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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 7 juillet 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1900-07-07, Collections de BAnQ.

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[" COIRRIER rtL \u2022 T ri I.2f: Oi J f9:.'I 48mc Année.SAMEDI, 7 JUILLET 1900 AUX ANNONCEURS Notre journal exmte depuis pluB de 47 ans.Sa circulation au Canada et aux Etats-Unis est de beaucoup plus considérable que celle d\u2019aucun autre journal publié dans le district de Saint-Hyacinthe St Hyacinthe, 7 Juillet 1900 DISCOURS DE HIP.B.DE LflBRUERE A i'Acadomic Commerciale de Ourla La séance f l.r''.il CVIOM 4f» VlRF.(*\t.< V n«.U M F,t*i» L tm, un un $1.0© ; «t tn«» SO ccntin*.SVcliciIra tl GERMES jiour letad et volailles-, pain de lin mou u île Graine* du eotonnief.iVcfW F 7 'H/r-y Uf'.I \u2019'il Jfê Tt\u2019VH $CT(l tXpéillt tjTQlîS sur application.GRAINE» DK TRÈFLE et GRAINES DK MIL, achetées sur échantillon.LA KAMI VF l»Ot K t.KK VRAI X, DK K .VINi.l\u2019OUTspoJidanCO (letnandue.\tm.DEMANDEZ A'VOIRE I PICIHR Lks a LLUMFTTES I>h * n l t E.B.EDDY.Lussier & Gendron r?uo St-Denis - \u2022 St-Hyacinthe Ane.bureau Teliicr, Lvut/t d (),, > n.Lh.LrsRTKB.L.A-Gemh\u2019iw r L.R.Chs.E.Gagnon.I.L.B.PARGNEZ DE L'ARGENT SUR BICYCLES NEUFS ETES-VOUS f T.Misl^c.isrtc SI QDIFF ou fc\u2019MMES, $/\\o.to-v les de seeonde main d < l^.or» chwqtie \u2022 u- rxclu^fn ponr In ( CWKsCKNTS, I'rovince des marques ^ w A M MU- ns.\u2022\u2022tv \\ ntes\t( K.^ 1 » O * ilovue illustré dr bicycles tt accessoires de sjynl In »co sur demande.\tt w bovd l son, MANITOBA vs ETATS UNIS T n pays qui a (I Aussi bon» terrain - quo 1© Manitoba uedevrail plusou av°ir ù concéder ?mai» heurcMisoinont (jt*© son étendue est îniin ns© et qua sa colonisation no date que depuis peu.Ou peut ©liront s\u2019en piermvr à bon marché et mémo gratuitemeot.M.Win.F niton, qui\tune ferme de 1/200 arr-s f, 1) milles du Piirtucrda-Piairie du .h* mu.h arrivé au Munitnhn depuis 187-1.n-enltes des Aimées ISSf».1^87, 1S1U .1 1 4» \u201d, .\"N-(U-~No,'\u2019\"s iri 'I'\"' l'-*\tn-mlrDiMilu s'i.'tii mit Mil tl.f.n üli.is tl'o.ns ,| tncU et toujours sans engrais.:\u2022 ont » Mil- \u2022 n- nui \u2022 Ü! Pour informations «Écrire À 10-2-1900\u20143 ms.] L.O.A R IV\"ST K C ri C, Agt : ( olonisatiiui (\u2019.P.]{., MONTREAL.IMPRIMERIE DU 4 \u201cCourrier de Saint=Hyacinthe'\u2019 213 IR/UE CASCADES.T T TELS QUE- Placards, Programmes, Circulaires, Affiches, Mémorandums, Têtes de Compte, -ettres, Livres, Pamphlets, Factums, Etc., Etc.On exécute à cet établissement toutes espèces d ouvrages en français et en anglais sur papier de toutes couleurs.Les ordres envoyés par la malle seront remplis avec le plus grand soin.Lettres funéraires à une heure d\u2019avis. LB OOÜRBIBB DB R-HYAOnmB, T JWÏLLBT 1MO '7* ¦ \u2022?» f\\*\t\u2022 notks locales Honneur an mérité U itlanie .1.T.Bergeron, née Marie .\u2018 ise ,i\u201e LaBruère, fie Boston.vient *£,re iniinine membre du club lit.té lire de cette ville, après examen r' le8 littératures anglaise et fran-8 jsP c\u2019est la première canadienne Ç.î.'aine appelée A faire partie de cette association.Nos félicitations.Magnifique trottoir M Jules Lafrniuboise,gérant de la Banque des Cantons de l\u2019Est, a fait construire un maguiliquo trottoir en \u201en noli te en face «le sa résidence privée, rue Girooard.