La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1942, Juin
ème année No 110 MONTRÉAL juin 1942 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l’ingénieur—Economie politique et sociale—Mathématiques Législation—Histoire—Statistique—Architecture—Sciences Hygiène—Industrie—Forêts—Finances—Transports.SOMMAIRE Pages 121 — I.Enseignement et Influence économique .Augustin FRIGON 127 — II.Étude sur la Fonte des Semis de Conifères René POMERLEAU 154 — III.Force sociale et vieille Chanson Arthur ST-PIERRE 164 — IV.La Sécurité et “ La Loi et les Règlements concernant les Chaudières à Vapeur et les autres Appareils sous Pression ” Pierre-Paul VINET 195 — V.Les Fondements de la Géométrie euclidienne Thomas GREENWOOD 224 — VI.Revue des Livres * * * 226 — VII.Vie de l’École et de l’Association * * * ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ÉCOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL COMITÉ DE DIRECTION Président: Monseigneur Olivier Maurault, p.s.s., Recteur de l’Université de Montréal.Membre»: MM.Augustin Fbigon, Président de la Corporation de l’École Polytechnique.Armand Circé, Directeur de l’École Polytechnique de Montréal.Victor Doré, Surintendant de l’Instruction Publique L’hon.Léon-Mercier Goüin, Professeur à l’Université de Montréal.- _ Théo-J.Lafrenière, Professeur à l’École Polytechnique.Olivier Lefebvre, Vice-Président, Commission des Eaux Courantes._ _ Édouard Montpetit, Secrétaire général de l’Université de Montréal._ Antonio Perrault, Professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, Ingénieur Conseil.Ivan-E.Vallée, Sous-Ministre, Département des Travaux Publics de la Province de Québec.L.Brunotto, Bibliothécaire de l’École Polytechnique.COMITÉ D’ADMINISTRATION ET DE RÉDACTION Président: Arthur Surveyer Membres: Mgr Olivier Maurault, MM.Édouard Montpetit, Augustin Frigon, Théo-J.Lafrenière, Antonio Perrault, Olivier Lefebvre., L’hon.Léon-Mercier Gouin.Rédacteur en chef: Édouard Montpetit.Secrétaire: Armand Circé Trésorier: Lorenzo Brunotto PRIX DE L’ABONNEMENT ANNUEL Le Canada et les États-Unis $3.09 — Le numéro .75 cents Tous les autres pays $4.00 — Le numéro $1.00 La Revue Trimestrielle Canadienne parait quatre fois l’an: en mars, juin, septembre décembre.La Revue est accessible à la collaboration de tous les publicistes, spécialistes et hommes de profession; mais la Direction n’entend pas par l’insertion des articles assumer la responsabilité des idées émises.Tous les articles insérés donnent droit à une indemnité calculée par page de texte imprimée ou de graphiques.Les manuscrits ne seront pas rendus.La reproduction des articles publiés par la Revue est autorisée, à la condition de citer la source d'où ces articles proviennent et de faire tenir un exemplaire à la Revue.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont il aura été envoyé un exemplaire à la Rédaction.Adresser toute communication pour les abonnements, publicité, collaboration etc.directement à: La Revue Trimestrielle Canadienne 1430, rue Saint-Denis, LAncaster 9208 MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I Appareils #> _de Laboratoire PRIX MODÉRÉS et LIVRAISON PROMPTE Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d’appareils de laboratoire pour renseignement des sciences.Une commande initiale vous convaincra de la haute qualité de notre marchandise.Fisher Scientific Company Limited I 904-910, rue Saint-Jacques MONTRÉAL 17 ii REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE L’UNIVERSITE de MONTREAL Comprend les facultés et écoles suivantes : FACULTES THÉOLOGIE - DROIT MÉDECINE ' PHILOSOPHIE LETTRES SCIENCES CHIRURGIE DENTAIRE ECCLES POLYTECHNIQUE - PHARMACIE INSTITUT AGRICOLE D’OKA - SCIENCES SOCIALES ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES OPTOMÉTRIE - MÉDECINE VÉTÉRINAIRE HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE TOURISME Pour tous renseignements, s’adresser au Secrétariat général 1265, rue St-Denis Montréal REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES et LES ÉDITIONS FIDES vous présentent un fort volume de 450 pages NOTRE MILIEU Le premier d'une collection d"'études sur notre milieu" dirigée par le directeur de l'Ecole.• Une étude d’ensemble sur le milieu physique (étude géographique par région) économique (agriculture, forêt, pêche et chasse, min nés, manufactures, combustibles et force motrice) humain (population, institutions politiques, sociales, économiques) dans la province de Québec.• Des collaborateurs de choix ÉDOUARD MONTPETIT FRANÇOIS VÉZINA MAXIMILIEN CARON BENOIT BROUILLETTE GÉRARD Fl LION FRS-ALBERT ANGERS ESDRAS MINVILLE PAUL RIOU GÉRARD DELORME RAYMOND TANGHE ANDRE MONTPETIT PIERRE DAGENAIS Procurez-vous cet ouvrage de base, indispensable à quiconque veut prendre contact avec NOS réalités.En vente chez les éditeurs (535, avenue Viger ou 430 est, rue Sherbrooke, Montréal) et dans les librairies Prix : SI.50 ($1.60 franco) IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE LE BON COMBUSTIBLE FAIT LE BON CHAUFFAGE Pour dissiper les ennuis de la chauffe au charbon et obtenir un rendement maximum, employez des produits de qualité supérieure.Les anthracites gallois et américains se recommandent pour leur haut pourcentage de carbone fixe.Nos charbons bitumineux présentent les mêmes avantages d’économie, ils offrent en outre cette parti-c u I a r i t é heureuse d’être manutentionnés proprement.Service d’urgence de 24 heures pour les huiles à chauffage.MONGEAU & ROBERT CIE LIMITÉE 1600 est, rue Marie-Anne • Tel.: AMherst 2131 ?d CH^ Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL JUIN 1942 ENSEIGNEMENT ET INFLUENCE ÉCONOMIQUE Lo mémoire fjui suit ost une sorte rl'a examen de conseienee » sur la partieipation des Canadiens français aux affaires rie notre pays.Il ne doit pas détourner notre attention des problèmes sociaux qui, par ailleurs, peuvent exister entre Canadiens d'origines différentes.Plusieurs assertions qu'il contient procèdent d’une comparaison entre les éléments d'un groupe minoritaire et ceux d une majorité écrasante (en Amérique) qui dominent notre monde économique.Ce mémoire a été discuté à la séance du 6 mai 11142 du Comité catholique du Conseil de l'Instruction publique.Mais comme il doit être soumis, avec bien d'autres documents, à un sous-comité, quelques passages s’adressant directement au Comité catholique ont été omis dans le texte qui suit.* * * A la séance du Comité catholique du mercredi, 10 décembre 1941, je me suis permis d’attirer l’attention de mes honorables collègues sur une situation que je constate depuis longtemps et que déplorent beaucoup des nôtres qui participent à notre vie économique et industrielle: Ceux qui s’occupent do questions d’envergure nationale sont en mesure de constater combien notre groupe eunadien-français compte peu dans la direction des affaires de notre pays, à tous points de vue. ]22 RK vit: trimestrielle canadienne Si nous considérons en particulier la vie industrielle et ses ramifications, il faut admettre que nous jouons, chez nous, le rôle de subalternes, tandis que nos compatriotes de langue anglaise dirigent tout; nous sommes des salariés, sans influence, alors qu ils récoltent les avantages dont bénéficient ceux qui occupent les postes administratifs ou de spécialistes.La guerre a mis cette situation en évidence et, à moins que nous ne réagissions immédiatement, un désastre nous attend, car notre réputation d'incompétence comme administrateurs et comme « spécialistes » se répand de plus en plus à travers tout le pays.Pourquoi en est-il ainsi ?Constatons tout d'abord que nous sommes un peuple conquis; pour protéger notre foi et notre langue et ne pas nous laisser absorber par nos conquérants nous nous sommes volontairement isolés du reste du continent américain, évitant le contact avec les Anglo-saxons.Notre groupe s’est donc de ce fait trouvé isolé, aussi du point de vue économique; insuffisants en nombre pour maintenir une économie qui nous fut propre, nous avons vu petit à petit nos concitoyens anglais s’infiltrer dans le commerce, l’industrie et la finance propres à notre vie matérielle, puis les envahir et les contrôler entièrement.Certains des nôtres s’expatrièrent en Nouvelle-Angleterre où, après une couple de générations, ils sont en train de se fondre dans le « melting pot » américain.Ceux qui restèrent dans la province de Québec se voient aujourd’hui dans la position que je viens de signaler.N’oublions pas non plus que, par hérédité nous sommes, à une couple de générations près, des fils de cultivateurs pour la plupart et que, par atavisme, l’atmosphère industrielle ne nous est pas toujours familière.Par contre, nos concitoyens de langue anglaise appartiennent à une nation puissamment industrielle et composée d’habiles négociants qui ont conquis, dans une certaine mesure, les marchés du monde.Un grand nombre de nos compatriotes accusent les « Anglais » de nous fermer délibérément les carrières économiques; ceci est vrai dans une large mesure, mais je ne suis pas prêt à admettre que, dans la majorité des cas, il s’agisse de mauvaise volonté de leur part ; la protection que tout groupe d’individus accorde inévitablement aux siens suffit à expliquer nos déboires.Même s’il fallait prêter à nos concitoyens de langue anglaise les pires intentions, cela ne changerait pas les faits. HNSEIONEMENT KT INFLUENCE ÉCONOMIQUE 123 .l'emploie ici des expressions peut-être un peu fortes, mais elles indicpient bien un état de choses indubitable que nous ignorons trop souvent et qu’aucun traité ou convention ne peut atténuer.L'on pourrait donner d’autres raisons pour expliquer nos difficultés, mais il en est une que je considère la plus importante et qui mérite toute l'attention du Comité: il s’agit du manque de préparation, que l'on constate tous les jours chez les nôtres, pour les positions qui exigent L'amour du travail, de l'énergie et de l'initiative.Nos bureaux regorgent de personnes intelligentes, dévouées, bien disposées et prêtes à accepter toute besogne.Malheureusement, l'on rencontre trop rarement des hommes capables de diriger et d'administrer efficacement une affaire ou qui soient qualifiés pour remplir les positions de « spécialistes ».Je confonds ici délibérément l’« administrateur » et le « spécialiste y> car, en définitive, les mêmes qualités caractérisent ces deux catégories d'hommes d'action.Tous deux doivent aimer profondément leur travail, faire preuve de beaucoup d'énergie, montrer une initiative tout le temps en alerte et, ajoutons, avoir de l'ambition.Nous sommes ici devant un problème très complexe; d’une part, un groupe puissant par le nombre et la richesse, bien préparé à la vie économique et, d’autre part, un autre groupe qui, faute en grande partie de posséder les dispositions ou la formation requises, ne parvient pas à prendre la place qui lui appartient dans un domaine important de notre vie nationale.Cette formation, il faudrait que nos jeunes gens l’acquièrent à l'école.Je sais que l'en peut me donner de nombreux exemples tendant à prouver que mes vues sont erronées; mais je parle ici en termes généraux et les cas particuliers, si nombreux soient-ils, ne peuvent changer un état de choses dont l'évidence est incontestable lorsque l'on compare des groupes plutôt que des individus.Mon expérience, acquise au cours de mes études dans trois pays différents et par de nombreux contacts avec les groupes de langue anglaise de notre pays, m'oblige à déclarer que nos jeunes gens, en général, n'attaquent pas les études spécialisées avec l'entrain, le goût, la satisfaction et l’ambition (pie l'on rencontre dans d'autres milieux.Nos étudiants ne manquent pas d’intelligence, bien au contraire, mais souvent ils entreprennent des études avancées uniquement en vue de gagner un diplôme qui leur permettra d'obtenir des positions avec un minimum d’efforts.Ailleurs, on trouve 124 RK WE TRIMESTRIELLE CANADIENNE beaucoup plus du jeunes gens qui poursuivent leurs études parce qu’ils aiment à acquérir les connaissances qu'elles comportent et qui laissent au hasard de la vie le soin de transformer, plus tard, ces connaissances en rémunérations pécuniaires, ("est ce qui explique pourquoi, lorsque l'on cherche quelqu'un de particulièrement qualifié pour un travail déterminé, c’est là que l’on trouve des candidats plutôt que chez les Canadiens français.Nos jeunes gens, même les plus intelligents, manquent trop souvent d'énergie, d’ambition et d'initiative et se retranchent trop facilement derrière l’argument qu'ils sont ostracisés.Ils abandonnent trop vite la lutte contre des difficultés souvent plus grandes dans leur cas que dans celui de leurs jeunes collègues de langue anglaise.I .ncore une fois, il faut faire la part des exceptions, car nombreux sont chez nous les hommes qui ont fait leur marque mais, par comparaison, nous souffrons d’une déficience sérieuse en hommes /l'action.Il faudrait réagir en introduisant dans notre enseignement les méthodes qu’il convient.Mais peut-être, me dira-t-on, (pie la tâche est trop lourde et qu'il vaut mieux laisser les choses telles qu’elles sont.Si tel est le cas, cessons de nous plaindre et acceptons notre sort: si, au contraire, nous avons l'énergie d’attaquer le problème de front, que doit-on faire en particulier dans nos écoles primaires ?Il faut ’ ' ' t les enfants à réfléchir et à se servir de leur jugement.l’ai déjà suggéré les travaux manuels à cette fin, et il v a certainement beaucoup d’autres choses à faire dans le même sens.Nos pédagogues trouveront les procédés les plus aptes à atteindre ce but.Il faut que nos enfants apprennent à aimer le travail; il faut développer chez eux le goût du savoir afin qu’ils trouvent plus tard dans l’étude spécialisée une fin et non pas un moyen.L’on doit faire comprendre à nos enfants, graduellement, à mesure que leurs études avancent, qu’il faut lutter dans la vie, avoir de l'ambition, chercher par des moyens honnêtes à améliorer son sort: que les récriminations, la critique et les discussions interminables ne règlent rien, que tout ce qui compte dans la vie matérielle où nous sommes plongés ce sont les résultats obtenus.I n homme ne vaut que par ce qu'il u fuit et mai pas par re qu’il pretend pouvoir faire.Il faut surtout (pie ceux qui sont responsables de la formation de notre jeunesse, à tous les degrés de l’enseignement, comprennent 58 K N S KIG NK MK N T K T I N IKK K\ CK K CO NOMI QUI: 125 cotte situation et cherchent par tous les moyens possibles à appliquer les remèdes requis.( 'ont inner uniquement à nous plaindre et à critiquer ne fera qu'accroître le temps déjà perdu de cette façon.Une chose reste certaine: Quoi que nous fassions, quoi que nous disions, nous ne parviendrons jamais à changer le caractère de nos concitoyens qui, eux, contrôlent notre vie économique; ils continueront à agir comme ils l’ont fait dans le passé, à tort ou à raison, et à moins que nous-mêmes nous prenions nos dispositions pour nous orienter vers un avenir plus prometteur, nous perdrons du terrain, même si en nombre nous gagnons une importance relative.Mais nous sommes 3,000,000 contre 150,000,000 en Amérique du Nord.N’oublions pas surtout que ce dont nous souffrons aujourd'hui n’est pas le résultat de ce qui s'est passé dans nos écoles au cours des toutes dernières années; nos ennuis sont dûs à ce qui n'a pas été fait, il y a vingt-cinq ans.11 faut donc agir avec détermination aujourd'hui pour cpie la génération qui nous succédera soit mieux outillée que la majorité d’entre nous pour la lutte, d’une intensité que l’on soupçonne peu chez nous, qui caractérise la vie économique anglo-américaine.l'estime que le problème est beaucoup plus une question de formation première d'éducation que de spécialisation.Si la formation est bonne, la spécialisation suivra naturellement.11 s'agit en somme de préparer notre jeunesse de façon à ce que nos descendants soient plus heureux au milieu d'une population différente de la nôtre mais avec laquelle nous devons vivre.Si nous réussissons, avec le temps, à opérer le changement qui me semble nécessaire, cela ne devra pas nous empêcher de rester catholiques et français de langue.Sans perdre leurs caractéristiques, les écossais et les Irlandais, qui ne sont pas particulièrement amis des Anglais, ont une large part dans la conduite de nos affaires.De fait, il faut bien enseigner le français et l'anglais, non seulement parce qu'il convient de ne pas faire de fautes d'orthographe en écrivant, mais surtout parce qu'un homme qui sait s'exprimer clairement dispose d'un moyen précieux pour s'extérioriser et faire connaître aux autres le degré de ses connaissances.< o m bien de ( a lia (liens I ra nçais, nu me parmi ceux qui sont diplômés de nos collèges classiques, ne peuvent pas préparer un rapport en un langage clair et précis et qui, conscients de cette lacune chez eux, hésitent à soumettre à leurs supérieurs des rapports qui assureraient leur avancement. RE VU E TRIM HSTRI ELLE CAN A DIE N X E 126 Jo sais fort bion quo plusieurs dos choses que je viens do dire sont dos vérités do La Palice quo l'on discute dans tous les pays du inonde; disons tout simplement que, dans la province de Québec, notre insouciance devant ces problèmes est exagérée.Il faut attirer vers la carrière do renseignement dos personnes intelligentes, bien préparées et suffisamment rémunérées pour qu'elles n'aient pas l'impression d'être les parias de notre société.L'on ne réussira jamais à me faire admettre que des villages entiers ne peuvent pas donner plus de 8250.par année à leurs institutrices; il y a là une situation qui illustre bien le manque de sens pratique, d'initiative et d’énergie que j'ai souligné plus haut.Il faut donc revenir sans se lasser à la charge jusqu'à ce que l'on ait obtenu que nos institutrices et instituteurs reçoivent une rémunération bien plus élevée que celle qu'ils doivent accepter actuellement.Un système de primes à l'avancement devrait être institué, en vertu duquel le salaire d'un instituteur serait amélioré à mesure (pie, par son travail, il parviendrait à compléter son bagage pédagogique et son education.Non seulement il est essentiel que nos instituteurs possèdent les connaissances pédagogiques requises, mais il faut qu ils soient surtout des éducateurs.Nous gardons de notre vie d’étudiant le souvenir non pas des choses apprises mais plutôt celui de certains professeurs qui sont restés dans notre esprit des exemples salutaires; tant il est vrai que l’éducation est bien plus importante que l'instruction.Les idées que je viens de soumettre apportent un argument peut-être nouveau à ceux qui ne trouvent pas suffisante 1 influence que nous exerçons dans la vie économique et politique de notre pays et qui prétendent que* cette lacune est due en grande partie à une faiblesse dans notre système d’enseignement à tous scs degrés.N'os jeunes gens qui reçoivent leur formation définitive dans nos maisons d'enseignement secondaire et à 1 université ont nécessairement passé par l’école primaire; s’ils n’y ont pas déjà reçu une orientation de l’esprit convenable, il devient ensuite impossible pendant les trop courtes années consacrées à l'enseignement supérieur, période souvent la plus turbulente de notre jeunesse, de former leurs caractères et de donner au pays des hommes déjà prêts à lutter.Augustin Fr in on ÉTUDES SUR LA FONTE DES SEMIS DE CONIFÈRES Introduction Los pertes imputables à la fonte des semis de conifères sont toujours graves de conséquence, parce que la destruction plus ou moins complète des semis dans une pépinière forestière aura pour résultat, d’une part, de retarder les plantations d’une ou de plusieurs années et, d'autre part, d'en augmenter le coût.Lorsqu'on 1930, je fus chargé de l’étude des maladies des arbres dans le Québec, mon premier soin fut de m'enquérir des pertes que subissaient les semis à la pépinière de Berthier.Or, les dommages causés par cette maladie étant, comme on pouvait le penser, aussi considérables là qu’ailleurs, l’étude des méthodes de lutte s imposait.De 1931 à 1936, j’ai travaillé sur ce problème en faisant des essais avec les divers remèdes recommandés ailleurs et en me documentant sur la nature de cette maladie, ainsi que sur les facteurs qui en favorisent le développement.Dans ce mémoire, je présente un résumé de ce que l’on sait sur cette question en plus du compte rendu des études faites à la pépinière de Berthier.Historique Dans un ouvrage sur ce sujet, Hartley (1921) signale que les forestiers allemands ont observé les premiers les pertes causées par la fonte dans les semis d'arbres feuillus, car ils ont été les pionniers rie la production en masse des semis destinés au reboisement.Bien que l’on ait découvert un des parasites de la fonte dès le dix-huitième siècle, la plupart des études européennes sur ce sujet n’avaient, jusqu’à une date récente, qu’un caractère superficiel et ne consistaient qu’en des observations dans le champ.Mais avec l’application plutôt récente d’un programme de reboisement aux États-Unis, des recherches sérieuses et approfondies sur la fonte ont été entreprises à cause de l’importance de ce fléau qui menaçait les pépinières.Les premiers travaux publiés en Europe mentionnent que le Fusarium et le Phytophora fagi Hartig, causent cette maladie (Hartley 1921).Le Rhyzodonia et le Pythium debaryanum, par 128 KJ.V! K TH IMI >TR IK LLE < • A N AIM E \ N E contre, tous deux si importants sur notre continent, n'étaient pas considérés comme organismes «le la fonte, bien qu'ils aient été décrits respectivement en 1 S5S et en 187-1.( "est la preuve, suivant Hartley 1021), que l'on avait très peu étudié cette maladie en Europe.Aux Etats-Enis, la première étude entreprise sur ce sujet remonte à 1001, lorsque Lhiggar et Stewart 1001 firent un rapport sur le Hhizurtnnin comme agent de la fonte.Spaulding 1007) a commencé en 1005 des recherches sur le traitement et sur la biologie de cette maladie.Hartley, en 1010, inocula artificiellement des semis de conifères avec le Khizoctonia et le Pythium et Clifford en 1011.Hofmann, en 11*12, ajoutèrent des détails intéressants sur les Fusnrin et sur le Pythium.Depuis, de nombreux travaux sur cette maladie se sont succédé.Les auteurs comme Hartley 1012, 1013, 1010.1021), Merrill 1028, 1030), Rhoads DOIS-, Hahn (1910; et quelques autres (Gravatt 1025, Hanson 1023, Jones 100S, Rathbun 1021, 1022, 1923, 1931.W’rant 10201, tiennent le premier rang parmi ceux qui ont apporté les meilleures contributions dans cette étude.Tous ces travaux ont permis de reconnaître aux Etats-l'nis dès 1021 que le Pythium rlcbaryanum, le Rhizoclonia (Corticiutii vmjum) et diverses espèces du genre Fusarium sont les agents causais les plus virulents de la fonte des sentis de conifères.Les résultats obtenus depuis lors ont confirmé ces notions.A compter de cette date, on s'est surtout appliqué à rechercher des méthodes pratiques de lutte contre cette maladie.Aussi, presque tout ce qui a été publié depuis 1021 a trait surtout à des expériences sur le traitement du sol avec divers produits chimiques.Au moment où j'ai abordé cette étude à Bcrthier, aucun traitement ne pouvait encore être considéré comme entièrement efficace dans tous les cas.La maladie Importance Aux Etat.