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Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mardi 19 février 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1901-02-19, Collections de BAnQ.

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[" t \u2022\u2022 COURRIER 48me Année.MARDI, 19 FEVRIER 1901 Numéro 147 AUX ANNONCEURS Notre journal existe depuis plus de 47 ans.Sa circulation au Canada et aux Etats-Unis est de beaucoup plus considérable que celle d\u2019aucun autre journal publié dans le district do Saint-Hyacinth* Le Cornier de Sii-Hnl St-Uyaointue.lu Février 1901 MANDEMENT pour la publication des Lettres Pontificales qui étendent A tout le monde catholique le jubilé universel célébré A Rome l\u2019un du Seigneur 1900.LOUIS ZÉPHIRIN MOREAU, par la giAcc de Dieu et du siège apostolique, évêque «le Saint liyuclu-the, assistant au trône pontifical.Au clergé séculier et régulier, aux corn mu Hauts religieuses et à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction en Notre Seigneur Jésus Christ.Nos TRÈS CUERS FRÈRES, Ecunyelizo vohis gaudium magnum, quod e il omnipopulo ! Nous Venons vous annoncer u ie nouvelle qui sera pour tout lo peuple une grande joie (!) Vous le savez : durant touto P An née Sainte 19 0, ou pouvait aller gagner à Rome l\u2019extraordinaire indulgence que ues aneêtr» 8 appelaient le 44 grand pardon -Us ont été coin p tés par plusieurs centaines de mille, les fidè'es de tout race et de tout pays qui ont accompli ce pèleriuage à la Ville Eternelle, pour s\u2019enrichir des trésors spirituels offerts A b ur piété par le chef de l'Eglise.Heu reux, leurs yeux (2).(lirous-uouw eu empruntant une parole du divin Maître, d'avoir vu lis grands et impressionnants spictacfos de foi dout Rome fut le théAtro durant tonte lu période bénie du jubilé ! h-u reuses, leurs oreil e % d\u2019avoir entendu la lütiauge du Christ et P horn muge à son vicaire, eu cette auguste capitale du inonde catholique ! D'autres, bien autrement uotu breux, ont désiré se procurer les mêmes religieuses jouissances, et n\u2019ont pu satisfaire cette pieuse un pi ration.Or,voilAque l\u2019Année Suinte est expirée, et que les portes saintes «les basiliques patriarcales de K.nne sont fermées ! Oui ; mais, cam me on pouvait lire sur la truelle d'or dont le souverain pontife fit usage pour préluder A la reconstruction de la porto sainte de Saint.Pierre, Et cia usa porta, palet churitas Christi.Si la porte est close, la charité du Christ reste ouverte.Eu effet, «lès le len letnnin du jour de ces symboliques solennités, le pane allait faire jaillir les » ifusious de la charité divine de Puuivors entier.Tout d'abord présentée aux visiteurs du tombeau du prince des apôtres, qui fut la souche de Pim mortelle dynastie qui gonverue PE glis\u2014Pourront faire les visites pro cession utilement, d\u2019après la bulle d'extension du jubilé: les chapitres, congrégations hint séculiers que réguliers, confréiicH, associations, uni veisités, collèges, et aussi les paroisses, pourvu quo les paroissiens soient guidés par leur curé ou un prêtre délégué par ce dernier à cet etfot : \u2014 nous réduisons eu leur faveur les jours do visite de quinze A trois ; \u2014A Saint Hyacinth»*, la procession devra visiter lo même jour chacune des quatre églises ou chapelles désignées plus haut, A l\u2019article I ; A Sorel,A Fai nh un et A Saint-Césaire, la procession visitera le même jour deux fois l\u2019église et deux fois la chapelle désignées au précédent article ô; dans toutes les autres paioisscs, la procession visitera l\u2019église paroissiale quatre fois distinctes le même jour ; IG \u2014 Il est permis aux religieuses et A leuis novices «lo s'adresser pour leur confession du jubilé, mais pour cette confession seulement, A tout prêtre approuvé par l\u2019ordinaire pour entendre les confessions dans le diocèse ; 17.