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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • MontrĂ©al :Association des anciens Ă©lĂšves de l'Ecole polytechnique de l'UniversitĂ© de MontrĂ©al,1915-1954,
  • MontrĂ©al :Association des diplĂŽmĂ©s de polytechnique
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou aprÚs :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de MontrĂ©al
  • Successeur :
  • IngĂ©nieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1942, Collections de BAnQ.

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28Ăšme annĂ©e No 112 MONTRÉAL dĂ©cembre 1942 fSgz- x % Revue Trimestrielle Canadienne Art de l’ingĂ©nieur—Economie politique et sociale—MathĂ©matiques LĂ©gislation—Histoire—Statistique—Architecture—Sciences HygiĂšne—Industrie—ForĂȘts—Finances—Transports.SOMMAIRE Pages 353 — I.La MĂ©thode axiomatique en GĂ©omĂ©trie.Thomas greenwood 380— II.L’Équation de Combustion.Boiesiaw szczeniowski 392 — III.Un Oscillateur linĂ©aire et symĂ©trique pour la DĂ©viation d’un Faisceau cathodique.J.-C.BERNIER 401— IV.ThĂ©orie de l’ÉlasticitĂ© et ÉlasticimĂ©trle.Auftusto DURELLI 432 — V.Contribution Ă  l’Étude des Ciments magnĂ©siens.Louis asselin 444 — VI.Étude du BĂ©ton avec Usage des PrĂ©contraintes.C.-E.CAMPEAU 462 — VII.Revue des Livres.463 — VIII.Vie de l’École et de l’Association.ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL COMITÉ DE DIRECTION PrĂ©sident: Monseigneur Olivier Maurault, p.s.s., Recteur de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al.Membrea: MM.Augustin Frigon, PrĂ©sident de la Corporation de l’École Polytechnique._ Armand CircĂ©, Directeur de l’École Polytechnique de MontrĂ©al.Victor DorĂ©, Surintendant de l’Instruction Publique L’hon.LĂ©on-Mercier Gooin, Professeur Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al.ThĂ©o-J.LafreniĂšre, Professeur Ă  l’École Polytechnique.Olivier Lefebvre, Vice-PrĂ©sident, Commission des Eaux Courantes.Édouard Montpetit, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al.Antonio Perrault, Professeur Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al.Arthur Surveyer, IngĂ©nieur Conseil.Ivan-E.VallĂ©e, Sous-Ministre, DĂ©partement des Travaux Publics de la Province de QuĂ©bec.L.Brunotto, BibliothĂ©caire de l’École Polytechnique.COMITÉ D’ADMINISTRATION ET DE RÉDACTION PrĂ©sident: Arthur Surveyer Membres: Mgr Olivier Maurault, MM.Édouard Montpetit, Augustin Frigon, ThĂ©o-J.LafreniĂšre, Antonio Perrault, Olivier Lefebvre., L’hon.LĂ©on-Mercier Gouin.RĂ©dacteur en chef: Édouard Montpetit.SecrĂ©taire: Armand CircĂ© TrĂ©sorier: Lorenzo Brunotto PRIX DE L'ABONNEMENT ANNUEL Le Canada et les États-Unis $3.09 — Le numĂ©ro .75 cents Tous les autres pays $4.00 — Le numĂ©ro $1.00 La Rame Trimestrielle Canadienne parait quatre fois l’an: en mars, juin, septembre dĂ©cembre.La Revue est accessible Ă  la collaboration de tous les publicistes, spĂ©cialistes et hommes de profession; mais la Direction n’entend pas par l’insertion des articles assumer la responsabilitĂ© des idĂ©es Ă©mises.Tous les articles insĂ©rĂ©s donnent droit Ă  une indemnitĂ© calculĂ©e par page de texte imprimĂ©e ou de graphiques.Les manuscrits ne seront pas rendus.La reproduction des articles publiĂ©s par la Revue est autorisĂ©e, Ă  la condition de citer la source d’oĂč ces articles proviennent et de faire tenir un exemplaire Ă  la Revue.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont il aura Ă©tĂ© envoyĂ© un exemplaire Ă  la RĂ©daction.Adresser toute communication pour les abonnements, publicitĂ©, collaboration etc.directement Ă : La Revue Trimestrielle Canadienne LAncaster 9208.1430, rue Saint-Denis.MONTREAL P mm s H E V U E TRIM ESTRIE LL E C A N ADI E N N E LE BON COMBUSTIBLE FAIT LE BON CHAUFFAGE Al Mj Pour dissiper les ennuis de la chauffe au charbon et obtenir un rendement maximum, employez des produits de qualitĂ© supĂ©rieure.Les anthracites gallois ef amĂ©ricains se recommandent pour leur haut pourcentage de carbone fixe.Nos charbons bitumineux prĂ©sentent les mĂȘmes avantages d'Ă©conomie, ils offrent en outre cette parti-c u I a r i t Ă© heureuse d’ĂȘtre manutentionnĂ©s proprement.Service d’urgence de 24 heures pour les huiles Ă  chauffage.W MONGEAU & ROBERT CIE LIMITÉE 1600 est, rue Marie-Anne Tel.: AMherst 21311 II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE L’UNIVERSITÉ de MONTRÉAL Comprend les facultĂ©s et Ă©coles suivantes : fACULTES THÉOLOGIE ' DROIT MEDECINE - PHILOSOPHIE LETTRES SCIENCES CHIRURGIE DENTAIRE ECOLES POLYTECHNIQUE - PHARMACIE INSTITUT AGRICOLE D'OKA - SCIENCES SOCIALES Ecole des hautes Etudes commerciales OPTOMETRIE - MÉDECINE VÉTÉRINAIRE HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE TOURISME ?Pour tous renseignements, s’adresser au SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral 1265, rue St-Denis MontrĂ©al REVUE TRIMESTRIELLE CAX A DIEXXE III SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE École des Hautes Études Commerciales AffiliĂ©e Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al PrĂ©parant aux situations supĂ©rieures du commerce, de l’industrie et de la finance BibliothĂšque Ă©conomique.MusĂ©e commercial et industriel DĂ©cerne les diplĂŽmes de bachelier en sciences commerciales, licenciĂ© en sciences commerciales, de docteur en sciences commerciales et licenciĂ© en sciences comptables.Ce dernier diplĂŽme donne droit d’admission dans l’Association des comptables agréés de la province de QuĂ©bec (G.A.), l’Institut des comptables et auditeurs de la province de QuĂ©bec (L.I.C.) et la Corporation des comptables publics de la province de QuĂ©bec (C.P.A.) BOURSES DU GOUVERNEMENT Cours spĂ©ciaux rĂ©servĂ©s aux avocats, aux notaires et aux ingĂ©nieurs.COURS LIBRES DU SOIR: comptabilitĂ© thĂ©orique et pratique, opĂ©rations de banque, opĂ©rations d’assurance, correspondance anglaise et française, mathĂ©matiques financiĂšres, Ă©conomie politique, droit civil, droit commercial, langues Ă©trangĂšres: italien, espagnol, allemand.Cours spĂ©ciaux prĂ©paratoires Ă  la licence en sciences comptables.COURS PAR CORRESPONDANCE : comptabilitĂ©, français et anglais commercial, Ă©conomie politique, droit civil, droit commercial, algĂšbre, etc.Pour tous renseignements, brochures, prospectus, inscriptions, etc., s’adresser au directeur.535, avenue ViÂŁer, MontrĂ©al IV ri:vue trimestrielle canadienne Appareils #> .-:de=.= Laboratoire PRIX MODÉRÉS et LIVRAISON PROMPTE Fisher Scientific Company Limited 904-910, rue Saint-Jacques MONTRÉAL Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d’appareils de laboratoire pour l’ensen gnement des sciences.Une commande initiale vous convaincra de la haute qualitĂ© de notre marchandise. Revue Trimestrielle Canadienne \rt de l’ingĂ©nieur—Economie politique et sociale —MathĂ©matique?LĂ©gislation—Histoire—Statistique —Architecture—Sciences HygiĂšne—Industrie—ForĂȘts—Finances—Transports.VOLUME XXVIII Mars — Juin Septembre DĂ©cembre 1 942 ASSOCIATION DES DIPLOMES DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL A TABLE DES MATIERES VOLUME XXVIII Art de l’IngĂ©nieur.ProblĂšmes sanitaires Ăźle l'HĂŽtellerie, par RenĂ© C'yr.51 La SĂ©curitĂ© et « La Lai et le.s RĂšglements concernant Ica ChaudiĂšres Ă  l'apeur et Ica antres Appareils sans Pression », par Pierre-Paul Vinet.164 “Better Light— Better Light Activity in H’ar Time”, par LĂ©o Roy.314 Les Routes tie I’Afrique-Sud, par Charles D.HĂ©risson.,338 L’Equation de Combustion, par Boleslaw Szczeniowski.380 l'n Oscillateur linĂ©aire et symĂ©trique pour la DĂ©viation d’un Faisceau Cathodique, par J.-C.Bernier .392 ThĂ©orie de l’ElasticitĂ© et KlasticimĂ©trie, par Augusto Durelli.401 Contribution Ă  l’Etude des Ciments magnĂ©siens, par Louis Asselin.432 Etude du BĂ©ton avec Usage des PrĂ©contraintes, par C.-E.Campeau 445 Économie politique et sociale.A propos de l’UnitĂ© de Temps, par Maurice Danloux-Dumesnils.37 Enseignement et Influence Ă©conomique, par Augustin Frigon.121 Force sociale et vieille Chanson, par Arthur Saint-Pierre.154 Le CaractĂšre dans la Nation, par Edouard Montpetit.254 Une nouvelle Institution panamĂ©ricaine, par Pierre-Paul Langis., 324 Les Routes de l’Afrique-Sud, par Charles D.HĂ©risson.338 Enseignement.Enseignement et Influence Ă©conomique, par Augustin Frigon.121 Le CaractĂšre dans la Nation, par Edouard Montpetit.254 ForĂȘts.Etude sur la Fonte des Semis de ConifĂšres, par RenĂ© Pomerleau .127 GĂ©ologie.Aperçu gĂ©ologique des Laurentides de la RĂ©gion de MontrĂ©al, par Pierre Mauffette.63 La GĂ©ologie de l'AmĂ©rique du Nord, par Maurice Danloux-Dumesnils 267 IV n K V r E T TU M E ST KIE LI.K ( ' A N A m K X N' K Histoire.Leibniz et l’Union ties Églises, pur GĂ©rard Ally 16 Les M: riens Seigneur: s de MontrĂ©al, par Monseigneur Olivier Mau- ^ Le Fondateur de la Science du Mouvement: Gallileo-Gallilei-Linceo, par A.V.Wendling 294 HygiĂšne.ProblĂšmes sanitaires de l'HĂŽtellerie, par HenĂ© t yr ,ĂŽl MathĂ©matiques.Étude sur la Pseudo-RĂ©solvante, par Jules Poivert .‱ ‱ ‱ ‱ ‱ Ăź Les Fondements de la GĂ©omĂ©trie euclidienne, par Thomas Greenwood 19.La MĂ©thode axiomntique en GĂ©omĂ©trie, par Thomas Greenwood Philosophie.Les Fondements de la GĂ©omĂ©trie euclidienne, par Thomas Greenwood 195 I „ MĂ©thode axiomatique en GĂ©omĂ©trie, par Thomas Greenwood par soils Sciences.‱\ propos de l’UnitĂ© tie Temps, par Maurice Danloux-Dumesnils Aperçu gĂ©ologique -les l-aurentides de la RĂ©g.on ,1e MontrĂ©al, Pierre Mauffette ’ , ., Ă©tude sur la Fonte ties Semis ,1e ConifĂšres, par lie,Ut Pomerleau La GĂ©ologie ,1e l'AmĂ©rique du Nord, par Maunee Dan^-Du.^ Le Fondateur de la Science du Mouvement: Gall.leo-Galhlet-Lmeeo, par A.V.Wendling., 1 Ă©quation de Combustion, par Boleslaw Szezcn.owsk, .; Š Fn Oscillateur linĂ©aire et symĂ©trique pour La DĂ©viation dun 1 a,s-ceau cathodique, par Jean-Charles Bermer ‱ ThĂ©orie de F ÉlasticitĂ© et ÉlusticimĂ©trie.par Augusto Durell, Š Š Contribution Ă  l’Étude des Ciments magnĂ©s,ens par Lou.s Asselm .63 127 267 294 3S0 392 401 432 Revue des Livres.Revue des Livres.224,462 Vie de l’École et de l’Association.Vie de F École et de l’Association.100, 226, 463 Revue Trimestrielie Canadienne MONTRÉAL "DECEMBRE 1942 LA MÉTHODE AXIOMATIQUE EN GÉOMÉTRIE I.M conception de 1 axiomatique ;i profondĂ©ment Ă©voluĂ© ces derniers temps, provoquant ainsi dans les sciences d'importants dĂ©veloppements techniques.Quant Ă  son interprĂ©tation philosophique, elle a oscillĂ© dĂšs le dĂ©but entre les positions extrĂȘmes de I idĂ©alisme et de l'empirisme.H les civilisations orientales nous ont lĂ©guĂ© un corps de faits mathĂ©matiques impressionnant, leurs connaissances no dĂ©passaient gueic le niveau d abstractions et de gĂ©nĂ©ralisations, le plus souvent hĂątives, de leurs expĂ©riences usuelles de computation et de men-suiation.