L'action populaire, 8 février 1951, jeudi 8 février 1951
bandes herniaires Corsets de maternité Rn* élastique» Ajustement et réparations Pharmacie Pierre Landry ' V 0 >:¦ .\ .:• ¦ .• .• Jrfi 2 SUD, PLACE BOURGET, JOllETTE TEL 2122 ¦HW ILMS FILMS Développement et impression, service de 12.heures Pharmacie Gadoury OCT GADOURY, prop 4 19.rue NOTRE DAME JOLIETTE Voisin du Bureau de Poste VOL.XL — No 3 JOLIETTE.JEUDI LE 8 FEVRIER 1951 "C'EST EN SE COMMUNIQUANT A Billet de semaine AUTRUI QU'ON VA AU BOUT DE SOI I ROIS SOUS I I M \U k.Il A.-D.SERTILANGES.O.P.( En mur fje delà campapne de souscription de lu Federation des Oeuvres de Charité) PAR GILLES BOYER Une vie entièrement repliée sur soi, privée de tout contact humain n'aurait pas de sens.L'homme est né et vit dans une société; il a trop reçu d'elle pour s’en prétendre tout à fait indépendant, pour fuir les obligations qu'elle lui impose.Et parmi celles-là, l'aide à apporter au prochain dans le besoin reste toujours à l'ordre du jour.En vertu de ce fait indéniable de la solidarité humaine, le malheur des uns ne laisse pas les autres indifférents.La charité bien comprise, par le don de soi quelle présuppose, détruit le champ clos de l'é-goisme, elle dessine de nouveaux espaces à l'ardeur envahissante de l’âme.La prise en considération du prochain oblige déjà à un dépassement de soi, par les nouvelles avenues qu'elle ouvre sur la compréhension d'autrui.La compassion, qui rend nôtres les douleurs du prochain, nous y lie d'une solidarité étroite, nous invite précisément à aller “au bout de soi".C'est un précepte de plus en plus actuel que celui de la pratique de la charité, on ne saurait l'exclure d'un pays qui se veut chrétien, puisque l'amour de Dieu et du prochain sont à la base du christianisme.Les misères humaines sont légions, nous fermons quelques fois volontairement les yeux pour ne pas les voir, mais elles sont là, près de nous, réelles, parfois brutales.Elles sont là qui encerclent, cernent, selon une stratégie implacable, les déshérités de la vie qui n'auront connu ici-bas que la pauvreté et les malheurs qui en découlent.Comment rester sourds aux appels de détresse de toute une partie de l'humanité, cette partie la plus mal partagée quant aux biens matériels! Comment négliger de porter secours à ces gens, dont nous aurions pu être, qui souffrent du froid, de la faim, qui réclament un peu du soleil de la vie?En face de la misère, notre quiétude est-elle de mise, en notre for intérieur, avons-nous le dioit de faire le vide afin d'étouffer toute velléité de générosité.Certes, les biens temporels n'ont qu'une valeur éphémère, mais comme le dit saint Thomas, un minimum de ces biens est nécessaire i la vertu.C'est ce minimum nécessaire que la Fédération des Oeuvres Je charité réclame au nom des pauvres, elle désire que ces derniers aient au moins l'indispensable, réserve de sécurité dont s'alimente la poursuite d'une vie normale.On dira pourquoi une Fédération des Oeuvres de Charité, est-ce que nous ne pouvons nous-même faire l’aumône?Libre à chacun, il en va de soi, de distribuer ses aumônes individuelles.Cependant le personnel de la Fédération des Oeuvres de Charité, mieux que quiconque, est au courant de l'urgence des misères à soulager, mieux que quiconque, ce personnel sait répartir les dons recueillis.C'est en somme la charité organisée de façon systématique.Ce n'est pas la seule charité dont les miséreux aient besoin: il y a aussi la charité de l'esprit et de l'âme, comme le mentionnait récemment Son Excellence Mgr Papineau: cette charité les auxiliaires de la Fédération savent aussi la dispenser.Les oeuvres de charité joliettaine?Mais elles sont variées.Le Dépôt Jes pauvres: oeuvre de Soeur Pierre Pascal, l'oeuvre est aidée par les Ouvroirs, ces derniers, grâce au travail de dames qui se dévouent gratuitement, confectionnent des vêtements, distribués ensuite aux pauvres.La Saint-Vincent de Paul: la ville compte actuellement trois Conférences.dotées chacune d’un Conseil particulier; après enquête, la Société distribue nourriture, combustible, etc.aux familles nécessiteuses.La Fédération assiste également de ses deniers l'oeuvre si bienfaisante du ten*.~ ’ .f îles La cloche du bureau de poste POUR L'EGLISE DE ST-JEAN-BAPTISTE Recollection j S.Exc.Mgr Papineau bénit La récollection mensuelle pour le clergé diocésain aura lieu à 3 h.à l'endroit habituel jeudi le 15 février prochain.une nouvelle annexe de la terrain de jeu Suint-Jean Bosco.Elle contribue en outre aux frais amusements organisés pour les fillettes dans nos parcs publiques.Contrairement à certains systèmes totalitaires qui ne remédient aux inégalités de la fortune qu’à l’aide d’une discipline arbitraire, nous déplaisant à raison, par son côté athée et dépersonnalisant, la Fédération des Oeuvres de Charité substitue l’amour à la haine, nous incite à un acte volontaire et gratuit en faveur de frères non favorisés par la propriété des biens matériels.Grâce a la générosité de tous, les cas de misères sociales s’amenuisent et cette générosité prépare, notre propre “planification" qui, elle, vaut beaucoup mieux que l’autre.La moisson se fera du 4 février au 8 mars, elle sera abondante car les ouvriers sont nombreux et, l’expérience des années précédentes l’a prouvé: le terrain