\t\u2014 Tous les fidèles de l'un et de l\u2019autre sexe, taut laïques qu\u2019oo-clésiastiques, séculiers ot régulieis do tout ordre, de toute cougrégition et do tout institut, même devaut être nommés spécialement, peuvent s\u2019adresser a tout prêtre tant séculier que régulier d\u2019un ordre différent et institut quelconque, approuvé par l'ordinaire pour euteudre les confessions des séculiers ; 18.\t\u2014Tous les piètres approuvés par l'ordinaire pour euteudre les confessious des diverses catégories do personnes énumérées ci-dessus, jouissent des facultés mentionnées dans la bail© ; 19.\t\u2014La confession et la comrau-nion du jubilé doiveut être distinctes de la confession annuelle ot do lu conuuuniou pascale ; 20.\t\u2014Les personnes qui, l'an dernier, soit A Rome soit ailleurs, out eu l'uvautage de gaguer l'indulgence (lu jubilé, pourront jouir do nouveau, cette anuée, du même privilè ge > 21.\t\u2014 Après la grand\u2019messe du 1S août prochain, solennité de l'Assomption de la T.S.Vierge, ou ohautera le Te Dcum pour remereior Dieu des grâces que uous aurons ro çues pondant le saiut temps du jubilé.Serout le présent mamleinout ot la traduction ei-joiute des lettres apostoliques Temporis quidem sacri, lus et publiés au prôuo de toutes les églises et chapelles où se fait l\u2019ofilce divin avec les solennités paroissiales, et au chapitre des commuuautés religieuses, le 17 février couraut, dimanche de la Quiaquogésiiue.Donné A Saint Hyacinthe, sous uotre seing, le aoeuu de notre diocèse et le contreseing de uotre secrétaire,le dix février mil neuf cent un.+ L- Z.,Ev.dk Saint Hyacinthe.Fur mandement de monseigneur, P.Z.Dkceli.kh, chan., secrétaire.(!) Luc., li, 10.\u2014(2) Muttli., XIII, liL \u2014 {:\\) l*v., XXV, 9, 10.\u2014 (4) I Cor., X.11.-15] laic.IV, 10-21.\u2014 I«IJ l*a.IV, S.- (7 | JoV, X, 14.\u2014 (S) lu., Lv,\t\u2014 li») Mftltli., XIII, 15.\u2014 (10) Il Cor., VI, 2.Contra In (Jrl|»|M> VIN MOltIN UN COMBLE ! L1 Union nous reproche amèrement de ne pas uvoir le courage (le nous défendre.Pour un comble, c\u2019en est uu, et pas banal du tout ! Nous défendre ! Mais contre qui ; A propos de quoi f Surait-co contre l'accusation do déloyauté A 108 amis et A notre pa»ci î Il y a beau temps que tout le monde rit de cette lubie, laquelle porte même plusieurs A croire que le directeur de la feuille rouge commence A avoir des toiles d\u2019araiguéo au plufoud.Serait ce parce que nous n\u2019avons pas relevé la très-grave imputation qu'en langue française nous ne savons pas mettre certain mot A sa place et qu'en politique notre but évident est de jouer le parti libéral.8i c'est là où le bat blesse notre suave confrère, uous lui dounciotiK volontiers uue double explication qui aura, espérons-le, pour effet de rr.ssfréuer sa belle et généreuse âme.La graminée ; c\u2019»*st bien le mot dont il s'agissait ; pousse dans les pâturages, qu'ils soient ministériels ou autres, et c'est IA que nous l\u2019avions mise A la portée de l\u2019appétit solide de la gourmande