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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mercredi 26 août 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1903-08-26, Collections de BAnQ.

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[" 50e Année No 6234 SERIE COMPLETE OURRIER ' \"\tw -_________m Août 1003 No 190 MERCREDI, 26 Le Courrier fle M-Hyacinlhe St-Hyaointhe.26 Août 1903 Finances Municipales Quand le Courrier a abordé, 1 hiver dernier, la question de nos finances municipaleSj il lui a fallu se rendre à l\u2019évidence des chiffres et signaler le régime du déficit annuel dont nous a gratifiés notre Consolide-Vil le, passé et actuel.On avait l\u2019air, dans certains quartiers, de se douter si peu de cet état de choses, que l\u2019on faillit nous tomber dessus, et que l\u2019on nous accusa d'exagération et de mangue de véracité.Nous donnâmes ce que nous avions de preuves en mains.Les conclusions que nous tirions étaient bien prouvées, à notre avis, par les seuls chiffr s provisoires que nous avions à notre disposition.Mais pour mettre les choses bien au point, nous ajournâmes nos contra dictours à la date de la publication du rapport des opérations de l'année 1902.Il y a huit mois maintenant que 1902 est terminé ; et le Conseil n\u2019a pas encore réussi à organiser ses petits papiers de façon à renseigner le public sur l\u2019usage qu\u2019il a fait de nos taxes et de ses emprunts.Et pourtant notre conseil avait trouvé le moyen, avant la fin de l\u2019année 1902, de faire publier une espèce de rapport financier presque favo rable qui s\u2019arrêtait au 31 octobre (la veille d\u2019un paiement de plus de $12,000).S\u2019il n\u2019a fallu que quelques semaines pour donner un état de compte couvrant dix mois de 1902, nous ne voyons pas pourquoi huit mois ne suffiraient pas à aligner les chiffres de novembre et décembre et les ajou ter au rapport paru du reste de l\u2019an née.Il y a quelque chose qui ne marche pis dans les rouages municipaux.Il serait bon qu\u2019on se servit d\u2019un bidon approprié pour graisser ce qui retarde la machine.Tous les conseillers ne sont pas responsables de cet état de choses.Notre ami l\u2019échevin Lussier a déjà fait des observations à ce sujet ; et nous croyons qu\u2019il rendrait un réel seivice à la cause de la bonne admi nistration de la ville, en insistant pour un rapport immédiat, et en ne désarmant pas jusqu\u2019à ce qu\u2019il l\u2019ait obtenu.Il sera secondé par d\u2019autres éehevins.Les divergences d\u2019opinions ne peuvent pas empêcher tout le Conseil de voir l\u2019urgence d\u2019accomplir le devoir élémentaire de faire un rapport de ses opérations.Ce que le Courrier peut avoir à diie au sujet de nos finances est important,\u2014au même titre qu\u2019il est important pour les contribuables de savoir ce qui se passe, où va son argent, et de quelle façon on engage le crédit de la ville.La négligence à renseigner le publie sur la comptabilité de la ville ne peut être que le résultat de l\u2019incurie du Maire et des Eehevins.Si l\u2019état de choses actuel continue, il faudra conclure que l\u2019on veut tenir le public dans l\u2019ignorance de ce qui se passe, et les électeurs municipaux devront prendre à partie chacun des membres du conseil qui aura oublié sou devoir à ce point.Voici un échantillon de ce qui est en train de se passer ici.C\u2019est Hull qui nous fournit l\u2019exemple.MM W.H.Cluff, auditeur de la ville d\u2019Ottawa et Séguin, percepteur du revenu de cette ville chargés de faire une enquête dans les finances de la ville de Hull viennent de présenter leur rapport dans lequel ils allèguent une série de déficits de 1895 à 1902 se montant à $156,694.98.Les déficits sont comme suit : Année.\tDéficits.1895\tbal.$34,133.53 1896\t.2,553.27 1897\t.10,101.74 1898\t.11,658.90 1899\t.12,081.54 1900\t.28,125.07 1901\t.35,550.59 1902\t.24 490.34 Déficits totaux.$156,694.98 Les revenus ont varié de $54,828 en 1896 à $77,030 en 1902 et les dépenses courantes de $51,001 à $85,- Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.668 Le fonds d\u2019amortissement s\u2019est élevé de $6,308 à $15,832.Le Conseil de ville de Hull devra s\u2019occuper de rétablir l\u2019équilibre dans ses finances.On peut éviter cela Que de souffrances, que d\u2019ennuis, on s\u2019éviterait en preuaut quelques doses de BAUME RHUMAL au premier symptôme de grippe.Remède actif, sûr et saus rival, 25 cts.partout.UN HOMME UTILE M.BORDEN Quand le n^m de M.Borden fut prononcé comme étant le nouveau chef de l\u2019opposition, le public avait hâte de savoir quel était oet homme, peu connu jusque là, qui chargerait ses épaules delà difficile et lourde tâche de continuer la politique de Sir G.E.Cartier et de Sir John McDo nald.Le choix du leader &d\u2019un parti est toujours chose délicate.Il s\u2019agit d8 trouver réunies sur une même tête, la diplomatie, l\u2019éloquence, la connaissance consommée de la politique et de l\u2019histoire du pays, de la géographie, des ressources du sol et de l\u2019industrie : ce chef doit exercer un prestige assez grand pour commander en maître et être assez modeste pour ne pas faire sentir sa supériorité : car est il un monde plus susceptible et plus exigeant que ce groupe d\u2019hommes qui composent uu parti % Tant d\u2019ambitions en jeu, pour être ménagées sans porter ombrage, doivent obéir à un chef r nseigné, qui sait en même temps entretenir leur espé rance et leur activité.Et c\u2019est ce personnage puissaut et rare qu\u2019il faut pour diriger un parti.Il est nécessaire qu\u2019une même idée pénètre le cerveau de ses subalternes, qu\u2019une même autorité les incite au mouvement.Rien de plus important que le chef, dans uu camp politique ; sou rôle y est aussi nécessaire que celui du général pendant la bataille.C\u2019est lui qui trace les plans de campagne, distribue à chacun de ses hommes sa part de travail et de surveillance.Sous son contrôle tout doit coucourir à l\u2019unité.Quelle puissante organisation faut-il doue à un chef d\u2019opposition ! Ces qualités firent la force de Sir John A.Mc Donald, qui tint pendant un quart de siècle près, le parti conservateur au pouvoir.S\u2019il est difficile de conserver un parti dans les confiances du peuple, il est encore autrement ardu de l\u2019y ramener quand uue fois, il en est sorti : \u201c Hoc opus, hic labor.