .\t \t\t\t\t12.10\tarr.Rutland, lve\t2.10\t\t .\t.\t1.5c\tNo.B nniugto i\t12.35\t\t 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Oat.Rappel» z vous que les substitutions août absolument impuissantes à guérir.Tiré du Colliers de New-York La critique du mariage n\u2019est pas nouvelle.Le dicton que ceux qui sont dans la cage m trimoniale veulent en sortir et ceux qui eu sont sortis veulent y rentrer, se trace jusqu\u2019aux jours d\u2019Elisabeth, alors qu\u2019il était vieux.Emerson nous dit que cela date du premier mar age.L\u2019institution elle même est indestructible, mais n\u2019est nullement immuab e.Des modifi ations sont venues de jour en jour enlever ua à un les \u201cdroits de l\u2019homme\u201d et les conférer à la femme.Dernièrement, on constata qu\u2019u-ue foule de jeunes fi le, refusent do souscrire au mot \u201cobéir,\u201d dans la cérémonie du mariage.Le mot n\u2019a plus de sens, on le sait ; mais par principe, les jeun» s filles du jour ref isent d\u2019y souscrire, O i a dû le rayer de plusieurs cérémonies religieuses.Cette déclaration peut paraître belle au premier abord, mais est lin peu solennelle et on peut aussi bien s\u2019en passer, surtout quand p rsonue ue désire s\u2019y soumettre.Les femmes donnent pour raison qu\u2019elh s u\u2019out pas l\u2019intention d\u2019obéir, et qu\u2019elles ne veulent pas mentir.Quand le mariage est traité si légèrement et que le divorce est si nombreux, il devrait y avoir un contrat entre les parties qui eut quelque gravité : \u201cLe mariage et la corde\u201d sont la destinée, dit ou, mais ce pro verbe a toujours fait jaillir p1 us d\u2019es* prit que de sagesse.Malgré le divorce, facile en ce pays, b s hommes désirent souder l\u2019espac avant de faire le saut, et les femmes ont tant de carrières (l\u2019ouvertes m ont*1 nanti, qu\u2019elles sont un peu changées.Le métier de lemine mariée maintenant, requiert une foule de bonnes qualités et parmi celles là, ordinairement l\u2019égalité entre elle et l\u2019homme, et nulle part, trouve t on un mot aussi maladroitement placé et inutile que celai du contrat de mariage qui di à la femme \u201ctu obéiras.\u201d Et avec ce système, le jour n\u2019est pas éloigné cù le mari feia la soup»1, prendra soin des enfants, et fouettera le ch it, s\u2019il y a lieu.AV]S Succession du Rév M.01- Désorcy A toutes les personnes, qui pour des réclamations ou des créances, sont intéressées dans la succession du Rév.Messire Olivier Désorcy, en sou vivant curé de St-Ours, le soussigné donne avis de régler avec lui dans un mois de cette date.Contrecœur, 15 Sept.1903.Jean Ducharme, Ptre.Exécuteur testamentaire.19-23 CANADA,\tA Province de Quebec,\tf\tri___in - District de St-Hyacinthe f C0 IP SUPCRCf G( La corporation du Sémiuaire de St-Hyacinthe d\u2019Yamaska corps p ditiq/ne j.t incorporé,ayant son bureau et sa pL ce d\u2019affaires en la cité et le district de St-Hyacmih \\ Demandeur T» DAME ARMINA BRODEUR épouse contraetu-e\u2019iement séparée quant aur biens de Amédée Collette, tous deu\u201e « - vaut de la paroisse de Ste Hirène, district i St Hyacinthe, et maintenant absente en lieux inconnus, et le dit Amédée Collette en autant que besoin pour autoriser sa dite épouse.\tDéfendeur.Il est ordonné au Défe ideur de comparaître dans le mois.St-Hyacinthe, 10 septembre 1903.ROY k BEAHREG IRD, 17 Oct.\tR.C.S.JACQUES FOURNIER HUISSIER, C.S.Pour les Districts de St-Hvaemthe et Bedford.-Btjre/ ex a- Waieut i L\u2019MR-Sîfta stFafiiMa P Dr.Geo.Ls.LeComte COIN DES RUES\tet ST - HYACINTHE.No.191 Médecine Générale NOTES LOCALES \u2014 M.le Grand Vicaire F.X.Bernard est rétabli de la maladie qui l\u2019a iei* nu à 1 hôpital St (.'hurles depuis une semaine : nous sommes heureux d\u2019apprendre Qu\u2019il pourra vaquer à scs occupations sous peu.\u2014Le 20 courant a eu lieu à l\u2019Hô tel Dieu de cette ville une cérémonie de prise d\u2019habit, présidée par M l\u2019abbé Georges E.D>on.Voici les uoins avec le nom de re ligion, des nouvelles recrues qui se préparent au service de la charité : Melles Clara Dumas, dite St Max ime, de Ste Anne de Sorel j Corinne Bélanger, dite St Bernardin, de Manchester, N.H.; M irie Ouellette, dite M.de la Providence de Furnham ; Régina Dion, dite St Ephrem,de St-Ephrem d'Upton ; Azina B\u2019dand, de Manchester, N.H.; M.Rose Car din, dite sœur Courchêue, de S\u2019e-Anne de Sorel ; R Anna Damuine, dite sœur Casavant, de Drurnmond-Ville ; Audrée de la Casiuière, dite Ste Justine de Sherbrooke.Petites Sœurs de l'Institut : Milles Eüsa Muir, dite sœur Eüsa, de Sb-Georgos de Windsor ; Marie Jolio, dite sœur Aune, d»» St David.