___fj(.choix d\u2019étoflea à Bobes.Colle retO'S.Indien nos, Broderies etc, n\u2019est, ¦limais surpassé pour la quantité et le goût chez B rousseau & Fils.Un noir sous verroux M le détective Paul Wingender a fait, l\u2019arrestation d\u2019un nègre mercre (jj ,j,,j vagabondait aux alentours de la ville.Il est en prison depuis.Vous trouverez toujours les tweeds pour habits dans les couleurs les plus nouvelles chez Brousse a u & Fn.s.Personnel Monsieur Louis Lemieux, dentiste ,1,.la ville de Québec, est.en cette ville depuis hier soir, l'hôte de M.Louis Lussier, avocat.La Panacée Paln-KMlcr guérit tontes sortes de coupures, contai sj0ns, brûlures et foulures.Son usa-,r\u201e interne guérit la diarrhée, et la l)ysenterie.N\u2019acceptez aucun re mi-dé équivalent, exigez la Panaeé.P,,.-, Killer de Perry Davis, 25 e.et, 50 c.\t* A Montreal M.(Iis.Bd.Gagnon, avocat dn i «lôroijvrrt un rwiudc «pii a obtenulüi plan minis surcès j*our la faibl^ss»» «exiipllfi telli» impoti'ncp, retrfSciüKi'ViiiMit «i«*s organes, »léhint*i nerveuw», |»erte «le virilitjMTt«*s ms-tnnnvs, èroii* ieîneiiiH primat niés, **t tolm !#*s antres résultats »t® l*.-il»iim «le 4oi*i!iûme.Il giiérit n\u2019importe quel «*um «rimpuisKains», numque janiais de «lonner aux orgnues tout** leur fortie »*t leur vigueur promuTi*.!/*\u2022 médiM'iu plus futiles : Lucas ne l avait pas salué, de là une altercation un peu vive.Il sentait le besoin, pour asseoir son autorité, rie donner un exemple qui le fit craindre ; pour cette fois, il avait été mal inspiré.\u2014 Lucac, dit il au charretier, pour cette foi*, je vous pardonne, m iis n'y revenez p\u2019us.\u2014\tliien, bien* fit simplement celui-ci on verra.Il avait aprrçu son jeune maître discutant avec Churnachcr ; il avait deviné lascènc/t savait bien qui avait produit ce subit revirement dans Pat t'tude du commis Au si, quand Sylvain passa auprès de lui, souriant comme si de rien n\u2019c tait : * \u2014 Merci bien, M Sylvain.\u2014 Le quoi donc ?fit négligemment le meunier.\u2014 C est bon, je m\u2019entends, répartir le vieux servit/ ur.M «is cette scène n\u2019avait pas etc sans inquiéter profondément Céline.\u2014 Ah! il ne faut pas attendre qu'ils sc détest rit, pensa t elle, il faut brusque le mouvement.L le lut ramenée à la réalité par une vive conversation entre son père et son amie, éclatant au-dessous dC le en joyeuses fusées, en rires argentins et perlé*.Dans l'escalier, on l\u2019appelait.-\tCéline ! \u2014 Mon Lien ! qu'y a t-il donc ?fit-elle en ouviant la j orte.\u2014 Descends vite, bonne nouvelle ' Les nouvelles, bonnes ou mauvaises, étaient cho es rares à ta Maiso i-Blanche.Ausm, s'cmprcssa-t-clle le descendre.I iens, fit son ami en agitant un papier bleu, une dépêche de Frédéric* Céline s'empara de la dépêche et lut rapidement ces quelques mots \" Ai obtenu permission qui îze jours.Arriverai demain.M Frederic 99 \u2014 Oh ! quel bonheur ! s'ccria-t-elle, ce cher petit frère I Elle avait pris Ph »hitudc de l\u2019ap peler ainsi, par opposition à l'appellation de gand ficrc qui désignait Sylvain.Quant à wS pliie, clic ne sc tenait jjIum de joie î clic embrassait tout le monde, le père Muller,Sylvain, Céline.Elle eut presque volontiers embrassé \\Yi helm, qui, seul, ne prenait pas sa part de la joie générale.