\u201d C\u2019est cependant l\u2019œuvre entreprise par M.Borden.M.Borden peut compter sur ses émiueutes qualités pour l\u2019avenir de sou parti.Les récits d\u2019Homère rapportent qu\u2019Alcibiade, dans sou enfance, faisait provision de savoir, reclus dans le silence et l\u2019étude, afin d\u2019arriver un jour à rendre service à sa patrie, Athènes.M.Borden, ainsi que le héros grec, a aiguisé ses armes longtemps pour les luttes du lendemain.II sait que l\u2019avenir appartient au hommes qui travaillent : les triomphes éclatants sont presque tou jours de peu de durée : les victoires gaguées après beaucoup de peine seules demeurent stables.Comme politicien renseigné, M.Borden ne le cède en rien à ses pré décesseurs ; comme orateur il a dépassé les espérances de ceux qui le connaissaient et a effrayé les partisans du gouvernement.Sa vigilance s\u2019étend aux points les plus reculés de l\u2019organisation politique.Si on observe la justesse et la pro fondeur de ses idées, on voit qu\u2019il ne soDge à rien moins qu\u2019à faire du Canada, l\u2019un des pays les plus prospères du monde.Car il possède à un haut degré le sens pratique.Connaissant à fond toutes les richesses de notre sol, soit agricoles soit minières, il avise constamment aux meilleurs moyens d\u2019en tirer parti.Elevé au sein d\u2019une ville toute vouée au commerce, Halifax, il a acquis dès l\u2019enfance cette aptitude aux affaires, qui est le fondement le plus durable de l\u2019élucatiou politique pour uu hom- me du Canada.Ici, notre position exige ce talent surtout, nous sommes destinés à être une nation commerciale par la fécondité de notre sol.C\u2019est cette ressource qu\u2019il importe présentement de développer.Il ne s\u2019agit pour nous, ni de conquête, ni d\u2019expansion territoriale.Mais, éten dous nos relations commerciales : facilitons l\u2019entrée de nos produits sur les marchés européens : établissons cette ligue rapide, comme le suggère depuis longtemps M.Borden lui même.Qn\u2019on vise surtout à ce qui peut augmenter notre richesse, par une protection efficace accordée à nos marchands à nos industriels ; notre avenir tient à tout cela.Tous les tâtonnements et les projets hasardeux du premier ministre font bondir d\u2019indignatiou le chef conservateur.Son dévouement aux intérêts du piys et son esprit si apte aux affaires ne peuvent pardonner à Sir Wilfrid les incertitudes d\u2019un programme mal inspiré, non plus que les pertes de temps et d\u2019argent dont il est cause.Hâtons le jour où nous aurons à la tête du gouvernement cet homme précieux.Rangeons nous en foule autour de l\u2019homme, habile, intègre et sociable qui se dévoue pour l\u2019avenir de la nation.S\u2019il est d\u2019impor* tance primordiale d\u2019avoir des hommes publics recommandables, il est non moins important de les supporter, de les entourer de confiance, c\u2019est alors vraiment et seulement que leur patriotisme devient actif et fécond au œuvres nationales.LE\tDESORCY Monsieur le chanoine Olivier Dé sorcy, curé de Siint-Üurs, vient d\u2019être enlevé subitement à l\u2019estime et à l\u2019affection de ses paroissiens.La maladie de cœur dont il souffrait depuis quelques années, et la para lysie, dont il avait été frappé, il y a environ six semaines, semblaient, en ces derniers jours, dissimuler leur travail funeste.Mais, dimanche, le 23 du courant, vers l\u2019heure de la messe paroissiale, il tomba foudroyé par une syncope.Un de ses vicaires eut à peine le temps de lui donner une dernière absolution, puis l\u2019extrême-onction, et déjà il était mort.Ce vénérable curé naquit à Saint-Cuthbert, comté de Berthier, le 13 janvier 1827.Ses parents, remarquant en lui les plus heureuses dis positions, le placèrent, de bonne heure, au collège de l\u2019Assomption pour y faire ses études classiques, A la fin de son cours, eu 1847, il em brassa l\u2019état ecclésiastique.Durant trois ans, il exerça les fonctions de professeur dans sou Alma Mater, tout eu étudiant la théologie.Au mois de septembre 1850, il se rendit au grand Séminaire de Montréal, pour se préparer immédiatement au sacerdoce.Le 29 décembre suivant, il était ordonné prêtre, par Monsei gneur Jean Charles Prince, dans la cathédrale de Montréal.Le 15 janvier 1851, il fut nommé vicaire à Longneuil, mais cette mission fut aussitôt révoquée.Au curé de Saiut-Eustache, qui réclamait un secours pressant, il fut envoyé comme auxiliaire jusqu\u2019à la fin du mois de septembre suivant.Nommé alors vicaire à S tint Césaire, il y trouva un vaste champ pour sou activité et son zèle.Cette paroisse était immense, et comprenait, en outre, plusieurs missions.Celle de Saint-Etienne Balton, distante de quinze lieues, était surtout pénible.Il eu reçut la desserte.Tous les mois, par des chemins difficiles, il se rendait dans cette pauvre localité pour donner aux fidèles les secours spirituels dont ils avaient besoin.N\u2019ayant pas les forces nécessaires pour suffire à cette tâche ardue, il fut transféré au vicariat de Sainte-Marie de Monnoir, le 3 novembre 1852.Il y demeura près de deux ans.Sous la pieuse et sage direction de M.le grand-vicaire Edouard Crevier, de vénérée mémoire, il acheva de sô former aux vertus et aux connaissances qui font le bon pasteur des âmes.Au mois de septembre 1854, les habitants de la paroisse, de Saint-Alexandre ayant demandé à Monseigneur Prince de leur donner un curé résidant, l\u2019abbé Désorcy fut choisi rour remplir ce nouveau poste.Il \u2019fallait tout y créer, pour ainsi dire, au spirituel et au temporel.Les fidèles, longtemps très éloignés des églises, avaient un grand besoin de la présence du prêtre pour les instruire et les former à la vertu.L\u2019église paroissiale qui venait d\u2019être construite, était à peine logeable avec ses quatre murs dégarnis.Il n\u2019y avait pas encore de presbytère ; et, du reste, rien autre chose dans l\u2019établissement religieux.Devant ce dénûmeut, le nouveau curé ne se rebuta pas.Il se mit à l\u2019œuvre avec zèle et se dépensa, sans compter, pour le bien de ses paroissiens.Par son dévouement, son affabilité, son intelligence des affaires, il gagna bientôt leur confiance et leur affec tion.Grâce à leur g'néreux concours, et souvent aussi à même ses deniers personnels, il put exécuter à diverses époques, des travaux considérables.C\u2019est ainsi qu\u2019il fit terminer le presbytère, dont les fondations étaient jetées avant son arrivée, construire les dépendance* curiales, un rond point, une sacristie, une tour et uu clocher pour l\u2019église, puis parachever l\u2019intérieur de l\u2019église et de la sacristie.Au milieu de toutes ces sollicitudes pour la création et l\u2019entretien de l\u2019établissement curial, il travailla avec ardeur à la sanctification de ses paroissiens.Par des catéchismes appropriés, des retraites, des appels réitérés à la fréquentation des sacrements, il leur apprit à connaître leurs devoirs envers Dieu, répandit parmi eux l\u2019esprit de piété, et leur fit aimer la religion.Il porta encore plus loin son ambition de pa teur.Pour relever le niveau iu teliectuel de