fouille.Quant A embêter quelqu\u2019un dans le camp de nos \u2019adversaires, nous n\u2019avons pas A entreprendre la chose dans lo momeut.L'Union suffit si bien A la tâche ou'une intervention de uotre part const 1 fuel ait une maladresse 1 tu par- donnable.UN EVEQUE La lutte qui so poursuit actuellement en France prend un caractère aigu.Les catholiques, se sentant tous attaqués par la loi scélérate contre les congrégations, se rallient ot se groupent pour la résistance.U11 incident sensationnel vient de démontrer la vivacité du sentiment oatliolique en face des provocations et des entreprises persécutrices «lu pouvoir.Lo gouvernement Wal deck R tusseau a envoyé la décoration de la Légion d\u2019honneur A uu évéque, Mgr Chapon, évêque de Nice.Mgr Chapon a refusé, en adressant A M.Wuhlcck Kaussoau la lettre suivante : Monsieur le ministre, 44 J'apprends par VOfficiel que je suis nommé chevalier de la Légion d'honneur.Tout en vous remorciaut do vos intentions bieuvéillantes A mon égard, jo dois vous déclarer qu'il m\u2019est impossible, dans las circonstances actuelles, d'accepter oet honneur.Veuillez agréer, monsieur le ministre, etc.Signé :\tHenri.Evêque de Nice.Ce refus, daus lo momeut actuel, prend le caractère d\u2019une éclatante protestation.La^presse catholique a applaudi aveo enthousiasme cotte fière attltu*.de.La Vérité française publie uu article, intitulé : \"Bravo, Monseigneur,\" au«iuel nous empruntons ce passage : \" M.Waldeck Rousseau vient de recevoir un joli catnoullet.44 Fidèle A sou priucipe «le duplicité révoltante et d\u2019opportunisme éhonté, lo ministre des cultes a jugé habile, au moment ou il tire A boulets rougossur les oougrégatious aux abois, de décoror une religieuso et de décorer un évô juo.44 La religieuse n'a rien dit.Ces saiutes filles so dévouent et uo parlent pas Mais l'évêque dont la mission est différente, la responsabilité plus grave, le devoir plus impérieux, s\u2019est révolté sous l'outrage et, se dégageant de touto compromission dé shouoranto avec los maîtres du jour, il a refusé la croix.41 Brève est sa lettre ; sagement pesés en sont les termes.Mais la mesure et la circouspeetiou ne sauraient célor l'énergie de la protestatiou.\u201c L\u2019impudence reçoit enfin sou châtiment M.Waldeck Koiibho&u a beaucoup trop parlé.It a trop et trop longtemps insinué q»ir fo clergé paroissial se désintéressait de la loi pei'Hi'ciitrice ; trop posé on concurrents et piesquo en adversuires le presbytère et le fouv« 111.\u201c L'évêque de Nice a relevé Je gant.*' Bon geste est nohîo et beau,\u2014 g«*Mtedo répulsion et de dégoût.11 réconforte et il console.Lu Hère altitude do Mgr C hapon nous reporte A l'époque, trinto et mullioiircuHo aussi, où un autroévô-«lue, l'évêque do Metz, Mgr Dupont «les Loges, refusait l'Aigle Noir que lui envoyait le pire ennemi de sou p»y\\ 14 I tin hounetir «pii vaut et compense bien des honueuis qu'évo- qurr, en nos jours do deuil et do larmon, un pareil souvenir/'* Ce «pii donne une portée particulière A la protestation «le Mgr Cha-poil, c\u2019est dit lo Courrier du Canada, qu\u2019il était connu coin 1110 uu «les prélats les plus conciliants, les plus disposés A la tolérance et A l'indulgou-co envers les gouvernements de la République., Bon refus d\u2019une décoration indique qtie la mesure est comble, et que les esprits les plus modérés sont convaincus que, sous le couvert «les congrégations, le cabinet Waldeck Rousseau a déclaré la guerre A l'Eglise.