\u2014La retraite est terminée au Séminaire.Elle a été prêohÂe cette année par le RW.P.Béliveau O.S.D Lundi les étudiants ont pris grand congé pour se remettre à l\u2019étude avec pins d\u2019entraiu.\u2014Le beurre s\u2019est vendu 20J cents same lî dernier.\t.271 boîtes ont été mises en veut', fournies par 7 fabriques différentes.Il s\u2019eu est vendu 186 eu douze ven tes.A.A.Ayer & Co.120 S.Dairy m pie.41 D.A.McPherson & Co.25 \u2014M.Jos.Raymond, frère de M.Henri Raymond, et ancieu curé de Mégantic, est nommé à la cure de Piopolis, village situé à 12 milles de Mégantic.\u2014Le chef de police a reçu, ces j >urs derniers, une lettre demandant l\u2019arrestation d\u2019un individu qui s\u2019est permis de s\u2019approprier nu cheval appartenant à M.E toaard Laperche, de Coaticook.\u2014Deux accidents de voiture ont eu lieu samedi.M.Jos.Turcot, charretier, s\u2019occupait à charger sa voiture de bois dans la cour de la manufacture L.P.Moriu, lorsqu\u2019un morceau glissa dans les pattes du cheval : l\u2019animal s\u2019élança épenré dans la rue St Antoine frappaufc par M.Albert Biil-largeon au passage et vint s\u2019accrocher dans une voiture appartenant à M.Cimille Frédéric, près de ch z M St Jean, marchand de journaux : un bicycle fut aussi brisé, cependant ou n\u2019a pas à déplorer d\u2019accident de personnes.Il n\u2019en est pas ainsi l\u2019un autre cheval qui a reu^orsé une femme dans la cour le l'Union en reculant tout à coup.La f mime roula sous la voiture et fut ramassée par des personnes pré sentes : elle avait quelques égrati-gnures, mais aucune blessure séri euse.HOTES M LA CITE DE ST-HYACINTHE Par J.R.HISTOIRE DE CHAQUE MAISON XXXXVJe ARTICLE FRANÇOIS-XAVÏËR BERTRAND La coquette maison qui fait l\u2019angle Est des rues Gironard et Ste Anne, appartient à F.X Bertrand.C\u2019est la première bâtie à cet endroit depuis l\u2019établissement de St Hyacinthe.Et pour avoir longtemps attendu, elle n\u2019en fait pas moins bonne figure.Le terrain sur lequel elle est construite, fut concédée le 12 août 1854 par acte devant H.R.Blanchard, notaire, par Madame Laframboise, née Rosalie Eugénie Dessaulles à Ovide Désilet, notaire ; et décrit comme suit : 2 emplacements conte nant ensemble 90 pi ds de front, sur toute la profondeur qu\u2019il y à partir de la rue Girouard à aller à la propriété des héritiers de feu Narcisse Boiviu, joignant en front la rue Girouard, en profondeur les dits Boi-vin, d\u2019uu côté la rue Ste-Anne et d\u2019autre côté nn terrain appartenant à George Casimir Dessaulles, sans bâtisse.Ce nommé Ovide Désilet qui prenait ainsi c«m deux emplacement en GOucessiou, était un notaire, venu M.Petit, de Pawtawket, ancien imprimeur de cette ville est actuellement de passage à St Hyacinthe.M.Pierre de Labruyère est parti hier définitivement pour Coaticook ou il a acquis une belle propriété.\u2014 M.le Dr A.Col ette, de St Da mase et M Adrien Collette, marchand de St Jean Baptistr, étaient en ville hier.La poursuite intentée par M.Lafiamme, ferblantier, de St Denis, contre M.Elie Roy du même lieu parce que ce dernier avait enlevé une enseigue en fer blanc chez M.La flamme, est réglée entre les parties, M.Elie Rry ayant demandé au plaignant de payer les fiais de la poursuite, qui s\u2019élèvent à $13.70 cts.Cette aventure a bien amusé les citoyens de l\u2019endroit.\u2014Sons la présidence de M.O.Brouillard, a en lien une assemblée de la Distillery Packing and Vinegar Co., Ltd., concernant l\u2019organisation de cette compagnie dont nous goûterons les fruits sous peu.M.O.Brouillard de Carmel, fat élu prési lent, M.O.Ostiguy, auditeur ; M.L A.Gandron, avocat ; M E Thibault, trésorier ; M.Dr.J.A.Tfilier, gérant.Bous sommes convaincus que cette entreprise parviendra au succès avec des officiers si hibiles et si dévoués.Nous donnons l\u2019état de cette compagnie : Capital autorisé.$ 26,000 No.des parts.2,600 Montant de chaque part.\t100 Montant du stock.160,000 Paiement comptaut.