sa paroisse, il s\u2019ap pliqua à ouvrir de bonues écoles.Il voulut, de plus, en 1866, fonder un couvent, pour l\u2019éducation des jeunes filles.Pour le diriger, il fit appel aux Dames de la Présentation de Marie, dont il avait apprécié le nié rite à Sainte-Marie de Monuoir,après leur arrivée au Canada, en octobre 1853.Elles s\u2019empressèrent d\u2019accepter sa proposition.Dès le 15 octobre 1866, elles vinrent s\u2019installer dans les locaux temporaires qu\u2019elles devaient habiter jusqu\u2019en 1876.A cette époque, en effet, le couvent, qui fait aujourd\u2019hui l\u2019ornement de la paroisse, était coustruit, grâce à la générosité du curé et des paroissiens.Mais le zélé curé ne devait pas jouir du fruit de ses sacrifices.Au mois de septembre 1876, il était appelé à la cure de Saint-Ours.En apprenant cette nouvelle, les paroissiens de Saint Alexandre furent dans la consternation.Ils s\u2019empressèrent d\u2019adresser à Monsei gneur Moreau uue requête, couverte de 383 signatures, dans laquelle, après avoir exprimé leur chagrin, ils disaient, en particulier : u que le départ de celui qui avait dirigé leurs affaires paroissiales avec tant de sa gesse et de zèle serait considéré comme un dommage incalculable pour eux tant dans l\u2019ordre spirituel que temporel.\u201d Cette requête, toute à l\u2019honueur du curé et des paroissiens, ne peut faire changer la décision de l\u2019évêque.Devant Dieu, Monseigneur Moreau avait jugé que Monsieur Désorcy serait encore plus utile à l\u2019Eglise sur uu autre théâtre.A son arrivée à Saint-Ours, Mon sieur Désorcy trouva les esprits bien divisés.Cette paroisse, d\u2019ordinaire si religieuse et si calme, se trouvait alors en pleine agitation.Depuis quinze ans, les paroissiens tâtonnaient et se disputaient au sujet de leur église, dont la reconstruction s\u2019imposait.Chacun voulait faire prévaloir son idée, et l\u2019action commune manquait pour une si grande entreprise.Le nouveau curé ne fut pas longtemps sans saisir 11 situation et y porter remède.Avec tact, habileté et fermeté, il réussit à pacifier les esprits et à obtenir l\u2019effort de toutes les bonnes volontés.Sous son impulsion, non seulement l\u2019église fut reconstruite, mais tous les édifices, qui composent l\u2019établissement religieux, furent renouvelés.Après l\u2019église, que tout le monde admire, viut le presbytère, puis le couvent placé sous la direction des Sœirsde la Présentation de Marie, et le collège commercial qu\u2019il confia aux Frères de l\u2019Instruction Chrétienne de Ploër-mel, France.Il semblait que sa tâche fut achevée.M iis un incendie vint, il y a deux années, détruire le nouveau couvent de fond en comble.L\u2019épreuve était grande.Mais le dévouement du curé et des paroissiens fut encore plus grand que l\u2019épreuve.Ils se remirent de suite à l\u2019œuvre, et un couvent plus beau que le premier a surgi des cendres.Ce qu\u2019il ou a coûté au curé de peines, de tioubœs, de sacrifices pécuniaires pour arriver à ces résultats étonnants, Dieu seul le sait.Mais c\u2019est que les hommes savent, c\u2019est que les paroissiens de Saint Ours ont généreusement donné pour la gloire de Dieu, qu\u2019ils ont raison d\u2019être fiers de leurs édifices religieux, et qu\u2019ils jouissaient de la paix sons la direction paternelle de leur curé.Cette paix, qui reud les âmes heureuses, Monsieur Désorcy ne l\u2019a pas procurée seulement par ses talents administratifs.Comprenant la fia sublime de son ministère, il s\u2019était appliqué à bien diriger sa paroisse au point de vue spirituel et moral.Il combattit les désordres, encouragea la pratique de la vertu et facilita la la fréquentatiou des sacrements.Tant qu\u2019il a pu travailler, il a été au poste du devoir.Il ne s\u2019est arrêté que sous l\u2019étreinte de la maladie.Et, dans ses dernières années, quand la souffrance le laissait en repo-=, il reprenait son activité pour de nouveaux labeurs.Le dimauche même qui a précédé sa mort, annonçant la parole à ses paroissiens, il leur laissait entrevoir son intention de reprendre le ministère actif onfié pins spécialement, depuis bientôt trois ans, à deux auxiliaires dévoués.Monsieur Désorcy est donc mort au poste du travail, dans la 77e année de son âge, la 53e de son sacerdoce et la 49e de sa vie curiale.Comme prêtre, il a parcouru ainsi uue longue carrière.Et cette car rière sacerdotale, il l\u2019a employée pour faire le bien.Aimant ardemment la sainte Eglise, il s\u2019appliqua à la faire respecter et aimer par tous ceux sur lesquels il eut une action.Plein de respect pour l\u2019autorité, dont il secondait les vues, il en était hautement apprécié.Il en reçut une preuve sensible, en 1877, lorsque Mouseigneur Moreau le nomma chanoine honoraire de sa cathédrale.Zélé pour la maison de Dieu, il eut à cœur de l\u2019ornementer et de promouvoir la beauté du culte.Il voulait par là y ittirer les âmes, pour les instruire et les smetifier par sa parole, et les sacrements.Ami de l\u2019éducation, il travailla toujours à en répandre les bienfaits au prix de sacrifiées pécuoiaires parfois considérables.Homme de bonne société, il sut se montrer toujours accueillant, aimable, plein d\u2019un esprit qui réjouissait sans jamais blesser.Digne dans ses rapports, ferme dans ses directions, il commanda le respect pour sa persoune et ses actes.Ces rares qualités lui ont permis d\u2019amasser, sans doute, de précieux mérites pour le ciel.Que Dieu en soit la très grande récompense ! Les funérailles de Monsieur Désor-cy ont lieu, aujourd\u2019hui même, à Saint-Ours.Son corps sera inhumé dans le caveau de J\u2019égiise paroissiale.Evêché de Saint-Hyacinthe, le 24 Août 1903.Monsieur le chanoine Olivier Désorcy, curé de Saint-Ours, décédé hier en son presbytère, était mem bre de la 11 Société Ecclésiastique du Diocèse de Saint-Hyacinthe\u201d (La Caisse).Les associés lui doivent une messe.Le défunt faisait également partie de la Société d\u2019une Messe\u2014section provinciale.Les membres de la section diocésaine lui doivent aussi une messe.Le service et l\u2019enterrement auront lieu à Saint Ours, mercredi matin, le 26 dn courant à 10.39 heures.Par ordre : A.M.Daoust, vice-secrétaire.\u2014POUR GUERIR UN RHUME EN UN JOUR.\u2014Prenez tes Tablettes Laxative de Bromo Q liniue.Le pharmacien vous renbonrsera votre argent si elles ne vous guérissent pas.Exigez la signature E.W.Grove sur chaque boîte $0.25.Le Sivon Lifebuoy est fortement reconnu tudé par la profession médicale comme un préservatif contre les maiad.es infectieuses.\t1 AU JOUR LE JOUR Les libéraux qui se plaignaient d\u2019avoir en M.Tarte un ministre tapageur, ne doivent certainement pas se plaindre de \u2019leur nouveau fétiche, F honorable Raymond Préfontaine.Eu effet, ce dernier est en train de descendre au niveau dn grand par» leur Simon Cuiulard Parent.