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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1937, Collections de BAnQ.

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miwmmmm— .m .¦ ' le année t les rayons diffractés.Comme l’intensité des rayons diffractés est très faible comparée à celle des rayons directs, les rayons diffractés ne seront pas plus visibles qu’un ver luisant au plein soleil.Pour pouvoir capter les rayons X diffractés, il faut absolument empêcher l’arrivée des rayons directs a la plaque.Aussi, pendant presque toute l’exposition, le physicien interpose-t-il entre h cristal éclairé et la plaque de photographie une pastille :itiiil df lira - ! : 111 i ¦, 11 - A limit M Ci - -Hill /mm ¦ : ~~ VI\r.T-(I\Q \\ trim i r i : i.mm ’ Pivdii'tion* tic si •l i~t:mv loi mi''' par (I 11ii‘|H-(iduit 1 iii '.Mil'UK lit ll M« •» !M« I ¦ ! V • *11" X t md un Hint!', C1 < * | > 11 ! : (clilnrur iiimi ( Brain: iV Br t.illinp St reproduit :iVi*f I t penni inn «le» auteur **.fl 438 III.\ I I.I'll IM I.SI llll.l.l.l I \ N A I > ! IN N I 1'iririiK -I \ ( 11 -1 : n i n île ll.'i \ I.1 :iIni" Ki:iii" A' limit, "Mr ¦ -raloirv," M-Cnv.Hill I K.i'lii: 11; I 'll • l ist.11 ilc IViy I isolé (pai'üiit 'in rci-mistitin’), ii :i!111 - Kr:tu- it Hunt, “Mim-iiiIol'v," MiCinuv Hill.Frof he 4 La strurturr- hexagonale tin IL'iyl ronfirmée par les riyon- X.Photugrapliii c I.ehi • .• • I gg ,v Bragg, “Crystalline State”, Hell, aver la |>'* r f&ÈÊm.% .XÜ i-.• iï-I Xiîil ¦- '’-y.; î 1.,'lüo l! ’jil'i^rammo ternaire il’un cristal cubique l.aüc li.'ulioftraiimio binaire 'l'un cristal cubique l.aüc ll.vlicçramuic quaternaire d'un cristal cubique leu 1-1.u I 1 ~ I ailes ijc 19! ‘2 il a |- - 1 \ -1 ta\ - in I lu au y a ml I !\|>criiueii t.‘ "( '¦ uu[)t' a - \!li- u", Van N '•ti aicl.I -— i:i.\ ï'i: ti:imi:> : '• ! u : : « \ \ a di i:\.\i • * « ’ •••' !’ |*• !i \ \\'111 ! : VINGT-CINQ ANS I)K STRUCTURE FINE 443 pratiqués dans des lames de plomb délimitent étroitement le pinceau de rayons X.Lu cristal a été placé optiquement par Friedrich et Knipping de façon que le rayon X voyage suivant un axe cristallographique.Ce cristal est baigné par le pinceau de rayons X; son ombre portée et les rayons directs arrivent normalement à la plaque alors que tout un feu d'artifice de rayons diffractés y arrivent obliquement.La Jilaque de photographie enveloppée de papier noir pour la protéger de la lumière ordinaire est placée normalement aux rayons directs.Au centre de la plaque la pastille de plomb n’a pas été figurée sur le schéma, mais on s’est vite aperçu de sa nécessité pour des expositions prolongées afin d’éviter une trop grande tache noire (jui supprimerait des taches de diffraction dans le voisinage du centre.La figure G nous montre, respectivement, un diagramme quaternaire, un binaire et un ternaire suivant que l’axe cristallographique parallèle au rayon X est un axe quaternaire (normal à l’une des faces du cristal cubique) ou un axe binaire (parallèle à une diagonale de 1 une des faces du cube) ou enfin un axe ternaire (parallèle à la diagonale de l'espace du cube, celle autour de laquelle on peut faire pivoter un cube sur un sommet).Cette figure G n’a plus qu’un intérêt historique; en la comparant a la figure G obtenue récemment par 1 auteur, le lecteur pourra juger du progrès accompli dans la technique de Laüe en un quart de siècle.Les tiois figures 5 , 5 et 5'" sont des photographies obtenues par l’auteur à propos du quartz.C’est un petit morceau d’un cristal simple (pii n a pas été taillé optiquement ni même usé pour en faire une petite boule et avoir des points plus réguliers sur la photographie.Ces trois figures sont pour le quartz trigonal les figures correspondantes de celles (G) pour un cristal cubique.La figure 5' montre bien la symétrie ternaire du quartz lorsque le rayon X est parallèle a 1 axe principal (les faces du prisme forment bien un ensemble hexagonal, mais les pyramides qui terminent le prisme sont de symétrie ternaire seulement).La figure 5" montre le plan de symétrie passant par l’axe optique vertical: c (ternaire) et à 30 degrés de 1 axe latéral cristallographique (binaire): a.La figure 5'" montre la symétrie binaire du quartz lorsque le rayon X est parallèle à l’axe latéral a. 444 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Pour obtenir une figure aussi régulière que la figure 6' il faut sacrifier un cristal homogène de dimensions assez grandes (un centimètre carré de section droite et cinq millimètres d’épaisseur) présentant un nombre suffisant de faces externes à pouvoir réflecteur assez élevé pour pouvoir identifier les diverses formes au goniomètre à double cercle.Une fois le réglage achevé, on use le cristal parallèlement à la face que l’on veut centrer sur les rayons X et l’on polit cette lame à faces parallèles comme si l’on voulait en faire une lamelle de microscope.De la sorte la forme des taches de diffraction ne dépend que du diaphragme (trou d’épingle) et non de la forme extérieure du cristal; aussi les taches de diffraction sont circulaires près du centre et elliptiques de plus en plus quand on s’éloigne vers la périphérie.Ce procédé n’est employé que quand on veut pouvoir comparer l’intensité relative des taches et être sûr de l’épaisseur de cristal traversée (pour évaluer l’absorption).E' Autres méthodes d’analyse structurale aux rayons X Laüe avait été guidé par la diffraction de Frauenhofer.Sa théorie impeccable mais compliquée allait donner naissance à une première approximation beaucoup plus simple.Les Bragg s’aperçurent en 1913 que les rayons X diffractés n'avaient pas changé de longueur d'onde et que le changement de forme des taches de diffraction quand on inclinait le cristal indiquait que “tout se passait comme si les rayons X se réfléchissaient sur des miroirs constitués par les plans réticulaires les plus riches en atomes (par unité de leur surface)”.On pouvait donc simplifier la géométrie de la technique de Laüe, substituer une “pseudo-réflexion” simple à une “diffraction spatiale” plus réelle mais compliquée.Dans l’optique des rayons X on dit couramment que la méthode de Laüe opère “en lumière blanche”, par analogie avec le spectre visible, pour signifier que ne filtrant pas on a affaire à toute une série de longueurs d’onde chacune prenant le plan réticulaire et l’incidence qui lui conviennent pour se réfléchir.D’autres méthodes, moins artistiques mais analysant plus profondément le cristal,’ opèrent en lumière monochromatique en filtrant les rayons X venant du tube. VINGT-CINQ ANS DE STRUCTURE FINE 445 1.La plus utile au physicien des structures est celle du cristal tournant: elle exige comme la méthode de Laüe un cristal homogène que l’on centre et que l’on fait tourner pour donner la chance successivement à chacun des plans réticulaires de réfléchir la longueur d’onde qui sort du filtre.C’est à cette méthode que l’on demande d’abord les 3 dimensions de la maille; puis, limitant la rotation à une oscillation de quelques degrés, on peut n’avoir qu’un très petit nombre de points sur un film cylindrique (ou mieux conique) et, combinant la géométrie du réseau et le principe ties interférences on arrive par une analyse de séries de Fourier à trois variables à déterminer les “paramètres” ou coordonnées qui fixent la position des ions au sein de la cellule (ou maille) élémentaire.2.Quand on n’a pas le temps d'attendre (par des recristallisations successives) la venue d’un bon cristal homogène, on pulvérise finement le matériau cristallin et l’on a affaire à une infinité de tout petits cristaux orientés au hasard.Au lieu d’avoir des taches individuelles, on a des séries d'anneaux que l’on pourrait déduire des diagrammes de Laüe en superposant les quelques taches obtenues en lumière monochromatique pour chacune des positions possibles du cristal.Les lieux de chacun des points de la “Laüe monochromatique” étant des anneaux quand l’orientation du cristal varie (non pas parce qu’on fait tourner un cristal, mais parce qu’on expose une infinité de cristaux orientés au hasard).C’est la méthode la plus employée en métallurgie où les cristaux sont tous cubiques ou hexagonaux.En physique elle a beaucoup moins d’importance.3.Une méthode d’analyse qui participe à la fois à celle du cristal tournant et à celle des poudres est celle des fibres: comme la fibre est en somme un ensemble de cristaux tous orientés suivant la verticale (axe de fibre) mais tournés au hasard autour de cette fibre, on a sans rotation des points analogues à ceux de la méthode du cristal tournant (puisque tout se passe comme si un unique cristal tournait autour de l’axe de fibre) et aussi des portions d’anneaux comme dans la méthode des poudres.Le caoutchouc naturel se conduit comme une poudre (anneaux) et à mesure qu’on l’étire les points caractéristiques d’une fibre se précisent de plus en plus.4.Les méthodes spectrographiques par émission ou absorption n’appartiennent pas à la physique des structures mais à l’identification chimique nous nous bornerons à indiquer ce qui différencie le domaine des rayons X du domaine optique. 446 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Lorsque de l'hydrogène à l’uranium on analyse au moyen du spectre visible, on repasse périodiquement par les mêmes spectres de valence; au contraire en rayons X on ne constate aucune périodicité: pas de confusion possible entre deux corps chimiquement semblables.5.Nous ne parlerons pas des méthodes non photographiques (par ionisation).F' Conclusions.Comment distinguer la Radiation de la Matière Solide Cristallisée 1.I.es symétries cristallines ne comprennent pas toutes les symétries prévues par le mathématicien: “il faut que les mailles puissent s’associer les unes aux autres dans tous les sens”.C’est ainsi qu’il n’existe pas d’ordre cinquième pour les axes de symétrie pour la même raison la deux dimensions) qu’on ne peut former un plan avec des tuiles pentagonales adjacentes.2.Comme 1 oeil est aveugle pour 39 des 40 octaves lumineuses la physique a eu (à l’occasion des études en rayons X et autres lumières invisibles) à mettre au point des méthodes qui, appliquées à la région visible, pourront renseigner les aveugles ou les anormaux des sensations sur les phénomènes lumineux: le rôle de la physique est ainsi de remplacer la sensation par une mesure qui ne dépend pas du sens affecté.3.Dans les solides inorganiques l’édifice moléculaire n’existe pas (ce sont des ions alternativement positifs et négatifs selon chacune des trois directions principales, voir C').De même les liquides et les solutions sont entièrement ionisés.Pourquoi les manuels continuent-ils à imprimer “que la matière n’existe à l’état libre que sous forme de molécules”, puisque ceci n’est acceptable que pour les vapeurs en chimie minérale ?4.Les