< c n est qu avec les Grecs que ces connaissances furent Ă©levĂ©es au plan de systĂ©matisations rĂ©flĂ©chies, auxquelles les Pvtha-goriciens donnĂšrent les formes d'une vraie science.DĂšs lors, les mathĂ©matiques se dĂ©veloppĂšrent selon les normes de la raison, tout en continuant Ă  s'enrichir des dĂ©pouilles d'une abstraction large des caractĂšres quantitatifs des choses.Or c'est l’idĂ©e confuse du nĂ©cessaire, sous le quadruple aspect de l’ontologique, du logique, du mathĂ©matique et du sensible, qui a nourri les discussions des Ă©coles prĂ©socratiques.Ce furent ces controverses qui fournirent les Ă©lĂ©ments des analyses subtiles de Platon et d'Aristote sur la structure des mathĂ©matiques en gĂ©nĂ©ral et de la gĂ©omĂ©trie en particulier: dĂ©finitions, axiomes, postulats, normes de la dĂ©monstration, lois de la pensĂ©e, tous ces Ă©lĂ©ments Ă©taient discutĂ©s et prĂ©cisĂ©s par les penseurs de 354 liKVl'K TRIMESTlilELLE CANADIENNE l’AcadĂ©mie et du LycĂ©e.L’entente pouvait ĂȘtre facile sur les fonctions de ces Ă©lĂ©ments, mais elle n’était pas aussi aisĂ©e quant Ă  leur nature et leurs rapports exacts.En cherchant l'arithmĂ©tisation du monde de la pensĂ©e et des choses, Platon proposait de soumettre toutes les mathĂ©matiques aux lois du nombre.I/esprit plus analytique d’Aristote relevait les diffĂ©rences de nature entre les grandeurs et les nombres, entre le gĂ©omĂ©trique et l’arithmĂ©tique; et il insistait sur l'impossibilitĂ© d'utiliser comme principes premiers les axiomes du discret ou du continu, pour expliquer en mĂȘme temps le dĂ©roulement nĂ©cessaire des thĂ©orĂšmes de toutes les branches des mathĂ©matiques.Seul le logique fournissait ce lien d’ensemble qui leur donnait une force concluante inĂ©luctable.Nous avons ainsi une premiĂšre lueur dans ces profondeurs conceptuelles, oĂč la pensĂ©e tente de prĂ©ciser les conditions de l’ĂȘtre mathĂ©matique.Mais les Alexandrins se dĂ©tournĂšrent de ces spĂ©culations pour illustrer magnifiquement, avec Eudide surtout et Apollonius, la valeur pratique des thĂ©ories structurales Ă©laborĂ©es par les AthĂ©niens.C’est ainsi que la perfection de l’axiomatique euclidienne est restĂ©e un modĂšle du genre, et qu’elle a pu maintenir son exclusivitĂ© jusqu’au milieu du siĂšcle dernier.Il est vrai que nous eĂ»mes entretemps la gĂ©omĂ©trie analytique de Descartes, et le calcul infinitĂ©simal de Newton et Leibniz.Pourtant leurs auteurs considĂ©raient ces dĂ©couvertes comme des mĂ©thodes dont les Ă©lĂ©ments et la structure logique confirmaient les considĂ©rations thĂ©oriques et les modĂšles pratiques des anciens.Si l’analyse moderne posait sous un nouvel aspect les vieilles questions que les Grecs agitaient au sujet des rapports de l'arithmĂ©tique et de la gĂ©omĂ©trie, ou du discret et du continu, elle n’a pas eu l'intention ou l’ambition de crĂ©er une axiomatique spĂ©cifique.Ce n’est d’ailleurs qu’au dix-neuviĂšme siĂšcle qu’on entreprit la justification logique et l’axiomatisation des diverses branches de l’analyse.Cette quiĂ©tude trouve ses raisons dans 1 adĂ©quation tacite qu’on avait toujours acceptĂ©e entre la gĂ©omĂ©trie euclidienne et l'expĂ©rience sensible, entre le nombre sous ses diverses formes et l’expression quantitative des phĂ©nomĂšnes comme des besoins de la vie pratique.C’est ainsi que Kant a cru rĂ©soudre le problĂšme de la connaissance mathĂ©matique, en rĂ©duisant le nombre et 1 Ă©tendue Ă  des formes de notre entendement.Mais pour lui aussi, l’axiomatique des anciens Ă©tait dĂ©finitivement acquise et ne comportait pas comme telle des Ă©lĂ©ments de controverse. LA MKTHODE AXIOMATIQUE EX GÉOMÉTRIE 35Ô f "pst la dĂ©couverte des gĂ©omĂ©tries non-euclidiennes qui a posĂ© d’une façon consciente la question de l’axiomatisation des mathĂ©matiques.La nĂ©cessite de justifier ces nouvelles thĂ©ories, de les admettre dans le domaine des mathĂ©matiques sans faire violence Ă  nos habitudes de penser quantitativement la rĂ©alitĂ© sensible, a provoquĂ© tout un mouvement de recherches, qui dĂ©passait bientĂŽt les frontiĂšres de la gĂ©omĂ©trie pour s’étendre Ă  toutes les branches des sciences exactes.Les mathĂ©maticiens modernes reprenaient a leur compte la met h ode anal vt ique de Platon allĂ©gĂ©e par la logique d’Aristote.Si une rĂ©gression logique vers les principes avait Ă©tabli sur des bases aussi solides la thĂ©orie grecque de la grandeur, une opĂ©ration analogue appliquĂ©e aux diverses branches des mathĂ©matiques devrait manifester la structure formelle des thĂ©ories nouvelles qui venaient enrichir nos connaissances scientifiques.C’est de ce mouvement que naquit l’axiomatique moderne.Disons cependant que cette axiomatique se rĂ©vĂ©lait au dĂ©but comme une simple technique, indĂ©pendante comme telle de toute spĂ©culation philosophique.Ses rĂ©sultats Ă©taient toujours considĂ©rĂ©s par les mathĂ©maticiens comme par les philosophes, sous le double aspect de l’idĂ©alisme et de l'empirisme.Les principes de chaque branche des mathĂ©matiques n’avaient pas changĂ© de statut: ou bien leur nĂ©cessitĂ© et 1 impossibilitĂ© de leurs contraires Ă©taient imposĂ©s par une sorte de droit divin; ou bien ces principes Ă©taient des crĂ©ations fie l'imagination pour rendre compte de l'expĂ©rience.De plus, seuls les mathĂ©matiques classiques bĂ©nĂ©ficiaient des chauds reflets de la rĂ©alitĂ© sensible: les doctrines nouvelles qui venaient enrichir la science d'une maniĂšre peu orthodoxe, comme les gĂ©omĂ©tries non-euclidiennes par exemple, Ă©taient philosophiquement relĂ©guĂ©es dans les limbes d’une imagination dĂ©voyĂ©e bien qu'heureuse.On espĂ©rait mĂȘme que d’habiles transformations linguistiques, Ă©paulĂ©es de manipulations mathĂ©matiques appropriĂ©es, les ramĂšneraient un jour dans le giron respectable des concepts classiques.Mais cet espoir Ă©tait vain.L’étude des propriĂ©tĂ©s formelles et des applications concrĂštes de ces nouveaux Ă©lĂ©ments, n’a pas tardĂ© Ă  montrer que les notions qui se dĂ©gageaient de ces doctrines bizarres en apparence, possĂ©daient en rĂ©alitĂ© un ĂȘtre propre qui les posait Ă  titre Ă©gal Ă  cĂŽtĂ© des concepts classiques dans le domaine Ă©largi de la science.Lu mĂȘme temps, les analogies multiples qui se manifestaient entre les diverses familles d’objets mathĂ©matiques, 35 G HK VI-K TRIM K ST RI KI,I.K ( ' A N AIM E \ N E sc voyaient Ă©rigĂ©es en thĂ©ories de plus en plus gĂ©nĂ©rales.I.a gĂ©omĂ©trie mĂ©trique et la gĂ©omĂ©trie projective, tout on se dĂ©limitant nxiomatiquoinent dans leurs assiettes propres, se liaient en quelque façon pour laisser entrevoir les propriĂ©tĂ©s fondamentales de l'Ă©tendue.Kt celle-ci se trouvait soudain portĂ©e dans le domaine de l'analyse gĂ©nĂ©rale par l'opĂ©ration de la thĂ©orie des groupes.De son cĂŽtĂ©, la thĂ©orie des Ă©quations algĂ©briques s'affinait avec celle des corps algĂ©briques et des champs, aboutissant par ascensions successives Ă  la science nouvelle de l’algĂšbre abstraite.Avec ces simplifications pyramidales, on arrivait ainsi Ă  la topologie et puis Ă  la thĂ©orie des espaces abstraits, oĂč seule pĂ©nĂštre la pensĂ©e dĂ©pouillĂ©e de toute image extensive.Que nous sommes loin de la gĂ©omĂ©trie euclidienne! Mais aussi, nous sommes plus prĂšs des conditions gĂ©nĂ©rales qui cimentent ensemble les exigences de l'esprit et les donnĂ©es multiples et toujours nouvelles de l'expĂ©rience.On se rend compte du travail d’organisation, de distinctions et de rapprochements qu’exigent toutes ces richesses.Il fallait axiomatiser chacune des nouvelles et des anciennes branches des mathĂ©matiques, afin de prĂ©ciser une fois pour toutes les attributs de leurs ĂȘtres spĂ©cifiques, et de montrer formellement comment on peut passer de l'une Ă  l'autre par l’adjonction ou l’élimination d’un ou de plusieurs postulats.Il fallait aussi raccorder ces axioma-tiques diverses pour en dĂ©terminer si possible la structure commune.( "est ici que la logique vint aider au succĂšs de ce gros travail, aprĂšs avoir elle-mĂȘme opĂ©rĂ© de nouvelles extensions dans ses dĂ©tails.Dans toutes ces opĂ©rations, les problĂšmes techniques et les problĂšmes philosophiques s’entrecroisent souvent de façon troublante.Nous essayerons d'en dĂ©gager les contours essentiels, en parlant de l'axiomatisation de la gĂ©omĂ©trie.I.— NaĂźtre des matĂ©riaux oĂ©omktriques Il est Ă©vident qu'en gĂ©omĂ©trie, comme dans toute autre science, on ne saurait tout dĂ©finir et tout dĂ©montrer.( 'ar cette double opĂ©ration comporte une rĂ©duction des Ă©lĂ©ments Ă  dĂ©finir ou Ă  dĂ©montrer Ă  d'autres Ă©lĂ©ments dĂ©jĂ  connus.( >r on ne saurait continuer ce procĂ©dĂ© Ă  l'infini: d'oĂč la nĂ©cessitĂ© d'accepter des Ă©lrnunts indĂ©-finis.ĂŻiiblrx et i/idciHunti'ublis en gĂ©omĂ©trie.DĂ©jĂ  Platon et Aristote admettaient Ă  la base de cette science un certain nombre de notions K Rttsftii H MH «MS I.A METHODE AXIOMATIQUE EX GÉOMÉTRIE 357 primitives qu on ne dĂ©finit pas, et de propositions premiĂšres rm'on pensĂ©e et dos principes plus spĂ©cifiques de lu logique des classe on est pratiquement forcĂ© de recourir Ă  des dĂ©finitions nominales, ])ur lesquelles on rĂ©duit une notion Ă  une combinaison logique duutics notions dĂ©jĂ  dĂ©finies ou acceptĂ©es comme primitives.On voit donc que ces dĂ©finitions nominales rendent de grands services, tout en n'Ă©tant pas logiquement nĂ©cessaires, puisqu’on pourrait toujours introduire dans les raisonnements toute la suite des propositions quelles rĂ©sument.Telle est, dans ses grandes lignes, l'armature formelle de la gĂ©omĂ©trie.Vovons-en de plus prĂšs certains dĂ©tails.Kn ce qui concerne les concepts de la gĂ©omĂ©trie, qui servent de points d'appui aux raisonnements, nous en voyons deux types distincts: les notions primitives et les notions dĂ©rivĂ©es.Nous avons dit aussi que les notions primitives sont saisies par une intuition sensible ou rationnelle, sans pouvoir ĂȘtre dĂ©finies Ă  l’intĂ©rieur du systĂšme auquel on les intĂšgre.Il reste qu’elles ne sont pas primitives dans un sens absolu; car on pourrait toujours les dĂ©finir dans le discours universel, en les rapportant Ă  des concepts appartenant Ă  une science plus gĂ©nĂ©rale.Sans nous attacher Ă  montrer les relations possibles d un groupe de notions primitives de la gĂ©omĂ©trie Ă  la connaissance humaine en gĂ©nĂ©ral, nous dirons cependant que 1 Ă©tablissement d un systĂšme particulier de gĂ©omĂ©trie comporte indĂ©montrables.m- uemoiiire pas.nos premiĂšres peuvent ĂȘtre saisies par une intu tion rationnelle ou sensible, ou mĂȘmes dĂ©crites par rapport Ă  un autre science.Quant aux secondes, elles Ă©noncent des mlnt.im, t en quelque sorte ce ! finition pur postulat; Šs indĂ©finissables et le Au moyen de ces deux genres d'Ă©lĂ©ments, indĂ©finiment des propositions nouvelles, au 'lits, on peut alors dĂ©duire rĂ©pĂ©ter toutes celles qui sont nĂ©cessaire: comme un tel procĂ©dĂ© occasionnerait de ĂȘtre mĂȘme de Ă  sa dĂ©monstration.Mai; pertes de temps, et peut- r.'INUM llPHion t t?11 x- erreurs involontaires dans fi et de la logique des relations.Ainsi, une propositi de la gĂ©omĂ©trie suppose la connaissance de toutes ce cĂšdent dans Tordre analytique; et pour la dĂ©monti rĂ©pĂ©ter toutes celles qui sont nĂ©cessaires Ă  sa dĂ©moi 35S REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE un choix souvent difficile d’indĂ©finissables.Nous verrons tout Ă  l'heure les raisons d'ordre technique qui guident ce choix.MalgrĂ© le caractĂšre formellement arbitraire des indĂ©finissables, qui permet d’en concevoir un grand nombre, il est intĂ©ressant de constater qu’en rĂ©alitĂ© leur nombre est assez restreint.11 s'est bien trouvĂ© qu’Huntingdon ait pris l'idĂ©e de sphĂšre comme primitive, mais d’habitude, ce sont des notions comme le point, la distance, l’ordre, le plan, la ligne ou des relations spĂ©ciales entre certains termes, qui servent d'indĂ©finissables.Quoi qu’il en soit, on peut remarquer dĂ©jĂ  une diffĂ©rence entre ce que nous pourrions appeler des indĂ©finissables actifs et des indĂ©finissables pass fs.