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Titre :
L'action populaire
L'Action populaire est un hebdomadaire publié à Joliette de 1913 à 1970. Lancé d'abord comme journal de combat teinté de libéralisme, il colle à la doctrine sociale de l'Église catholique dès 1918. [...]

En 1913, Louis-Charles Farley, inspiré par le journalisme d'idées, lance l'hebdomadaire L'Action populaire. Appuyé par le diocèse de Joliette, le journal est créé dans un climat dit « de saine liberté ».

Le programme politique de L'Action populaire consiste à « respecter les opinions des deux grands partis politiques mais [à] ne prendre parti ni pour un ni pour l'autre ». Cependant, jusqu'en 1918, on y défend fortement les idées libérales de l'époque.

Malgré son orientation catholique, le journal n'hésite pas à adopter des positions différentes de celles de l'épiscopat et à attiser le mécontentement des autorités religieuses. C'est ce qui se produit en 1918 alors qu'il se prononce contre la prohibition.

L'Action populaire rivalise avec L'Étoile du Nord, perçu par Farley comme un hebdomadaire d'actualité trop policé qui, pour éviter les jugements, passe sous silence d'importantes questions d'ordre social, économique et politique.

Le journal prend position sur des questions d'actualité municipale, provinciale et fédérale. Des sujets tels que l'immigration, l'accroissement de la population, les découvertes scientifiques, la démocratisation de l'éducation, les principes économiques et les relations avec l'Europe sont autant d'enjeux que Farley désire traiter afin d'éclairer une région qui prospère et s'agrandit.

Le premier numéro paraît le 6 mars 1913. Il se compose de rubriques consacrées à la religion, aux sciences, à l'histoire, et présente un article intitulé « Le pape Pie X et la doctrine sociale ». Rapidement, le commerce, l'industrie, les questions ouvrières, les sports, les sujets féminins ainsi que les faits divers trouvent leur place dans les pages du journal.

En 1918, accablée de problèmes financiers, la publication est vendue à un groupe de citoyens ayant à leur tête Mgr F. X. Piette. Avec une figure religieuse à la présidence, L'Action populaire prend sa place au sein du réseau de journaux catholiques développé par l'épiscopat depuis 1907.

Devenu l'organe officieux de l'évêché de Joliette, l'hebdomadaire devient le défenseur et le propagateur de la doctrine de l'Église et de l'autorité diocésaine. À cette époque, les nouvelles religieuses et les articles sur l'agriculture sont réputés pour être bien fouillés et de qualité.

Sous la direction de l'abbé Omer Valois de 1938 à 1956, L'Action populaire devient un des hebdomadaires d'actualité régionale les plus lus au Québec, atteignant un tirage de 8 000 exemplaires.

À la suite de la Révolution tranquille, et avec la laïcisation progressive du Québec amorcée dans les années 1960, le journal catholique perd graduellement de son influence. De surcroît, il doit composer avec une concurrence grandissante, et sa santé financière se détériore.

En 1970, le journal passe aux mains de Bertrand Malo, l'éditeur du Joliette Journal, qui le revend la même année aux Publications Lamon. Le 24 juin 1970, L'Action populaire réapparaît aux côtés du journal L'Horizon sous le nom de L'Action populaire-L'Horizon et, à partir de 1971, sous le nom de L'Horizon-L'Action populaire. Il disparaît définitivement en 1974.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 82-83.

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Laurentides, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 54-56.

Éditeur :
  • Joliette :[s.n. puis] Editions Joliette,1913-1970
Contenu spécifique :
jeudi 24 août 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Horizon ,
  • Action populaire - L'horizon
Lien :

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Références

L'action populaire, 1916-08-24, Collections de BAnQ.