rayons X ont toutes les caractéristiques de la lumière: on peut les réfracter, réfléchir aussi bien que la lumière visible, seulement l’indice de réfraction est très légèrement inférieur à 1 unité au lieu d être plus grand que l’unité comme en lumière visible.5.Pour la science positiviste (qu’il vaudrait mieux appeler “négativiste puisque sa doctrine comprend surtout des interdictions”) la diffraction des rayons X serait “aussi équivoque” que les méthodes microscopiques que Comte n’admettait pas parce VINGT-CTNQ ANS DE STRUCTURE FINE 447 qu'“indirectes”.On ne pourrait parler encore de réalité atomique mais seulement d'hypothèse atomique selon Comte.La science actuelle, qui ne croit plus aux interdictions positivistes parce que: de leur avoir désobéi a fait avancer la technique, admet la réalité de l'atome.Bien qu’atteint indirectement, l’atome est en effet obtenu par un très grand nombre de méthodes toutes si cohérentes que la prohabilité qu'il n’existe pas est voisine de zéro.Les grands imagiers Haüy, Bravais et Barlow ont entrevu ce ce qu'il est raisonnable d’admettre depuis 25 ans: ils sont pour la structure fine ce qu’un médecin, qui aurait imaginé de petits champignons pour expliquer les maladies contagieuses, serait pour l’examen microscopique en biologie.6.Je propose au lecteur de définir un cristal “un arrangement périodique dans l’espace” et la lumière “un phénomène périodique dans le temps, pouvant devenir à la fois temporel et spatial si la matière produit la superposition de rayons incidents et de rayons réfléchis” (ondes stationnaires).Par essence la matière serait spatiale et la lumière temporelle.Depuis la mécanique ondulatoire les propriétés communes à la matière et à la lumière sont nombreuses, mais si l’on entend par matière ''l’état stable cristallin” la distinction précédente est valable.7.Si Haüy revenait, ne conseillerait-il pas plus que jamais, l’étude des symétries cristallines?Déjà en 1S01 il écrivait: “S’il est des cas où le minéralogiste ne peut se dispenser de dire au chimiste: “Apprenez-moi ce que vous venez d’analyser”, il en est d'autres où le chimiste, pour être prudent, doit dire au minéralogiste: “Apprenez-moi ce que je vais analyser”.Je laisse aux physiciens et aux chimistes qui ont négligé l’état solide le soin de méditer les paroles si accommodantes du bon abbé pour désirer asseoir leur savoir sur le roc de l’état solide cristallin, connu aujourd'hui “à l’échelle” alors qu'il ne pouvait être imaginé que par sa symétrie externe en 1801.André- V.Wen dung, Docteur en Physique, Ingénieur électricien COMMENT RÉNOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE?Li> piuxcipks d'uni: action douanièhi: rationnkllk 1 Il est indéniable que clans presque tous les pays, et le nôtre en particulier, la politique douanière et commerciale est déterminée au petit bonheur, sous la pression d'intérêts privés égoïstes n’ayant gucre le souci du bien publie ou en vertu de doctrines condamnées par In.science et le* bon sons.Il n est pas étonnant dans ces conditions que l’on puisse relever dans ce domaine les pires excès, que le commerce international soit étranglé et (pie la vie économique du monde entier subisse les répercussions rie ces errements.Dans une période de crise il est particulièrement nécessaire de rechercher des remèdes pour favoriser la reprise économique.Le développement des échanges extérieurs contribuerait certainement à l’amélioration des affaires., ^r> ('Ht possible d’élaborer les principes d’un protectionnisme rationnel édicté en fonction seulement du bien public ne favorisant pas certains groupes particuliers au détriment d’autres et surtout de 1 interet général, et fondé enfin sur les enseignements de la science économique en matière de commerce international.( e plan n’est il beaucoup d’égards que la traduction, sur le plan pratique, dans une forme précise, des doctrines du protectionnisme rationnel élaborées par Carey, I.ist, Brocard pour ne mentionner que quelques auteurs et dont les éléments essentiels se ramènent aux idées suivantes: développement des forces productives, droit compensateur pour neutraliser une certaine infériorité des producteurs nationaux.Mais ces doctrines trop générales et trop imprécises pour servir utilement de guide au législateur, elles sont susceptibles de toutes les interprétations, peuvent justifier toutes les politiques et favorisent le règne de l’arbitraire et à beaucoup d’égards de l’incohérence.Au contraire, les règles précises du protectionnisme rationnel permettent de tracer une ligne nette de démarcation entre les Voir, pour plus de détails notre ( omplcxc et Politique Commerciale économique.Paris, 1937, >uvra^e intitule: “Autarchic, économie Rationnelle Librairie Technique et COMMENT RENOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE 449 branches de production qui méritent protection et celles qui n'y ont pas droit.Certes le libre-échange absolu et l’autarchie complète seraient les systèmes les plus faciles à appliquer puisqu’ils n’impliqueraient aucune discrimination entre les industries; avec le premier, aucun droit de douane ne serait établi; avec le second, toute entrée de marchandise étrangère serait formellement prohibée.Mais presque personne aujourd’hui ne songe à préconiser l’une ou l’autre de ces deux méthodes et la discussion ne roule qu’au sujet du degré de protection à accorder et du choix des bénéficiaires de ce régime.Il n’est pas inutile de rappeler qu’un droit de douane n’est qu’une subvention indirecte à des intérêts privés payés par la communauté nationale sous forme d’une augmentation des prix.Ce sacrifice ne saurait être consenti que s'il bénéficie à l’intérêt général mais doit être refusé par contre s’il n’a pour effet que d’assurer un privilège à des particuliers, sans aucun avantage pour le pays ou même à son préjudice.La protection doit être discriminatoire pour être rationnelle et les discriminations doivent être faites uniquement en fonction du bien public.Le choix n’est pas entre une économie libérale ou concertée mais entre une économie dirigée dans l'intérêt national ou au service d’intérêts particuliers.Il est, en effet, indispensable de dissiper une erreur commise dans les milieux les plus divers.On a volontiers associé l’économie dirigée en matière de commerce international à un protectionnisme rigoureux, voire même à l’autarchie.On a dit également que la recommandation d’une telle politique emportait approbation de la méthode de hauts tarifs suivie jusqu’alors et justifiait aussi par avance une nouvelle hausse des droits de douane.Ne serait-il pas, en effet, illogique de recommander une augmentation du contrôle de la vie économique et en même temps de le relâcher en matière de commerce extérieur?Sans doute le tarif est un instrument de contrôle de l’économie; mais ce fait ne signifie nullement qu’une politique de protectionnisme rigoureux soit conforme au bien public.On va voir précisément fine la mise en œuvre d’une politique de direction de l’économie en fonction de l’intérêt général conduit 450 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE à la diminution des droits de douane et des barrières douanières et au développement du commerce extérieur.\oici, en effet, les principes directeurs, règles et critères rationnels qui devraient être suivis en matière douanière par les différents pays du monde et par le nôtre en particulier.I - LES RÈGLES DU PROTECTIONNISME RATIONNEL / temière règle: Luxation d’une limite maxima pour les droits DE DOUANE.On a souvent proposé cette mesure comme un des moyens les plus simples pour corriger les excès du protectionnisme et de rationaliser la politique douanière.Des droits de douane supérieurs à 50% par exemple peuvent être considérés comme excessifs parce qu’imposant des sacrifices trop lourds au consommateur et indiquant par rapport à l’étranger une nette infériorité du pays considéré pour ce genre de production.Le protectionnisme compensateur ne justifie pas n'importe quel droit sous peine de conduire à une politique absurde.On pourrait, d ailleurs, atténuer la rigidité et la rigueur de cette règle en fixant un plafond mobile.Il importe de donner le plus de souplesse possible à l’action douanière.Le maximum serait plus élevé au moment de la création d’un droit afin de donner, conformément aux principes du protectionnisme éducateur, toutes chances à une industrie nouvelle de se développer.Ces droits seraient, suivant un barème prévu à 1 avance, réduits progressivement jusqu’à la limite générale.Deuxième règle: Les droits de douane ne doivent pas empêcher UN CERTAIN POURCENTAGE D’IMPORTATIONS PAR RAPPORT À LA PRODUCTION NATIONALE.ITn protectionnisme absolument ou quasi prohibitif est extrêmement critiquable.Certes il peut paraître raisonnable de se protéger contre la concurrence étrangère et de compenser une certaine infériorité avec des droits de douane maintenus dans des limites raisonnables.Mais 1 elimination complète de la compétition étrangère est pleine de dangers.La concurrence est facteur de progrès; elle COMMENT RENOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE 451 favorise le perfectionnement technique et empêche enfin la création de monopoles abusant du consommateur.Il devrait en conséquence être stipulé qu’au cas où le tarif empêcherait un certain pourcentage d’importation par rapport à la production nationale, 15% par exemple, des droits de douane seraient abaissés jusqu’à ce que ce niveau fût atteint, même s’il était nécessaire de descendre au-dessous du plafond maximum de 50%.Ainsi le stimulant de la concurrence étrangère serait maintenu et les abus des monopoles évités sans que l'industrie nationale dont on veut assurer la protection pour des raisons légitimes soit mise en danger.Troisième règle: Suppression de la protection aux industries INCAPABLES d’ALIMENTER APRÈS UNE LONGUE PÉRIODE ET NONOBSTANT DES DROITS DE DOUANE ÉLEVÉS UN POURCENTAGE SUFFISANT DE LA CONSOMMATION NATIONALE.Lorsqu’une industrie en dépit des droits de douane égaux ou inférieurs à 50% est incapable, après une période d’une dizaine d’années par exemple, d’alimenter plus d’un certain pourcentage de la consommation nationale, 10 à 15% par exemple, la preuve est irrémédiablement faite que le pays n’a pas d’aptitude pour ce genre de production et que les nations étrangères l’assurent dans de bien meilleures conditions.Cette règle est également l’application pratique du protectionnisme éducateur et des principes du développement des forces productives.Un tarif repose dans une large mesure sur une hypothèse pour ne pas dire une spéculation.Il est quelquefois extrêmement difficile, au moment où une industrie nouvelle est créée, île* savoir si elle se développera ou non.Le fait qu’elle ne s’est pas encore acclimatée ne prouve pas grand chose.A cet égard on a beaucoup trop exagéré le déterminisme géographique; celui-ci est beaucoup moins grand d’ailleurs pour l’industrie que pour l’agriculture dépendant surtout de contingences naturelles.Certes, une analyse rationnelle des conditions climatériques, sociales, économiques et techniques de développement de cette activité et l’observation des pays étrangers permettent dans une large mesure de se rendre compte des possibilités de succès dans la nation considérée. 