( es derniers sont amorphes, imprĂ©cis, de simples termes servant de support Ă  des relations.D’habitude, ce sont les points qui jouent le rĂŽle d'indĂ©finissables passifs; bien qu'Hilbert propose tout un groupe de notions ayant ces caractĂšres.En effet, il est toujours possible de rĂ©duire les autres indĂ©finissables Ă  des postulais bien Ă©tablis entre des points.On peut ajouter cependant que ce type d'indĂ©finissables, (pii constituent en quelque sorte la matiĂšre de toute gĂ©omĂ©trie, est indispensable Ă  l’établissement de cette science.Sans eux, les indĂ©finissables actifs n’auraient pas de matiĂšre commune Ă  informer.Ces derniers, en effet, dĂ©signent des relations bien dĂ©terminĂ©es entre les indĂ©finissables passifs: ils posent une relation mĂ©trique, ou une relation ordinale, ou une congruence, ou toute autre forme gĂ©omĂ©trique qui pourra servir activement au dĂ©veloppement de la science.Ainsi en est-il par exemple de la notion de distance en gĂ©omĂ©trie mĂ©trique, ou des diverses notions d’ordre en gĂ©omĂ©trie projective.Mais toutes les notions primitives, qu’elles soient actives ou passives, sont interdĂ©pendantes d'une far,-on ou d une autre.De sorte qu’en posant certaines d'entre elles comme premiĂšres, les autres peuvent ĂȘtre obtenues comme des concepts dĂ©rivĂ©s.En somme, les notions primitives peuvent toujours s'ordonner de maniĂšre Ă  s’emboĂźter les unes dans les autres, et Ă  pouvoir ĂȘtre conversement rĂ©ductibles Ă  quelques-unes d’entre elles.Ces rĂ©ductions comportent des principes de choix auxquels nous ferons allusion un peu plus loin.En ce qui concerne les concepts dĂ©rivĂ©s de la gĂ©omĂ©trie, il semble plus facile de les caractĂ©riser du fait qu’ils sont formĂ©s simplement par des combinaisons de concepts primitifs, il suffit de lier ensemble des indĂ©finissables, d’aprĂšs les lois de la pensĂ©e, I.A MÉTHODE AXIOM ATI QUE EX GÉOMÉTRIE 359 pour obtenir do nouveaux groupements de notes essentielles concentrĂ©es dans un terme unique, qui aident par lĂ  au dĂ©veloppement et a I Ă©conomie de la gĂ©omĂ©trie, il s’ensuit que les notions dĂ©rivĂ©es de cette science doivent ĂȘtre constructives; car elles contiennent la loi qui preside a leur formation.Mlles montrent ainsi la possibilitĂ© du dĂ©fini: elles sont donc explicatives aussi bien que descriptives; car la construction de ces notions manifeste leur vĂ©ritable essence.Kssayons de pĂ©nĂ©trer plus avant dans le dĂ©tail de ces notions.Mlles se prĂ©sentent comme des combinaisons cohĂ©rentes d’indĂ©finissables, d axiomes, et parfois de concepts dĂ©rivĂ©s moins complexes dĂ©jĂ  definis.Mais c’est I unitĂ© de ces combinaisons qui constitue le concept, car l'unitĂ© est un caractĂšre essentiel de toute idĂ©e.Mue telle combinaison d’élĂ©ments divers est alors Ă©galĂ©e Ă  un terme, Ă  un nom, au moyen d'une dĂ©finition.Cette derniĂšre doit donc etre considĂ©rĂ©e en gĂ©omĂ©trie comme une simple identitĂ©, dont le premier membre est formĂ© par la combinaison en question, et le second membre par le nom qui doit rĂ©sumer cette combinaison, bn peut voir par la que les dĂ©finitions de la gĂ©omĂ©trie sont dos rh'fimtionx rchrcrsic.s en quelque sorte; ce sont des dĂ©finitions nominales d un type original, car elles crĂ©ent d'une certaine maniĂšre le dĂ©fini.(juels sont les caractĂšres de chacun des membres de ces dĂ©finitions Il n y a pas de grande difficultĂ© Ă  en prĂ©ciser le second membre, car le terme adoptĂ© est gĂ©nĂ©ralement une convention de langage; et sa liaison au premier membre, qui constitue le vrai concept, peut sembler accidentelle, souvent mĂȘme arbitraire, bien qu on puisse dĂ©couvrir les rĂšgles qui prĂ©sident au choix et Ă  l'usage des termes conventionnels.Le premier membre de la dĂ©finition prĂ©sente un plus grand intĂ©rĂȘt; car, si le choix du nom par lequel on dĂ©signe un concept peut bien ĂȘtre arbitraire, le concept lui-mĂȘme que l'on convient d'exprimer par ce nom ne l'est pas.Ainsi, un ĂȘtre gĂ©omĂ©trique Ă©tant donnĂ©, et dĂ©fiini, le terme et sa signification Ă©tant une fois adoptĂ©s, les postulats qu’on peut Ă©tablir en formulant des rapports entre les divers concepts ne sont point le rĂ©sultat d’un libre dĂ©cret de l’esprit, ni dans leur essence, ni dans leur signification.Ils sont nĂ©cessairement conditionnĂ©s par I essence des termes considĂ©rĂ©s et l’expression qu’on a convenu de leur donner.C’est ce qui constitue toute la valeur des arguments en faveur de l'interprĂ©tation euclidienne des gĂ©omĂ©tries non euclidiennes, et rĂ©ciproquement.Ainsi donc, derriĂšre les con- 3G0 H K VUE TRIM ESTIU E L LE C A X A 01E X X E eepts dĂ©rivĂ©s de la gĂ©omĂ©trie, il y a des ĂȘtres de raison jouissant de propriĂ©tĂ©s univoques, qui peuvent s'exprimer de diffĂ©rentes façons, et dont l’individualitĂ© conditionne certains rapports que nous ne pouvons pas dĂ©truire ou changer Ă  notre guise.Les concepts dĂ©rivĂ©s de la gĂ©omĂ©trie ont donc un caractĂšre dynamique; et cette antitypie rationnelle est nĂ©cessitĂ©e par deux conditions trĂšs importantes.Kn premier lieu, il faut que la combinaison d'Ă©lĂ©ments dont l’unitĂ© forme le concept dĂ©rivĂ© ait une existence idĂ©ale: et nous entendons par lĂ  qu'il n’est point nĂ©cessaire que le concept gĂ©omĂ©trique corresponde Ă  quelque rĂ©alitĂ© objective, actuellement existante, bn effet, comme toute l'essence et l’objectivitĂ© d'un concept dĂ©rivĂ© consistent dans le fait de pouvoir ĂȘtre universellement pensĂ© et transmissible, le jugement d'existence relatif Ă  ce concept ne peut ĂȘtre qu'un jugement de possibilitĂ©, un jugement non contradictoire en ses termes.On doit pouvoir concevoir l’unitĂ© d'une combinaison d’élĂ©ments divers, autrement cette unitĂ© serait illusoire et n’aurait aucune espĂšce d’existence.C’est pourquoi tout concept gĂ©omĂ©trique dĂ©rivĂ© implique soit un jugement d'existence (axiome ou proposition premiĂšre), soit une dĂ©monstration d'existence (thĂ©orĂšme existentiel).Ainsi, aprĂšs avoir posĂ© qu’il existe entre deux points une relation intrinsĂšque essentiellement quantitative, on pourra donner Ă  cette relation le nom de «distance».De mĂȘme, aprĂšs avoir dĂ©montrĂ© qu’il existe une certaine ligne qui est le lieu des points dont la somme des distances Ă  deux points donnĂ©s est constante, on pourra donner Ă  cette ligne le nom cl ’«ellipse».Mais on ne peut former un polygone avec deux droites euclidiennes, car ces deux droites ne peuvent former qu’un seul angle.De mĂȘme on ne saurait former un cercle carrĂ©, car l’essence du cercle est d’avoir tous les points de sa circonfĂ©rence Ă©galement Ă©loignĂ©s du centre, ce qui ne saurait ĂȘtre le cas pour le cariĂ©, dont le centre de figure est inĂ©galement distant des diffĂ©rents points de son pĂ©rimĂštre.( >n peut voir, par ces deux derniers exemples, qu’un concept gĂ©omĂ©trique est impossible lorsqu’il peut ĂȘtre dĂ©composĂ© en deux concepts contradictoires entre eux.Le problĂšme de la nature des concepts dĂ©rivĂ©s de la gĂ©omĂ©trie est donc intimement liĂ© Ă  celui de la nature des axiomes gĂ©omĂ©triques.Lu ce qui concerne la seconde condition de la validitĂ© des concepts dĂ©rivĂ©s, il faut que les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments qui les composent se ramĂšnent, par rĂ©duction, Ă  des constatations empiriques. H mmmm LA MÉTHODE AXIOMATIQĂŒE EN' GÉOMÉTRIE 361 l et te seconde rendition est d'autant plus Ă©vidente quelle est prĂ©supposĂ©e par la premiĂšre, En effet, un concept dĂ©rivĂ© doit ĂȘtre possible, e est-a-dire non contradictoire.Mais comment vĂ©rifier cette non-contradiction?Il faut finir par considĂ©rer des sujets singuliers dont les clĂ©ments du concept dĂ©rivĂ© puissent ĂȘtre simultanĂ©ment affirmĂ©s.Or, cela revient Ă  dire qu’on aura Ă  dĂ©terminer la signification de ces Ă©lĂ©ments; et pour y arriver il faut les rĂ©duire a des concepts plus simples, jusqu'Ă  ce qu’on atteigne la constatation empirique.Il serait intĂ©ressant de citer le seul cas oĂč l’on dĂ©finit un concept qui n'existe pas: c est quand le concept est construit en vue d'une dĂ©monstration par l'absurde; car la dĂ©monstration consistera justement Ă  faire voir l’impossibilitĂ© de cette notion.Un concept ainsi créé est illusoire, et se rĂ©duit Ă  son signe sensible, au nom qui le reprĂ©sente.Aussi on ne saurait donner une vraie dĂ©finition d’une telle notion; on se sert d’une dĂ©finition verbale, il est vrai, mais Ă  laquelle on montre que ne correspond aucun concept possible.Les considĂ©rations que nous venons de faire sur les concepts de la gĂ©omĂ©trie, simplifient les consĂ©quences qu’on peut en tirer quant Ă  la nature des axiomes (ou postulats) de cette science, formellement, ils apparaissent comme des hypothĂšses, comme des conventions Ă©tablies pragmatiquement entre des indĂ©finissables.Et cependant, Ă  y regarder de prĂšs, on s’aperçoit que leur caractĂšre hypothĂ©tique n’est pas absolu.Ils sont conditionnĂ©s, en effet, par l’essence mĂȘme des concepts divers qu'ils cherchent Ă  dĂ©finir indirectement, ('ertes, la mĂ©thodologie nous montre que l’axioma-tique est satisfaite si les postulats d’un systĂšme sont indĂ©pendants entre eux, et s’ils forment ensemble un tout cohĂ©rent.Mais le choix de ces postulats, le fait de pouvoir en enlever un Ă  un systĂšme pour le remplacer par un autre, et d’obtenir ainsi une gĂ©omĂ©trie diffĂ©rente et tout aussi cohĂ©rente, ne saurait s’expliquer par un acte arbitraire de l'imagination, il faudrait donc pĂ©nĂ©trer plus profondĂ©ment dans la rĂ©alitĂ© des choses, pour la justifier et pour expliquer la cohĂ©rence manifestĂ©e par un systĂšme d’axiomes.("est le parallĂ©lisme entre la pensĂ©e et l’ĂȘtre qui rend compte de cette cohĂ©rence.Si des objets gĂ©omĂ©triques diffĂ©rents ne conditionnaient pas des groupes d’axiomes incompatibles dans leurs dĂ©tails, le principe de contradiction aurait invalidĂ© la construction et l'utilisation de systĂšmes gĂ©omĂ©triques diffĂ©rents.Du point de vue psychologique, ces objets ont servi de points de repĂšres dans .% / ĂŒiti ., . 362 liK VI'K TRIMESTRIELLE CANADIENNE l’établissement de leurs axiomes: on ne saurait expliquer autrement d’une maniĂšre satisfaisante le processus de leur invention.Il est vrai qu’une fois ces axiomes Ă©tablis, le mathĂ©maticien se hĂąte d’oublier les origines Ă©pistĂ©mologiques aussi bien que les Ă©tapes psychologiques qui l’ont portĂ© au seuil du formalisme.Mais cela n’est pas une raison pour nier les consĂ©quences philosophiques qui se dĂ©gagent de ces origines et de ces Ă©tapes.II.— La formalisation de la gĂ©omĂ©trie Si le choix des notions et des propositions primitives d’un systĂšme gĂ©omĂ©trique est conditionnĂ© par les objets mĂȘmes qui se trouvent devant l'esprit, il faut reconnaĂźtre que son axiomatisation est un procĂ©dĂ© de systĂ©matisation plutĂŽt que d’invention.Or dans cet agencement verbal et ordinal de concepts et de jugements, il est clair que des normes logiques doivent prĂ©sider Ă  l’activitĂ© psychologique.Ces lois doivent satisfaire un code bien simple: du moment qu'il ne s'agit pas de construire ou de crĂ©er des ĂȘtre mathĂ©matiques, mais bien de les caractĂ©riser, l’esprit doit essayer tout Ă  tour les diverses combinaisons qui peuvent lui donner ce rĂ©sultat.Et la meilleure sera celle dont les Ă©lĂ©ments formeront un groupe de postulats compatibles et indĂ©pendants, tout en spĂ©cifiant univoquement les ĂȘtres qu’ils qualifient.Voyons quels doivent ĂȘtre les caractĂšres gĂ©nĂ©raux de ce groupe.Disons tout d'abord que ces caractĂšres ne seront pas posĂ©s arbitrairement: ils rĂ©sultent de la comparaison d’axiomatisations diverses d'un mĂȘme groupe d'ĂȘtres gĂ©omĂ©triques, ou des systĂ©matisations de divers groupes d'ĂȘtres gĂ©omĂ©triques.Et nous avons dit que la premiĂšre opĂ©ration Ă  faire dans chaque cas, c'est l’analyse d’un corps de vĂ©ritĂ©s, ce qui donne par rĂ©ductions successives, des notions et des propositions primitives.La premiĂšre qualitĂ© d'un groupe d’axiomes, c’est sa coherence: ces axiomes doivent ĂȘtre compatibles entre eux pour Ă©viter des contradictions; et il est entendu que cette compatibilitĂ© plonge ses racines dans la convenance ultime des termes qu'ils lient ensemble.La cohĂ©rence peut ĂȘtre Ă©prouvĂ©e par deux mĂ©thodes: la premiĂšre est intuitive et vise Ă  donner une interprĂ©tation concrĂšte du systĂšme, en vertu du principe que tout ce qui est rĂ©el est possible.La seconde est logique: une fois admise la cohĂ©rence des notions et des propo- I- A MÉTHODE AXIOM ATI QUE EX GÉOMÉTRIE 3G3 sitions premiĂšres d’une