\t26,000 Monta ut pays en propriétés.131,000 Dettes.0000 Mont, en main et en bin que 26,000 \u2014La séance régulière du conseil a eu lieu vendredi soir.Etaient présents : Son Honneur le.Maire St Jacques, MM.Mor.son, E Moriu, Ls.Lussier, Dubrùle, Perrault, Gemme, Gervais, Chenet te.M.Bruno Lamontagne fait connaî ire au conseil qu\u2019il doit ouvrir un four à chaux où une quinz tine d\u2019hommes trouveront de l\u2019emploi : il conclut en demandant une exemption de taxes pour 10 ans.La requête est laissée sur la table.M.Ostiguy, Greffier, dépose sur la table la liste électorale.Le conseil permet aux MM!.Côté de poser one bouilloire à leur nouvelle manufacture.Le certificat d\u2019inspection de la bouilloire sera annexé au rapport, comme garantie à apporter aux compagnies d\u2019assurances.Le rapport de M.A.Vincent, I.C.au sujet d\u2019une bâtisse dont on redoute la construction est favorable an maintien de cette dernière.M.Gosseliu hôtelier au quartier No 5 demande la permission de transporter sa licence : laquelle est accor dée.Avis d\u2019une poursuite pour fausse arrestation, est donnée par MM.Beau parlant et Morin avocats.Le comité de police s\u2019occupera de la question.M.Lussier fait quelques observations au sujet mauvais état du trot toir de la rue Girouard entre chez M.E.Morin et O.Gendron ; il y a danger d\u2019être poursuivis, au cas d\u2019accident.M.Cheuette déclare s\u2019établir à St Hyacinthe depuis quel ques i nnées.It exerça sa profession plusieurs années et mourut ici, apiès avoir été longtemps shérif.Il avait épousé Melle Elizabeth Starues qui vit encore retirée à l\u2019Hôtel Dieu de cette ville avec sa sœur Madame veuve Louis Sicotte en son vivant juge à St Hyacinthe.O.Désilets ne fit aucune construction sur ce terrain qu\u2019il vendit pour $1,300 à J Bte St-Denis, par acte du 17 août 1858.Par cette acquisition, St Denis se trouvait alors propriétaire de tout le terrain à partir du coin de la rue Cascades, ou est la pharmacie de Ephrem Brodeur à aller jusqu\u2019au coin de la rue St Anne.Mais il parait qu\u2019à ce temps là, la grandeur de teriain possédé ne voulait pas dire richesse ou fortune.Car morceau par morceau tontes les propriétés que St-D nis a possédé ont été saisies et vendues par le shérif, comme je l\u2019ai déjà dit.Les deux emplacements qui nons occupent n\u2019avaient pas encore été bâtis par St Denis lorsque le 12 mai 1863 le shéiif eu fit la vente et adjudication à Madame Laframboise pour le prix de $796.00, le titre lui eu fut délivré le 24 mars 1865 ; comme on le voit la propriété avait perdu de sa valeur, car en août 1858 St-Denis l\u2019avait acheté de O.Désilet au prix de $1,300 et en 1863 il ne se vendait que pour $796.00.Madame Laframboise garda ees deux emplacements jusqu\u2019eu 1874, qu\u2019il est difficile de réparer ce trottoir vu la rareté de la main d\u2019œuvre.On verra aussi à placer une lumière dans le voisinage du Précieux-S ng ou les gamins vont faire leurs prouesses à la faveur de l\u2019obscurité.De L\u2019Etranger L\u2019opinion publique en Grèce est toujours fort agitée par Les événe meuts de Macédoine.Un journal d\u2019Athènes publie la statistique suivante qui, à défaut de document parfaitement sérieux et contrôlé, mérite pourtant d\u2019être cirée à titre de curiosité : \u201c La population du vilayet de Salonique,qui comprend les sandjaks de Salonique, Serrés et Drama, se décompose ainsi : Grecs orthodoxes.348,050 Bulgares.205,886 Mulmaa3.425^514 Divers (Israélites surtout) .60,770 \u201c La population du vilayet de Mo-nastir, comprenant les sandjaks de Monastir, Divra, Servidjé et Ebas-san se décompose de la manière suivantes : Grecs orthodoxes.309,782 Bulgares.174,011 Serbes.13,600 Roumain».12,000 Musulmans.344,766 Israélites.4,950 \u201c Ainsi, dans la Macédoine proprement dite, que l\u2019on veut faire passer pour pays bulgare, il y a un peu moins de 380,000 Bulgares sur une population totale de 1,980,329 habitants.Is ne sont, tout juste, comme nous t\u2019avons faitsouvent remarquer, qu\u2019un peu plus du sixième de la population de la proviuce.Et c\u2019est à celte minorité tnrbulante factieuse, barbare, aux instincts sanguinaires, compte parmi les grands facteurs de la civilisation européenne.\u201d La Crosse, Wis., 18\u2014Des cental nés de fouilles dans les district li-mitiophô à La Crosse se sauvent avec les valeurs qu\u2019elles ont pu emporter vers les hauteurs sur les bords du M ssissipi pour échapper à la mort dans le déluge qui inonde la vallée de cetfce rivière.D\u2019après les avis du bureau de température des Etats Unis hier, tous les officiers de police ont été envoyés pour annoncer le danger aux habitants qu\u2019un déluge le plus affreux dans l\u2019histoire de l\u2019Etat allait engloutir La Crosse de bonne heure aujourd\u2019hui.Des ho aimes uioutés à cheval ont couru partout annonçant l\u2019affreuse nou velle pour prévenir les pertes de vie, Les fermes dans les alentours de La Crosse, daus un rayon de 20 milles, sont désertes.Des milles et des milles de terre sont iuondés.On ne rapporte pas encore de perte de vie.Les chemins sont bri sés, les pouts emportés et il est impossible de se rendre d\u2019une ville à l\u2019autre.Le bureau de température ici pré dit que le Mississippi montera de 13 