La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1944, Juin
lOème année No 118 Montréal Juin 1944 Revue Trimestrielle Canadienne Ait de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE SOMMAIRE La poutre continue à moment d’iriertie variable.Marc TRUDEAU.113 Les triangles arithmétiques.Juin poivert.139 Les lampes germicides.Marcel laflamme.137 Le surnaturel dans la guerre et la paix.Thomas GREENWOOD.155 Conséquences formidables de quelques petites - j Inventions.Louis BOURCOIN.149 Revue des livres.194 Vie de l’assodation.À.199 ASSOCIATION DES INGÉNIEURS DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’École Polytechnique de Montréal, et avec le concours de l'Association des Ingénieurs diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président: Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.î .' Secrétaire: Armand Circé, ingénieur, Directeur de l’École Polytechnique.Membres: Victor Doré, surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec._ Augustin Frigon, ingénieur, président de la Corporation de - l’École Polytechnique._ ' .' /: Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.' • Théo.-J.Lafrenière, ingénieur, professeur à Polytechnique.Édouard Montpetit, avocat, Secrétaire général de l’Université de Montréal.' ' ' Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, ingénieur, président de Surveyer & Cie., Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.' COMITÉ DE RÉDACTION Rédacteur en chej: Édouard Montpetit, Secrétaire général de l’Université * de Montréal.- Secrétaire de la Rédaction: Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres: Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, Dr Ing’r Arthur Surveyer, Ing’r Arthur Duperhon, Ing’r Maurice Gébin, et messieurs Louis Bourgoin, Henri Gaudefroy, Théo.-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, Marc Trudeau et Ludger Venne, professeurs à Polytechnique.Les auteurs des articles publié dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l'entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais._ Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins un mou avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés._ • .La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir & la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra A la Rédaction.La Revue parait en mars, juin, septembre et décembre._ Le prix de l’abonnement est 13.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, 94.00 pour les autres pays.- .Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, eto, doit être adressée au siège de la Rédaction et administration: ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Denis, .¦ - .Montréal - ¦ • REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I “T TT Une téponâe immédiate âeta donnée à toutes les demandes concernant LA PRODUCTION ou L’ENTRETIEN DU MATÉRIEL Moteurs Diesel F-M Balances Fairbanks Alimentateurs de charbon Matériel de Transmission Machines-outils Chariots d’usine Pompes et Moteurs Matériaux réfractaires Accessoires d'automobile Matériel d’atelier Equipement pour les entrepreneurs Soupapes et accessoires pour systèmes de chauffage Appareils pour la manutention des matériaux Equipement de soudure et électrodes Fous pouvez toujours recourir au service Fair-banks-Morse, car il fonctionne dans tout le Canada.Quinze succursales situées aux points stratégiques entre Halifax et Victoria ainsi que des entrepôts établis aux endroits les plus commodes garantissant V efficacité de notre service.c^iANEaulianks -Morse csr 297, Boulevard Charest 980, rue Saint-Antoine 266.rue Sparks Québec, Que.Montréal, Qué.Ottawa, Ont. 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V i tHVt K TKIMKSTIUKLU-: ( ANADIKNNK L’Ecole des Hautes Études Commerciales (affiliée à l’Université de Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial) Facilite l’accès aux carrières économiques et prépare au succès par la compétence COURS DU JOUR a Section comptable conduisant à la licence en sciences commerciales, à la licence en sciences comptables, qui donne droit a l'admission dans les associations d'experts-comptables (b A., b) Section des affaires préparant à la vie des affaires en general et donnant droit à la licence en sciences commerciales.Ouverture des cours: le deuxième lundi de septembre COURS DU SOIR a, Cours régulier, menant à un diplôme commercial; .b Section comptable, préparant aux examens d'admission dans les associations d’experts-comptables; c) Cours scientifique, c ¦ par un certificat d'étude-.Ouverture des cours: le premier lundi d'octobre BOl KSI S DU GOUVKRNKM YNT (¦OCRS sPÇ.(„IA.^f,^î|.,Jv|CSFT AUX COURS DU JOL R A'OCA‘^^RONOMKS BIBI IOT11ÈQUK KCONOMIOUK — M U S Fil.COMM KRt.lAI.Il INDUSTRIE!, ouverts au public U’ École publie aussi un périodique L’ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE revue mensuelle de 100 paces étudiant les problèmes économique sous l’angle canadien Demandez notre prospectus gratuit au Directeur 535, Avenue Yiger.Montreal 95 R E YI ' K TH IM KSTRIK I.I.E CA N ADI EN X E VII ¦ * > ' Jf analyseur électronique Les techniciens de la Compagnie We tinghouse présentent l'un des plus récents développements dans le domaine de l'électronique.Le nouvel appareil, appelé à simplifier les mesures de contrôle dans la production du caouthouc synthétique, pourrait s'adapter à diverses autres industries de produits chimiques.La vignette ci-contre, fait voir le corps principal de l'appareil, constitué d'un tube de verre recourbé, contenu entre les pôles d'un électro-aimant.Cet aimant actionne les molécules chargées d'électricité qui se meuvent dans le tube, faisant décrire à celles qui ont des masses convenables la trajectoire qui les conduit sur la cible où elles sont captées.Une mesure de leurs charges électriques permet alors une détermination rapide et précise de la composition de la substance étudiée.Ce spectrographe de masses laisse entrevoir de nombreuses applications industrielles.Westinghouse Le nom qui signifie: Tout en Electricité CANADIAN WESTINGHOUSE COMPANY LIMITED Hamilton et Montréal ON TROUVE TOUJOURS A LA LIBRAIRIE DEOM UN choix important de beaux livres anciens et modernes, des éditions originales, rares ou curieuses des meilleurs écrivains des XIXe et XXe 'lèclcs et les ouvrages nouveaux, en exemplaires ordinaire* ou sur grand pa; ter J une sélection d auteurs content* pur iins, :: •; ;¦ • 1247 RUE ST-DEMS TÉLÉPHONE! HA.2320 MONTRÉAL n guerre, sachons preparer la paix CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO.LIMITED Nous ne savons pas au juste si le chemin de la Victoire sera encore long ou s'il finira brusquement.Longtemps avant que sèche l'encre des traités, nous devrons prévoir les éventualités de la paix.Car si les traités renferment la lettre de la paix, c’est dans le cœur des hommes que s'en trouve l'esprit, selon qu'ils sont heureux et vivent librement, agréablement et utilement.Envisageons courageusement la situation.Après la Victoire, il ne faudra pas que les efforts de nos concitoyens pour se procurer du travail demeurent infructueux.Il faudra utiliser avec discernement toutes les initiatives et toutes les compétences.Il devra y avoir un travail honnête et rémunérateur pour chacun de ceux qui en chercheront.Il doit y en avoir il peut y en avoir restaurants et de nos théâtres; les besoins de nos municipalités où déjà se prépare l'amélioration des logements, des rues, de l'éciairage, des centres civiques et culturels, des parcs, du transport et de l'hospitalisation.Nous ne devons diminuer en rien notre effort de guerre, cependant nous devons songer à l’avenir et nous y préparer dès maintenant.Plusieurs organismes gouvernementaux, municipaux et industriels, des particuliers même, dressent actuellement des plans, mais cela ne suffit pas, il faut encore que d'autres suivent leur exemple.Aucun de nous ne peut prétendre que ce* choses ne le concernent pas propriétaires, ménagères, ouvriers d’usine, fermiers, marchands ou fonctionnaires, tous, nous devons préparer l'avenir et dès maintenant.Car nos projets d’aujourd'hui créeront les marchés d'après-guerre et ces marchés exigeront une production totale qui fourni»-'i à tous un emploi rémunérateur.CGE-444 «F Considérons les immenses ressources de notre grand pays; considérons la tâche à entreprendre et les moyens dont nous disposons pour l’accomplir; considérons l’urgence de nouveaux et de meilleurs logements; considérons la nécessité de villes salubres, bien ordonnées, sans laideurs ni bas-fonds; considérons le besoin de nouveaux chemins de fer, de moyens de transport, d’éiectrifi cation plus étendue; considérons les grands ponts que nous devrions construire, les routes avec carrefours à voies divergentes que nous pourrions prévoir pour rendre la circulation plus rapide et plus sûre; consi dérons tout le bien que pourrait apporter à nos campagnes l'installation de réseaux électriques.I! n'y a pas lieu de se demander où l’on trouvera du travail à faire après la guerre, mais plutôt d'étudier les moyens d’accomplir ce travail.Nous devrions étudier les améliorations ou les changements que nous voudrions apporter à nos domiciles; l’agrandissement et la réorganisation de nos usines; la ré-adaptation et la décoration de nos magasins, de nos bureaux, de nos Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL JUIN 1944 LA POUTRE CONTINUE À MOMENT D’INERTIE VARIABLE Dan." un article intitulé « Étude analytique et graphique de la Poutre continue », et présenté par monsieur René Fortin (x), nous a von- vu que la méthode des points fixes pouvait être appliquée au cas le plus général des poutres continues à moment d’inertie variable.Dans ce dernier cas cependant, la théorie nous semble à prime abord très aride, dû au fait qu'il faut faire intervenir toute une série d’intégrales.Dans les quelques pages qui vont suivre nous allons présenter le problème d’une façon très peu différente en éliminant toutefois les intégrales.Exprimons tout d'abord le théorème des trois moments sous une forme nouvelle.Partons pour ce faire du même principe, soit que « les angles de déformation » aux extrémités d'une travée d'une poutre sont égaux aux réactions produites à ces extrémités en chargeant la travée (étudiée comme poutre simple) avec son diagramme des moments fléchissants divisé par El (E étant le module d’élasticité et I le moment d'inertie).Puisque dans notre cas, la valeur du moment d’inertie I n’est pas constante, le facteur 1/1 doit être appliqué aux ordonnées individuelles du diagramme des moments.Quand les différentes valeurs de 7 sont connues sur toute la longueur de la travée, c’est une opération simple (pie de diviser les ordonnées par les valeurs correspondantes de la variable I ; appelons le graphique de moment réduit ainsi obtenu « l'aire de moment modifiée ».Si l’on se rapporte à la figure 1, l'on constate qu’il y a trois aires de moment cpii entrent en ligne de compte dans chaque travée, (x) Numéro 114 de la Revue Trimestrielle (Juin 1943). l'KVUï TRIMESTI IEU.E CANAD1ENM a2 triangle m2 J M2 triangle M2 triangle M| ^ triangle M 3 Fig.I.