thĂ©orie, on cherche Ă  donner des symboles non-dĂ©finis d’une nouvelle thĂ©orie une interprĂ©tation fondĂ©e sur la premiĂšre.On voit que la mĂ©thode logique est basĂ©e en derniĂšre analyse sur la compatibilitĂ© intuitivement Ă©prouvĂ©e du systĂšme original, et non point, comme le nĂ©o-positivisme le prĂ©tend, sur les conventions soi-disant arbitraires de la logistique.Une importante question se pose ici, que nous ne faisons qu’indiquer.Est-il possible de prouver directement la non-contradiction d’un systĂšme d'axiomes?Hilbert a essayĂ© de le faire pour les fondements de l'arithmĂ©tique, mais sans succĂšs comme on pouvait s’y attendre.C’est que la contradiction ou la dĂ©pendance de notions ou de propositions peut se dĂ©montrer par un raisonnement apodictique; tandis que la non-contradiction exige des constatations assertoriqucs.Cette distinction, d'ailleurs, vient appuyer la thĂšse de l’origine empirique de nos connaissances, et du fondement ontologique Ăźle tout raisonnement et de toute construction mathĂ©matique.Un second lieu, les Ă©lĂ©ments d'un systĂšme gĂ©omĂ©trique doivent ĂȘtre relativement indĂ©pendants les uns des autres; sans quoi, il y en aurait qui ne seraient pas primitifs.Cela revient Ă  dire qu’aucun de ces Ă©lĂ©ments ne doit ĂȘtre dĂ©finissable ou dĂ©montrable au moyen des autres.Bien entendu, il ne s’agit ici que des notions primitives et des axiomes du systĂšme.Pour Ă©prouver l’indĂ©pendance d’un Ă©lĂ©ment du groupe par rapport aux autres, on change son interprĂ©tation sans toucher Ă  celle des autres: si les consĂ©quences tirĂ©es sont compatibles avec celles du groupe original, c’est que l’élĂ©ment diffĂ©remment interprĂ©tĂ© est dĂ©pendant des autres; dans le cas contraire, il est vraiment premier.En appliquant cette mĂ©thode au postulat des parallĂšles d’Euclide, on a pu trouver quels postulats lui sont Ă©quivalents, et quels postulats sont indĂ©pendants de lui et capables de former.d'autres systĂšmes.Il va sans dire qu’il 11e faut pas confondre compatibilitĂ© des Ă©lĂ©ments entre eux, et compatibilitĂ© d'un groupe d'Ă©lĂ©ments avec un corps donnĂ© de consĂ©quences.La compatibilitĂ© des Ă©lĂ©ments entre eux est liĂ©e Ă  la cohĂ©rence ou Ă  la consistance du groupe; tandis que la compatibilitĂ© de groupes d’élĂ©ments divers avec un mĂȘme corps de consĂ©quences, est liĂ©e Ă  la dĂ©pendance de certains d’entre eux par rapport aux autres.Une qualitĂ© connexe de l’indĂ©pendance, est celle de Y irrĂ©ductibilitĂ© des Ă©lĂ©ments d'1111 groupe.Celle-ci caractĂ©rise l'ensemble 304 li K V C K TRI M EST UIE EL E C A .V A » I E X V E des Ă©lĂ©ments du groupe; tandis que l'indĂ©pendance convient Ă  pĂźiacMiii deux pris sĂ©parĂ©ment.Ainsi, pour Ă©tablir qu'un groupe de notions primitives est irrĂ©ductible, on doit trouver pour chacune dĂ©lies une interprĂ©tation qui vĂ©rifie le systĂšme de postulats qui les spĂ©cifient, et qui continue Ă  le vĂ©rifier quand on change le sens de 1 une ou I autre d entre elles, ht pour Ă©tablir qu’un groupe de postulats est irrĂ©ductible, on doit trouver pour chacun d'eux une interpretation des symboles non-definis, qui vĂ©rifie tout le groupe par la permanence de ses consĂ©quences.On voit, par ces indications sur l’indĂ©pendance et l'irrĂ©ductibilitĂ© des Ă©lĂ©ments d’un systĂšme, qu on peut Ă©tablir une distinction entre l’indĂ©pendance formelle absolue de ces Ă©lĂ©ments entre eux; et l’indĂ©pendance formelle ordonne! d un element de tout un systĂšme par rapport aux Ă©lĂ©ments qui le prĂ©cĂšdent.A ces trois caractĂšres formels vient s ajouter 1 indĂ©termination rien fl intuitif ne doit s attacher aux Ă©lĂ©ments d'un svstĂšme.Chacun d'eux doit ĂȘtre capable de plusieurs significations possibles Ă  1 intĂ©rieur du systĂšme.Ainsi les notions et les propositions primitives sont analogues respectivement Ă  des symboles et Ă  de s schĂšmes qui permettent par des dĂ©terminations diverses mais cohĂ©rentes, la dĂ©duction d'un mĂȘme groupe de vĂ©ritĂ©s.Cette indĂ©termination, d'autre part, implique que les Ă©lĂ©ments d'un systĂšme sont formellement conventionnels', comme nous l’avons dĂ©jĂ  expliquĂ©, ils ne sont indĂ©finissables et indĂ©montrables qu’à l'intĂ©rieur du systĂšme, mais non point absolument.Il faut encore cpi un groupe d Ă©lĂ©ments soit nĂ©cessaire et suffisant par lui-mĂȘme.La nĂ©cessitĂ© convient Ă  chacun d'eux par rapport au tout, en ce sens que chaque Ă©lĂ©ment est indispensable pour Obtenir 1 ensemble de vĂ©ritĂ©s qui dĂ©coulent du groupe tout entier.> il ne I Ă©tait pas, c est qu'alors cet Ă©lĂ©ment serait dĂ©pendant des autres, et donc inutile comme tel au systĂšme.La suffisance est une qualitĂ© correlative a la nĂ©cessitĂ© au sens formel.Kilo exige que le systĂšme comprenne tout les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires, et rien qu’eux, pour 1 obtention de toutes ses consĂ©quences.( 'elles-ci Ă©tant connues, on peut Ă©tablir leurs Ă©lĂ©ments primitifs par analyse rĂ©gressive; utilisant ces clĂ©ments dĂ©ductivement, on doit arriver Ă  ces mĂȘmes consequences.,vi cm n'obtient pas ce rĂ©sultat, c'est que l’analyse a Ă©tĂ© faite imparfaitement, et que les Ă©lĂ©ments obtenus ne sont pas suffisants.Diverses mĂ©thodes d'ajustement peuvent ĂȘtre alors utilisĂ©es pour rĂ©aliser la suffisance des Ă©lĂ©ments primitifs. I.A MÉTHODE AXIOM ATI QUE EX GÉOMÉTRIE 365 \ oiei enfin les conditions d'Ă©conomie et de simplicitĂ© fini doivent caractĂ©riser un systĂšme axiomatique.Par Ă©conomie, il faut entendre que le nombre des Ă©lĂ©ments d’un systĂšme doit ĂȘtre aussi restreint que possible, ( n groupe d’élĂ©ments peut ĂȘtre suffisant sans ĂȘtre restreint : il faut donc s'efforcer par des combinaisons et des ajustements appropriĂ©s, Ă  en rĂ©duire le nombre au minimum sans nuire Ă  la clartĂ© ou Ă  l’aisance des dĂ©ductions.Disons cependant, que cette condition d'Ă©conomie n'est pas impĂ©rative: si elle porte atteinte Ă  la clartĂ© et Ă  l’aisance des dĂ©monstrations, beaucoup la laissent de cĂŽtĂ©, pour ne considĂ©rer que la nĂ©cessitĂ© et la suffisance des Ă©lĂ©ments.Un peut donc considĂ©rer l'Ă©conomie comme une condition esthĂ©tique si l'on veut, mais qui n'est pas Ă  dĂ©daigner.Quant Ă  la simplicitĂ©, elle est rattachĂ©e Ă  l’économie, tout en la dĂ©passant: elle affecte en effet toutes les autres conditions du systĂšme, tout en n’étant pas absolument nĂ©cessaire.C'est une condition difficile Ă  dĂ©finir d’une maniĂšre satisfaisante, en raison de sa nature mĂȘme, mais que chacun comprend.Xous dirons seulement qu’on peut distinguer la simplicitĂ© intrinsĂšque d'un systĂšme, qui s'attache au sens et aux relations de scs Ă©lĂ©ments pris dans leurs rapports formels; et la simplicitĂ© extrinsĂšque qui affecte les interprĂ©tations extĂ©rieures, ou les applications pratiques qu'on peut donner d'un groupe d'Ă©lĂ©ments primitifs.Ayant prĂ©cisĂ© les caractĂšres gĂ©nĂ©raux d’un groupe d’axiomes, il nous reste Ă  envisager une double question Ă  leur endroit.La premiĂšre est formelle et tient aux relations possibles des groupes entre eux.L’analyse de systĂšmes axiomatiques concernant des domaines diffĂ©rents des mathĂ©matiques, ou bien mĂȘme diverses branches de la gĂ©omĂ©trie, rĂ©vĂšle des identitĂ©s structurales inĂ©vitables, qui font soupçonner la possibilitĂ© tie quelque plan gĂ©nĂ©ral abstrait dont chaque systĂšme serait un aspect particulier.Au point d’abstraction oĂč l’on est arrivĂ© en ce moment, on pourrait mĂȘme essayer d’esquisser les caractĂšres de ce plan d’ensemble, sans dire cependant qu’il soit dĂ©finitif ou absolu.Kn attendant, en admettant sa possibilitĂ©, on peut se demander s'il n'existerait pas quelque hiĂ©rarchie entre ce plan d'ensemble et un systĂšme particulier d’axiomes.< )r cette hiĂ©rarchie existe bien ; on peut montrer qu’en prĂ©cisant l'interprĂ©tation de ce plan d'ensemble par quelques postulats et dĂ©finitions supplĂ©mentaires, ou aboutit Ă  un systĂšme formellement semblable mais moins gĂ©nĂ©ral que le premier; et ce nouveau systĂšme 366 REVEE TRIMESTRIELLE CANADIENNE peut ĂȘtre particularisĂ© Ă  son tour par des Ă©lĂ©ments encore moins gĂ©nĂ©raux.On peut continuer cette particularisation jusqu’à ce qu’on obtienne un groupe d’axiomes immĂ©diatement applicable Ă  des cas concrets.Nous avons ainsi dans le domaine de l'axiomatisation, un plan parallĂšle Ă  l'enchaĂźnement des idĂ©es dans l’ordre conceptuel tel que le montre l’Arbre de Porphyre par exemple.De cette situation, on peut tirer des conclusions intĂ©ressantes sur la primautĂ© de l’ontologie, comme fondement de l'organisation structurale et de la systĂ©matisation des diverses branches des mathĂ©matiques.Ces considĂ©rations permettent d'introduire une importante distinction entre postulats gĂ©nĂ©riques et postulats spĂ©cifiques, en appliquant cette distinction soit entre un systĂšme mathĂ©matique gĂ©nĂ©ral et un systĂšme gĂ©omĂ©trique, soit entre des systĂšmes gĂ©omĂ©triques de gĂ©nĂ©ralitĂ© diffĂ©rente.Les premiers expriment des combinaisons ou des relations universelles entre des Ă©lĂ©ments communs Ă  plusieurs systĂšmes, et possĂšdent ainsi une grande extension; tandis que les seconds dĂ©terminent des objets ou des constructions qui serrent plus intimement les ĂȘtres mathĂ©matiques qui les sous-tendent.Dans la construction d'un systĂšme gĂ©omĂ©trique, on doit alors faire attention pour indiquer les uns et les autres, afin de laisser ouverte la possibilitĂ© d'Ă©tablir un systĂšme diffĂ©rant par le simple changement de postulats spĂ©cifiques.Et cette distinction est surtout effective dans le domaine mĂ©thodologique; car elle permet de mieux combiner et ordonner les Ă©lĂ©ments d'un systĂšme, et d'introduire plus de rigueur dans les dĂ©monstrations.La seconde question concerne l’application concrĂšte d’un systĂšme abstrait d'Ă©lĂ©ments mathĂ©matiques en gĂ©nĂ©ral, ou gĂ©omĂ©triques en particulier.En tenant compte des controverses entre formalistes et intuitionnistes, il semble que la cohĂ©rence logique d'un groupe d’axiomes ne suffit pas pour en expliquer la valeur.Elle n'est pas plus justifiĂ©e fondamentalement par l'Ă©tablissement d'une Ă©preuve formelle qui l'interprĂšte en fonction d'un groupe moins gĂ©nĂ©ral.Il faut donc se rabattre sur une interprĂ©tation concrĂšte de ce systĂšme, si gĂ©nĂ©ral soit-il.MĂȘme si cette interprĂ©tation n’est jias toujours immĂ©diate, il suffit de la rĂ©aliser par degrĂ©s successifs, en rĂ©duisant continuellement l’extension de l’application du groupe original.On en revient ainsi Ă  reconnaĂźtre l’origine empirique des mathĂ©matiques, puisque l’épreuve ultime de la valeur LA MÉTHODE AXIOM ATI QUE EN GÉOMÉTRIE 367 d’un systĂšme axiomatique consiste Ă  montrer comment nos intuitions peuvent s’y ajuster.On voit aussi que cette Ă©preuve empirique, pourrait-on dire, de la valeur d’un systĂšme augmente d’autant l’importance des qualitĂ©s qu’il exhibe, et en particulier de la cohĂ©rence et de l’indĂ©pendance de ses Ă©lĂ©ments.Cette union du rationnel et du sensible dans les profondeurs de l’ĂȘtre mathĂ©matique suggĂšre Ă  son tour une double consĂ©quence.La premiĂšre, c’est la catĂ©goricilĂ© que l’on doit reconnaĂźtre Ă  tout systĂšme axiomatique capable de deux ou plusieurs interprĂ©tations isomorphes.Il est Ă  remarquer ici que cette catĂ©goricitĂ© ne se manifeste qu'aprĂšs le traitement hypothĂ©tique d’un systĂšme axiomatique; tandis qu’on l’avait immĂ©diatement appliquĂ©e aux systĂšmes classiques de la gĂ©omĂ©trie et de l’arithmĂ©tique, sans une analyse prĂ©alable complĂšte de ses implications mathĂ©matiques et mĂ©thodologiques.C’est d’ailleurs pourquoi, dans la construction inventive d’un systĂšme axiomatique, il convient de commencer par l’établissement hypothĂ©tique plutĂŽt que catĂ©gorique, de ses Ă©lĂ©ments primitifs.La seconde consĂ©quence se rapporte Ă  