\u2014Le Rappel.Si le G.-T.-P.\u2014plan ministériel, a une valeur appréciable pour la province de Québec, c\u2019est sans contredit dans l\u2019effet qu\u2019il peut avoir d\u2019ouvrir le Nord à la colonisation.Or, qui contestera que les intérêts des la colonisation seront mieux servis par un chemin de fer spécialement à cette fia, et dont le tracé sera fait de f »çon à ce que la voie ferrée traverse les régions colonisables, sans s^oeu* per principalement de suivre la ligne droite, plan Borden.\u2014Le Rappel.^ *** Le débat sur la motion que la Chambre des Communes se forme eu comité général pour étudier le cou-trat du Grand Tronc Pacifique ae sa terminera pas avant la fin de cette semaine, s Ensuite, il y aura la discussion des détails et la troisième lecture qui peuvent bien mener aux premiers jours^de septembre.Le gerrymander et les estimés sup-plémeutaires occuperont bien l\u2019attention des députés pendant trois semaines.Il est doue très probable que la prorogation n\u2019aura pas lieu avant le mois d\u2019octobre.\u2014Le Journal.Une dépêche de Londres annonce que le Cauada a refusé de permettre la publication complète des procédures de la fameuse conférence coloniale.\t.Il est évident que s\u2019r Wilfrid n\u2019a pas bien représenté notre pays à cette convention.Est-ce qu\u2019il a trop froissé le sentiment de la province de Québec ?Il a boute de sa conduite.Il a intérêt à cacher quelque chose.Les délibérations de cette conférence avaient rapport à des questions publiques et les contribuables ont le droit de savoir tout ce qui s\u2019y est passé.\u2014Le Journal.Un chemin de fer national Le discours de M.Borden en réponse à celui du Premier Ministre, sur la politique de chemins de fer, a été non seulement une critique juste des actes du gouvernement; à ce premier point de vue, le chef de l\u2019opposition se plaçait en maître au premier rang des orateurs parlementaires : mais sou discours, ! ce mérita déjà enviable, joint celui d\u2019avoir suggéré une politique éminemment propre au développement du pays.Puisqu\u2019il faut bâtir un chemin de fer, qu\u2019on le construise de manière à en tirer le meilleur bénéfice possible.Ce mot résume le discours de M.Borden : mais voyous un peu quelles sont les suggestions faites par lui.Tout d\u2019abord l\u2019orateur parlementaire propose de prolonger l\u2019Intercolonial jusqu\u2019à la baie Géorgienne : de plus, au beu de faire contribuer le trésor public à la construction de la division est du nouveau chemin de fer transeontineatal, il serait mieux de rendre propre à la nation la partie dn Pacifique Canadien qui s\u2019étend entre North Bjy et Port Arlhur.Jette politiqvie signifie la préservation de l\u2019intercolonial dans lequel $70,000,000 de l\u2019argeat du peuple est déjà investi.Oa sait que d\u2019après l\u2019exposé de Sir Wilfrid, le nouveau, chemin de fer du Graud-Troao-Paci-fique, en longeant ITatercolonial, lui ferait une concurrence insoutenable» et cette dernière ligne qui a coûté si cher au trésor public serait réduite à rien.De plus, nous pourrions utiliser nos canaux : c\u2019est à-dire tirer profit d\u2019nue dépense de $80,090,0)0 qui deviendra inutile par la construction du Grand-Tronc Pacifique.En troisième lieu, vient la g i ran tie aux quatre grands chem us de fer canadiens entre North Biy et Port Arîhur d\u2019un transport suffisant, évitant ainsi la construction d\u2019un autre chemin de fer à travers uue région difficile.Un pointcapital se rattache àcette politique pour ce qui regarde Peu-eouragement donné à nos ports.N'est il pas, en eff t, de la plus mauvaise politique que de faire de Portland,uue ville des Etits-U .is,le [M suivie -sur la 2e pige J SOtUt*\t0j»[quu)S8 5317 4644 m OWM» iWK m -HYAUimOT, 26 AOÛT 1908 i> ?ill it :SiÜ:i li Le Courrier de Saiiif-Hyacinthe J ramai Bi-HeiomaJaire Est imprimé et publié, eu la Cité de St-Hyaeiuthe, rue Cascades, No 213, par J.de L.Taché, domicilié eu la dite Cité, de St-Hyacii>the.ABONNEMENT $1.00 par an, Canada et Etats-Unis.\u2019SQU abonnement date du 1er et du 15 de chaque mois.Tout année commencée se paie en entier.ANNONCES l\u2019rs uière insertion.10 centms la ligne.Insertions subséquentes.\t5\t\u201c\t\u201c A.«ris de Naissances, Mariages et Décès, 25 centins chaque.\t_\t.Avis spéciaux .10 centins la ligne.Annonces à long ternie,tarit' spécial.CSuite de la 1ère page) port de mer de tout le trafic d\u2019ane grande ligne comme le aérait le Grand-Tronc Pacifique ?Qu\u2019on ne s'y trempe pas : c\u2019est ce qui a été résolu, et les américains du Maine, d\u2019y applaudir avec force.L'Ad vertiser de Portland a publié la note sensationnelle suivante : \u201c Les citoyens de Portland, déclare t-il, seront heureux d\u2019appren dre qu\u2019il est pratiquement décidé que cette ville sera le grand termi mis de la ligne du Grand-Tronc Pa eifique qui traversera le eoutiuent.Le doute sur cette assertion n\u2019est guère possible.Yoilà donc autant de commerce et d\u2019importance d\u2019eulevés à Montréal on à St Jean, N.B.Nptre gouvernement s\u2019est donc en gagé à dévelopj; er la prospérité des villes des Etats Unis au détriment d< s nôtres.Au contraire, par le prolongement de lTntercolonial, ce sont nos ports canadiens qui prospéreront.En général tout notre système de transport,tant par eau que par terre, en éprouvera un développement con sidérable.Ce sera du même coup la création du transport sur les grands lacs, le transport gratuit sur le St Laurent et les côtes situées le long des pro vinees maritimes.Par ce même piogramme nous ver rons encore faciliter l\u2019établissement de taux de transport peu élevés dans toutes les parties du Dominion pour les personnes qui voyageront.S\u2019gnaloos encore l\u2019évitement d\u2019un bcodlage évident que s\u2019tffir cent de faire certains politiciens à conscience large.Ce qu\u2019il convient ce n\u2019est pas la création d\u2019une ligue au profit de quelques particuliers et entretenue avec l\u2019argent de tout le monde, mais un chemin de fi-r pour le peuple puisque c\u2019est avec l\u2019argent du peuple qu\u2019on en défraie la dé pense.La d fférence entre le programme du gouvernement et celui de l\u2019opposition est nettement tranchée et susceptible de conséquences fort différentes, bien que tendant chacun d\u2019eux au «développement dts cha mins de fer ; mais c\u2019est précisément de cette différence qu\u2019il faut tenir compte si l\u2019on ne ventdéiiver vers la ruine en adoptant les intentions du gouverna ment.COLONNE AGRICOLE Avemaps il drainap ai sots-sol Département du l\u2019agrfcultnre de la Puissance du Canada Division dts