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/ Directeur, L.C.FARLY Ceux q ai vivent, ce sont ceux qui luttent.—Victor Hugo.Administration: Tel.Bell 27C VOL.IV, No 26.JOUET FL .JEUDI.24 AOUT 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Aurons-nous des Elections Fédéra Les Moyens dont ils se servent.AU CONSEIL DE VILLE.1 , , o Comment certains journaux d’Ontario préparent les élec les cet automne ! lions ,0ll polirra aever nn mcnnnl{nl Québec est sacrifié.- Le vote anglais soulevé contre le vote français.La chose est incontestable, il y a nous donc des élections.C’est que de la poudre dans J air.Les ineil-.Québec serait sacrifié, que I on It-urs amis dn paiti c miser v«iteur a compterait soulever les provinces ( htawa conviennent qu'il est arri- .- , * .1 anglaises contre lui.et unir le vote vé à une mauvaise heure, que ta .r .i anglais contre le vote français, guerre ne la pas tavorise.Len-, ec.très, met de\ant leçon- Que ]a commission de M.Arthur nos grandes industries a oliette.'-.41 1* rn»., (\0 npnvntînn mWrnli»i i»- t .• 4 , ¦ 11 Ic r°ic (1C perception generale Richard soit accepter et que les pour l'année courante qu’il a signé $52000 balance de l’émission de C’est donc une invitation aux ci- toyens de Jolictte d apprécier lins- le ter août courant montrant une $112000 autorisée par le règlement Nous offrons à ce jeune homme t ruction qui se donne à notre Aca- Perception ade îonciere 27«°^'>-34 110 251 lui scient - vendu aux prix laborieux 110s sincères félicitations démie Saint-Viateur et d’en faire3070.66 ccmmerc 1586.88)mentionné en la dite commission et pour les succès obtenus.j bénéficier leurs enfants.C’est un ,^u‘î>e* ^ église 1046.55 M.Carrière est employé au bu- héritage appréciable de procurer e,UÎ J°85ro6 total $^5 8^4.77.que le maire et le sec.très, soient autorisées à faire livraison des di- du dit conseil ; Et que les personnes qui ont droit à l’exempticn de servir comme jurés aient à s’assurer auprès du, secret airc-trésoricr si leurs noms ont été rayés ou non du dit Extrait.Donne en mon bureau, à Jolictte.ce douze août mil neuf cent seize.(signe) A.L.Marsolais, Sec.très, de la ville de Joliet te Vraie copie A.L.Marsolais, Sec.très, de la ville de Jolictte.And that the persons who have a right to he exempt from serving as jurors must ascertain from the secretary-treasurer that their names have been struck off from the said Extract or not.Given my office, at Joliettc.this twelfth day of August nineteen hundred and sixteen.(signed) A.L.Marsolais, See.treas.of the town cf Jolictte.True copy A.L.Marsolais, Sec.treas.of the town of loliette reatt central et subissait les exa- reau de M.l’avocat Denis.En sep- aux enfants une instruction solide —M- 1 échevin Douliot appuyé te- debentures sur réception du .' ., r ii.t • r *• »,» mens pour l'obtention du brevet modèle français ct anglais.Les épreuves de ces examens ont été envoyées à Québec et corrigées avec soin par un comité dont les membres sont choisis parmi les inspecteurs et les professeurs anciens.Hier soir M.Yalmor Carrière re- tembre prochain il assistera aux et une bonne éducation.Par M.1 échevin Laporte propose prix.—Adopté.séances de la cour comme sténo- Xpus félicitons les professeurs___________________________________________| graphe avant obtenu son diplôme des succès qu’ils ont obtenus dan-professionnel.Ce jeune homme e-t l’œuvre si belle et si importante de en voie de se créer une belle position car ses talents secondant ses efforts un avenir brillant s'ouvre devant lui.On peut en dire autant l’instruction de la jeunesse.Nous leur offrons le tribut respectueux de notre reconnaissante et nous les assurons de toute notre estime.25-2 om 4» ¥ #0 Tél.