— ! in-, cette maladie est rangée parmi les plus dommageables des sends de conifères et l'on s'accorde à dip Hartley, Boyce H al, 1933) qu’elle gonstitue un obstacle grata* au reboisement.L'importance de la foule en Europe est reconnue depuis longtemps, pour juger de la gravité des périt s dues à cette maladie dans la province ou légèrement alcalins pli s (pie de grands dommages sont à craindre.l ue étude effectuée en 1931 et répétée en 1932 à la pépinière de Mort hier, dans le but de déterminer l'influence de la qualité du -ml recouvrant les semis sur le degré de fonte, a donné des résultats assez peu significatifs à cause du faible pouvoir germinatif des graines.Ko 193 I.j'ai fait des essais du même genre sur une plus grande échelle.Des parcelles de semis ont été recouvertes de terre noire, d'autres ont été abritées avec du sable stérile et enfin, dans un troisième groupe, de la terre végétale, provenant d'une forêt de pins, a été utilisée.T.uii.mc IV INI!.li.NCI.DI' SOI.SCI! I.A (.1 PMI NATION I Y I.A lo.VII.I.\ 1931 ParCtlU- .' 200 (jrililu /ta: illon Parcelle Clerminatiun 'i Fonte ' Plants viables No.Sable SA.2 3-1.11 51 2 Terreau forestier sü.2 34 7 Ô0.à Terre noire til 2 28, O•) .1 Para Ih fruction fli ¦•ulloh entier P reel le ( iennination No.I • ¦nti nombre Plants viables No.•Sable (12b .ë à 10.ô 110.Terreau forestier.17, b 2 412.7 43.7) Terre noire 302.7 ¦_>s7.,j 17),.5 1 telIX groupes de parcelle.- ont si er\i à cet te etude : de pet lies parcelles ensemencées avec 200 graines et de- grandes contenant un poids uniforme représentant une fraction de sillon ordinaire de la pépinière.Dans le tableau IV résumant les résultats de ces essais, le pourcentage de fonte dans chaque parcelle n a guère c arié, -i ce n’est qu'il a été sensiblement Ire dans les parcelles re- convertis de terre noire.Mais ce qui est remarquable, c'est le faible pourcentage de germination dans les parcelles où la terre noire a été employée en comparaison avec les autres.Il est donc évident que la pourriture des radicelles a été la cause d’une forte partie des pertes avant l'émergence des tigellcs.Si le fait de recouvrir 1 ns Hi:vn: trimkstriki.lk • a\ adik\u les semis de terre noire eontrilme à diminuer le nombre des semis viables, il convient de noter cependant que les conditions climatériques, qui ont prévalu en 1934, sont surtout responsables du pauvre résultat des semis.La terre riche en matière organique ne doit pas cependant être employée pour recouvrir les semis de conifères, car elle favorise non seulement la fonte normale mais surtout la pourriture des radicelles.Tableau V — INFLUENCE DE LA TERRE XOIRE ET DU SABLE SUR LA GERMINATION ET LA FONTE EN 1935 i Germination Font o Plants viables Sable Terre Sable Terre Sable Terre nombre noire nombre noire nombre noire nombre * nombre nombre Semis d'automne ! Ipinette .Semis de 110005 101 M3.3 3.5771).1G091.G 7422S.3 5031S.3 printemps Epinette .Semis d’automne 21S37.5 21300 4150 0935 I20S7.5 34750 Pin route .Semis de 19500 11940 3400 SS40 10100 4100 printemps Pin ronce .19395 20170 S310 10395 ¦ 110s5 15S0S.3 Cette expérience fut répétée en 1935, mais sur une plus grande échelle.Au lieu de prendre un tiers d'un carré do 50 pieds par 5 pieds pour chaque parcelle, des carrés entiers de semis d'i • et de printemps furent utilisés, ('ette étude a été faite simultanément sur l'épinette et le pin rouge.Chaque carré a été divisé en deux parties égales dont une a été recouverte de terre noire et l’autre do sable.Par des comptages hebdomadaires pendant toute la durée de la germination, sur 5 pieds de longueur dans les semis en sillons et 5 ]iieds carrés dans les semis en plein, j'ai obtenu les résultats qui sont réunis dans le tableau Y.Les carrés recouverts de terre noire, comme on le voit, ont donné un rendement moindre que les carrés abrités par du sable dans les semis d'automne, mais supérieur, par contre, dans les semis du printemps.La germination a été plus forte avec la terre noire qu’avec le sable dans les semis du printemps, mais, d'autre 99 K1TDKS ST* H LA FONT K I) K S S KM IS DK COXIKKHKS 139 part, file a été plus faible dans les semis d’automne.La terre noire nuit aux semis lorsque l’humidité est grande, mais, par contre, elle aide la germination lorsque le sol est sec.Il semble, toutefois, que les risques d'employer de la terre noire pour recouvrir sont toujours assez grands pour que cette pratique ne soit pas recommandée.Pu K vK.vrio.x Beaucoup de méthodes de lutte contre la fonte ont été préconisées dans le passé.Si les résultats obtenus par l'emploi de plusieurs procédés ont été satisfaisants, surtout sur les semis de plantes horticoles, lorsque j'ai entrepris cette ctucle, il convenait île contrôler l'efficacité des nombreux procédés recommandés avant d organiser la lutte contre cette maladie des cou il ères à lu pépinière de Bert hier.Contrairement aux plantes horticoles, les sentis de conifères ont une période de sensibilité assez longue.11 est donc plus difficile de les protéger contre la fonte.Il est possible cependant de modifier le degré d’intensité de la maladie en intervenant dans le milieu par le mode de culture et par l'emploi de produits chimiques, comme désinfectant ou seulement pour abaisser le pli du sol.I n choix judicieux du sol, du mode de semis, de 1 époque de 1 ensemencement, de la densité du semis peuvent aussi contribuer a prévenir des pertes assez lourdes.Méthodes de culture Plusieurs méthodes culturales peuvent influencer à un degré plus ou moins grand le développement de la fonte dans les semis de conifères.L'emploi d'une méthode plutôt qu'une autre constitue, en définitive, un moyen de lutter contre cette maladie.Qualité du sol Kn principe, il faut éviter de faire des semis dans des sols trop humides, peu aérés ou trop riches en matière organique: ils favorisent le développement des champignons pathogènes.11 est également recommandé, en général, de ne pas utiliser des terrains trop lourds et de leur préférer des sols plutôt sablonneux.Je n ai pas fait d'étude sur le choix du sol parce que je devais utiliser seulement le terrain plutôt sablonneux de la pépinière de Berthier. 14(1 hi;\ ri; i nimksth11:lu-: < ana i>1 i:\.\i.- *'iv- v*i**^ 5 IIS ± 31 3 13.3 ± 1.12 130 ± 32.S Sulfate de zinc .1, .» •JC.1 • :,< i s 11.1 ± •1.0 229 i 51 9 5 100 ± 30.1 20.7 ± 11.2 110 ± 20.5 1 f.101 ± S3.0 10.1 ± 0 1 12S ± 5 S 5 5 ISO ± 20.9 25.1 ± 10.7 132 ± 23.0 Acide sulfurique l/l2 5 230 ± r.i.i 17.7 ± r» s 202 ± 50 9 5 1 10 ± 27 S 23.0 ± 1.5 112 ± 115.1 1 s 5 309 ± 120.S 14.0 ± 13 25 S ± 03 0 5 ISI i roi.r, 17.0 ± 10.1 141 ± 3S.5 \Ç 5 210 t 21.S 10.1 ± 3.0 107 ± 27 •> 5 101 ± 27.1 25.7 ± 3.5 77 ± 20.1 Bichlorure de mercure i o 0 0 0 5 0 0 0 Calomel i .» 102 ± 10.0 2b.b ± 59.9 1 17 ± 2S 7 5 221 f- 2S.7 3S.5 ± 15.3 130 ± 10.3 Témoin 40 I5S.0 ± 21.2 32.«J • r.3 1ON.0 ± 20 i 3 121 X 30.1 37.0 J- 10.S S0.4 ± 32.0 Moyenne?au pied de longueur de sillon.Acide sulfirique en once fluide.ÉTUDES SUR LA FONTE DES SEMIS DE CONIFÈRES ituvrr: tkimksthiiiu.i: ca.xaoii nai: 14S de à :i i d'once au pied carré et la quantité d'acide sulfurique avarie de i 12 à 15 d'once fluide pour la même surface.Des planches traitées avec des sels de mercure à raison de 1 once au pied carré.A partir du moment où les plant nies ont commencé à poindre, un pied de longueur de semis a été délimité dans chaque sillon et chaque semaine les plantules affaissées ont été soigneusement comptées et enlevées, l'ne fois la période de fonte terminée, le nombre total des plants ayant survécu a été noté.Les tableaux XII et XIII résument cette étude.Le nombre total des plantules ayant émergé du sol dans les 5 pieds de sillon sous observation pour chaque traitement, le pourcentage de fonte pour chaque cas, et enfin le nombre de plants viables comptés dans chaque parcelle à la fin de l’étude sont indiqués dans ces tableaux.L'analyse des chiffres recueillis en 1935 et provenant des parcelles traitées et non traitées de semis d'automne (Tab.XII indique que les traitements employés sont non seulement inutiles mais parfois nuisibles à la germination.Le pourcentage de fonte a été moins fort dans les parcelles traitées mais le résultat ultime ne justifie pas l'emploi de ces traitements pour les planches ensemencées à l’automne.La situation est très difierente avec les semis du printempsj en effet, des différences appréciables et parfois considérables existent entre les parties traitées et les parties témoins.Les traitements au sulfate d'aluminium, au sulfate de zinc et à l’acide sulfurique ont non seulement eu pour effet de réduire la fonte normale mais ont contribué à augmenter la proportion des plantules qui ont émergé du sol.Le nombre de plants viables obtenus une fois la période de sensibilité passée, démontre bien mieux l'efficacité de l'un ou l'autre de ces traitements.Quant aux sels de mercure, les résultats négatifs obtenus confirment ce qui a été dit précédemment.I ïatis le tableau XIII, maigre la difference appréciable qui existe dans le rendement final, la germination et le pourcentage de fonte des parcelles traitées et les parcelles témoins, on peut constater, par l'erreur probable qui accompagne chaque moyenne, que ces chiffres n'ont pas toujours la valeur statistique désirable.Cela tient au petit nombre d'échantillons ayant servi à établir ces moven-nes.Les mêmes traitements ont été répétés sur de petites parcelles comprenant ¦) rangs de 2 pieds de longueur dans chacun desquels 500 graines ont été placées.Les résultats de cette dernière étude, ! A ni.KM Niv TKAITK.M KN’T DT SOI,.SKMIS DK PRIXTK.MPS DI I \ PKPIXIfcRI DK BKRTHIKR IX H Kill Kpinet e blanche 1 in rouge Traitement Krliun t i 1 Ion nombre ( ierminât ion nombre* Fonte % Plant viable nombre* Krlian- tillon Xo.( iermination nombre* l’onte % IMant viable nombre* Sulfate d'aluminium 1 j once au pied ‘ ¦Kl Id2.2 i I 02 17.7 7 i 22.5 Ill 203.(i ' 2H.I0 2S 2 • 117 lfil.fi • 7»;.s Sulfate île zinc 1 j once au pied lit 1711.1) * L’1.11 5.0 ± 0.1 li 111(1.7 ! 23.1 111 2(13.5 1 51.1(1 10.4 • S.2 22 1 ,*i • fiâ.î) Acide sulfurique 1 j once fluide au pied - Kl Kill 5 ! 1 S I 1 7 Sli ' 2 SU Id!) 1 ! 20 1 II) 1 till 1 ¦ 17.S0 27 11 ’ Il 0 127.t) ‘ ÔO.fi Témoin Id ss |{ • 2d.d 24 4 ' 3 23 71.0 ' 30.0 10 I l 1.3 I 40.5 dd 7 ± 1.3 11 72.0 * (iO.X ‘Moyenne au pied de longueur de sillon. 150 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE moins significatifs que ceux do la précédente, indiquent cependant la valeur des traitements utilisés.J’ai répété ces essais sur une plus grande échelle en 1036: les observations ont été faites dans 40 échantillons au lieu de 5 (Tab.XIV).Malgré ces moyennes plus nombreuses, l’erreur probable est encore trop élevée dans bien des cas.Ces résultats suffisent cependant à démontrer, par leur constance, que les traitements avec l'un ou l'autre des produits suivants: acide sulfurique, sulfate de zinc, sulfate d'aluminium, peuvent diminuer considérablement les pertes dues à la fonte.Résumé et conclusion 1.Des études sur la fonte des semis ont été effectuées de 1931 à 1936 à la pépinière de Berthier.2.Partout où l'on cultive les conifères en pépinière, on a eu à souffrir de la fonte.A Berthier, les pertes imputables à cette maladie sont assez grandes.Certaines années, comme en 1934, 97f,” des semis ont été ruinés.Les saisons les meilleures, on peut s'attendre à des pertes de près de 20' (.3.La fonte normale et la pourriture des radicelles sont les formes les plus communes (pie prend cette maladie à Berthier.4.Les agents ordinaires de la fonte sont répartis en trois groupes: ai Pi/thiuni ! bi Rhizocloh'ü Solum: c) les /'osuriu.Le Pjilltium cause les plus forts dommages au début de la période de germination, si le soi est humide et suffisamment réchauffé; le Uhi zodouin vient en second lieu pendant la période de plus grande sensibilité: les Fumria, sont à peu près les seuls organismes qui s'attaquent aux jeunes plants vers la fin de cette période.5.Le développement de la fonte est fortement conditionné par les facteurs climatériques.Ainsi, l’élévation du degré de chaleur dusol (plusque 60° F.), suivie d’une période humide au printemps, entraîne généralement des pertes considerables.Lorsque 1 ensemencement est fait assez tard au printemps, le sol a eu le temps de se réchauffer et le danger est très grand.Les semis d automne, en ger- ÉTUDES SUR LA FONTE DES SEMIS DE CONIFÈRES 151 niant plus tôt au printemps, échappent plus facilement aux champignons terricoles.6.La terre riche en matière organique favorise la germination, mais peut aussi augmenter le pourcentage de plants atteints de la fonte, surtout si la saison est humide.Il faut éviter de recouvrir le semis d'automne avec de la terre noire, et il est dangereux de s’en servir pour abriter les semis du printemps.7.Deux modes d’ensemencement peuvent être employés: le mode de semis en plein et le mode de semis en sillon.On ne peut préférer le mode de semis en plein à la pépinière de Berthier, parce que le second, déjà en usage à cet endroit, n’offre pas plus de danger pour la fonte et facilite autant la germination que le premier.S.Abriter les sillons de semis avant la germination avec des planches de bois est aussi avantageux que de les abriter avec des lattis.9.La graine de pin devrait de préférence être ensemencée à une profondeur de }.{ de pouce et la graine d'épinette à j/g de pouce pour obtenir la meilleure germination et le plus faible pourcentage de fonte.10.La densité du semis ne doit pas dépasser 150 graines au pied de longueur pour les semis en sillon et 500 graines au pied carré pour les semis en plein.Plus les semis sont denses plus la fonte est forte.11.Pour assurer une bonne germination, il ne faut pas que.le sol soit trop surélevé.11 est préférable toutefois que l’eau des grandes pluies et du printemps puisse s’écouler.12.Les essais avec différents produits chimiques comme désinfectant du sol ont démontré que les sels de mercure et la formaline sont nocifs à la germination.13.Le traitement chimique du sol, éffectué au printemps, des semis d’automne, semble nuire à la germination. 152 RK Vf I : CA\ ADI K X X K TUI M11ST Kl K LL K 14.L'inocuité du sulfate de zinc, du sulfate d'aluminium et de l’acide sulfurique à l'égard des plant nies a été démontrée chez les semis du printemps.L'efficacité de ces produits contre la fonte semble assez bonne pour réduire considérablement le taux de la mortalité.15.La plus forte proportion de plants viables a été obtenue deux années consécutives en employant chacune des trois substances chimiques mentionnées précédemment dans les proportions suivantes : Sulfate d'aluminium Sulfate de zinc Acide sulfurique 1 .j once au pied carré, 1.( once au pied carré, 3 § d'once (lubie au pied carré.Ces produits doivent être appliqués en solution dans l’eau à raison de 1 chopine au pied carré.René Pomekleac, Pathologiste forestier, Ministère cles Terres et Forets, île la Chasse et 'le la IJéche, Québec.R É F il R EXCES BIBLIOGRAPHIQUES • Dcgoar, B.M., and Stewart, F.C.(1901): The sterile fungus Rhizoclonia as a cause of plant diseases in America.A’.(Cornell) Agr.Expt.Sta.Hull.ISO, 5-7 ti.Gifford, C.M.(1911): The damping-off of conifers seedlings.Univ.oJ Vermont Agr.Expt.Sta.Hull.157.Gravait, A.R.(1925) Direct inoculations of coniferous stems with damping-off fungi.Jour.Agr.Res.30, 327-339.Hartley, Carl.(1910): Notes on some diseases of coniferous nursery stock.Science 31, 03!).Hartley, C \rl.(1913): The blights of coniferous nursery stork.I'.S.Dept.Agr.Hull.44.Hartley, Carl.(1921): Damping-off in forest nurseries.I'.S.lJ.A.Hull.931.Hartley, Carl.(I92X): Forest tree seedlings.Rept.from damping-off by aluminum sulphate.I .S.h.A.)¦ a shook 332-334.Hartley, Carl.(1930): Relation between soil acidity and root diseases of forest trees.Forest worker 0, 15.Hartley, Carl., and Boyce, .1.S .et All.The progress of forest pathology.73d Cong.I rat Sess.Senate Doc.12, Si.parait 2S. ÉTUDE." SUR LA FONTE DES SEMIS DE CONIFERES 153 Hartley, Caul., and Bruner, S.C.(1915): Xotos on Khizoctonia.Phylo.5, 73-74.11 artley, Carl., and Hahn, G.G.(1919) : Oorn ventes parasitic on pine seedlines.1‘hyto.9, 50.Hartley, Carl., and Merrill, T.C., and Rhoads, A.S.(1918): Seedlings diseases of conifers.Jour.Agr.it' .15, 521-55S.Hartley, Carl., and Merrill, T.('.(191-1): Preliminary tests of disinfectants in various nursery soils.Phylo.4, SO-92.Hartley, Carl., ami Pierce, Roy, (1.(1917): The control of Damping-off of coniferous seedlings.U.S.Dept.Agr.Bull.453.Hofmann, J.V.(1912); Aerial isolation and inoculation with Pylhium (leba-ryanum.Phyla.2, 273.Hanson, T.S., and Kenetv, W.H., Wiggenn, G H., Stakman, K.C.1923): A stud}’ of the damping-off disease of conil r< us seedlings.I niv.Minne.Agr.Expl.Sla.Tech.Bull.15.June-, !.11.(190S): The dumping-off of > niferous seedlings.Yt.Agr.Expl.Sla.20th.Aim.Kpt.342-347.Pieri l, M.G .and II artley, Carl.(1919): Relative importance of Pylhium and Khizoctonia in coniferous seed beds.Ph /to.9, 50.Pome RLE \ r, René.(1931): The fungi responsible for seedling blight of conifers at the Bertliierville Forest Nursery.Kept.Plant.Protec.Sac.of Québec.Rathiiun.A.!.1 1921): Methods of dire.t inoculation with dampine-off fungi.Phylo.11, S0-s l.Rathbun, A.!.(1922): Root rot of Pine seedlings.Phylo.12, 213-220.Rathbun, A.!.(1923): Damping-off of taproots of conifers.Phylo.13,385-391.Rathbun, A.E.(1931): Germination loss of coniferous seeds due to parasites.door.Agr.K< .12, 71-92.Spaulding, Perlev.(1907): A blight disease of young conifers.I '.S, Dept.Agr.Hull.059.Spaulding, Perley.(BIOS): The treatment of damping-off in coniferous seedlings.I .S.Dipl.Ayr.Pur.Plant.Indu.-'.Cire.4.Wiant, James Stewart.(1929).The Rhizoctonia damping-off of coniferous, and it" control by chemical treatment of the soil.C ornell.I niv.Agr.Expl.Sta.Memoir.124. FORCE SOCIALE ET VIEILLE CHANSON A notre époque de déséquilibre général, où le désarroi des esprits est peut-être plus grand que celui des affaires; où les phrases ronflantes et vides de sens tiennent dans beaucoup de discours la place des raisonnements en fuite et des idées absentes, il n'est sans doute pas rie mots que l'on emploie plus souvent à tort et à travers, dont on abuse plus que les mots esclave et esclavage.Sans doute, ils ont dans le langage courant un usage légitime.Employés au figuré et d’une façon intelligente, ils peuvent servir à donner plus de vigueur à la pensée.11 n’en va pas de même quand ces mots sont employés non plus au figuré, mais dans leur sens propre, quand des orateurs et des écrivains, de talent bien inégal et d'inégale sincérité, emploient toute leur éloquence, toute leur force de persuasion à convaincre la masse des travailleurs qu'ils sont des esclaves et moins que des esclaves, que leur sort est plus misérable et plus insupportable que celui des esclaves de l’antiquité païenne.Ici, la grossière exagération est voulue, calculée.Son but froidement poursuivi, sous une apparence d’indignation impulsive et spontanée, est de cultiver les mécontentements, d’irriter les souffrances et de soulever les colères, afin de provoquer la violence, de faire sortir la révolution des bagarres, des émeutes et du sang répandu.Il y a sans doute bien des étourdis, qui répètent ces propos sans en mesurer la portée et sans avoir la moindre idée des conséquences qui en peuvent sortir.Ceux-là comme les autres, sans le vouloir, sans même s’en douter, travaillent à faire naître et à entretenir les haines de classe; ils se font les complices inconscients mais précieux de ceux qui désirent la révolution sociale et s'emploient avec une ardeur, une persévérance dignes d'une meilleure cause à la préparer.* * * ,Je ne crois pas me faire d’illusion sur les mérites de notre état social actuel.Modeste disciple dans la grande École Sociale Catholique, je m’applique, depuis plus de 30 ans, à signaler ses défauts, à dénoncer les injustices qui s’y révèlent, à préconiser les réformes qui pourraient l'améliorer.Avec tous les sociologues catholiques j’ai protesté, chaque fois que j'en ai eu l’occasion, contre les abus FORCE SOCIALK ET VIEILLE CHANSON 155 d'une certaine finance et d’une certaine classe d'hommes d'affaires, et j’ai réclamé, aussi vigoureusement que les circonstances s’y prêtaient, un relèvement de la situation matérielle des travailleurs par une répartition non pas égale — ce qui serait impraticable et injuste — mais plus équitable et plus sage aussi des fruits de l'activité économique.J’estime et j’enseigne depuis longtemps que la prospérité d'une société ne peut pas être établie d'une façon durable sur la misère du grand nombre; que les classes riches, les dirigeants de la vie économique d'un pays, ont un intérêt personnel à ce que le bien-être et la sécurité se répandent de plus en plus dans les classes populaires.Kt je crois avoir expliqué très clairement pourquoi.Autrefois, lorsque la terre, les pierres précieuses, l'or et l'argent étaient seuls considérés comme richesse, la quantité de ces biens étant limitée, les accapareurs pouvaient s'enrichir de la pauvreté générale.C’était même à peu près le seul moyen pour eux de s'enrichir.Mais la situation est bien différente à présent.De nos jours les grandes fortunes sont constituées, pour la plus large part, de titres mobiliers, d'actions et d’obligations dont la valeur peut tomber à zéro en temps de crise.Nous en savons quelque chose depuis dix ans! Dans ces conditions, il devient en un sens plus difficile — et souhaitons que, les lois aidant, il devienne bientôt tout à fait impossible pour un groupe plus ou moins considérable d’individus de s’enrichir par une malhonnête exploitation de la niasse.Notre société capitaliste, à base de propriété privée, est orientée de telle sorte que tous ses membres, depuis les plus grands jusqu’aux plus humbles, ont un intérêt égal à combattre et à faire disparaître la pauvreté comme problème social.Cette conviction, qui est mienne depuis longtemps, je le répète, est en train de s'infiltrer dans les milieux où elle a chance de produire le plus d'effets pratiques.Elle pénètre chez les grands financiers et les grands industriels.Ceux qui l’ont accueillie aux États-Unis sont devenus assez nombreux pour former, avec un groupe de théoriciens où figure le président Roosevelt, ce que l’on a pu appeler l'École des hauts salaires.L’influence de cette École ne saurait désormais manquer d'être profonde sur l'orientation de la politique économique de nos voisins et, par répercussion, sur celle des autres pays aussi, au moins dans une certaine mesure.Sans doute, en attendant, la pauvreté est dans la grande République, comme elle est avec nous et dans le monde entier.Sans doute H K V T1; TRI M K.