- Poutre continue ( I variable) Moments fléchissants nommément (si l'on son rapporte à |a travée .1/i), |c triangle de gauelie Ml (triangle .1/!), le triangle de droite .I/o triangle M,) et l'aire de moment de la poutre simple ¦ .1, .( damne de ces aires doit être modifiée en divisant ses ordonnées par la variable / avant qu on puisse faire l'analyse mentionnée précédemment.Comme les moments des extrémités, .1/, et M,, ne sont pas connus à l'avance, employons des triangles M de hauteur unité Mi = ], .I/o = 1 au lieu des triangles M actuels (voir figure 2a à 21').De même façon, pour la facilité de la nomenclature, la hauteur de l'aire .1 peut être réduite dans notre imagination proportionnellement a une ordonnée moyenne unité avant d'utiliser le facteur 1/1.De telles réductions scalaires n'affectent pas les positions horizontales des centres de gravité des surfaces.Kn divisant les ordonnées de ces trois aires de moment par la variable I, trois aires ,ic moment modifiées sont obtenues pour la travée étudiée.On détermine par sommations les ordonnées moyennes respectives et les centres de gravité de ces surfaces.I.a nomenclature utilisée dans les graphiques 2a à 2f est la suivante: »q = ordonnée moyenne du triangle .1/) modifié pour .1/, = I, = aire du triangle M\ modifié divisé par fl/,/.,, 7>l = ordonnée moyenne du triangle modifié M-, pour M.= ] = aire du triangle modif.é .1/, divisé par fi = ordonnée moyenne de l’aire .1, modifiée pour AJLi = 1, = aire .1] modifiée divisée par LA l’Ol'TRE COXTIXIK À MO.M EXT d'iXERTIE VARIABLE 1 î 5 Ai modifie* cour Ai _ \ 1 l o ~ 1 Ai modifiée ¦ Aîti Mi modifiée* L.I L2.— Aire modifise sour Aire mocitiee oour ie urnre Vrianqle uniré ¦ Üi L ^3 Vi L f „ / ordonnée moyenne mr I t— rridng.e.modi-iee M\ a M,m, -\ moyenne n2 hriQnc'le t— r.i cn \ m r* A11 T.dijtée Mi•- M3 nz L2, u, L i Vi Lz i—r Li ~ C A 2 c a Z à H K V f K TRIM KSTR1 KI.T.K C A N A DI K N X 1; 1 16 — aire rroJifiee pour trianale umfe ' Aire modifies pour triana'.e ur;,e i .j oroonne« rnoy -ri, ~1C6.2e - Zf Soit i/] = rap]K)rt «le 1 absciss*' dr.rent ri1 de gravite* du triangi*' M[ modifié: (iiiLi = abscisse à partir de* ,-lj, 11 = rapport do 1 abscisse* du contre' de* gravité du triangle* M> modifie: le'jAj = abscisse' à partir do H , f/i — rapport cî et A sont ensuite insérés dans l'équation précédente.1 équation maîtresse pour chaque paire de travées.I.es equations des poutres à moment d'inertie constant sont seulement des cas spéciaux de cette équation plus générale et seront retromeos en substituant les valeurs spéciales appropriées des coefficients C, b et F.I.a méthode des points fixes peut être appliquée à la solution ue 1 équation générale de la façon suivante: pour construire le dia-gianime des moments fléchissants dans une poutre continue, l'on trace donc tout d'abord le graphique des moments fléchissants dus a la poutre simple dans chaque travée et pour compléter le diagramme, il suffit de localiser la ligne de fermeture des moments fléchissants dus à la continuité de la poutre.Cette ligne est une LA POUTRE CONTINUE À MOMENT d'i.VERTIE VARIABLE 119 ligne de base car c'est à partir de cette ligne que l'on prendra à l’échelle les ordonnées du moment résultant.Si la poutre a un moment d’inertie variable, la ligne de terme-turc doit évidemment satisfaire à l’équation: (C’,Mi + D,Mjj I„ + (CoMo + D-.M,) U = (KiA, - K.Ve Il y a cependant une infinité de lignes qui peuvent satisfaire à cette équation.Même si l’on connaît un point i\ par lequel la ligne de fermeture passe, une infinité de lignes peuvent passer par ce point et satisfaire encore à l’équation.Voici comment on résout le problème.Soit la figure suivante dans laquelle deux lignes XI représentent deux lignes quelconques passant par un point l\ de coordonnées .iq et iji et satisfaisant à l’équation des trois moments.Soit !'•> le point d'intersection de ces deux lignes dans la seconde t ravée.Puisque les deux lignes ,\f passant- par le point Pi doivent satisfaire à l’équation du théorème des trois moments, nous avons: REVEE TRIMESTRIELLE C ANADIENNE *20 (C\ Mi + Oi Mi)Li + (C'i Mi + Oi Ms) Li * - (Eô Ai** Eiki) to(Mi+AMi)+Di(Mz-À Mi)] Li+ [^2CMi-ÀMi)+Di(MvàM5)Li = “ [ Ei K\+ Cz Ail Par différence, l'on obtient: L Ci à M i -D, AM2I Li + C" Ai À Mit Dz A.Mil Lz = O D’autre part, les propriétés des triangles semblables nous permettent d'écrire: AM 1 = ÀMz et AMi -AMi^-2 Reportons ces valeurs dans l'écjuation précédente: [:1AMi^-DlAMi]Ll+[CiAMi+DiAMi.^#-2]Lz=o En divisant par A Ms - o ou encore R.-ST-CCvDOlb’rD^^-C^Dz)] U.o Ce qui est l’équation donnant la position des points fixes.De même, les propriétés des triangles semblables de la ligure 3, nous permettent d’écrire: Mi = ( + ït 4i M3 -0-fe)Ma + ^ yt LA l’Ol'TRE CONTINT K À MOMENT I) INERTIE VARIABLE 12] » nous reportons ces valeurs dans l'équation générale et que nous soustrayons ensuite l'équation donnant la position des points fixes nous obtenons après simplification: ce qui est l'équation donnant la relation entre les ordonnées et les abscisses des points conjugués.Si nous voulons maintenant nous rattacher aux équations données par M.Fortin, voici ce que nous avons par définition pour ies différentes valeurs de ni, u, u, v, f et rt¦ n t < * es ordonnée.- de lain; des moments (!f la pout re simple et les intégrât ions doivent sc faire poor toute la longueur de la portée. LA rOVTUK CONTINUE À MOMENT DINERTIE VARIABLE 123 i!ar ailleurs par définition encore; n,u, ¦ L, ^ o - ‘ >< = n, (i-V,) = n, - C, ax = n,v, D’ou C, ->¦ D, = n, -• = T.qi = — ¦' ** A, L d x •JO Dl = ni wz - —L r*"" -fri.1-2- x ) n i les direct rices latérales MM i et A A i à des distances respectives > \LX et u«L» du support commun ou encore à des distances !.et D, ( ! + D, “ .Kn effet ti = C, Do ,, .,, et ——;—TT- = Un (veur démonstration precedente C, + Di ( •„ + ])., ( ^’interchange les lianes MMi et A Ad dans un rapport de < o— D2 > Li à|l(Cj + l)\) L\ 'à noter que ('« + = uin et Ci — D\ = >>i\ .Pour ce faire au-dessus d’une ligne horizontale 11 on porte sur la ligne MMi une valeur (f2 + II.Ly.l'on obtient ainsi un point F.L'on porte ensuite sur la ligne A Ai au-dessous de la ligne / / une valeur (C'j + Ih) Ly, l'on obtient ainsi un iioint G.L'on joint le point F nu point G'et l’on obtient un point S par où passera la directrice d'appui.Le reste de la construction est le même que pour le cas des poutres à moment d'inertie constant.A partir du point J\ connu, on trace une droite quelconque JF> qui coupe la directrice latérale de la portée L\ en un point "n e* la verticale passant par le support en un point “h".A partir de "a l'on fait passer par le point "c" point d’intersection de la directrice LA POUTRE CONTINUE À MOMENT D'INERTIE VARIABLE 125 + Dr) L, b J rn, ç y pi ÂT >é _ Aï*.Cl- Ol - Ci - Di L’ | .-&M L, Fie.S interchangée avec l'axe de la poutre) une droite qui coupe la directrice latérale de droite en un point "d”.Le point K d’intersection de la droite “bd’’ avec l'axe est un point cherché.Vérification de notre construction.Nous pouvons écrire: D’autre part la similitude des triangles aep et qcd nous donne: Vli e V-I r U»| X, Similitude des Triangles J, pa.e+ J, ob Iz -Xi Citpl Similitude des Trianqlcs K, ob et K dg hi .k (A » Pi)U hz " K (d, + Di Li d'ou h( (Ci ?Di) L l - hz (Ci Di) (-2 = O RII Vf K TKIMF.STUIEM.E < A.\ A DIKNXE Remplaçons hi et h2 dos équations précédentes dans cette dernière nous obtenons: C'c qui est bien l'équation donnant la position des [joints fixes et not ri' construction est ainsi justifiée.Construction graphique îles ordonnées des points conjugués lorsqu'une seule portée est chargée.L'équation donnant la position des points conjugués pour le cas oii une seule portée est chargée à la fois est (poutres à moment d'inertie variable) D 1 LA L( ou encore LA LOUTRE CONTINUE À MOMENT D INERTIE VARIABLE 327 Il suffit donc de porter au support B de ia portée étudiée la valeur Fiq.6 Ordonnées des Pts Conjugués tzAz Dz Lz ensuite joindre le support A au point T,B élever une verticale par le point .1 et nous trouvons l’ordonnée du point conjugué J’.Nous avons par similitude des triangles A JJ’ et ZBT^de la figure ci-haut: 3U .il = _ JLlAa U Dz L\ X Z Lz ce (pii satisfait bien à l’équation précédemment trouvée.De même pour trouver l’ordonnée du point conjugué K’,il suffit de porter au support une valeur ± Ez Al ‘ dTl! joindre le support B au point ttt et nous trouvons le point conjugué K . 128 K K Y T K TRIMKSTRI KI.I.K CANADIEN N K Des tables ont été préparées donnant les différentes valeurs de et de lb pour différentes formes de poutres et différentes sortes de charges.Les valeurs habituellement données dans ces tailles sont exprimées en fonction d’une longueur de poutre unité et d'une charge unité.Si la poutre a une longueur L et une charge 11 .il suffit de multiplier la valeur de la table par L et \\.Pour le cas d'une charge uniforme reposant sur une poutre de longueur unité ayant des goussets symétriques droits I, = U = 0.25 LW L — longueur de la travée et IL = charge totale Rappelons en terminant que la méthode des points lixes a tout d'abord été développée par le professeur Dr.