Commissaire de l\u2019Agriculture et de l\u2019Industrie laitière.Ottawa, le 20 août, 1903.On peut facilement donner plusieurs raisons pour démontrer que, presque toujours, le drainage a pour eflVt d\u2019améliorer les terrains eu cul ture.La nature a elle même pr s soin de drainer parfaitement une portion considérable du sol ; mais il est probable que, avec le temps, à mesure que la terre acquerrera plus de valeur, ou jugera convenable d\u2019assainir artificiellement- la plus grande partie des terrains plats ou peu dt clivés qui méiitent d\u2019être cultivés, la questîou de savoir s\u2019il est profitable de drainer une étendue donnée dépend de la valeur du terrain avant le drainage, do coût de l\u2019opération et de la valeur qu\u2019elle ajoutera à la terre.Chaque propriétaire doit ici décider pour lui n ême.Tout d\u2019abord, il convient de dire que ie drainage approfondit le sol et donne aiusi plus d\u2019espace aux racines des plantes.Si les racines n\u2019ont pas amplement de quoi se nourrir, aucune plante ne tirera tout l\u2019avantage possible dis ressources du sol.Dans les errains conveua b'ement drainés, les racines de la plupart des plantes cultivées s\u2019ét.eu dtut au loin et à une grande profon deur ass» z communément j ut qu\u2019à deux et quatre pieds ; on a vu eer taiues plante3, comme la luzerne pousser leurs racines jusqu\u2019à trente pu ds.Am unes racines, sauf celles des plantes ronatiques, ne poussent, dans l\u2019eau st; guaute.Le drainage convenablement exécuté abaisse la surface de i\u2019tau du toi, permet ainsi aux racines de pénétrer à leur profondeur normale, et concourt à donner une aide très favorable à la crois-sauce et, au rendement des récoltes.Le drain, en emportant l\u2019eau libre qui remplit les pores du sol, permet à l\u2019air de pénétrer celui ci.La terre respire, pour ainsi dire, à travers le drain, car il existe uu courant d\u2019air continuel fie loug en large, de haut eu bas, causé par les variations dans la pression atmosphérique.Lorsque la terre est comparativement sèche, ses pores contiennent une bonne quantité d\u2019air.Advienne une pluie, l\u2019eau remplit la partie supérieure de ces pores ; mais si l\u2019air n\u2019a pas un débouché plus bas, il se trouve em prisonné, exerce une pression sur l\u2019eau au dessus et empêche celle ci de pénétrer dans le sol à plus d\u2019un ou deux pouces de profondeur.Il peut donc arriver qu\tCOUR District de St-Hyacinthe \\ DE CIRCUIT No 387\tJ JOSE TH AMABLE BISSONNET ET JOSEPH CHARLES BRODEUR,tous deux marchands tailleurs et merciers,des cité et district de St-Hyacinthe, et y faisant affaires en*< mble en société, comme tels, sous la raison sociale de \u201c Bissonnet & Bi odeur \u201d Demandeurs vs.ADOLPHE BONNET, ci-devant des cité et district de St-Hyacinthe, et maintenant domicilié en lieux inconnus, aux Etats-Unis d\u2019Amérique, Défendeur.Il est ordonné au Défendeur de comparaître dans le mois.St-Hyacinthe, 20 août 1603.ROY & BEAUREGARD, 26-29\tC.C.C.CANADA, Province de Québec, District de St-Hyacinthe No 377.COUR DE CIRCUIT JOSEPH AMABLE BISSONNET et CHARLES BRODEUR, tous deux marchands-tailleurs et merciers, des cité et district de St-Hyaciuthe, et y faisant affaires ensemble en société, comme tels, sous la raison sociale de \u201c Bissonnet & Brodeur \u201d Demandeurs, vs.CHARLES CHARRON, ci-devant des cité et district de St-Hyacinthe, et maintenant domicilié en lieux inconnus, aux Etats-Unis d\u2019Amérique, Défendeur.Il est ordonné au Défendeur de comparaître dans le mois.St-Hyacinthe, 29 août 1903.ROY & BEAUREGARD, 26-29\tG.C.C.culateur, d\u2019autres fils maintenant décédés et de quelques filles dont l\u2019une lui survivant est l\u2019épouse actuelle de Jos.Brodeur, marchand épicier, et d\u2019une du nom de Georgina qui mariée à V.Sicotte, fat la mère du propriétaire actuel du terrain qui nous occupe.Par acte du 26 juillet 1882 passé devant M.B.Beruier notaire, Frs.Morin donna à sa fille G^orginua, veuve de Victor Sicotte, l\u2019emplace meut dont il est question avec les bâtisses qu\u2019il avait érigées aussitôt après le feu de septembre.Madame Sicotte fit dans un des magasins le commerce de marehan dises sèches quelques années av c son mari et ensuite leule.Elle y faisait encore le commerce lorsqu\u2019elle mourut dans cette maison qu\u2019elle habitait avec ses trois enfants, Henriette, épouse actue'le de Emile Marin, avocat, George Emile mort il n\u2019y pas longtemps au cours de ses études pour la profession de notaire et Henri le propriétaire d\u2019aujourd\u2019hui.A.la mort de Madame Sicotte, Eu-sèbe Morin, oncle des enfants fut nommé tuteur et administra leurs biens de même qu\u2019il surveilla leur éducation.A la majorité de Henriette la plus vieille des enfants, Bu sèbe acheta ses droits dans cet emplacement, qui étaient alors d\u2019un tiers, et les revendit plus tard au propriétaire actuel.George étant mort non marié donna ses droits à sou &ère Henri et à sa sœur alors ma* CANADA.\tq Proviuce de Québec\tI\tCOUR District de St-Hya -înthe \\ DE CIRCUIT No 377\tJ JOSEPH AMABLE RISSONNET ET JOSEPH JOSEPH CHARLES BRODEUR tous deux marchands tailleurs et merciers des cité et d-strict de S .dut-Hyacinthe, et y faisant affaires en société comme tels sous la raison sociale de \u201cBissonnet & Broieur.\u201d Demandeurs, CANADA,\tq Province de Québec\ti\tCOUR District de St-Hyacinthe ( DE CIRCUIT No 419\tJ JOSEPH AMABLE BISSONNET ET JOSEPH CHARLES BRODEUR tous deux marchands tailleurs et merciers, des cité et district de St-Hyacinthe, et y faisant affaires comme tels en société, sous la raison sociale de \u201cBissonnet & Brodeur\u201d Demandeurs, vs LOUIS VICTOR COTÉ ci-devant des cité et district e St-Hyacinthe, et maintenant en lieux inconnus, aux Etats-Unis d'Amérique.Défendeur, Il est ordonné au Défendeur de comparaître dan le moi=.St-Hyacinthe, 17 août 1903.ROY & B SAU REGARD, 26-29 -\tG.S.C.CANADA,\ty Province de Québec,\t1\tCOUR District de St Hy cinthe.\tf DE CIRCUIT.No 389.\tJ JOSEPH AMABLE BISSONNET et CHARLES BRODEUR, tous deux marchands-tailleurs et merciers, des ciré et district de St-Hyacinthe, et y faisant affaires ensemble en société, comme tels, sons la raison sociale de \u201c Bissonnet & Brodeur \u201d, Demandeurs, vs.NARCI SSE BOYER, ci-devant des cité et district de St Hyacinthe, et maintenant domicilié en lieux inconnus, aux Etats-Unis d\u2019Amérique, Défendeur.Il est ordonné au Defendeur de comparaître dans 1 mois.St-Hyacinthe, 20 août 1903.ROY & BEAUREGARD, 26 29\tG.C.C.CANADA,\tq Provin e de Québec.\t\\\tCOUR District de St-Hyacinthe.\tj DE CIRCUIT No.417.