¦'T UI K I.I.K ¦ ANADIi.X N 1 150 encore, la longue crise où l'univers se débattait avant la reprise économique provoquée par la guerre, si elle parait bien avoir eu des causes incontrôlables, est due aussi pour une large part à de graves défauts de notre organisation sociale.Mais parce que cette organisation sociale est loin d'être parfaite, ce n est pas une raison pour oublier .-es mérites réels: pour la montrer pire qu'elle n'esi, pour tenter de soulever contre elle ceux qui soutirent le plus de ses imperfect ions et qui sont nécessairement le grand nombre.( V n'est pas une excuse pour fausser l'iiistoirc et tenter de faire croire aux travailleurs qu'au lieu de s'améliorer, leur sort - aggrave constamment, au point d'être devenu plus dur, moins enviable que celui de l’esclave.La vérité < st toute autre.1 iepuis l'avènement du christianisme dans le monde, la situation des classes pauvres s‘est merveilleusement améliorée, lentement à certain* - époques, plus vite à d'autres, avec parfois, dans telle ou telle région, de pénibles reculs.Mai.-dans 1 ensemble et presque partout, la condition de.- travailleurs est aujourd'hui incomparablement supérieure à celle que l'antiquité païenne leur faisait sous le régime du travail servile.£ * * \ oici quelques lignes que je transcris d'une brochure socialiste, qui circulait à .Montréal il y a une trentaine d'années.Il ne faudrait pas croire, en effet, que la propagande révolutionnaire soit chose nouvelle ici.La crise actuelle ne l a pas fait naître*; elle lui a seulement fourni un terrain plus favorable où s'exercer.Plus '* I dans les termes que les déclamations violentes dont retentissent les centres communistes d'aujourd'hui, le passage que je donne plus bas tend au même but.L’auteur n'affirme pas carrément que l'ouvrier moderne est plus misérable que l'esclave antique; il déclare seulement que le maître d'autrefois, dans son propre intérêt, entourait ses esclaves de soins que le patron d'aujourd’hui n'accorde pas, n’a aucun motif d’accorder à ceux qu’il emploie.Sa méthode habile, insinuante, conduit les lecteurs qui lui font confiance aux mêmes conclusions.Voici donc ses paroles: «Pour avoir un esclave, le propriétaire était obligé de l’acheter ou de l'élever.Il lui fallait ensuite le nourrir, l’habiller, le loger, le soigner, le diriger, le maintenir par la force sur son domaine et dans l’obéissance.L’esclave représentait pour son maître un capi- A9D FO H CK SOCIAL!-: LT VIK ILLE CIIAXSOX I Ol tal .qui pouvait so détériorer par la maladie, les infirmités, la vieillesse.» «Le propriétaire d'aujourd'hui s'approprie le produit entier du travail d un homme, et cet homme il n'a pas à l'acheter, il n'a pas à le diriger, il n'a pas à le nourrir, à le loger, à le vêtir; s'il meurt ou s il s en \'a, un autre prend sa place, s il est malade, s'il souffre, s il dépérit, s'il est traité comme un chien galeux, s’il est surmené jusqu a en crever, si ses enfants sont chétifs et malingres, tout cela n'affecte en rien les intérêts du propriétaire».\ oilà, n'est-il pas vrai, de quoi vous donner envie d’être esclave! I n ouvrier moderne qui tremble de perdre son emploi, et à plus forte raison un chômeur qui doit attendre de l'assistance publique ou de la charité privée sa subsistance et celle des siens, s'il vient à lire ou à entendre de pareils propos, sera tout naturellement porté à maudire un état de choses où le minimum de sécurité et de bien-être dont jouissaient les esclaves eux-mêmes lui est refusé.11 y a bien, à vrai dire, même dans le texte que je* viens de citer, une petite incidente (pii permet au lecteur averti de soupçonner bien des choses, sur lesquelles notre écrivain socialiste a préféré faire silence: «Le maître, laisse-t-il tomber en passant, devait maintenir par la force son esclave sur son domaine et dans l’obéissance».Ces quelques mots ouvrent des perspectives assez troublantes sur la condition véritable des esclaves: Pourquoi voulaient-ils fuir, si on les traitait si bien?Lu y réfléchissant un peu, on se rend vite compte que les travailleurs d'aujourd'hui tiennent beaucoup plus à garder leur emploi qu'ils n'ont envie d'en changer et que, lorsqu’ils jugent à propos de s’en aller, aucune violence, aucune contrainte n’est employée pour les forcer à rester.Lt ces deux constatations suffisent à établir l'énorme différence entre les situations respectives de l'esclave et du travailleur libre moderne.Malheureusement, tous les lecteurs ne sont pas avertis et tous les auditeurs ne sont pas renseignés.Trop souvent, ce qui restera dans l'esprit après la contemplation de ce tableau peint aux couleurs socialistes, c'est un sentiment de révolte contre l'organisation sociale moderne et de haine contre ceux qui en sont ou qui en paraissent responsables et qui en profitent.Pour dissiper ces déprimantes illusions, nous allons demander à l'histoire honnête, sérieuse, la vérité sur l'esclavage et la.condition des esclaves. 158 Kl.Y CK T RIM K ST KIK LL K CANADIENNE Voici d'abord co que nous en dit Paul Allard dans son beau livre «Les Esclaves Chrétiens»: «Beaucoup de riches Romains se faisaient chefs d’industrie.Avec le bas prix des esclaves de rebut que l’on consacrait à cet usage, avec le peu de frais que demandait leur entretien, avec le pouvoir absolu des propriétaires, maîtres d’exiger d'eux tout ce que les forces humaines peuvent donner, monter des manufactures à l'aide d'esclaves devenait une excellente spéculation.I.'ouvrier coûtait 500 francs, l’ouvrière 200.On les nourrissait avec une pitance de farine, de sel, d'huile d'olive, d'un peu de vin, rarement de légtunes, jamais de viande, et rpii ne devait pas coûter au maître plus de 150 francs par année.» A ces ouvrières et à ces ouvriers, qui ne coûtaient presque rien d’achat et d’entretien, dit Paul Allard, «on faisait faire un dur apprentissage où les coups, les blessures même ne leur étaient pas ménagés par l’instructeur.Puis quand ils avaient appris leur métier, on les faisait travailler le jour, on les faisait travailler la nuit, réve illant par le fouet le malheureux qui fléchissait sous sa tâche et se laissait aller au sommeil.» On n'aura pas de peine à le croire si je dis qu’à ce régime un homme ou une femme s'use vite.Les esclaves manuels étaient généralement ruinés avant 30 ans! Existe-t-il beaucoup d'ouvriers aujourd’hui, j’entends, parmi les plus mal traités et les plus mal payés, qui consentiraient à échanger leur situation contre celle des esclaves industriels dont je viens d’emprunter la description à Paul Allard?La condition des esclaves agriculteurs n’était pas meilleure que celle des esclaves des villes, comme on va le voir, et c'est ( Liston Boissier, dans son grand ouvrage classique sur la Reliijion Romaine, qui va nous la faire connaître.«L’esclave, dit-il, était généralement moins bien traité à la campagne qu'à la ville.«Le soir on l'enfermait dans des espèces d'écurie ou de prison souterraines percées de fenêtres étroites et assez élevées au-dessus du sol pour qu'il ne pût pas les atteindre avec la main.Le jour, s’il doit travailler seul, comme on craint que le grand air et l'espace libre ne lui donnent l’idée de s’enfuir, on lui met les fers aux pieds.» Et ce n’est pas encore tout.L’esclave que l’on traitait avec une pareille cruauté ne pouvait pas avoir de vie familiale ou simplement humaine.En fait, il n’était pas considéré comme un être humain, FORCE SOCIALE ET VIEILLE CHANSON 159 mais comme une chose, un animal dont son maître disposait à sa guise, sans avoir à rendre de compte à personne.Ni époux, ni père, il se multipliait à la façon des animaux et ses enfants appartenaient à son maître, qui pouvait les vendre, les donner, les abandonner, les laisser ou les faire mourir, tout comme il le faisait pour les petits de ses troupeaux.I.a femme esclave, chair à plaisir ou bête de somme, n'avait pas, ne pouvait pas avoir d'autre loi que celle de son maître, ("est encore là l’enseignement de l'histoire que nous apporte Gaston Boissier : «Jusqu'aux Antonins ienviron 140 ans après J.C.) la législation est d'une dureté terrible pour l’esclave.1 lie l'abandonne entièrement à son maître; c’est sa propriété, au même titre que son troupeau et ses champs.11 a droit d'en user et d'en abuser suivant ses caprices, il est libre de lui infliger toute sorte d'opprobres et de déshonneur, il peut le battre et le tuer.» Voilà donc quelle était, en droit et presque toujours en fait, la condition réelle des esclaves.J1 faut avoir pour la vérité le superbe dédain de certains démagogues, pour se permettre de dire que cette condition était préférable à celle du travailleur libre des temps modernes.Remarquons, de plus, que ces misérables conditions d’existence n’étaient pas le lot d'un petit nombre de malheureux seulement ; elles étaient le partage de l'immense majorité de la population.A Rome, les esclaves étaient presque innombrables.Certains riches Romains en possédaient jusqu'à 5000; les citoyens les plus modestes en avaient cinq ou six.Athènes avait au moins deux esclaves par citoyen, et Sparte 7 ou 8.Le nombre des esclaves était tellement considérable, et l'humeur où les tenaient les mauvais traitements qu'on leur faisait subir était si inquiétante qu'ils étaient considérés comme une menace constante pour la population libre.C’était uniquement par la terreur, par l’effroyable cruauté des châtiments qu’on leur infligeait, quand ils se révoltaient, qu'on réussissait à les maintenir dans l’obéissance.A Sparte, qui était, comme on le sait, une république militaire, et qui est restée célèbre dans l’histoire pour l’importance qu’elle attachait à la vigueur et à la beauté physiques de sa population, à Sparte donc, on avait inventé un sport tout à fait original que les historiens nous font connaître sous le nom de Cryptic.Dans 160 hi: vri: trimksthikllh can aim i:\ni: cette république, les esclaves s'appelaient des Ilotes et la ( ryptie, c’était la chasse aux Ilotes, la nuit, par les jeunes gens de Sparte.Ces jeunes gens allaient sc placer en embuscade le long des grandes routes ou dans les environs des maisons des Ilotes et si l’un d’eux avait le malheur de se montrer, ils s’empressaient de le tuer! Les historiens ne sont pas d'accord sur l'origine et la raison d’être de la Cryptic.Pour les uns c’était une méthode d'éducation! Mlle aurait été inventée pour compléter l'entraînement militaire des jeunes Spartiates, pour qu’ils s’habituassent, en assassinant dans l’ombre de pauvres esclaves sans défense, aux ruses de la guerre et aux massacres des champs de bataille.D’autres prétendent que la Cryptic était une mesure de prudence, de salut public.Les Ilotes croissaient en nombre beaucoup plus vite que les Spartiates, dont les familles étaient peu considérables.La chasse aux Ilotes, c’était le moyen le plus simple que l'on avait pu trouver pour les empêcher de se multiplier trop vite! Un peut supposer que les deux motifs, et d’autres aussi peut-être, avaient donné naissance à cette coutume barbare.Si nous étions des païens, au lieu d’être des chrétiens, nos gouvernements auraient pu trouver dans l’exemple de Sparte un moyen rapide de régler la question du chômage; ils n’auraient eu qu’à organiser la chasse aux chômeurs! Peut-être se demandera-t-on pourquoi, s'ils étaient si nombreux et si maltraités, les esclaves ne se révoltaient pas contre leurs bourreaux.La réponse, c’est qu'ils l'ont fait bien souvent sans pouvoir jamais réussir à obtenir leur libération.Les guerres d’esclaves comptent parmi les plus sanglantes que Home ait eu à subir.Ln moins de 60 ans, de 135 à 71 avant X.S., il y a eu trois révoltes, qui ont duré chacune de deux à trois ans et dont les victimes ont été innombrables.Toutes se terminèrent, après des succès partiels parfois considérables, par la défaite finale, écrasante des esclaves, et par une servitude plus impitoyable que celle dont ils avaient cherché à se libérer.La répression était si sauvage, le sort fait aux vaincus si épouvantable que beaucoup d'esclaves préféraient s’entre-tuer plutôt que de se laisser reprendre par leurs anciens maîtres.Comme moyen d’émancipation, la violence avait donc fait des faillites répétées.("était au ( 'hristianisme, à Pflglise catholique qu’était réservée la tâche surhumaine de détruire l'esclavage et c’est à elle qu'il faut en attribuer l’impérissable honneur. forci: sociale et vieille chanson 161 Je sais bien que des historiens à courte vue ont.refusé de lui reconnaître ce mérite.Parce qu'elle n’a pas porté de condamnation formelle contre l'esclavage, système économique; parce que loin d’encourager les esclaves à la révolte, elle leur enseignait la patience, la résignation et le respect envers leur maître; parce que pendant des siècles la société chrétienne a toléré dans son organisme la tradition et certaines formes, certaines pratiques du travail servile, ils en ont conclu que Y Eglise n'était pour rien ou pour peu de chose dans l’abolition de l’esclavage et qu'elle n'éprouvait à son égard aucune répugnance.S'attachant aux apparences, ne voyant (pie l’extérieur des choses, ces historiens n'ont rien compris aux transformations, à la révolution profonde que le triomphe de P Evangile a produites dans h - (sprits, dans les occurs, dans les meeurs, dans les institutions et dans les lois.Ils n’en ont rien soupçonné.Pourtant, en enseignant la paternité divine et sa conséquence logique, la fraternité humaine; en faisant accepter par tous, riches et pauvres, grands et petits, maîtres et esclaves, le grand principe de l’égalité de nature entre tous les hommes, l'Eglise introduisait dans le régime de l’esclavage un germe de mort, qui devait tôt ou tard en amener la destruction.Pendant pré- d'un siècle les pauvres, les malheureux, les esclaves, ceux que cet aristocrate de Voltaire appelait dédaigneusement la canaille, sont presque seuls venus vers elle, et c'est sur eux que s'est exercée d'abord son influence libératrice.Dans ces corps enchaînés à la servitude elle a façonné avec amour, elle a forgé avec passion ce qu'il y a de plus grand et de plus libre au monde: des âmes de pureté et de lumière, des âmes de saints.Puis, elle a conquis à leur tour les riches et les puissants.Elle a dompté leur orgueil, refréné leur égoïsme, étouffé leurs instincts tyranniques et cruels; elle leur a enseigné ce qu'il y avait de plus contraire à leur formation traditionnelle et à leur hérédité: la douceur et l'humilité.Ignorant les distinctions de castes et de rangs, elle conférait son sacerdoce aussi bien aux esclaves qu’aux hommes libres et dans ses temples le maître s'habituait à voir dans son esclave un égal, quand ce n'était pas un supérieur.Cette prodigieuse transformation des âmes ne pouvait pas rester sans influence sur la vie sociale.Par degré l’esclave put recouvrer tout ce qui fait l’essentiel de la dignité humaine son libre arbitre, l'intégrité de sa conscience morale, son droit au mariage, à la 162 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE famille, le respect de son rôle et de son autorité de père ou de mère.Il n'est plus seulement une chose ou un animal; il est une personne; il n’a plus seulement des devoirs, il a aussi des droits que le maître apprend à respecter, dont les lois bientôt lui imposeront le respect s’il est trop porté à les oublier.Et c'est ainsi que le régime de travail qui continue à subsister sous le nom d'esclavage après le triomphe de l’Évangile, n’a presque plus rien de commun avec l’esclavage antique.11 est devenu une sorte de contrat de travail à vie où, je le répète, l'essentiel de la dignité et des intérêts supérieurs de l’esclave est sauvegardé.Et puis, la libération ainsi commencée se continuera jusqu’à complet achèvement, sous l'impulsion des mêmes principes sauveurs que la prédication de l'Évangile disséminait de par le monde.Si donc, à l’heure actuelle, au lieu d’être un troupeau d'esclaves avilis et méprisés, nous sommes en civilisation chrétienne, des centaines de millions de travailleurs, pauvres, pour la plupart, et qu'importe, mais libres et respectés, c’est peut-être aussi pour d’autres raisons secondaires, mais c'est surtout et avant tout parce qu’il y a eu 1900 ans, un homme-Dieu est mort sur la croix à Jérusalem et parce que ses apôtres et scs martyrs ont introduit partout son Évangile libérateur.* * * t'n célèbre chef socialiste, le plus puissant orateur peut-être que ce parti révolutionnaire ait produit, Jean Jaurès, parlant un jour à la tribune du Parlement français, a défini la religion catholique «une vieille chanson qui berce la souffrance humaine.» Malgré le peu d'espace dont j’ai cru pouvoir disposer, il me semble avoir montré que le christianisme est autre chose et plus qu’une vieille chanson; qu'il est en réalité une force sociale bienfaisante et sans égale, qui s’exerce au service de la justice et pour la protection des faibles et des malheureux.Ceci bien compris et admis, je n’ai aucune objection, pour ma part, à la définition de Jaurès, car j’v vois, de la doctrine catholique, un splendide éloge.Bercer la souffrance humaine, est-il un rôle plus beau, une mission plus sublime que celle-là ?La souffrance humaine est de tous les temps et de tous les âges.Tous les pays la connaissent et aucune condition sociale n’y échappe.Elle est autour de nous et elle est en nous.Elle nous vient des autres et elle nous est causée par nous-mêmes.Elle tourmente nos corps, FORCE SOCIALE ET VIEILLE CHANSON' 163 trouble nos esprits et torture nos âmes.Nul qui a vécu ne peut se vanter de l’avoir ignorée, même s’il reste vrai que certaines vies en sont plus que d’autres saturées.Et dès lors, il n’est, pas un besoin qui soit plus profondément, plus universellement ressenti que celui d’une présence, d’une foi qui soulage, qui soutienne et qui console.Le premier, et le seul jusqu’à ce jour, le Catholicisme, en donnant un sens à la souffrance humaine, en lui attribuant une valeur d’ennoblissement et de rachat, en ouvrant par delà le tombeau où elle s’arrête les perspectives apaisantes d’un bonheur sans mélange et sans déclin, le catholicisme seul a prouvé qu’il avait en lui cette vertu de soulager, de soutenir et de consoler.Notre temps, où les Sociétés desemparées deviennent facilement la proie d’ambitieux sans scrupule, ou bien subissent sans pouvoir s’en défendre le joug étouffant de fanatiques sans pitié, ou bien suivent à l’aveugle des illuminés aussi riches de promesses que pauvres en jugement, notre temps a plus besoin que tout autre de la force de conservation et de rénovation sociales que renferme le catholicisme.Mais il a aussi besoin, et tout autant, que se fasse entendre, plus douce et plus consolante que jamais, la vieille chanson chrétienne berceuse de souffrances terrestres et source toujours jaillissante d’espérances éternelles! Arthur Saint-Pierre LA SÉCURITÉ ET LA LOI ET LES RÈGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES À VAPEUR ET LES AUTRES APPAREILS SOUS PRESSION- La raison du choix de ce sujet particulier a été mon désir de mieux faire connaître, au public en général, cette règlementation provinciale, dont les répercussions sont si importantes, tant au point de vue de la construction des appareils sous pression qu'à leur installation, opération et entretien.Il faut l'admettre, l'application de cette loi particulière et des règlements qui s'y rapportent n est pas toujours très prisée par l'ingénieur, l’architecte, l'entrepreneur et surtout par le public en général.Cette attitude, je dirais de resistance passive, s'explique assez facilement, car l'application intégrale de la loi et des règlements impose certains sacrifices comme Par exemple, une dépense de temps soit pour la présentation des Plans au service provincial intéressé, soit par la discussion avec les officiers de ce service sur les projets présentés.De plus, l'application des règlements demande quelquefois des changements importants dans les plans, changements qui occasionnent des réarrangements qui ne plaisent pas toujours à celui qui a conçu les plans initiaux.Il arrive aussi que l'acheteur d'un récipient de seconde-main, croyant avoir fait une bonne transaction, voit sa «bonne affaire» s'envoler lorsque l'inspecteur provincial refuse d’émettre le certificat d'approbation pour cause de danger.Il faut ensuite considérer les dérangements qu'occasionnent les visites nécessaires des inspecteurs, pour la surveillance et les essais, avant l’émission du certificat final.Enfin, comme dernière raison, les honoraires que l'on doit payer et qui semblent toujours trop élevés! >i le principe qui anime la médecine moderne est un principe de prévention d’abord, c'est-à-dire «qu’il vaut mieux prévenir que guérir» pourquoi ce principe, qui est si logique, ne pourrait-il pas s’appliquer d'une manière générale à toutes les autres branches de la science?, l Conférence prononcée par l’auteur devant 1 de l’Ecole Polytechnique le ltj mars 1912.Associat ion des Anciens Elèves LOI HT RECREMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 165 I.a loi et les règlements que nous voulons étudier appliquent ce principe, et les quelques ennuis secondaires qui en résultent pour nous sont aussi nécessaires que le vaccin pour prévenir la diphtérie ou que la chlorination de l'eau pour prévenir la fièvre typhoïde.Cette loi et ces règlements vont demeurer, il n'y a aucun doute là-dessus, et avec les progrès et les développements de la science ils deviendront nécessairement plus sévères et surtout plus précis dans leur application.L'expérience du passé a démontré qu'un très fort percentage des accidents, portes de vies, blessures corporelles et dommages matériels, qui ont été causés par des explosions de toute nature dans les chaudières à vapeur, les réservoirs à air, les réservoirs à eau chaude, les fournaises, les brûleurs à l'huile, les systèmes de réfrigération, etc., auraient pour la plupart pu être prévenus si les principes de sécurité tels que prévus par cette loi et.ces règlements avaient été suivis.Lue réglementation de ce genre est absolument nécessaire partout où l'on emploie des appareils sous pression.Aux Etats-t nis chacun des états possède sa réglementation particulière et la tendance actuelle est d'en arriver à une réglementation uniforme pour tout le pays.Pour ce qui est du Canada, chaque