l’unitĂ© des mathĂ©matiques.Bien qu’on parle de ces sciences au pluriel, toutes leurs branches s’unissent intimement dans leur fondement commun qui est formĂ© par les catĂ©gories de la quantitĂ© et de la relation.Si l’axiomatisation de la gĂ©omĂ©trie met en relief certains aspects de ces deux catĂ©gories, elle n’a pas un caractĂšre absolu par elle-mĂȘme: sa structure et son interprĂ©tation abstraite font ressortir le pouvoir unifiant des catĂ©gories de la quantitĂ© et de la relation, qui sont elles-mĂȘmes des accidents fondĂ©s sur l’ĂȘtre en derniĂšre analyse.C’est pourquoi on peut insister sur l’application extensive de l’axiomatisation de la gĂ©omĂ©trie, et sur sa justification intensive, qui la rattache en quelque maniĂšre Ă  la logique et Ă  l’ontologie.11 nous reste Ă  discuter les rapports de la logique et de l’axio-matique, tant au point de vue de la formalisation de la gĂ©omĂ©trie que dans un sens gĂ©nĂ©ral.11 est naturel que la logique comme telle doive participer Ă  la systĂ©matisation de la gĂ©omĂ©trie: c’est elle qui lui fournit, en effet, les rĂšgles formelles de la dĂ©duction et les principes derniers des divers caractĂšres que nous avons dĂ©jĂ  reconnus Ă  tout groupe d’axiomes.Plus spĂ©cialement, la logique prĂȘte Ă  toute axiomatique certaines lois opĂ©ratoires qui permettent son dĂ©veloppement synthĂ©tique et qui actualisent la dynamisme de ses Ă©lĂ©ments.Ces lois ne sont pas formelles; mais elles Ă©noncent 3 (iS H K V n: T KI M K.STK II : I.I.K C A \ ADI E X X E des modes d operation ou de dĂ©rivation des expressions contenant des symboles.J/une est le principe il'infĂ©rence, en vertu duquel, si l'on affirme une implication et un antĂ©cĂ©dent, il est permis de conclure Ă  l’assertion du consĂ©quent.L autre est le principe de substitution, en vertu duquel on peut mettre Ă  la place d'un signe ou d'un groupe de signes, des symboles d'entitĂ©s logiques analogues, ou des cas particuliers de ces signes.( 'es deux principes sont justifiables en termes de la psychologie et de l'ontologie.Nous n’avons pas Ă  expliquer ici cette justification, qui se rapporte Ă  la thĂ©orie gĂ©nĂ©rale des signes et de la symbolisĂąt ion ; nous nous contenterons de dire qu’elle peut se faire par I analyse de la forme apofantique S-est-P au point de vite structural et ontologique.Plus encore: la logique impose Ă  la gĂ©omĂ©trie systĂ©matisĂ©e, comme Ă  toute axiomatique d'ailleurs, les matĂ©riaux mĂȘmes de son Ă©chafaudage.< 'es matĂ©riaux se ramĂšnent Ă  la notion de Ă©lusse, d appurtenance Ă  une classe, pour les Ă©lĂ©ments, d’inclusion Ă  une classe, pour les classes, et de conn spondance eut re Ă©lĂ©ments de classes diiĂźerentes.Ces quatre notions sont purement formelles, tout en ayant leur fondement dans la considĂ©ration de l’ĂȘtre Ă©galement; et comme telles, elles font l'objet de la logique formelle, qui peut bĂątir pour leur satisfaction une doctrine complexe de relations et d applications.Par rapport Ă  ces derniĂšres, la thĂ©orie de ces notions paraĂźt comme une simple structure, comme un squelette qui ferait presque penser que le raisonnement travaille Ă  vide en s occupant des mathĂ©matiques.Mais ce n’est point lĂ  une raison pour confondre les matĂ©riaux de l'Ă©chafaudage avec ceux dont on I entoure, et pour lesquels il a Ă©tĂ© Ă©tabli lui-mĂȘme.< )r c'est l’erreur que commet la logistique interprĂ©tĂ©e par Russell et Whitehead, qui enseignent la continuitĂ© de la logique et des mathĂ©matiques.L assimilation de ces deux disciplines, Ă  notre sens, rĂ©sulte de la confusion entre la prĂ©sentation des mathĂ©matiques et leur nature intime.Si l'invention et la systĂ©matisation sont les deux procĂ©dĂ©s irrĂ©ductibles de la connaissance mathĂ©matique, ils ne sauraient ĂȘtre assimilĂ©s Ă  leur objet propre.Ainsi, l'exposition logique de la gĂ©omĂ©trie constitue bien un excellent moyen pour I Ă©tude de cette science: mais elle en fait souvent perdre de vue les implications essentielles.Le fait de connaĂźtre les notions et les propositions primitives d'un systĂšme gĂ©omĂ©trique, ainsi que les procĂ©dĂ©s de dĂ©duction qui permettent de le dĂ©velopper, ne suffit LA MÉTHODE AXIOM ATI QUE EN GÉOMÉTRIE 369 pas pour prĂ©tendre Ă  la comprĂ©hension ou Ă  la connaissance complĂšte de ce systĂšme.On ne peut se faire une idĂ©e exacte d’une gĂ©omĂ©trie qu'aprĂšs en avoir parcouru tous les dĂ©tails et l’avoir contemplĂ©e d'en haut; car c’est plutĂŽt la fin que le commencement d’une thĂ©orie qui donne la clef de sa signification vĂ©ritable.Ainsi, la prĂ©sentation de l'axiomatique d’une gĂ©omĂ©trie nouvelle ne rĂ©vĂšle pas toujours la façon dont son auteur y est parvenu; de sorte qu’on arrive parfois Ă  s’étonner de la puissance du raisonnement qu’il y manifeste.Or, dans la plupart des cas, ces rĂ©sultats sont obtenus non point par un effort dĂ©ductif continu, mais plutĂŽt par l’élan crĂ©ateur des facultĂ©s intuitives.Aussi pourrait-on soutenir que des travaux hautement dĂ©ductifs, comme les Fondements de la GĂ©omĂ©trie de Hilbert par exemple, n'auraient jamais vu le jour si leur auteur n’était guidĂ© dans son exposition par une certaine intuition de l’aspect gĂ©nĂ©ral que doivent avoir ses rĂ©sultats.Le rĂŽle indispensable de la logique formelle dans la prĂ©sentation des mathĂ©matiques no saurait donc comporter l’assimilation do ces deux disciplines; et d’autant plus que les opĂ©rations logiques ne nous Ă©clairent nullement sur leur contenu qui seul les rend possibles.Russell lui-mĂȘme a vu cette difficultĂ© lorsqu'il a reconnu que sa mĂ©thode est impuissante Ă  dĂ©terminer la nature des Ă©lĂ©ments constitutifs d’une proposition logique.Et il ne saurait en ĂȘtre autrement: quel que soit la nombre des relations amassĂ©es les unes sur les autres, cette construction squelettique ne dĂ©finirait jamais l'essence des termes ultimes de ces relations.Ce serait donc restreindre arbitrairement la signification de la gĂ©omĂ©trie en particulier, en l’assimilant Ă  la logique considĂ©rĂ©e comme une science des structures.L'Ă©tude des notions gĂ©omĂ©triques, indĂ©pendamment de leur enrĂ©gimentation dans un systĂšme dĂ©ductif, doit ĂȘtre poursuivie sur une piste qui ne se confond pas toujours avec celle que nous ont tracĂ©e les logisticiens.C’est pourquoi les difficultĂ©s (pi'il faut surmonter dans l’exposition logique de l'arithmĂ©tique se compliquent davantage lorsqu’on cherche Ă  intĂ©grer la gĂ©omĂ©trie dans un systĂšme parfaitement dĂ©ductif.Aussi tous les meilleurs efforts pour prouver l’identitĂ© de la logique et des mathĂ©matiques sont vouĂ©s Ă  un Ă©chec certain.A plus forte raison, la dĂ©duction ne saurait ĂȘtre absolue: elle ne peut ĂȘtre que circulaire.Comme disait Gratrv, la prĂ©tention Ă  vouloir tout dĂ©montrer provient d’un vice profond de l’esprit qui se croit centre, auteur, point de dĂ©part et cause premiĂšre de la 370 H E V C E TRIMESTRIELLE CA X A DIE X X E vĂ©ritĂ©, dont il n'est cependant fine le tĂ©moin, ("est d’ailleurs cette impossibilitĂ© de la dĂ©duction absolue (pii permet la variĂ©tĂ© de systĂšmes gĂ©omĂ©triques qui enrichissent la science, et en gĂ©nĂ©ral, la diversitĂ© des axiomatiques qui fondent les diffĂ©rentes branches des mathĂ©matiques.Kt cette impossibilitĂ© trouve en quelque sorte son corollaire, dans la part indispensable de l'intuition sensible et rationnelle dans tout travail inventif ou systĂ©matique relatif Ă  ces sciences.Qu on nous permette ici de rĂ©sumer les Ă©tapes de la formalisation de la gĂ©omĂ©trie: il) analyse d un corps de vĂ©ritĂ©s graduellement obtenues a travers I histoire: ‘2) distinction premiĂšre entre les concepts et les propositions Ă  leur sujet; (3) rĂ©duction de ces concepts et de ces propositions Ă  des Ă©lĂ©ments primitifs; (4) distinction entre indĂ©finissables passifs et actifs, et entre concepts premiers et dĂ©rivĂ©s, ces derniers ayant une relation intime avec les propositions qu’ils rĂ©sument: (ĂŽ) hiĂ©rarchisation des postulats, et distinction entre postulats spĂ©cifiques et gĂ©nĂ©riques; 16) groupement des postulats en systĂšmes distincts, manifestant leur cohĂ©rence, leur indĂ©pendance, leur irrĂ©ductibilitĂ©, leur indĂ©termination, leur nĂ©cessitĂ©, leur suffisance, leur simplicitĂ©, leur Ă©conomie et leur catĂ©goiicitĂ©; (7) expression de tout systĂšme en termes de classes avec leurs relations fondamentales; (8) utilisation des principes formels et des rĂšgles opĂ©ratoires de la dĂ©duction; (fl) dĂ©veloppement synthĂ©tique du systĂšme gĂ©omĂ©trique.III.r.TAliLLSSEMEXT 01 SVSTÈ.MES n'AXIO.MES \ oyons maintenant comment ces considĂ©rations thĂ©oriques trouvent leur application dans des systĂšmes dĂ©terminĂ©s d'axiomes.Disons tout de suite que ces systĂšmes ont historiquement prĂ©cĂ©dĂ© toute thĂ©orie de leur Ă©laboration; et que, par consĂ©quent, ils se sont dĂ©veloppĂ©s selon des besoins qui relĂšvent plutĂŽt de l'invention mathĂ©matique et des conditions des divers problĂšmes considĂ©rĂ©s par les savants.D un point de vue thĂ©orique, cependant, nous pouvons envisager deux maniĂšres d’établir des systĂšmes d’axiomes en gĂ©omĂ©trie: 1 une est de partir de systĂšmes particuliers, et de gĂ©nĂ©raliser au fur et a mesure par la suppression de postulats spĂ©cifiques; l’autre est de partir d un systĂšme d axiomes trĂšs gĂ©nĂ©raux, et de descendre I- A MÉTHODE AXIOM ATI QUE EX GÉOMÉTRIE 371 ;i dos systĂšmes particuliers en ajoutant les propositions qu’il faut a chaque palier.Pour illustrer les considĂ©rations faites jusqu'ici, il nous suffira t‘.'VI/-: 0.79 -f a) (Ai -f As) 1 lu i il t roduisant la videur de n Ă  l'aide des Ă©quations 1 2 ,on t rouve aprĂšs simplifient ion : 1 79 lu I - - '-À-t) 7 21/1 Les valeurs I: t, //, I: », « Ă©tant liĂ©es par 1 1 ’) et (2) on jicut toujours Ă©liminer deux d'entre eux et obtenir ainsi /.en fonction de n'importo quelle paire de ces quatre valeurs.Four nous il est intĂ©ressant d'exprimer ’/.en fonction de /Š x et ( Ml.395 + a\" 0.79 + a) 0.395 i 0.79 + a X + 0.21 11.395 X + (-+Ï1+] \0.79 + a/ J 21 ().n y constate aussi la dĂ©localisation du spot lorsqu'il s'Ă©loigne de la position d’équilibre qu'il avait quand la mise au point a Ă©tĂ© faite.La tension de balayage Ă©tait bien linĂ©aire, mais appliquĂ©e asymĂ©triquement aux plateaux voisins de l’anode; la sensibilitĂ© de dĂ©viation verticale Ă©tait donc progressivement diminuĂ©e vers la gauche dig.G) et augmentĂ©e vers la droite.L oseillogn t de la fig.7, montre l’absence de dĂ©localisation du spot et de dĂ©formation trapĂ©zoĂŻdale aprĂšs correction par l’application symĂ©trique des tensions de dĂ©viation.Le retour du spot doit aussi se faire trĂšs rapidement pour ne pas entacher l’oscillogramme par la trace de retour dig.S.).KinritE 7 Absence de dĂ©fi irma t ion t rapĂ©/.iiĂŻdalc et de d se charge, la chute Ibi dĂ©croĂźt d'autant; les variations de tension entre K et I sont donc Ă©gales et opposĂ©es ;i celles de < .b output entre I, et h est transmis Ă  A 1 et P> par le condensateur de couplage ( \r ‱> qui Ă©limine la composante continue.On retrouve au schĂ©ma de l'oscillateur complet dig.10), les deux oscillateurs Ă©lĂ©mentaires dĂ©crits ci-haut; cependant, pour en assurer le svnchronismo, le dĂ©clenchement de I ‱< est effectuĂ© par une impulsion provenant de la dĂ©charge do < i.Le primaire P 2 et 1 uniformitĂ© d (‘clairement du rĂ©seau de la fig.3.!.-('.Bkhnikk, Prnfi ssi ur ii l'fJcoh Polytechnique. THÉORIE DE L’ÉLASTICITÉ ET ÉLASTICIMÉTRIE 1.Ixikodcc tion Il me semble quo l'on peut reconnaĂźtre trois Ă©tats successifs dans le dĂ©veloppement de la connaissance de la distribution des tensions dans les corps soumis Ă  des charges.( >n peut appeler le premier, Ă©tat vniĂŻffiriquc ou de grossiĂšre approximation.