pieds avant samedi matin et toutes les principales places de La Crosse seront inondées.Les pertes se chiffreront à plusieurs centaines de mille dollars avant que l\u2019eau se retire.New York, 20\u2014La New York He raid publie le câblegramme suivauo : La crise politique est le seul sujet de discussion dans le Royaume-Uni.Le premier Balfour aura peut être une audience avec le roi E iouard, à Balmoral, afin de présenter à Sa Majesté les noms des nouveaux ministres.Quant à ces noms, on ne saurait rien préciser.Q lant au résul tat de la crise ministérielle, le Spectator conjecture qua M.Balfour sera défait s\u2019il fait un appel au peuple et aura pour successeur M.R oseberry ; mais, ajoute le journal, le nouveau sa us y faire aucune construction j et par acte du 25 septembre passé à Montréal pardevaut J.G.Papineau, notaire, le vendit à Michel Esdras Bernier, pour $1,800.00.Ce terrain dans les mains de Madame L.iframboise, prenait de la va leur mais sans cause apparente.Car pour ravoir ce qu\u2019il lui avait coûté, M.E.Bernier le revendit le 27 du même mois par acte devant J.O.Guértin, notaire, à un syndicat, composé de J.B e Brousseau, Louis Brousseau et Louis Victor Sicotte tous trois marchands.De ces trois dernier acheteurs, deux sont encore vivants, et L.V.Sicotte est mort il y a plusieurs années, après avoir fût le commerce dans la maisou ou l\u2019un de ses fils du nom de Henri tient magasin sur la rue Case des eq société avec Jean Bergeron, Après avoir ainsi acheté ces deux emplacements, les acquéreurs J.Bte et Louis Brousseau avec L.V.Sicot te en ont vendu pour $e00 à François Xavier Jacques, cultivateur, une partie désignée comme mesurant 40 pieds de front sur ia rue Ste-Anne sur toute la profondeur qu\u2019il y a de puis la dite rue Ste Aune jusqu\u2019au terrain appartenant alors à Madame L andre Boivin, sans bâtisse, avec en p us le droit de passage commun pour la propriété des héritiers de fiu Narcisse Boivin, au coin de la rue Cascades.C\u2019est sur ce dernier t *rrain que se trouve la propriété en arrière de celle de F X.B rtraud et cab:aet libéral ne sera pas de longue d ui ,'e.Cette prédiction du Spectator attire beaucoup l\u2019atteution.L\u2019on dit que le comte d\u2019Halsbuiy, le !otd Haut Chancelier, donnera sa démission pour cause de maladie et sera remplacé par l\u2019Attorix y géaô-ra! Fiu!< y.U ne dépêche de l\u2019Agence Renter, venant de St Péteisbonrg dit que la presse et le peuple russe .se réjouissent de la démission de M.Chamberlain, ce dernier étant d\u2019après eux un dangereux facteur pour la paix européenne.Si aux élections, M.Ba four est réélu, il est probable que M.Chamberlain reutrera dans le cabinet.G s deux hommes voudraient retarder les élections autant que possible afin de donner le temps à M.Ch ani b cil ai u d\u2019imposer ses opinions an peuple.Si le gouvernement est réélu ou si un faible ministère libéral, vient au pouvoir pendant une courte période, M.Btlfotir et M.Chamberlain ont l\u2019espérance de réorganiser an nou veau ministère.Mais alors peut-êti e M.Chamberlain ne voudra plus de M.Bilfonr.AUTRES DÉMISSIONS Londres, 20.\u2014 Lord Balfour de Burleigh secrétaire d\u2019Ecosse et À.Ralph Doublas Eiliot, secrétaire financier ont donné leurs démissions et le roi les a acceptées.Il y a main tenant quatre sièges vacants dans le cabinet et le poste de secrétaire.Les premières plumes en acier furent faites en 1824 à Birmingham, Angleterre, et se vendaient 75 cents pièce.DE PARTOUT Winnipeg, 14\u2014Uae sanglante tra gédie s\u2019est déroulée dans le village de Saint Pierre, douze milles à l\u2019est de Morris, vendredi soir.Un cito yen de Winnipeg a été assassiné et sou meurtrier s\u2019est suicidé.La victime est Arthur Breton, agent voyageur de la \u201c Manitoba Cream Separator Co\u201d, et le suicidé est Joseph Comtois, Métis, âgé de 20 ans, et charpentier du village.Breton est allé ch z Comtois ven dredi soir ; une querelle s\u2019est élevée et Comtois a tiré uu coup de revolver sur Breton et l\u2019a tué.Comtois fut arrêté nn peu plus tard et, après avoir été enfermé, se tira un balle dans la tête avec l\u2019arme dont il s\u2019était servi pour tuer Breton.La mort a été instantanée.On n\u2019a pu obtenir aucun détail de la querelle qui a été la cause de la tragédie.On dit que Breton, qui avait 1 habitude de faire abus de li queurs, est entré chez Comtois gous l\u2019influence de la boisson, a commencé la querelle et que Comtois s\u2019est servi de son revolver pour se dé foudre.Breton était âgé d\u2019environ 35 ans.Il avait femme et famille à Winnipeg.A Montréal.