province a aussi sa loi et ses propres règlements et la tendance comme aux Etats-Lois est d'en arriver à une réglementation uniforme pour tout le pays.Disons plus, la tendance est même d’en arriver à un accord complet entre le Canada et les Etats-Unis au moins pour ce qui regarde l’uniformité du Code servant de guide pour la construction des appareils sous pression, en laissant tout de même à chaque état ou à chaque province la liberté d'édicter ses propres règlements généraux.Chez nous dans la province de Québec, la première loi qui concerne les récipients sous pression a été adoptée vers 1S94, mais ne fut appliquée qu'en 1S9S.Depuis ce temps de nombreux amendements et révisions ont été acceptés par la législature provinciale.Les plus importantes révisions furent faites en 1933 et en 1936.En 1933, le code interprovincial fut adopté par Québec pour servir de guide.Le 4 avril 1936, la loi et les règlements concernant les chaudières à vapeur et les appareils sous pression subissaient certains amendements jugés nécessaires.Après 6 années d'application, les progrès dans la construction des récipients et l’expérience plus complète demandent qu'une autre révision soit 166 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE faito et quo certains règlements soient modifiés afin de rendre le tout plus en accord avec les découvertes modernes.X’oublions pas que vers 1898, d’après les renseignements que j’ai pu obtenir, il y avait par année, au moins 20 explosions désastreuses dans notre province.Ce chiffre a diminué peu à peu avec l’application de la loi et aussi avec la meilleure connaissance, chez les usagers, des récipients sous pression tant au point de vue des efforts internes des appareils, que de leur entretien et leur opération.Vers 1925 il y avait environ trois explosions désastreuses par année; de 1925 à 1934 on en a compté deux par année, et plus qu’une seule par année pour la période 1934-1939.De 1940 à 1941, il n’y a eu aucune explosion désastreuse.Nous n’avons qu'à résumer des découpures de journaux des années passées pour nous rappeler certaines de ces explosions qui ont coûté des vies et qui ont occasionné des dommages matériels souvent très considérables: 1928 — St-Clément — Trois hommes tués, par une chaudière qui explosa dans une beurrerio; 1929 — Rue Dorchester, dans l'église Xotre-Dame-du-Mont- C'armel.Fournaise à eau qui saute.Dommages importants; 1933 — Teinturerie Acme Dry Cleaning à Rosemont.Homme grièvement blessé.Dommages: $25,000; 1935 — Réchaud à l’eau qui sauta à Montréal.Dommages importants.Si l'on en est arrivé à ce splendide résultat, d’éliminer pratiquement toute explosion désastreuse, c’est parce que depuis l’adoption de la loi de 1933 et des amendements subséquents apportés aux règlements s’v rapportant, le service d’inspection provincial s’est appliqué à faire disparaître, des établissements industriels et commerciaux ainsi que du marché, tous les appareils dangereux, que ses inspecteurs rencontraient dans leurs visites et inspections.Ce travail s’est fait, soit en réduisant la pression d’opération permise sur les récipients dont l’état ne permettait plus d’opérer à la pression ordinaire, ou soit en condamnant complètement les appareils trouvés impropres à la fonction pour laquelle ils étaient utilisés.Cette année, à date, environ une centaine de chaudières à vapeur ont été condamnées et ont dû être mises au rebut et rem- LOI KT REGLEMENTS CONCERN'ANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 167 placées par d’autres chaudières capables d'opérer à la pression désirée par 1 usager.Environ 150 appareils sous pression, tels que réservoirs à eau chaude, réservoirs à air comprimé, etc., ont dû être mis au rebut et remplacés par de nouveaux récipients sous pression acceptés par le service provincial.11 faut admettre qu'il y a encore de nombreuses installations cpii sont dangereuses ou qui sont en train, avec le temps, de devenir dangereuses.Le but de cette loi et de ces règlements est d’empêcher la fabrication d'appareils dangereux ainsi que leur installation et opération et surtout de prévenir les causes qui pourraient rendre de bons appareils, impropres à un emploi normal et les faire devenir ainsi une source possible d’accidents sérieux.En un mot, le but c’est de protéger le public, même malgré lui, en appliquant les principes élémentaires de sécurité basés sur la connaissance des matériaux et sur l’expérience pratique.Étudions tout d’abord la loi qui concerne les chaudières à vapeur et autres appareils sous pression, ensuite nous prendrons connaissance des règlements.Cette loi se trouve au chapitre 177 des statuts refondus de Québec 1941 et s’intitule «Loi des appareils sous pression».Elle comprend neuf sections.La première section, qui a pour titre «Dispositions déclaratoires et interprétatives», fournit d’abord les définitions usuelles telles que celle du mot ministre, c’est-à-dire le ministre du Travail, celle d’expression «inspecteur en chef et principalement celle des mots «appareils sous pression».Nous y lisons ceci: Art.2-3).Les mots «appareils sous pression» signifient et comprennent les appareils suivants et tous les accessoires qui y sont raccordés: a) Les chaudières et fournaises, soit à la vapeur ou à l’eau chaude utilisées afin de produire de la force motrice ou de la chaleur de quelque manière que ce soit, dans les édifices publics et les établissements industriels; b) Les appareils automatiques destinés à alimenter le chauffage des chaudières ou des fournaises utilisant l’huile ou le charbon comme combustible, dans les édifices publics et les établissements industriels; e) Les appareils frigorifiques installés dans les édifices publics et les établissements industriels, et destinés à rafraîchir l’air, refroidir les substances ou faire de la glace; d) Les réservoirs ou vaisseaux servant à contenir du gaz, de l’air ou des liquides sous pression, installés dans les édifices publics et les établissements industriels; 1GS KKVl'K TRIM KSTKI KLLK C'A.VA DI KNN E c) Tout vaisseau ou appareil mécanique soumis à une pression, soit de la vapeur, du par, de l’air ou des liquides, et dont mention est faite dans le Code interprovincial du Canada (Canadian ! nier provincial Code)', f) Tout autre appareil que le lieutenant-gouverneur en conseil, sur la recommandation du ministre, décrète être compris dans la présente définition des mots «appareils sous pression».Cette nomenclature énumère donc clairement les appareils cpii tombent sous l’application de la loi et implique en plus que ces appareils doivent être installés dans les édifices publics et les établissements industriels.Après avoir défini les mots «Code interprovincial du Canada», article sur lequel je reviendrai plus tard, la loi définit ce qu’elle entend par étlifices publics et établissements industriels.Voici ce que dit la loi: Art.2.— Les mot- «édifices publies - signifient et comprennent les églises et les chapelles ou les édifices qui servent d'églises ou de chapelles, les séminaires, les collèges, les couvents, les monastères, les maisons d'école, les hôpitaux publics ou privés, les orphelinats, les asiles, les crèches, les ouvroirs.les hôtels, les maisons de pension pouvant recevoir quinze pensionnaires ou plus, les théâtres, les salles de réunions ' " _ s, de conférences ou d'amusements "es, les bâtiments où se tiennent des expositions, les estrades sur les champs de courses ou d’amusements, les édifices dans les parcs, les patinoires, les salles de cinématographie, les bâtiments de trois étages ou plus au-dessus du rez-de-chaussée occupés comme bureaux, les magasins employant dix commis ou plus, les palais de justice, les prisons, les conciergeries avec entrée commune où peuvent habiter six familles ou plus, les garages et les musées.Les mots «établissements industriels» signifient et comprennent les manufactures, fabriques, usines, chantiers, ateliers de tous genres et leurs dépendances, sauf les mines qui sont régies par la Loi des mines de Québec.Une partie de tel établissement industriel occupée comme résidence, n’est pas censée faire partie de l’établissement visé par la présente section.Une propriété ou un lieu quelconque n’est pas exclu de la définition ci-dessus donnée d’un établissement industrielle, pour la seule raison que cette propriété ou ce lieu est en plein air.Il découle de ces définitions, que seules les résidences privées et les presbytères, qui sont de fait des résidences privées, ainsi (pie les petits magasins se trouvent exclus de l’application de la loi.Il y a aussi les mines que la loi exclut directement ; mais les mines sont régies par des lois de sécurité particulières.Anomalie pour le moins, car il n’y a rien dans ces lois des mines qui traite des chaudières à vapeur et des récipients sous pression qui sont utilisés dans les mines.Pour ces résidences privées, presbytères et petits magasins, la question sécurité est laissée à l'individu lui-même.D’ailleurs la nature et la capacité des récipients qu’on trouve dans ces habitations ne devraient pas être des causes directes d’explosions désastreuses.1 2616 LOI ET RÈGLEMENTS CONCERNANT LES CH AL'DI ÈRES A VAPEUR 169 La plus grande protection pour ces appareils consiste dans la qualité du produit lui-même et aujourd'hui les standards de production ont couvert pratiquement tous les points dangereux.1.expérience a d'ailleurs démontré que la plupart des accidents survenus dans ces constructions avaient été causés le plus souvent par une négligence grossière de la part du propriétaire tie 1 appareil.Par exemple, l'oubli de fermer le brûleur à gaz placé en-dessous d'un petit réservoir à eau chaude domestique, comme l’oubli d ouvrir les soupapes tics tuyaux-maîtres d’un système de chauffage.Tout de même, pour le législateur, cette question de classifier les édifices tombant ou ne tombant pas sous la loi a été la cause d'un gros mal de tête.Où commencer et surtout où s’arrêter sans laisser de côté les endroits où existe un réel potentiel de danger, tout en n'étendant pas tellement la portée de la loi que son application devienne un ennui inutile pour les endroits où ce potentiel de danger n'existe pratiquement pas.Je crois que la classification actuelle est très acceptable.Il est tout de même souhaitable, si possible, que cette classification devienne uniforme dans toutes les lois qui s’occupent de sécurité publique.La première section se termine par la définition de certains termes: «propriétaires d’édifices publies», «certificat», «inspecteur» et «réglement».Ment ensuite la deuxième section qui traite des inspecteurs, c'cst-à-dire des officiers chargés d’appliquer la loi et les règlements.Les qualifications nécessaires sont énumérées, les devoirs sont définis, enfin tout ce qui concerne ces personnes y est prévu.La section III nous parle de la construction des appareils sous pression, par conséquent de ce qu il faut faire pour qu un appareil obtienne le certificat «A».Si nous faisons un résumé des prévisions de la loi, nous y trouvons spécifié que les récipients sous pression doivent être fabriqués d'après des plans et devis soumis pour approbation à l'inspecteur-en-chef du Service provincial d inspection, et que des rapports des essais physiques et chimiques soient remis en plus d'un affidavit certifiant que les dits récipients construits sont conformes aux plans et devis.Donc, dès avant la construction, le récipient est étudié au point de vue de sa résistance par l’examen des plans et devis sur lesquels les dimensions et autres données nécessaires doivent apparaître afin de permettre la vérification par les formules reconnues par le code et les règlements.Le service provincial d inspection 170 K K V L" K TRIMESTRIELLE CANADIENNE a donc a vérifier que le récipient peut résister à la pression ou à la température pour laquelle la demande d'approbation est présentée et ceci pour les fins d utilisation du récipient projeté.J.e législateur, dans cette section, englobe les appareils construits en dehors de la province pour être utilisés dans le Québec, lesquels appareils tombent sous les lois provinciales du Québec.Il y est dit ensuite que le code adopté servira de guide pour: 1.La construction des appareils sous pression et la classification de leurs accessoires; .2.L elaboration des formules et documents nécessaires à la bonne administration de la présenté loi, a son application uniforme et à la direction technique des inspecteurs dans l'exercice de leurs fonctions.Donc le code interprovincial fait partie intégrale de la présente loi et des présents règlements, et quand on considère que ce code contient quelques 393 articles, alors que les règlements généraux n en comportent (pie 117, on se rend compte de l'importance de ce document technique dans l'application de la loi et des présents règlements.C’est-à-dire qu’au point de vue strictement technique de la sécurité, les arrangements des joints, les calculs de étais, la soudure, l'arrangement de la tuyauterie, etc., enfin tous les renseignements nécessaires avec les coefficients de sûreté appropriés et les formules mathématiques recommandées se trouvent dans ce volume.Le cas des appareils usagés est ensuite envisagé par la loi et il est écrit que ces appareils ne peuvent être remis dans le commerce pour servir de nouveau à moins que leur propriétaire n’ait obtenu, de 1 inspecteur en chef, un certificat autorisant l'usage dudit appareil, c’est-à-dire le certificat «B» se rapportant à l’installation du récipient.La loi et surtout les règlements ne sont pas très sévères pour ce genre de récipients et il est, tellement facile avec un peu de peinture de cacher sur les plaques de chaudières à vapeur par exemple, la corrosion qui a déjà commencé son travail de destruction! Nous considérons qu’un certificat spécial d'approbation devrait être émis et que des règlements complets devraient couvrir l’obtention de ce certificat.La section III se termine par deux articles concernant les appareils sous pression dont les parties sont assemblées au moyen de la soudure.La section II de la loi est intitulée «Des certificats».Actuellement trois formes de certificats sont émises, A, B et C. LOI KT RÈGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 171 1.Le certificat «A» émis pour l’approbation de la construction des appareils sous pression après vérification de tous les plans et devis et inspection finale desdits appareils à l’endroit de la fabrication; 2.Le certificat «B» émis pour l’approbation de l’installation des appareils sous pression, avant qu'ils soient utilisés dans leur lieu d’opération; 3.Le certifient «C» émis lors de l’inspection annuelle des appareils sous pression.T'n certificat spécial «D», disons, devrait être émis pour les appareils usagés.La section Y qui suit traite «De l'inspection des appareils sous pression».Alors (pie la section III, qui parle de la construction des appareils sous pression, donne généralement les conditions requises pour l'obtention du certificat A, la section \ donne les conditions légales requises pour l’obtention du certificat C concernant l'inspection annuelle.Ici il est nécessaire de noter que dans la présente loi il n y a pas de section spéciale consacrée à l'obtention du deuxième certificat «B», c’est-à-dire, le certificat permettant l’opération de l'installation une fois celle-ci terminée et acceptée par le service.L article 7 de la section III qui traite de la construction des appareils sous pression dit bien : 71 Les inspecteurs doivent surveiller et inspecter la construction des appareils sous pression, et, lorsque leur installation est terminée, ilsdoivent faire l ins flection de cette installation avant que lesdits appareils soient utilisés.mais ce n’est pas très explicite.Dans une loi refaite, voici ce (pie nous suggérerions pour ce chapitre important: «De l’Installation des Appareils sous pression»: a) Tous les récipients devront être installés en conformité avec des plans et devis approuvés par le service.b) Ix*s inspecteurs doivent surveiller et inspecter 1 installation des récipients lesquels doivent être installés en conformité avec la loi et les règlements.Revenons à la section Y.Elle nous apprend que les appareils sous pression doivent être examinés annuellement par un inspecteur et que cette inspection doit être rendue possible par la coopération du propriétaire, sinon la loi, par 1 intermédiaire des agents de police, pourra intervenir et rendre l’inspection possible.Vient ensuite un article (pii se lit comme suit : 20.Rien dans la présente loi ou dans les règlements ne doit être considéré comme rendant responsables les inspecteurs ou les autres fonctionnaires ou employés, pour aucun dommage ou perte causée à toute personne ou propriété par suite de défectuosité dans le travail, les matériaux, les accessoires ou appareils mentionnes dans la présente loi ou par suite d’un règlement ou d un ordre d un inspecteur. 172 lï E V U E TU! NI E STR IE U, E C A X A II ! E X X E Cet article peut être sujet à discussion, mais il a sa raison d'être là quel tel.D’ailleurs la loi des mécaniciens de machines fixes pourvoit aux conditions de la nomination des inspecteurs, c’est-à-dire aux qualifications nécessaires: compétence, caractère, etc., et cette loi est suffisamment rigide pour que ceux qui obtiennent leur diplôme soient compétents.La section VI traite «des pénalités».Deux articles seulement qui se lisent comme suit: 21.Toute personne qui entrave, moleste ou dérange un inspecteur ou tout autre officier ou employé, ou qui intervient dans l’exécution des devoirs d’un inspecteur, est passible, en sus des frais, d’une amende n’excédant pas cent dollars et i défaut de paiement de l’amende et des frais, d’un emprisonnement n'excédant pas six mois.22.Toute personne qui contrevient à une disposition de la présente loi ou des règlements, est passible, en sus des frais, d'une amende n’excédant pas cent dollars, et à défaut de paiement de l'amende et des frais, d'un emprisonnement n'excédant pas six mois.Aucune loi ne peut être appliquée s’il n’y a pas de sanctions.Ici tout de même, il serait peut-être bon dans une loi revisée, de phraser différemment la partit1 «en sus des frais .» et dire «les frais et une amende n’excédant pas .».Comme la loi est exprimée maintenant plusieurs de ceux qui ne la suivent pas, préfèrent se déclarer coupables [tour être condamnés aux frais, plutôt que de faire les réparations demandées par le service.S'il y avait amende chaque fois, en plus des frais, le délinquant se rendrait compte qu'il est bien préférable pour lui de faire les réparations que de payer des frais légaux qui ne lui donnent absolument rien et ne changent nullement l’état dangereux dans lequel il opère ses récipients sous pression.La section Vil traite des honoraires et l’unique article se lit comme suit : 'Si.Le lieutenant-gouverneur en conseil peut édicter, amender, remplacer ou abroger les tarifs des honoraires payables pour: a) l’émission des certificats; b) l’approbation et l'enregistrement des plans et devis, la réception des alli-davits; c) les approbations des installations; d) les inspections annuelles.La section VIII porte le titre «De la juridiction de certains tribunaux et de la procédure».La dernière section IX parle «Des règlements», en général.Expliquons ici que le lieutenant-gouverneur en conseil peut édicter tous les règlements. LOI ET RÈGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 173 25.Le lieutenant-gouverneur en conseil peut édicter tous les règlements nécessaires pour la mise en vigueur et le bon fonctionnement de la présente loi, et ces règlements entrent en vigueur à compter de leur publication dans la Gazette officielle de Québec.Cela veut dire qu'il n'est pas nécessaire pour le ministre du Travail d'attendre le temps de la session pour modifier ou annuler un règlement ou ajouter une nouvelle réglementation.Il n’en va lias de même avec la loi.Tout amendement doit être présenté devant les chambres et accepté par elles.Il faut, bien entendu, que les changements apportés aux règlements soient faits dans les cadres de la loi, sinon ils sont illégaux et nuis.La section IX laisse aux conseils municipaux le pouvoir qu'ils possèdent d’après leur charte de faire des règlements concernant la sécurité publique pourvu que ces règlements ne soient pas incompatibles avec les dispositions de la loi et des règlements provinciaux concernant les appareils sous pression.Et voilà la loi actuelle des récipients sous pression.Avant d'attaquer l'étude des règlements il est opportun de faire les remarques suivantes sur la loi actuelle.1.La loi telle que rédigée est généralement satisfaisante.2.Tout de même, le Code Interprovincial qui sert de guide devrait être remplacé par le Code ou les Codes de la Canadian Engineering Standards Association.Les ( 'odes de la Canadian Engineering Standards Association connus sous la désignation «C\ E.S.A.Standards» ont été adoptés en 1031 et sont Pieuvre d’un comité fédéral représentant les autorités provinciales, les manufacturiers, les universités et les compagnies intéressées dans la fabrication des récipients sous pression.Sur ce comité nous avons le plaisir de trouver comme membre le Docteur ( >.Lefebvre, ancien élève de l'Ecole Polytechnique.Les ( 'odes ( '.E.S.A.donnent les principes directeurs et adoptent les publications suivantes de l’American Society of Mechanical Engineers.Je crois que toutes les provinces du Dominion se devraient d’adopter ces Codes comme guide.Les publications de l’American Society of Mechanical Engineers sur lesquels se basent les C.E.S.A.Standards sont: 1.Power Boilers, édition 1937 avec amendements.2.Low Pressure Heating Boilers, édition 1937 avec amendements. 174 RK VU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE 3.Code of Miniature Boilers, édition 1937 avec amendements.4.Unfired Pressure Vessels, édition 1937 avec amendements.5.Suggested Rules for Care of Power Boilers, publié en 1935 avec amendements.Ces publications sont maintenues à date par des brochures permettant ainsi une mise au point continue île la connaissance des chaudières et des autres récipients sous pression.On devrait profiter de l’expérience d’une Société d’ingénieurs comme l’A.S.M.K.Il ne faut pas oublier que le code intorprovincial employé dans la province de Québec date de 1927 et qu’on n’y a apporté que quelques changements en 1933.Quand on considère les nombreuses améliorations, dues aux progrès de la science, qui ont été apportées dans la construction des chaudières et autres récipients, il est temps de se mettre à la page.Il y a à peine 10 ans une pression de 200 lbs.par pouce carré était considérée liante pression: aujourd'hui 500, 000, 1500 et 2500 lbs par pouce carré sont considérées comme pressions désirables.De plus, les procédés de soudure font tellement de progrès qu’il est absolument nécessaire d'en suivre constamment l’évolution ainsi que les moyens pour contrôler la qualité et la résistance de ces joints qui sont appelés, semble-t-il, à remplacer dans beaucoup de cas les joints rivés.L’assistant-surintendant de la Travelers Insurance C'o., département de l’inspection des chaudières, disait, dans une lettre en date du 7 octobre 1941, que 90r j des chaudières à vapeur et récipients sous pression employés aux États-Unis sont maintenant de construction faite à la soudure.Certaines définitions devraient être ajoutées afin de délimiter clairement les responsabilités, comme, par exemple, la définition des mots «usager» et «locataire».