452 H K V U K TRIMESTRIELLE CANADIENNE Dans certains cas, notamment en ce qui concerne l’agriculture, il est assez aisé de se prononcer.L’essentiel est que la protection ne repose pas sur des prévisions absurdes et contraires a toutes les données géographiques, économiques et sociales.Mais dans beaucoup d'autres hypothèses, le problème est infiniment plus complexe et délicat, et il est normal que les producteurs nationaux bénéficient du doute et que la protection leur soit accordée à titre d’essai.I n tarif ih* saurait etre irréprochable au moment où il est établi.Il est fatal qu il contienne des droits qui se révèlent injustifiés.Loutefois il convient de se montrer extrêmement prudent dans l’établissement d’un droit protecteur.La protection même la plus condamnable a tendance a se perpétuer en raison de la pression des intérêts économiques qui luttent de toutes leurs forces pour s’opposer à sa suppression.En tous cas, lorsque les faits ont démenti les pré\ isions et les espérances, il ne faut pas craindre de rapporter les mesures protectrices, naturellement avec tous les ménagements désirables pendant la période de transition.Le maintien de la protection à une industrie incapable de se développer et d alimenter une fraction importante de la production nationale est particulièrement préjudiciable.Elle perpétue une orientation désavantageuse de l’activité économique et elle impose des sacrifices lourds au consommateur.Même d un point de vue strictement autarchique et isolationniste, une pareille protection est condamnable.Elle n’assure jais en effet le résultat recherché par cette doctrine, à savoir la libération de la tutelle économique étrangère.La suppression de ce régime n'entraînerait que de légères souffrances étant donné la modicité fies intérêts en jeu, la faiblesse des capitaux investis et des ouvriers employés.( )r, dans d’autres hypothèses, ce n est pas toujours le cas et les souffrances qu'occasionnerait I elimination de la protection peuvent faire hésiter le gouvernement à adopter une politique libérale.L application de ces deux dernières règles conduirait, il convient de l’observer, a abaisser les droits au-dessous du plafond maximum; celle de la troisième pourrait même amener la suppression Pure et simple de la protection.Elle marquerait donc un grand pas vers l’atténuation du protectionnisme. COMMENT RENOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE 453 Quatrième règle: Exemption des produits non concurrentiels.Cette catégorie se divise en deux groupes: 10 les articles improductives ou introuvables, 2° les articles pour la production desquels le pays considéré possède un avantage net sur l’étranger et faisant l'objet d’exportations.1° Articles improduclibles ou introuvables.Sans exagérer la rigueur du déterminisme géographique et tout en reconnaissant qu’il y a en matière de production des supériorités seulement acquises, il faut bien admettre (pie certaines activités peuvent se développer avec succès seulement dans des conditions de climat et de sol particulières.Certes il ne s'agit pas d’une impossibilité physique, c’est-à-dire absolue.On pourrait très bien par exemple concevoir la production de la vigne en Ecosse dans des serres pour reprendre l'argumentation souvent avancée par ceux qui veulent ridiculiser le protectionnisme.Il y a pourtant impossibilité économique pour toutes les denrées qui ne pourraient être jamais produites ni en quantité ni à des prix répondant aux besoins de la consommation.Les produits non reproductibles et introuvables sur le territoire national, spécialement ceux des mines, rentrent dans la deuxième catégorie; dans ce cas l’impossibilité de production est absolue parce que d’ordre physique.Les droits de douane les pins rigoureux, même de l’ordre de 200, 300% et au-dessus, n’arriveraient pas à acclimater ces branches de production et ne les mettraient certainement pas à même d’alimenter une fraction substantielle de la production nationale.1 Il convient d’observer (pie l’application des premier et troisième principes conduirait à écarter formellement le protectionnisme dans toutes ces hypothèses.La quatrième règle n’est à cet égard qu’un corollaire de ceux-ci mais il n’est pas inutile de la formuler.2° Articles pour la production desquels le pays possède un avantage tellement net sur l'étranger gu’ils font l'objet d'exportations.Dans ce cas les importations étrangères ne sont guère à redouter puisque l’industrie nationale jouit d’une forte supériorité par rapport à ses concurrents étrangers.1 L’emploi de succédanés se pose naturellement.Mais le régime douanier à appliquer à ces produits dépend des règles générales élaborées. 454 revue thi.mestriei.ee canadienne Des droits de douane qui sont la manifestation d’une doctrine protectionniste très rigoureuse n’ont donc qu’une valeur théorique et platonique.S'ils ne sont en général d’aucun avantage2, ils peuvent, par contre, présenter d’assez graves inconvénients.Ils risquent d indisposer les nations étrangères.Celles-ci prendront des mesures de représailles qui priveront la production nationale de débouchés à l’extérieur.Il faut reconnaître que dans la plupart des pa>s on a renoncé aux droits de cette nature.Ce n’est que pour être complet qu’on a mentionné le régime à appliquer à cette catégorie de produits.Cinquième règle: Exemption des articles pour ea production DESQUELS LES PAYS ÉTRANGERS JOUISSENT d'üN AVANTAGE NET.Cette règle ne peut être formulée d’une façon aussi précise et mathématique que les précédentes.Le problème est en effet plus délicat.Il ne s’agit pas de branches de production non concurrentielles incapables, nonobstant une forte protection, d’alimenter la production nationale mais d activités qui ravitaillent, grace aux droits de douane, une fraction importante du marché domestique et pourtant ne se développent pas, restent stationnaires ou sont même en régression.Ces situations prouvent clairement que jes pays étrangers ont dans ce domaine un avantage permanent sur la nation considérée P°ur des causes d’ordre géographique, économique, social ou technique.Sans doute on fera valoir que la suppression de la protection entraînerait des sacrifices et des souffrances considérables, étant donné l'importance des capitaux investis et le nombre élevé des ouvriers employés dans ces branches de production.Cette consideration ne justifie a vrai dire des ménagements que pendant la période de transition consécutive à la diminution de la protection, mais non la permanence de celle-ci.( ependant, dans la pratique, la résistance des producteurs tombant sous son coup sera très difficile à vaincre en raison de 1 importance des intérêts représentés.dtiles pour assurer le succès d une politique de dumping, parce ou ’ils empêchent le reflux sur le territoire national des produits vendus à l’extérieur à des prix inférieurs à ceux imposés sur le marché domestique. COMMENT RENOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE 455 Quoi qu'il on soit, peut-on trouver des critères précis pour trancher les difficultés?L’établissement de nouveaux indices est nécessaire puisque les précédents ne permettent pas de résoudre le problème.Il faut, autrement dit, serrer le problème de plus près.Ces règles supplémentaires, on aura l’occasion de le constater, font dans une large mesure double emploi avec les principes déjà mentionnés et leur utilisation aboutirait à des résultats analogues, c’est-à-dire conduirait à l’élimination de la protection pour les mêmes branches de production.L’analogie des conclusions est l’expression de la légitimité et du bien-fondé des premières.Sixième règle: Critères d’ordre économique et social.Une branche d'industrie ne mérite protection que si elle répond à certaines exigences économiques et sociales.Les sacrifices imposés à la communauté nationale sous forme de droits de douane, c’est-à-dire de subventions indirectes, ne sont justifiés que dans ces conditions.Encore convient-il que ces charges ne soient pas trop lourdes.I ° Coût de la 'protection par rapport à la valeur de la production.Le coût d’une industrie protégée est mesuré par l’élévation au-dessus du cours mondial du prix de vente des objets consommés sur le territoire considéré.Dans le cas où il est très élevé par rapport à la valeur de la production, la protection n’est pas justifiée.Les droits de douane sont en effet nécessairement rigoureux et la consommation nationale est obligée de faire appel dans de très fortes proportions aux importations étrangères.C’est l’indice que le pays n’a pas d'aptitude pour ce genre de production.La troisième règle et celle du plafond maxima préviennent d’ailleurs cette catégorie d’abus.2J Montant des capitaux investis et nombre des ouvriers employés dans les industries considérées.II est évident que la politique douanière doit tenir compte des capitaux investis dans une branche de production et du nombre îles ouvriers employés.Dans le cas où le montant des capitaux et le nombre des travailleurs occupés sont considérables, le protectionnisme paraît beaucoup plus justifié que lorsqu’ils sont infimes.La faillite de ces branches de production entraînerait des souffrances économiques et sociales douloureuses.C’est surtout d’ailleurs en cas de dépression temporaire que l’on doit faire preuve de sollicitude à leur égard. 