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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mardi 4 juin 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1901-06-04, Collections de BAnQ.

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[" A4* ih COURRIER HYACINTHE 9me Année MARDI, 4 JUIN 1901 Numéro 42 AUX ANN0NCEUR8 Nnrre journal oxwto depuis plus H4 «l\u2019Miitrc*.rar ton* lr*\ti41H1mi ot liiitlaiiiin* M int ilioiKitruvit.|*rli, ho.I, f 1 OU Vur r#ieu*e loot un*, dut une mu-|t»rbu Hi-ùne.Eu dessous uont le* mot* : Dieu Unisse noire famille.Autour du outtr gravure il y u tfe ru*pa*v pour huit pliotogniphioK d autres membre* du lu la-mille, chleuiiu entourée d*- fl.-ur*.Ailleure août dus vigne* grimpante*, l*outon* du rode*, etc., jeté** ici ut IA uu une riche coufuaioii ut fiiUaiit relief *ur lu *u|«rl*e /\u2022» .d d\u2019or qui proluit uu article de toute Ua ulé.Atrpntc voroi votre oppor- /ÎJJCIIIÔ T UNITE.\u2014Noire pris ré-gilllcr e*i du .r*o cent*, mai* A tous euux \u2022iiii enverront cettu aiiiiouce aprè* l'avoir u©*oii|ié«\u2018, non* eaverrou* tin** image |«our 12«> « t*.Nih pru junir le* ameuta : 12 |M»urîtG.7/> ; f*0puir $0.00 ; 100j*»ur ÿ 11.00.Nous |iuyoii* tous lu* frai* d'euvoi et nous reuiuttoiiN l'argent |*oui lu* imoguM non vendu***.N.U.Jaekaou, de KiImore »p|»étit, une Nniue Jigos iou.uiiflotiiiueilrép «r.»tou«-, pi «mus BRISTOL'S Sarsaparilla Ce reniL-tle révcillo le f«He, ntimukU circulation, reml l\u2019twpril lu» i«l«* » i «.«uf liore la santé cm gé érul Soixante an*d\u2019ea*al ont d«&moutr4 que c\u2019e*t le plu* rerntum&udAble purificateur du rai.l?ual ,èse 14 livres ; elle est grasse et rougeaude.11 va 44 sans dire que je suis en parfaite aanté.J\u2019ai eu uue 44 maladie heureuse et une recouvrmnce sans accideut, 44 et je «lois ce l»onheur aux Pilules Ronges, car 4* clics tu'out guérie de tous mes maux cl ont fait de AVIS A ïi05 PAntmu.\" mol qui étais si faible et s! souffrante, une femme \u201c forte t-t bien portante.\" Le mal «le tête et les points «le cûtés étaient les \u201c maladies qui me faisaient le plus souffrir.J\u2019ai pris \u201c des Pilules Rouge» pendant un un et demi et je \" *»c regrette pas l'argent que j\u2019ai dépensé car lorsque \u201cJ'ai commencé ;\\ prendre ces merveilleuses Pilules, ** J étais rendue à bout et il m'était impossible «le fuire \" quoique ce soit.Jt- souffrais continuellement et la *' vie était un martyr pour moi.44 Dam K JEAN-BAPTISTE ST-LAURENT, 44 Ste-Flavlc, Qué.44 I t V.il.1 ill IJ/ U *(f\t*\t\u2022#! t de nos patiente», nous nvons cru faire ce changement, elle9 é, et plus que jamais, exiger que le nom de lu CiB CHIMIQUE sur chaque boite, c\u2019est le seul moyen d\u2019avoir les véritables % «antq.j* HAffâ «von» retranché.Je nOJl Sfr ^>t.7*odcri*.de tous «os remèdes.Nos PILULES ROUGES, seront donc connues n l'Avenir sous le .loin de : PILULES ROUGES de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE.Tour le plus grand intérêt devront donc comme pAr le passé, FRANCO-AMERICAINE, soit sur chaque\t_ PILULES ROUGES et de sc guérir rapidement.Elles devront refuse* comme imitation, toutes PILULES ROUGES vendues de porte en porte et aussi celles vendues nu 100 ou a 25c.la