\\.Ritter et plus tard par le professeur Dr.M.Ritter, puis par A.Strassner et enfin par le professeur Dr.K.Suter.Dans les « Proceedings of the American .Society of < ivil Kngineers 1925 », L.H.Xishkian et D.B.Steinman ont publié un article intitulé: « Moments of Restrained and Continuous Beams by the Method of < 'onjugate Points» C'est cette étude sur les points conjugués que nous avons appliquée aux points lixes des poutres à moment d'inertie variable.Les publications les plus récentes que nous connaissions sur le sujet sont: « The Fixed Point Method Simplified for Building and Bridge Design », par Ernest Gruenig (1931) et « Design of Continuous Reinforced Concrete \rches by the Fixed Point Method, par E.Xenniger (Engineering Journal, August and September 1935).Marc-R.Trudeau, Assistant-professeur à l’École Polytechnique. LES TRIANGLES ARITHMETIQUES La solution d'un problème, rendue pénible par l'application des méthodes classiques, gagne parfois en élégance ou en clarté grâce à la découverte de quelque ingénieux procédé.Or il est naturel qu’une telle acquisition provoque l'intérêt des mathématiciens, non seulement parce qu’elle peut contribuer à résoudre d’autres problèmes, mais, surtout, parce qu’elle peut renfermer les germes d’un nouveau mode d’investigation.Par malheur, les questions susceptibles d’être englobées dans l’orbite d’une méthode nouvelle ne sont, le plus souvent, discernées qu’à la longue, l ue méthode destinée à triompher court donc le risque de subir, entre temps, des éclipses partielles ou totales.Kncore doit-on noter combien les triomphes scientifiques peuvent être fragiles: Des théories, des doctrines, des lois, etc., etc .longtemps jugées inébranlables, s'écroulent, de nos jours comme châteaux de cartes et tout fait craindre qu'il n’en soit ainsi de celles qui les remplaceront.Il est donc impossible, même pour l’esprit le plus averti, de préjuger de l’avenir réservé h telle conception nouvelle, le progrès scientifique étant, comme toutes les entreprises humaines, sujet aux incertitudes, aux caprices du sort et même aux faillites.Le problème qui va nous occuper justifiera l’opportunité des remarques précédentes.* * * Les formules relatives à la multiplication des arcs peuvent être obtenues de plusieurs manières: Par la géométrie (théorème de Ptolémée); par la trigonométrie (formules de Simpson); par l’analyse (développements en série des fonctions circulaires).Nous allons montrer que ces mêmes formules peuvent être extraites d’un tableau chiffré qui s’apparente au célèbre triangle arithmétique de Pascal.Soit donc a la corde de l'arc élémentaire a dans la circonférence de rayon égal à l’unité.Désignons par a->, u3, ., , am les cordes des arcs 2a, .'la,., ma et proposons-nous: 130 KJ.Vn: TIÎIMKSTHIKI.l.K CANADIENNE I — De calculer les longueurs de ces cordes en fonction de a.II — De réunir toutes ces valeurs dans un même tableau chiffré (nouveau triangle arithmétique).il! — De déduire, de l'étude de ce tableau, la formule générale qui exprime la valeur de am en fonction de ri, quelle que soit la v aleur (paire ou impaire) de l'entier m.I ('ai.ctl des coudes Les formules de Simpson permettent de calculer d’abord les sinus des arcs 2a, 3a, etc .On trouve: sin 2a = 2 sin a cos a = 2 sin a \ 1 — sin2 a sin 3a = 3 sin a — 4 siu3a sin 4a = (4 sin a — S sin3a) cos a = (4 sin a — 8 sin3a)\/l —sin2 a sin 5a = 5 sin a — 20 sin3a + 16 sin5a Pour passer de ces valeurs à celles des cordes no, 03, .il suffit, ., , .n reconnaît aisément qu'ils forment une progression arithmétique d’ordre n et de raison 2.- Les valeur.' des cordes 07 et as, introduites dans ce tableau, se calculent évidemment comme celles des coules a, et a*.27 132 l-.KVn: TKIMKS1 HIKl.I.t.( ANADIKXNK Bornons-nous à le vérifier pour les termes en a3.Ces coefficients, 1.5, 14, 30.ont pour différences premières: 1-0 =1 : 5-1 =4 : 14-5 = 9 : 30-14 = 16 .pour différences secondes: 4-1 = 3 : 9-4 = 5 ; 16-9 = 7 , et pour différences troisièmes: 5-3 = 2 ; 7-5 = 2.Les différences troisièmes sont done constantes.Mais voici une remarque capitale: Les différences premières 1, 4, 9, 16.inscrites ci-dessus sont les coefficients des termes en a* du 2ème tableau.(in peut dès lors énoncer la loi suivante: Les coefficients des termes en a" du 1er tableau ont pour différences premières les coefficients des termes en h”' du Sème tableau.Cette loi suggère un procédé très simple pour réunir les deux tableaux en un seul: Faisant abstraction des lettres et des signes, e ! s l’un dans l’autre les deux tableaux, (réduits aux seuls coefficients), de telle sorte que les colonnes et les lignes du second s'intercalent entre les colonnes et les lignes du premier.Nous obtiendrons ainsi le nouceau triangle arithmétique ci-dessous: 1 1 3 1 4 1 5 5 1 9 6 1 7 14 7 1 16 2(1 S 1 9 30 27 9 1 25 50 35 10 1 L’examen de ce triangle montre que: 1c — Les coefficients qui occupent le.» lignes et les colonnes de rang impair proviennent du 1er tableau: ceux qui occupent les 9316 LES TRIANGLES ARITHMETIQUES 133 lignes et les colonnes de rang pair proviennent du 2ème tableau.2° — On peut construire ce triangle chiffré à l’aide de simples additions et sans qu’il soit besoin de recourir aux formules de trigonométrie.En effet: un terme quelconque de la ne colonne est égal à la somme de tous les termes situés au-dessus de lui dans la (n-l)e colonne.Ce triangle se construit donc comme le triangle arithmétique de Pascal, en passant successivement de la 1ère colonne à la 2e, de celle-ci à la 3e, etc.III — Recherche des formules générales Comparons le nouveau triangle à celui de Pascal: Triangle de Pascal Nouveau Triangle 1 1 2 i 1 Q O 3 1 3 1 4 6 4 1 A 4 1 5 10 10 5 1 5 5 1 G 15 20 15 6 1 | b 6 1 / 21 35 35 21 7 1 7 14 7 1 8 2S 56 70 56 2S 8 1 16 20 S 1 Dan s chacun de ces triangles les coefficients inscrits dans la ne colonne forment une progression arithmétique d’ordre n.Cependant les n1’ différences constant os sont égales à 1 dans le triangle de Pascal et à 2 dans le nouveau triangle.< omparons ces coefficients (par exemple ceux des 2èmes colonne.-) : Triangle de Pascal 1 ,3,6, 10 ,.Nouveau Triangle 1,4,9,16,.Chaque coefficient du nouveau triangle est la somme de deux coefficients successifs du triangle de Pascal.Un a, en effet: 1+3=4: 3 + 6 = 9 ; 6 + 10 = 16 : 134 i.V! E TRIM! STRII t.I.E C AN'ADIEN'N't Cette propriété remarquable peut s'énoneer ainsi: Le pe coefficient de la n colonne du nouveau triangle est égal à lu nomme des (/>-1 > et p' coefficients de la ne colonne du triangle de Pascal.Par exemple le nombre 20 qui occupe le 3' rang dans la 4 colonne du nouveau triangle est égal à la somme 5-1-15 tie.- 2" et 3 nombres de la 4' colonne du triangle de Pascal.< ette propriété va nous permettre d'exprimer la valeur des coefficients du nouveau triangle en fonction de m (rang de la ligne; et n ; rang de la colonne .Considérons, en effet, le coefficient K, situé au croisement de la nr ligne et de la n' colonne.Nous pourrons: 1 2 3 — Déterminer le rang p de ce coefficient et, par là, les rangs p-1 et p des deux coefficients (du triangle de Pascal) dont il est la somme: 2 3 — Passer du rang de ce.- derniers à celui des ligne.- (du triangle de Pascal) auxquelles il- appartiennent: 33 — lin déduire la valeur de K.Effectuons donc ces opérations en supposant d'abord que m et n sont des nombres impairs: ! J — Pour déterminer la valeur do p en fonction de m et n, remarquons que: la première colonne renferme la suite 1.3, 5, .m des '.s impairs, dont nombre est égal à 111 ! : la 3 ’ co- lonne renferme 1 coefficient de moins que la 1ère; la 5e colonne, 2 coefficients de moins, et enfin la n*' colonne n — 1 coefficients de moins que 1ère.Donc: P 2 ¦ Pour trouver, 'dans le triangle de Pascal), le rang H de la ligne correspondant au p" coefficient, il suffit d'ajouter ,-/ unités a la valeur de p 'ci-dessus car la ne colonne ne commence qu’à la n~ ligne).Donc: ,, m n — 2 .m - n o — Il O 99 !'ES trianglesarithmktiques 135 1 !iT Mlite lc rans Ri fit' la ligne correspondant an (p-]j* ooffi-cient est : R.= in -f n ni + n — 2 3e- Les deux coefficients du triangle de Pascal ont donc les vaJeurs respectivos : tu -t n — 2 K ^ m -f- n **t C j;, C 2 dont la somme fournit la valeur de K.Km résumé, le coefficient K, situé au croisement de la m ligne et de la /, colonne ;i pour valeur: ,.„n u K = r ~ rri -f n V- .lèn Formule générale: ( as de m impair., ' *’ (i‘u's la %aleur de K (ci-dessus) on donne successivement à ¦ n1' valeurs 1, 3, 5,.on trouvera la valeur de tous les coefficients situés sur la ni ligne *,fl oii déduira la formule : 1 bis ) Ici, I I- lu-i ¦ c._ : 1 ' 3 3 ¦ Cin + 3 + C m _i_ j —— ni “S 5 I j"5 -o Formule générale: ( 'as de m entier quelconque., 111 °I’^rant sur l(‘s coefficients qui occupe nt les lignes et les colonnes de rang pair, on trouvera: r,2 r -i 4-i ^ + 1 ~ ^ j ‘‘2 [C ,n + 2 + C„.+ , j a4 C n, -f :i —“ C 2 f «F .La forrnui(' '2 bi-' '¦'I P1"' générale que la formtile 11 fils) car elle s applique indistinctement à tous fis nombres entiers. REVUE TRIMF.STRIKI.l.K CANADIEN' N K 1 :Ui Il reste à montrer que les formules précédentes s’identifient avec celles que fournit l’analyse.Or si nous effectuons les calculs indiqués dans les parenthèses des seconds membres, nous trouverons: i o 1 .rn (m* — 1 fl ier; am - ma —rj-g— et l’identification se fera aiséme Conclusion-—Nous venons de voir que le triangle imaginé par Pascal pour résoudre des problèmes sur les jeux de hasard, renfermait, en puissance, outre la formule du binôme (qui le rendit célèbrej, l’ensemble des formules relatives à la multiplication des arcs.Sans doute ces questions sont-elles loin d’être nouvelles mais, (insistons sur ce point g l’intérêt réside, surtout, dans les possibilités illimitées que fait entrevoir la méthode utilisée dans leur solution.Devons-nous en déduire qu’il serait sage de soumet 1 re le triangle arithmétique à une exploitation en règle afin de le dépouiller de ses trésors?l’ne telle entreprise serait, sans doute, vouée à l échée, sinon dénuée de tout sens commun.Mais si la perspective d’un riche butin pouvait inciter les Novateurs à reprendre l’étude beaucoup trop sacrifiée tic l’arithmétique, le triangle (le Pascal se trouverait avoir résolu le plus beau de tou- les problèmes.o3 i 1 ni m* — 1 m1 — *4 ' 24 1.2.3 45 r- -| a4 + rn* 111.: — 1 m* — 4 3 4 5 »j L -J •Iule- Pot veut. LES LAMPES GERMICIDES I.