\u2014Tu l'aimes bien, ton fiancé, hein, fillette ?fit le père Muller ému.\u2014 Vous le demande z ?fit elle, avec de* intonations qui eussent convaincu saint T homas Céline adressait à Wilhelm des regards qui semblaient dire:\t#4Que ne pouvons-nous faire le même aveu ?\" Mais celui-ci feignait rie ne pas comprendre.Il était sombre et semblait rouler dans son cerveau les plus noirs pojets.\u2014 Eh bien ! à demain, fit enfin So-j hie qih.nd vint l\u2019heure du départ ; oh! que cette nuit va me sembler longue ! Qui va me reconduire?Qui veut être mon cocher pour ce soir ?Et elle riait, pendant que son regard interrogeait alternativement Sy-vain et Wilhelm, qui plusieurs fois s\u2019était gracieusement offert.Toujours elle avait refusé, sous un pré texte quelconque, car elle nourrissait contre lui une secrète inimitié qui avait sa source dans une antipathie naturelle.\u2014 M Churnachcr a Pair maussade* ajouta-t elle, et comme je suis tout à la jo c.\u2014 Et mais, fit vivement Sylvain, vous savez bien que je ne demande pas mieux ; le temps de passer un veston et de m'apprêter un peu.\u2014 Soit, niais dépêchez-vous ; ne faites pa$ trep de toilette, ajouta t elle avec une petite moue adorable ; si vous alliez me compromettre .U n quart d heure apres, ils roulaient sur le chemin de Lautcrbourg.\u2014 Quelle drô\u2019e de tête avait M.Wi helm ce soir ! quelle mouche Pa piqué?\u2014Nous avons eu une petite altercation, répondit simplement Sylvain.La jeune fille n\u2019en demanda pas davantage* sachant bien que le jeune homme* n\u2019ayant pas jugé à propos de donner plus de^détails, elle n\u2019en tire rait plus rfcn.Quant à Wilelm, le repas du soir achevé, il sortit prendre l\u2019air, il étouffait \u2014Ah! ça, murmura-t-il rageur, tout le monde se moque de moi ici.Ris, petite, folle* sois joyeuse, conseillère écervelée.J'auiai mon tour, quand ton beau Frédéric.\u2014 Il?ne m\u2019a tien fait celui là \u2022 mas pourquoi quitte t il le régiment ?Dj-barrassons-nous de qui nous gêne.La fin justifie les moyens* ajouta t-il cyniquement III l'attentat L\u2019arrivée de «on f ère offrait une diversion aux préocc ipations de Céline.Absolument décidée à ne olus ac cep^er de rend z vous de Wilhelm, el\u2019e accueillit avec ioie cet intermède de quinze jours q ii lui permettrait de rechercher les moyens de mettre fin à cette situation gênante, d\u2019ubontir à une prompte solution qui donnât satisfaction et à son amour et à ses lé^i-times scrupules.\u2014 Frédéric m\u2019y aidera, pensa t elle en s'endormant, il m'aime tant ; il n\u2019a pas le moindre grief contre Wi helm et sermonnera mon père et Sylvain, Elle s\u2019endormit sur ces consolantes pensées.Four Churnachcr, la nuit fut plus agitée et il ne sommeilla que fort tard.Le sinistres projets hantaient ce cerveau d\u2019ambitieux.Lu jour où il acquit à la ferme une autorité presque sans contrôle, le Bi dois fit des rêves malsains ; grâce à lui, à lui seul, pensait-il, la Maison Blanche était devenue une des f»ros tm ses exploitations de la contrée.Quoique son emploi fût largement rémunéré, il se demanda quel profit il en avait tiré : aucun.N\u2019était ce pas un peu sa chose, pourtant, cette propriété ?Céline lui parut un merveilleux instrument placé sous sa main pour l\u2019édification de sa fo tune.Marié à la jeune