n’est pas inculte.CAUSERIE DE M.ROSAIRE ROCH A CJSQ Le bureau des postes de Jolietîe, est en pleine démolition, et il y a déjà quelques semaines, l'on descendit de la tour la cloche qui depuis un demi siècle, environ, sonnait harmonieusement les heures joliet-taines.Des centaines de fois, des milliers de citoyens, ouvriers courant au travail, écoliers pressant le pas vers l'école, promeneurs se dirigeant vers la gare, paroissiens se hâtant pour arriver avant que la messe ne fut trop avancée, des milliers de personnes ont levé les yeux vers le gros cadran perché sur le bureau des Postes.Tout cela est disparu.Moi, j'en voudrais un, un cadran! Et, j'espère que le nouvel immeuble qui remplacera le vieux — trop petit et qui descendait en terre — sera tout au;si joli et qu'il nous sonnera les heures par un beau carillon.Mais la cloche, elle avait fait son temps, et comme elle était respectable dans sa robe d'airain — près de 1000 livres — M.le député Maurice Breton eut la bonne idée de l'offrir à Sen Exc.Mgr Papineau qui apprécia le geste.M.le Procureur, naturellement, croyait qu'il y avait assez de cloches et de sonnerie, à l'évêché et les clochers de la cathédrale, déjà suffisamment peuplés n'attirèrent même pas l'attention, en la circonstance/ Mais une cloche de mille livres, ne se loge pas sur une corniche! Or, il y avait sur la rive sud de l'Assomption, un curé remuant et opportuniste, dans le meilleur sens du mot! Déjà, tout le ban d'oeuvre souffre de la même maladie! Par résolution officielle, la cloche historique est demandée à Monseigneur, et notre vénéré Pasteur, toujours prêt à donner, a remis la cloche à la paroisse de St-Jean-Baptiste.Elle y est rendue déjà et en attendant, afin que les enfants ne s'amusent pes autour d'elle, et afin qu'elle ne soit pas "volée" a dit un bon parois-sion, on l'a cachée dans une remise, à l'abri des intempéries et des curieux.Et au printemps, M.le curé Majeau la fera Installer dans ia tour de sa petite église, à la place des deux petites dont l'un a fini sa carrière.Il lui donnera un nom et la fera bénir probablement, dans une parure de rubans autour d'un plateau d'argent, et l'historique cloche qui sonnait les heures, appellera les fidèles à l'église.Elle gagnera ainsi en noblesse sans rien perdre des vertus qu'elle portait si haut dans sa tour de pierre.P.BONSENS Anniversaire Biscuiterie E.Harnols & Fils « v 2 «w.L .' Z - * >w &*^v- 1 y- y X' fÿtm • » ‘ \y .* .M* ¦ .b?.Mardi après-midi accompagné de 1 un vaste entrepôt, les garages, une son secrétaire, Son Exc.Mgr Papi- section de la manufacture propre neau bénissait la nouvelle annexe ment dite et qui permettra à cette de a Biscuiterie Harnois en présence dern’ère d'avoir entrée principale • i- - - — — * w »» i w v ^ « • » i v.* iv de M .et Mme Ernest Harnois de sur la rue St-Charles Nord et non MM.Honorius, Henri et Charles Har- pjus sur la rue Champlain comme au-nois, ces deux derniers accompa- trefois.Cette nouvelle construction pognés de leurs épouses, en présen- qui certainement coûte plusieurs di ce également de Son Exc.Mgr Ed.zaines de milliers de dollars a aus-Jeî é, de M.le curé Aumont et ses si ameré une amélioration considé-deux vicaires, MM.les abbés Forget rable dans l'utilisation principale-et Saint-André de St-Thomas, du R.1 ment de la machnerie nécessaire à P.Crevier du Christ-Roi, de M.l'ab- la finition des biscuits de qualité.bé Léo Forest, du R.Frère Lucien Bo- C'est ainsi que de nouvelles machi-nin, c.s.v.et du personnel du bu- nés plus considérables et beaucoup reau, cependant que tous les em- plus perfectionnées et qui ont coûte ployés de la manufacture, chacun à au-delà de $50,000, font place à u- sa tâche coutumière, donnaient une ne machinerie encore bonne sans très intéressante exhibition de ce qu' daute mais considérée comme insuf- j est dans son ensemble, comme dans fixante vu le haut degré de renom-1 ses plus menus détails une confiserie mée où en est rendue la manufactu- moderne qui grâce à une excellente ! re.main d'oeuvre peut produire de cinq j Son Exce||ence a béni ,a nouveM(i à six tonnes de biscuits par jour ré ; ann,xe puis a marché d-un dépar.parties en au moins une quinzaine tement à |'cutre, observanf |es em.de variétés depuis les petits biscuits ployés à | la le v°ya9e d'all?r Par acvion °' 3LOi qualité et la quantité de nourriture ^ver^s sur le ba,eau EmpreSS °* à prendre, selon les coutumes loca-1 ^anac^a* les et les circonstances parîicuPères les électeurs à redonner leurs suffrages à M.Longpré s'ils trouvaient qu'il avait su selon les circonstances, défendre et promouvoir les intérêts du quartier du X-Roi à l'hôtel-de-vil- sait une grosse tempête, i Isemblait de toute évidence que le vote serait peu considérable et que si les électeurs du Christ-Roi devaient en particulier tenir à manifester leur choix, ceux du reste de la ville pourraient bien prétexter du mauvais temps et rester bien tranquille, ce qui n'empêcherait pas le candidat préféré des é'ecteurs du Christ-Roi d'être élu.Or, à la surprise de plusieurs, 40 c/( des 3350 électeurs se prévalurent de leur droit de vote, il y eut vote aux seize poils, et M.Longpré obtint majorité dans tous les poils, ceux de son quartier lui donnant une belle marge.Le poll no 1 reçut le plus grand nombre de votes 138 avec majorité de 34, et c'est le poil no 14 qui enreghtra le rroin de votes 52, avec majorité de 18.La plus forte majorité fut recueillie au poil 5, soit 47 alors que plus de 50^ des é!ecteurs votèrent.Le relvé offiieel des votes indique que 1343 personnes sur environ 3350 électeurs ont voté.Le nombre de votes pour M.Longpré a été 891 celui de M.Jalette 452.4611 TELEPHONES m SERVICE h JOLIETTE //1 de chacun ,tenant compte du tempérament, de l'àqe, des occupations, ?t de la durée du jeûne prescrit.Le jeûne ne doit pas mettre les fidèles dans l'impossibilité d'accomplir convenablement leur devoir d'état.Mme J.