('> progrès immenses réalisés par notre civilisation moderne ne I ont pas été sans imposer un lourd fardeau à la personne humaine.( i.\.Mi'i> i.Kinm i m.' I 13 maximum do la cellule .< 'i¦ 11 '.13 1111 130 14S Superficie par lampe de 1 ô watt - ( n pieds et irrés .130 105 200 230 270 Superficie par lampe de c l(i watt s — ( •n pieds en rrés •J su 37)11 420 400 500 Les c hiflres donnés s applii pleut lorsque • les lampe - sont - •u>.pendues à environ huit ] pieds du Pli' IM •lier et que leurs ri ulial in > >(• répandent sans obstacle dans toute la part ie supérieure de la pii •(•r.au-dessus du niveau du i ulie, av cr un réflecte ur, soit plat pié chn HIM* soit en ah i n i i 11 i t n 11.placi 1 SOUS le tu! n • pour fa ire remonte r les radia.lions (lest •elldailles.Les chiffre - "i ipliquent égaleme ni dan- lf* cas d'une lampe i 11 s t allé' ¦ sur un mut i environ 7 pied- du plane) HT, don! les ni dial ions direct es vont •mu > ol »>t îl(*|r serépandr e (lulls 1 n i r t le la pièce au-dessus till n i \ < a 11 dll tube.1 falls ee cas, on a elioisj un plan inférieur pour l'installation, pour compenser la réflexion de 11 des radiations, au lieu de la moitié comme dans le cas de ht lampe suspendue.I.a ventilation sanitaire à réaliser dans une pièce dépend du degré de contamination 'soit du nombre d'occupants et, du danger d’épidémie 'soit du nombre d'individus susceptibles d'être infeclés: le chiflrc est le plus élevé lorsqu’il s'agit de nourissotis et diminue a mesure que la moyenne d'âge augmente .Tel quel, le Tableau 11 I.KS I.AMI'KS HKKMK I |)Ks 14.') convient généralement aux écoles, aux bureaux, aux magasins où il y a un grand va-et-vient de foule, aux vestibules d'hôtels, aux salles d attente chez les médecins et les dentistes.Le taux de contamination dan-les theatres et autres salles de réunions du même genre est si elevé cependant, et le danger d’épidémie est si grand dans les pouponnières ou les salles d'hûpitaux réservées aux enfants, qu'il faut y employer deux ou trois lois le nombre de lampes germicides indique dans le lahleau II.Dans les maisons et les bureaux privés ou dans les magasins ou la foule est moins grande, le taux de contamination est si bits et le danger d épidémie -i peu prononcé que l'on peut employer des lampes de 15 watts, au lieu de 30 watts, ou.si ees dernières sont utilisées, la moitié des quantités indiquées dans le Tableau I I.Inst,•illation de lampes germicides dans une pouponnière l’oitr toutes les applietu ions de la lampe germicide, le réflecteur de\ fait et re placé de façon à ce que l'on ne puisse pas voir la lampe directement, a une distance de moins de II) pied.-.Pour toutes tins pratiques on pourra réaliser cette condition en employant un teller- H ! : V I I TlUMKSTRlKU.l.I'ANADIKNM I Hi t 1.\MIM> • t KKM Ml |)|;> 151 VJ;' Stri ili>atinn (I*-.- \*• 11?- ] » 1 ut'l< ¦ \('« ¦, dans les réfrigérateur.-.Il y va de soi que I' 1111111 i < I i t ('¦ relative peat - êt re de beaucoup plus élevée, diminuant ainsi les pertes de poids.Il est très important aussi d'assurer une circulation positive d'air, afin de dissiper toute trace (l'ozone qui pourrait se produire.A remarquer en passant que l'emploi de lampes germicides ne permet pas d'améliorer la qualité de la viande, tuais simplement d'aider à sa conservation et à sa maturation.TrniU ment tic* rcri'es il ih la raixxellr t >n a constaté que si une solution d'eau chaude et de savon ou de chlore suffit pour faire disparaît re toutes t races de graisse, comme par exemple du rouge à lèvres sur un verre, les bactéries de l'eau de ri n sage, ou les bactéries de l'air ramassées par les gout les d’eau, restant sur le verre, peuvent ètre détmites de fa(,‘on efficace par l'application de rayons ultra-violets.Lorsqu'il est nécessaire d'employer ce traitement sanitaire on peut l'adjoindre à l'entreposage en lieu stérilisé.De cette l'ai.’on on peut manipuler les Na rres ou la \ ais- 1.52 l< K Y r K TH IM ItSTltI K 1.1.1.( A X Mill.X X K 1 • x\ sæn OKI iiïiinïîlllll jSMNMI rkl -* ilinar Kmpaquetagc de produits pharmareiitiquc'.' 11'• •-un.' (111 il suit necessaire du les sécher à la main.Les dangers de contamination directe par le contaet avec lus linges de vaisselle soin 1res grands, et dans le cas uù un lai-se la vaisselle sécher à I air, les gouttes il eau uni une tendance à ramasser les bactéries et la poussière en beaucoup plus grandes quantités que la vaisselle sèche, ce qui s'explique du reste.Mans 1 utilisation dos lampes germicides comme stérilisation supplement aire et pour lent reposage sanitaire des verres ou de la vaisselle, 1 intensité par pied culte d'espace devient moins importante que la disposition des lampes de façon à irradier toutes les parties du verre fou de l'article entreposé) susceptible s d'être contaminées : soit tout 1 intérieur et le bord extérieur.Le nombre d’unités et leur emplacement devient une question d'application particulière selon la forme de l'armoire ou de la boite et chaque cas devra et re et t idie séparément.Ill audra assu rer la | n ot ect ion de l'opérai eu r lorsque la porte de l'armoire fou cabinet) est ouverte, et veiller également a ce qu il y ait une période d irradiation lorsque la porte est fermée.560 I.KS I.AM Cl.- i.KKMICIDK' 153 Préparation et empaquetage sanitaires I >n peut employer les radiations germicides pour empêcher 1; contamination par l'air de maints produits pharmaceutiques oi alimentaires) pondant leur préparation et leur empaquetage • liaeune de ces applications dépend des procédés omplovés dans h fabrication de ces produits.Il ne peut être question ici que d< généralit és.Assainissement des salles de toilette d'hôtel I.e client espère trouver a I hotel une salle de toilette parfaitement propre.Il y recherche même une plus grande propreté (pie dans sa propre maison.Aussi efficace et fréquent que puisse être le nettoyage, |o bactériologiste et le médecin savent qu'il ne libère pas complet emont la pièce des germes de maladie, (pii sont invisibles et (pii peuvent se t rouver tant dans l'air que sur le plancher, les murs ou les meubles au moment où 1 on nettoie la pièce.Ils sont en somme très durs à détruire, même lorsqu'on peut les atteindre avec de l'eau, du savon et des antiseptiques sufiisant à rendre la salle de toilette utilisable.I.a radiation ultra-violette est le moyen unique de tuer les bactéries qu’il pourrait y avoir dans l'air et sur les surfaces accessibles, sans causer d'effets autrement nuisibles.' >n a récemment préparé un dispositif comprenant huit lampes germicides de 15 Watts, disposées de lagon a irradier le plancher, les murs, et l’ameublement d'une petite salle de toilette d'hôtel ordinaire.Au moyen d’une horloge-interrupteur l'irradiation dure 10 minutes, ce (pie des essais ont prouvé suffisant pour détruire très efficacement les bactérie.- et les fongus.Ainsi, en plus d'assainir les surfaces en question, on obtient la stérilisation de l’air de la salle, d une façon bien plus efficace (pie les moyens généralement employes et I on resotid .ainsi le problème des bactéries poussiéreuses qui retombent un peu partout dans la pièce après avoir été dérangées par un nettoyage donné suivant les formules ordinaires.< Y>\( nrstoNs Il est sans doute impossible présentement de prédire jusqu’à quel point les lampes germicides seront employées à l'avenir.Il y a (¦(•pendant tout lieu d espérer que leur emploi se généralisera de plus en plus, tout particulièrement dans les édifices publics tels que les HKVTK TI;IMK8TICI.I.I.i: ( ANADIKWI 154 eeolos, les bureaux, les ateliers, les magasins, les restaurants, etc.1-es manufacturiers après de nombreux essais et n'cherehes apprendront à s'en servir dans leurs procédés de fabrication.I.a lampe germicide en elle-même n’est pas grand chose.( e n est, (pi une faible contribution de la science moderne.Mais cette contribution, bien appliquée, ne pourra comme toutes les autres que contribuer au bien-être de l'humanité — ce sera son plus grand rôle.Marcel I.au.wi.mi-.I.( '.> ftfClftli t U t clll > >HJ‘ ('anin/inn (i* m ni /•.’/« .r ( .TÉLÉPHONES PORTATIFS À L’USAGE DES HOPITAUX MILITAIRES l il récent rapport publié par la • ompagnie de Téléphone Moll du ( anada expose I importance croissante des facilités téléphoniques spéciales a I usage de nos soldats dans les hôpitaux militaires.( eux qui reviennent de la ligne de feu, ayant été longtemps séparés de leurs parents et amis, désirent naturellement communiquer souvent avec tous ces ét res chers.Iles tables roulantes où sont installés des téléphones publics, raccordés à des prises spéciales placées un peu partout dans l'hôpital, fournissent cette .agréable distraction aux patients qui ne peuvent pas quitter leurs lits.Pour ceux qui se meuvent à l'aide des chaises roulantes, ils Utilisent les postes publies posés, à chaque étage, sur des tables basses.< es facilités téléphoniques ont été aménagées aux hôpitaux milit ai res de Sainte-Anne de Melle vue et de Mockeliffe. LE SURNATUREL DANS LA GUERRE ET LA PAIX l-(‘s '111 ;l*‘ cavaliers de I Apocalypse sont en rupture de ban: la guerre, la ta mine, I epidemic et la mort chevauchent, à volonté par toute la face du globe depuis plus de (plaire ans.Dans les des->eiti' de la Providence, ces tribulations du monde ne sauraient être uniquement une punition, tuais aussi une occasion de régénérât if ni.( ai la gloite de Dieu exige la primauté (lu bien.Si doue la guerre, • pii est un mal pour I homme, pèse douloureusement sur la vue des individus et des nations en ce moment, il est dans l'ordre qu'elle finisse un jour, afin de permettre la manifestation de ce bien (pi'elle engendre dans la souffrance matérielle et morale.Certes, l'homme n’est pas le maître absolu de ses destinées temporelles.Mais dans la mesure de son intelligence et de sa volonté, (pii sont créées par Dieu a son image, il a l'obligation et la.liberté de contribuer a les façonner.( tir la nature humaine est divinement ordonnée pour atteindre sa.fin propre, (pii est le bonheur sous son double aspect temporel et surnaturel, ("est pourquoi nui homme et nulle société humaine, ayant conscience de ces vérités et des pauvres événements (pii les manifestent, ne sauraient être complètement indifférents à cette guerre planétaire, et à l'élaboration de la paix (pii doit la suivre.l.es efforts étonnants (pie font les .Valions ('tues pour gagner 1:1 mienc et la.paix ne sauraient donc trouver leur explication et leur justification que dans un cadre idéologique embrassant dans une vi-ion d'ensemble toute la création.