««11 OO * corn om 4» * 109 ® o• No Ki Hue Notre-On 1110 LES MEILLEURS RAFRAICHISSEMENTS ! ' Crème glacée, Soda à la crème glacée, Chocolats Neilson, Canong, Willard’s ct autres variétés.S * SAMEDI HT DIMANCHE PRIX SPECIAUX.: Chocolats de 00c pour f>Oc ; de *r>0c pour 40c que vous payez 40c dans tous les magasins et que vous aurez pour 33c -chez- £ M* STAVROS & Cie, 13Ruer4Notre-Dame, Joliette.• omm mom* mom ?• c* * mom* Eclatant Succès du Cercle Amateur de L’Epiphanie.La grande séance dramatique ct musicale, annoncée, depuis un mois dans tout le district, a cu lieu samedi soir, le 19 courant, dan* l'immense salle de l’Académie St-Guil-laumc et a été, pour le Cercle Amateur «le L'Epiphanie, un de scs plus beaux succès.Environ 650 personnes, venues de partout, ont écouté pendant 4 heures, malgré la grande chaleur, les deux pièces qui étaient à l’affiche.Quelques minutes avant 8 heu- res, il n’y avait plus un seul siège de libre dans la salle, et un grand nombre de personnes, qui arrivèrent après cette heure, sc sont vues refuser l’entrée de la salle, faute de place.A huit heures précises, le corps musical, composé de 55 musiciens, sous l’habile direction du R.Rrère Y.A.Savignac, c.s.v., du collège St-Louis, Terrebonne, exécuta le Théodore Botrel, et de la fameuse opérette-bouffe: ‘HAArchidivc Casimir".en deux actes de Ch.Lc-Roy-Yillars, Ces deux pièces ont é- L’Exemple de la France.Il a pour nous un intérêt pratique.- Nos articles sur les questions sociales.Nous remplaçons cette semaine notre page agricole, par des articles qui traitent de questions sociales.Ces articles empruntés à des auteurs français s’adressent surtout à la France.Cependant, nos affinités même avec la France, ce qui nous té rendues d’une façon superbe, ct est importé de sa mentalité, de ses tous les acteurs ont rendus leurs!erreurs, leur donnent meme dans rôles en vrai; artistes.notre Pa>’s un intérêt très Praticll,e- La musique a été magnifique, et hebdomadaires n’aiment-ils pas aussi à avoir sous la main, certaine* lectures intéressantes, qui prennent la place de livres que l’on ne connaît pas ou que l’on oublie de se procurer.Nous croyons que l’hebdomadaire peut ainsi servir à vulgariser avec profit des volumes entiers qui sont autant de révélations fructueuses les duos de piano exécuté par Mme morceau d’entrée qui fut suivi du | très bien goûtés.magnifique drame: “Chantepie” En un met, ce fut un éclatai t en trois actes, de Paul Féval, fils et succès.Nous croyons que la majorité de pour ceux qui ent l’avantage de les nos lecteurs bénéficiera largement j parcourir.Nous allons tenter ce E.Forest et*Mlle IL Forest ont été*dc cc changement.Lc journal sc travail.Nous serons très heureux borne peut-être trop au genre nou- d’avoir l’appréciation de nos lec-vellcs.I! en faut certainement, mais teurs sur cette innovation.un grand nombre de lecteurs des Ea Direction.? L’ACTION POPULAIRE, JEUDI.24 AOUT 1916.burner de Pauline.Si AVIS.—Nos lectrice* sont amicale-mt priées de prendre note que nous os ferons un plaisir de répondre aux /estions qu'elles voudront bien nous poser concernant les toilettes, l'éti-gsttte et autres sujets.Les correspondances devront être adressées: Le Courrier de Pauline, L'Action Populaire, JOLIETTE, P.Q.NOTRE PAGE FEMININE.m enseigner D.—‘Pourriez-vous où je pourrais trouver un bon artiste pour dépeindre un portrait au crayon?K.—Informez-vous donc à nos artistes joliettains M.H.Beauchamp et Mme A.Alain.* ?* D.—Quel genre de chapeau sera le plus en vogue cette automne et quel en sera la couleur?—Amoureuse des yeux bleus.D.—-Les Napoléon et les tricornes de même que les canotiers à calotte haute et les sachets bords jockey seront à la mode.Le velour panne, en noir, en bleu corbeau et Les Fables de LaFontaine.Tous ceux et celles qui ont eu la lecteurs.Nous ne ^contestons pas In térêt du genre nouvelle, mais nous osons bonne fortune de faire des études quelque peu achevées ont eu l’avantage, de parcourir et d’apprendre les .principales Fables de Lafontaine.,cro,re ^ les Produclions PUl5 sé* La publication que nous en corn- ncu9es ^eu ,on8ueî' évcillent aus?l mençons cette semaine peut leur LES C ONSÉ Q L TENCES DE LA RÉVOLUTION DE S9.Le Fossé creusé entre les tenants de 89 et les Catholiques.La Révolution de 1789 n’a pas eu seulement un caractère politique.