\tj JOSEPH AMABLE BISSONNET et JOSEPH CHARLES BRODEUR, tous deux marchands-tailleurs et merciers, des cité et district de Saint-Hyacinthe, et y faisant affaires comme tels en société sous la raison sociale de '* Bissonnet & Brodeur \u201d Demandeurs, vs.LAURENT DUSSAULT, ci-devant de la paroisse de Notre-Dame de St-Hyacinthe et maintenant donreilié en lieux inconnus, aux Etats-Unis d\u2019Amérique, Défendeur.Il est ordonné au Défendeur de comparaître dans le mois.St-Hyacinthe, 24 août 1903.ROY & BEAUREGARD, 26-29\tg.C.C.En veent an \u201cCOURRIER\u201d V1NGT=C1NQ ANS D\u2019EPISCOPAT Jubilé de Feu Mgr L.Z.Moreau, Avec portrait du vénérable défunt.TABLE DES MATIÈRES Dédicace.1.\u2014 Monseigneur L -Z.Moreau.II.\u2014 Préliminaires du jubilé.53 III.\u2014 Ouverture du jubilé.96 1Y.\u2014 Messe jubilaire.si Y.\u2014 Banquet des Noces.54 VI \u2014 Clôture officielle du jubilé.,.70 Vil.\u2014 Fêtes intimes du jubilé.8 ) VI11.\u2014 Acclamations.loi Appendice I.\u2014 Les décorations de la cathédrale.117 II.\u2014Des convives au Banquet des noces.120 III.\t\u2014 Les \u201c Disciples de Martin \u201d.130 IV.\t\u2014 La Chaîne d\u2019Argent.\t129 Y.\u2014 Les Ecoles du Passé.144 VI.\u2014 La gloire du Chandelier d\u2019Or.150 Les Noces Éternelles I.\u2014 Mort de Mgr L.-Z.Moreau.157 li.\u2014 Feu Mgr L.-Z.Moreau.161 III.\t\u2014 Annonce officielle de sa mort.166 IV.\t\u2014 Son éloge funèbre.\t168 Prix, par la poste ou à notre bureau.$0.25 .AU COMMERCE Le Courrier de Saint-Hyacinthe ayant fait l\u2019ac uisition d un matériel complet d\u2019imprimerie eut maintenant rivaliser avantageusement avec ui que ce soit de Montréal dans l\u2019impression de® P LA CA RDS.A F FICHES Livres, Entêtes de Comptes, Programmes, Cartes d\u2019affaires ou de visite, Mémorandums, Blancs pour N otaires, Avocats, Municipalités, etc., Lettres funéraires, Cartes mortuaires, Factums, Pancartes, Circulaires, etc., dans les derniers goûts, avee des caractères tout nouveaux et à.meilleur marche que quique ce soi 8 ou s ferons une spécialité des PLACARI AFFICHES, PROGRAMMES, ANNONCES, & p t-ir les Courses de Chevaux.riée, et celle ci par acte subséquent vendit ses droits à Henri qui est ainsi devenu le seul propriétaire de cette jolie bâtisse dont la disposition offre de grands avantages aux occupants actuels ; uu des magasins est occupé par Henri Sicotte qui y fait le commerce de marchandises sèches avec Jean Bergeron, et l\u2019autre est le grand établissement de marchands tailleurs, merciers et hardes faites de Bissonnet et Brodeur.(à suivre) \u2014SÉMINAIRE DE SAINT-HYACINTHE\u2014La rentrée des élèves est fixée au 2 Septembre.3 fs\tJ.R.Ouellette.La Pondre Américaine DU MONTANA Ensjalssive et tortitate ïoar clerax et lest» C die qui a été reoonnue supérieure, pour la médaille qui lui a été accordée \u2014 est maintenant offerte en vente chez tms les marchands de provi sions, épiceries et Ferronneries en sacs de 8 lbs à 45 cts et 10 lbs 55 cts, et chez C.C.GAUCHER, Agent spécial, Rue des Coinnnissaires, MONTREAL .L\u2019o:i peut aus=i se procurer la poudre chez CHS.G.RAC1COT & Cü., à St-Hyacinthe.26 Sept- vs « PH1LIAS FRÉGEAU, ci-devant des cité et district de St-Hyacin lie et maintenant domicilier en lieux inconnus, aux Etats-Uuis d\u2019Amérique Défendeur, Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.S -Hyacinthe, 24 août 1903.ROY & BEAUREGARD, 26-29\tG.C.C.Pour guérir le Mai de dents en une minute One application de Nervol suint Sinon votre argent rendu.Guérit aussi la névralgie et le ¦Lftt de\tq^c eth^sr.i^us les guérit le rhumatisme.Mr.Paui, H.Cye, Old Town, Me, L\u2019hiver dernier je souffrais beaucoup de rhumatisme, lorsqu\u2019un de mes amis me conseilla de prendre du Vin St-Michel.J\u2019en fis l\u2019essai et je puis dire qu\u2019une bouteille a suffi pour me convaincre de la valeur de ce grand remède.J\u2019ai continué à en prendre pendant quelques temps et fus complètement guéri.Le Vin St-Mlchel est un tonique extraordinaire pour purifier et tonifier le sang.Je ne connais rien d\u2019aussi bon.Votre dévoué,\t.PAUL H.CYR.GRATIS:\u2014Sur demande nous vous enverrons l\u2019Album du Vin St-Michel, contenant cent illustrations et des renseignements utiles à tous.Adressez : BOIVIN, WILSON &.CIE 520 Rue St-paul.- Montreal Can.Seuls Agents pour V Amérique.QUIR1N & DUHAIHE, ISO, ru* Friend, Boston, Mt»>.Agents pour Us Etats- Unis, Reconstruction dn \" à farine ' ' Coté & Frère Nous avons le plaisir d\u2019anooncef a nos amis que nous sommes maintenant à reconstruire notre moulin à farine qui sera prêt pour la récolte nouvelle.Nons voulons, sans égard au prix d\u2019installation, construire un moulin de premièi\u2019e classe sous tous les rapports.Toutes les machines seront construites sur les derniers modèles afin de donner le plus fort rendement possible sans nuire à la qualité de la farine.Pour éviter tout encombrement le moulin que nous construisons aura beaucoup plus de capacité que l\u2019ancien et fonctionnera constamment soit par l\u2019ean soit par la vapeur.Nous entreprenons ces travaux, qui sont considérables dans l\u2019espoir que le public voudra bien nons continuer son encouragement comme par ie passé.Louis Coté & Frère.j.n.o.Dr.Geo.Ls.LeComte COIN DES MES\tet ST - HYACINTH! No.191 K.Médecine Générale ¦ Spécialités : Maladie des Enfants, Rhumatismes Inflammatoires, Asthme, Dyspepsie, Inflammations de poumons et plaies en général.TRAITEMENT ÉLECTRIQUE, etc., etc.Le Dr LeComte a pendant 3 ans suivi les cours spéciaux du Dr Bm telle, de Montréal, et dans la suite, les cliniques de New-York, à différentes reprises.Bell Teléphom N- j.1(53.Che\u2019n de Fer du Quebec Southern Tous les jours, dimanches exceptés.\tdown A.M 6.30\t\tSTATIONS.\t\t\t Read A.M.\t\tP.M.4.00\tEastern time.par.Sorel.ARR\tA.M.9.50\tP.M.9.00\tP.M» i \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .\t6.57 7.13 7.27 f.\t4.21 4.32 4 42\t.St.tiobert .St.Aimé.St.Louis.\t9.29 9.18 9.08 e.8 56 8.47 f8 35 8.30 8 20 c .\t8.33 8.17 8.03 ^7 A4 7.30 /7 0 i 7 00 6.45\t,### J # J *V.2& *7.30\t7.46 7 59 /8 22 8.25 8.45\t4.54 5.03 /o 15 5.20 5.40\t.St.Judes.St.Barnabé .St.Hyae\u2019the Jet \u201c J St.Hyao j J .St.Madeleine.Argenteuil.\t\t\t /- -\u2022 8.04 f.\t*9 01\tC.5.56\t\t\t\t \t\t\t.St.Darnase.\t8.04\t6.29\t5 56 8.34 8.49 9.15 9.25\t9.17 9.20 9.42 9 50\t6.13 6.24 6.37 6.45\t.Rougemont .St.Angèle.St.Grégoire.a.Q.S.J.ld\u2019vI.p\t7.4 * 7.39 7.27 7.2b\t6.13 6.03 5.48 5.40\t5 CS 4.41 4.15 4.05 \t\t\t\t\tlve Montreal arr\t.\tXT5 2.55 2.35 2.05 1.50\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022*.\u2022 \u2022 \u2022 g » 10 40 11.10 11.40 12.05 12.20\t\t\t8.00 8 13 8.23 8.34 8.40 9.0C 12.10 1.50 2.60 5.50 7.20\tl.Q.S.J.lb\u2019vl.ar .Sabre vois.Henryvilie.Clarence vil le .ar.Noyau Jct.lv lve.Alburg.arr.arr.Rut land, lve No.B nuingtou .Troy\t\t6.30 6.17 6.08 5.56 5.50 5.35 2.10 12.35 il 25 11.00 7 rv.