fille, il.devenait légitiment co propriétaire de la Maison-B anche.Sylvain ayant le moulin, le partage était simple et tout indiqué.Oui.mais il y avait l'autre, le soldat le gêneur, qui allait venir réclamer sa phi ce dans quelques mois I - Et alors, gronda t il, comme très probablement je ne serai pas encore le gendre de M.Muller, on me jette ra dehors en me remerciant de ma précieuse collaboration.Peut être m'offrira t on une place aux écuries ! I eut un rire caverneux et méphis tophélique : \u2014 Non, cela ne sera pas.Mais le temps presse.\u2014 Lh bien ! fit il tout à coup en se levant brusquement et avec un geste terrible, fatalité je te défie ! Je ne serai plus ton esclave, tu seras mon instrument.Qui l\u2019tut vu (n ce moment eut été effrayé; les cheveux en désordre, les yeux farouches sortis de l\u2019orbite, h bouche tordue et écumantc, il était horrible.Enfin accablé par cette longue surexcitation, brisé par cette ten ion des nerfs, il sc couch i et put s'endormir.En rêve, il sc vit l\u2019cpoux de Céline et seul maître de la Maison Blanche* mais scs mains étaient rougies de ta clics indélébiles.*'.jcr L* lendemain, dès l'aube, la Mai son Blanche, présentait l\u2019pspcct le plus animé.Quoique tout le personnel eût reçu conge en l\u2019honneur de l'arrivée du jeune Muller, chacun allait et venait, qui aux écuries, pour procéder à leur toilette quotidienne, qui aux cuisines où chaudrons et casseroles qui carillonnaient gaiement.Dans la c >ur attendait la tapissière, attelee d\u2019un solide et fringant cheval noir, frappant impatiemment le pave de son habot ferré.K\u2019 fin, les maîtres parurent dans leur toilette du dimanche.Malgré les soixante-quinze hivers qui avaient neigé sur sa tête vénéra-b'c, le père Muller monta assez lestement dans la carriole, où le suivit Cécile, aidée par Sylvain.Quant à celui-ci, sautant sur le siège et rassemblant les rênes : \u2014Allons, en route lit-il simple ment.Et, sans autre encouragement, le cheval partit.Au moment de franchir le seuil, Céline sc rttournr.Elle vit Wi helm à sa fc- être et lui adressa un geste impcrcept.ble anquel celui-ci répondit par un sourire forcé.Une demi heure après, la voiture entrait dans Lauterbourg et s'arrêtait «à la porte des BrowPd.Après de nombreuses poignées de main échangées.Sophie prit place auprès de Céline et la tapissière reprit sa course vers la gare, où entrait en même temps qu'eux le train entendu.\t*\t: .Un caporal de ligne sautait légèrement à terre et venait tomber dans eurs bras.- Frédéric Muller avait alors vingt-six ans* et son physique, comme son tempérament, rappelaient en même temps son aîné et sa sœur.De Sylvain* il avait la vigoureuse charpente et la bru que franchise ; mais de même que sa taille était moins élevée, ses épaules moinj larges, son teint de châtain tenait le juste milieu entre le brun Sylvain et la blonde Céline.Lavater tût deviné l'intelligence dans son front peu haut, mais 1 rge et bombé, dans ses yeux noirs, vif* et profonds.Le ne* droit, à la narine frémissante, avait delà race ; la lèvre supérieure, un peu sensuelle en son léger retroussis, était ombragée d\u2019une fine moustache brune.La douceur empreinte sur tous ses traits ne nuLait en rien à leur mar-tialité : Frédéric Muller était un beau soldat* et serait certainement, le cas échéant, un brave soldat.Le képi crânement incliné sur l'oreille, mais san* forfanterie, la taille cambrée, bien prise dans sa tunique d\u2019ordonnance, il fit l\u2019admiration du père Müll?r.