¦ 11.\t¦ TROP EMllRAHSER NPI T Bi l'on en croit uno correspondance «le Melbourne, les volontaiies australiens, retour du Tmusvaul, ont été criblés «le baisers par les femmes et les jeu lien filles «le la ville.Même, un sergent fut si chaudement accueilli, qu\u2019il dut être bientôt transporté dans la pharmacie la plus proche, il avait reçu l'accolade do plus de tr«»is cents (laines, chacune lui uyaut donné six ou douzi baisers.Terribles les dames au*tralionnes ! !A propos dos Purilicalcurs du saue et des touiqocs Chaque goutte de saug, chaqu\u2019un *\t\u2019\t*\t*\t\u2014\t\u2014 \u2014 \u2014\tn» W .*.« t 1.1 m.< le corps humain peuvent être ronou-velés (juo d\u201911110 seule manière, et c\u2019eu t en prenant une excellente nourriture qui est très bien digérée.11 n\u2019y a p ih d\u2019autre moyeu et l\u2019idée qu'une médecine par ello-iuê uo peu purifier lo sang ou suppléer de nouveaux tissus et des nerfs vigouroux est ridicule et do parité avec cette autre idéd que la dyspepsie ou l\u2019indigestion est uno uiuladio a germe ou autre fausseté, ou bien qu\u2019un estomac faible qui se refuse A digérer la nourrituro peut y être amené eu l'irritant ou eu l'oufiaiutnauL les intestins avec des pilules et dos cathartiques.Les Tablettes de Stuart pour la dyspepsie guérissent «lo l'indigestion, «l\u2019un estomac aeide, des gaz ou «les étouffe moûts après les repos, parceqtie elles fournissent les principes digestifs qui manquent A l\u2019estomac, et A moins que le manque de pepsine ot «le diastase uo soit sup-il est Inutile d\u2019essuyer A guérir les malaises do /estomac par l'usage de \u201ctoniques\u201d do pilules, et do 44 Cathartiques\" qui ne possèdent aucune puissance digestive, et le seul efiVt produit est do donner un stimulant qnl n\u2019est que temporaire.Un seul graiu «lu principe actif contenu dans les Tablettes de Stuart pour la Dgspepsie est capable «le digérer 3000 grains de viande, d'œufs ou nutro nourriture simulairo et des expériences ont démontré qu\u2019elles accompliraient ce fait dans uue bouteille placée A une température normale, mais il est encore plus effectif dans l\u2019estomac.Ij n'y a probablement aucun ro-modo si universellomeut eu nsago «juo les Tablettes de Stuart, paroeque ce ne sout pas seulement ceux qui sout malades ou ceux qui sout en convalescence qui on font usage mais même les personnes eu bonuo santé et prennent aussi A cluquo repos pour s\u2019assurer d\u2019uuo parfaite digestion ot do l\u2019assimiUtiou do la nourriture.Les person nos qui joui*sont d'uno excellente sauté font usage dus Tablettes do Stuart aussi régulièreiueut qu\u2019ils prennent leurs repas, paroeque elles veulent se conserver ainsi, la préventiou est toujours mieux que la guérison et les Tablettes do Stuart pour la Dyspepsie accomplissent les los deux ; elles préviennent l'indf-gestion et elles l\u2019enlèvent IA ou elle existe.L'usage régulier d\u2019uoo on doux de ces Tablettes après le* rep is démou-trera leur mérite et leur efiloaoité mieux encore que 11'iiuporto lequel argument.Les Enfants pleurent pour avoir du CASTORIA.« 69^694 *j centirm.lute tin Ift ft tlu If» 000000000000 000000 0000000.000000 000000000000 000000 ô jv*nt.