-D.Bordeleau décédée hier Le souper canadien fe 4 mars Les Joliettains sont devenus familiers avec cette annonce du souper canadien qui s'est acquis une popularité grandissante au point que l'an dernier, plusieurs personnes qui avaient attendu aux derniers jours pour se procurer leur billet, n'ont pu à leur grand regret y assister fautn de place.Dès cette semaine, les billets du prochain souper Canadien du 4 mars sont en vente au Centre d'Action catholique, 54 Bourget nord, au centre d'Action Sociale, 421 De Lanaudière ot à la Pharmacie Gadoury, rue Notre-Dame.Nous avons le regret d'annoncer le décès survenu presque soudainement hier, de Mme J.-D.Bordeleau, née Gadoury ^Albertine* de Joliet-?*».La défunte était âgée de 69 ans.Elle laisse outre son époux, ses enfants: Juliette , Gilberte 'Mire Edouard Lafontaine), Yolande 'Mme Frs Sirois>, Bernio 'Mme Patrick Chiasson), Fernande, g.m.g., Ildephonse, Ronald et Lothaire, ses gendres et brus, plusieurs petits-enfants et autres parents.La dépouille mortelle est exposée à la demeure de la défunte 632, rue Richard et les funérailles auront lieu samedi le 10 courant à 10 heures à la cathédrale.Nos sincères sympathies.Le nombre sans précédent de 4617 téléphones en service à Joliette à la fin de 1950 constitue une preuve tangible de l'évolution de cette p-ogressive municipalité", déclare aujourd'hui M.André Terreau, aérant local de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada .Ce total indique aussi une hausse de 12 pour cent sur celui des appareils en service à la fin de l'année précédente.Le gérant local du téléphone a-jeuîe que le total des appels acheminés au cours de l'année derniè-?rst aussi supérieur à celui de 1949.La moyenne quotidienne des appels urbains a été de 31460 en 1950, comparativement à 26030 en 1949, tard’s que celle des communications interurbains a été de 294 l'an dernier, contre 702 l'année précédente.Le prog'èï de notre ville s'identifie ausd à ceiui de tout le territoire du Québec et de l'Ontario que dessert la compagnie Bell.Cette dernière a mis 130,000 nouveaux téléphoner en service au cours de l'année 1950, ce oui porte à près de 700,000 le total des appareils installés ces cinq dernirèes ann^«'* Le premier janvier dernier, îe nombre de téléphones Bell en service dans les deux provinces était approximativement de 1,726,000 soit deux fois plus qu'en 1940.C'est dire que plus de téléphones ont été installés au cours des dix dernières années que durant les 60 années précédentes.Des augmentations considérables ont aussi été enregistrées en 1950 dans le nombre des appels téléphoniques.La moyenne quotidienne des appels urbains, pour le Québec et l'Ontario, a été de 11,000,000 en 1950, comparativement à 1 K}, 150, 000 l'année précédente.La moyenne quotidienne des appels interurbains en 1950, a été de 240,000, soit une hausse de 13 pour cent sur celle de 1949 et quatre fo:s celle de 1940.Mesure contre la dictature communiste Un nouvecu projet de loi pour enrayer les activités communistes au Canada sera présenté au Parlement d'Ottawa.Rédigé en termes mesurés *t précis, il vise la sûreté de notre pays et veut empêcher l'établissement d'une "dictature totalitaire 'ont la direction et le contrôle relèveraient d'un agent étranger".Qui donc pourrait raisonnablement s'opposer à un tel projet?Comme le •appelait le cardinal Villeneuve, 'ors une grande manifestation où ‘I dénonça le pédl communiste et ré-:!cma l'intervention de l'Etat: "Salus oopuli supreme lex esto.Le salut du peuple doit être la loi suprême".Présentée par un libéral, cette mesure devrait rallier les suffrages nécessaires.Que nos associations en demandent l'adoption.umé £ B02A L'ACTION POPULAIRE, JEUDI LE 8 FEVRIER 1951 m#® am USA S?:’ $sh>y jVvOvS fM .v.;.v ¦•Xv.y V.» AVW.> • 4 ' • P v**.' » .' »»• ÿ:ÆS i&:S» LAFOND, mDi .—.KWgÿ ¦xdjy* .MH >:y Rwlii ¦ Xv\v; S» W Z pfflp fefiii ' -MM .:• IfMSï ww&iï; /s.-/,*/.