— Le propriétaire qui loue un établissement dans lequel est placé un récipient sous pression ne devrait pas être seul tenu responsable de cet appareil.Celui qui l'utilise devrait lui aussi être tenu conjointement et solidairement responsable, suivant les cas, dudit appareil.Cette question des responsabilités pour le paiement des honoraires des inspections annuelles, des réparations à faire, etc.devrait être définie plus clairement dans une nouvelle section intitulée «Responsabilité».Cela épargnerait des discussions souvent onéreuses.Comme je le disais au début d'ailleurs, un nouveau certificat devrait être émis pour les récipients usagés ou de seconde main, LOI ET RHCLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 175 cola permettrait, dans les règlements, de préciser ce qu’on entend par un récipient de seconde-main ou usagé et de faire des articles rendant l’inspection de ces appareils plus rigoureuse et plus satisfaisante au point de vue de la sécurité publique.5.La nouvelle loi devrait avoir une section spéciale relative à l'installation des récipients et à l'obtention du certificat «H».0.Lutin, il ferait bien aussi, je crois, d'étudier la loi des mines, afin de la rendre plus en accord avec la loi que nous étudions présentement.Parlons maintenant des règlements.Les règlements adoptés avec la loi actuelle le 4 avril 1036 ont été quelque peu amendés depuis cette date: cependant, jusqu’au 20 juillet 1940, les modifications apportées, quoique très importantes en elles-mêmes, ont été limitées à quelques articles seulement.A cette date du 20 juillet 1940, les règlements ont fait une acquisition plutôt volumineuse et nécessaire, par l'adoption de réglements spéciaux concernant les systèmes frigorifiques.Il faut dire que les règlements du 4 avril 1936 étaient plutôt incomplets et même se contredisaient quant à cette partie des récipients sous pression.Nous reverrons ces règlements sur les systèmes frigorifiques un peu plus loin.Étudions d’abord les règlements généraux actuels en commençant par la section I.Cette section a pour titre «Construction des appareils sous pression», «Certificat «A».— Disons tout de suite que le travail d'inspection du service provincial qui porte à plus de conséquences est bien ceiui qui concerne la construction des appareils sous pression.Si un récipient d'un modèle nouveau, par exemple, était accepté sans que toutes les précautions requises par la loi et les règlements aient été remplies, il se pourrait qu'après un certain temps il se trouva sur le marché une grande quantité de cet appareil.Alors, quoi faire si l’on se rend compte trop tard que le récipient est dangereux?("est pour cela que le travail d'inspection au point de vue construction est gros de conséquences et la gravité des ennuis qui pourraient en surgir n’est en rien exagérée.Par conséquent, il est absolument injuste pour un manufacturier de critiquer le service provincial et d'essayer de causer des ennuis aux chefs de ce service d’inspection, lorsque ses plans sont refusés parce qu'il n'a pas suivi tel ou tel règlement de sécurité. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1 76 Le plus souvent, de supposées améliorations ne résistent pas au moindre calcul de vérification donné par le code technique.Il vaut donc mieux, pour le manufacturier, construire lui-même son appareil amélioré et en faire' l’essai.Il sera alors en bien meilleure position pour discuter de la valeur de son appareil auprès des représentants chargés d'administrer cette Section des Statuts provinciaux.< est probable que très souvent, il n’aura pas à se donner cette peine, car il se sera rendit compte de la futilité de ses démarches, avant même de les entreprendre.Que demandent généralement les règlements provinciaux quant a la partie des règlements qui traite de la construction des appareils sous pression ?Voici : 1.Les plans et devis relatifs au projet de construction doivent, conformément aux règlements du code, être soumis à l’inspecteur en chef pour approbation.( ette étude des plans et devis est faite à la lumière des articles des règlements et du code.Ce travail demande donc une connaissance complète de ces livres et comporte, de la part des préposés ce travail, une application raisonnable de la loi Il ne faut pas oublier qu’un code de construction, comme un code légal, ne peut pas prendre soin de tous les cas qui peuvent se présenter.Il s’agit pour l’inspecteur en chef d’interpréter, dans le cadre des règlements et du code, les conditions particulières qui se présentent.Les plans peuvent être complètement rejetés ou comme il arrive le plus souvent, le ou les points qui ne sont pas trouvés en conformité avec les exigences de la loi et des règlements sont signalés aux manut act ut ier.'' qui font alors les corrections nécessaires afin d obtenir 1 autorisation du service de procéder à la construction.2.Les matériaux doivent être, en principe, inspectés chez le manufacturier, et le manufacturier doit fournir un rapport certifié des épreuves chimiques et physiques des matériaux employés dans la construction.•b L inspection et l’essai se font à l'usine.Là, l'inspecteur délégué par l'inspecteur en chef, doit s’assurer par un examen approfondi, que tous les règlements ont été suivis.Il déterminera, d’après les formules du code, la pression maximum que pourra porter l’appareil, en tenant compte des matériaux employés, de la manière dont le travail a été fait, et de son état au moment de l'inspection. LOI ET RÉGLEMENTS CONCERNANT LEP CHAUDIÈRES A VAPEUR 177 L’inspecteur pourra faire subir toutes les épreuves mentionnées dans le code, tel que par exemple, l’épreuve hydrostatique pour les chaudières à vapeur.Enfin, il devra s’assurer qu’il n’existe aucune déflection ou distorsion, en suivant toujours les directives du code.Naturellement, il enregistrera complètement chaque inspection.4.Le contremaître d’usine qui a vu à la construction de l’appareil fournira un affidavit assermenté, comme quoi le travail a été exécuté suivant les plans et devis.Si l'appareil a des joints soudés, le manufacturier devra avoir assigné à chaque soudeur une identité, telle ([tie numéro, lettre ou symbole, qui devra être estampée sur l'appareil que ce soudeur aura ouvré, et le manufacturier devra garder un registre permanent des soudeurs employés sur chaque joint.5.Une fois que le récipient a été accepté, vient la frappe de l’appareil [tour identification.Toutes les chaudières à vapeur doivent être frappées.Tous les récipients qui ne sont pas soumis au contact du feu mais qui sont soudés, brasés ou forgés, doivent être frappés, de me me que l’épaisseur des têtes et des tôles.( 'et te frappe, dont les devis sont donnés dans le code, comprend, pour les tôles par exemple, le numéro de série, la date de fabrication et les initiales de l'inspecteur, sous la surveillance duquel le récipient a été fabriqué.La frappe doit être faite sur une plaque de métal et les chiffres et les lettres doivent avoir une hauteur fixée par le code.La plaque sur laquelle la frappe est faite, doit être apposée sur le récipient de manière à ne pouvoir être enlevée et doit être en évidence autant que possible.Les récipients destinés exclusivement à servir comme réservoirs à eau chaude ou réservoirs à air, doivent être frappés à cet effet.6.Finalement, avant de placer le récipient dans le commerce' le vendeur doit aviser le service par écrit, en mentionnant le numéro d’enregistrement du récipient et son numéro de série, ainsi que le nom et l'adresse de l'acheteur.7.N’oublions pas la question des honoraires.— En principe, ils doivent être payés lors de l'inspection des plans et devis pour fin d’approbation et d’enregistrement.Ils sont basés sur la capacité des récipients et sont généralement raisonnables. 178 R K V UK TRIM 1 ; ST RIK L L K C A N ADI K N N K Cos honoraires permettent au service provincial d’équilibrer son budget.L idée n'est pas de créer une source de revenu provincial, mais de permettre au service de se maintenir par lui-même.Lorsque toutes les conditions ont été remplies, l'inspecteur émet le certificat d'acceptation, c'est-à-dire le certificat «A», et le manufacturier peut alors continuer la fabrication d'autres appareils semblables.Pour ce qui est des accessoires, comme les soupapes, les joints d'expansion, etc., la même procédure en principe est imposée.Pour certaines adaptations qui n'ont aucune partie mobile (T.L.Y .), il n'est pas nécessaire fl'enregistrer le dessin, mais les adaptations doivent être fabriquées en conformité avec les exigences du code.Le certificat «A», une fois émis, permet l'installation du récipient sous pression et il devra être affiché dans la chambre où le récipient est utilisé.Nous passons à la section II des règlements, laquelle se rapporte à l’installation des appareils sous pression.Nous comprenons que les appareils sous pression qui tombent sous la loi, doivent tous être construits en conformité avec la loi et les règlements.Lorsqu'il s'agit maintenant de prendre cet appareil et de l’installer, il n'est pas laissé à chacun une liberté d’action complète, et cela est: compréhensible.Prenons comme exemple le règlement qui interdit l’installation de chaudières à vapeur dans une pièce où l'on manipule des liquides ou des gaz inflammables.Si un propriétaire veut que ses chaudières soient installées dans une pièce semblable, il devra, qu’il aime ou qu’il n’aime pas cela, changer d’idée.Ce n'est pas parce qu’il prétendra que ce changement dans ses plans va lui coûter la construction d'une chambre de chaudières indépendante que le service va le laisser installer ses appareils dans la pièce défendue.Ici, c'est la sécurité qui l’emportera et le bon monsieur devra se plier aux exigences de la loi, sinon il ne pourra pas procéder à l'installation de sa chambre de chaudières.Les règlements qui concernent l’installation demandent tout d’abord que l’entrepreneur fournisse à l’inspecteur-en-chef, trois séries complètes des plans et devis donnant toutes les informations et détails nécessaires de l’installation, et ce, avant de commencer cette installation, ("est à l’ingénieur, s’il y a un ingénieur, et espérons qu’il y en a un, à présenter un plan qui permettra à Pinspec-teur-en-chef de faire une étude suffisamment détaillée du projet LO! ET RÉCLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 179 pour pouvoir corriger, s'il y a lieu, les points qui vont à l’encontre des règlements de sécurité.Donc, celui qui fait des plans d'installation fie récipients sous pression doit connaître les règlements et les appliquer dans l’arrangement des appareils qu'il veut installer et il doit aussi faire respecter ces règlements lorsque l'installation sera érigée.Il faut noter ici que malgré que le plan d'installation soit accepté et que l'installation non encore exécutée soit elle aussi acceptée en théorie, le certificat «B» ne sera émis qu’une fois l'installation terminée, celle-ci ayant été trouvée en accord avec les règlements, provinciaux.Y 'oublions donc pas que U approbation des plans et devis par U servie' in comporb pas une acceptation tacite de Vinstallation elle-même.Ci n’est que quand h s différents appareils ont été reliés ensemble, suivant la meilleur' h clinique, et en accord avec les rèqlemcnts-de la sécurité, que h art fient «B», qui pi mut l'opération de 1.'installation, peut être émis.Ceci est très important et clarifiera espérons-le, un point (pii a souvent causé de sérieux ennuis à tous les intéressés.Il serait trop long ici de discuter chacun des articles des règlements et surtout chacun des articles du Code qui concernent l'installation des récipients sous pression.Je désire tout de même attirer votre attention sur certains points de ces règlements.Par exemple, il y a le règlement qui impose l'installation d'une soupape de sûreté d'un diamètre approprié.L'ouverture de cette soupape de sûreté doit être suffisamment grande pour empêcher la pression d'augmenter de plus (pie G', de la pression permise.Cette soupape doit être d'un type approuvé et du modèle à ressort et levier et non plus du modèle levier et poids.Knfin, elle doit être installée de façon à pouvoir librement dégager l'excès de pression, c’est-à-dire qu'elle ne doit pas être bouchée à l’orifice d’échappement comme cela se voit quelquefois.Prenons maintenant la question des contrôles automatiques.Toutes les chaudières à vapeur chauffées automatiquement doivent être munies d’un contrôle automatique approuvé qui arrêtera complètement l'appareil de chauffage lorsque le niveau de l’eau baissera en-dessous d'un niveau déterminé, ou que la pression sera montée à la pression d’opération permise.Voici un autre article; il parle de la colonne de dégagement qui relie le retour du système de chauffage à eau chaude au réservoir d’expansion.Cette conduite doit être d’un diamètre suffisant- ISO REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ment gros et installée de façon à ce qu’elle ne puisse s’obstruer.11 est défendu d’installer une soupape d’arrêt sur cette colonne d’eau.Nous lisons ensuite que toutes les fournaises à eau chaude doivent être munies d'un indicateur de pression d'eau ou indicateur d’altitude.Cela va de soi, comment pouvoir se rendre compte que l’on est dans des limites normales d’opération si les instruments qui peuvent nous renseigner ne sont pas là ?Nous trouvons une série importante de règlements qui traitent dos brûleurs à l’huile et tics réservoirs d’ommagasinement.L’emplacement du réservoir, les pentes, etc., tout est indiqué en détail.Nous trouvons aussi les règlements qui concernent l’installation des appareils frigorifiques.Au début de cotte causerie, nous disions que, depuis juillet 1940, de nouveaux règlements ont été adoptés (pii, d'après l’ordre-en-conseil, sont plus conformes aux progrès de la technique moderne et sont basés sur les recherches et conclusions de la Canadian Engineering Association.Par conséquent ces nouveaux règlements éliminent ceux que l’on trouve dans la loi d’avril 193G.Ces règlements nouveaux concernant la réfrigération seront étudiés plus loin.Nous avons donc, dans la partie des règlements concernant l’installation, toute une série d’articles (pii traitent de cas particuliers et qui sont aussi précis que possible.Si l’inspecteur se rend compte que l’installation est dangereuse, parce que un ou des règlements n’ont pas été observés, le certificat «B» ne sera pas émis, et toute personne qui opérera cette installation, avant que les changements ou réparations soient effectués, sera coupable d’une infraction à la loi.Si tout est dans l’ordre, après que les honoraires pour l’approbation des plans ainsi que pour l’inspection de l’installation ont été payés, lesquels honoraires sont toujours basés sur la capacité de l’installation, le service émet le certificat «B» permettant l’opération.Dans les règlements actuels nous rencontrons l’article 89 qui traite des appareils sous pression de seconde main.Je considère que cette partie n’est pas complète et qu’au lieu d’émettre le scr-tifieat «B» actuel, un nouveau certificat, appelé «D» per exemple, devrait prendre soin de ces appareils plus ou moins discutables au point de vue sécurité. LOI ET RÉGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 181 L’idée serait de rendre le facteur de sûreté basique plus élevé; il est de 5 plus les pénalités aujourd'hui; il serait, de 5.5 plus les pénalités.De plus, un article défendrait, sous peine de refus d’émettre tout certificat, de peinturer ou de recouvrir de métal ou enduit quelconque tout récipient de seconde main, lesquels revêtements empêchent l’inspecteur de faire un examen permettant de déterminer les défectuosités, telles que piqûres, fêlures ou corrosions des tôles.De même, ces nouveaux règlements rendraient obligatoire l’inspection des soupapes, de la tuyauterie ou des accessoires et adaptations de seconde main, de manière à s’assurer si ces pièces peuvent être utilisées à nouveau.On peut s’imaginer quels efforts subissent ces pièces quand on les sépare les unes des autres après des 20, 30 et même 40 ans d'opération! De plus ces nouveaux règlements permettraient de vérifier les dimensions des ouvertures pour soupapes de sûreté et autres accessoires, en rapport avec la nouvelle pression d’opération.Lutin, on réussirait avec un contrôle plus rigide, à débarrasser le marché d’appareils plus ou moins acceptables au point de vue sécurité, même s'ils présentent une apparence de sécurité.11 y a donc ici un champ intéressant pour le législateur cpii s’occupe de cette question.La section 111 des règlements actuels traite du certificat «C», c’est-à-dire, du certificat annuel d'inspection.Cette inspection annuelle est nécessaire.N’oublions pas que toute machinerie s’use avec le temps.Les causes d’affaiblissement sont de toute nature.Prenons une chaudière: la haute température des gaz, l’expansion et la contraction du métal, son entretien plus ou moins suivi, l'emploi d’un combustible non approprié ou l’utilisation d'une mauvaise eau peuvent en un temps relativement court diminuer la résistance des plaques ou des joints de cette chaudière et l'inspection annuelle s’avère donc nécessaire.Cette inspection annuelle se pratique partout aux Etats-Unis comme au Canada.Elle consiste en une vérification interne et externe des récipients.Nous disons bien interne et externe, car si l’examen externe peut renseigner l’inspecteur il est très souvent insuffisant.Pour cet examen externe, il n’est pas nécessaire généralement d’arrêter le fonctionnement du récipient ou de l’installation pour en faire l’inspection, mais dans le cas de l’examen interne, le pro- 182 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE priétairc doit arrêter l’appareil et voir à le préparer pour que l'inspection puisse être faite.Théoriquement parlant, cet examen peut causer de sérieux ennuis au propriétaire du récipient, mais, en pratique, il est averti au préalable et l'on s’arrange pour faire l'inspection en un moment où cela le dérangera le moins.Le principe de l'inspection annuelle est de permettre une comparaison suivie entre la condition initiale du récipient sous pression et la condition actuelle.L'inspecteur doit faire un examen complet, dans tous les détails, de la structure elle-même, particulièrement dans le but de déterminer si la structure et les pièces conviennent pous la pression utilisée, de déterminer la détérioration en service et de juger finalement s'il est recommandable (pie l'appareil puisse continuer à fonctionner à la pression déjà approuvée.Pour ce qui regarde l’examen, d'une manière générale, il n est pas nécessaire à chaque année de défaire l'enveloppe, la maçonnerie ou le ciment qui recouvre le récipient sous pression; mais, après 12 ans d'opération, il sera obligatoire de mettre l'appareil à découvert afin tie procéder à 1 examen détaillé.Combien de soupapes de sûreté ont été trouvées complètement hors de service et incapables de fonctionner et de décharger l'excès de pression! Combien de tuyaux d'alimentation et de tubes de chaudières ont été trouvés suintant aux joints à la chaudière! Combien de plaques ont été trouvées plus ou moins brûlées! Il n’y a pas à dire cet examen annuel rend de grands services aux propriétaires d’appareils sous pression.Parle rapport qu en dresse l’inspecteur cela permet de rétablir une situation qui était en train de devenir sérieuse tant au point de vue sécurité qu’au point de vue financier, pour le propriétaire du récipient.Donc, dans ce rapport d’examen que dresse l'inspecteur, mention est faite des réparations ou changements qui doivent être exécutés.Un délai plus ou moins long, suivant l’état du récipient est donné au propriétaire pour procéder aux réparations.Une fois les réparations accomplies, l’inspecteur doit être notifié et il ira vérifier le tout.Si les réparations sont trouvées conformes aux exigences de la sécurité, il émettra le certificat «(.'», permettant l’opération de 1 installation pour l’année courante.Des honoraires seront naturellement chargés au propriétaire pour ce travail d’inspection.En plus LOI ET RÉGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 1 S3 de 1 inspection annuelle, il est fait mention, clans ce chapitre, des réparations ou changements que veut faire le propriétaire, en dehors des exigences de 1 inspecteur lors de l’examen annuel.Le propriétaire doit en avertir le service et ce avant d’entreprendre les travaux, à moins naturellement d’urgence absolue.i.n principe, dos plans doivent être fournis.L’inspection de ces travaux de réparation sera faite par le service comme une inspection annuelle.N'oublions pas que le propriétaire qui ne suit pas les règlements devient passible cl amende ou d'emprisonnement et qu’au point de vue responsabilités civile et criminelle, il se place dans une position indéfendable au cas où un accident dû à une explosion causerait des blessures corporelles à l'un de ses employés.Il est donc ridicule pour un propriétaire1 de récipients sous pression, de s’opposer à l'examen de son installation ou de refuser ou de négliger de faire faire les modifications exigées par le Service, car il s expose au cas d'accident à voir les scellés placés sur son installation, en plus des ennuis déjà mentionnés.La loi dit que ce sont les inspecteurs du gouvernement qui seuls, ont le droit de faire les inspections des récipients sous pression, mais en pratique, il est admis que les compagnies d’assurances qui assurent des récipients, peuvent en faire l’examen annuel, en autant que les dites compagnies notifient l'inspecteur en chef, sur formule spéciale à cet effet.L’inspecteur en chef provincial peut, à sa discrétion, accepter ou refuser les rapports.D’ailleurs, ces inspections par les compagnies d assurances, doivent être faites par des inspecteurs de chaudières à vapeur et de récipients sous pression, détenteurs d’une licence émise par le bureau des examinateurs de mécaniciens de machines fixes de la province de Québec.Les rapports que doivent fournir ces compagnies sont très complets, et permettent au service provincial, de se rendre compte de 1 état des récipients.Si tout est normal, il n'est pas utile pour le Nervice, de procéder à une autre inspection.Le sendee en pratique agit selon les rapports remis par les compagnies et l'inspecteur en chef provincial exigera les modifications basées sur les recommandations de la compagnie d’assurance.La compagnie a tout intérêt à ce que l’installation soit en bonne condition et cette manière de procéder est acceptée partout.Tout de même, cela n’empêche pas l’inspecteur en chef provincial, de 184 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE faire faire un examen particulier s’il n’est pas satisfait du rapport et des explications fournies par la compagnie d’assurance.Nous avons donc là les grandes lignes de ce que contient le chapitre III des règlements qui se rapportent à l'inspection annuelle.La section IV qui suit a pour titre «Application» et comprend quelques règlements généraux tels que par exemple, le règlement 116 qui se lit comme suit : 116.Tout inspecteur nommé en vertu de la présente loi peut avoir accès et entrer dans tout édifice public et établissement industriel, ou traverser tout terrain ou lieu, dans le but de constater si la présente loi et les règlements sont observés et aussi d'accomplir les devoirs qui lui sont conférés en vertu de cette loi; et le règlement 117, 117.Aucun inspecteur ne pourra émettre un certificat, s'il est intéressé directement ou indirectement dans ia construction ou la vente des appareils sous pression.Parlons maintenant des règlements concernant les systèmes frigorifiques.