\tphoaphatlne de Wood.Le On,ml Htmht* Anglnii Vtuiilu ot l\u2022H'olllllla!lM i>ar toufl 1rs rimrnmclotiN au CaimAn.Soul remrilo ailr comm.Six paqueta _ _________ _ juerlutantnArcmont toutes forma* U« litil\u2019h'OAM pexiiflle, loua\tU'aLu* ou d'ux- cèa, *l«JprvMi«*n moniale, alum tin latiac.de I'opluiu ou aur la préparât ion et l\u2018tu)|.!ovn.Kuvoyez |Kir la |m»te uu timbre et votre mini* Mentionnez ce journal.W.A.Noykh, 820 Tower'» Mock, Uoeh/^er9S.f MANITOBA vsETATS UNIS 53® Un pays qui a d\u2019aussi bons terrains que le Manitoba ne devrait pluseo avoir A concéder t mais heureusement que son étendue est iinm-nso < t qui sa colonisation ue date que depuis peu.On peut encore s\u2019en procurer i lion marché et même gratuitement.M.Wiu.Fulton, qui pswol»* une ferme «le 1,200 arn-s h 9 milles du Portagi'-la-l'raini* «lit : ,v.r W* \u201c Je suis arrivé au Mauitoba depuis 1873.Le.» tvcolt«*H des uuiiéca 188f», 1H87, 181)1 «t lM&oit \u201cété i-xtmordillairrincut abonnantes.Dans cntuiiiM pudioils.le r.-ltden eut du bb était de 5nteptnt»Uv (.\u2018niiumiillcfitlnn» atrlctly ?«uiM.U'iitlui.OMmt luzcncy foriuvurlnrf luitorti In A merlon.*Vo havo a WauhliiKtoii office.l\u2019ntont* taken tlmmuh Mutin A Co rocutvf \u2022IkhmiiI uutlo.* In the SCIENTIFIC AMERICAN, bountifully lllu-trntM, limra-it circulation of i* Jnurn .1,\t.t*> qthrt.Hpcdun*» \u2022 UDK ON I'ATKVM SOUl flYS.If\t.any ncloutlflo Jnurn .1,\t,tomua I' jent * Ian pi's an A a A \u2018rue MUNN A CO., am \u2022«.»% v \u2022*\u2022\u2022».Etalon Trotteur A VENDRE R OU K FARM GKKKItAL No 23940.élalnn too* .tic trott.Mir, ciurtMidrd uir Ci.ONMOKK No 5288 K DAME LILLY PA v N K, ollo-inême cnLMmln'*fl inr WELLINGTON No 2770.le Ills ti.» K Y NTl\u2019UK V PRINCE No 2470, él.vé |»nr Ci K.FosUir, Oc Danville.Pour iuformatious, ailrc.ssez*vous a BARR Sl VITTEE, G KAN H Y, P.Q.MAGNIFICENT FARM.07* »rr«k nil OtnrrA.fitilentlli!\tI.ï»açrv, In t/rnU*.It areas ta «cdcvrft »%^l w*torv«l; umlsrlaitl vrlkb |»oq »«(J fMCUl*.Iltlok IwniN» outliullillni^.Fd»^ csla* IM «bOO., Klctiiuon^.Va.ROLE TACHE &DESAUTELS -VOTAIRm- FKftTê D\u2019AIkORWT ?OONDITIOVM FAOII.KH 7 Ru* 8TDBMS, ST-HYACINTHE N.B.\u2014H.DéututeU ooufthiuera )«*hnfTki* res du bureau de M.Taohé eu Pabsouoe de oe dor* nier./.de L TACIIR.- JOS.C.DESAUTKLS DERNIERE FORMULE ^ïntos.Wanes de Liste Electorale Do la Province do Québoc.A VENDRE AU BUREAU DU I Courir de Sil-Byaciille\u2019 M.Granvellc, à ce souvenir désagréable et humiliant,.frappa deux coups de sa main à plat sur son crâne poli comme une bile d'ivoire et qui venait de prendre sur les deux tiers de sa facr, à partir de la base, une teinte ronge brique, C\u2019est ain.se que se manifestaient scs,grossce émotions.\u2014Cet André Hirthès était l\u2019assas- in.interrompit Lucien de Fontenay.vous*me l\u2019avez affirmé tout u\u2019abord.mais la preuve.la preuve ?.\u2014lié!.elle ne tarda pas à m\u2019è tre administrée!.reprit M Granvellc en tâchant de revenir â son habituelle et froide correction.\u201cJe vous disais que nous nous dirigions béatement vers le château par la grande allée carrossable.\u201cVoulant être l\u2019homme du monde Irréprochable et Lire oublier le procureur, je me debarrassai des gen d arm es et du garde en les envoyant m\u2019attendre à la maison commune de Montigny.\"D eu me pardonne ! j\u2019arrangeai le mieux possible les plis de mes vêtements, je donnai du revers de ma manche le lustre nécessaire à mon chapeau et je me dirigeai vers le vestibule de la maison d\u2019habitation, prêt à parai.re devant la belle Léo na.\u201cUn domestique m\u2019introduisit dans le sa\u2019on en me disant que \u201cM.André\u201d était allé avertir \u201cmadame\u201d de ma visite et me priait d\u2019attendre quelques minutes.