< >n arrive Ă  lui le plus souvent par une certaine intuition primaire, ou par des expĂ©riences grossiĂšres.Le deuxiĂšme Ă©tat dans le dĂ©veloppement de la connaissance est celui du raisonnement mathĂ©matique, ("est celui de la thĂ©orie th l'Ă©lasticitĂ©.Avec des formules on peut calculer la distribution des tensions.Ce deuxiĂšme Ă©tat implique un progrĂšs considĂ©rable sur le premier, non seulement parce qu’il est plus rigoureux, mais surtout parce que les thĂ©ories '(prĂ©voient)), les thĂ©ories donnent des lois gĂ©nĂ©rales et permettent ainsi d'avancer les connaissances.('e deuxiĂšme Ă©tat cependant ne saurait ĂȘtre dĂ©finitif.Les thĂ©ories n’ont qu'un but, connaĂźtre ce qui se passe dans la rĂ©alitĂ©.( "est donc la rĂ©alitĂ©, dans ce cas la matiĂšre elle-mĂȘme, cpti va prononcer le dernier mot.Le troisiĂšme Ă©tat est celui des expĂ©riences.On pourrait l’appeler Ă©tat de la mesure de l’élasticitĂ©, ou de VĂ©larticiini'tr/i.Il s’agit de trois «étapes» et de trois «états», parce (pie c'est dans cet ordre qu’ils sont, apparus clans l'histoire do la connaissance, et parce que, Ă  un certain moment, ils se sont dans une certaine mesure, «stabilisĂ©s», chaque Ă©tat s'efforçant de prĂ©dominer sur l'autre.< )n pourrait dire, il me semble, que, dans une certaine mesure, la science française a accentuĂ© le deuxiĂšme Ă©tat, tandis (pie la science amĂ©ricaine est en train d'accentuer le troisiĂšme.( >n commence Ă  avoir aujourd'hui, une idĂ©e plus synthĂ©tique de ces trois Ă©tats du dĂ©veloppement de la connaissance.< >n commence, et je crois qu'on le fait avec justice, Ă  regarder ces trois Ă©tats comme trois pas.Ils sont venus un aprĂšs l’autre dans l'histoire, parce que c'Ă©tait dans la nature mĂȘme des choses que l'intuition empirique devait venir avant le raisonnement, et celui-ci avant le contrĂŽle final de l’expĂ©rience. 4(12 K I : \ I K 'i KIM KSI liil.i.i I.( AN \ I » 11.N \ !.‱’ i f ; i ‱ n k I ( 'harge in lĂŽ) Ă  une distance x = a, figure 4.la lionne ; v J U K \ I I : T Kl M I .ST It 11.1.1.1 AN \ 111 i.N M Il lli tandis uur la valeur maxima, sur l'axe de symĂ©trie pour le meme plan est, d’aprĂšs Bottssinesq: r, (I.SI1I |* c’est-Ă -dire 60' ; plus grande.Par ailleurs la tension au point < ‘ d’aprĂšs la formule empirique est Zj O.ĂŽ P et selon la thĂ©orie elle n est que r (I.(l.sti P.Par contre pour les points plus Ă©loignĂ©s, la premiĂšre formule donne des valeurs titilles, tandis que la deuxiĂšme donne des valeurs relativement importantes.2a tension norrr.a.e ç\ 0 8|9P^" 008ÊP IOI KB I I tistribution (les tensions normales 5, sur un plan situĂ© Ă  une distance au bord Ă©lude il In moitiĂ© de la largeur de la zone mmprimĂ©e Sedation empirique et solution thĂ©orique.IIP fil.As TtrlMK 1 Kl I: Pa thĂ©orie de l’élasticitĂ© cependant est caractĂ©risĂ©e par deux conditions gĂ©nĂ©rales: a elle est Pasee sur certaines hypotheses, elle a donc besoin d’ĂȘtre contrĂŽlĂ©e: b) la plupart Ăźles fois elle rĂ©alise des Ă©tats de charge idĂ©als, pour des corps avec des formes idĂ©ales.Pa mesure dans laquelle ces conditions idĂ©ales sont remplies dans la pratique, doit ĂȘtre contrĂŽlĂ©e aussi.Pa thĂ©orie de l’élasticitĂ© appelle l’élasticimĂ©trie comme un complĂ©ment indispensable.P’élasticimĂ©trie permettra le contrĂŽle des hypothĂšses fondamentales de ha thĂ©orie: le contrĂŽle de la lĂ©gitimitĂ© des simplifications introduites dans les tonnes des pieces et la façon d appliquer les charges; elle permettra enfin de rĂ©soudre des cas (pie le calcul thĂ©orique n a pas pu attaquer parce qti ils sont trop compliques.P’élast icimĂ©t tic comprend toutes les mĂ©thodes experimentales qui permettent de mesurer les tensions ou les dĂ©formations, l-.n general la plupart de ces mĂ©thodes Ă©lastieimĂ©triques mesurent des dĂ©forma- TIIKOlUh DK i.'ki.astmitk kt ki.ASTICIMKTUI k 407 I i < > 11 -.et c’est en partant « I < ‱ ~ < 1('forma t ions quo Inn obtient les ten-ions mi contraintes.( )n petit faire huit g .>s principaux avec ces mĂ©thodes: 1) quadrillages imprimĂ©s ou dessinĂ©s sur la surface; 2) appareils mĂ©caniques: 3) appareils Ă©lectriques; 4) photoĂ©lastici-mĂ©tric; 5) v(*rnis fragile-: (i) rayons X : 7) appareils acoustiques: s - interfĂ©romĂštres.I ) I.a mĂ©thode la plus simple et la plus intuitive est celle qui cmisiste Ă  dessiner sur la surface du corps non chargĂ©, un quadrillage de lianes.l’ne fois la charge appliquĂ©e au corps, la sĂ©paration des lianes n’est plus constante.Il suffit de mesurer les changements de distatic* pour connaĂźtre la dĂ©formation.< >n a utilisĂ© cette mĂ©thode tout d'abord avec des modĂšles en caoutchouc parce (pie les dĂ©formations du caoutchouc .-ont grandes et faciles Ă  mesurer.I.a figure 4.\ montre tin quadrillage dessinĂ© sur une feuille en caoutchouc avant l’application de la charge.La distance entre les lignes petit ĂȘtre de l’ordre d’un demi pouce.I.a mĂȘme figure montre la dĂ©formation du quadrillage comme consĂ©quence de l’application de la charge.I n cercle se transforme en ellipse.(a) (M Kim hk 4a (il) Ouadrillage dessinĂ© sur une feuille de caoutchouc mm chargĂ©e.— (b) AprĂšs l’:i[>Ăź>lic:it ion de la charge le quadrillage se dĂ©forme et un cercle se transforme en ellipse.4 ins HI VI K T It I M KS TH I K U.K I A X ADI K X X I DerniĂšrement on :i perfectionnĂ© beaucoup celte mĂ©thode.Au lieu de faire des modĂšles en caoutchouc on dĂ©pose une pellicule photographique sur la surlace des corps a essayer, et on imprime au moyen d'un nĂ©gatif le quadrillage voulu, qui peut ĂȘtre rectangulaire ou polaire et dont les lignes peuvent ĂȘtre aussi proches que 0.01 de pouce.Apres l'application de la charge on mesure le changement de distance entre les lignes au moyen d'un cathĂ©tomĂštre, ou d'un microscope, ou bien on photographie le modĂšle dĂ©formĂ© et on agrandit la photographie.I.a figure 415 montre une Ă©prouvette de traction essayĂ©e jusqu'Ă  la rupture, avec le quadrillage rectangulaire imprimĂ© sur la surface.l'im un lu I.a maille restangiilaire imprimer photographiquement sur la surfaci de l'Ă©prouvette de traction a une distance de O.O.V' entre lignes Obtenu par Brewer et (llasscn (23).Š>,.Les dĂ©formations dans les mu rages sont souvent de l’ordre de un dix-milliĂšme de pouce: quelquefois, pour les modĂšles, de l'ordre de un cent-milliĂšme de pouce ou moins.Les appareils mĂ©caniques ne font en essence, (pie multiplier celle dĂ©formation pour qu'elle suit plus facile Ă  voir.Le- « 11 uggenbergers», .LL, pm exemple, multiplient environ 1000 fois la dĂ©formation rĂ©elle I ig.‱>’.Quelquefois la multiplication est faite par des moyens optiques: un rayon de lumiĂšre est rĂ©flĂ©chi par un miroir dont le mouvement est proportionnel a la deformation.1 TH KOHI K DK I.’ÉLASTI C'ITK KT KI.ASTK I.MKTKIK 401» ad Š I' 2Q.S ecKe !e qradus e Fine nu ."> Š laugc mĂ©canique pour dĂ©formations, de IIujrKenbei'Ker.[.'agrandissement, III II- , donnĂ© par j^y -|~ , est de l'ordre de 1000 !Š iis la variation de longueur entre \ et H.10 OU 20 r 11 ne suffit pas, eu gĂ©nĂ©ral, Ăźle faire tint* .seule mesure avec l’cx-tensomĂštre.jtour connaĂźtre l'Ă©tat de tension au point.Si l'on connaĂźt la direction des tensions principales, il faut au moins deux mesures, une suivant chaque direction principale.Il en faut au moins trois si l’on ne connaĂźt pas ces directions.Le problĂšme consiste Ă  dĂ©terminer l'ellipse des tensions, ou celle des dĂ©formations.Soit (I (figure ĂŽA) le point oĂč l’on veut connaĂźtre l’état de tension.(") FtUt'HE Ă»a (« ‘a) Pour connaĂźtre l'Ă©tat «le tension en un point il faut mesurer le> dĂ©formations suivant au moins trni- directions passant par le point, -(b) Fllipse des dĂ©formation'.I.es axe- de l'ellipse sont les directions des tensions principales. UK VI h ! iilMh-l Kli.I.I.I.i A \ A 1)1 KWI- til) II l’:uit placer 1 '< xtensometre successivement dims les directions A-A, B-B et ('-(' par exemple, et mesurer les dĂ©placements A/, somĂštre.< )n peut reprĂ©senter les valeurs obtenues Ă  partir de la circonfĂ©rence et on obtient ainsi, point par point, l'ellipse (figure ÛAIi) reprĂ©sentĂ©e directement dans la figure 4A.Les axes de l’ellipse sont les directions des tensions et des dĂ©formations principales.Les valeurs des dĂ©formations principales sont = , et Š Les valeurs des tensions principales sont donnĂ©es par: m Ă©tant l'inverse du coefficient de Poisson.: Les appareils Ă©lectriques Ă , li sont basĂ©s sur le principe du changement produit dans la rĂ©sistance d'un conducteur par son changement de longueur (Fig.Gu * tn peut utiliser aussi le changement de capacitĂ© produit par le changement de distance entre deux plaques.7 Les appareils Ă©lectriques permettent de mesurer Ăźles dĂ©formations unitaires de prĂšs d'un millionniĂšme.( )n calcule : oĂč / est la distance entre les pointes de l'exten- m - m m m Arm ' A Arm "B FlO CHE t) .hinge Ă©lectrique peur dĂ©formations (Haldwiii-Smitlnviirk SK-t Control Box) On reconnaĂźtra le montage en pont de Wheatstone. THKOKIK l)K l.'lU.ASTH !TK K T KI.ASTK I.MKTIilK II I I La photoĂ©last icimĂ©l rie di n'est que la mesure (le la birĂ©fringence produite par des charges dans des corps transparoiits isotropes, ldi rayon de lumiĂšre polarisĂ© qui traverse un corps transparent isotrope dans ton Ă©tat non chargĂ© ne suliit aucun changement.Mais si le corps est dĂ©formĂ©, la phase et le plan de polarisation si 11 lissent des changements directement reliĂ©s Ă  l'Ă©tat de tension.Il est done possible, en suivant une technique appropriĂ©e, d’étudier la distribution des tensions en un corps au moyen de l'Ă©tude d'un phĂ©nomĂšne optique.L'appareil employĂ© est le polariscope, figure ti.\ II doit ĂȘtre rappelĂ© ici que la distribution des tensions dans un Ă©tat Ă©lastique plan, est indĂ©pendante de la mit tire icoeflicients d'Ă©lasticitĂ© et de Poisson) de la matiĂšre.Dans l'Ă©tat Ă©lastique tridimensionnel l'influence de ces coefficients dans la distribution des tensions est petite.Les Ă©tudes faites dans des modĂšles en bakĂ©lite I II.I It K ( > \ l’oliirisi'iipc du laboratoire d’élastieimĂ©tric de l’Keole Polytechnique.S Source lumineuse ; P: Polarisent'; M : ModĂšle; < 'L : Appareil de mise en charge ; A: Analyseur; I.: Objectif; (': CamĂ©rii. H K \ I I : TUI M i s TH 11.1.1.1 ; ( ‱ A V A 1)1 K V \ I : 412 (HI CM verre, nuns donneront dune des rĂ©sultat- MgO+CaSO4 Le carbonate et le sulfate de calcium servent de matĂ©riaux de remplissage.Le ciment, mis en sacs de papier de cinq Ă©paisseurs afin d'empĂȘcher l’hydratation et la carbonatation, est vendu sous le nom de «Grenite».MĂ©canisme de la prise.