< 'eux qui veulent appuyer ce- efforts de motifs purement utilitaires et humanitaire^ comme ceux ipii les condamnent au nom d’une conception étroite de la religion, risquent de fausser les lin- de la guerre et de la paix, et aus-i de retarder la réalisation d'une meilleure organisation internationale respectant plus consciemment les conditions du vrai bonheur.Il est vrai (pie la guerre peut occuper a elle seule pendant un long moment l'horizon collectif d'une nation.Mais l'ivresse de la gloire militaire, comme l'héroïsme de l,a survivance nationale, ne sauraient tenir en permanence une position dominante dans l'intelligence et la volonté des hommes.|,a raison affirme ses droits tôt "H lard: elle reconnaît ainsi (pie cette ivresse et cet héroïsme, qui accompagnent toute entreprise guerrière, ne sont pas des états RK Vf K TRIM KPTIÎI K I.I K i AN A 1)11 NM I 56 fondamentaux du vrai bonheur: mai.' plutôt des étapes passagères que nos passions imposent a 1 humanité dans sa marehe vers ee bien inestimable.C’est pourquoi les ehefs politiques, intellectuels et religieux des Nations l'nies pensent non seulement à la conduite du conflit armé actuel, mais aussi aux problèmes qui se présenteront aux peuples à l'aurore de la paix.Les intentions des uns et des autres diffèrent radicalement sur ces _ ' "'mes pacifiques: mais elles conver- gent vers le désir exclusif de sortir victorieux de cette lutte.Pour notre part, le but immédiat que nous proposaient fort justement nos chefs au début du conflit était de gagner la guerre.Maintenant, cette devise biologique est remplacée par une devise raisonnable qui comprend la première en la dépassant : gagner la paix par la victoire! Nous axons ainsi devant nous un luit noble et légitime, dont l'expression peut satisfaire pleinement notre intelligence et porter notre volonté à le réaliser.< et te devise raisonnable a d’ailleurs des parallèles remarquables dans le surnaturel, qui doit au fond la justifier, lin voici deux que nous prenons dans It-s r-critures.Quelle analogie ne verrait-on pas eut re les tourments du monde et cette merveilleuse préfigurât ion du ( hrist qu'est la Pâque juive, avec la fuite d'Israël de la servitude d h.gypte, son alliance avec Dieu dont les conditions morales lui sont expliquées par Moïse, et les rites puissants décrits par le l.ivre de l'hxode jtour sceller ci- pacte dont la grandeur nous épouvante! Israël a dû souffrir longuement avant de gagner la Terre Promise.Ainsi les peuples de la terre subissent actuellement une dure et longue pénitence matérielle et morale avant de retrouver la paix.f,e don du Seigneur qu'il faut d’abord confesser pour le mériter.h.t dans le Nouveau l'estamcnt, n’est-ce pas à travers la souf-1 rance que le ( hrist nous a montré les ternies qu'il faut réaliser avant de jouir de cette nouvelle alliance qu'il est venu proclamer ?Accomplissant dans leur plénitude les prophéties, l'Ilomine-Diett s'est offert en holocauste sur la < 'mix, avant de nous racheter et de nous montrer par sa glorieuse Résurrection comment triompher de la mort rie l'âme et gagner la paix du ( ici.De même tes nations d'aujourd'hui ne peuvent espérer retrouver le bonheur dans la paix, qu'après les terribles purifications (pie leur impose ht guerre actuelle.Devant les abominations que souffrent les peuples du continent européen sous le joug d'un conquérant odieux, devant l'amoncellement de cadavres et de ruines qu'offre le vieux month', devant les 4 1.1- STUNATl'KKL DAN'S I.A UtKHHK KT LA PAIN 1 Û7 privations et Ips inquiétudes qui pèsent sur le nouveau continent, ces graves enseignements et la devise qui les traduit dans le plan humain, prennent une signification autrement dramatique pour ceux qui soutirent là-bas et pour ceux d'ici (pii se lient à eux par la pensée dans leurs misères.I.Lus PROMESSES DK LA P K .VI TEN IJ K COLLECTIVE l.a victoire est donc indiscutablement la toute première condition concrète de la paix: c'est pourquoi chaque peuple qui se bat a no.- côtés consent à sa façon aux sacrifices inévitables exigés par les circonstances, f ar ils savent tous que cette victoire ne peut guère s'obtenir sans souffrances: la purification de cette grave pénitence collective est vaguement perçue par tous, comme la promesse sensible de la régénération matérielle et morale du monde.Aussi les populat ions des pavs occupés par l'ennemi contribuent à la lutte en résistant par tous les moyens à la volonté de l'envahisseur, et en subissant toutes les humiliations qu'il leur impose: la faim, la prison, la confiscation des biens, la séparation des familles, la torture, et même la mort.A des degrés divers, le martyrologe de ces peuples demande notre compassion et crie pour une juste rétribution.Honneur donc aux Français, aux belges, aux Hollandais.aux Luxembourgeois, aux Norvégiens, aux Danois, aux Polonais, aux Tchécoslovaques, aux Yougoslaves et aux Grecs! Us accomplissent tous avec humilité leur cruelle pénitence: car les appels pleins d'espoirs (pii nous parviennent du fond de leurs pays transformés en geôles, laissent entrevoir cette lueur du surnaturel qui revient à la surface des consciences à l'heure du danger.Le- populations des pays qui se trouvent sur la ligne de feu contribuent visiblement au succès commun, non seulement en combat (tint activement, mais encore en supportant dans leur chair et dans leur territoire la fureur des assauts et des' " ‘s de l'ennemi.( "est sous la menace de mort des offensives militaires ou des raids aériens, quelles doivent pourvoir à leur production de guerre et à leurs besoins financiers.Ainsi en est-il de la Grande-Bretagne, de la Hussie et delà Chine.Si leurs populations n’ont pas à souffrir des humiliations et des indignités en deçà de leurs lignes, on sait quelles épreuves elles ont dû supporter pour faire face à l'ennemi, et pour contenir ses hordes brutales penchées sur la destruction de nos valeurs chrétiennes et civilisatrices.8772 It K Vf K 1 lii.MI STIU I.I.I.K i ANADil \NI I ÔS un se .- ( n i \ ienne de la soi ni ire époque où l'Angleterre était en feu, seule à tenir tête pendant un an à l'assaut italo-allemand.Qu on pense à la vaste tragédie de la Russie, détruisant de -es propres mains tout ce (pii pouvait servir à l'ennemi en marche, et abandonnant à sa cruauté le sort de ses concitoyens (pii ne pouvaient pas suivre leurs défenseurs.Qu'on réfléchisse au martyre de six ans de la < liine vaillante.I.t (pi on évoque les angoissée de tout un continent australien, lorsque les légions japonaises frappaient à ses portes.A la taçon dont ces pays subissent leur persistante pénitence, on reconnaît clairement l'élan surnaturel des masses (pii confessent ainsi la pauvreté de leurs propres moyens pour surmonter à elles seules ces cataclysmes.lit (plant aux populations qui sont formellement et matériellement belligérantes, mais (pii sont loin des fronts actifs et de leurs indicibles misères, leurs privilèges mêmes accroissent dans d'autres directions leurs obligations matérielles et morales, t'ertes, il v a bien de- degrés dans la charité: celle-ci ne saurait exiger de ces peuple- des experiences et des actes comparables à ce qui se passe dailies pays occupés, ou dans ceux (pii se trouvent sur la ligne de feu.Mais du moins, elle les lie en conscience, pour satisfaire à leurs devoirs de belligérants jusqu'aux limites permises par la vraie prudence.( ar dans l'ordre humain, et surtout dans l'ordre social, briser l'harmonie d( - vertus à l'avantage présumé de l'une d'elles, c'est les affaibli r touti s et favoriser l'injustice avec toutes ses conséquences pour la personne et pour le groupe.Ainsi, la loi de charité est bien universelle, et ne doit jamai-être en congé: le- individu- et le.- peuples (pii la connaissent, son! tenu- par leur- sentiments religieux à la coiife—cr et à l'ob.-erver dans tou- h— palier- de la vie.Mai- - il est permi- à l'individu de la pratiquer même jusqu'au sacrifice de nombreux intérêts personnels et strictement justes, il n en est pu- de même pour une nation.< ar celle-ci n'ayant pas de pensée ou de volonté substantielle, ne -aurait profiter d'une perfectibilité surnaturelle par des sacrifices analogues: au contraire, le bien social commun qui doit s'étendre naturellement sur tmis les citoyen- comme individus, pourrait être affaibli ou sacrifié duns I ordre naturel sans une contre-partie quelconque ] oui leur avantage.I.a prudence politique a donc raison de poser un terme precis, -oils le signe de la justice sociale, all.X pratiques qu'un gouvernement pourrait être tenté de proposer pour satisfaire une politique -( ni in.eut ale ou à longue échéance. I.K stHNATt'ltKI.DAN'S |.\ Cil’KKRK I'.T I,A PAIX ] oil I.n ii|)pli(|ii;mt ci's considérât ions, des pays coniine Id ( 'anada, Id> f.tiits-l nis Dt Ids républiques hispano-américaines (-ont ri I >un voit donc dans la totalité globale des effort 'des Nat ions l'nies, comment des compensations viennent ajuster plus ou moins parfaitement leiiis efforts respectifs.I.n les comprenant comme une pénitence collective imposée par les circonstances et la solidarité humaine, les belligérants (pii ont encore la paix chez eux, peuvent accentuer la note surnaturelle (pii vibre malgré tout dans les événements, ni:vri; t h t m i:st u 11 : t.i.e canaiiikxny.1(30 ei qui doit donner Ip ton aux efforts présents et futurs que toutes les nations auront à faire en commun pour réorganiser le inonde sous le signe de la charité et de la justice.Le devoir de tout chrétien est donc clair dans cette guerre, qui a été déchaînée par les passions des hommes, et qui a été imposée à ceux mêmes qui se croient assez justes pour ne pas l'avoir méritée, (“est de mettre en valeur le surnaturel, non point par les lèvres seules et dans l'ahstrait, mais à travers les tribulations mêmes qu’il doit subir de près ou de loin, ("est en sanctifiant notre pénitence collective actuelle, que nous pourrons nous purifier comme individus et comme nations, et mériter la miséricorde et la complaisance divines.Les enseignements du christianisme, " 'V sur les Saintes Écritures et une infaillible tradition, offrent cette substantielle leçon à notre volonté et à nos méditations.Quels principes chrétiens pourrait-on invoquer pour nier le fait de cette pénitence ou pour s'insurger contre elle?S’il en est qui voudraient proposer ce double résultat en donnant un vernis religieux à un nationalisme étroit, ils feraient une faute contre l'esprit, contre la charité et contre l'espérance.Dans un pays en guerre, grave est la responsabilité de ceux qui voudraient s'arroger le pouvoir de juger par eux-mêmes des événements, et de proposer des règles d'action sans tenir compte des conditions collectives imposées par le péché et ses suites.Dans l’ordre de la création, c'est par elle-même et par son propre instrument que la société humaine redresse l'équilibre de la justice quelle perd parfois par ses fautes.Le chrétien doit donc accepter avec obéissance et humilité les conséquences des maux physiques qui nous accablent, et y chercher cette étincelle de surnaturel (pii nous guidera jusqu'à notre bonheur.II.