\u2014Samedi mat n, uu écolier du collège de Ste Marie de Monnoir, dont les parents résident à Mau vu le, Rhode Island, arrivait en ville dans l\u2019intention de se faire extraire plusieurs dents cariées.Le jeune homme, Maurice Hoytmau, était accompagné du Révérend M.Bergeron, procureur du collège et d\u2019un autre de ses camarades.Tons trois se rendirent chez le dentiste Gravelle au No 749 rue Ste Catherine.Celui ci conseilla au jeune étudiaut de revenir plus tard, lui faisant comprendre qu\u2019il ne ne pou vait le mettre sous l\u2019influence du gaz, vu qu\u2019il avait déjeuné le matin, j Avec son supérieur et son petit ca marade, l\u2019enfant revint vers Theme du midi.Il disait n\u2019avoir pas mangé depuis 9 heures du matin.Le dentiste prépara ses instruments et corn-meuça à faire inhaler le gaz au patient.Quelques minutes après, il s\u2019aperçut que l\u2019enfant commençait à qui appartient aujourd'hui à Madame B -rtraud comme j\u2019aurai occasion de le dire plus tard.Par la vente à F.X.Jacques de ces 40 pieds de terrain, pour $610, le reste du terrain ne coûtait plus aux acheteurs Biousseau et Sicotte que la somme de $1,200, mais L V.Sicotte l\u2019uu d\u2019eux se fatigua de garder sa part, sans profit, et par acte du 26 décembre 1879 passé devant Jos.Morin, notaire, vendit pour $200, à M.E.Bernier, de qui il avait acheté, le tiers qu\u2019il passédait dans ce ierraiu.Le 13 mai 1881, par acte devant Jos.Moriu notaire, les propriétaires J.Bte Brousseau, Louis Brousseau et M.E.Beruier ont vendu pour $700, ce qu\u2019ils possédaient alors de ce terrain, à F X.Bertrand qui le possède encore, et sur leque il a fût construire la superbe maison qu\u2019on y voit, F.X.Bertrand est nu industriel, établi depuis longtemps à St Hya cmthe.Il y a fait des affaires qui lui ont permis d\u2019agrandir sensiblement la bâtisse qu\u2019il loua du plus grand établissement qui s\u2019appelle communément le tricot.Et ayant foirné une société qui demande plus d\u2019espace pour la confection des objets de son commerce il est en traiu de terminer bientôt une nouvelle boutique et fonderie dans les limites de la cité, près de la ligne du chemin de fer du G and Tronc qui dénote que Rétablissement, sur des ba scs s-qlides doit participée pourbeau- \u2014POUR GUERIR UN RHUME EN UN JOUR.\u2014Prenez les Tablettes Laxative de Bromo Quinine.Le pharmacien vous renboursera votre argent si elles ne vous guérissent pas.Exigez la signature E.W.Grove sur chaque boîte $0.r5* Spécialités : Maladie des Enfants, Rhumatismes Inflammatoires, Asthme, Dyspepsie, Inflammations de poumons et plaies en général.TRA! TEérlENT ÉLECTRIQUE, etc., etc.Le Dr LeComte a pendant 3 ans suivi les cours spéoiaux du Dr Bru selle, de Montréal, et dans la suite, les cliniques de New-York, à diffu-eatea reprises.4Lfi Téléphone N .« 163, ^ 3444 c*k ooüBBiaa ma Hï-a*A.üijfïiii,28 septembre i»s ii ni ro ULtb unto U LO JT LA GOME DE NOS MASSONS D\u2019EDUCATiON.Les Religieuses de nos Couvents les donnent à leurs Elèves faibles et débiles, et obtiennent des résultats qui les étonnent et les émerveillent.Celles-là seules qui avaient le pied dans le gouffre peuvent remercier avec autant d\u2019effusion leurs sauveurs ! Mais le feu même, la chaleur de ces attestations peut quelquefois paraître suspect ; on peut y soupçonner plus de sentiment que de fonds, plus d\u2019exaltation que de réalité.Aussi, n\u2019est-il pas mauvais de mettre à côté de ces certificats, si respectables et si précieux qu\u2019ils soient, d\u2019autres témoignages qui empruntent une plus haute valeur encore au caractère sacré des personnes qui les ont délivrés, à la position qu\u2019elles occupent, à leur dévouement, à leur philanthropie, à leur absence de toute teinte de sympathie personnelle ou d\u2019entraînement au contact des idées du dehors.S\u2019il y a quelque chose qui fasse honneur à notre Canada, qui lui donne un lustre, un éclat incomparable, ce sont bien ces maisons d\u2019éducation féminine, ces couvents dont la tenue et dont la valeur éducationnelle sont renommées dans le monde entier.En dehors de.leurs mœurs religieuses dont nous n\u2019entreprendrons pas de faire l\u2019éloge, les couvents canadiens sont fameux dans toute l\u2019Amérique par la haute instruction des SŒUES qui y enseignent, par les soins spéciaux apportés à l\u2019éducation morale et physique, par l\u2019observation des sages prescriptions de l\u2019hygiène la plus stricte.Les Sœurs dévouées qui sont à la tête de ces institutions, sont plus que mères; ce sont des femmes remarquables, des femmes supérieures joignant à la plus profonde piété, aux plus hautes vertus, une connaissance intime de la vie, un souci constant du bien-être matériel, comme de la santé morale des jeunes filles qui leur sont confiées, pour en faire des femmes utiles à la fois à la société et au pays.On comprendra alors sans peine quel prix s\u2019attache au témoignage suivant qu\u2019ont reçu, d\u2019un des couvents les plus connus de la Province, les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Ce témoignage est publié en toutes lettres, mais par respect et par délicatesse pour les personnes qui nous l\u2019ont fourni, les signatures sont omises : Saint-Hyacinthe, 17 décembre 1902.