4 50 HE Vl'E TRIMESTRIELLE CAN A DIE.VVE Mais si le marasme est suscept ible d'etre permanent, le maintien du protectionnisme n'est plus justifié; seul l’emploi de mesures susceptibles d’atténuer le passage d'un régime de protection rigoureuse à un système plus libéral ou d’exemption totale est recommandable.La troisième règle touchant l’élimination des droits accordés aux activités ne fournissant qu’un pourcentage minime de la consommation nationale procède du même esprit que ce nouveau principe.Ces branches de production n’emploient nécessairement qu’un petit nombre de capitaux et d’ouvriers.3° Salaires et conditions de travail offerts.Il ne faut pas croire que les branches de production fortement protégées soient celles qui offrent les plus hauts salaires et le meilleur régime social.1 rès souvent, au contraire, les conditions du travail y sont parmi les plus mauvaises du pays.Cette situation est tout simplement l’expression du défaut d aptitude du pays pour ces industries, de la faiblesse de leur productivité et des difficultés perpétuelles dans lesquelles elles se trouvent.La supériorité des pays étrangers est alors très nette.Dans ces conditions il est condamnable de maintenir la protection à des branches de production qui restent en arrière du progrès social.Un législateur soucieux du bien-être de la population et de 1 amelioration de son niveau de vie supprimera ces droits protecteurs et assurera ainsi 1 orientation de la vie économique vers des activités plus productrices et offrant des conditions de travail plus avantageuses.4° — Niveau des profits.Si les profits sont bas ou inexistants, nonobstant de hauts droits protecteurs, c’est une preuve, analogue à celle donnée par la faiblesse des salaires, du défaut d’aptitude du pays pour cette catégorie de production.La protection devrait être éliminée.Il en résulterait une augmentation des revenus nationaux grâce au reflux de la main-d’œuvre et des capitaux vers des industries plus productives.Les profits, dans une branche de production très protégée, peuvent, au contraire, être beaucoup plus grands que les profits normaux en raison de l’excès de protection et de l’absence de concurrence étrangère.Le producteur national jouissant d’un véritable monopole rançonne le consommateur. COMMKNT RENOVER I.A POLITIQUE COMMERCIALE 457 Dans ce cas la protection devrait être diminuée jusqu’au point où les profits sont ramenés au niveau normal et courant, notion évidemment vague mais qu’il n’est pas impossible de préciser.L’application de la deuxième règle, maintien d'un certain pourcentage d’importations par rapport à la consommation nationale, aboutirait aux mêmes résultats c’est-à-dire, permettrait à la concurrence étrangère de jouer un rôle régulateur et modérateur.Régime spécial des ressources naturelles non reproductibles et épuisables La diminution des droits de douane ou même dans certains cas leur suppression pure et simple est quelquefois justifiée par des considérations tout autres que celles touchant à la productivité et au souci de donner à l’activité économique une bonne orientation.Naturellement celles-ci jouent pour les matières premières comme pour les autres produits.En effet, des raisons spéciales militent en faveur d’un régime douanier libéral pour les ressources naturelles non reproductibles et épuisables telles que les produits miniers et forestiers dont les réserves et les gisements ne sont pas très riches.En prévenant les importations étrangères on accélère l’épuisement des ressources naturelles et on prépare la dépendance vis-à-vis de l’étranger pour la fourniture de ccs articles.Or, cette subordination présente des inconvénients d’ordre économique, politique et militaire, savoir: payer trop cher les matières premières et en être privé en cas de guerre.Ce risque devrait paraître particulièrement redoutable aux partisans de l’autarchie et de l’isolement soucieux de conserver l’indépendance et l’autonomie de la nation.Il est surprenant et inconséquent de leur part d’appuyer l’établissement de droits sur de tels produits et de favoriser ainsi le gas ge des ressources nationales.Le régime douanier adopté serait fonction bien entendu de la richesse des gisements existants et des possibilités de mise en exploitation facile de nouveaux.Un inventaire des ressources naturelles devrait donc être établi.Exceptions strictement limitatives à ccs règles pour des considérations de défense nationale ou artistique 1 ° — Protectionnisme militaire.Dans un monde où tout danger de guerre serait réellement inexistant, cette catégorie d’exception ne serait pas à mentionner.94 458 KEVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Malheureusement, dans un monde où la paix n’est pas une réalité.il est nécessaire—et c’est particulièrement vrai pour notre pays - de consentir des sacrifices matériels pour sa défense.Mais encore faut-il, étant donné les inconvénients de cette protection, pue les dérogations soient strictement limitatives.La preuve doit être faite pue 1 industrie a protéger est essentielle au point de vue militaire et intéresse directement la défense nationale.Une liste de ces branches de production devrait être dressée par un organe strictement impartial.Or, très souvent aujourd’hui, la défense nationale n'est pu’un prétexte pour appuyer les demandes de protection les plus injustifiées.Cet argument patriotique paraît désintéressé bien qu’il ne masque que des prétentions égoïstes et pur conséquent ne manque pas de rallier des parlementaires soucieux de la sécurité de leur pays.Sans doute la guerre moderne nécessite la consommation de très nombreux produits mais il ne faut rien exagérer à cet égard.Il faut, d abord observer que dans le cas où la protection n’ar-ri\e pas a favoriser le développement de 1 industrie protégée et ne le rend pas a meme de répondre aux besoins de la consommation, elle est inutile; elle n’assure pas en effet le résultat cherché, à savoir 1 autonomie et I _ ance économique du pays en cas de guerre.On peut se demander si le développement de la marine de guerre Pour assurer en cas d hostilités la liberté des mers et la fourniture de ce produit par l’étranger, ne serait pas plus opportun.J1 n est pas très logique non plus de protéger certaines industries de transformation, uniquement pour des raisons de défense nationale, si la matière première qu’elle transforme est introuvable sur le territoire considéré.II serait même plus simple de se procurer en cas de guerre les objets finis que les matières brutes.l-.nfin.dans tous les pays, il y a une grande quantité de produits de toute nature (pii n intéressent en rien la défense nationale et pourtant bénéficient dune protection très élevée.Ainsi sans nuire en rien a la sécurité du pays il serait possible de diminuer fortement la protection.20 -— Protectionnisme artistique.Le protectionnisme artistique en faveur d’activités présentant un intérêt esthétique supérieur ne justifie que des exceptions tout à fait limitées et insignifiantes ne portant point atteinte aux règles précédentes.C ette catégorie de dérogations est simplement mentionnée pour mémoire.A33D 1 H 1 mm ¦T— COMMKNT RENOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE 459 Dans le cas où cos considérations militaires ou artistiques exigeraient la violation des règles du protectionnisme rationnel, il serait indiqué de substituer une prime à la production, aux droits de douane dans la mesure du moins où ceux-ci devraient excéder 50% pour assurer une protection suffisante.Le Gouvernement et le Parlement connaîtraient ainsi parfaitement le prix des sacrifices imposés et seraient à même de prendre leurs responsabilités.Les revendications égoïstes non justifiées par un intérêt national supérieur auraient moins de chance d'aboutir.II — L’APPLICATION DU PLAN DE PROTECTIONNISME RATIONNEL I elles sont les règles et les critères qui devraient servir de base à l’action du législateur de tous les pays et en particulier du nôtre.Tous les droits protecteurs (pii ne répondraient pas à ces exigences économiques et sociales devraient, suivant les cas, être supprimés ou modifiés.toutefois, le protectionnisme, même le plus abusif, ne devrait pas être retiré brutalement aux industries en bénéficiant sous peine de souffrances sociales considérables et d’injustices flagrantes.Grâce a des mesures de transition on assurerait sans trop de heurts la résorption progressive des branches de production parasitaires et le transfert des capitaux et des travailleurs vers des industries plus productives, c’est-à-dire la réadaptation de l’économie nationale.Certes les industries protégées n’ont pas de droits acquis, en matière rie protection, opposables à l'Etat.Celui-ci est souverain et ne doit agir qu’en fonction de l’intérêt national, mais encore il ne doit pas brimer les intérêts particuliers.C’est d’autant plus vrai ((tie dans le cas considéré par la protection accordée, il a la responsabilité de cet état de choses.N a-t-il pas.en effet, encouragé de cette façon les capitaux a s investir dans ces branches de production peu productives?Les gouvernements présents et futurs ne sauraient se désolidariser de ceux du passé.Ces règles, il n’est pas utile de le préciser, sont nettes, objectives et impartiales.Certes elles sont à base de discriminations.Mais on a vu que celles-ci étaient absolument nécessaires pour établir un système satisfaisant.Elles sont fonction uniquement du bien public et du souci de n’accorder protection qu’aux industries le méritant du point de vue national. 460 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Elles frappent donc sans aucun arbitraire, indistinctement et impartialement, toutes les industries cjui tombent sous leur application et ne briment pas certains intérêts pour assurer des privilèges d’autres.Ces principes devraient être codifiés et rendus impératifs par un vote du Parlement de manière à leur assurer le plus possible l'intangibilité.Cette précaution préviendrait, dans la mesure du possible, l'arbitraire, et les manoeuvres des intérêts égoïstes auraient beaucoup moins de chance de succès.Le Gouvernement et le Parlement apprécieraient dans chaque cas le bien-fondé des demandes de création ou de modification de droits.A ces fins ils se borneraient à appliquer les règles édictées et repousseraient purement et simplement les revendications qui leur seraient contraires.La codification et la publicité de ces règles seraient d’un autre point de vue, fort utiles.Ainsi les individus connaîtraient pleinement le degré de protection sur lequel ils seraient en droit de compter, ils pourraient agir en connaissance de cause au lieu d'être dans l’incertitude et de travailler au petit bonheur.L’établissement d’un plan rendu public est la condition du bon fonctionnement de 1 economic car il facilite la coopération volontaire des citoyens a son succès.Ceux qui ne s'y soumettraient pas n auraient (pi a s en plaindre a eux-mêmes; ils agiraient sous leur propre responsabilité.1° Les errements et les vires de la politique douanière actuelle.Dans tous les pays et en France en particulier, les règles du protectionnisme rationnel ne sont pas appliquées; ce sont par contre la routine, 1 empirisme et des conceptions erronées qui président a la politique douanière.Le Gouvernement et le Parlement opèrent au petit bonheur, à 1 aveugle, sans plan directeur.Ce qui le prouve bien c est qu il n y a pas identité de traitement pour des branches de production présentant des conditions analogues et entrant dans la même catégorie.La politique commerciale est, en effet, façonnée par la pression des intérêts privés qui cherchent à obtenir le plus de faveurs possible de 1 État.Certes, leurs revendications se font contrepoids et se neutralisent dans une certaine mesure mais ils savent très bien réaliser des coalitions pour faire triompher leurs revendications respectives au détriment de l'intérêt général.Une mesure i—i—a—at COMMENT RENOVER LA POLITIQUE COMMERCIALE 461 qui satisfait la somme ou à plus forte raison la majorité des intérêts particuliers peut, en effet, être contraire au bien public.Le degré de protection dont a besoin une industrie ou bien encore la différence des coûts de production nationaux et étrangers ou encore la nécessité de réserver le marché domestique aux producteurs du pays ont été également pris en considération.Ainsi tous les produits cultivés ou manufacturés, ou dont on veut introduire la production sur le territoire, bénéficient de la protection, quelle (pie soit l’inaptitude du pays pour leur production et la hauteur des droits nécessaires pour compenser son énorme infériorité par rapport à ses concurrents étrangers.Bref, ce sont essentiellement des critères irrationnels qui ont été retenus.Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que l’on ait abouti à un protectionnisme excessif, incohérent, général, ne faisant aucune discrimination entre les industries qui méritent d’être protégées et les autres.Certes des considérations pratiques, empiriques ou de bon sens, telles que l’importance des capitaux investis et de la main-d’œuvre employée, la défense nationale, l’inexistence ou la quasi-inexistence des industries en question ont tempéré et atténué les absurdités d un tel système qui, : jusqu’au bout aurait engendré des errements monstrueux.Il se trouve dans la législation douanière bien des droits défendables et en accord avec le plan élaboré ci-dessus.C’est ainsi que dans la plupart des pays on a renoncé à établir des droits à l’importation sur des articles faisant l’objet d’exportations, c’est-à-dire pour lesquels ils ont un avantage très net sur leurs concurrents étrangers; attitude raisonnable purement négative d’ailleurs.La plupart des pays industriels admettent aussi l’entrée en franchise des matières premières nécessaires à leurs industries de transformation.Ils n’ont eu toutefois aucun mérite à le faire dans la mesure oû elles étaient introuvables sur leur sol: il n'y avait pas, en effet alors, de producteurs à protéger.C’est le cas de la France, par exemple, qui ne peut produire sur son sol du pétrole, du caoutchouc, du cuivre, du coton et la plupart des produits miniers.Le problème de la sauvegarde des matières premières non reproductibles ne se pose donc guère pour elle.Enfin entrent en franchise toute une catégorie d’articles impro-ductibles ou pour la production desquels le pays n’a pas d’aptitude.5549 462 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Certes on ne peut que se féliciter de toutes ces dérogations à la généralité et à la rigueur du protectionnisme; ne pas les admettre aurait été une monstruosité économique.Mais le fait que le législateur s’est quelquefois montré raisonnable ne supprime point les vices graves des systèmes douaniers.Les règles du protectionnisme rationnel ont souvent été violées, à commencer par celle du plafond maximum.Il ne nous appartient pas dans ce bref essai de dresser la liste de ces errements, c’est-à-dire des droits indéfendables et à supprimer.L’étendue des violations des règles du protectionnisme rationnel ne pourrait être mesurée que lorsque un inventaire économique et social de toutes les branches de production et leur classification d’après les critères indiqués auront été dressés.En tout cas, on peut affirmer qu'il existe un très grand nombre de droits protecteurs qui n’ont aucune justification ni économique ni sociale.Le pays n’a pas d’aptitude pour les productions protégées.Celles-ci ne se maintiennent que péniblement au prix de grands sacrifices imposés aux consommateurs et en offrant des conditions de travail très dures aux ouvriers employés; par contre elles n’arrivent pus à libérer la nation de la tutelle étrangère.Ces charges imposées à la communauté nationale ne sont point légitimitées par des considérations de défense militaire, qui ne dépend en aucune façon de la production sur le territoire national de produits de luxe, de qualité ou d’importance secondaire.En France les errements sont très graves.Ils sont toutefois beaucoup plus difficiles à préciser qu’en Amérique car les informations économiques dont on dispose dans notre pays à ce sujet sont tout à fait incomplètes.2° — Documentation économique et sociale; classification des industries conformément aux critères du protectionnisme rationnel.La mise en œuvre de ce plan de protectionnisme rationnel suppose l’existence d’informations très complètes, non seulement en ee qui concerne le volume des exportations, mais aussi la valeur de la production nationale de chaque branche d’industries, le montant des capitaux investis et le nombre des ouvriers employés dans chacune d’entre elles, le niveau de leurs profits et de leurs salaires, le coût de la protection accordée, leur rôle dans la défense nationale et enfin la richesse des ressources naturelles non reproductibles protégées, bref la confection d’un inventaire complet de la situation COMMENT HE NOV EH LA POUTIQUK COMM EKCT ALE 403 économique et sociale du pays.Ce dernier doit naturellement être complété par la classification des industries conformément aux critères adoptés ci-dessus.La documentation et les informations sont la condition même d'une e concertée, saine et rationnelle.Ces renseignements et surtout cette classification des industries auraient peut-être fait apparaître le caractère coûteux, absurde et préjudiciable à l’intérêt national des méthodes suivies.La condition d’une action rationnelle est la parfaite connaissance des implications et des conséquences de ses actes.L’ignorance est toujours la cause de très graves errements.Sans renseignements, c’est l’empirisme aveugle et grossier ou l’incohérence qui triomphent fatalement.Malheureusement la plupart de ces données économiques sont inconnues dans presque tous les pays et notamment en France.Cette carence de la documentation économique est l’indice même que le Gouvernement, le Parlement et l’opinion publique sont satisfaits des méthodes employées jusqu’alors dans le domaine tarifaire et n’envisagent aucun changement.Dans le cas contraire ils se seraient peut-être préoccupés de grouper les données nécessaires à la rénovation de la politique douanière.Pour supprimer ces graves lacunes il conviendrait de créer au sein du Ministère de Commerce ou même en dehors de lui, un organisme compétent, ayant tous les moyens d’investigation nécessaires, afin de mener cette enquête.Celle-ci, d’ailleurs, serait extrêmement intéressante et utile à bien d’autres points de vue car elle fournirait des renseignements sur bien des aspects de la vie économique actuellement ignorés.La politique dans tous les domaines ne pourrait qu’en bénéficier.Quant à l’action douanière qui seule retient notre attention, elle pourrait enfin devenir cohérente, rationnelle et conforme à l’intérêt général.3° — Rénovation de la politique commerciale.Il serait tout à fait désirable que tous les pays appliquassent simultanément le plan de protectionnisme rationnel dont les règles ont une valeur universelle et sont avantageuses pour tous les pays.Ainsi seraient abolies ces barrières douanières établies au mépris du bon sens, lesquelles étranglent les échanges internationaux.Une telle politique assurerait une impulsion considérable au commerce mondial.Le.développement de celui-ci ne pourrait 80741 494 UK VU K TKIMESTMELLE CANADIENNE manquer de favoriser la reprise économique générale.La marine marchande bénéficierait évidemment de cette expansion des mouvements internationaux de marchandises.Leur déclin est la cause de sa ruine.X est-il pas, d’ailleurs, absurde et contradictoire de stimuler par des subventions coûteuses son dévc' ment et, en même temps, de la priver de son aliment, le commerce extérieur?La reunion d’une conférence économique internationale serait utile pour réaliser un accord à ce sujet.Mais les chances de succès d’un pareil concile économique sont minimes étant donné la mentalité du public et des gouvernants.A la f onférence Economique Mondiale de Londres de juin-juillet 1933, un plan de protectionnisme rationnel ne fut pa.- à proprement parler discuté, foutefois, il est intéressant de signaler cjtte le Secrétaire d Etat Hull présenta un plan de politique douanière réclamant notamment l’application des deuxième et troisième règles qui sont les plus importantes.Mais ce projet ne fut pas pris en considération avant l’ajournement de la Conférence car il fut présenté trop tard et il ne devait pas être retenu faute de nouvelles réunions.Mais depuis juin 1934 les Etals-l’nis ont mis en oeuvre une politique commerciale s’inspirant, au moins en partie, du plan américain de la Conférence de Londres et du système que nous présentons.La mise en œuvre de cette nouvelle méthode fut possible grâce aux informations collectionnées par la Commission du 1 arif et la classification des industries suivant quelques-uns des critères indiqués.On ne saurait trop souligner la portée de cette initiative.Pour développer les exportations américaines, qui avaient baissé dans des proportions fantastiques depuis l’ouverture de la crise, 1 Administration Roosevelt s'est rendu compte qu'il lui était nécessaire d’augmenter parallèlement ses achats à l’étranger.Elle devait donc accorder des réductions de droits de douane et, tout naturellement, elle choisit les produits pour lesquels la protection était le moins justifiée; elle a été guidée à beaucoup d’égards, dans ce choix, par les règles du protectionnisme rationnel ci-dessus énoncées.Elle a pu ainsi offrir des avantages importants aux pays étrangles en matière douanière et, en échangé, elle a obtenu de nouveaux débouches pour ses exportations.Ces concassions mutuelles ont fuit 1 objet des quatorze accords de réciprocité conclus depuis 1934.45 COMMENT RENOVER I.A POLITIQUE COMMERCIALE 465 Les États-Unis qui ne cessaient depuis la guerre d'augmenter la rigueur de leur protection ont, pour la première fois, renversé leur politique.Us donnent au monde entier l’exemple à suivre dans ce domaine pour ranimer le commerce international.Dans notre plan de protectionnisme rationnel nous nous sommes fortement inspirés des méthodes américaines.Les travaux préparatoires à cette action notamment contiennent plusieurs des règles que l’on a énoncées.Les résultats obtenus d’ailleurs, par leur application pourtant très partielle et fort timide, sont très encourageants.Le commerce extérieur a été augmenté.Sans attendre une action d'ensemble internationale, la France qui vient de se lier par un traité de commerce avec les États-Unis et qui est l’une des nations les plus protectionnistes devrait, dans son propre intérêt, prendre l'initiative en Europe d’une telle méthode.Cette double action, menée par deux grands pays dans l’Ancien et le Nouveau monde, ne manquerait pas d’avoir des répercussions sur la politique commerciale de tous les pays et favoriserait sans aucun doute la reprise des échanges internationaux.A cet égard il n’est pas inutile de préciser que la réduction de la protection consécutive à la mise en œuvre de ce plan ne devrait pas être réglisée d’une façon unilatérale sous peine de ne profiter qu’à l’étranger et de consentir des sacrifices sans aucun avantage pour le commerce d’exportation.Ces diminutions de droits devraient être négociées selon les principes habituels afin d’obtenir des avantages équivalents pour nos produits.La France serait ainsi à même d’offrir enfin des concessions substantielles et elle pourrait en retour en obtenir de semblables.Son commerce extérieur serait fortement développé pour le plus grand bien de son économie.La rénovation des méthodes douanières conduirait donc à la négociation de nombreux traités de commerce; politique tarifaire et conventionnelle sont deux aspects inséparables de la politique commerciale.Cette double action devrait être menée parallèlement et simultanément.C’est d’ailleurs le spectacle que nous offrent les Etats-Unis engagés dans une activité diplomatique sans précédent. 