— L'ÉpRKUVK I)E DA BATAIDUK Dette obéissance devient tragique pendant l'épreuve de la bataille: car c'est à ce moment que le chrétien fait l'expérience dans toute son horreur des grandes misères que le péché originel traîne dans sa suite.< e n'est pas le fait de voir sa vie en danger qui constitue la pitié de cette expérience: car notre vie est en danger à chaque instant, et nous savons bien tous que nous devons mourir d'une façon ou d'une autre.< ette grande misère est le fait où le chrétien se trouve placé par les circonstances de devoir tuer son prochain.29 I.K SUHXATUltKI.DANS LA OL'IUtHL KT LA PAIX HH l'.t pourtant, il y a bien une lourde trace de surnaturel même dans l'accomplissement de cette mission.i )n sait que la misère de cette situation est telle que des consciences scrupuleuses se sont refusées et se refusent encore à paver a la -ocieté 1 impôt du sang.Objecteurs de conscience et pacifistes se voient même appuyés et encouragés par des sectes religieuse-qui interprètent à leur façon les mandements de l'Ancien et du Xous veau I estamont.« Tu ne tueras point ! » nous est-il dit : or ce serait là un ordre péremptoire qu’on ne saurait enfreindre en aucune façon sans mettre en péril le salut de son âme.I.argument serait difficile a réfuter si 1 on reconnaissait à la raison individuelle le droit absolu de s'ériger en juge sans appel de la Parole Divine et des mouvements de notre conscience, ('elle attitude plus particulière du protestantisme explique pourquoi le pacifisme fleurit surtout parmi les sectes protestantes.l/individu qui en use et s en prévaut peut être de bonne loi et gagner ainsi les mérités qui s attachent a une obéissance bien intentionnée à la loi naturelle et divine.Mais en lui-même, cet argument se place en marge de la justice et de la charité par rapport à la société; et il mametivre comme si le péché originel et ses suites, comme les passions humaines et la guerre, n'existaient pas.I.e Décalogue ne défend pas à l'individu de se défendre et surtout quand il s’agit de sa vie.Aussi, ht société et l’autorité civile qui sont voulues par Dieu, ont le droit d’aviser aux moyens de s opposer par la violence contre un agresseur injuste.De mente, la morale évangélique peut commander à l’individu d accepter sans murmurer des injustices et des injures.Mais elle ne dispense pas 1 autorité publique de remplir son devoir péremptoire de défendre la société dont elle a charge de toute attaque injuste, ht comme les moyens doivent êt re ici adaptés à leur fin, la violence s offre souvent comme la seule manière de faire honneur a ses responabilites.Dans ce cas, les citoyens (pii sont tenus de prendre les armes ne sont que les causes instrumentales de la justice publique; et ils peuvent trouverdans cette tragique mission de multiples occasions de s associer ausurnaturel.Les sentiments qui doivent les pousser à obéir pour accomplir tout leur devoir, doivent être ceux de la justice et de la charité, et non point la haine ou la vengeance.La guerre n’est point faite pour la satisfaction de basses passions ou pour ériger chaque soldat en 11)2 HKVl'K TKlMKSTlftKI.I.i: ( A N A DI KN\| Jii-'H'-i'T particulier, mais pour ramener l'ordre public en éliminant l.i malice collective de la nation qui a provoque la lutte.< "est pour-'luoi c‘ha pays, et en premier lieu chez ceux qui ont directement souffert de l’oppression de l'Axe et de ses chefs.('ar seuls des peuples libres peuvent collaborer à édifier une paix juste et durable.( est pouruuoi nous pouvons envisager la victoire des Nat ions-l nies comme une condition indispensable de la paix : celle-ci ne pourrait guère être obtenue par le succès de l'Axe, ou même par un compromis résultant de négociations immédiates qui ne rendrait pas la liberté à tous les peuples.( uniment les Nations-! nies comptent-elles user de leur victoire éventuelle / Il est evident que les préoccupations de chacune d elles varient suivant leur contribution propre à l'effort de guerre.< ertaines ont connu chez elles aussi bien les horreurs de la lutte * lue I oppression t olale I > au t res auront défendu leur t erri luire avec 164 H K V r K TI < IM h ST l< I K1.1.1 : C A N A IJ I K N N I : honneur et succès jus(|u'à la fin.Tandis que d'autres sont plus nouvellement engagées dans le conduit, et n'auront pas eu l’occasion de faire des sacrifices semblables aux premières.Par ailleurs, certaines n ont que des intérêts régionaux; tandis que d'autres doivent faire face a des problèmes dans des régions dispersées ou même à travers le monde entier.On peut donc s'attendre à des revendications différentes, et parfois même irréconciliables, de la part des pays engagés dans le conflit actuel.**n peut reconnaître néanmoins certains buts essentiels (pic partagent toutes ces nations, ainsi que des principes généraux (pii conviennent a toutes, meme s ils comportent des ajustements spécifiques pour chacune d elles.( est ce (pii ressort d'une série de documents officiels, comme la < halte de l'Atlantique 14 août.Ifl41 i, le Manifeste des Xations-I nies adopté à Washington I janv.11*42 >, les nombreuses declarations autorisées de nos chefs politiques, et d autres pièces diplomatiques et militaires signées au cours de la guerre.I n faisant abstraction des particularités de eos documents, nous pouvons dire (pic ceux de leurs principes qui visent à la vie internationale, manifestent un caractère remarquable (pii résume leurs intent ions et le vrai contenu de la paix: c'est leu r souci du bien commun ( cite preoccupation explicite du bien commun dans l'ordre publique est d autant plus remarquable, (pie nous la vovons s affirmer pratiquement pendant le cours même de la guerre.< "est peut-être la première fois dans 1 histoire que des nations en lutte confessent ouvertement le caractère dominant du bien commun, cou me le seul prolongement acceptable des épouvantables misères de la guerre.Plus encore, e est sûrement la première fois dans l'histoire qu au-dessus du bruit des batailles, des nations en guerre prennent des dispositions techniques pour sa réalisation générale, alors même qu elles et aient indécises sur i issue du combat.Nous faisons allusion ici aux projets de secours internationaux pour toutes les populations dans le besoin On ne saurait mettre en question l'obligation morale pour les Xations-I'nies d'organiser cette aide matérielle au bénéfice des populations victimes de la plus opprimante exploitation.< "est là une exigence de la prudence aussi bien (pie de la charité dans le plan international.I, appoint de la charité se comprend aisément en considérant leurs malheurs.Quant à la prudence, il est évident que la dissatisfaetion permanente de populations dans un grave besoin, i.k srn\.vn nu.dans r.A i.i kiuu; kt i.a paix 165 .'¦(•rail une source constante de mécontentements et de trouilles tjui léseraient la stabilité de la paix.I.e sot ici du bien commun est done certainement l'un des ilaits les puis significatifs des relations internationales envisagées p.u le gioupe des Xations-l nies.|,es puissances de l'Axe n ont pas eu le bon sens ou la volonté d'y penser, si ce n'est d’une façon qui violente la justice; I Allemagne et le Japon en particulier veulent définir le bien des nations uniquement par rapport au leur propre: ce qui revient à donner un caractère arbitraire à la satisfaction des besoins les plus élémentaires de ces nations.Tandis que les Xations-1 nies, en proclamant le respect de l'individu et de scs droits naturels essentiels, envisagent la realisation du bien commun comme un étal universel comportant la participation de tous, ( est ce save/ par expérience1 sans doute que, si vous voulez tran-flier du 1 leurre avec un eoutcau, vous avez beaucoup de difficulté a laire 1 opération sans (pie le rouleau retienne du beurre, que vous devez enlever soit avec un autre couteau (pii lui-même demandera un autre enlèvement de beurre, ou en essuyant le couteau sur I aJigle de deux surfaces ou tout autre moyen.Voilà une opération "impie, trancher du beurre, c est difficile avec un seul couteau.I n jour, un individu inconnu a imaginé d’attacher un fil à deux morceaux de bois et il a inventé le.f/7 n rou/irr h beurre.< )n dit que ce n est pas malin, parce qu'il est inventé; mais avant que l’invention fut faite, c était une opération pour le moins agaçante de couper ties morceaux de beurre convenablement.ht la roue \ ous imaginez-vous ce que c’était que le transport d* " 1 aideaux axant I invention de la roue?Le premier moven de 1ian>port a été le bipède humain.Or comme l'homme, au fur et à mesure qu il possède, devient riche ou puissant, accumule des objets, il ne suffit plus au transport de son bagage avec ses propres forces.II a imagine I esclavage, poussant le raffinement jusqu’à se faire l’oitei lui-memo par ses semblables afin de ménager ses forces phxsiques au profit de son cerveau.Ayant domestiqué des animaux, h s i sel a \ es ont et e promus un peu, en devenant conducteurs d'animaux.Puis 1 homme a imaginé le traîneau, et quand il s’est aperçu ^ ettoit tpi il faut faire pour le déplacer sur des terrains mous, il a xainett le frottement au moyen du rouleau ou billot de bois placé mitre le traîneau et le sol, ou bien en rendant le sol glissant par de 1 aigile humide qu un esclave plaçait devant le traîneau portant de lourds fardeaux, comme des pierres en Égypte, tandis que d'au-tte> esclaves liraient le 1rameau.Aussi pour diminuer le frottement sut le sol, le primitif a inx'cnte le tninns fig.I 1 particulier aux Fig.1.