\u201cNous avons les plus grands éloges à faire des Pilules Rouges.Plusieurs de nos Sœurs et élèves, épuisées et fatiguées, en ont pris et se sont bientôt trouvées ranimées et plus fortes.C\u2019est le tonique le plus puissant que nous ayons usé.\u201d Les Religieuses de.Nous ne voulous certainement pas commenter ce document émanant d\u2019une source aussi élevée; nous nous ferons un scrupule d\u2019y ajouter le moindre mot qui en déflorerait la simplicité, l\u2019exactitude et la force.Ce sont là des faits, une attestation nette, et il n\u2019y a rien à ajouter, sauf coci : Que les femmes qui souffrent et qui auraient encore une arriéré-pensée, une aversion, un scrupule à se soumettre au traitement des Pilules Rouges, se disent : Voici des sœurs, des religieuses admirables de sagesse et de dévouement, des femmes instruites, à même de prendre des conseils w 'JcS M ::v 1 Jmm* ïi m On ne saurait conseiller aux femmes que souffrent, trop de prudence, une surveillance trop scrupuleuse dans le choix des remèdes, qu\u2019à certaines époques elles sont presque invariablement appelées k prendre, et dans les traitements qu\u2019il leur faut suivre pour régulariser le fonctionnement de l\u2019organisme et pour traverser les périodes criti-jj^es sommités de la science médicale.Elles ont non seulement charge ques de la jeunesse et de l\u2019&ge mûr.Une médication spéciale est presque indispensable pour surmonter les faiblesses qui surviennent dans ces circonstances et, eu tout cas, elle est constamment utile pour faciliter l\u2019œuvre de la nature et lui enlever toute action pénible pour la femme.C\u2019est le moment de choisir à bon escient et de frapper à la bonne porte.Nous avons déjà, à plusieurs reprises, exposé les vertus médicales et les effets merveilleux des PILULES ROUGES de la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE.Nous avons indiqué les grands avantages qu\u2019offre le système de consultations gratuites organisé par la compagnie et permettant aux femmes malades de profiter des c nseils des Médecins Spécialistes éclairés qui peuvent les instruire sur la nature de leur maladie, sur le traitement à suivre, sur le mode d\u2019utiliaation de ces fameuses PILULES ROUGES dont l\u2019effet est merveilleux pour les femmes faibles et délicates.Et surtout, nous avons cité déjà, par milliers, les témoignages de* malades qui avaient été guéries et qui proclamaient les effets prodigieux de ce précieux remède.On a pu apprécier, par le ton même de ces nombreuses lettres, ce bu\u2019elles avaient de sincère, de spontané, de cordial, de pathétique.Celles qui ont écrit ces lettres sont des femmes qui ont souffert, qui ont subi lft torture des maladies de leur sexe, qui se sont vues à deux doigts des opérations les plus douloureuses, qui aid pu apercevoir réellement brandi devant elles le bistouri du chirurgien, le scalp» I do l\u2019opérateur, mais qui ont échappé à cet atroce cauchemar parce qu\u2019un jour leur bonne étoile a fait tomber sous leurs yeux le nom et l\u2019adresse des Médecins Spécialistes de la Oie Chimique Franco-Américaine, Elles ont cru et elles ont été guéries.Elles sont sorties de l\u2019obsession de l\u2019acier et, doucement, tranquillement, par degré, grâce à l\u2019influence et à Faction bienfaisante des Pilules Ilonges, elles ont vu s\u2019écarter la douleur, revenir la force, la joie, la tranquillité.\t.\u2022On ne doit donc pas s\u2019étonner si leurs lettres, si leurs certificats respirent cet enthousiasme, cet élan débordant.d\u2019âme sur les jeunes filles qui leur sont confiées, mais elles ont encore une responsabilité absolue, complète de leur existence et de leur santé.Et les sœurs leur donnent des Pilules Rouges.Et les sœurs affirment que les résultats sont très satisfaisants ; Èt les sœurs disent que les personnes faibles recouvrent leurs forces après avoir pris les Pilules Rouges; Et les sœurs déclarent que le teint renaît chez les jeunes filles pâles après avoir fait usage des Pilules Rouges.