- • • • A»# HT jjV »,i • ayîpeliciosoI cîssr /Vor»f DESSERT FAVORI/ ftRâSTO/ ) TE 7 MINUTES , kfa SEUIEMENT.CÆH y caramba! ÙE FLAN EST TRÈS nourrissant/y Pourquoi le mouvement syndical demande-t-il le contrôle des prix?Tous les ouvriers syndiqués du pays y compris la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada, réclament depuis quelques semaines du gouvernement fédéral la mise en vigueur une seconde fois en moins de dix ans du Contrôle des prix que le gouvernement avait d'abord autorisée en décembre 1941 comme mesure d'urgence en temps de guerre et qu'il avait fait disparaître en avril 1946.D'aucuns ont pu se demander en effet, si un nouveau contrôle ne serait pas appliqué, adve-nant une nouvelle guerre.D'autres prétendent qu'étant donné l'incertitude dans laquelle vit notre pays depuis quelques mois et l'exemple des Etats-Unis il serait bon d'étudier l'opportunité d'une telle mesure.Un grand nombre, faisant abstraction de la menace de guerre, demandent le contrôle des prix et un grand nombre de gens, également bien pensants s'y opposent.Ce qui peut paraître étrange à première vue, c'est que le mouvement syndical ouvrier du Canada insiste fermement pour une mise en vigueur immédiate du contrôle des prix.Pourquoi, nous demande-t-on, le mouvement syndical réclame-t-il ainsi d'emblée le contrôle des prix?Certains iront jusqu'à dire: Qu'est-ce que le mouvement syndical a à voir avec le contrôle des prix et sa mise en vigueur immédiate?C'est précisément à ces deux aer-nières questions de grande importance que M.Fernand Jolicoeur, directeur du Service d'éducation de la C.T.C.C.a voulu répondre brièvement l'autre soir, lorsqu'il a donné sa causerie intitulée le Contrôle des prix devant les officiers de syndicats réunis à Joliette et représentant 2000 ouvriers de notre région.Nous inspirant des notes que nous avons prises à cette occasion nous voulons faire part au public des raisons sérieuses apportées par le conférencier pour justifier l'attitude prise par le mouvement syndical ouvrier du Canada.Ce n'est un secret pour personne que la vie coûte très cher.Même les gens à l'aise l'admettent.Le grand problème se résume actuellement chez les ouvriers à ceci: Comment arriver à faire vivre la famille?Et ici nous nous permettons certaines comparaisons qui entre cent autres sautent aux yeux: une paire de bas pour enfant se vendait $0.25 en 1940.Elle se vend aujourd'hui $0.79 Une paire de bas pour dame que l'on payait facilement $0.49 en 1940 se paye $1.50 en 1950.La paire de chaussures d'enfant de $2.00 d'alors se vend $5.00 aujourd'hui.Le prix des habits a plus que doublé en 10 ans, celui de la nourriture en certains cas a triplé et quadruplé.Que nous sommes loin des marchés de fin de semaine de $4.00 pour famille de 3 ou 4 enfants.Bref, tous tant que nous sommes, nous déclarons que la vie coûte très cher.En d'autras termes le pouvoir d'achat du dollar a diminué de façon effarante de 1940 à 1950.Pour éviter la misère, il faut donc faire quelque chose, demander une mesure pour arrêter la hausse des prix.Durant la guerre 1939-1945.le gouvernement a imposé le gel des prix Idée.1941 à avril 1946).Que s'est-il produit?Le coût de la vie de décembre 1941 à avril 1946 a monté de 5 points pour atteindre 120.8 en avril 1946.— Depuis cette date le gouvernement a fait disparaître le gel des prix.Que s'est-il passé?Le coût de la vie a monté de 120.8 qu'il était en avril 1946 à 170.7 en novembre 1950.Une augmentation de près de 50 points soit 49.9.Et rien n'indique que cette augmentation doive subir une décroissance, puisque partout, on annonce des hausses de prix, dans le vêtement par exemple.Quant à la nourriture, l'item qui compte le plus dans le budget familial, elle a monté de 83 points en ces cinq dernières années.On va dire que les salaires ont aussi augmenté depuis 1946.Est-ce que la hausse des salaires vient équilibrer la hausse des prix?Non.A cause de la diminution du pouvoir d'achat du dollar, la moitié des salariés du pays ne gagnent pas plus cher qu'en 1946, Va gagnent moins cher, c'est-à-dire, que même avec les hausses successives qu'il a enregistrées, le salaire aujourd'hui est à peine suffisant pour permettre de suivre de loin la hausse de prix.Par ailleurs, les statistiques officielles le prouvent, les profits des compagnies dans l'ensemble ont augmenté, surtout chez les compagnies d'envergure qui contrôlent certaines branches importantes de l'industrie.Pendant que les prix montent tou-| jours et que les profits des compa-' gnies dans l'ensemble montent également, une grande partie de la population est réduite à vivre au |Our j le jour et les hausses de salaires accordées après de longues et pénibles négociations permettent à peine aux salariés d'essayer de suivre de loin le cours de la vie.Et cela dans un pays que l'on dit privilégié et riche entre tous.La classe ouvrière qui participe par son travail, sa compétence et son honnêteté à l'augmentation de la richesse nationale doit se sacrifier et se sacrifier encore pour arriver non pas à améliorer ses conditions de vie, mais à joindre de loin les deux bouts.Conclusion, de s'écrier M.Joli-coeur, le contrôle des prix au plus tôt .L'crbitrage des prix que préco- nisent certains économistes serait actuellement une mesure trop lente d'application et il s'agit d'une situation d'urgence.Pourquoi le mouvement syndical réclame-t-il le contrôle?Parce que sa mission de voir à obtenir des salaires normaux n'atteint pas son but à l'heure actuelle et qu'il faut pallier à l'insuffisance des salaires par l'arrêt de la hausse effarante des • I F prix.L* 1 • ÎCIC J S 0 D'UNE ONDE A L'AUTRE Directement de l'église Notre-Dame "CAREME 1951" - exclusif à CJSO A compter du 11 février et tous les dimanches du Carême, CJSO radiodiffusera directement de l'église Notre-Dame de Montréal, en grande exclusivité, la messe de 11 heures et les sermons du R.P.Panici, de la Compagnie de Jésus, l'un des rares prédicateurs de Notre-Dame de Paris à venir à Notre-Dame de Montréal.Né à Paris, en 1892, sur la Montagne Sainte-Geneviève, en