('es nouveaux règlements qui ont pris effet le 20 juillet 1940, sont basés sur les recherches et conclusions de la Canadian En-enginering Association et naturellement sur les codes de l’A.S.M.E.dont nous avons parlé.Mais comme les codes de l’A.S.M.E.traitent plus ou moins des appareils de réfrigération, au point de vue installation et examen annuel, la Canadian Engineering Association a publié le code B-.52, en 1939, intitulé «Mechanical Refrigeration Code».Les nouveaux règlements, tout en admettant en principe ce code sur la réfrigération mécanique, n’admettent pas tous les articles qui y sont inclus et au cas de discussion, ce sont la loi et les règlements provinciaux qui ont priorité.Donnons un exemple concret d’un cas qui se présente.-— La section 4 du code intitulée «Classification of building occupancies», couvre les établissements qui tomberaient sous l’application du code.Eh bien! cette classification ne concorde pas du tout avec la classification donnée dans la loi provinciale des appareils sous pression.C’est donc la classification donnée dans cette loi et non celle du Code B-52 qui doit prendre soin des lieux qui tombent sous l’application de la loi et des règlements.Les règlements dans la première partie fournissent la définition technique et légale des expressions, mots et termes employés LOI ET RÉGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 185 en réfrigération, tels que: absorbour, bouchon fusible, compresseur, condenseur, réfrigérant, etc.Ces définitions ont pour but de prévenir des erreurs et des discussions inutiles, souvent dispendieuses, sur les termes techniques usuels.La première section se rapporte à la fabrication des appareils frigorifiques.Il est dit à l'article 2: Fabrication 2.La fabrication et l’inspection de la construction des récipients et appareils sous pression destinés à être utilisés comme récipients et appareils frigorifiques devront être, en tous points, conformes aux exigences du (.'ode concernant les chaudières à vapeur et les autres récipients sous pression.La fabrication et l’inspection devront aussi être conformes aux règlements de la province de Québec concernant tous les récipients sous pression.Par conséquent les quelques règlements qui suivent dans cette section se rapportant aux appareils frigorifiques, sont plutôt de caractère spécial et doivent être ajoutés à la réglementation déjà vue et connue de la loi concernant les appareils sous pression, section première des règlements généraux, c’est-à-dire de la partie qui traite de la construction de ces appareils, en vue de l’obtention du certificat «A».Ces quelques règlements spéciaux se rapportent aux dispositifs de sécurité exigés sur les systèmes frigorifiques du type cabinet, (pii sont vendus directement et qui ne requièrent aucun technicien pour être mis en opération.11 suffit simplement de faire la prise électrique et l’appareil fonctionne ensuite à volonté.Il y a lieu de noter un autre article concernant la fabrication des accessoires employés sur les appareils frigorifiques.Cos accessoires ou adaptations doivent être fabriqués de métaux qui conviennent au réfrigérant utilisé.Les parties ouvrées doivent être inoxydables et les soupapes doivent être réglées, marquées et scellées par le manufacturier.La section H concerne l’obtention du certificat «B», certificat qui accepte l’installation du système frigorifique.Ici, comme pour toutes les installations de récipients sous pression dans les édifices publics, des plans et devis doivent être fournis et les manufacturiers, leurs agents ou leurs sous-agents, sont tenus de fournir au Service toutes les données nécessaires. 186 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Cette nouvelle réglementation comporte un article important qui contient une classification logique des appareils frigorifiques.Cet article permet de déterminer la capacité des appareils frigorifiques rapidement sans erreur ou discussion et ainsi facilite de beaucoup le travail d’inspection, alors qu'autrefois il fallait trouver et calculer la surface des évaporateurs, travail ordinairement long et difficile.Aujourd'hui, pour les fins de la sécurité, l'inspecteur n’a qu’à suivre les directives du règlement pour déterminer en un coup de crayon le tonnage du système frigorifique: CapaciU rit* syslrnies 14.Pour déterminer la capacité des systèmes de climatisation et des systèmes destinés au refroidissement de l’eau ou des breuvages, un (1) cheval-vapeur sera considéré comme développant une (1) tonne de réfrigération, quel que soit le réfrigérant utilisé.«) Pour déterminer la capacité d'un système frigorifique ou d'un système destiné à la fabrication de la glace, les chevaux-vapeur, indiqués à la table I, seront considérés comme facteur classique (standard factor) pour une (1) tonne de réfrigération.TABLE I Acide carbonique.2.00 C'.\ .Tous les autres réfrigérants.1.50 C.\ .b) Lorsqu’un engin à vapeur sera utilisé pour faire fonctionner le système frigorifique, sa force motrice sera déterminée par la formule suivante: Px L x A x N 33,000 P : Pression effective basée sur l'obturation à un quart (J4) (25%) de la course, en livres par pouce carré.L : Longueur de la course en pieds.A : Aire du piston en pouces carrés.X : Nombre de R.P.M.Dans la section qui traite de l'installation, la question des soupapes de sûreté sur les compresseurs comme sur les réservoirs LOI ET RÈGLEMENTS CONCERNANT LES CHAUDIÈRES A VAPEUR 187 d'emmagasinement est traitée en détail et tous les cas connus sont compris dans le cadre de la réglementation.De plus le dispositif d’urgence et la conduite de trop-plein qui permettent d’expulser le réfrigérant à l’extérieur sont expliqués avec toutes les précautions qui doivent être prises pour que ces tuyauteries rendent le service demandé.I.a question des salles do machines est étudiée à fond et il est laissé suffisamment de latitude à l'inspecteur en chef pour qu’il puisse juger des cas particuliers, afin de ne pas exiger la construction d'une chambre de machines «classe T», chambre dispendieuse, si cela n’est pas nécessaire.Quand construire chambre des machines ordinaires 87.Les chambres des machines ordinaires devront être construites lorsque le Code l’exige.Chambre des machines, établissements industriels 38.Tous les systèmes frigorifiques installés dans les établissements industriels devront être placés, au moins, dans une chambre des machines.Comment construire chambre des machines «classe T)) 39.Les chambres des machines «classe T# devront être construites en conformité avec le Code.Quand construire chambre des machines ((classe 7’» 40.Les chambres des machines «classe T» devront être construites lorsque les quatre (4) facteurs suivants concorderont avec les articles du Code mentionnés ci-après: 1.Genre d’édifice (Section IV, articles 401 à 405 inclusivement et 407).2.Genre de réfrigérant (Section VI, article G01).3.Quantité de réfrigérant.[Section VII, articles 703 (d), 70S; Section VI11, article 803 (d); Section IX, article 903 (d);] Section X, article 1003 (b); la Section XI ne peut être acceptée.Pour les fins du présent article, cette Section XI sera remplacée par ce qui suit: ISS RK VU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE Dans les établissements classifiés dans le Code sous le nom de: «industrial occupancy», des chambres de machines «classe T» devront être construites lorsque l’inspecteur en chef jugera que les circonstances l’exigent.L’inspecteur en chef se guidera d’après les facteurs suivants: a) l'emplacement du système frigorifique; b) nombre de personnes qui peuvent se trouver dans l'édifice n’importe quand; c) genre de réfrigérant ; d) quantité de réfrigérant ; 4.Emplacement du système dans l'édifice: (en conformité avec les exigences de la Loi concernant les édifices publics et les établissements industriels, chapitres 176 et 182 et amendements, S.R.Q.1925).Chambre des machines, patinoires 4L L'ne chambre des machines de la «classe T» devra être construite, lorsque cette chambre des machines fera corps avec l’édifice principal des patinoires.Les fenêtres devront donner immédiatement à l’extérieur de l'édifice.Il est aussi question des systèmes mécaniques de ventilation, des masques protecteurs comme des conditions pour l'entreposage des réfrigérants.En un mot, tous les points essentiels en vue de la sécurité, sont réglementés afin de rendre l’installation des appareils frigorifiques, libre de tout danger.Prenons par exemple le dispositif de sécurité connu sous le nom de dispositif d’urgence.Cette tuyauterie permet par l'extérieur de l’édifice, de rejeter le réfrigérant rapidement dans l’atmosphère au cas d'incendie.L’on sait cpie si une grande chaleur parvient à un récipient sous pression, qui contient une vapeur ou un gaz, cette chaleur bâtira à l'intérieur du récipient une pression qui pourra provoquer une explosion, et dans le cas d'une vapeur réfrigérante en plus de l'explosion il y aura lieu de craindre les vapeurs mêmes du réfrigérant.Cette tuyauterie d’urgence permettra, en laissant sortir le réfrigérant dans l’atmosphère à une hauteur convenable, de prévenir d’abord l’explosion possible et aussi d'empêcher les vapeurs de venir en contact avec les personnes soit à l’intérieur soit à l’extérieur de l'édifice. I.OI KT RKOLKMKXTS COX f'ERX ANT LES CH AT MERES A VAPEUR 189 ( onimc pour tous les autres récipients sous pression, le certificat «H» est émis lorsque l'installation a été trouvée en conformité avec les règlements et que les honoraires ont été payés.t'es honoraires sont basés sur la capacité du système, calculée d après la formule donnée dans les règlements.La section III concerne l'inspection annuelle et l’on y trouve quelques règlements particuliers comme le règlement sur les masques protecteurs et les précautions à prendre quand on fait des réparations: Précaution-s fil.Il est défendu d effectuer des réparations sur un système frigorifique pendant que le système est sous pression.a > 11 est défendu de serrer les boulons (bolts) ou les assemblages a brides i flanged joints i, lorsque le système renferme de la pression.Le certificat «('» comme pour tous les autres récipients est émis une fois que tout a été trouvé en bon ordre et que les honoraires ont été payés.Hans les règlement s sur les systèmes frigorifiques nous trouva ms, a la sect ion I \, les règlements concernant les récipients usagés et de seconde-main.Quoique cette réglementation soit pour le moment inapplicable au point de vue légal, sitôt que la loi aura été refaite et qu’elle sera en force, le contrôle plus sérieux sur ces appareils sera possible.I.art icle 66 dit ceci : Uéei picot.s et appareils usagés 66.Sont considérés comme récipients ou appareils usagés ou de seconde main: L La tuyauterie, les accessoires, les adaptations, les récipients, les appareils ou les systèmes qui changent d’emplacement, mais non de propriétaire.2.La tuyauterie, les accessoires, les adaptations, les récipients, les appareils qui changent et d'emplacement et de propriétaire.3.La tuyauterie, les accessoires, les adaptations, les récipients ou les appareils qui ne changent pas d’emplacement, mais qui changent de propriétaire. KKvn: :KiMi.'i hit.i.i.t: < an adiknni: * • # ] 90 CD , ou AH < CD ; et 4 on a AH +iHC ÿï AC pour trois points quelconques.La notion de distance (-t celle de droite sont complètement distinctes entre elles, chacune possédant un caractère spécifique I.l.' FONDEMENTS DE I.A GEOMETRIE EUC'LI DIK.W I'.197 propre*, let ant une notion essentiellement quantitative ou métrique, la distance est caractérisée par la grandeur numérique s'attachant a la distinction de deux points, et non point parla forme que l’on prête a cette distinction, iandis que la notion de droite, plus complexe que celle de distance, serti bientôt caractérisée par des relations de distance entre certains de ses points.Ce sera par une convention (pie nous assimilerons, plus loin, les notions de distance et de segment rectiligne.1) autre part, les propriétés attribuées à la notion de distance sont justifiées par son caractère essentiellement quantitatif, et en expriment l'invariance.Knfin, ce postulat introduit des le début la notion de grandeur numérique: en effet, celle-ci est impliquée par la nature même de la géométrie métrique et dans chaque phase de son développement, comme par exemple, dans la comparaison des côtés et des angles d'un triangle, et dans la bissection d'un angle ou d'un segment.Df.1.I tu figure est un ensemble de points distincts ayant entre eux dis relations de distances déterminées.1)f.2.I n point-milieu par rapport à deux points donnés, est un point dont les distances aux deux points donnés sont égales, il biles (pic li ur somme égale la distance entre les deux points.P* 3 — Il existe un ensemble de points, appelé une DROITE, tel qu’il y a toujours au moins un point-milieu entre deux points donnés de cet ensemble, et que les points-milieux de trois points donnés pris deux à deux, sont toujours distincts.( e postulat implique que la droite a une multiplicité de points, donc plus de deux points.Mais il n'exige pas de relations d’ordre entre ces points.Il convient également aux trois droites classiques, ce qui lui donne un avantage sur les définitions courantes de la droite, tout en exprimant une propriété fondamentale de ces droites.( Oit.lJar deux points, on peut toujours faire /tasser au moins une droite.-—( ar on peut toujours placer ces points dans tm ensemble défini par le postulat précédent.I If.1.On dit (pu tous les points d am dviuti forint ni une col-LIXI-.ARHT.' OU CIICOI'I (pu tous les points d UIU di'otli sont COLLINE Al RL.-', gu ils sou nt pris ense mille ou tu partie.S'il g a des points gui n apparti< nncilt pus a une droite donnée, on dit (pi ils sont EXTÉRIEURS OU NO N-COI.L IN É AIRES « CCttc droit' .P-d — htant donnés deux points quelconques sur une droite, il existe sur celle-ci des points dits INTÉRIEURS, hK vr i: Ti: i m i:stK n:1.1,k « ¦ ax a di i :xx k ] OS tels que les distances de chacun d’eux aux deux points donnés.sont l’une et l’autre toujours moindres que la distance entre ces deux points, et que la somme de ces deux distances puisse être égale à celle des deux points donnés.Ou dit ainsi que le point ( est intérieur à, ou interméd mire a, ou situe cuire A et B, lorsqu'on a AC CB.Il est évident que tout point-milieu par rapport à deux points, est intérieur à ees points: et qu’il n’y a pas d'autre point entre deux points coïncidents.— ( 'e postulat n exige pas cependant l égalité de la somme des distances d'un point- intérieur à deux points donnés, à la distance de ces points: la nécessité de cette égalité pourrait être démontrée pour la droite euclidienne.- De même, il permet l'introduction des idées de .setjment et A'ordre qui seront définies plus loin pour la droite euclidienne.Dix 4.Ou dit (jtu des collinéarités sont héductiulks ù 3 points, lorsque tout pond de chacune d elles forme une colltnéurité une nu moins une pain de points pris sur deux fiuelcomjues des collinéarites formées pur trois ponds noii-collinéain s de leur ensemble.Bar analogie, on pourra définir des collinéarités réductibles à x points, ce qui donnerait «les espaces à plusieurs dimensions).P.5 11 existe un ensemble de points, appelé un PLAN, «.]ui forment une multiplicité de collinéarités réductibles à trois points, et tels que toute droite passant par deux points de cet ensemble lui appartient complètement.Colt.I n pion peut toujours être considéré comme un ensemble de points obtenus en prenant trois points non-collinéuin s, tous les points colhnéaires une ceux-ci pris deux-à-deux, il tous les ponds collinée: i n s nue tous les points ainsi obtenus il pris deux à deux.P.(> Par trois points quelconques, collinéaires ou non, on peut toujours faire passer au moins un plan.Coït.I.Il existe uni multiplicité r comme ce plan contient une multiplicité de collinéarités, il a donc une multiplicité de points extérieurs à la droite.( or.2.Par deux ponds d'un plan, on peut toujours faire passer au moins une droite entièrement contenue dans ce plan.— Car par deux points on peut toujours faire passer au moins une droite : et une fois que cette droite a doux points dans le plan, elle est entièrement contenue dans ce plan.— On peut donc dire aussi epic deux points EES FO.VDKMBXTS I)E LA ( i KOMKTRIK K U I'Ll DIHX N K lit! I déterminent toujours mu: droite ou moms.Ou encore, étant donnés ileux (uords, il existe ou noons une droite cordenont ces deux points.Dk.5.Les points d un même pion sont dits coplaxaires, iqu'ils son ut pris ui parti) ou lions h or ensemble.Note.- Ces deux derniers postulats posent une nouvelle distinction entre lu distance et lu droite: car le lait de poser une relation quantitative entre deux points n’implique pas comme tel l'existence d’une droite et surtout d'une seule droite passant par ces deux points.La distance de deux points sera réalisée plus loin par une convention expresse.— D'autre part, ces deux postulais ét a Missent l'existence de points extérieurs ou non-collinéaircs à une droite, et permettant ainsi de sortir de la droite pour s'élever au plan.L'unicité de la droite passant par deux points, l'unicité du plan passant par trois points non-collinéaircs, et l'unicité rie la droite d'intersection de deux plans, seront démontrées plus loin pour la droite euclidienne.P.7 Etant donné dans un même plan une droite et un point extérieur, il existe sur cette droite au moins un point tel que sa distance au point extérieur est moindre que la distance de ce point extérieur à tout autre point de la droite.Cette distance minimum est prise comme la distance dit point extérieur à la droite.Du démontrera plus tard que la droite qui réalise cette distance minimum est la perpendiculaire abaissée du point extérieur sur la droite donnée: et par une convention expresse, on assimilera cette perpendiculaire (segment) à cette distance.Note.— Ce postulat pose aussi l'indépendance des notions de distance d'un point à une droite, et de perpendiculaire.Eu effet, on a vu (pie la notion de distance est antérieure à celle de droite: et de plus, la perpendiculaire contient un élément supplémentaire à la droite, car elle précise une position particulière d’une droite par rapport à une autre, sans influencer la natlire de la droite comme telle.Enfin, la notion de perpendiculaire n'est pas nécessaire comme telle à l'établissement du postulat spécifique de la droite euclidienne.P.8 — Etant données deux droites coplanaires, il existe sur chacune au moins deux points tels que tous les points intérieurs à ceux-ci sont extérieurs à l’autre droite.Dr.G.On appellera partie extérieure à une droite, l'ensemble de Ions les points d'une seconde droite coplanaire, qui sont en même temps extérieurs éi la première et intérieurs à deux points donnés 2(10 iP, mais aussi le point ( ' de la droite A Deux plans qui ont deux points communs, ont aussi une droite commune.En effet, soit les plans AI et X et les deux points A et 13 communs à ces deux plans.lin vertu du Th.3 il n'existe qu'une seule droite dans le plan Al passant par A et B: et de même, il n'existe qu'une seule droite dans le plan X passant par A et B.< )r, les deux droites entre A et B des plans Al et A se confondent en une seule Th.3, ( or.1 ) qui est doue commune à ces pians.('on.Deux ou plusieurs plans peuvent avoir une seule droite connu une.< eci découle du 1 h.0 et du ( or.4 du I h.•">.! X(n i.1.Axiome I, G de Hilbert, suivant lequel deux plans qui ont un point commun doivent avoir au moins un second point en commun, semblerait se rattacher à ces derniers théorèmes.Mais sa démonstration demande la considération d'intersections impliquant des propriétés de parallèles.Xous pouvons donc le laisser de côté pour le moment, et d'autant plus qu'il n'est pas nécessaire dans la majeure partie du développement synthétique de la géométrie plane.-— Il en est de mémo du Th.1 de Hilbert qui nous semble exiger ht considération de parallèles et qui peut être reporté à plus tard.Th.7—-Entre trois points d’une euclidienne, on ne saurait avoir trois distances égales entre elles.Soit deux distances AB et A( ' égales i P.3 et Df.2).Supposons que la distance BC soit égale aux autres.- - Prenons le point-milieu AI sur B< ' qui doit être différent de A puisque ce dernier n'est pas intérieur à BC vu que AB et AC ne sont pas moindres que B(’.l.e point AI ne peut pas être intérieur à AB et à BC, puisque les trois distances AIA, AI B, AK' seraient égales, ce qui est contraire à P, 3.Donc, la distance AAI est plus grande que AB et que A< ', et les points B et < ' sont intérieurs à A et AI comme conséquence.