boitu Nous Invitons aussi nos patientes à venir voir les Médecins Spécialistes delà CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, si elles désirent avoir nlus de re-iseigne menti; sur leurs maladies ou sur le mode d\u2019emploi des PILULES ROUGES, ou de leur écrire ; les consultations, personnelles ou par lettres données par nos Médecin» sont iibpolunieut gratuites et ne pourront manquer n être utiles mix femmes qui souffrent et veulent se guérir.Nos PILULES ROUGES sc vendent 50c la boite ou 6 boites pour $2.50, envoyées par la malle au Canada et au Etats-Unis sur reception da montant.\t\u2022 FAC-SIMILE OU PAQUET.n*; i\u2014 mil ¦*¦, »-rtn pour jnnliiH »-t ft-rin*.(\u2022HAINES DE MIL.~ClioiMinM«-z !h \u201c('«uailiriiut «\u2022t rAnM'rimim*.** GHAINKS DE Tl: EK LE «t «HAINES l\u2019OUK PATURAGE il»-* j*Iii.h l*«-l 1#-* variété*.GRAINES l\u2019OtJH.SEMENCE DE ( RKEALKS, \u2014 «lit- Ht tout ÎOII »|lAcuh* «-Ht iloiillre uUX V»-riritrs nouvel 1rs *-t Hinéborée».BLE DINDE POUR ENSII.AUE.\u2014LVeord- hicnt !\u2014»\u2022 New York Brauti) Offlco.C& F Ut^ WaaMauton I).L S.CARREAU ÜTOTAXBH No 7, Rue du Palais, St-Hyacintbe AdKNT D'AMKUHANCK Sur la Vik : .Vun Life, \u2014 Sun la Kku : Liverpool A London «1* Globe ; Lnulon A /xincashérr ACtna of liar'ford.Tjrr.JACQUES FOURNIER HUISSIER, C.S.Pour 1rs Bistricts dr 8t-~_ ft Bdford.- Bureaux a - Maicula L\u2019AuEG-Gardieu el Fariibam P.0 1 .r~ O.JACQUES, KNTKKI'UKNKt\u2019K PEINTRE, DECORATEUR ET TAPISSI 178a rue Ste-Klizabclli, \u201c UÉ001IATl()NS-l)\u2019b4?li«es, Théâtres, lté.ulen (Th privée» et Magn.siu.».ENSEIGNES\u2014lettre» *n couleur ou »*n or.BEI NT UK ES DK MAISONS\u2014ltéaidenoe» priVe**, d* ville ou de cftinuigne, dans le» diver» goût», ftvt o elêgiiime et hurmouie dims le» couleur».IMITATION drs diver?*» variété» de boi», de marbre, etc.TAl\u2019lSSEIUES\u2014.Spécialité dan» le ]»usage et lu décoration de» tapisseries, réimntge et nettoyage de U|>is»enes.FbAFONDS |»Miit.», tapis^» et décoré.» avec goA-et élégumr jv\\r de» iiihiu» habile» et exiiérit ineiitee».BLANCHISSAGE de toute» sorte» et de toute» couleur».ESTIMATIONS donnée» avec plaisir.Sl\u2018f.11ALITÉS\u2014Feinture Extra* )>our couverture et clocher d'égli»e.ROLE DERNIERE FORMULE .Blanc» de Lisle Electorale De la Province do Québec.A VENDRE AU BUREAU DU II feuilleton LE LYS D\u2019OR FAR LOUIS LETANG \u2014Maman asjurc que c\u2019est mal de te dire toi, comme à el\u2019c, à père rt à mes amis du village.\u2014N\u2019est ce que cela ?\u2014 Elle dit que tu es un personnage, pas de notre condition, très haut, très loin, à qui l'on ne parle qu'avec crainte et respect et que c\u2019est mal de t\u2019imposer mes volontés., \u2014Mais ce sont des puérilités sans aucune importance.\u2014 E le «lit que c\u2019est mal de te prendre ton temps pour m'apprendre à lire et à penser et que tu n\u2019est pas un maitie d\u2019ccole comme le vilain M.Veigeot, des Grangcttes.\u2014 Le fait est, fit Lucien en souriant, que je ne me serai?jamais cru destiné à remplir les fonctions d\u2019instituteur.Mais qu\u2019importe si la lâche me plaît et si j\u2019y trouve de bienfii «antes satisfact ons.