plein Quarlier Latin, le R.P.Panici a suivi pendant sa jeunesse les célèbres Catéchismes de Sî-Sulpice.Il se fit Jésuite en 1918, après la première grande guerre où il avait été blessé trois fois et décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire.Il donna à Notre-Dame de Paris, lors de l'occupation allemande, les célèbres conférences de Notre-Dame, inaugurées autrefois par Lacordaire.Pendant la dernière guerre, il y maintint une véritable résistance spirituelle, source de vexations et même de menaces d'arrestation, de la part des Allemands qui allèrent jusqu'à supprimer l'émission de ses sermons par la Radio Française.Voici quelques-uns des sujets que touchera le R.P.Panici: L'idée juste du Bien et du Mal; L'idée juste de Loi Morale; L'idée juste de Sanctions; Les Sanctions éternelles; La morale Sexuelle,- etc.Du 11 février au 25 mars-, autre tranche-horaire qui comble la part déjà large accordée aux séries religieuses sur les ondes de votre poste régional.Des studios à Joliette Voici une grande nouvelle qui ne manquera pas de réjouir toute la population de Joliette et de la région.En effet, la direction de CJSO est heureuse d'annoncer officiellement que votre poste est en train d'instituer un véritable studio d'émissions aux bureaux de la rue St-Paul et qu'à compter du 18 février, on commencera la production de programmes émanant directement En A tnéri bénéficient de neuf quinze jours de vacances annuelles payées.Sur ce total de neuf (9) jours chômées, cinq (5) sont payés comme s'ils étaient travaillés.Ce sont: 1— Le Jour de l'An 2— Le Vendredi Saint 3— La Saint Jean Baptiste 4— La Fête du Travail 5— Le Jour de Noel.De plus, une nouvelle clause détermine que l'employeur se réserve le droit de se compenser peur la perte de production produite par les congés statutaires en se réservant le privilège de payer à taux régulier les heures supplémentaires travaillées après les dites fêtes.Les agents négociateurs Pour la Compagnie Acme, M.M.Shekter, dirigeait les négociations assisté de M.Vianney Bergeron, gérant de la production au moulin de Joliette.Pour le Syndicat, M.Angelo Forte, vice-président de la Fédération Nationale du Vêtement (C.T.C.C.) et le soussigné dirigeaient les pourparlers, assistés de M.Charles-Edouard Gauvreau, le président du Syndicat Catholique qui groupe obligatoirement tous les employés masculins et féminins du moulin de Joliette, au nombre d'environ (75) soixante-quinze.L'entente a été signée le 6 février 1951.Les produits manufacturés par Acme à Joliette St-Roch de M.L.Duchesneau décédé subitement exem St-Zénon d'une grande dignité, excellent chrétien, très pieux, père de famille modèle totalement dévoué à son épouse Cécile Lalande et ses enfants Gaétan, Adré, Guy, Michel, Fernande et Jacqueline.Les funérailles ont eu lieu hier, à St-Paul.M.le curé C.-O.Valois chanta le service assisté de MM.les abbés V.A-myot de Joliette et H.Lavallée, vicaire.Nous offrons nos sincères condoléances à la famille de M.Lorenzo Duchesneau, à ses parents, M.et Mme Adjutor Duchesneau dans leur grande affliction.BAPTEMES — 13 janv., J., Robert, Clément, enfant de M.et Mme Pierre Forget.Parrain et marraine: M.et Mme Albert Chevrette de St-Am-broise.18 janv., M., Danielle, Claire, enfant de M.et Mme Roger Beaupré.Parrain et marraine: M.et Mme Noel Beaudoin de Crabtree Mills.27 janv., M., Yvîte, Raymonde, enfant de M.et Mme Roland St-Jean.Parrain et marraine: M.et Mme Martial Jetté, de Crabtree Mills.28 janv., J.-Paul, Yves, Claude, enfant de M.et Mme Hervé Sansre-gret.Parrain et marraine: M.et Mme Hervé Laurin, de Crabtree Mills.dernier (D.N.C.) — Dimanche l'association sportive de St-Zénon organisait un souper canadien.Ce fut un brillant succès.Quelques centaines de personnes se sont réunies autour des tables bien garnies de beans et tourtières.Comme invités d'honneur on pouvait remarquer M.l'abbé Bérard, curé de notre paroisse assisté de l'abbé Lanoie, vicaire M.l'abbé Albert Bélanger de Joliette.M.l'abbé Malo de St-Michel.M.Maurice Bris-son, grand Chevalier présentait les C.de Colomb du Conseil 1468 accompagné de Mme Brisson régente des filles d'Isabelle.Plusieurs Ch.de Colomb et Filles d'Isabelle de St-Michel se sont fait un plaisir de visiter les nôtres.M.Candide Lefebvre maire de St-Zénon ainsi que Mme Lefebvre étaient aussi à la table d'honneur ainsi que d'autres Ch.de Colomb et Filles d'Isabelle également de notre paroisse.Après le souper il y eut allocution M.les abbés M.et Mme portant le total à 3 et une clause stipulant que les deux parties s'engagent à réouvrir les négociations advenant sur la caluse des sala le cas où l'indice officiel du coût de la vie dépasserait 175.0 points.Bref la Cie a accordé 100// des demandes du Syndicat et, en plus elle a proposé que la nouvelle augmentation 5c.l'heure soit en vigueur •à compter du 22 janvier 1951, bien que le nouveau contrat n'entre effectivement en force que le 1er mars prochain.Les artisans du succès M.J.-M.Bissonnette, gérant général dirigeait les négociations _ au nom de la Cie assisté de M.Roland Martin, assistant-gérant et de M.J.