— I tnivejs 1 1 ' N " 1 111 | .\ ( |> l'i »i{.M I l) \ HI D !"‘upl,'s du Nonl dr r \inna de la Terre de l 'eu.< 'es individus, bien que vivant pnV de l'eau, ne savent pas quitter la terre pour trois sortes de taisons.I.es uns sont privés de matériaux pour faire des embarcations, comme |es Ksquimaux du Détroit de Smith.I.es autres, tels le- Patagons, sont occupés ailleurs (pie sur l'eau qui ne le- intéresse pas du tout.< hez d'autres enfin, comme les Ona de la Terre de LVSKQU EN i ES El i KM I DA BLES ^ '11 ' ' b •" -\11s11aliens, la méconnaissance de la navigation est «lue à un niveau culturel trop bas.Il est assez évident que le tronc il'miirc tombé et flottant sur I «-au a été la première embarcation, celle même sur laquelle des animaux savent se placer.Puis est né le radeau que l'on trouve ' I|( «ni «buis différentes régions du globe, en Tasmanie, fait avec des b< i b« s liées ensemble, ayant parfois le centre enfoncé pour placer la marchandise et désigné alors le catamaran (ébauche de la pi-i"gue .Sur la côte du Pacifique de l'Amérique du Sud.le lac Titi-« a« a, d«s «ouïs deuil «I Afrique, on trouve encore des radeaux soit «'U barbe, soit en bois concurremment aujourd'hui avec d'autres t.xpfs d embarcation.< ertains radeaux furent munis de bonne ^IMIM '«'il''-' et lorsqu ils étaient étroits, d'un balancier, pièce longitudinale touchant I eau et reliée au corps principal du radeau.!-V>.si -ne d .• < i ons tairez sur la carli un triangle scalene dont le son met scant à I lcrelantl, et ilont la hast n'ait tir Masillon a Mansfield, tin ns l'Ohio, ions tenu feriez an milieu de celte tlcrnièn laine un bourg du nom (le 11 ouster.C ist là qu'est né M.Compton, d'un jure clergyman et professeur tie philosophic.Dès Hum, H est bachelier en philosophie et, l'annét s .ante, maître es sciences du collige de sa cille natale.Il g enseigne tlt 1908 a 1010.Pats il posst à fl niccrsité de Princeton où il grind son grade de docteur en Philosophie, en 1912.I)e 1919 à 19là, il enseigne la chimic à Heeds College.Puis Princeton se rattache.De 19là à 1919, il devient assistant du professeur de physique tout en étant ingénieur aeronautt tlu service des signaux, officier au service tl'information ties recherches et associé à l'attaché scientifique de Vambassade américaine dt Pans.1)( 1919 a 1930, nous le trouvons professeur titulaire de physique.Dt 1929 a 1930, il est président tic son ilépartemcnt et directeur tics recherches.En 1930, il devient président de l'illustre Institut de Technologie du Massachusetts, le M.I.T.ou Poston Tech.Entre temps, il donne ths cours d'été dans les universités tlu M chigun, .In pu taunt oj Agriculture ; Institut 1 Institut de ¦ Se cvccs .1 < onaultgves; Institut Brook it g$: i m"',,tt,, on ling net ng Schools: Science Adi sory Board; Rubber ' ¦ ¦ Committee; Bartol Rescarcl Foundation; Committee un R.- sem eh foi the Reulrods; / ,• ndotion for X cuvo-Jindocrine Research; Roche fi lier h ou nelid io’ : Sutntion Foundation: A t w Products Committee, (nmral hlectric t ou,pat,y: American Physical Society; Ame' can Optical Socict : Boston Society of < ü ! Engineers; American A niai m,, oj Arts and Sc/enn.-: Ami: van Associât,on far Un Advancement oj >aeiici: Annun, t lieinical Society; American Institute oj Licet need huge ne e ¦: American Philosophical Society: Xotioneil .t cm: t o.oi Sen f n ; ( te .(>n luit par là epn M.( omptoi ¦ est pus avare de sun temp, it fed 1»'( "n d'un -n n.- a,g,, a, y,, n y, ,i a, /„ « civilité ».1 une h d ubuputé.a Une exceptionnelle m été iii compétences, ,/ jouit un grand chant i pi ¦sonnei.I:t , on n • étonnera pas s .sous sa dire et• eu .h «' Massachusetts Institute of Tech oology » ad man,h nu il développé efficacité à fo.¦ ge ¦ e urs et a pu t .pi r a in i , , „/ , (if y Étals-Ci, >.( h /n i son naijf tlh.'.' (mil t :,t h! iK/hlfl/l éc/ia J)j)n' ans honneur.s*.Médaillé m J031 pour se étude sur in spectroscopic it l’émission thei moïomejue, il est en outre docteur « honoris causa n de nombreuses institutions: doeti n~n< iATio.N 213 watts.W hile in the United States the majority of the tear developments have been earned out through contracts placed with existing industrial companies nr universities and engineering schools, in England the principal corresponding work• has been carried out in these special •(search establishments organized antler the three supply agencies.In Australia the war research anti development program has beet organized under several pre-existing agencies, notably the Council for Scientific and Industrial Research, the Postmaster-General's Office, ami the Supply Ministries of tlx Armed Forces.Corresponding to the National lmentors’ Count'd in the United Stotts.Australia has an active and successful Army Inventions Bureau.Coordination and intcrchangi of information on scientific matters is handled through a Snt nlifir Liaison Bun an with branch offices in each of the state capitals.In ('amnia, you I'llOlC the situation better than I do, but I do know of tin ne wort; winch lias been organisai under the Rational Research Council of Cumula anil Research Enterprises Lid.I hull had the great pleasure of joining your Bean Mackenzie, Acting pre-h • t of tin A alional Research ( ’ounc I.n one of tins visits to England, and of meeting on several occasions your Colonel Wallace, who has so ably organized (hi work of tlu Research Enterprises Ltd.There an many other technological agencies playing an important role in the war organization but with winch / Imre not happened lo hare had such dose contact.One of the splendid features of this war organization is the extent to which all of these countries are cooperating through prompt exchange of useful information without restriction and with the wholehearted and single-minded purpose of bringing the technological forces of all our countries to contribute as quickly and as effectively as possible toward the winning of the war.The role which has been played by our technological institutions in this organized effort is exceedingly important, ami without them I think it can safely be said that our Allied cause would be far less prosperous than it is, ami that without the contributions from our technological institutions we probably would now be on the losing cud of the war.These contributions hare been primarily threefold, as follows.In the training of technical personnel for various activities in the armed forced, our institutions have all played their most normal and VIE DE L ASSOCIATION 214 iimicrsul rôle.1* u m> other war, Uns une lias inrohed mur devices tu increase effectiveness in combat ami to decrease vulnerability lu the weapons employed lui lia inemy.I la se senuecs luire l'cipured si,'illcd technicians for mai ntena uct nul jor operation, and m scares of la ids our educational i nsi dot uns run lu , n expvddimj lia supply of tins type, oj personnel.In lia si rouit place oui lechnolng ,'al i n *t d ut ions peu1'tic a reser-ri)>r oj i ny lia i l's and se, , ntl sis oj tin I y h est y rade.In a time of einer-Uencn, Ilia I/o war, the t< eh nulutjlsts (if , /,//list r ml concerns cannot h spared jor other duties stun they an milled mon than erer where tmy an.It is only ¦¦ tin educational nisidations that there exists a d"J1 of i.cpii'ts which ean In called to important technological si rdccs ni emergency.I his fact should In politicly recognized, for ¦ u addition fo being centers oj cull oral and technological progress our edncationol estd dions on powerful iigciu'u s Jor notional di fence.la the third plan, thus, institutions which hoi'i scientl lie and ' ¦ gimemug lafiaratoru s w fh com petent stuffs tune han called upon ta a ah ' or Ills dl gn < to curry on i nn stigutions nr hi pi f, el , , ,p„, , ,¦ ng developments of importuna to the war.Tin sum total of these co tabi,-tions Inis linn ary gnat indeed.Turning mar ti,, post-war pi, iod, wi nil nul,:, that our in: l -tut,ons are faced with many difficult problems and with these problems then are also some n nj great opportunities which, with good forlorn ami w si guidance, may he gasped and capitalized for the public welfare.The first emergency problem will be the handling of thon demobi-i'Zed soldiers and sailors who may desire farther education ami be yuan lied tosecun d./ lichen that inry Allied country will undertake, as am portion oj its program aj demobilization ami of transition from ra r time to peace tune coud liions, stum program Jar enabling demobilized troops ami educational i nstitutions to get together on a construc-I(re program which will, hare the following advantages.In tin first plan , this program mil contribute to the relief of unemployment.In the second place, the program will provide the nation with a college generation of educated men which would otherwisi be permonentlg lost and which will be exceedingly i m portant in reestablishing and maintain -ing the economic and intellectual life of the country. VIE DE L ASSOCIATION 215 .1 second emergency problem will be the financing of our educational institutions after the war.Those which depend partly on endowment will find that the income from their investments has shrunk'.Those which depend on governmental support will find themselves under public pressure to minimize the great tax burden resulting from the war.The financial problems of our institutions will certainly be difficult.Making this problem still further difficult, is the fact that academic salaries do not increase during war time, ill spite of the general tendency for industrial wages and costs of living to rise.II hat / hope may sure this very difficult situation is public recognition of llic tremendously important rule which our educational institutions hart performed along the lines which / have preciously outlined.Tin y are not only among our very greatest assets for notional welfare, prosperity ami happiness daring peace time, but they are among our most important agença s for national safely in time of emergency.It would be extremely short-sighted policy for any government to permit a weakening of its important educational institutions, and then an many reasons in addition to those which I hare mentioned which indicati that wisi statesmanship and public interest call for a maintenance and even an increase >u the effectiveness of institutions like yours and that with which l am attached and others of the same type at the highest possible level of effectiveness./n conclusion, I express appreciation of the honor of meeting with, you on this happy occasion, and ! trust that our joint efforts in our two countries may continued to In effective in helping to bring us successfully through the emergency of war and into the happier and more constructive activities of peace.» NOUVELLES AI.Louis Hébert 12 est maintenant ingénieur divisionnaire pour le ministère de la Voirie, à Papincauville.AI.Euclidc Vézina '21 vient d’être nommé gérant de la ville de I.onguetiil. 