— Actuellement encore, on n’est pas trĂšs bien fixĂ© sur le mĂ©canisme de la prise des ciments magnĂ©siens.On admet qu’on est en prĂ©sence d'une solution solide constituĂ©e par de la magnĂ©sie libre, du chlorure de magnĂ©sium et au moins un oxychlorure de magnĂ©sium.L’examen au microscope montre que le ciment magnĂ©sien se prĂ©sente sous l’aspect d'une masse amorphe contenant peu de cristaux.Mais nous savons que l’étude microscopique faite sur tous les ciments est trĂšs difficile et que les cristaux peuvent ĂȘtre trop petits pour ĂȘtre aperçus avec les grossissements ordinaires des microscopes.Durant la prise il s opĂšre une rĂ©action trĂšs active que l'on constate par les expĂ©riences de laboratoire au cours desquelles on a observĂ©: 1.Que le temps de prise est d’environ 20 Ă  30 minutes.2.Que la rĂ©sistance Ă  la traction «24 heures aprĂšs le gĂąchage» atteint 400 lbs par pouce carrĂ© sur les Ă©prouvettes standards, la rĂ©sistance Ă  la compression allant jusqu’à 3500 lbs par pouce carrĂ©.3.Sur de petits Ă©chantillons l'Ă©lĂ©vation de tempĂ©rature atteint 70 Ă  80° C durant la prise.4.Les ciments magnĂ©siens purs Ă©clatent au bout de 8 a 10 jours sous l’effet de tensions internes.Les tensions doivent ĂȘtre considĂ©rables puisque nous avons constatĂ© CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES CIMENTS MAGNÉSIENS 435 qu aprĂšs 7 jours les rĂ©sistances Ă  la traction atteignent 1000 lbs par pouce carrĂ© et la rĂ©sistance Ă  la compression 10,000 lbs par pouce carrĂ© pour ces ciments purs.Il est Ă©vident que de tels ciments possĂšdent des dĂ©fauts incompatibles avec un usage quelconque et ce n'est que par l’addition de matiĂšres inertes ou de retardateurs qu'on peut les employer.PROPRIÉTÉS Les ciments magnĂ©siens possĂšdent un certain nombre d’avantages et d inconvĂ©nients que nous allons Ă©numĂ©rer.A vantages L f es ciments sont blancs au lieu d’ĂȘtre gris.Ils peuvent recevoir un trĂšs beau poli.2.Ils ont une grande rĂ©sistance Ă  l'usure.3.Leur facultĂ© d'adhĂ©rer aux matĂ©riaux permet d’agglomĂ©rer un grand nombre de substances.4.Leurs rĂ©sistances Ă  la tension et Ă  la compression sont grandes, pouvant atteindre 800 et 8000 lbs par pouce carrĂ© a 28 jours avec des mortiers prĂ©parĂ©s selon la formule 1-3-5.5.Ils sont aussi flexibles.0.Ils prennent facilement les empreintes et sont commodes pour le moulage.DĂ©savantages 1.Moindre rĂ©sistance aux intempĂ©ries sauf s'ils sont prĂ©parĂ©s dans des conditions exceptionnelles.Cela les exclut Ă  peu prĂšs complĂštement des gros travaux extĂ©rieurs.On peut toutefois les employer comme stuc s ils n ont pas de charges Ă  supporter.2.Il existe trop de divergences dans les propriĂ©tĂ©s suivant la provenance, le modi' de prĂ©paration, la tempĂ©rature de calcination.< es variations ne peuvent pas ĂȘtre facilement prĂ©vues parce qu’on n’a pas de mĂ©thodes convenables pour contrĂŽler la fabrication.3.Le prix de revient est plus Ă©levĂ© que pour les autres ciments; environ 10 Ă  20%.DĂ©savantage momentanĂ©, car si la demande Ă©tait plus grande le coĂ»t pourrait diminuer. 436 REVEE TRIM EST RI EU.K C A \ A 0IE X XI : Cxa()cs.Les ciments magnĂ©siens peuvent ĂȘtre employĂ©s pour la construction de planchers; pour le revĂȘtement intĂ©rieur ou extĂ©rieur dans les maisons istuc : pour la fabrication d objets d’art.( )n s'en sert comme agglomĂ©rant dans la labrication des roues d'Ă©meri, on a mĂȘme fait des miroirs de tĂ©lescope avec ce ciment, bien poli et argentĂ©.Si l'on peut standardiser ht fabrication de ce ciment, le rendre impermeable et rĂ©sistant aux intempĂ©ries, son champ d'emploi est illimitĂ©, car il est environ deux fois plus rĂ©sistant que les meilleurs ciments alumineux.Cela permettrait une diminution du y ' Š des constructions en bĂ©ton arme telles que les ponts, gratte-ciel, etc.Partie expĂ©rimentale Dans cette partie expĂ©rimentale, nous nous contenterons d indiquer les mĂ©thodes employees et de donner les tableaux et les courbes rĂ©sumant les rĂ©sultats obtenus.Dans une derniĂšre partie, nous ferons la discussion de ces rĂ©sultats dont nous essayerons de tirer des conclusions logiques.Cale nal on du Carbonati di MagnĂ©sium.— Nos essais ont Ă©tĂ© faits sur du carbonate de magnĂ©sium, P.S.P., provenant de maisons counties telles que Merck et Aimer A: Amend.Les calcinations ont Ă©tĂ© faites dans des creusets de porcelaine chauffĂ©s au four Ă©lectrique Hoskins, pour les tempĂ©ratures jusqu’à 1000°< ' puis au four Ă  gaz pour les tempĂ©ratures supĂ©rieures.I)ii11s tous l»*s cas, la tempĂ©rature Ă©tait mesurĂ©e par un p\ ro-mÚßre thermoĂ©lectrique et un pyromĂštre optique.i.e carbonate Ă©tait introduit dans le four froid et la tempĂ©rature montĂ©e graduellement jusqu au point dĂ©sirĂ©, puis maintenue durant deux heure.-.La quantitĂ© de carbonate calcine a chaque opĂ©ration ne dĂ©laissait pas 600 gramme- (200 grammes dans chaque capsule de porcelaine).Sur les magnĂ©sies ainsi obtenues nous avons mesure le poids spĂ©cifique, et la teneur en acide carbonique.Poids spĂ©cifii/tuLa dĂ©termination du poids spĂ©cifique a Ă©tĂ© faite par la mĂ©thode du picnomĂštre en employant 1 alcool tnĂ©thy-liquc comme liquide.Nous avons obtenu les rĂ©sultat- -ui\ants.5 CONTRIBUTION A I 'ÉTUDE DES CIMENTS MAGNÉSIENS 437 MgO calcinĂ©e Ă  700 °C 3 os Mg( ) soo °( ' 3.13 M g< ) Š ‱ Š ‱ 900 °( ' 3.31 MgO ‱‱ 100 C 3.40 MgO 1200 °C.3 .50 1 nhi/ilrnh carbonium .— La dĂ©termination de la te 1 .* ‘ i iw iiium nu, "ii introduit dans un flacon, surmontĂ© d'un entonnoir muni ,l’,m rol|inet, un poids dĂ©terminĂ© de .MgO dont on veut connaĂźtre la teneur en < () Š'.Dans l'entonnoir, on met de l’acide chlorhydrique et dans un petit appareil, surmontant lui aussi le flacon, on met de l'acide sulphiirique Ă  tnt vers lequel le gaz passe pour se dessĂ©cher, "n lait ht tare et ou laisse tomber goutte Ă  goutte l’acide chlorhydrique dans le flacon.Lorsque l'attaque est terminĂ©e on pĂšse de nouveau et la diffĂ©rence de poids est le poids de l'anhydride carbonique dĂ©placĂ©.Nous avons obtenu: MgO calcinĂ©e Ă  700 °( '.MgO “ N00 °( '.MgO " “ 900 °C.-MgO “ ‱‱ ] 000°( ' 5 00 4.20 3.60 Solutions de Chlorure de MagnĂ©sium.- .Nous avons employĂ© du chlorure de magnĂ©sium cristallisĂ© Ă  0 molĂ©cules d'eau.C.P.et provenant de Merck._ J;es solutions ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©es avec de l’eau distillĂ©e et le poids spĂ©cifique de ces solutions a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© avec la balance de West pliai.Des solutions de diverses concentrations ont Ă©tĂ© faites dans le but de prĂ©parer diffĂ©rents mĂ©langes pour faire des mesures de conductibilitĂ© Ă©lectrique de la magnĂ©sie dissoute dans la solution de chlorure en fonction de la tempĂ©rature et de la concentration des solutions.Les rĂ©sultats sont indiquĂ©s dans la partie intitulĂ©e les o.xychlorures.t < PrĂ©paration des Ă©prouvettes et essais de rĂ©sistance mĂ©canique — Des essais ont Ă©tĂ© faits sur des Ă©prouvettes prĂ©parĂ©es avec un mĂ©lange dit standard qui sert pour le contrĂŽle dans les laboratoires d’essais des matĂ©riaux aux États-Unis. 43S revue thimestiuei.ee canadienne MĂȘlawji « Standard)) MgO .I I ' < Sable fin .22' i Sable Standard 67'.( A ces matiĂšres solides nous avons ajoutĂ© des quantitĂ©s variables de solution de chlorure de magnĂ©sium.Le sable fin prĂ©sentait les caractĂ©ristiques granulomĂ©triques suivantes.l’assaut le tamis de 40 mailles .100' c .100 ‱‱ 95% .200 “ 13% Au sable et Ă  la magnĂ©sie bien mĂ©langĂ©s, la solution de chlorure a Ă©tĂ© ajoutĂ©e en malaxant Ă  l’aide d’une spatule sur une plaque de verre Ă©pais., Les Ă©prouvettes de tension et de compression ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©es dans des moules standard.-.Les essais mĂ©caniques ont Ă©tĂ© faits au Laboratoire de rĂ©sistance des matĂ©riaux et au Laboratoire d’essais de ciments de L f.cole.Les Ă©prouvettes Ă©taient conservĂ©es dans les moules recouverts d’une plaque de verre pour le premier jour.Luis dĂ©moulĂ©es et exposĂ©es Ă  l’air jusqu'au moment de l'essai.Ri-iulUit*.— MĂ©lange standard avec lĂą ce.de solution de chlorure Ă  24-BĂ©.par 100 gms de matiĂšres solides.Kssai en tension 7 jours.Charge rie rupture en Ib po- Mg( ) 700 b ' 120 MgO Mitre 320 MgO 900 °( ’ .4 S0 .MgO 1000°( ' 020 MgO 1200 °( ' 800 ( es rĂ©sultats sont les moyennes de 3 essais.D’autres mĂ©langes ont Ă©tĂ© prĂ©pares dans le but d etudier l'influence de divers facteurs.Nous donnerons les rĂ©sultats au moment du besoin pour la discussion. CONTRIBUTION- A L’ÉTUDE DES CIMENTS MAGNÉSIENS 439 Mesure de l Ă©lĂ©vation de temperature et de la variation- dĂ© LA RESISTANCE ÉLECTRIQUE DES ÉCHANTILLONS DE CEMENT MAGNÉSIEN DURANT LA PRISE Le mĂ©lange Ă©tait placĂ© dans un beĂąker de 250 c.c., ce dernier Ă©tant lui-mĂȘme placĂ© dans une enceinte calorifuge.Cette enceinte consistait en un beaker de 500 c.c.entourĂ© d amiante en poussiĂšre et contenue dans un rĂ©cipient de tĂŽle, le tout fermĂ© par un double couvercle de liĂšge pressĂ©.ThermomĂštre ,____, Pont de Wheastone.Couvercles de liĂšge.Eprouvette Aigui Iles BeaKer Amiante Ciment magnĂ©sien.Au centre du mĂ©lange, une Ă©prouvette contenant du mercure servait de puits pour le thermomĂštre pour empĂȘcher (pie ce dernier ne'colle au ciment), et doux aiguilles platinĂ©es servaient d’électrodes pour la mesure de la rĂ©sistance Ă©lectrique.Du grand nombre do rĂ©sultats obtenus, nous tirons une courbe typique.I.examen de cette courbe montre que l’élĂ©vation de tempĂ©rature est forte et rapide.La courbe de rĂ©sistance Ă©lectrique indique le commencement de formation du composĂ© (oxychlorure) Ă  une tempĂ©rature de 70°< ', tempĂ©rature que nous retrouverons dans les Ă©tudes subsĂ©quentes de mesure de conductibilitĂ© dans la prĂ©paration de l’oxychlorure pur. 44(1 REVUE TH IM KSI 1(1 Kl I.K l ANADIENNE OXYCHLORURE DE M AON ÉSIUM Preparation dt lii.rijchlarun pur.- Pour 1 ĂŽ111c 1 in-trainte doit ĂȘtre > 0.5v pour avoir son effet.Le cas le plus tavorable semble ĂȘtre quand sx = sy = v.Alors p = 0 et q = 2v.C’est pourquoi Freyssinet conseille d'utiliser, comme taux limite du cisaillement, [tour le calcul, la moitiĂ© de la limite de compression du bĂ©ton.Ceci amĂšne allĂšgement des dimensions.sollicite le bĂ©ton par les pressions longitudinales et par les rĂ©actions verticales aux appuis.Monsieur Hendreikx, a essayĂ© de faire disparaĂźtre l(>s effets du retrait pur l'usage de ciment sursullatĂ©.Monsieur bossier lui aussi fait appel au travail d expansion d un ciment spĂ©cial.Mais ici il y a deux inconnues : le degrĂ© d allongement d'un ciment spĂ©cial Ă  l'expansion, et la perte de prĂ©contrainte due Ă  la simultanĂ©itĂ© d'expansion et de plasticitĂ©.La mĂ©thode Deis-chinger est la plus rigoureuse; celle de Freyssinet, la plus claire. 446 HK Vf K TRIMESTRIELLE CA X A DI K N N K aperçu gĂ©nĂ©ral Lu seule Ă©tude du cercle de Mohr (fig.i), nous montre que 1 usage d'une douille prĂ©contrainte sur la pout re rabaisse l’axe neutre sous le centre de gravitĂ©.11 s’ensuit une diminution importante des contraintes de bĂ©ton comprimĂ© sous un couple flĂ©chissant fixe.La capacitĂ© de rĂ©sistance du profil est augmentĂ©e.L’armature travaille intensĂ©ment, vu sa contrainte initiale, d’oĂč nĂ©cessitĂ© d’acier Ă  haute limite apparente d’élasticitĂ©.Les contraintes effectives du bĂ©ton en traction sont intensifiĂ©es et le cisaillement considĂ©rablement diminuĂ©.Nous Ă©tudierons successivement les efforts de compression et de traction, les efforts de cisaillement et ceux qui se produisent sur des plans inclinĂ©s, l’ancrage, etc.Nous ferons une application simple sur une poutre rectangulaire, quoique, dans ce genre de construction elle ne soit pas la forme la plus Ă©conomique.I.Étude thĂ©orique Efforts de compression et de traction A.FORMULÉS DĂ©finition des termes (v.fig.2) As.Section d’acier.Ac.Section de bĂ©ton.e.Coefficient pour le retrait.De.Module d’élasticitĂ© du bĂ©ton.Es.Module d’élasticitĂ© de l’acier.Fc.Effort dans le bĂ©ton.Fs.Effort dans l’acier.Fies.Eftort dans le bĂ©ton Ă  la semelle supĂ©rieure, dĂ» Ă  la charge vivo.Flei.Effort dans le bĂ©ton a la semelle infĂ©rieure, dĂ» Ă  la charge vive.l’Pes.Effort dans le bĂ©ton Ă  la semelle supĂ©rieure, dĂ» Ă  la prĂ©contrainte.F pci.Effort dans le bĂ©ton Ă  la semelle infĂ©rieure, dĂ» Ă  la prĂ©sontrainte.Fsp.F.fĂźort initial de traction dans l’acier.Fsp.Effort dans l'acier aprĂšs le retrait. ÉTUDE DU BÉTON AVEC USAGE DES PRÉCONTRAINTES 447 rrt, de\~orrp-ÂŁ,ss Ăź-i Figure 2 Termes gĂ©nĂ©raux.Fso.EfTort dans l’acier aprĂšs le retrait et les dĂ©formations.Fo.Asxfso, tension totale sur la section d’acier.Fp.Tension prĂ©liminaire totale sur la section d’acier.Ig.Inertie par rapport au centre gravitĂ©.Ii.Inertie par rapport Ă  la semelle infĂ©rieure.Is.Inertie par rapport Ă  la semelle supĂ©rieure.j.Distance du centre gravitĂ© Ă  l’armature.ji.Distance du centre gravitĂ© Ă  la semelle infĂ©rieure.js.Distance du centre gravitĂ© Ă  la semelle supĂ©rieure.je.Distance de la semelle infĂ©rieure au centre de com- pression.X.Fs/Ec.