460 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Certes 1 application de ce plan de protectionnisme rationnel entraînerait des réadaptations et des rajustements profonds de notre économie.Mais c’est nécessaire car la politique présente et passée a donné une fausse orientation dommageable à l’intérêt national.11 convient de redresser cette situation et de canaliser les capitaux et la main-d’œuvre vers les branches de production les plus productives.Des esprits vraiment novateurs et constructifs ne doivent pas être effrayés par la perspective de certaines difficultés inhérentes à ce rajustement (celles-ci d’ailleurs mesureront les fautes du passé) et, sous prétexte de les éviter, continuer par routine à perpétuer les errements du passé.Ces souffrances salutaires seraient, d’ailleurs, fortement atténuées grâce à l'application progressive de ces nouvelles règles.Enfin il n’est pas inutile en terminant de rappeler que la modération de ce plan peut être assez facilement accentuée en modifiant le pourcentage choisi, sa souplesse est :\ cet égard caractéristique, suivant le degré de réadaptation de notre économie pour le développement du commerce extérieur que l'on voudra réaliser.Cette politique ne porterait pas atteinte sux intérêts légitimes; seuls les abus graves seraient éliminés.Il ne faut pas, en effet, brusquer les choses sous peine de soulever une opposition irréductible et difficile à vaincre.II importe de démontrer à nouveau les bienfaits d’une politique plus libérale en matière douanière.L’opinion publique est imbue d’isolement et d’autarchie.Il y a une véritable cure de désintoxication à opérer à cet égard.Cette preuve par les faits aura plus de force de conviction que les arguments et les raisonnements les plus sains; la plupart des esprits essentiellement pragmatiques et avides de prospérité mesurent la valeur d’une action ou d’un système à ses résultats.Lorsque cette première étape aura été atteinte, il sera possible de relâcher encore davantage les liens qui étranglent les échanges internationaux.Le public y consentira beaucoup plus volontiers qu’aujourd’hui car son état d’esprit sera différent.Dr Charles-D.Hérisson LA REVUE DES LIVRES "•'•V X-RA Y STUDY OF TUE STUCTURE OF RUBIDIUM DITIIIOXA-TE AM) OF THE TWIXXIXG IX RUBIDIUM AXI) POTASSI’ M DITIIIOXA TES” (Thèse de Physiqu présentée à l’Univer téMcGil André V.Wcndling pour obtenir !- gr .le de Docteur en Phil ¦ T.auteur considère d abord les symétrie- des Radiogrammes de i • d !-e, .nus le des cristaux orthogonaux h rsque h- rayon X ( -t dirigé suivant les axes latéraux (normalement à l’axe principal).Ces considérations lui permettent de distinguer entre les membre- de certaines paires de groupes du système hexagonal et 1 rcmpl ; ray X.l’examen goniométrique en lumière < rdii re dans tous 1 étudié est trop petit ou trop pauvre en faces externes hier é\ cl , .voir réflecteur suffisant pour le goniomètre cristallin.Des mesures du pouvoir rotatoire, réalisées avec le quadri-qua’ ! v.de l’cri rend, pour les cristaux homogènes et pour les maclcs crist • 'et- des Radiogramn • de la (le la n étl ode de Latte n< rt tt t dis- tinguer entre un cristal dextrogyre, un lévogyre ou une me He ¦ entre).Des details d expériences effectuées pat les métl ! u crist t et des poudres sont donnés et interprétés théoriquement : .' t •structure atomique complète à quatorze paramètres.( ette structure < - t con parée à col : posées par d’autri : rcl i propos d’un cristal isomorphique, le diaphannte d.' potassiui ! .résultats).I.’usage des logarithmes des intensités calculées (en vue de la conipat aux estimés visuels des taches de diffraction a été justifiée par l'auteur en rd i de sa commodité et soutenu par l’application des loi., de Boron.u et | sur lesquelles la photométric est basée Le maclage du diaphanate de rubidium est soit du type “Brézilien’ -de la complète holohédrie selon le- dénominations clussiqtu s à propos du quartz lorsque le pouvoir rotatoire disparaît par suite de l’union d’un crist i • d un droit ou de deux cristaux analogues à la made précédente combinés.Cette thèse a éclairci bien des doutes à propos du groupe de la tourte- !.n et montré que de prétendus cristaux homogènes n'étaient que des mucle-; l'a-¦¦ dation de la méthode des rayons X et de la mesure du pi uv t : ét< particulièrement heureuse.La substance de ce travail de 165 pages et de 51 Radiogrammes ou pi-.é , -fions gnomoniques a fait l’objet de cinq publications dans les revues de cristallographie d’Allemagne et d'Amérique.LA VÉRITÉ SUR LA RADIESTHÉSIE, par P.Serres, Ingénieur civil des Ponts et Chaussées.In-8 de 163 +• xxx pages.Chez Dunod, éditeur, 92, rue Bonaparte, Paris (Vie), 1030.La question traitée dans ce nouveau volume est une des plus discutées.11 ne nous appartient pas de prendre parti pour ou contre ceux qui pr '< nuisent 468 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE méthodes.Notre rôle se limite à signaler à nos lecteurs qu’un nouveau volume, traitant de ce sujet, vient d’être publié.I.'auteur a voulu exposer ee qu’il rroit être scientifique et vrai.Ceux que le sujet intéresse jugeront cet ouvrage eux-mêmes.THIGOXOMI-ITRIK ET COMPLÉMENTS D'ALGÈBRE, par H.Estève et II.Mitault.In-S° de 7(1 pages avec 0 figures.Prix, broché: 12 francs.A la Librairie-Imprimerie Gauthier-Villars, 5.5 Quai des Grands-Augustins.Paris (fie).1936.Ce petit opuscule contient, sous une forme rigoureuse et simplifiée,les compléments nécessités par les modifications des programmes de Première et Seconde décrétées dans la circulaire ministerielle française du 18 novembre 1936.L’exposé de- sujets ajoutés au programme do ces classes est complété par une série de 152 exercices.LA PS5 CIIOLOGIK DUS MASSLS, par André Joussain.In-S° de 212 pages.Prix, broché: 15 francs.Chez Ernest Flammarion, éditeur, 22, rue Racine, Paris.1936.C e volume fait partie de la “Bibliothèque de Philosophie Scientifique” publiée sous la direction de Paul Gaultier, de l’Institut.La prépondérance brutale des masses, qui s'affirme toujours de plus en plus depuis la guerre de 1914-18, se justifie-t-elle ou doit-elle amener la destruction de notre civilisation chrétienne et humaniste?C'est la question à laquelle l’auteur a voulu répondre.Le volume qu’il nous présente est le résumé de quinze années d'études sur les passions humaines, la psychologie des peuples et la philosophie des révolutions.Après avoir expliqué la différence qui existe entre les masses et les foules, il nous fait voir ce qui est commun aux deux, en faisant ressortir l’influence exercée par les masses sur l'individu.S’appuyant sur de nombreux faits empruntés a 1 histoire et aux événements contemporains, il décrit la crédulité et l’incrédulité des masses, leur esprit simpliste, leur facilité à se laisser persuader et la difficulté qu’on éprouve à les convaincre, leurs réactions, etc., etc.Cette analyse de l’âme des niasses étant faite, il cherche alors à déterminer la logique à laquelle elles obéissent.Monsieur A.Joussain passe ensuite aux constatations sociologiques en montrait comment l’influence des masses s’est exercée aux diverses périodes de l’histoire et comment ( lie tend à devenir prépondérante.Il arrive ainsi à expliquer les diverses révolutions modernes.Il conclut que le progrès de l’influence des masses doit logiquement détruire la propriété et la liberté, si la masse cesse d’être disciplinée et dirigée par la religion, la tradition et son élite.MFTHODES MODERNES DE TOURNAGE, par Robert Fontaine, fn-8' de 151 pages avec 62 figures.Prix, broché: 46 trancs.A la Librairie Polytechnique C'hs Béranger, 15, rue des Saints-Pères, Paris, 1936.Cet ouvrage est destiné aux chefs d’ateliers, aux ouvriers tourneurs, aux di -inatours d’outillage, ainsi qu’aux élèves des écoles techniques.Il n’est ni RK VUE DES LIVRES 4(3» un ouvrage de vulgarisation, ni un traité complet, mais plutôt une mise au point moderne, dépourvue des données élémentaires.Ces dernières sont utiles, certes, aux débutants mais superflues pour le tourneur exercé et le chef d’atelier.L’auteur y traite d’abord de deux questions importantes: outils et vitesses de coupe.A ce propos on trouvera aussi, dans la partie annexe, une note relative à l’emploi des outils en diamant.Un chapitre a été consacré au tournage conique et un autre aux mandrins de reprise.Le tout est complété par la description des moyens de remédier au broutage, mal fréquent et redouté.MIX ERA LS Y EARHOOK compilé par IL IL Hughes, de la branche des statistiques du V.S.Hure.au of Mint*.In-S° de 1502 pages.Prix, relié toile: S2.2Ô.Un vente chez le “Suiierintewlenl nf Documents”, Washington, D.C.C'e document, en plus d’être une compilation des données statistiques de l’industrie minérale aux Ktats-Unis pour l'année 1930, contient plusieurs chapitres d’intérêt général: nouveaux développements des ressources minérales, variations de la consommation et des prix, nouvelles mesures adoptées pour la sécurité des mineurs, intervention de l’Il ta t dans l'industrie extractive, revenus des eut repi ise-d’exploitation, aspect économique du commerce international des produits miniers, progrès dans la mécanisation des mines, etc., etc.LA DIETETIQl'E, rédigé en collaboration.In-S' de 30S pages.Publié par les Religieuses de Saint-Joseph à l’IIôtel-Dieu de Montréal.Ce nouveau recueil, qui marque un progrès sur les éditions du genre chez nous, est destiné d’abord aux élèves gardes-malades, auxquelles il fournira les notions essentielles à la pratique de leur profession et les connaissances nécessaires à la préparation des examens.A cette fin, il contient une série de questions posées par les divers bureaux d’examinateurs.En plus des notions de chimie et d’hygiène alimentaire, ce document contient la description détaillée, avec données quantitatives, des régimes du sujet sain et du sujet malade.Cela le rend utile même aux médecins.Tous ceux qui possèdent un bon ensemble des notions élémentaires de chimie et de biologie pourront le lire avec assez de facilité et surtout avec grand profit, car ils en tireront des notions d’hygiène alimentaire qu’un ne saurait jamais trop apprécier.N’oublions pas que la diététique est maintenant un facteur thérapeutique de premier ordre.A KEY TO THE HEART OF THE CH ! LORES.A research about character and practical education in the U.S.of America and other countries.Edited by Institution the Children’s friends, Amsterdam, Holland.L’Institut des “amis de l’enfant”, après six ans de travaux, a été chargé par la municipalité d’Amsterdam, d’une enquête sur l’éducation pratique et morale aux Etats-Unis.C’est le résultat de cette enquête qu’il présente aujourd’hui.L’objet de ce rapport est de promouvoir un échange international d’idées, d’éveiller l’intérêt du public, et de susciter la coopération entre le public et les spécialistes en matière d’éducation. 