\t\t \t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t \u2022\u2022\u2022\u2022*\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t.Albâuy.ar.New-York.pt\t\t\t** ** \t\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\t\t\t\t\tj\t\t Service de chars Pnlmau entre St-Hyacinthe,, Boston et New-Y m s.vU Burlington et Rutland.x 3 3544 4 ©©TIBMBB DE ST~HYAGlNfS§,-26 AOUT 0.903 On demande UN BON AGENT, travaillant, pour solliciter pour la HOME GUARANTEE ad.COY., 71a rue St-Jacques, MONTREAL.L.A.Massé ASSURANCE \u201c Tiift Manufacturers Life Insurance Co.\u201d FLU,-VIE,-ACCIDENT,-MAKINE, BRIS DE VITRES, - IDENTIFICATION,-GARANTIE.Bureau de la Manufacturers Life St-Hyacintk One J72 BOULEVARD GIROUARD, Tel.Bell 31.Argent à prêter.A VENDRE En la ville de Coatîcooke, une vnanuf >cture bien outillée de portes et chassis, avec espace suffisant pour la manufacture de chaises ou autre spécialité Un moulin à scie fait partie de la manufacture, tes eng ns, chaudières et machines sont en bon ordre.Les environs de Coatieooke abondent en tontes espèces de bois qui peuvent être achetées en billots l\u2019hiver à bas prix.Un homme du métier et competant y trouverait son affaire* Pour plus amples informations .s\u2019adresser à F.Laroche & Cie ou 1.H.St-Pierre M.P.P.Çoat'cookf, P, Q, j.n.o,\t- ïl4& II ASSURANCE MUTUELLE 0C* j il Prompt Régir rtTRE LE FEU.Taux raisonnables.nient en cas de pertes.FEUILLFr La Gïp .TON il de Amie v par Pierre L\u2019Ermite -D'abord, non ! tout n\u2019est pas là, -t ensuite je les payerai autant, si je peux.\u2014 Eh bien ! même alors, ils ne resteront pas !.j en ai la conviction absolue.La terre !.Vous ne soup çonnez pas comme on parle, au Val u\u2019Api, du travail énorme, et surtout aléatoire, qu\u2019elle exige.Si vous sa-vit z comme les paysans de Frilleux approuvaient, l\u2019autre jour, dans une réunion publique, les critiques et les plaisanteries dirigées contre elle, vous en seriez effrayé vous même J.Travailler la terre t A les entendre, c\u2019est devenu bon pour les simples qui ne peuvent absolument pas faire autre cho^e.Après avoir bien peiné sur elle, l\u2019ingrate ne donne, au soir de la journée faite, que l\u2019espérance d\u2019une moisson qui peut-être ne se réalisera jamais ! Vous prenez toutes les précautions., vous accumulez toutes les garanties.vous choisis- sez bien votre semence, mais qui peut vous assurer que vous ne serez pas gelé., grêlé,., rôti., versé.?L\u2019ouvrier de l\u2019usine n\u2019a aucune de Noms et Adresses DES Maisons d\u2019Affaires RECOMMANDABLES DE ST-HYACINTH E.BISSONNET & BRODEUR Marchands-Tailleurs et merciers, 169 rue Cascades.C.B.BRODEUR Ferblantier-Plombier, 277 rue Cascades.JOS.BRODEUR & CIE., (J obbers) Marchandises sèches et Epiceries.Gros et Detail.228 et 234 rue Cascades.S.BOURGEOIS & CIE., Magasin-Général, Place du Marché.BROUSSEAU & FILS Marchandises sèches et Nouveautés, 63 et 67 rue St-Eratiçois.B.BÉLANGER Marchand de Chaussures, Cuir.Sellier et Cordonnier.132 rue Cascades.U.BEAUNOYER Peintre- Entrepreneur.Magasin de peinture, Tapisseries, Ferronneries, etc.95 rue Cascades.\tTéléphone 237.SAUL CADORETTE Restaurateur, Coin des rues Cascades et Ste-Anne.EDOUARD CHAUSSÉ Artiste-Sculpteur Monuments Fuuèbies en Marbre et en Granit 269 rue Cascades.CASAVANT & FRÈRE Facteurs d\u2019Orgues DUSSAULT & LAMOUREUX Fondeurs, 4 rue St-Hyacinthe.J.B.DAIGNEAULT & CIE., Epiceries, Vins et Liqueurs, 229 rue Cascades.L.J.OSCAR FONTAINE Professeur de Musique 113 rue Girouard.\u2014 Tél.296.FRS.G ER VAIS Marchand de chaussures, 212 et 214 rue Cassades.GRÉGOIRE & FRÈRE Epiceries, Vins et Liqueurs, 37 rue Cascades.HUETTE & THERRIEN.Tél.138 Ferblantiers-Plombiers et Couvreurs, 68 rue St-Simon, Place- du Marché.E.LAMARCHE i ijoutier et Opticien\t\t Etabli en 1882.153 rue Cascades.J.E.LANCIA\t\t Chapelier et ^ (Bloc Marte*1'\tmanclionmer, m).No 179 rue Cascades.LA-RIVIÈRE & FILS, Restaurateurs, 223 rue Cascades.A.MARCOUX Marchand de Machines à coudre, Pianos, Orgues, En Gros et en Détail.Coin des rues Cascades et Mondor.ces préoccupations.peu lui importe le temps qu\u2019il fait ; tous les soirs, il a dans la main, sonnants et trébuchants, ses trois francs.quatre francs, cinq francs.quelquefois six francs et plus !.Vous allez voir si, dans quelques mois, cette comparaison perpétuelle ne va pas agir, suggestionner, décider tout ie monde.\u2014 J\u2019espère que non, répond Jacques.\u2014Et moi, je suis sûr d\u2019avoir raison contre vous, car, partout, j\u2019entends causer, et ma conviction est faite ; l\u2019œuvre de Soupot commence seulement.Bâtir des usines, c\u2019était le premier résultat qu\u2019il désirait atteindre ; maintenant, il veut les peupler ; ce n\u2019est pas de Paris que les ouvriers vont venir ; il faut donc en prendre dans le pays.\u2014A ia terre.murmure Jacques.\u2014 Evidemment ! Et les camelots, les pourvoyeurs du cafetier, battent les villages et vont trouver et travail 1er l\u2019ouvrier jusque dans les champs.Ausd : Monsieur Jacques, je vous avertis en bon voisin, prenez garde !.vous avez affaire à de rudes adver saires ; pas plus dans l\u2019avenir que dans le passe, ils reculeront devant rien.\u2014Oh ! fait Jacques avec le ton d\u2019un homme qui exprime une pensée longuement refl chie; je ferai l\u2019impossible pour empêcher mes ouvriers F.NOLIN Meublier et Bourreur, 86 rue Mondor.de se laisser prendre aux pièges de Soupot ; je les défenderai contre eux-mêmes, et contre lui !.Mais, si j\u2019échoue pour eux, je puis répondre pour moi et de mot !.je resterai ce que je suis : le \u201c tenant\u201d de la terre !.Je* le die à toi, Sylvain, pour que tu le répètes partout, et autant que tu voudras.sur tous les chemins.aux quatre vents du ciel !.\u2014 Mais vous ne trouverez plus personne pour la cultiver.votre terre !.\u2014Je la mettrai toute en bois ou en pâture.je trouverai bien dix hommes ou dix femmes pour me traire mes vaches.?\u2014Je ne sais pas !.je ne sais pas., répète le facteur en hochant la tête ; on va prendre les femmes aussi à l\u2019usine.\u2014Naturellement !.Les hommes,la nuit.les femmes, le jour.Et les enfants, qu\u2019en fera-t-on.?\u2014Oh ! s\u2019il fallait s\u2019occuper de tout, s\u2019écrie Sylvain.les enfants de ses ouvriers !.vous supposez comme ils doivent peser lourd dans les préoccupations de M.Nathan ! .Le facteur tire alors sa montre et s\u2019aperçoit que le temps marcha.\u2014Adieu, Monsieur Jacques ; déjà, je suis en retard ; vous savez, les beaux jours sont passés, il me reste à peine trois minutes pour prendre mon petit verre a la cuisine.Vous voulez PAGUNELO FRÈRES Importateurs de Provisions, Epice ries, Vins et Liqueurs.RAYMOND & FRÈRE M agasi n - G e n ér al, 228 rue Girouard.J.H.RICHER Barbier-Coiffeur, 217 rue Cascades, Porte voisine du Courrier.J.C.