Êt cette expérience n\u2019est pas d\u2019hier seulement, elle s\u2019étend sur des années ; Moyens, peut-on demander quelque chose de plus, peut-on se fermer les yeux et se toucher les oreilles devant des témoignages aussi décisifs ?Femmes pâles, femmes faibles et nerveuses, femmes qui sentez les appu ches de l\u2019âge critique, n\u2019hésitez plus un instant; rendez-vous à l\u2019évidence; vous pouvez être sauvées et votre seule chance de salut est dans les Pilules Rouges.Elles guérissent le beau mal, les troubles du retour de l\u2019âge, les irrégularités, les pertes anormales, le mal de reins, les douleurs dans le bas-ventre et dans les côtés, les palpitations du cœur, les tiraillements d\u2019estomac, les étourdissements, la perte de sommeil et la perte d\u2019appétit, le mal de tête, les enflures des jointures, la froideur des pieds et des mains, et enfin tous ces symptômes provenant de l\u2019anémie, du beau m l, du retour de l\u2019âge et de toutes ces maladies particulières aux femmes et aux jeunes filles.Les Pilules Rouges se vendent chez tous les marchands de remèdes.Elles sont aussi envoyées par la malle dans toutes les parties du Janada et des Etats-Unis, sur réception du prix, 50 cts la boîte ou six boîtes pour $2.50.Adressez vos lettres:\t' \" '\t' CIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE 274, Rue St-Denis, Montréal.FEUILLETON La Grande Amie Par Pierre L\u2019Ermite \u2014 Mais.restons ! s'écrie Alberte, vtxée d\u2019avoir laissé surprendre un caprice, auquel, par hasard, ede tient beaucoup.Mais la femme de chambre s\u2019excuse, pleure : elle a posé cette question sans savoir pourquoi., par .sollicitude pour la famille de Monsieur.et ne compr nd pas bien encore poujquoi Mademoiselle i a ainsi prise en mau vri e paît.Bief, l\u2019incident paraît si absurde, si incohérent qu\u2019Aiberte levient sur sa tlecidon.Jurie à ce moment, quel ques m.n ui es avant le départ, ies guidons arrivèrent, ce qui simplifia tout.\u2014 Cocher.gare du Nord [.s\u2019écrie \u2018i j y.usemeni A!berte en sautante» voitu e, que, pour ja seconde foi-, Anna regarde sa maîtresse avec stu péfaction.Et, pendant tout le tr j t, la jfcune fille, aft euscment maus ale depuis trois jour , est d\u2019une humeur déli < h use, s\u2019intéressant à tout .trouvant i\u2019Upera su pci b; dans le decor du soleil couchant, soulignant telle toi- 1 tte.souriant presque aux petites bouquetières qui profitent de l\u2019encombrement des voitures pour tendre vers elle ies gerbes éclatantes des lourds chrysanthèmes, s\u2019inquiétant de l\u2019allure trop pacifique du cheval, et arrivant à la gare vingt minutes en avance, avec ia crainte non dissmulée d\u2019être en retard.En wagon, ce fut tout le contraire.Alberte se fit silencieuse, presque méditative, tout enfoncée dans son cache poussière.Alors, elle remarque seulement l\u2019étrangeté de sa conduite, et essaye de raisonner un peu ce qui se pa.se en elle.Oui, elle veut voir j icques dès dem on !.après la pâtisserie, elle a faim., faim de bon pain ! .Jacques est cela !.et, en même temps, il est l\u2019ennemi !.un plaisir de plus !.Et A bette sent monter, grandir encore en elle la curiosité de le con naître.de savoir quel est l'homme pour la déf nse duquel cette j rune fille, en p ein b' ffet de Creit, a mis sous ses pieds toutes les conventions mondaines.cet homme qui passe au Val pour l\u2019amoureux fou, étrange, Je la terre.Oui.il d it être chose que les habituels bia-és des s rions, une sorte tic fl mr sauvige q l\u2019elle n\u2019a pas en-co.e rtspi;ée.et q ti ia tente preci sèment par ies difficultés qu\u2019eile pressent devoir rencontrer pour l\u2019at* vstssÿsassBsessaaatares*»» teindre.une fleur qu\u2019elle veut avoir, et qu\u2019elle aura ! !.A ce moment, une abomination d\u2019odeur envahit tout le w gon !.,.Alberte se pence à la portière.l\u2019express traversait lentement Saint-Denis, bien lentement, comme pour faire mieux savourer l\u2019affreuse ville à tous les voyageurs.La jeune fille contemple la gaie et historique cité d\u2019autrefois, mainte nant toute grise, toute minable avec ses maisons crapuleuses, ses loques, drapeaux souillés de la misère, qui pendent, lamentables, aux fenêtres, daus la lumière royale du soir.Ie3 rues lépreuses, les cheminées d\u2019usine, tachant 1 h 'rizon de leurs lignes fumeuses.On dirait d\u2019immenses stèles funèbres élevées sur les ruines de la poésie de toutes choses.Le clocher d ?la cathédrale sur la droite semble dormir, mélancolique, du sommeil des morts qu\u2019il abrite.Le canal laisse suinter une eau basse et souillée qui paraît coaler, dégoûtée d\u2019elle me ne ; sur se= bords, tout humides d'un gras clapotis, se tr înent des haillonneux qui regardent les deux mains dans ies poches, l\u2019échine pliée, le bout de cigir«=tte colié aux lèvres, de jaunes marmots qui se torgnolent à coups de gibec ères.A b 'te lais e errer ses yeux sur ce miserable ensemble qui s'attriste de la monotonie lassante des habitations ouvrières.