170 I K Y UK TRIM KSTRIKLLK CAN' A DI KN XI.l.:i I'.tc partie du rapport (Brochure A, American nport) a été confiée à •Miu I.u.-ilc Muthewson, graduée du Teachers College, Columbia University, avertit qu’elle ne prétend pas offrir un tableau complet du système éduca-• ' • 11 *ca'n> ma's seulement les grandes lignes des progrès qui s’accomplis' ¦ ¦ ' eux qui s intéressent ù I histoire de l’éducation trouveront dan- ce rapport une foule de détails instructifs.1 - I ' hure B, 1 i U and Inti i n the U.S.A.) est le rapport de -ô intervious sur les trois questions suivantes: ! U hat are you doing to make children think for themselves?- ' l doing to fit student for practical everyday life?What is done in instructions in morals?d'1 ,jc paiiie (brochure ( , Deport of .mine ollur countries) nous fait connaître ¦ •: ¦ d’édui ition dans les pays suivants: Angleterre, France, •' 1 la, Australie, Xatal, Mexique, Chine, Afrique du Sud.' ' 1 ire D, O.lu on) insiste sur l’importance de l’édu- • dèv< quel j e s dout - sui : • système scolaire des États-Unis.i.( BL 1.1 A( .\!¦,, par Rem- Musset, doyen de la faculté des Lettres de Caen, p.n ar i onoraire à l'Université de Rennes.Un volume in-1 G, 12 cartes ¦ Armand t olin, 103, boulevard Saint-Michel, Paris), 15 fr.'¦ dit: oie lion sur la Bretagne, région historique, et l'isolement ; - • ll1' de la péninsule bretonne.M.Musset décrit le climat de la Bretagne, ffues et i'1- aspects humains des paysages bretons; puis il analyse • • • ' >le, vie maritime, industries non maritimes.Le chapitre V traite des v répartit t du mouvement de la population, de l’émi- !a!l°n bretonne, et de la “vie spirituelle”: Haut-Breton.Bas-Breton, la “race” ¦ ¦ br< ne.R nous montre ( nsuite h - aspi cts locaux de la Bretagne, et termine par un- étude Sui la vallée et l'estuaire de la Loire.En .pend .: bibliographie sommaire, lexique des terme.- bretons, noms bretons de ville.- ou villages, table des cartes.' ' • - e human .l’un sa\ant et d’un poète, ¦ 1 • A i (.- - ¦ t devra: i et ; e accueilli avec une glande faveur non seulement • jui, comme nous, ont des raisons héréditaires b iincr, le .omjirendre et de “sentir” mieux la Bretagne.AMI.ilICANLSA1TOX, enquête de la Hante Dominicaine (1930).¦ Œuvre de Presse Dominicaine, Montréal, 1937 Un volume de 200 pages, prix S0.75.Pour ceux qui n’ont pas eu l’avantage de lire dans la H,vue Dominicaine i i i ; r ; u i ••.quille a conduite en 1030 ~ur “notre américanisation”, et qu'elle 1 1,1 ri umr en volume donnons d’abord une idée d’ensemble de cette enquête, en citant la table des matières: 1.deduction , par le P.Lamarche, O.P.; “[’américanisme et notre vie ' ¦ i Par b P- '¦ >yer, O.P.; "1 iméricanisation par la philosophie”, par M.¦ bast : " sation par le cinéma”, par M.Alban Janin; h - sports”, par le P.( leslas Forest, O.P.; “notre P ¦ femme”, par Mme E.Pineault-Léveillé; “l’infiltration 111 ¦ ’ 111 ’ b11 b‘ ra,lio , par M Lucien Desbiens; “notre américanisation par RK VUE DES LIVRES 471 lu journal”, par M.Georges Pelletier; “notre américanisation par le magazine”, par M.Jean Bruchési; “l'américanisme et les pratiques financières”, par M.D.Jasmin; “aperçus complémentaires”, par le P.Lamarche, O.P.Il est facile de voir l'étendue et la portée de la présente enquête, et de constater que ceux qui l’ont faite, s’ils ne sont pas des spécialistes, sont “du moins des hommes que leur expérience, leurs contacts, leurs études antérieures, prédisposent à ce genre d’examens”, l it ce nous est un garant d’une recherche sérieuse et une raison d'y apporter une attention sincère.D’autant plus qu'il ne s’agit pas d’un danger problématique, mais d’un mal réel qui est là, au milieu de nous, installé plus ou moins profondément dans notre vie.Nos campagnes mêmes n'y échappent pas.Kt le malheur veut que les malades qui sont le plus touchés ne sont pas toujours ceux qui en ont la plus claire conscience.D’où “l’extrême difficulté d'obtenir des réactions individuelles"; d’où aussi la nécessité de proposer des “mesures d’ordre social”, contre une annexion morale qui est en train de tuer le meilleur de notre vie.Il sut lit, en effet, d’ouvrir les yeux et les oreilles, de converser avec les gens, rie connaître leurs préférences et surtout les raisons de ces préférences, pour se rendre compte que le danger de mort n’est pas une chimère, que même plusieurs des nôtres sont déjà morts, si l’on peut dire, dans bien ries domaines ou sous bien des aspects, et qu’ils ont été tués par l'américanisme.Il faut .-ans doute se garder de généralisations injustes; il faut se garder de penser que tout ce qui vient d’outre quarante-cinquième degré est à rejeter, parce que mauvais ou contraire à notre mentalité.Il faut aussi distinguer entre “américains” et “américanisme”, puisque celui-ci est déploré par beaucoup de ceux-là.Il faut admettre aussi que parfois nos voisins peuvent nous servir de modèles.Toutes ces distinctions .-ont soigneusement établis au cours de la présente enquête.Mais il n’en reste pas moins que des doctrines ou des méthodes combattues ou bannies par les meilleurs éléments américains, sont transportées ici sans obstacles et accueillies sans discernement par la paresse canadienne-française.Il est clair que si l’individu ne peut se défendre seul, parce qu’il ne se sent pas menacé, il appartient à l’organisme social d'apporter, ou du moins de proposer le remède, ("est pourquoi, nous croyons qu’il faut insister beaucoup sur cette pensée du P.Lamarche, dans l'Introduction: “Que les écrivains se fassent les éducateurs de l’opinion, en signalant avec vigueur et clarté le danger de l’américanisme sous toutes ses formes”.Kt parce que les gouvernements (cf.les récentes conventions douanières) semblent sc désintéresser de cet aspect de notre survivance, souhaitons que tous ceux de nos compatriotes qui ont un peu d'autorité et d'influence, méditent longuement le présent volume et répandent autour d'eux, avec autant d’insistance que possible, les enseignements et les conclusions qu'il contient.L’enjeu, nous semble-t-il, en vaut la peine; et nous n’arrivons pas à nous expliquer pourquoi, par exemple, on laisse s’étaler impudemment à tous nos kiosques, ces magazines à la fois d’une profonde insignifiance et d’une sournoise nocivité.Si la ville de Québec en a mis plusieurs au ban, il y a quelques semaines, pourquoi Montréal se montre-t-elle plus hospitalière?Quand un malade est trop fou pour voir sa maladie, ne doit-on pas le soigner de force ? 472 REVUE trimestrielle canadienne Nous pourrions multiplier les commentaires sur “notre américanisation”.< e n est ici ni le temps, ni le lieu.Aussi nous nous bornons à souhaiter à ce livre a plus vaste diffusion.Avec le P.Lamarche nous sommes convaincu que pour le ‘public du jour” c’est le “volume de l’heure”.LA FAI XK J)L CAN ADA, par R.-M.Anderson, D.Ph., chef de la division de Biologie, Musée national du Canada, Ministère des Mines et des Ressources Réimpression d'un chapitre de l’Annuaire du Canada, 1037.Avec 7 cartes et 4 pages ill.Brochurette de 30 pages.Types fauniques.Zones de vie du Canada.Particularités de la distribution des oiseaux.Conservation îles faunes indigènes.1 LSl'.S VIVANT DANS L’LG LISE, par IL Pinard de la Boullayc, sj.Conférences de Notre-Dame de Paris (Carême 1937).Éd.Spes, Paris, 1937.( n vol.in-8 6cu de 29fi pages.15 fr.I-e R.P.Pinard de la Boullayc quitte la chaire de Notre-Dame de Paris qu il,occupait depuis 1929, pour se consacrer à des travaux de science pure.' Le Careme de 1937 est donc comme un testament qu’il laisse il son immense auditmre.Cette dernière série de conférences s’intitulent: “Jésus vivant dans 1 hglise .Voici le sujet des six conférences de 1937: 1 — L’unité de l’humanité dans le Christ; 2 - Les relations individuelles du Christ et du chrétien; 3 — Le Christ dirigeant les âmes par les chefs de son Église; * — Ée Christ sanctifiant les âmes par les Sacrements; û — L’influence sociale de l’Eucharistie; fi - L’Eglise idéale et l’Église réelle.Nous avons donc ici un véritable traité de l’Église, de l’Église, héritière du Uinst, son épousé par laquelle II accomplit son œuvre.Par elle, Il réalise la veritable unité des hommes: c’est la doctrine si importante du “corps mystique” avec ses, conséquences sociales et religieuses.Parce que le Christ est la “Tête dé 1 Eglise , d est en relation étroite avec tous les membres de son corps mystique Mais ,1 a voulu que cette intimité fût contrôlée par des chefs, par une autorité extérieure, 1 autorité religieuse, chargée d’enseigner et de diriger, chargée aussi i e sanctifier par les sacrements, et tout spécialement par l’Eucharistie, “véritable ferment de dévouement, et charité qui soulève l’Humanité tout entière” Enfin quelles que soient ses infirmités, l’Église n’est pas tellement éloignée de l’image qu on voudrait qu’elle reproduisit et qu’on lui impose.Ces fortes pages donnent sa conclusion à l’un des plus beaux monuments que la Science chrétienne ait.