- ( 'on-sidérons maintenant les relations de A, B, C, et AI par rapport à une droite AX coplanaire à la droite* donnée et possédant le point A en commun: les théorèmes précédents exigent que ABC et AX 204 R K V r K TR IM EST HI E LL E C A N' ADI E N N E n’aient pas d’autres points communs.Or les distances des points P et 0 à AX sont plus grandes que la distance du point A à AX du moment que celle-ci est nulle puisque A est commun aux deux droites; elles doivent donc être plus petites que la distance de M à AX en vertu du Postulat de Courbure Nulle.Mais alors, ce même point-milieu M qui est originairement pris comme intérieur à PC, est plus distant de AX que l'un et l’autre des points 15 et (', ce (pii contredit le Postulat de Courbure Nulle.Dans ces conditions, l'hypothèse de légalité de la distance PC aux distances AP et AC ne saurait être admise.( or.htnnt donnés trois points A, Ji et C il'une droite, et Végalité des deux distances Ali et AC, la distance 11C ne peut jamais être moindre que les deux autres.Th.8 — Entre trois points d’une droite, il y a toujours une seule distance qui est plus grande que les deux autres.( 'onsidérons les trois distances AP, AC et PC entre les points A, P et ( coliinéaircs.J) après P.2 entre ces distances prises deux à deux, il n y a qu une seule relation soit d'égalité, soit d'inégalité correlative.Partons de la distance PC; si elle est égale à AP, alors cist la distance \t qui est plus grande que les deux autres; car en vertu du Ih.i et de son corollaire, AC ne peut être égale ou moindre que les deux autres.Si P( ' est moindre que les deux autres, celles-ci a leur tour doivent être ou égales ou inégales entre elles: le premier cas est éliminé par le corollaire du Th.7, et le second cas implique (pie l’une et une seule des deux autres distances est la plus grande do toutes.Enfin si PC est plus grande que l'une et 1 autre des deux autres distances, quelles que soient les relations de celles-ci, 1 énoncé du théorème se trouve justifié également.Th 9 —Entre trois points d’une droite, il y a toujours une seule distance qui est égale à la somme des deux autres.Considérons les trois distances AP, AC et PC entre les trois points donnés A, P et ( ' coliinéaircs.D'après le Th.S il y a toujours une seule distance plus grande que les deux autres: soit PC cette distance.11 est entendu (P.2) que PC est inférieure à la somme de AP et A( ' ou égale à cette somme.Dans le premier cas, on pourrait trouver dans la somme des points collinéaires AP et AC, un point X dont la distance serait égale à C serait égale à I3( ': soit XP cette distance.Mais alors X( ' doit être plus grande que XP et PC ('1 h.8).Et cependant, le point X étant pris à l’intérieur de AP ou de AC, sa distance à P ou à C est nécessairement moindre (P.4) LES FONDEMENTS DE LA GÉOMÉTRIE EUCLIDIENNE 205 quo AIî ou AC, ou quo BC à plus forte raison.Cette contradiction élimine le premier cas et confirme ainsi l'énoncé du théorème.Note.— On remarquera que la prouve de ce théorème est théorique et quelle précise pour l'euclidienne l'énoncé du P.4 relativement à la propriété des points intérieurs.On pourrait construire plus tard le point X au moyen des propriétés de la oongri ten ce.t or.1 Ax.II, 3 de Hilbert).Liant donnés Irais paints colli-nrcnrrs, il y a un 11 un seul rpu est intérieur entre les autres.— Kn effet, il n'y a qu'une seule distance supérieure à toute autro, entre ces points collinéaires pris deux à deux: deux points étant ainsi fixés par cette distance, c'est le troisième qui leur est intérieur nécessairement ( oit.2 Ax.II, 1 de Hilbert).Liant donnés trois points colline aire* .1, Jl it ( , si Jj est intérieur à .1 it O, il est aussi intérieur à C et .1 menu nient.— ( eci découle du P.4 qui définit les points intérieurs et des implications des théorèmes de eollinéarité.Propriétés des segments euclidiens.— Df.Un segment euclidien, rpie nous désignerons désormais comme un segment, est l'ensemble des points d'une droite comprenant deux points distincts de cette droite, (pion appellera les extrémités du segment, et tous les points de cette droite intérieurs à ces extrémités.Tous les autres points de la droite, ri l'exclusion des extrémités et de leurs points intérieurs, sont dits extérieurs à ce segment.Cor.1.Un segtnent contient au moins trois points distincts.Cor.2.De trois points d'un segment, un et un seul est intérieur aux deux autres.(Th.8 et Th.9 et spécialement le Cor.1 du Th.9).Cor.3.Les extrémités d'un segment appartiennent à ce segment.Cor.4.Deux points quelconques peuvent toujours être considérés comme les extrémités d'un segment.Cor.5.L'ensemble des points collinéaires aux extrémités d’un segment, ou à deux points quelconques de ce segment, contient tous les points de ce segment.Cor.6.Lorsqu'un segment appartient à une droite, tous les points de ce segment appartiennent à cette droite.Coït.7.Il existe des points extérieurs et collinéaires ri un segment donné, et pouvant former un nouveau segment contenant le premier.(Ceci permettra, plus loin, la notion de «prolongement» d'un segment ainsi que certaines définitions ordinales).Note.— La notion de partie extérieure à une droite (Df.6) peut se ramener à celle de segment euclidien : la différence spécifique entre ces deux notions est que la première se pose par rapport à 206 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE une autre droite et qu’elle comporte des considérations d'appartenance.Convention fondamentale.En géométrie euclidienne, la distance de deux points sera désormais représentée par un segment ayant ces deux points pour extrémités, et appartenant à la droite euclidienne qui spécifie cette géométrie.Cette convention est rendue nécessaire par l’indépendance des notions de distance et de droite, et qui se trouvent ainsi réunies formellement pour des besoins représentatifs et pratiques.D’autre part, l’unicité de la droite passant par deux points, et par conséquent celle du segment qui joint ces deux points, caractérise repré-sentativement l’invariance de leur distance.De plus, cette invariance se voit rehaussée du fait que la distance entre deux points est toujours égale à la somme des distances de tout point intérieur à ces deux points; et que nul autre ensemble de points passant par les deux points donnés ne comporte une relation de distance moindre que celle du segment euclidien.Ces considérations rendent donc notre Convention Fondamentale entièrement légitime.III.— Les caractères de la notion d'ordre Df.1.L’ordre des points d'un segme nt est la détermination des distances de ces points par rapport à l’un d’eux pris comme origine ou point-premier, et R le sont aussi.Donc les angles supplémentaires XOR et MOP sont aussi égaux.En intervertissant ces égalités, on a la somme XOP et XOR égale à la somme MOP et MOR.Chacune de ces sommes étant égale a deux droits, les côtés des angles directs ainsi formés sont en ligne droite: donc OP et OR sont collinéaires.( ou.La somme des angles intérieurs d’un triangle est égale à deux angles droits.Th.7 —Etant données deux droites telles que deux Cni plusieurs) points de l’une sont équidistants de l’autre, elles sont parallèles.Soit deux droites M et X répondant à ces conditions.Des points f et D de m menons les perp.( A et DB sur a; ces deux perp.sont égales.Il s'agit de prouver que les angles ACI) et B DC sont droits.Prenons le point-milieu O de AB et joignons OD et OC.Les triangles égaux ACO et ODB donnent OC et OD égaux, et les angles A( D et ( )DB égaux.Le triangle isocèle C( >1) donne les angles Of D et ODC égaux.Par conséquent la somme des angles ACD et OCD est égale à la somme CDD et ODB.Donc les angles ACD et B DC sont égaux.Or les perp.( A et DB sont parallèles; et l'angle altorne-interne de ACD par rapport à CD est égal l'angle BDC (Th.5).Donc tous ces angles sont droits.Ih.8 —Deux parallèles ne se rencontrent pas.On effet, chaque point de l'une est toujours à une certaine distance de l'autre, égale au segment de leur perp.commune.— Ou encore, parce que si elles se rencontraient, de leur point d intersec- LES FONDEMENTS I)E LA GÉOMÉTRIE EUCLIDIENNE 219 tion on pourrait mener deux perpendiculaires à une même droite, ce qui n’est pas admis.Th.9 — Postulat d’Euclide: Si deux droites sont coupées par une sécante qui forme des angles intérieurs dont la somme est inférieure à deux droits, ces deux droites prolongées doivent se rencontrer du côté où la somme des angles intérieurs est inférieure à deux angles droits.Soit AH et C'D ces deux droites; et sur CD deux points 0 et Q inégalement distants de AB, du moment qu’elles ne sont pas parallèles, en supposant la perp.OP plus grande que la pcrp, QB.P R 0 B Prenons QII = QO et EP = QH.Joignons EQ et prenons QS = EQ sur le prolongement de celui-ci.La droite EQS est parallèle à AB.Joignons les points I! et S et menons HT prep.à AB.Les triangles EOQ et QSII sont égaux: donc OE = ILS et les angles QSII et ( )EQ sont des angles droits égaux entre eux.Mais ILS et OP étant perp.à ES sont parallèles: donc ILS et LIT sont en ligne droite.Mais OP > QR, donc IIT = OP-0E-IIS = 0P-2 OE.En prenant ainsi sur CD des segments successifs HI, IK, KL .chacun égal OQ, les points I, K, L .se rapprochent de plus en plus de AB par des longueurs égales à 3 OE, 4 OE .successivement.Or le segment donné OP est fini, et il en est ainsi du segment OE si petit soit-il.Donc, en multipliant OE par un nombre suffisamment grand, on obtiendra un segment égal ou supérieur à OP: dans les deux cas, ce segment aura un point sur AB (Postulat de Continuité).Donc CD et AB se rencontrent.De plus, les droites AB et CD se rencontrent du côté où la somme des angles intérieurs est moindre que deux droits.En effet, AB et CD doivent former un angle non-nul à leur point de rencontre, autrement elles coïncideraient.Donc le segment de la sécante compris entre les deux droites non-parallèles, et les deux segments de ces deux droites compris entre leur point d intersection et les deux points où la sécante les coupe, forment un triangle 220 K K V U I : TRIM l.-TRI ll.I.i: ( ' A X A I) 1K N X K contenant justement cet angle non-nul formé par les deux droites non-parallèles à leur intersection.Or, la somme des deux angles à la base de ce triangle est moindre cpie deux droits: il en résulte que les deux droites non-parallèles AH et CD se rencontrent du côté de la sécante qui forme des angles intérieurs moindres que deux droits avec elles.(’ou.Des droitea coplanaires qui ne se rencontrent pas doivent être nécessairement parallèles.( 'oxclusioxs L’exposition que nous venons de donner des fondements de la géométrie euclidienne répond complètement, croyons-nous, aux conditions du problème que nous nous sommes posé.Sur la base de postulats génériques, nous avons d’abord caractérisé la droite euclidienne par un seul axiome spécifique, notre Postulat de Courbure Nulle.Nous avons alors pu démontrer comme de simples théorèmes les deux postulats ordinaires de la droite euclidienne, sans faire appel à un autre postulat particulier pour établir l’unité de la droite passant par deux points, ou encore à un nouveau postulat spécifique pour caractériser les parallèles euclidiennes.L’idée de ce travail nous a été donnée il y a plus de vingt-cinq ans, par des considérations sur l’axiomatique comme méthode, et sur les fondements de la géométrie en particulier, dans la perspective de leur valeur logique.Nous avions été frappés du fait que la droite euclidienne, qui est une entité simple et définitive en elle-même, exigeait pour sa caractérisation deux postulats équivoques qui ne donnent pas séparément une représentation suffisante de cette droite.Et ces deux postulats sont équivoques, parce que leurs énoncés peuvent être interprétés de façon à convenir à d’autres espèces de droite: ainsi le Postulat de la Droite Unique convient parfaitement aux droites d’Euclide et de Lobatchefski; et l’énoncé du Postulat des Parallèles donné par Euelide, convient également comme tel aux droites d’Euclide, de Lobatchefski et de Riemann.Cette équivoque se complique du fait que le Postulat de Playfair, donné couramment comme l’équivalent de celui d’Euclide, ne convient qu’à la géométrie de ce dernier.Bien que les axiomatiques courantes des trois géométries classiques soient pratiquement suffisantes pour leur développement technique, il nous a paru souhaitable de pouvoir spécifier l’euclidienne par un seul postulat précis, exclusif et suffisant pour la démonstration de ses propriétés essentielles. L.K S FON" DEMENTS I)K LA OÉOMÉTRIE EUCLIDIENNE 221 Ces considérations permettent de voir qu’il ne s’agissait guère pour nous rie réduire le Postulat des Parallèles à celui de la Droite Unique, d'autant plus que cette réduction, qui est impossible d'ailleurs, n'aurait pas levé leur équivoque.Nos difficultés étant d’un autre ordre, il nous fallait chercher et composer un postulat euclidien fondamental entièrement nouveau, l’établir ensuite sur une axioma-tique générale et l’intégrer enfin dans le système euclidien.Nos recherches ont comporté une double phase.Gomme méthode indirecte, il a fallu vérifier les divers travaux historiques des mathématiciens qui s’étaient intéressés aux fondements de la géométrie, aussi bien pour connaître les raisons des résultats acquis ou pour y trouver des analogies utiles, que pour apprendre à éviter des erreurs subtiles qui souvent se glissent dans ce genre de recherches.Comme méthode directe, il a fallu analyser tous les éléments et toutes les implications des deux postulats classiques de la droite.C'est ainsi que nous nous sommes aperçus que l’un et l’autre impliquaient une idée fondamentale au sujet de l’euclidienne, soit l'idée des conditions d'inclinaison tie deux droites euclidiennes.En effet, le Postulat de la Droite Unique peut être interprété ainsi: deux droites qui partent d'un point commun s’éloignent l'une de l’autre sans jamais se rencontrer.Et le Postulat des Parallèles exprime la réciproque de cette proposition: deux droites qui se rapprochent l’une de l’autre finissent par se rencontrer.Il s'agissait alors d’exprimer avec plus de précision cette inclinaison de deux euclidiennes; et c’est pour cela que nous sommes servis de l’idée de distance, en la prenant dans un sens purement métrique sans l’assimiler dès le début à celle de segment.Enfin, la composition de notre postulat définitif impliquait un double souci: celui de n’utiliser que des propositions primitives générales d’une part; et celui de pouvoir servir aux démonstrations désirées, de l'autre.C’est ce qui a donné le Postulat de Courbure Nulle.Quant à la théorie des parallèles, elle demandait d'abord une définition de ces lignes qui soit constructive et non point négative.Pour la déterminer, il a fallu analyser les propriétés essentielles des parallèles pour y trouver un élément indispensable aux constructions exigées pour leur preuve: c'est l'existence d’une perpendiculaire commune qui constitue cet élément et qui nous a ainsi servi pour notre définition.Il ne restait plus qu’à établir la liste des propriétés essentielles des parallèles avec leurs réciproques, et à les disposer synthétiquement pour en donner la preuve.C”est 222 H K VI ' K TH IMI :STR I KLLK C A X A DIKX X K ce qui a donné la théorie que nous venons de présenter: ayant à notre disposition le Postulat de Courbure Nulle, et les démonstrations des propriétés essentielles de l'euclidienne (dont le théorème de la droite unique), nous avons pu étayer cette théorie sans faire appel à des hypothèses supplémentaires.L exposition des fondements de la géométrie euclidienne que nous venons de donner comporte certains avantages.(1) Klle permet de caractériser l’euclidienne par un postulat unique et suffisant.(2) Ce postulat est en réalité plus simple que les deux axiomes classique de cette droite, bien que son expression semble plus complexe: car il implique moins d’éléments que l'un et l'autre des deux autres axiomes.(3) Ce postulat satisfait notre perception tactile et visuelle bien mieux que les postulats classiques: ceux-ci comportent plus ou moins directement un appel à l'infini géométrique, 1 éloignement et le rapprochement de deux droites ne pouvant jamais être vérifié complètement.Tandis que notre postulat n’exige que la considération d’une partie limitée de la droite, qui peut donc être l’objet d'une expérience concluante.(4) fctant plus intuitif et plus précis, notre postulat a plus de valeur pédagogique: il peut donc s’intégrer avantageusement dans l'enseignement et couper court aux hésitations et aux excuses qu’on doit y faire parfois.(5) Notre système introduit plus d'unité dans les fondements de la géométrie euclidienne, et permet d'éviter de nombreuses équivoques à leur égard.(6) Il permet ainsi d'importantes distinctions entre des concepts qui étaient souvent identifiés (distance, droite, perpendiculaire, par exemple), et l’introduction de précisions nouvelles sur ces notions.(7) Enfin la méthode suivie, nos postulats génériques et certaines de nos démonstrations peuvent être utilisées dans une nouvelle exposition des géométries non-euclidiennes, dont la validité, l'interprétation et l’utilisation sont indirectement favorisées et confirmées par notre exposition.l ue première ébauche de ce travail était présentée en 19PJ à l'Académie des Sciences de Paris.Le 25 février 1924, Paul Painlevé communiquait à cette assemblée notre résumé Sur la ligne droite (I les parallèles d'Kvelide, contenant notre système d'axiomes et la séquence de la théorie des parallèles K'unrptis rendus de l'Académie des Sciences, 1924, pp.748-750).La même année, au Congrès International de Naples, nous présentions une étude T la Spécification of lia Euclidian Straight Lint, expliquant notre méthode et justifiant notre système de postulats Alt! del Congnsso Inttr-nazuinalt di l’ilosofta, It*25'.De nombreuses discussions avec LI.- FON'DK.MKXTS DE LA GEOMETRIE E f (LI DIEXXE 223 filin tartan (Paris) et des collègues des universités de Londres et de Piruxelles, nous amenèrent à amplifier notre théorie: nous lui ajoutions ainsi des considérations supplémentaires de propriétés de la droite euclidienne.11 s'agissait surtout de montrer rpie notre exposition satisfaisait certaines conditions de la topologie et de Paxioinatique générale.L’étude inédite que nous présentons ici est le résultat d'une vérification complète et récente de nos recherches avec quelques améliorations de détail.Ce que nous jugeons être nouveau dans cette étude, outre le problème général que nous nous sommes posé, c’est notre système d'axiomes génériques, le Postulat de Courbure Nulle, la démonstration des propriétés essentielles de l’euclidienne, et la théorie des parallèles.Nous avons systématisé récemment une partie des démonstrations relatives aux propriétés de l'euclidienne.Quant aux notions d’ordre et de congruence, il n’était guère indispensable d’en donner une théorie nouvelle: il suffisait d'incorporer dans notre système une théorie satisfaisante déjà connue, comme celle de Hilbert dont nous nous sommes servis.En effet, n'ayant pas fondé sur ces notions notre spécification de l'euclidienne, leur systématisation paraissait moins importante pour notre but immédiat.I! serait intéressant toutefois de reprendre ces deux théories en les rapportant à l’idée primitive de distance.De même, il serait fructueux, croyons-nous, de reprendre l'analyse des géométries de Lo-batchefski et de Riemann suivant les analogies et les contrastes suggérés par notre propre axiomatique.Quelle que soit la valeur dernière des résultats cpte nous avons obtenus et de ceux que l’on peut obtenir dans ce domaine, il est clair que le vaste champ des fondements de ht géométrie en général et en particulier, est loin d'être encore exploré complètement, ("est pourquoi les problèmes d’ordre mathématique, d’ordre logique et d’ordre philosophique qui s'y rattachent conservent toujours leur fraîcheur et leur intérêt.Mais si les frontières de la pensée mathématique s'élargissent constamment, le fondement réel de cette pensée garde une noble permanence qui justifie ce développement et cpti permet ainsi d'en prédire de nouveaux progrès dans l'avenir.Thomas G h e e x \vood, Professeur à l'Université d'Ottawa, Maître de Confère tiers é VU niversité de Londres. REVUE DES LIVRES I RI'.NC II-C AXADIAN LF.7 l'F.HS (19-10), by Felix Walter.Reprinted from the l niversity of Toronto Quarterly, Vol.X, Xo.3, April 1941.Il y a déjà quelques années que j'analyse en cette même place la publication annuelle tie M.Walter sur les Lettres canadiennes-françaises.J'v trouve toujours un plaisir nouveau, sinon un plaisir sans mélange.Les remarques de M.Walter couvrent tout le champ de la production littéraire (ou soi-disant littéraire) de langue française de l'année 1940, année plutôt pauvre d’ailleurs.Cueillons-y quelques vérités utiles.La guerre n’a suscité qu'un livre remarquable, celui de Mlle Simone Kouthier, Aiheu, /'ans' A signaler aussi le beau tapage provoqué par l'intervention saugrenue du sieur Louis barigoule, alias Jules Romains, et la réponse cavalière do Valdombre.La poésie connaît aussi en 1940 une année creuse: “the best of it could hardly be called significant .Le roman n est pas plus heureux: manque de soufîle et verbiage.Au lieu de res non verba, l’on trouve verba non res.Goûtez cette remarque piquante de M.Walter: “Reading these edifying conversation pieces one wonders how" nos vaillants ancêtres “ever got time for their deeds of heroism” C’est frapper juste.Dans un domaine voisin du roman, et pour lequel la critique littéraire n'a pas encore trouvé de terme adéquat, l’on signale à très bon droit les (beurriers 'les I jliages de M.Clément Marchand, et Dans le bois de Sylvain (Dr Auguste Panneton).Mais l’espace me manque pour continuer cette revue.Je veux cependant ajouter un mot sur une idée émise par M.Charles Pruneau, et que M.Walter monte en épingle.A la page 14 de Grammaire et Linguistique, vous lirez ceci: « Les Canadiens, dans la plupart des cas, peuvent, à l’âge de douze ans, parler et écrire correctement deux langues » (le français et l’anglais).Ven déplaise à M.W alter, qui profite de ce passage pour rabrouer ceux qu’il appelle « les pédagogues nationalistes de Montréal et d'ailleurs », il se trouve qu’ici ces gros méchants de pédagogues nationalistes ont parfaitement raison et que M.Pruneau a complètement tort.M.Walter ne le sait peut-être pas, mais nous le savons, nous autres, et par expérience encore! Qu’on nous montre ce phénomène de « douze ans, qui parle et écrit correctement deux langues », et nous nous inclinerons devant les faits, et avec quel plaisir!.Fi « correctement » ne veut pas dire « correctement », mais « à peu près », j’accorderai que dans la plupart des 1 .i" I anadiens peuvent, a 1 age de douze ans, parler et écrire correctement leur langue, mais pas encore « deux langues ».Mais si « correctement » veut dire co qtl il \eut dire, alors .M.Pruneau a voulu ironiser ou, pour parler poliment, il se fait illusion.Le français est trop difficile, et l’anglais aussi, pour qu’on affirme une telle énormité.Les faits le prouvent surabondamment: experto crede.lit cpi on ne prenne pas ces lignes pour un plaidoyer contre l'enseignement de l’anglais.Pareil plaidoyer reste, chez nous, ridicule.Mais il ne faut tout de même pas REVUE DES LIVRES 225 continuer à senior la confusion dans ce domaine, et essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.Le bilingue (« écrire et parler correctement deux langues ») de 12 ans est un phénomène qui n’existe que dans l'imagination; c'est un être de raison, et comme tous les êtres de raison, on ne 1 a jamais vu écrire ni entendu parler dans nos écoles, lit ceci n’infirme en rien ce que peut avoir de juste la théorie de la culture bilingue; mais il y a l'âge et la manière: est modus in rebus.LKS PARK NTS MT L'KXFAXT.Les méthodes scientifiques dans l’éducation.Deuxième congrès annuel, IS-21 juin 1941.t'n volume de 2u7 pages.Les Éditions du Lévrier, Ottawa, et les Éditions de l’Œuvre de Presse Dominicaine.Montréal.Ce volume se compose de sept travaux dont voici le titre et l’objet général.