\u2014 Tout cela c\u2019est mal!.résuma Marie Madeleii e a'ec gravité.C qui est bien, c\u2019est de dire vous, de ne plus vous importuner et d\u2019aber à l\u2019éccle aux C rangettes pics de M.Vcrgeot ou di M le curé.Seulement, moi, j\u2019aurai bien du chagrin et je pleurerai .comme vous pleuriez le jour où vous êtes arrivé ici.\u2014 Chère enfant !.s\u2019écria Lucien de Fontenay d\u2019un élan dont l\u2019ardeur le surprit lui même, vous n'aurez point de ihigiin et vous ne pleurerez pas.I! n'y a i i bien ni mal dans les scrupule» que votre mère vous a suggérés, mais de simples que-tions de convenances sociahs qui n\u2019ont pas de raison d\u2019être au milieu de ces trai» quilles lorêts et dont j* me suis d\u2019ailleurs affranchi depuis long temps \"Si vous îc voulez, Marie Madelei ne, vou- me direz vous ctts maintenant une grande demoi el\u2019e et que les petites fille seules sont admises a mettre tout le monde sur le pied d\u2019égalité ; mais nous continucions à travailler cnsemb'e, bit n gen'iment, comme tous le» jours, sans rien charger.lûtes vous contente ?.\u2022 \u2014 Oh I oui, oui.,, je suis heureuse.vous êtes ton.Et elle se perchait vers lui, câline, et elle lui soi r\u2018ait divinement, et clans ses yeux îayonnants lè bouheur éclatait \u2014Dite*, encore, murmura t elle.C\u2019est bien, n\u2019cjt-ce pas, a\u2019aimer de tout son cœur son père et sa mere ?\u2014 Ou*, le bon Dieu nous le commande.\u2014 Et de vous aimer, vous.plus.Bien plus.C\u2019est bien aussi ?\u2014 Non!.non!.s'écria Lucien de Fontenay, bouleversé par les paroles de l'incon-dente jt une fille.Une rougeur intense envahit ^o* visage ; il quitta la main que M t rie Madi leine laissait dans les siennes et fit un pas en arrière.Tous deux ils demeurèrent interdits n'osant plus prononcer une parole.Cependant la mère adoptive de Marié-Madeleine, Mme Bourgoin, condi.i.ait vers le quinconce de til leuls, eu se trouvaient les jeune5 g' ns, deux dames qui venaient de se pré senteraux Grangettcs, demandant a vois M.de Fontenay, Claire de Bucîe.accompagnée de Oaudie, la fille aînée de la bonne dame Roussin !.Claire de Bude qui venait, ainsi que nos lecteurs le savent, loyalement, aux Grangettes, comme Lucien était venu à Brczolles, résignée au marty re, prête à faire connaître la ruine de scs derniers espoirs, à dire toute la cruelle vérité sur l\u2019indignité de sa famille, bien résolue à l\u2019éternel adieu.Lucien et Marie Madeleine n'avaient pas entendu venir les trois femmes Ce fut seulement lorsque Mme Bourgoin pénétra d ms l'ombre des tilleuls que le jeune homme tourna la tête.Surpris, il demanda: \u2014Qu\u2019ya-t il?.\u2014C\u2019est une dame qui désire vous voir.Déjà Lucien avait deviné Claire et il s\u2019élarçait vers elle, lui saisissait les mains et s\u2019écriait, haletant d\u2019émo tfon : \u2014C\u2019est vous!.VousI.Quelle joiel.quel bonheur I.\u2014Ce n est pas de la joie, ce n'est pas du bonhrur que j'apporte, murmura t-elle avec un triste sourire.Mme Bourgoin qui voulait discrètement se retirer appelait en vain Marie*Madeieine.Blanche comme une statue, les yeux fixés sur Claire de Bude avec un indicible effroi, l'enfant n'entendait rien.Sa mère adoptive s\u2019avança et la prit par la main.\u2014Viens, fillette.