\u201cComment donc I.Il était à peine six heures du matin, et une élégante, une reine de beauté, comme la belle Léona de llude, ne de vait pas être levée à cette heure ultramatinale, même pour la campagne.\u201cJe m\u2019instaillai donc de b une grâce dans un fauteuil, et en pensant a mon affaire qui, décidément, pienait bonne tournure, en songeant à l\u2019intéressante jeune femme, j\u2019attendis.\u201cJ\u2019attendis une heure.oui.une heure tout seul.#., sans que personne se dérangeât.\u201cEnfin, cnervé, mécontent, j\u2019appelai.\u201cLe meme domestique revint.Il eut un étonnement niais de me trouver encore là.Comment madame ne m\u2019avait pas encore reçu !.Bien sût qu\u2019un oubli avait été fait!.Il allait tout de suite aller voir, se rendre compte.\u201cL\u2019animal \u2014 il ne le faisait pas exprès et sa bêtise était naturelle quoique d'une profondeur peu ordinaire \u2014 revint au bout de cinq minutes, disant qu\u2019il n'y comprenait rien.\u201cMadame\u201d aussitôt après avoir reçu la visite de \u201cM.André\u201d avait rapidemet passé une robe et elle était descendue disant à sa femme de chambre de l\u2019attendre ; quelques minutes, et elle allait revenir.-, \u201cIl y avait bien bien un heure de cela.Et \u201cmadame\u201d ne s\u2019était pas rendue au salon!.Comme c\u2019était drôle tout de même !.\u201cMoi, je ne trouvai pas drôle du tout, la situation ; elle me sen.blait terrible louche et je n\u2019eus pas de pci ne à comprendre que je venais d\u2019être berné.\u201cJe déclinai ma qualité au valet ahuri et je déclarai que je voulais voir tout de suite Mme de Bude et \u201cM.André\u201d.> \u201cLa maison fut sens dessus dessous en un instant et les domestiques effarés se mirent à chercher leur maîtresse du haut en bas.\u201c Point de \u201c madame!.\u201d Point de M.André\u201d non plus I.\u201c On chercha dans les communs, dans le jardin, dans le parc, sans plus de résultat.\u201c Enfin, un jardinier qui regardait béatement toutes ces allées et venues dans son potager, où il bêchait un carré de terre, voulut bien faire connaître que si on cherchait \u201c Madame\u201d et \u201c M.André\u201d, on ne les trou verait sûrement pas, vu qu\u2019ils étaient partis depuis plus d\u2019une bonne heure, tous les deux, avec la petite charrette anglaise attelée de la jument Frisette ; même que c\u2019était M.André qui conduisait.\u201c En fuite !.Etait ce donc l\u2019aveu d\u2019une culpabilité qui apparaissait soudain ?.\u201c Mais alors il fallait faire toute diligence pour les arrêter.\u2014 Une voiture, m\u2019écriai je,pour me conduire au plus vite à la gare de Montigny.\u201cMais je jouais ^de malheur.Le cocher était parti au matin avec les deux chevaux de grand attelage à Fontainebleau pour la tournée heb domadaire elles les fournisseurs ; il ne rentrerait pas avant onze heures.\u201c Et j\u2019avais renvoyé mes gendarmes, et j\u2019étais seul 1 M Granvellc, à ce souvenir humi mï ocurjM#» m ufoKT-MU)iws.ü» FEUILLETON liant, cecoua avec qn furioux çomf- que sa tète glabre.\u2022\u2014Il me fallut, continua t il, aller à pied jusqu\u2019à Montigny\u2014quatre kilomètres\u2014et lorsque j\u2019arrivai essoufflé, en nage, ce fut pour apprendre du chef d?gare qu\u2019effectivement Mme la comtesse de Bude et M.André avaient pris le train de sept heures pour Paris.