-Ed.Masson, secrétaire-trésorier, tous ont signé le document ou nom de la Cie.D'autre part, M.Roger Demers et Noel Locas, respectivement président et secrétaire du Syndicat catholique des ouvriers de Spécialités en Bois de l'Epiphanie ont signé au nom des ouvriers et ouvrières.Autres ententes Etant donné que notre chronique est déjà assez longue, nous donnerons, la semaine prochaine, les détails de deux autres ententes qui seront probablement signées cette semaine même.Jacques Archambault, Secrétaire du Conseil Central Comprenant Taxes ds Vente et d’Accise donné Brisson, M.et Mme Lucien McGuire de St-Michel ainsi que d'autres C.de C.pour finir par notre chef organisateur M.Ovila Champagne.Vint ensuite la roue de fortune qui donnait droit à de magnifiques cadeaux et pour reposer de temps en temps son porte-monnaie ou dansait un bon set canadien avec l'entrain ef la joie qu'il faut pour bien s'amuser.Les recettes de notre soirée ayant été très bonnes, nous nous empressons de remercier tous ceux qui se sont dévoués pour l'organisation spécialement Tigas, ainsi que ceux qui nous ont encouragés en venant à notre soirée.Nous nous en voudrions de ne pas dire un cordial merci à M.le curé de nous avoir aidé, par ses aumônes, aussi en nous donnant libre accès dans sa salle.Merci M.le curé pour vos tables el- DE 6 BOUTEILLES Saint-Lin < D.N.C.i — Le‘2 février est décédé M.Hormisdas Gariépy veuf de Rosina Léveillé âgé de 69 ans, 3 mois et malade depuis longtemps.Il laisse deux enfants: Joseph-Edouard et M.-Louise, un frère, M.J.-Baptiste Gariépy.Les funérailles ont eu lieu le 5 février.Agissaient com- AUX FONTAINES M N9Ü MELCHERS DISTILLERIES LIMITED -MONTREAL, BERTHIERVILLE Jean-J.Crête qui nous a /// DOUCEUR mm y.¦’> • • .N /A * M / 'A'SÿfW X\ ' !.Cp ''• VW'j ' î tfC" »”•«, •>*;a; : ; »r.ne : .uz.t t : zerir: z\e >>: » SÂLADA1 zcurrer.~e zrtr tu Ii2i:'injndre ;u * ^ Tjurze, lt son CC'iSIDie ZCUT If.z mere z eu une irarute 'ûzruzle e: "eut : roux bien éduquer.Lorsque étais Te?eune en ne zioqa ^rts une école £arz dnzrvztiqrue t :u :n ne re::ra : z*.: :tr z c.zr !es ' ’ tz~: en è- teierz élevész r Fai terminé rr.• xæz Hen .lu v .fer comme cou: .monde rr*:.nais peur de voir sufiiscymzent tour tenir uiz err jloi "cr.iecuznle- le de- SffUtTURS - -e 27 erv e- z rr > .G Z3,'E'"'C * E t6£ Z""CeS C»* -UC.E-fzrr?z* V.er Mme —crd 3ay, z ' zee de **cfs er 2 *e-—c -es- NIous cfrrcrs -es r/mçcrhfes - -i" i ** •* i » rr .tcx,:*r _ \ « *- >,»r—*a au dégât! Cela - iTwhttiyfer qmiT ¦: .c 1 pas nr .lendant que u -s ill, jmb et :n y est’ .out le dénaxe de la maison, esc - refaire! Ce n =sz ;va ceuemenz c.adçereun mais combien désaxTÉanle! rtemarc -ez bien q .e ces remarp -es viennent tn»uz ire.: te .’expérience .:.très cou ajusteur d assumnees; il doit javoir Cr : .01 L parle! c - - 1.- ' .- .c m » j.- LC 1 L - - n - - • -** ,-r , * * GRATIS CATALOGUE DE PLOMBERIE ET CHAUFFAGE .« • _ .race lcr zrcer "/ - .cr.r x *¦ -'V V -ûiî uc7- ' -trail /jjwrr 3e rappeler de aox appareil électriques bi chance de =-c.-e fcc.te.Il esc • : *t .e .1 -s ose* pas la différence cc.:_* vote machine dnr -.:• —.r «te .E- Esr »tl w.i N~ hà r zc».r ::*cc;a ;*:v i-r hclns, ^ fccccrds pcmce% - — — - r - - eqv zer-err q^ S te r:.**:;?> temps Et sans Ennuis ü voua avez cette preoattatn.c risques changements de température «ont tco JZ MJU - .L Cela ne ditancc1 cz'ùz :• .* q;.c*: .r.: .l.u -C et les ce.rur.es en .trer.c rée.lemerc même ai e£- : luucn: pas o*.vertement- Dans notre: climat, et selon La direct m di vent, la rca eu ne i co>.dr* placée er console dans li :*En« I I A .4 —-a.S e*c.eîc _ v U— * CL*Z .+ mm* r T r ^ • • r * ?“¦ gnons de laîat LaorarïtD par zxcœçhe.c .or" i- 1 :rp coopéra:jcr.p: u.: dôr.r.er r.: .a f ~û:.cr que «oui cherchez.Fr.*«r- .r.: dû.*, -t l*>4.zù.oourrez uit.-cir •: ocre tâ.er.: te .ns t*m3.Et ainsi de suits.Laussez toujdora à un ap «e ccca -T-c t me de le fane servir.Yccs en «eraz =em jrjfz nceie c -e v tus en 1 uraz.U i-harôî c « blé** D éü tir • « L-5 PAPA CHERCHAIT SES BOTTES.MAI H PLUMBIHG AMD HEATING SUPPLIES CO.li ?b-i 5~-LA - r EN MONTREAL tut e ^ .«I - - » .• * - - • " ' • y • • • • ««• « .v.« » ^ .i .1 J.Ll .L * '/ '-ï w i.i .V.i .» L4 * .» rzutu.rr.e e: e-.participant a te zrouye- Il :û 2c5.ii que '• ous r.e tes- .^ .—.- .- - -ru 'E t-/ ¦e terré' ZC C .65 :r-Z'é- te' .•mhres N esr-ce t ré- J Vie ux -i', - i t*"â- Lzrtcue • —, « iuVE 'tu .6 ' :.s eux t’E'* -* -* -'l'.V >'>fr SCZ O 2112X7 • • • • .’ i.-* £.- —• .e Vc- - - .i::e e: zze .- ic5 ZC**e5, de ns I-ej .u :*~z ce - W V « V V • * - - ' - _ vetê en entretenant en merr.; * * ' - ’ .r ' • t .mrnsrnm The Standard MotorCompanq | CANADA) LTD- ; 4 Lawton Blvcf.Toronto LANDRY AUTO LTEE JOLIETTE, P.Q.- d W 00 0 0 • « .« j t -4 n • * ^ ?-L f-?^ L#W «W 0 • è 0^0 0 00 1 W • • f f- f ** " - ^ ^ ^ t M 0^0 0 0' 00 « S #*W W V v W «W -W ses m’*G*"es e* 'éo'ame le secours de tous es bons gér es.e prince scrute les c’enrcjrs e* /z * z«ez stu- 000 0 - w • r t?* I wT«««'W * j — ft — !—¦ .-.~ ft • -*ft.a -*ft * * _ -, .xU “i w — .L, U-L.uc ««- -ft — ,*"ry r^-ry v«v aaSN .,-^ l^car ion bras $ «ft jswBt porter Vel ^ ; .:_ , .