\u2014 Eh bien ! fi ton, fit-il joyeuse ment, te voilà un fur soldat.\u2014 L ime ! je suis de la clisse, ré pondit le jeune homme en adtcssant à sa fiancée un signifie tif regard.\u2014 Dites donc, Frédéric, fit celle ci.en désignant ses galons de laine, en core ! \u2014 Ah! ce n'est pas ma faute ! Je suis depuis longtemps proposé pour le garde de sergent, mais.pas de pli-ce ! Tout le monde rengagé.\u2014J'espère bien que tu ne feras pas comme tout le monde, dit Céline.\u2014 Oh! pour cela, non, rois sans crainte, ma ch* re petite sceur A cant inner cmtuuB Torres ros doflecrs avec lb Pain-Killer Qui v.lut a lui tout un« boite do rom«dk» _ Guoriton simp!# turn «*t r.npfdo de» £ CRAMPES, do la DIARRHÉE,do Ia J OCX, du RHUME, du RHUMATISME, do Ja NEVRAUHE.Bout4lt!on d« 25 et do 50 et*.+J D«fl«/-vou* de» controfftcon».*l'M-'achote/ que l'Article veritable, celui de Ü\tPERRY DAV l B.WHC rNtTvtSl\tttlf ii*: LA ii 99 Il K B DOM EDA TR R Une des meilleures publication hebdoraa d aires du (lad ad a.LE FARM QuAm-c ( ji i r«- -i uWoismivwiuthr Hour «h* Cirniil.U y No '1AÔ.SfillA l\u2018M IN («A ITT 111 EK, tu* lecin et chirurgien, du village dT\u2019ptou, dit District, Dkm a Npr.ru vs.A 1)0 LEI IE BIS 30 N N KT, ci \u2022levant dn village d\u2019Upton, District «le .St-llyicinthc et maintenant detueiiraiit en lieux inconnus, en dehors de la l\u2019uixsainx* du Canada, D6rRNPF.ru.Il est ordonné au Défendeur d«*conq>aniîtrc «Uns 1«* mois.St-Hyacinthe, 25 mai li>00, ROY A BEA CK EGA BD, G.C.C.lliirelifi de-JgHyacinthe Samedi.23 j«in 1900 PRonum DR i.A krrmr ' Beurre frais, la lb.ço 20 n a \u201c salé « .JJ® 0 23 Œufs frais, la douzaine 11\t2- Laine.13 \u201c iilée, la (b.,;'r\u2019\t:i0 Savon\tH .\tni.\t.'.'«no Bore frais, la\tlb.00\t\u2018 Lard salé.0 .j«>\t!° Pore frais, J 00 lb.0 00\t~ Mouton, jne.,le quartier\t80 \\ !.VOI.AII.r.EH KT QTBlEJiH Dindes, la cou pie.ço 00 « 0 liA Poules, U .r,-\ty ™ Poulets,\tvivant.\tio\tZ Pigeon, \u2018\t ]5 f>f\u2018r(lr|x.\u201c .00\tJJ OKATN8 Blé, le mi not.*1 oo o \\ oa Bléd\u2019imlc \u201c .r)S\t( 1 -° Avoine, «\t 30\tM| Sarrazin, \u201c\t M Orgo, tl .4.-\ty* Goudrioles.\"\t35\tj\" Graine de mil.2 50 2 ni vp'ks Miel roulé, la lb.*0 8 @ 0 J0 \u201c enptean.v,la lb.\t0\t00 Surp.-il oral).nouv.,lalb\t00 .Sirop d\u2019ér.,non v.le «al.\t ennthe rn« < («- Vr, »ïl a A.BLONDIN.O.DAOUST fcCic C PLOMBIERS A/O 144 RUE CASCADES MM.BLONDIN & Cie font nne spécialité tî*» ' pose des fournaises à 1\u2019can chaude et à la va peu ont des appareils de chauffage de posés à l\u2019eau char de et à la vapeur eu partie dans toutes les province, de la Puissance, telle que celle du Prince-Edouard, Nouvelle-Ecosse, Québec et Ontario.MM.Blondin & Cie ont aussi une nouvelle machine pour conper t tarauder les tuyaux et faire les nippers à meilleur marché qu\u2019à Montré* et aillee-s.Talves nécessaires aux fromagers.Tuyaux eu fer et en plomb, Tuyaux en gr^s, Appareils à gaz,\t_ Appareils de chaffage et de lieux d\u2019aissnn Matériaux de première classe.Une visite est respectueusement sollicitée î TELEPHONE : Atelier 88 ; Mais-vn privée 244.3598 0446 "]
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