\u2014Il en était neuf 1 \u201cMai , ajouta ce fonctionnaire, Mme 1 comtesse n\u2019avait pas l\u2019inten tion de rester toute la journée à Paris, puisqu\u2019elle avait laisse sa voiture à l\u2019hôtel de la gare, disant qu\u2019elle la reprendrait au train de deux heures.Ce n\u2019était donc qu\u2019une simple course! \u201c Oui !.Une simple course qui a duré vingt dcax ans !.\u201c Et voi à, monsieur de Fontenay, comment le procureur Granvelle, un magistrat qui se piquait de quelque habileté, fut berné, bafoulé, cruellement humilié, par le couple André et Léona Barthès I.\u2014 Mais ce départ ?.voulut dire le jeune homme.A ce moment, dame Jolivet, gouvernante de M.Granvelle, pénétra dans le cabinet de travail et vint parler bas à son maître.X \u2014Le père Béligou M.Granvellc, après avoir entendu sa gouvernante, se leva aussitôt : \u2014 Dites que je suis aux ordres de Mme la marquise.Puis s\u2019adressant à Lucien : \u2014C\u2019est Mme de Fontenay qui vient me voir.Désirez vous, mon cher enfant, vous trouver avec votre grand\u2019mère ?\u2014 Non, oh I non !.fît le jeune homme en se levant précipitamment.J\u2019ai lame trop troi.b\u2019ée, trop meurtrie.Plus tard.\u2014Eh bien l voulez-vous entrer un instant dans ce petit fumoir.j\u2019ai quelques tableaux.de bons cigares ?.Ou bien, préférez vous pren dre un peu l\u2019air dans mon jardin.Il y a des roses qui méritent la peine d\u2019être regardées.\u2014 Merci, monsieur.Oui, j\u2019aime mieux un peu d\u2019air.respirer.marcher.M.Granvelle ouvrit une porte et fit passer son hôte, se disant avec une compassion sincère.\u2014Pauvre jeune homme !.Puis il vint en hâte au devant de la marqnise que Mme Jolivet guidait respectueusement.\u2014 Votre serviteur bien dévoue,madame !.* fit il en s\u2019inclinant.\u2014 Bonjour, Granvelle.Vous le voyez, mon ami, c\u2019est encore moi qui vient faire appel à votre dévouement.\u2014Toujours prêt, madame.\u2014Je n\u2019en doute point.Vous êtes un homme admirable, Granvelle.\u2014 Oh! madame la marquise!.\u2014 Oui, je dis admirable, car vous avez eu pour des malheurs qui n\u2019étaient point les vôtres.\u2014Je vous en supplia ne parlez pointdu passé 1.Ce qui est fait est fait.La marquise était maintenant assise à la place occupée parson petite fils quelques instants auparavant ; Mme Jolivet avait disparu, refermant discrètement la porte.\u2014 .Malheureusement, continuait M.Granvelle, le succès n\u2019a pas couronné mes efforts et le dévouement dont vous faites état est demeuré stérile I.\u2014 Vous le regrettez, Granvelle ?.\u2014 Assurément.\u2014 Asseyez vous, mon ami.Je vous apporte peut être le moyen d\u2019cftacer ces regrets et d\u2019aboutir enfin ! \u2014Vraiment I.\u2014 Oui, Granvelle.Une effroyable complication vient de surgir.Mon petit-fils, Lucien, veut pour femme, devinez qui ?\u2014La fille de M.de B raît-i1, de Guillaume Birré.\u2014 Si près ?.\u2014 Mon Dieu, oui.D\u2019autre part, ne m\u2019avez-vous pas dit que cette femme et son frère étaient rentrés en France.A continuer ETES-VOUS SOURD?Tour !ca en» de SUSDITE ou «rOREILlE DURE »c fulrliscnt maintenant par notre nouvelle invention.Le* Hourdft-muou de uaim.mce œul» *ont incurables.Les bourdonnements dVeille ceiseat immédiatement.Décrive» votre cas.Examen et conueil jrr.itis.Vous pouvez vous jfuArlr chez vous à un coût relativement bas.\ti*i i .c.ii.Or.Dolton\u2019* Aural Institute, Chicago, iu.' 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