-\u2014Une maison, une cour, un cabinet.Une maison, une cour, un cabinet.Une maison, une cour, un cabinet.et toujours.toujours la même chose.Rien de beau.rien de personnel.rien de varié !.Le nivellement, l\u2019égalité dans la prose, avec ce ton triste de la brique industrielle qu\u2019on dirait pétrie dans un sang de misère et d\u2019ennui.Et, sur tout cele, l\u2019air lourd et poussiéreux, i\u2019odeur écœurante des produits chimiques ; par ci par là, au travers des trous de murs, on aperçoit la cuisine d\u2019enfer .des foyers géants.de colossales machines d\u2019acier.et, au milieu d\u2019elles, de petits êtres tout noirs, tout terreux, qui ont, quand on les fixe, quelque chose comme une figure humaine.L\u2019exp ess accélère maintenant son allure : voici la campagne, presque la vraie ; et, en la nature toute brillante dans la clarté du soir, le contraste ramène devant la pensée d\u2019Alberte la figure de Jacques, comme dans certains rêves où des choses inexpliquées semblent insister auprès de vous.Et elle s\u2019enfonce dans c** rêve, tant et si bien, qu\u2019au Vai d Api Anna dut la prévenir : LA Compagnie F.X.BERTRAND (Successeur de F.X.Bertrand.) ÇQÆfÇiElMH Et Constructions Mécaniques, Engins et Chaudières à vapeur, stationnaires et portatifs, Turbines à Eau, de toutes dimensions.Outillages de Moulins a beie, à î ariue, à Carcie, Machiues à ti'a.va»lier le bois.Machines à faire le bardeau, et les boîtes à beurre et à fro.mage.Fournitures d\u2019Aqueduc, de Reurreries et Fromageries, Pompes, ° Bornes Fontaines, etc.Ouvrages de Fonderie et Réparations de toute sortes.OUVRAGE GARANTI.Igj^bUne visite est respectueusement sollicitée.9-03 \u201c II COMER ilES ETATS-» 5) SEUL JOURNAL D\u2019AMERIQUE! Publiant des dépêches spéciales de son correspondant de Paris.\" Leg dépêches te France et autres pays d\u2019EXJliGPE, de tous les grands journaux le New-York ainsi que les dépêches de la presse associée de toutes les /orties du monde.\t__________ CONDITIONS DrÂBGP4?3£Mgf£T PRIX DE L\u2019ABONNEMENT POUR LES ETATS UNIS ET LE CANADA (Payable invaviablomeut d\u2019avance) Un An.6 ni.3 lüi Edition Quotidienne (Courrier du Dimanche compris) $12.60\u2014$6.30-$3.40 Courrier du Dimanche (paraiss.le dimanche matin) 2.50\u2014 1.50\u2014 Edition Hebdomadaire (paraissant le mardi matin) 5.20\u2014 2.60\u2014 î.50 Les abonnements partent du 1er et du 15 de chaque mois.\u2022 >;i; Nous engageons nos côîTespôndants à faire leurs remises par Chèques, Traites, Mandats-Postes Money-orders), ou Express-Money-Orders à l\u2019ordre de\t' H.P.SAM P ERS c& CO , 195 et 197 Fulton Street, New-York DESAUTELS & BRUNELLE -NOTA FR\u2019 S- JOS.0.G.MIGNAUlT, INGENIEUR CIVIL ====== ARPE NTEUR-GEOMETRE.Adresse CHAKTREU8E A DOMICILE Achetez La \u201c Fameuse \u201d, extrait liquide con centré pour faire la Chartreuse à domicile en troir minutes.Préparé au laboratoire de J Et an Bertino, à Chartre.France.En vente à la PHARMACIE OSTIGUY, no\tSt-Hyaccnthe À VENDRE BEURRERIE-FROMAG ERIE DE PREMIERE CLASSE FBÊTS D\u2019AR«3NT A OU' DITIOSb EAUIIES ! 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A l\u2019usine, ce fut une stupéfaction, quand, au détour de la rue basse, on voit venir Alberte à pied, suivie de sa femme de chambre : \u2014Mais pourquoi n\u2019as-tu pas prévenu ?.téléphoné.?j'aurais envoyé la voiture à la gare pour te chercher.\u2014 Bah ! pas besoin !.\u2014Mais enfin.peurquoi reviens- tu si vite.?\u2014 Toutes mes commissions sont faites.\u2014Tu as vu le gérant ?\u2014Non.\u2014Le directeur de la Défense.} \u2014Non.\u2014Madame Lareine.?\u2014Non.\u2014Madame Fierrafem.?\u2014Non.\u2014 Mais alors.?je ne comprends plus.Tu nous dis que toutes tes courses sont faites !.Tu n\u2019es pas malade, au moins.?\u2014 Moi ! malade ?Pas le moins du monde.Jamais je ne me suis mieux portée !.Et elle partit dans sa chambre en éclatant de rire.Alors, à l\u2019office, on presse de ques-j tions cette pauvre Anna, qui lève les I deux bras au ciri, et jure ses grands dîeux qu\u2019elle ne sait rien ; ce qui, L P.MGftlN à FILS, F.\\ TitKL\u2019RBiVKl1 ilS-HEt nsifîlO\u2019 MANUFACTURIERE DE F\u2019ortea Chassis, Ja^-usses, üou jre P'éco pages, etc.PECIALITE ; Ban s
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