>*^S ¦/r" ***.T $7M wz.BIERE: LA NOUVELLE.VOTRE PREMIER CHOIX.LA RIERE A VOTRE COUT.L’ACTION POPULAIRE, JEUDI LE 8 FEVRIER 1951 S'ADRESSER À: Dépôt d'effectifs No 4, 171 ouest, rue Sherbrooke, MONTRÉAL, P.Q.A31-3SF Ecoutez "Coup de Clairon", tous les jeudis soir, au réseau français de Radio-Canada.SI VOUS NE POUVEZ ENTRER DANS L'ACTIVE, FAITES VOTRE PART DANS LA RÉSERVE Le Régiment de Joliette 585 rue Archambault, Joliette SOIL’S DE PARADE : LUNDI ET MERCREDI Qui est responsable 1 éducation coopérative.RELATIONS ENTRE LE SYNDICALISME, LA COOPERATION ET L'ACTION CATHOLIQUE Tous les mouvements qui sont des instruments de libération pour les travailleurs, sont responsables de l'éducation coopérative de leurs membres.Mais il est évident que c'est à la coopérative, quand elle existe, que revient la formation proprement dite, technique et économique, de ses membres et de tous ceux qui désirent connaître les principes et les méthodes de la coopération.Le Conseil Supérieur de la Coopération, en collaboration avec le Service Extérieur de la Faculté des Sciences Sociales de Laval, a tenu dernièrement, à Québec, des journées d'études auxquelles il avait invité des représentants des coopératives régionales, de la C.T.C.C, de l'U.C.C.et de la L.O.C.à discuter ensemble du problème de l'éducation coopérative.Entre autres choses au programme, le Conseil Supérieur a voulu fournir à tout le monde l'occasion de délimiter les responsabilités en matière d'éducation coopérative.- • - II faut comprendre d'abord que nous travaillons tous sur le même milieu: C.T.C.C., coopératives urbaines et L.O.C., ou U.C.C., coopératives rurales et L.A.C.Il ne peut être question de nous partager ces milieux, d'en confier un secteur à l'organisation professionnelle, un autre à la coopération et un autre aux mouvements spécialisés d'Action catholique.Nous nous adressons tous aux mêmes hommes à qui les trois organisations à la fois peuvent rendre de grands services.Nous devons établir entre nous un plan de collaboration qui respecte l'unité fondamentale des personnes que nous voulons aider et qui tienne compte aussi de la réalité.L'intérêt immédiat de tout homme est d'abord de gagner sa vie et il passe les plus longues heures de la journée au travail.C'est donc l'organisation qui a spécifiquement pour but de lui garantir un salaire vital et des conditions de travail humaines, qui doit l'attirer d'abord et qui lui fournit en fait l'instrument le plus naturel de libération.Voilà ce qu'il ne faut pas perdre de vue.Aucun autre mouvement ne peut accaparer l'attention première du travailleur et se substituer au syn- dicalisme pour assurer aux salariés du pain sur la table 365 jours par année.Mais aussi, le cycle de'l'action ouvrière n'est pas complet par la seule action syndicale.Par exemple, si le syndicat peut augmenter les salaires des ouvriers, il n'est p.as toujours capable d'augmenter d'autant leur pouvoir d'achat.C'est ici que l'action coopérative proprement dite vient compléter l'action syndicale, en prenant en main, non plus les intérêts du travailleur-producteur, mais ceux du consommateur comme tel.C'est d'ailleurs l'angle sous lequel les chefs du mouvement, ouvrier présentent aux syndiqués les avantages de la coopération.L'ouvrier a besoin à la fois de ces deux instruments, syndicalisme et coopération, pour jouir vraiment du bien-être économique auquel il a droit.Mais justement parce que ces deux mouvements poursuivent un même idéal, la libération des masses populaires, il est dangereux de les confondre.Ce sont des moyens différents qui poursuivent des buts immédiats différents et qui ont besoin d'être autonomes, chacun dans leur domaine.Aucun d'eux n'a la compétence de remplacer l'autre, ou même de le contrôler.Nous ne pouvons par exemple imaginer un syndicat qui voudrait contrôler une coopérative pour le profit exclusif, d'ailleurs mal compris, de ses membres.Vis-à-vis l'Action catholique ouvrière, ce sont les mêmes principes qui doivent présider à toute collaboration possible avec les autres mouvements ouvriers.L'Action catholique forme des militants qui seront préoccupés du salut des âmes dans leurs milieux où elle a de l'influence.Personne ne peut la remplacer dans ce travail et tout le monde doit même lui faciliter la tâche.Mais l'Action catholique ne fait pas de coopération, ni de syndicalisme, ce n'est pas dans son domaine et elle ne se reconnaît pas la compétence pour le faire.- e - C'est ainsi que nous sommes amenés à reconnaître les responsabilités de chacun en matière d'éducation coopérative.D'après ce que nous venons de dire, quand une coopérative existe dans un milieu donné, c'est à elle que revient l'éduca- tion coopérative proprement dite: l'enseignement des principes, des méthodes, la diffusion des connaissances économiques et techniques nécessaires pour assurer le progrès de l'entreprise en question.Personne n'a la compétence pour la remplacer en ce domaine et elle-même a le devoir de faire cette éducation.En même temps, une association professionnelle qui comprend bien les intérêts de ses propres membres, doit encourager les travailleurs à devenir membres des coopératives existantes en leur faisant voir les avantages de la coopération.C'est ce qu'on peu appeler l'éducation précoopérative, c'est-à-dire la préparation à une formation proprement coopérative.Quand il n'existe pas de coopérative, un syndicat, ou un Conseil Central syndical, s'il y en a un, peut éveiller l'atention de ses membres et étudier avec eux l'opportunité de fonder, par exemple, une coopérative de consommation.Pour aider à la réalisation du projet, il devra faire appel -aux spécialistes en ce domaine, par exemple au Conseil Supérieur de la Coopération qui viendra prendre en main toute l'affaire.Une fois la coopérative fondée, le syndicat, ou le Conseil Central, n'a plus rien à faire dans la marche même de la coopérative.Cette dernière devient autonome.Il reste au syndicat à continuer la propagande auprès de la classe ouvrière en faveur de cette coopérative, comme en faveur de tout le mouvement coopératif.Il en est ainsi de l'Action catholique, qui remplacera l'organisation professionnelle si celle-ci fait défaut.C'est dans cet ordre d'idée que la C.T.C.C.entend prendre ses responsabilités en ce domaine.Lors du congrès annuel tenu à Montréal en 1949, nous avons résolu à l'unanimité de faire toute la propagande coopérative dont nous sommes capables et de demander l'aide du Conseil Supérieur de la Coopération quand il s'agit de l'éducation cooT pérative proprement dite des travailleurs qui sont nos membres, Voilà en même temps l'une des conclusions de ces journées d'études que le Conseil Supérieur de la Coopération projette de répéter pour la région de Montréal, à la fin de janvier.Fernand JOLICOEUR < Le Travail) Réunion des producteurs de sucre d'érable Association Forestière Mauricienne Inc.La Société des Producteurs de Sucre d'érable de Québec, coopérative spéciale dont l'effectif est de 4,000 membres et dont les usines sont à Plessisville a reçu, en 1950, 8,500, 000 livres de sirop par rapport à 6 millions l'année précédente.L'augmentation représente 38% en regard d'une augmentation de récolte estimée à 18.6% pour le Québec.Après avoir pris connaissance du bilan présenté par M.Ernest Cardinal, auditeur, les sociétaires ont ratifié la décision du Conseil d'Administration, de payer une ristourne de 21 l’C la livre de sirop et 3Vie la livre de sucre plus un bonni de 5% sur les parts sociales entièrement acquittées.La Société a payé, de plus, une prime pour le sirop de densité normale et exempt de plomb, catégorie dont le volume s'accroît d'année en année.L'amélioration réalisée dans ce domaine est attribuable en partie à une saison favorable mais aussi au renouvellement des seaux chez un grand nombre de sociétaires ainsi qu'au perfectionnement des techniques de fabrication, a déclaré le gérant général, M.le sénateur Cyrille Vaillancourt.Les directeurs élus sont M.Georges Lamontagne, St-Hilaire de Dorset; Eugène Beauchesne, Plessisville; J.A.Nadeau, Sî-Charles; J.-B.Dorais, Ste-Anne de Shefford et Elis Majeau, Sî-Esprit de Montcalm, en remplacement de M.Ephrem Allard, de St-Didace de Maskinongé, décédé au cours de l'année.Un avis de motion a été présenté à l'effet de porter à sept le nombre des directeurs l'an prochain.L'assemblée annuelle a duré deux jours, les 24 et 25 janvier.Elle s'est terminée par un forum sur l'industrie sucrière et les affaires de la Société.Ont pris part aux délibérations MM.J.-R.Préfontaine, secrétaire; Armand Roberge, gérant de l'usine de Plessisville et C.Ed.Landry, chef de laboratoire ainsi que MM.Jules Méthot, ef Simon Deschênes respectivement chef et chef-adjoint de la division acéricole au Ministère de l'Agriculture de Québec.' -+- La récolte de raisons du Canada sur le plan mondial augmente sans cesse,- cinquante-trois pays y maintiennent m réprésentant diplomatique.FORETS MUNICIPALES Une délégation de l'union des Conseils de comté, dirigée par le Dr A.B.Clément, maire des Cèdres (comté de Soulange) rencontrait récemment l'hon.Maurice Duplessis à Québec.Le mémoire soumis comprenait entre autre chose la création dans les paroisses de forêts municipales.On serait prêt à certains endroits à créer ces forêts municipales, mais pour ce faire, le code municipal devrait être amendé et c'est ce que l'on a demandé au premier ministre.En vertu de ces amendements, les municipalités seraient autorisées à posséder des blocs d( forêts, qu'elles pourraient aménager et exploiter elles-mêmes à le T profit, tout comme elles le font pi ir les services publics: aqueduc, etc.La formule n'est poa nouvelle.Elle est mise en application depuis longtemps en Europe *t aux Etats-Unis.On retire de la forlt municipale tout le bois nécessaire b la corporation: ponts, ponceau> clôtures, réparations aux immeu 'es, construction, etc.Le surplus di bois est ven- du ei le piuuu., esr encaissé.A certains endroits le produit de la coupe est presque suffisant pour couvrir toutes les dépenses municipales, ce qui amène en conséquence une forte réduction de taxes.Nous croyons savoir que la ville de Mégantic n'attend qu'une autorisation pour organiser sa forêt municipale.Pourquoi les villes de la région n'auraient-elles pas la leur."Ce rôle de la forêt a dit: M.Duplessis n'a jamais été bien saisi, et en maitns endroits, la forêt a été ruinée.Les municipalités pourraient jouer un grand rôle dans la conservation des forêts en faisant l'éducation de la population rurale.Cette campagne d'éducation devrait précéder la mise en application du programme que vous proposez.Dans la région, l'Association Forestière Mauricienne Inc.travaille continuellement l'opinion -publique sur la conservation des forêts.Espérons qu'elle pourra bientôt offrir ses services aux municipalités désireuses de posséder leur propre forêt municipale.-—-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.