élevés â la Gloire du Christ.Nous disons bien “Science”.Chaque conférence, en effet, est suivie de plusieurs pages de notes qui lui ajoutent une valeur scientifique incomparable et qui nous révèlent la solide érudition du prédicateur.Signalons aussi que l’ouvrage comprend une table détaillée et très pratique qui constitue un efficace instrument de travail; cette table analytique est elle-même suivie d’un Index des sujets traités et des auteurs discutés ou réfutés.POUR COMPRENDRE L’ASTRONOMIE, par l’abbé Th.Moreux.Bibliothèque d Education Scientifique, chez Gaston Doin A Cie, Paris.Un volume in-lfi de 236 pp.avec 100 figures, 20 f. REVUE DES LIVRES 473 Il est superflu de présenter l’abbé Moreux, directeur de l'Observatoire de Bourges, il est connu du grand public, à qui il a su faire admirer les merveilles du ciel.Le volume qu’il nous présente aujourd’hui comprend huit leçons, dont voici les titres: 1 — Notre observatoire terrestre; 2 — Première étude de la Terre; 3 — La Gravitation universelle, Kepler et Newton; •1 - Le Soleil et les Planètes inférieures; 5 — Notre planète, la Terre.La Lune, les Lclipses; 6 Les Planètes supérieures, les Comètes et les Ktoiles filantes; 7 — Les Ktoiles; 8— Les Amas et les Nébuleuses.La Voie lactée.L’auteur a mis de côté les exposés trop savants, les formules algébriques, etc.et il s’est , ' 'à faire comprendre au lecteur moyen les méthodes qu’uti- lisent les astronomes pour “arpenter le Ciel, pour mesurer les distances des Astres, pour calculer leurs masses et.leurs grosseurs’’, etc.Ce genre de vulgarisation n’existait encore dans aucune langue.Les lecteurs de l’abbé Moreux lui seront donc reconnaissants de ce tour de force et sauront en apprécier la vraie valeur.Tout y est présenté avec un maximum de simplicité, et le lecteur connaissant le système métrique, les quatre opérations de l'Arithmétique et quelques rudiments de géométrie, sera à même de “comprendre” les principes sur lesquels s’appuient les astronomes pour explorer et jauger l’univers.Ainsi, cette Initiation à l'Astronomie, “la plus belle des sciences , reste dans l’esprit do cette collection.UNITED STATES PORTS SERIES, par Tin Board of Engineer!; for Hivers and Harbors.War Department, Washington, D.C.Sous ce titre général le corps de génie de l’armée américaine, publie toute une série de rapports sur les ports océaniques américains.Chacun de ces documents renferme tous les renseignements pratiques utiles aux navigateurs: plan du port, droits et frais, coût du combustible, facilites disponibles, quais, élévateurs à grains, entrepôts, cales-sèches, terminus ferroviaires, chantiers de réparations.On y indique aussi les lignes de transport qui desservent ces ports.Des statistiques sur les importations et les exportations complètent chaque document.Voici les derniers rapports publiés.U.S.P.S.No 2 — Boston.Ma.-s.Prix, broché: 30c.No 8 - Jacksonville, Fia.Prix, broché: -10c.No 26 — Stockton and Sacramento.Calif.Prix, broché: 25c.No 13, Part.1 — Los Angeles and Long Beach.Calif.Prix: 35c.LE TRAVAIL, VALEUR BANCABLE, par Camille Bouché.Brochure in-S°, publiée par les Éditions du “Moniteur des Travaux publics”, 23, rue Cha- teaudun, Paris 0e M.Camille Bouché résume en une importante brochure une méthode d'organisation du crédit, qu'il a exposée dans de nombreux articles et conférences, et grâce à laquelle il serait possible de financer immédiatement, et sans charges d'intérêt excessif, un important programme de travaux publics et privés.5642 474 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Sa pensée est inspirée de la doctrine de M.Edgard Milhaud, professeur d économie politique à lTniversité de Genève.Il montre comment depuis le .Te siècle le mécanisme du crédit s’était progressivement amélioré et comment .1 pouvait recevoir un rouage supplémentaire de la plu- haute importance grâce a 1 escompte des salaires, à l’aide de trois instruments spéciaux qu'il définit avec précision : des traités de travail, des chèques de travail et des banques de travail “1848”, par Félix Ponteil, professeur il la Faculté des Lettres do Strasbourg.1 n volume in-IO.Prix broché: 1.1 franc-.Chez Armand Colin, 103, boulevard Saint-Michel, Paris, 1930., ^’ouvrage de M.Félix Ponteil offre une synthèse précise des mouvement-révolutionnaire.- qui ont éclaté en ISIS.'-n 1111 raccourci très suggestif, il montre la poussée libérale qui, depuis 1S1.5, par étapes successives, aboutit au grand drame, et il suit alors le cheminement’ de ce drame dans les faits et dans les idées.La l'rance occupe dans 1 ouvrage la place la plus importante.Elle en est le centre; mais les autres Etats européens ne sont pas négligés pour cela.En évitant de se cantonner dans les développements d’histoire politique, M.Félix Ponteil a fait la part qui convenait aux problèmes économiques et sociaux.Il a analysé les caractéristiques, les tendances et les façons d'être des assemblées, mis en lumière ce qui faisait leur force et ce qui devait les conduire à la ruine.Il a consacré des pages tri- denses à F.ouvre constitutionnelle qui a été entreprise, en France et au dehors, en ISIS, lia montré enfin pour quelles raisons une révolution commencée dans l’allégresse de la liberté reconquise était allée se perdre dans la réaction.DOS AXO.S DE LABOR EX EL MIXISTERIO DE IXDCSTRIAS, par Augusto César Bado.In-So de 311 pages.Imprenta N'a cional, Montevideo, 193.-).Compte rendu des activités du Ministère du Commerce de l'Uruguay pendant la période 1933-1935.PORT & TERMIXAL CHARGES AT EXITED STATES PORTS, par The Board of Engineers for /Cnrs H arbors-War Department.In-’s de * -1 pûfics.Prix, broc hé: S 1.00.Washington, 1937.Documentation détaillée sur les droits prélevés par le gouvernement américain et les autorités de divers ports sur les navires, le fret et les passagers.CHAUFFAGE, VEXTTLATIOX, COXDITIOXXEMEXT.La revue mensuelle “Chauffage A* Ventilation”, bulletin de l’Associition des Ingénieurs de Chauffage et de Ventilation de France (siège Social, 19 rue Blanche) parait maintenant sous ce nouveau titre.t nouvelle appellation consacre l’évolution d’une technique et les progrès dune industrie; elle marque l’intention de cette Association de développer les études relatives au conditionnement de l’air et do l’ambiance et de grouper la bibliographie qui s’y rattache.Nous rappelons que cette publication est exclusivement réservé aux membres de l’Association des Ingénieurs de Chauffage et de Ventilation de France (A.I.C.V.F.), qui comprend des membres Titulaires, Aspirants, Associés et Donateurs; cette dernière catégorie intéressant les personnes qui n’ont aucune attache avec les industries du Chauffage et de la Ventilation.mp T H K V L'E T RI M E STR IE LL E C A N ADI E N X E HA.7121 The Canadian Fairbanks Morse Co.I.I M I T E D •w POMPES POUR TOUS SERVICES MOTEURS DIESEL Trois polytechniciens à votre service 980 rue Saint-Antoine Montréal l’inappréciable leçon de C’est aux parents à enseigner • L’ÉPARGNE AUX ENFANTS Les parents avisés doivent enseigner aux enfants l’épargne.Cette leçon, ils l’enseignent dès le bas âge, pourvu qu'ils en soient convaincus, car l’enfant est une cire malléable qui reçoit toutes les empreintes.En effet, celui à qui on a enseigné les avantages de l’épargne méthodique sera en mesure de surmonter plus tard les problèmes difficiles qui l’affronteront.Parents, faites ouvrir un compte épargne à vos enfants, dès que vous le pouvez.Inculquez à la jeunesse l'avantage qu’il y a pour elle d'utiliser notre petite banque à domicile, revêtant la forme d'un livre.La BANQUE PROVINCIALE du CANADA .142 bureaux en Canada 2S succursales à Montréal ___________________ i VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1430, rue Saint-Denis, Montréal LE COMITE DE PLACEMENT Consultez'nous pour ^ le recrutement de votre personnel technique .TÉLÉPHONE: HA.2320 LIBRAIRIE DEOM 1247 RUE ST-DENIS ON TROUVE TOUJOURS UN choix important de beaux Iivr« anciens et modernes, des éditions originales, rares ou curieuses des meilleurs écrivains des XIXe et XXe siècles et les ouvrages nouveaux, en exemplaires ordinaires ou sur grand papier, d'une sélection d'auteurs contemporains.:: •; •; MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII Un journal honnête et bien fait.Le DEVOIR est un quotidien rédigé avec soin et honnêteté pour un public intelligent, respectable et instruit.ACHETEZ ET LISEZ LE DEVOIR TOUS LES JOURS Il est intéressant, bien informé, impartial, propre.Administration et rédaction, 430 Notre-Dame est, Montréal. K — REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Telephone: DOIIard 2900 Montreal Steam Toilet Supply D.ROBB, Prop.SERVICE COMPLET ET EFFICACE POUR BUREAU OU USINE 2214 BOULEVARD ROSEMONT MONTREAL Tel.FAIkirk 2848 Travail fait soigneusement et à prix modéré Bureau et Atelier: 984 Rachel Est Fondée en 1912 Wilfrid Pageau PLOMBIER-COUVREUR Poseur d'appareils à gaz et à eau chaude SPECIALITE: REPARATIONS REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IX PCLYBIELICN REVUE BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 5, rue de Saint-Simon, â, PARIS, VII Le "Polyblbllon", qui est entré dans sa 63e année, parait chaque mois, en deux parties distinctes.I.— Une "Partie littéraire" (2 vol.par an), comprend: lo des “Articles d'ensemble” sur les différentes branches de la science et de la littérature; 2o des "Comptes rendus" des principaux ouvrages publiés en France et à l'Etranger; 3o une "Chronique", résumant tous les faits se rattachant à la spécialité du Recueil.— Depuis la fin de 1914, le "Polyblbllon" donne des comptes rendus en nombre considérable relatifs à la guerre européenne.XX.__Une "Partie technique" (1 vol.par am, contient: lo une “Bibliogra- phie méthodique" des ouvrages publiés en France et à l'Etranger, "avec Indication des prix"; 2o les "Sommaires" de nombreuses Revues françaises et étrangères; les "Sommaires" des grands Journaux de Parts (articles littéraires, historiques.scientifiques et artistiques, et articles se rapportant de prés ou de loin à la guerre européenne).Envol de spécimen : 1 franc 50.Revue des Questions Scientifiques publiée 0 à 180 pages.Prix de l’abonnement : Belgique et Luxembourg : 80 francs belges.PRIX DE L’ABONNEMENT Partie littéraire Partie technique Les 2 parties réunies France, 36 fr.— 31 — — 48 — Etranger, 45 fr.37 — 60 — France : 80 francs français.Autres pays : 2(i belgas.L E NUMERO 1 2 F R A N C S.Numéros spécimens sur demande.ADMINISTRATION: 2.BUE DU MANEGE, LOUVAIN X IiEVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Telephone: LAncastcr 4236 MAISON FONDEE EN 1842 LIBRAIRIE BEAUCHEMIN, Limitée Libraires-Editeurs, Imprimeurs, Relieurs, Papetiers en gros et Importateurs 430, RUE ST-CABRIEL - - MONTREAL, Canada.Nous faisons bénéficier les auteurs de qui nous imprimons les ouvrages de tous les avantages que peut leur procurer la publicité faite dans nos publications telles que l'AL.MAXACH DU PEUPLE.LE CANADA ECCLÉSIASTIQUE et nos catalogues distribués partout où on parle français.La familière marque de fabrique “K «t E” est de vieille tradition parmi les ingénieurs de l’Ecole Polytechnique.Lille est synonyme de précision et de bonne fabrication, de qualité sans compromis.Cherchez toujours la marque '‘K
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