(xc.Moment statique par rapport Ă  l’axe neutre de la section de bĂ©ton au-dessus de cette section. m 448 RK V V I ; TRI M K STR IK I.I.K C A X A I) 11 : X X11 ĂŽ Diagramme des efforts. ÉTUDE DU BÉTON AVEC USAGE DES PRÉCONTRAINTES 449 Effet du retrait Le retrait diminue la valeur de fsp, suivant l'Ă©quation, fsp 1 = fsp —- eEs oĂč e = p'+e'J retrait et Ă©cou'ement ) (0.75/1000, suivant < luottier).L’étude du retrait, de ses valeurs et de ses causes, devient une partie trĂšs importante dans ces constructions.Freyssinet a Ă©tĂ© poussĂ© Ă  Ă©tudier de prĂšs ce problĂšme et il en a tirĂ© une thĂ©orie de la composition du ciment.«.J'ai Ă©tĂ© conduit, dit-il, Ă  imaginer que les ciments sont formĂ©s de corpuscules sĂ©parĂ©s par des interstices, dont les dimensions et les formes sont les facteurs essentiels des propriĂ©tĂ©s des ciments».Xous verrons plus loin la mĂ©thode de Freyssinet qui prend le retrait comme point de dĂ©part.On a Ă©valuĂ© pratiquement Ă  30% l'effet du retrait sur la prĂ©contrainte, soit environ une perte de 45,000 lbs.par pouce carrĂ©.Effet de la prĂ©contrainte (voir fier.3) La prĂ©contrainte introduit un couple et un effort, d'oĂč les formules, fpes = Fo/Ac — Eojjs/I = Fo/Ac ( 1 - jjs/i2) fpci = Fo/Ac + Fojji/I = Fo/Ac ( 1 4-jji/i 2) fpc arm.= Fo/Ac —- Foj -'/I = Fo/Ac fl j 2/i2) fso = fsp 1 — n Fo, Ac I — j 2/i 2 J Effet des cuaroes fies = M js/I flci = — Mji/I fie arm.= Mj/I fs = n.Mj/J Efforts rĂ©sultants fes = fpcs+flcs fci = fpci+flci fs = fsp‘[( 1 —nAs)/Ac (J —j 2/i 2)+n.Mj/I] fc arm.= Fo/As(l — j 2/i2) — Mj/I ĂŻti m.SgĂąiĂ a,-.- ; ‱‱‱ ’ .< i 450 H K VU K TKEMESTHIEEEE CANADIENNE Note: MĂ©thode de Fkeyssi.net Sous la tension initiale fsp, il se produit un allongement initial oX = fsp/Es.LibĂ©rĂ© l’acier se rĂ©tracte suivant les raccourcissements du bĂ©ton.soit: Xr = raccourcissement uniforme dĂ» au retrait.Xb = raccourcissement Ă©lastique sous l'effet de Fo.Xb = fps armature/Eb pXs = oXs — Xr - Xb p- Xo — XI i Xo = oXs — Xr extension prĂ©alable utile aprĂšs le r trait.La pression exercĂ©e par l’armature (As = p.\c) atteint sur le bĂ©ton Fo = As x fso = y?Ae x EspXs Ă  une distance d/2 — a = ij x d/2 de la fibre neutre.Ceci introduit le couple flĂ©chissant: Mp = Fp xr) d/2.On calcule fcp armature = Es i e \ x K M.Paul I.eBki.(1926) a quittĂ© la compagnie Imperial Oil pour la durĂ©e de la guerre: il occupe le poste d'ingĂ©nieur chimiste pour la firme d'ingĂ©nieurs-conseil, Rankin R.A.A: Co.AI.Jean Assku.n (1929) occupe maintenant le poste de gĂ©rant de h Ville de Trois-RiviĂšres.M.P.-K.Coi.un 1929) travaille maintenant au .MinistĂšre fĂ©dĂ©ral du Transport Ă  Ottawa.AI.AndrĂ© Ron haro (1931) a Ă©tĂ© nommĂ© directeur adjoint de P Renie du gĂ©nie Ă©lectrique de QuĂ©bec.AI.lean Bouchard (1931) est parti en Guyane Anglaise, oĂč il travaille pour le compte de la firme Demarara Bauxite, dans la ville de Alackensie.AI.P.-K.Bruxei.lk (1931) est maintenant Ă  Terre-Neuve, oi il travaille pour le compte du Corps d Aviation Royal ( anadien.AI.Armand Gagnon (1932) est maintenant gĂ©rant de la ville de LaTuque.AI.Pierre Warrkn i 1932) travaille maintenant pour le MinistĂšre de la dĂ©fense nationale Ă  QuĂ©bec.AI.Jean Bastien (1933) a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© d'Ormstown Ă  I.achine, au AlinistĂšre de la Voirie.AI.Marcel Bourassa (1933) a quittĂ© le .MinistĂšre de Transport; il est maintenant Ă  Remploi du Canadien National, dĂ©partement de l'arpentage.AI.Alauriee Scott (1933) est maintenant Ă  Remploi de la firme Sigma Gold Alines, Ă  Val d’Or.AI.Georges Demurs (1935) a laissĂ© le bureau d'ingĂ©nieurs-conseil ZachĂ©e I.anglais pour entrer au service du .MinistĂšre de la DĂ©fense Nationale, pour la durĂ©e de la guerre.AI.RenĂ© Durer (1935) occupe maintenant le poste d assistant-inspecteur du ministĂšre britannique de l’air Ă  l’usine de la Canadian Car and Foundry I.td, Ă  Fort William.Al.( 'amille-RenĂ© Godix (1935) a laissĂ© son emploi Ă  la < 'ompagnie Canadian General Fleet rie pour devenir professeur a 1 École 'Technique de .MontrĂ©al.AI.J.-P.r.ai.onde 11936) a quittĂ© la rĂ©gion de l'Abitibi et travaille maintenant pour la compagnie Marine Industries I.td, a >orel.AI.Roland Fontaine (1937) est maintenant ingĂ©nieur divisionnaire du .MinistĂšre de la Voirie Ă  Ormstown.AI.J.-Paul Poirier (1937) vient d’ĂȘtre nommĂ© ingĂ©nieur divisionnaire Ă  Berthier pour le MinistĂšre de la Voirie. VIE DK L ASSOCIATION 467 M.Wilfrid Dumont (1938) travaille pour le gouvernement provincial Ă  QuĂ©bec, Ă  la division des chemins de mines du MinistĂšre des Mines.M.Paul Pelletier (1938) a laissĂ© temporairement la compagnie Lasalle Coke et travaille pour la durĂ©e de la guerre pour le compte de Collet FrĂšres LtĂ©e.M.Henri Vinkt (1938) travaille maintenant au MinistĂšre de l'Agriculture de la province de QuĂ©bec.M.Maurice BĂ©langer (1939) est maintenant Ă  l’emploi de Sorel Industries Ltd, Ă  Sorel.M.A.Dufresne (1939) a quittĂ© son emploi au Canadian National et travaille maintenant pour le compte de la Compagnie Dufresne engineering.M.Gaspard Lahelle (1939) est Ă  l'emploi de la firme Collet FrĂšres I.tĂ©e, Ă  MontrĂ©al.M.Olivier Quevillon (1939) est Ă  l’emploi de la Compagnie Canada Car and Foundry, aux usines Turcot.M.J.-AimĂ© Boileau (1940) travaille maintenant pour l’Aluminum Co.of Canada, Ă  Shipshaw.M.Marc Trudeau (1940) a quittĂ© son emploi Ă  la Compagnie Fairbanks-Morse pour devenir assistant au dĂ©partement de l'hydraulique de Polytechnique.M.Bernard Bealtrk (1941) a laissĂ© la compagnie Dominion Bridge pour suivre un cours post-universitaire d’hygiĂšne industrielle Ă  Fl'nivcrsitĂ© de Toronto.M.Guy ('hoquet (1941) est maintenant Ă  l’emploi du ministĂšre des Transports, division du chenal maritime du St-Laurent.M.Hubert Boisclair (1942) travaille maintenant pour F Aluminum Co.of Canada, Ă  Arvida.M.Bernard Denault (1942) est Ă  l'emploi du MinistĂšre de la Voirie, Ă  MontrĂ©al.M.Maurice Laquerre ( 1942) trav aille pour la firme Aluminum Co-of Canada Ă  Arvida.M.GĂ©rard Lefebvre (1942) travaille maintenant pour la compagnie Dominion Rubber Ă  St-JĂ©rĂŽme.M.Charles-Édouard Mercier (1942) travaille maintenant pour la firme Milton-IIersey, Ă  la Passe Dangereuse.M.Maurice Valiquette (1942) a laissĂ© l’Abitibi et travaille maintenant pour Sorel Industries Ltd, Ă  Sorel. K ! : r i ; T111 .M i ;.sr iu K u.i : r a \ a ! > 11 : x \ : 40S LES NÔTRES SOl'S LES DRAPEAUX Sont partis outre-mer: Le major Maurice Xaxtel (1933), le lieutenant Guy BeaĂŒ-det (193S), le lieutenant Paul Gi.xgras (1927), le capitaine GaĂ©tan CĂŽtĂ© (1936), le lieutenant Lucien Lavigxe (1933:, qui font tous partie du troisiĂšme bataillon du Corps Royal d’ingĂ©nieurs Canadiens.Le major Alexandre Degas (1933) du rĂ©giment de Maisonneuve.Le lieutenant Marc Hurtuui.se (1942) et le lieutenant Édouard des RimĂšres 1942), tous deux du Royal Canadian Ordnance Corps.Se sont enrĂŽlĂ©s derniĂšrement en service au Canada: Le lieutenant Raymont LeI1i:l (1939), du Corps Royal d'ingĂ©nieurs ( anadiens.Les officiers RenĂ© Leduc (1939) et Jacques Leroux (1939), qui viennent de recevoir leur grade rĂ©cemment Ă  Brockville. H K \ l I ; TRIM K.STIM I.LI.K CA \ ADI K N X I V uexte de revenir % Les fenĂȘtres bombĂ©es et cristallines d’un bombardier, la capsule d’amorce d’un obus anti-aĂ©rien, l’enveloppe des instruments de prĂ©cision d’un navire, et encore bien d’autres piĂšces essentielles aux engins de guerre du Canada sont aujourd’hui faites de substances plastiques.En effet, ces divers produits synthĂ©tiques que la science obtient du charbon, de 1 air, de 1 eau, du sel et de la chaux sont maintenant en “tenue de guerre” .Ils simplifient la production, rĂ©solvent maints problĂšmes de construction, intensifient le rendement, conservent les mĂ©taux, libĂšrent les machines outils, gagnent des milliers d’heures de travail aux ouvriers.La guerre donne aux plastiques l’impulsion nĂ©cessaire Ă  leur progrĂšs.La paix rĂ©tablie, on appliquera ces dĂ©couvertes «à une multitude de fins domestiques: la construction, l’aviation et l’automobilisme, l’ébĂ©nisterie, la confection, etc.Sachons que la plus importante fabrique de plastiques du Canada, celle qui a le plus solide expĂ©rience, la plus vaste production selon les meilleurs procĂ©dĂ©s, est la Canadian General Electric.ĂŒtf Si vous avez un problĂšme de production de guerre que les plastiques pourraient vous aider Ă  rĂ©soudre, consultez le bureau C.G.E.le plus rapprochĂ©.CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO.LIMIT» Ii K Y V]‱; TRIM ESTRIELLE C AX A D11 :X X E niversitĂ© de MontrĂ©al École POLYTECHNIQUE Ecole d’ingĂ©nieurs — FondĂ©e en 1873 Le programme d'Ă©tude: prĂ©voit la formation gĂ©nĂ©rale dans foutes les branches du GĂ©nie et l'orientation dans les quatre spĂ©cialitĂ©s suivantes : MĂ©canique-ElectricitĂ© Travaux Publics-Batiments Mines-MĂ©tallurgie Chimie industrielle Les Ă©lĂšves reçoivent Ă  la fin du cours les diplĂŽmes d'ingĂ©nieur et de Bachelier Ăšs Sciences appliquĂ©es avec mention de l'option choisie.LABORATOIRES D’ANALYSES, DE RECHERCHES ET D’ESSAIS, LABORATOIRE PROVINCIAL DES MINES.Prospectus et Renseignements sur demande 1430, RUE SAINT-DENIS— MONTREAL VII P j__________________________________ ‱' Š IIK VU K TRIM ESTRIKLLK CAN A IJIMWE ON TROUVE TOUJOURS A LA LIBRAIRIE DEOM UN choix important de beaux livres anciens et modernes, des Ă©ditions originales, rares ou curieuses des meilleurs Ă©crivains des XIXe et XXe siĂšcies et les ouvrages nouveaux, en exemplaires ordinaires ou sur grand papier, d'une sĂ©lection d'auteurs contemporains." 1247 RUE ST-DEMS TÉLÉPHONE*.IIA.2.520 MONTRÉAL Avec les compliments 1 de PHILIPPE BEAUBIEN A Cie Accessoires Ă©lectriques en gros j .i 1 CAlumet 5731 - 5632 Avenue du Parc - MontrĂ©al REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE m La BANQUE CANADIENNE NATIONALE est Ă  vos ordres pour toutes vos opĂ©rations de banque et de placement Ac fit, environ SI 80,000,000 ?CHIMIE ‱ PHYSIQUE * BACTERIOLOGIE Verrerie Pyrex.Outillage PrĂ©cision.Étuves Freas et Thelco.Balances de prĂ©cision.Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvĂ©risateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.296, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IX Epargnez pour vous Š memes et pour aider votre pays Les exigences actuelles sont plus grandes que celles d'autrefois et chacun doit faire sa part mĂȘme au prix de quelques sacrifices.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA SiĂšge Social : 221 ouest, rue Saint-Jacques — MontrĂ©al 320 succursales et bureaux “OĂč l’cpargnant dĂ©pose ses Ă©conomies.” LA VICTOIRE doit venir d'abord! AUJOURD'HUI nos industries, transformĂ©es pour la production de guerre, travaillent avec toute la main-d’Ɠuvre et le matĂ©riel dont elles disposent Ă  sauvegarder le bonheur futur des nations amies de la libertĂ©.L'Industrie .de mĂȘme que chaque homme et chaque femme .travaille pour l’avĂšnement de la Victoire, alors que nous pourrons retourner Ă  la production des commoditĂ©s et des agrĂ©ments qui donnent Ă  la vie de nos foyers un prix justifiant les sacrifices qu’exige la victoire.Westinghouse CANADIAN WESTINGHOUSE CO.LIMITED — MONTREAL & HAMILTON X REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Tel.FAIkirk 2848 FondĂ©e en 1912 |||j| Wilfrid Pageau PLOMBIER-COUVREUR Pl||^ Poseur d’appareils Ă  gaz et Ă  eau chaude — SPECIALITE: REPARATIONS Travail fait soigneusement et Ă  prix modĂ©rĂ©.Bureau et Atelier: 984 Rachel Est TĂ©lĂ©phone : DOIIard 2900 Montreal Steam Toilet Supply D.ROBB, Prop.SERVICE COMPLET ET EFFICACE POUR BUREAU OU USINE 2214, boulevard Rosemont MONTREAL LA TRADITION “K & E” La familiĂšre marque de fabrique "K
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