216 ni:vri: tiîimksthii:i.i.i: r anat>iknni- M.Pierre Warren '32 est entré au service du bureau de M.Zachée Langlais, ingénieur conseil, à Québec.M.J.-Henri Thériault, ‘33 travaille maintenant au ministère provincial des Travaux Publics, à Québec.M.René Carie '35, travaille maintenant au ministère fédéral des Travaux Publics, à Rimouski.M.los.< artier ‘35 laisse le ministère de la Voirie pour devenir ingénieur de la ville de Rottyn.VI.Cuthbert Poirier '35 vient de laisser le ministère de la Voirie pour passer au ministère rie l'Agriculture, service du drainage à Montréal.M.Léon V alois '36 quitte son emploi à la mine Sullivan pour entrer au service du ministère des Mines, divisions de la cartographie à Québec.M.Roland-J.Beaulieu '37 a quitté le ministère de la Voirie au Cap de la Madeleine pour entrer au service de la firme Shawi-nigan Chemicals, à Shawinigan.VI.Jean-Paul Le••avalier ‘37 travaille maintenant au ministère de P Agriculture, service du drainage, à Montréal.VI.Jacques Vinet '38 vient de quitter l’Aluminium Co.of Canada pour entrer au service du ministère provincial des Travaux Publics, à Montréal.VI.Roger T.Trudeau ‘38 quitte le ministère de la Voirie pour entrer au service de la firme II.Ci.O’Connell Ltd., entrepreneurs.VI.Alexandre Darisse '39 est parti pour la Jamaïque où il travaille pour Aluminium Laboratories.VI.René Leduc ‘39 quitte la compagnie Consolidated Paper pour entrer au service de la firme Luceville Lumber & Compagnie St-Laurent Enrg., à Luceville, Qué. VIK DK K ASSOCIATION 217 I,'officier d'aviation Clément C aron '40 est maintenant chargé de l’inspection de la production de l’avion Norseman aux usines de Noorduyn Aviation Co., à Montréal.M.< lément Forest '41 est maintenant au service de l’IIydro-Quéllëp, à la centrale de Heauharnois.M.\ incent Melillo‘41 est maintenant à l’emploi de l’« Inspection Hoard of the l'nited Kingdom and ( anada #, à l’usine de la compagnie Singer, à St-,Jean, Qué.M.Maurice Michaud '41 travaille depuis quelque temps au ministère des Mines, division des chemins de mines, à Québec.M.Jean-Melville Rousseau '42 a quitté son emploi avec la compagnie Westinghouse hledric pour entrer au service de la com-pagnit Canadian Marconi < o.M.Jacques Sansfaçon '43 vient d'entrer au service du ministère fédéral des Travaux Publics, à Montréal.Ll-> NÔTRES SOCS LES DRAPEAUX !.( major Albert I.educ '2d a reçu récemment la médaille de l’Kmpire Britannique OI.B.E.) et a été promu au grade de lieutenant-colonel.Le major Guy Montpetit ‘29 est de retour d’Europe.11 vient de recevoir le grade de lieutenant-colonel et la Médaille de l’Empire Britannique (M.E.B.).Il est aux quartiers généraux du district militaire No 4.Le capitaine R.-IL Tourville, architecte de la promotion 1921, vient de recevoir la décoration de l’Ordre de l’Empire Britannique (O.B.E.). H K V T K TRIMESTRIELLE CANADIK.WK 218 I.c commandant d’escadre Baxter Richer -.87, vient de recevoir roix du Service Distingué (D.F.C.).N t: ntoux; ir Sir George.- Carneau v|.K.B., commandeur de l'ordre de St-Crégoire-le-Crand, chevalier de la Légion d'honneur, est décédé le o février dernier, à Québec.\é à Québec en 1804, Georges ( lar-neau étudia au petit séminaire de Québec, puis à Polytechnique d ou il est sorti avec le diplôme de bachelier ès Sciences Appliquées avec grande distinction.11 s'adonna à la pratique du génie avec son pere, a la maison P.Carneau l.tée, qui devint par la suite la compagnie Carneau l.tée.dont il était le président depuis nombre ci années.Sir Georges Carneau était aussi président de ht Caisse Vatio-nalo d Lconomie de Québec, vice-président de la Banque Canadienne -Nationale et administrateur de plusieurs compagnies, dont I'11 1 ,,,(,pGmo ( o.of « attada, le Trust ( iénéral du ( anada, ( onti-nental Lite Insurance ( o.et Donnacona Paper Co.Il fut maire de a ville de (Québec de 1900 à 1910.Il était aussi membre à vie du bureau des gouverneurs de l'Université J .aval et membre du ( onseil National des Recherches de 1918 à 1982.Sir Georges Carneau était docteur en droit de lT'niversité de i oronto (1917), de ITniversité McGill (1921) et de Bishop’s ( ollege ( hdlj- P était membre de notre Association depuis 1914 et membre d honneur depuis 1983. VIK DK ], ASSOCIATION 219 Monsieur Olivier Lefebvre '03, D.Sc., est décédé le 25 mars dernier.Il était né à St-Hughes de Bagot en 1879 et avait fait ses études secondaires au .Mont-Saint-Louis.Au début de sa carrière, jusqu'en 1913, il était au service du ministère fédéral des Travaux Publies.Il devint alors ingénieur en chef de la Commission des Baux Courantes dont il devint vice-président en 1940.Il a ainsi consacré toute sa vie à la solution des importants problèmes hydroélectriques de la Province et il a à son actif la construction d'un grand nombre de travaux d'hydrologie.11 fut délégué du Canada à la Conférence Internationale de l'Hydro-élcctricité à Berlin en 1930 et à celle de Washington en 1936.Il fut aussi membre d’une commission chargée d'étudier, conjointement avec les États-rnis, le projet de canalisation du St-i.auront.Il était membre de l'« American Society of ( ivil Knginoers » et de la « Society for the Pro-Kngineering Pdueation ».Il s'était dévoué pendant de nombreuses années à i'« engineering Institute of < anada », dont il fut président général en 1933.Il était aussi membre de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de la Province de tjuébee et il en fut président en 1941.Monsieur Lefebvre était membre de l'Association des Diplômés de Polytechnique depuis 1914 ci il en fut président en 1925.Il s'est toujours intéressé très profondément aux questions éducatrices.Il était en effet membre de la ( orporation de l’École Polytechnique depuis 1919 et secrétaire du Conseil Administratif de I l niversité de .Montréal depuis sa fondation il y a quelques années.Monsieur Adrien Plamondon, ingénieur bien connu dans la métropole, est décédé après une longue maladie le 29 mars dernier.Il est né à St-< ésaire en 1884 et avait fait ses études secondaires au Mont-Saint-1.oui,-.I! avait suivi les cours de l'École Polytechnique, d'où il était sorti en 1909 avec le diplôme d'ingénieur civil et de bachelier ès Sciences Appliquées.Au cours de sa carrière, il s'est occupé surtout du génie municipal et avait été attaché à un grand nombre de municipalités d 'le 'OUs-marins.Kn 1022, il avait la charge de ;.0!‘S chantiers navals du pays, y compris ceux d'Halifax et u 1-sqmmalt.Monsieur Desbarats représenta le Canada à de nombreuses conférences internationale.-: tout d'abord, en 1012, il avait les pouvoirs plénipotentiaires pour représenter notre Roi à ht ( onl'é-cuce de Radio-Télégraphie de Londres; en 1020, avec le- mêmes pouvoirs, il représentai, le < anada a la Ligue des Nations Monteur Desbarats a pris sa retraite il y a douze ans.Il a toujours eon- II ""u cependant as occuper des problèmes scientifiques et à s'inté-,r'>er a tous les développements du ( lénie.h lut president général de !'« I mgineering Institute of ( anada » en 103, et président de la - Canadian Ccographical Society». VIi; DK L ASSOCIATION 221 11 a été décoré par le Roi de l'Ordre de St-Michel et St-Georges en 1915 et il faisait partie de l’Association des Diplômés de Polytechnique depuis 1913, étant membre d’honneur de cette Association depuis 1941.I.’l’niversité de Montréal lui décernait son doctorat ès Sciences Appliquées en 1943 lors du banquet annuel de notre Associât ion.Aux familles de nos confrères disparus, nous offrons nos plus sincères condoléances. Bibliothèque et Archives nationales Québec Revue Trimestrielle Canadienne Pages 223 à 226 manquantes REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IX sus Les lampes Solex — de fabrication canadienne et de quailté éprouvée — sont traditionnellement sûres et de fonctionnement nettement économique.Elles sont faites essentiellement pour donner un bon service et plus d'heures de lumière par dollar.THE SOLEX COMPANY, LIMITED Montreal - Toronto - Winnipeg - Vancouver X H K VU 1 : TR IM 1>T Kl K LU-: C A N AD! I : N N I.Mieux quelqu’un Sert Son Pays plus il m'est utile” — Homère Cette affirmation du grand pocte épique est aussi vraie aujourd’hui pour les gens de la province de Québec qu’elle l’était pour les anciens Grecs.DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL L'histoire de 1j Compagnie Shawinigan Wjter & Power est celle d’une entreprise privée qui.dans le cours d'une vie d’homme, a tait de la vallée sauvage du Saint-Maurice un grand centre industriel dont le rôle a été essentiel au succès du développement économique de toute la province ÉLECTRIFICATION RURALE Dans aucune province du Canada, il n'est pas de régions agricoles comparables à celles que dessert la Shawinigan oil les agglomérations rurales et les paysans aient accès ju\ services d électricité de façon plus générale ou .i un coût inférieur que dans le territoire de la compagnie PAS D’EXPORTATIONS Von i une grande richesse de notre Québec qui n'"émigre"pas- toute l'énergie électrique que la Compagnie Shawinigan Water
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