\u2014Non, murmura-t-elle sourdement.Je ne veux pas.yt»m^mH«NiiMwm4m?niTipmm»mtnmyiiMM.r».7T ÂVetf e table Preparation for As -similatlrig thelood and Recula-ting the Stomachs and Bowels af Infan i s ( iiii.dhkn PromotcsT)igesUon,Chcerful-ness and Rcst.Contains neither im.Morphinô oor Minerai.Tot Narcotic.Opiui No i don.Sour Stomach,Diai Worms .Convulsions .Feverish- Qcss and Loss OF SLEEP.VAcS&xnile Signature of NÎW YORK.A CE QUE LE FAO-S] DE LA SIGNATURE \u2014DE\u2014 SOIT SUR L\u2019ENVELOPPE DE CHAQUE BOUTEILLE DE eiSTMII Al I) 111 «» « 11 h % J5 Boni s - JjCi ms EXACT COPYOrWlAPFCB.1+ Owtorla Mi nà?an boiteilhi d'oao grta-àtmr MvlecMot.Il n'e»l jamola Taodi à k BMtur».He permette! pa» A qui qae oe soit de ?ot» tendre autre choee sous prétexte ai aur promeem que o\u2019eet \"tout uumI bonM et que oela répondra À tous let be»oini.M Voyei à oe qu'on toi» donno 0-A-8-T-0-B-I-À.Ufw fttzaUA _ 4*1» dr Ht - \u2014Sois obéissante.Viens.-\tJ ne veux pas.-\t-M.le marquis s\u2019occupera de toi plustard.Viens.\u2014 C\u2019est cela, fit Lucien, se détournant un moment.Laissez nous, Marie-Madeleine.Cette parole lui fut c mme un coup de massue.Elle chancela, s'en alla toute raidie, refoulant ses sanglots.Lorsqu\u2019elle se fut éloignée : \u2014 Cete jeune fille est admirablement belle, fit Claire avec une admi ration sincère.\u2014Oui.Une malheureuse enfant au cerveau atrophié.\u2014 Pauvre petite! \u2014Je vous en ai parlé dans mes lettres.longuement.\u2014 Hélas I elles m'ont été volées et je n'ai pas lu celles que vous me dîtes.\u2014Toutes les dernières, alors ?.Se peut il ?.Oui 1 J'ai de tiistcs confidences à vous faire.\u2014 Encore le malheur ?\u2014Toujours.Il ne cessse de m'accablt r.\u2014 Grand Dieu!.Cet espoir que vous avez fait luire à mes yeux dans votre première lettie et qui m'avait rendu la vie ?.\u2014 Je m\u2019étais abusée moi-même.\u2014 C\u2019est impossible.\u2014 Mon Dieu !.Claire prit la main tremblante de Lucien et la séria d'une étreinte ferme et courageuse.\u2014Je suis venue, mon anv, continua-t-elle avec un uristc sourire, vous rendre la parole que vous m\u2019avez donnée en toute fanchise et loyauté.Toutes mes espérances sont tombées.Je ne puis être votre femme.\u2014Mon Dieu !.\u2014J\u2019ai douté un moment du crime reproché à ma mère ; abusée par elle-même, je vous ai écrit que la démonstration de son innocence pouvait sc faire, que l\u2019obstacle allait tomber peut être ?\u2014 Hélas ! mon illusion a été de courte durée.Je sais ce dont un bandit qui est le frère de ma mère est cap ble et j'ai reçu l\u2019aveu de celle-ci.Point de doute.Plus d'espoir.Tout est consommé Claire, malgré sa forte volonté, ne put retenir une larme qui bondit comme une perle sur sa joue pâ lie.Ce fut sa seule faiblesse.\u2014Je vous en supplie, Claire, protesta Lucien tout angoissé par le» simples et courageuses paroles de la jeune fille, ne dites pas que tout est consommé.\u2014Je veux espérer encore.\u2014 L\u2019inéluctable certitude est- meilleure que l'espoir décevant.\u2014Vous perdre à jamais ?.\u2014Je resterai votre amie.\u2014 Non, ce n\u2019est pas ce que mon cœur désire.Ce n'est pas ce que je veux.\u2014Vous oublierez, Lucien.\u2014Jamais!.\u2014 Voos oublierez, je vous assure, mon ami.