~ RAYMOND Marchand de Pianos, Musique en feuilles et Instruments de toutes sortes.Accordeur de Pianos.237 rue Cascades.C.ROULEAU & FILS Charbon et Bois, 7 rue Laframboise.CHS.G.RACICOT Marchand de Grains, Earines, Son, Gru, Mouke, etc.110 rue St-Antoine, Place du Marché GEORGE ST-JEAN Marchand de Journaux, Revues, Chansons et Chansonniers, etc.Coin des rues Cascades et Mondor TRAHAN & McNULTY Marchandises et Nouveautés.Patrons \u201cStanda Enseigne de la boule Rouge, Place du Marché.LE VIN DE QUININE DE CAMPBELL FORTIFIA LA Compagnie F.X.BERTRAND (Successeur de F.X.Bertrand.) 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Afin de couper court à ses réflexions, il envoya Firmin faire seller un cheval et partit dans les champs pour voir ses ouvriers.Le grand air lui fit du bien ; le soleil se dirigeait maintenant très doucement du brouillard, et semblait 9-03 Une visite est respectueusement sollicit ee.\u201cil m miwr SEUL\tD\u2019AMERIQUE! ¦Publiant* des dépêches spéciales de son correspondant de Paris dépêches,de France et autres pays d\u2019EUROPE, de tous les grands i0n 7 le New-York ainsi que les dépêches de la presse associée de toutes^ vartiea du monde.\t68 CONDITIONS D'ABONNEMENT PRIX DE L\u2019ABONNEMENT POUR LES ÉTATS UNIS ET LE CANADA (Payable Invariablemeut d\u2019avance) Un An.6 m.édition Quotidienne (Courrier du Dimanche compris) $12.60_8b'.30-.,4T Courrier du Dimanche (paraiss.le dimanche matin) 2.50 I.soU Edition Hebdomadaire (paraissant le mardi matin)\t5.20\u2014 2.00\u2014 150 Les abonnements partent au 1er et du 15 de chaque mois.\u2022n»K Nous engageons nos correspondants à faire leurs remises par Chèques, Traites, Mandats p \u2019\u2019Money-orders), ou Express-Money-Orders à l\u2019ordre de\t\u2019\t* -i ostes H.P.SAM RE RS ék CO , 195 et 197 Fulton Street, New-York T m.0.G.MIGNAULT, INGENIEUR CIVIL ^\tARPENTEUR-GEOMETRE.Spécialités de constructions d\u2019Aq educs, d\u2019Egouts et d\u2019Eclairage Electrique.Construction de Ponts et chaussées.Développement de Pouvoirs d\u2019Eau.Arbitrages, Evaluations, etc., etc.Adresse : SHERBROOKE, P.Q.Sirop de Menthol composé de Boulanger Guérit Rhumes, Toux, Bronchites, Asthmes, Coqueluches, Croups, le Catarrhe, la Consomption à son début, etc.Dé tu-'eux au goût.En vente à la PHARMACIE OSTIGUY, juo\tSt-Hyacinthe.CHARTREUSE A DOMICILE Achetez La \u201c Fameuse \u201d, extrait liquide cou centré pour faire la Chartreuse à domicile en trois?minutes.Préparé an laboratoire de Jeu an B eut i no, à Chartre, France.En vente à la PHARMACIE OSTIGUY, no\tSt-Hyaointbs À VENDRE BEURRERIE-FROMAGERIE DE PREMIERE CLASSE MESDAMES, Vous économiserez sûrement 500 Francs par An sur le p\u2019ix de vos Toi'ettes, si vous voulez faire usage du Journal de Modes \u201c LA SAISON \u201d le Seul au Monde donnant par numéro environ IOO Gfravures inédites de Modes, etc.C\u2019est yous dire que les parties techniques, Modes 6t Travaux de Mains y sont traitées d\u2019une façon magistrale.Cet organe 11e publie aucun roman, ce qui permet de Je laisser entre toutes les mains.Modestie et Tranquillité refllètent de ses modèles.O francs par An ou 2«> cent, le numéro avec un Supplément de Modes,une Planche de Patrons ou un Panorama en couleurs.Numéro Spécimeu gratuit, 30, rue de Lille, Paris.\t_______Élj LIBRAIRIE LAMULLE & P01SS0S JUST POISSON COMMISSIONNAIRE Librairie de la Société BibliograjiMp 14, rue de Beaune, Paris Librairie et Commission en lardai» Arrondissement excellent et longue saison.Perspective d\u2019augmentation considérable.Termes faciles sur paiement d\u2019un quart du prix- S\u2019adresser par lettre à J\\a D.» bureau du \u201cCourrier de St-Hyacinthe,\u201d St-Hyacinthe, Qué, aspirer la nature entière, s\u2019enivrer d\u2019elle comme du parfum d\u2019un bouquet aimé.La campagne avait cette bon ne odeur du matin que avourent si bien ceux qui savent les champs ; la poussière dormait sur la route humide encore du brouillard ; en passant devant les maisons, on sentait le goût si particulier des fe :x de bois ; les derniers insectes de la saison bat* taient des ailes dans les rayons de soleil ; et.au soleil des chaumières, les aïeules arrivaient lentement pour voir passer le beau cavalier,.,.,, Jacques ralentit son allure devant l\u2019Abbaye, dont les fenêtres étaient closes.Evidemment, les voyageuses se reposaient encore du long voyage ; puis il tourna à droite et descendir à travers champs vers la Neigerie, où ses ouvriers déterraient les betteraves.Les agents de Soupot n\u2019étaient certainement pas encore passés par là, car, de tous les côtés, les têtes se découvraient en un geste d\u2019indiscutable sympathie._ Précisément, ce jour-là, le travail était terrible, le plus dur peut-être de toute l\u2019année : il fallait chercher au fond du sol toutes les betteraves, sans en casser la pointe, car elle contient la quantité de sucre la plus grande ; les charger sur d\u2019immenses chariots attelés chacun de douze bœufs, et, au travers des terres collantes et détrem Conditions de Paiement Un Compte-Courant est ouvert à nos Clients déposant à notre caisse une provision dont il leur est délivré reçu.\u2014 Relevé d' compte est envoyé semestriellement en janvier et Juillet.Pour les Clients n\u2019ayant pas de Compte-Courant, le paiement de nos envois se fait APKÈS EECEr-TION, par chèques ou mandats postaux à notre nom.Toute facture non soldée dans le trimestre est recouvrée par la poste, augmentée des Irais de recouvrement, à la fin de chaque trimestre.HUILE\" DE FO LE DE MO K U Ë DE BOULANGER Emulsion très nutritive, très digestive, c est b tonique par excellence.Elle assure un aci to'.sse-meut immédiat du poids et de l\u2019embonpoinU En vente à la\tT PHARMACIE OSTIGUY, juo\tSï-HyacwtH'E^ pées qui encaissent ia Jouine, remon* ter le chargement sur la route de cul* tare desservant la Ferlandière.< Dans les ascensions, fis bêtes puissantes et superbes, toutes nées a a ferme,devaient tirer sans interrpution et à plein joug ; dans les descentes,* y avait plus que de la difficulté , e danger devenait réel, et maigre le se cours des freins, les bœufs devaien parfois s\u2019arc bouter, au point d en^on cer en terre jusqu\u2019aux genoux, PoUf ne pas se laisser entraîner dans e pas se fonds.laisser entraîner U suivre) SIROP D\u2019AMIS 6AIIVIN \"~JeUcÔlique, dys- ~\t__procure senterie, dentition douloureuse, etc.jjjg, le sommeil.En vente oartout 25c.»a Il y a bien pen d\u2019opéra-lions de nettoyage auxquelles le Savon Sunlight ne peut-être employé avec avantages-Il rend le logis attrayant et propre.\t,a 0446 "]
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