« La philosophie des relations familiales », par le IL P.Louis-Marie Régis, O.?., Collège des Dominicains, Ottawa.— Recherche les causes radicales qui font de la mère et du père des co-éducateurs aux fonctions respectivement diverses.Exposé très solide, dans une langue légèrement rébarbative.« L’Éducation des Parents », par M.l’abbé Irénée Lussier, Université de Montréal.- Les changements qui s'opèrent dans notre monde rendent plus difficile et délicate la tâche des parents.Ils doivent s’instruire pour faire de l'éducation de leurs enfants une réussite.C’est pour eux qu’on a créé ’L'Ecole des Parents du Québec’.« Parents and Heredity », par Peter Sandiford, Ontario College of Education, University of Toronto.— Traite de l’hérédité en général, et de la connaissance que les parents doivent en avoir pour élever leurs enfants.Etudié ensuite certains problèmes qui se rencontrent dans les familles: la surdité, la démence précoce, etc.et comment les parents doivent se comporter en pareils cas.n Les parents et la formation de la conscience morale », par le P.Noël Mailloux.< >.P.Collège des Dominicains.Ottawa.— C'est le travail le plus considérable du présent volume 11 comprend trois parties: les conditions île l'accès à l'ordre moral, l'épanouissement de la personnalité morale, l'éducation du sens moral.Le P Mailloux est, malgré son jeune âge, un « as » de la psychologie expérimentale.Il est dommage qu'il s'obstine a .- exprimer dans un langage presque inaccessible à « l'honnête homme ».« Parental Acceptance and Rejection and their Influence on the Child's Behaviour ».par Charles M.Discretis.University of Cincinnati.— Pour développer harmonieusement le caractère et la personnalité de 1 entant, il faut se garder de deux excès opposés : l'amour aveugle et une haine injustifiable.« La famille et l'école dans l'éducation de la personnalité ».par M.Jean-Charles Miller, École de la .lemmerais, Mastai.— Etude à la lumière de notions élémentaires de physiologie et de psychologie médicale, la personnalité de l'enfant, et retrace les principaux concours dont il a besoin pour sa meilleure formation physique, intellectuelle et morale.« The Identification.Description and Development of the Intellectually (lifted », par Flore.S.Dunlop, Ottawa Public Schools — Comment décou- vrir les enfants les mieux doués.Comment les comprendre, les encourager et les éduquer de manière à dév< ' r leurs aptitudes à devenir des chefs.99 VIE D ÉCOLE ET DE L’ASSOCIATION le 1S juin 1942 ACTIVITÉS DU CONSEIL GÉNÉRAL Depuis la dernière publication de cette rubrique, le conseil général s’est réuni quatre fois.Parmi les sujets pris en délibéré, mentionnons les suivants: Le conseil a jugé à propos de former deux comités spéciaux ayant pour objet respectif de publier une nouvelle liste des diplômés de Polytechnique et de préparer une refonte des règlements de l’Association.Les deux projets vont bon train.Les informations reçues des membres pour la publication de l’annuaire sont compilées et il est probable que la nouvelle liste sera publiée en octobre prochain.La publication est faite conjointement par l’École et par l'Association, le coût de l’impression étant, pour une grande proportion, supporté par l'École.La refonte des règlements avance assez rapidement et il est probable que les membres seront appelés à se prononcer au cours de l'hiver prochain sur les amendements proposés.C’eux-ci seront peu nombreux, la refonte prévue ayant pour but de simplifier, de clarifier les règlements et de les présenter sous une forme plus pratique et plus logique.I ne autre initiative du conseil général est celle du changement de nom de l'Association.Une consultation préliminaire auprès des membres vient d’être complétée et il semble que plus de 95% de ceux qui ont fait connaître leur opinion, sont en faveur d'un changement de façon à remplacer les mots « Anciens Élèves » et a éliminer le mot « École ».Le nombre des réponses reçues démontre combien l'initiative du conseil est appréciée.Plusieurs noms ont été suggérés par les membres, mais la grande majorité ont approuvé le nom proposé par le conseil: « Association des diplômés de Polytechnique ».Les suggestions faites par les membres quant à ce changement de nom seront sérieusement étudiées.La réunion du printemps des délégués de promotions a été tenue, le 20 avril dernier, sous la présidence de M.Alexandre l.arivière.Vingt-trois membres étaient présents.Monsieur ,J.-N.Langclier a été installé comme délégué de la promotion 1910 en remplacement de AL Georges I.andreau qui n'a pu accepter de vie de l'école et de l’association 227 nouveau eotto année de remplir le poste.De nombreuses discussions ont eu lieu au cours de l'assemblée et la campagne de recrutement a été lancée.Après la réunion, de.- rafraîchissements furent servis.ACTIVITÉS DKS COMITÉS Comité des conférences Les réunions suivantes ont été organisées depuis le 15 février dernier : Le 26 février: Déjeuner-causerie offert à Sir Patrick Duff, adjoint du haut commissaire britannique au Canada, par le cercle Cniversitaire et par notre Association.Sir Patrick Duff nous a dit quelques mots de la vie en Angleterre.Il avait intitulé sa causerie: “1942—The Call of the Crusade”.Le 16 mars, M.P.-P.Yinet (192S) nous a présenté une conférence sur « La sécurité, la loi et les règlements concernant les machines à vapeur et autres appareils sous pression ».Le 13 avril, M.Paul LeBel (1926) nous a présenté son film descriptif sur la construction du pipeline Montréal-Portland.Le 28 avril, M.J.-W.Simard (1908) nous a parlé des nappes aquifères souterraines et de leur utilisation.Pour clore les réunions des membres au cours du printemps, l'Association a organisé un voyage à Sorel.Cent vingt membres de l'Association ont visité les usines de Sorel Industries et de Marine Industries.Le soir, monsieur Édouard Simard, vice-président de Sorel Industries, recevait le groupe de visiteurs à dîner, à l’hôtel Saurel.Le voyage fut un magnifique succès.Comité de recrutement Le comité de recrutement a organisé la campagne annuelle de recrutement (pii fut lancée lors de la réunion des délégués de promotions, le 20 avril.L'Association compte pour boucler son budjet, sur la réception de plusieurs centaines de dollars en cotisations, d'ici à la fin de la présente année.Les dépenses d’impression de l'annuaire et celles encourues pour le changement de nom de l'Association seront portées au compte de l’année courante.Nous exhortons donc tous les retardataires à payer leurs cotisations de façon à nous aider à couvrir ces dépenses spéciales. 22S REVEE CAN A DIE.N.NE TRIMESTRIELLE Le comité de recrutement est heureux d’annoncer que 42 diplômés de 1942 sur un total de 44 ont été admis membres de l’Association.Comité de placement Le comité de placement avise que les diplômés de mai dernier sont placés.I.es développements des grandes usines canadiennes-françaises de Sorel ont joué un grand rôle dans le placement de nos jeunes ingénieurs.Treize d'entre eux sont en e ffet à l'emploi de Marine Industries.Le placement des étudiants est aussi très satisfaisant.NOUVELLES Le colonel A.Thériault 1910), surintendant en chef des arsenaux du Canada, vient d'etre promu brigadier par le quartier général de la Défense Nationale.M.A.Duperron ( 191 '.) a été nommé au poste de gérant général adjoint de la compagnie îles tramways de Montréal.Il vient d'être élu président du Canadian Transit Association.AL .1.A.I.alonde 11*12- a été élu président du chapitre de Montréal de l'Engineering Institute of Canada.M.A.Alarois - 1914 a été nommé administrateur de la banque Provinciale du ( 'anada.AL Chs David 1914 .architecte, a été élu président de l’Association des Architectes de la Province de Québec.Al AL Armand < ircé 1910' et !.Drolet 1909) ont été nommés meinbri s du conseil supéiieur de l'enseignement technique de la province de Quél >ee.AI.\\ aldeck .ianelle 1924 < st maintenant à l'emploi de l'Aluminium Co.of ('anada à Shipshaw, l.ac-St-.Jean.AL Henri Ou.do n 1924 a quitté la compagnie Canadian General Electric pour accepter le poste de gérant de la compagnie Leaf Line de Son I.AL Ocorge 11.Lurdett 1927 est entré au Wartime Bureau of Technical Personnel à litre d'officier du plaça ment et il aura charge du bureau récemment ouvert à .Montréal.Ai.Stanislas Picard 1927- occupe le poste d'administrateur du bureau de l’assurance-chômage pour le district de Québec.AL Alarcel Aubert (192S) a été nommé professeur à l’école Technique de .Montréal. VIE DE I.’ÉCOLE ET DE I.’ASSOCIATION' 229 M.Alidc Trahan (1928) occupe le poste de chef des arpentages au ministère de la Voirie.M.Béique (1928) est maintenant à Ottawa au dépar- tement des munitions et approvisionnements.M.A.Brissot des Nos (1928) du corps d'aviation royal canadien vient d’être promu au grade de lieutenant de section.M.lean Asselin (1929) a quitté la gérance de la ville de La Tuque pour accepter le poste de gérant de la ville de Trois-Rivières.M.Charles Langlois (1931) a été promu au poste d’assistant-ingénieur principal du district No 1 au ministère de la Voirie.M.Daniel Magnant (1931) a quitté la compagnie Fairchild Aircraft pour entrer à l’emploi de Defence Industries Limited à Ste-Thérèse.M.Roland Bureau (1932) occupe le poste d’ingénieur surintendant des édifices de l’Université de .Montréal.M.Alex.Dugas (1933) a été promu au grade de major de l'armée canadienne.M.Maurice Nantel (1933) a été promu major et commandant de compagnie du corps de génie royal canadien.M.J.-II.Thériault (1933) est maintenant à l'emploi de la compagnie Fraser Brace Kng'g.Co.Limited.M.Roland Desjardins (1933) est maintenant ingénieur au ministère de l'Agriculture, département du drainage.M.Cîérald Martin (1934) a reçu le prix Phelps Johnson de l'Kngineering Institute of Canada, pour Fexellence du travail qu'il a présenté devant les membres de l'institut.M.Marcel Faure (1934) est à l'emploi de Defence Industries Limited à l'usine de Ste-Thérèse.M.Ci.Côté (1936) est officier du Corps des Ingénieurs de l'armée Canadienne à Petawawa, Ont.M.Louis Trudel (1936) a été nommé membre du comité civil pour le choix des candidats officiers canadiens-français.M.Orner Boucher (1937 a quitté le bureau des recherches à Ottawa et a repris l'emploi qu'il avait laissé auparavant comme assistant ingénieur de la ville d'Outremont.M.Vvon Cousineau 11*37) travaille maintenant pour l'Aluminium ( 'o.à Arvida.M.Yvon DeGuisc (1937) a accepté le poste de secrétaire-trésorier de la section de Québec de notre Association. 230 H E V U E TRIM EST IU ELLE C A N ADI E X X E M.Roland A.Lemieux ( 1937) occupe le poste d’ingénieur et de secrétaire-trésorier de la municipalité de Sillery.M.Jacques Vinet (1938) est à Shipshaw, Lac-St-Jean, où il travaille pour le compte de la Foundation C'o.M.II.J.Lemieux (1939) a laissé son emploi avec la compagnie Anti-hydro Waterproofing et travaille maintenant pour la Foundation Company of Canada.M.A.Darisse (1940) est à l'emploi de l’Aluminium Co.of Canada, à la construction d'un barrage à la passe dangereuse, Dolbeau.M.Marc-R.Trudeau (1940) travaille maintenant pour la compagnie Canadian Fairbanks-Morse dans le département des moteurs marins.M.Armand Tétreault (1940), à l’emploi de l’Inspection Board of the L'nited Kingdom in Canada, est revenu de New-York.Il reste à l’emploi de la commission et travaillera Montréal.M.Roger Thibodeau (1940) s’est enrôlé comme deuxième lieutenant dans le corps royal des ingénieurs du Canada.M.Gérard Aubry (1941), après avoir travaillé successivement pour le département de la Voirie et pour la Northern Flectric C'o., s’est enrôlé dans le Corps d’Aviation Royal Canadien comme officier de navigation.M.Gérard Larose (1941) travaille maintenant pour la compagnie Northern Electric.M.Pierre Martel (1941) est officier du Canadian Ordnance Corps.M.Attilio Monti (1941) a reçu le prix Ernest Marceau de l’Engineering Institute of Canada pour l’excellence de son étude sur la construction d'une corvette de 40 pieds de longueur.M.Gilbert Proulx (1941) travaille maintenant à Arvida pour le compte de la compagnie Aluminium Co.of Canada.M.J.Lacombe (1941) travaille maintenant pour le compte de la compagnie United Shipyard.MM.Vincent Melillo (1941) et Marcel Manseau (1941) sont à l’emploi de l’“.Eronautical Inspection Directorate”, le premier, à la compagnie Fairchild Aircraft à Longueuil, et le deuxième, à la compagnie Canada Car.M.Edouard des Rivières (1942), enrôlé récemment comme lieutenant dans le corps royal d’ordonnance canadien, est maintenant en Angleterre. vie de l’école et de l'association 231 XfX'Kol.nniK ("est avec peine que nous avons enregistré le décès de deux membres actifs de notre association; ce sont: Monsieur .1.Klie Blanchard (1902), directeur des services des travaux publics de la ville de Montréal, le 12 décembre.Monsieur L.F.Mackay (1915) du bureau d'enregistrement des brevets à Ottawa et secrétaire-trésorier de notre section d’Ottawa-IIull, le 23 décembre.Monsieur J.-Pio Éthier (1938) au mois de mai dernier a l’âge de 38 ans.il était directeur et fondateur de l’Iroquois Fuel Importers Limited.Aux familles éprouvées, l’Association offre ses plus sincères condoléances.Le secrétaire: Iienri Gaudefroy FIN DES ÉTUDES À POLYTECHNIQUE Le Conseil de Perfectionnement de l’École Polytechnique s’est réuni pour examiner les thèses de fin d’études et les travaux d’application des élèves-ingénieurs qui ont complété cette année leurs études.Le Conseil agit en cette circonstance comme Jury d'examen pour l'appréciation des travaux qui lui sont soumis.Les élèves finissants, au nombre de quarante-quatre, doivent tour à tour présenter, expliquer et commenter le sujet traité et, de façon générale, démontrer aux membres du Jury que les travaux présentés sont dignes de la signature d'un Ingénieur et que leur auteur possède les qualités qui caractérisent l’Ingénieur.Le Jury siégea pendant une journée entière et attribua pour chaque thèse examinée une note qui, avec celle du professeur chargé de diriger le travail de l’élève au cours de l’année, établit un classement dans la valeur des travaux présentés.Le» Jury se compose de professeurs et d ingénieurs de Polytechnique, aussi bien que d’ingénieurs de l’extérieur, sous la présidence du Directeur de l’École.Parmi ceux qui en faisaient partie cette année se trouvaient MM.J.-Édouard Simard, \ ice-Prési- RK VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE dont do la Marine Industries Limited, Édouard I.abelle, Président de la ( anadian \ inkers Limited, H.!.Ileartz, Gérant général de Wartime Merehant.Shipping Limited, J.-A.Laprès, Gérant des \ entes de ( anada ( ement ( ompany, J-.rnest Gohier, Ingénieur en chef du Ministère Provineial de la Voirie, le Prigadier Général !.de B.Panet, le Commodore A.de Xiverville, Aljihonse Ouimet, Assistant Ingénieur en chef de P,adio-< anada,( 'aron, Membre du Bureau de Révision dis Intimations de la Cité de Montréal, Henri-A.Gibeau, Directeur du Service des Travaux Publics de la ( ité de Montréal, W.IL ( urran, Surintendant de la compagnie Bell Telephone, A.-O.Dufresne, Sous-Ministre du Ministère Provincial des Mines, Bornéo Gauvrcau, Président de Sullivan Mines ( onsolidated, Paul Béique, Ingénieur Conseil et plusieurs autres parmi les anciens élèves de Polytechnique.TRAVAUX DE FIN D'ETUDES DES ELEVES DE LA 66e PROMOTION (1942) M.Lucien Belanger— 1 sine pour le traitement des sous-produits de la morue.M.( lis-Antoine Boileau — Réfection et amélioration d’un séchoir.M.Robert Boisclair— Étude d’un pont suspendu.AL Lucien Brazkac -—( (instruction d'un hangar en béton armé pour avions.M.Roger Brièkk — Projet de distribution d'eau pour la ville de Longueuil.AL Roland ( iiaketti: — Installation d'un moulin à la mine Tétrault, t'omté Port neuf.AL Albert d'Amours f abrici tt ion du gaz carbonique à part ir de la pierre à chaux.AL Léon Dancose- Étude d’a lime! dation et de eonstniction d'un réservoir d'eau pour le C.X.R.à St-Anselme.AL René IÏansekeau ( 'oinjiaraison entre la soudure et la rivurc pour un pont-route à pout res cgptiniK-s.AL Bernard (PAhaoon Aline ", à Quyon.f'i ude i de la mine de molybdenite ' " Al nos AL Bernard Dhnault Traite ment des gazolines par la soude caustique et Peau pour un débit.d( • 100 barils par heure. vie de l'école et de l’association' 233 M.Édouard des Rivières — Installation d’une turbine à vapeur à la papeterie Rolland.M.Albert de Yilleks — Métallurgie des poudres.M.Jacques Drouin — Usine de pompage à la cale-sèche de Sorel.M.Jean Druv — Modernisation d’une fonderie à Saint-Jérôme.M.Ciermain Garni': — Rénovation d’aqueduc à St-C'ésaire.M.Gaston Gauthier — Installation d'un système de ventilation à la mine Ross.M.Laurent Girouakd — Projet de viaduc à Saint-IIubert.M.Guy Hébert -— Production de glace artificielle a 1 arena de St-Jérôme.M.Marc Hurtubise — Reconstruction d'un quai de rive dans le port de Montréal.M.Paul La b erre — Construction et aménagement d'un entrepôt frigorifique.M.André Labrecque — Construction d'un pont en arc en béton armé sur la rivière du Nord.M.Maurillc Lapierre — Récupération du zinc dans les boues de galvanoplastie.M.Maurice Laquerre — Construction d'un garage à cadres rigides.M.André Latreille — Usine d'asphalte mobile.M.Gérard Lefebvre — Construction et disposition d'abris antibombes.M.Lucien I.etendre — Rénovation du système d'éclairage de la ville de Laehine.M.Marc Marceau — Construction d’une grue de 30 tonnes pour Marine Industries Ltd.M.Irénée Marsolais — Étude expérimentale de certains minerais par le procédé de flottation différentielle.M.Adolphe Martin — Soufflerie aérodynamique pour une école d’aéronautique.M.< 'lis-Édouard Mercier— Aménagement d'une usine de placage à l’Épiphanie.M.Laurent Normandeau — Rénovation du système d’égout a ville LaSalle.M.André Rochon Ligne de transmission ‘'Heauharnois-Québcc .M.Lucien Rolland — Établissement d’une usine de pulpe au sulfate. R K V U I : TRI M K STR 111LLK C A X A DIE X X K 234 M.Antoine Rousseau - fabrication de 1 alcool à moteur à partir du blé canadien.AI.lean-AIelville Rousseau — l sine expérimentale de gazoline syntbétique.AI.Alaurice St-Jacques -— Rétablissement d'une sous-station en plein air à Amo.s pour réduction de haut voltage.IV".André Ste-AIarik — Réadaptation d'un appareil radio-récepteur aux conditions modernes de fonctionnement.AI.Edmond Simard — I sine de presses pour fabrication en série.AI.Marcel Smith -— Projet de barrage sur la rivière .Métis.AI.Jacques I etreault — Emploi de l’asphalte pour la stabilisation des sols.AI.René I remdlay — Installation d'une usine de matières plastiques.AI.Alaurice \ aeiquette — Exploitation d'un gisement d’or à la mine Ross.AI.Zéphirin \ ai.iqvette — Système d'alimentation d'eau pour le village de St-AIaxime.DIPLOMES DÉCERNES AUX ELEVES DE LA 66e PROMOTION (1941-42) INGENIEURS CIVILS Ingénieurs avec distinction de Yillers, R.-Albert .Monsieur de A illers a aussi obtenu ea médailee de So.x Exc.le Ri eut ex a xt-Gou veux e ur de ea Provi.xce, accordée à l'élève finissant premier de sa promotion pour toute la durée des études et dont la moyenne générale des points est d'au moins 80r7.Alonsieur de Ailiers reçoit aussi ea médaieee d'argent de e Associatiox des a.xctexs RIeèves de e'RIcole Poeytectixique, décernée a 1 élève classé premier de cinquième année.Monsieur de \ illers obtient également une médaieee offerte par le Dr Rugèxe m-Jacques ])oui' succès dans les travaux d application offerte a 1 élève classé premier aux cours de phvsique et d elect roteehnique.AIar.-oeais, Irénée vie de l’école et de l’association 235 Ingénieurs avec succès Br'azeau, Lucien Ste-Marie, André Monsieur Ste-Marie a aussi obtenu la médaille de bronze de l'Association des anciens Élèves de l’École Polytechnique.Labhecque, André Dansereau, René Monsieur Dansereau a aussi obtenu la médaille d’or de l’Association des anciens Élèves de l’École Polytechnique.Boisclair, Robert Têtueault, Jacques Martin, Adolphe Lefebvre, Gérard Dancose, Léon Boileau, ( iis-Antoine Drouin, Jacques Rousseau, Antoine d'AiiAGON, Bernard AIercier, ( 'hs-Édouard Labkrge, Paul Valiquette, Zéphirin Retendre, Lucien Monsieur Retendre a aussi obtenu la médaille de bronze de l’Association des anciens Élèves de l’École Polytechnique.Valiquette, Maurice Monsieur Valiquette a aussi obtenu le prix Paul d'AiiAGON pour succès en mines.Gharette, Roland Tremblay, René Rousseau, J.-Melville Monsieur Rousseau a aussi obtenu la médaille de bronze de l’Association des anciens Élèves de l’École Polytechnique.Rolland, Lucien des Rivières, Édouard I.atreille, André G ai en é, Germain ( ! AUTii11:r, < !aston-( '.Bélanger, Lucien 236 RK VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Denault, Bernard St-Jacquits, Maurice Monsieur St-Jacqucs a aussi obtenu le prix Ernest Cormier pour succès en architecture.Héhert, Guy Lapierre, Maurille Laquerre, Maurice d'AMOuus, Albert Monsieur d'Amours a aussi obtenu le prix de la C’ixquan-tième Promotion de l'École Polytechnique ($50) offert à l’élève finissant qui a présenté la meilleure thèse industrielle.Prière, Roger Rochon, André Girouard, Laurent Norman de au, Laurent mmard, J.-Edmond 11 urtuhise, Marc Smith, Marcel Dury, Jean.PRIX DECERNES A DES ELEVES NON FINISSANTS Prix de l'Engineering Institute of Canada ($25.001 M.Audet, Henri Prix de la Banque d'Epargne : (prix d'ordrel M.< ! au dre a u, Marcel M.Larrosse, Eernand Prix de I Association canadienne-française pour l'Avancement des Sciences ($10.00» A111ibue a 1 élève de troisième année ayant le mieux réussi en mathématiques, physique et chimie: M.Roy, Léo-Paul. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V AU TRAVAIL pour la VI CTO I R E ! PROJECTEURS D.C.A
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