\u2014Pour que vous me di iez ainsi ces choses cruelles avec tant de froideur impassible, il faut que vous ne m'aimiez pas, Claire, que vous ne m'ayez jamais aimé !.La jeune fille releva son voile et montra en pleine lumière son visage amaigri et pâli par la souffrance.\u2014Ne m\u2019accusez pas, Lucien.J\u2019ai atrocement souffert et la résolution que j\u2019ai prise m\u2019a coûté bien des larmes mon âmi je vous ai aimé, je vous aime et n'aimerai jamais que vous I.\u2014Si vous m'aimez Claire, si notre amour e»t resté tout entier pur et triomphant, qu\u2019importent les misères extérieures!.Soyons l'un de l'autre it que le monde tout entier disparaisse à nos yeux !.* Elle l'interrompit doucement: \u2014 Déjà, Lucien, vous m\u2019avez parlé ainsi.Les mots que vous prononciez, suspeibcs et généreux, me pion-geairnt dans le ravissement et nous montions ensemble les mains unies et les yeux dans les yeux vers le grand ciel rcsp\u2019endissant, oublieux de la terre que nous foulions aux pieds.\t- \u201cRappelez vous, Lucien, rappelez- a vous qu'au-sommet de la col\u2019ine nous nous heurtâmes à une colonne bii- sée .' \u2014 Je me souviens, je me souviens, cria t il.C\u2019est la plus horrible minute que je vivrai jamais.Je me suis enfui lâchement.frappé de vertige.la tête perdue.fou !.Et je ne cesse de m'accuser, de maudire cette honteuse.Et il poursuivait avec un son.bre désespoir : \u2014 En dîrrgéant nos pas vers ce cam four du Ccdre où mon père a trouvé la mort, le hasard a été traite et méchant ! \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2014 Ne blasphémez pas, ami.Dieu, en nous faisant heurter le monument qui rappe lle le crime ancien, a voulu nous montrer quel était notre devoir et dissiper notre aveuglement passager.\u201cCette colonne brisée qui s\u2019élève dans le parc de Brezolles, elle est partout où nous sommes tous les doux : au coin des routes, au fond des plus épaisses forêts, sur les vagues de la mer et dans l'azur du ciel.\u201cVous m'aimez et je vous aime.La force de notre amour pourrait, pendant quelques années, dissiper la lugubre vision, mais elle réapparai trait fatalement quelque jour et, dès lors, nous serions perdus tous les deux.Que de remords atroces et quelle affieuse existence serait la nôtre !.\u2014Au moins nous aurions été h u-reux I.s\u2019écria Lucien de Fontenay.\u2022 Puis, honteux de cette exclamation égoïste, il cacha son visage dans ses mains et se prit à sangloter.\u2014Je vous croyais plus de courage., murmura faiblement Claire de BuJe, prête à défaillir elle-même.Le jeune homme se raidit et parvint à dominer son émotion.\u2014Soit.Plus de larmes et plus de plaintes.\" Pardonnez cette faiblesse passa* gère.Le choc a été si brusque!.C\u2019est que, voyez vous, moi, je ne savais pas.\t~ A coyxtinuer ETES - VOUS SOURD Y?Tour !.\u2022» car (le SUROIT! ou d\u2019OttlUE 0URC \u201d fulrimnt maintenait! par notre nouvelle luve«*-tlon.* < \u2022» Mturils-niueti» de ital*»>:i!K'r R«*ulR *oiw lncin!t/>u-n.Lei bourdonnement d'oreillerettCRf la»»»* dUtement.Décrives votre ca».Kxameit et cottoet» irrati».Vou* |touvcz voit» guérir cites vou*» A 'J* £OÛt relativement lia».\ttfé Ls S»
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