- On proclame la nature essentiellement bonne.sembler assez curieuse.Nous leur devons un mot d’explication.l’attention de nombreux lecteurs.Ajoutons que ces dernières leur sont plus profitables.D’abord le plus grand nombre de Nous tenterons donc de rendre nos lecteurs et lectrices, n’a pas eu! notre Journal- touj°urs aussi inte* l’avantage de faire des études très I res3ant « de plus en plus utile.complètes, et le livre unique et toujours intéressant qui a nom : • Les Fables de Lafontaine leur c-t à peu! près inconnu.Quand aux p2rs0nn.es qui peuvent encore les réciter de mémoire, qu’elles ne s'offensa.'.pas d une pu v % itê apparemment aussi inutile, ou elles aillent même jusqu’à relire lentement ces petits chefs-doeuvre, en Bourgogne, sera la plus élégante , ., ., j • » et 1 experience de la vie au elles au- fourniture pour chapeaux destines r .\ , .* ' 1 ront acquise depuis leurs etudes, les à l’usage général.* ?* D.—Que doit-on penser d’un jeune garçon qui envoie aux filles leur montrera ave: un intérêt très nouveau.Nous croyons que les journaux hebdomadaires surtout peuvent con- Xous espérons que nos amis qui ! saisiront la bienfaisance de ces innovations.s’efforceront de le pro-| pager.Les conditions plus facile* d’abonnement que nous annonce-j rons dans, notre prochain numéro, J enlèveront toute excuse à ceux que le prix rebutait.(Les nouveaux abonnés ne paieront que 50 cts pour la première année).Nous saurions gré à tous ncs bienveillants lecteurs et lectrices des suggestions qu’ils auraient l'obligea ivre de nous faire concernant les améliorations à apporter à notre journal.6* certains valentins ou lettres de ce j courir à parfaire les études de leui s genre?; - R.—Que c’est un “farceur” qu veut avoir du plaisir au dépens de autres, mais qu’il est facile de rebu-( ter en accordant à ses rnessives pas plus d’attention qu’elles n’en mérite * ?* •D.—Est-r:e d’étiquette d’inviter un garçon qui vient vous voir pour la première fois?—Joliettaine.R.—C’est plutôt une question d-*.sentiment que d'étiquette.Si sa visite vous a ennuyé il faut vous gar-j der de l’inviter à revenir; si au con-i I traire, elle vous a plu.une invitation discrète est tout à fait de mise.La Direction.LA FILLE.+ ?* D.—Voulez-vous m’enseigner u 1 ¦ moyen de faire disparaître des taches de graisse sur des souliers de toile blanche?—Annette.R.—Vous pourriez essayer la , gazoline qui réussit généralement, assez bien.PAULINE ' LE SAMEDI Extrait du sommaire du 26 août 16 Ce bon vieux soleil, par F.de, Yerneuil.Recommencements, poésie.Coups de Piton ; Carnet d’un observateur.Charlie Chaplin se » 1 ?I venge.Sa poupée parlante.Une erreur fatale.La première opération,! nouvelle sentimentale inédite, par Louis Roland.Par ces temps de construction rapide.Comment Jacquot punit sa tante.Au Fil de la Plume: A travers l'actualité.Conte Le Petit Chaperon bleu (fin).Tribune féminine; Historiettes, mots desprit, anecdotes diverses, chronique théâtrale, chronique d'hvgiène, concours avec prix et notes encyclopédiques instructives.Suite du beau roman: L’amour dans les ruines, par Jules Mary.En vente, 5 cents le numéro ou $2.50 par an, chez tous les dépositaires rAi à Montréal, 200 boul.St-Laurent.Certaine fille, un peu trop fière, Prétendait trouver un mari Jeune, bien fait, et beau, d'agréable manière, Point froid et point jaloux: notez ces deux points-ci.Cette fille voulait aussi Qu’il eût du bien, de la naissance, De l’esprit, enfin tout.Mais qui peut tout avoir?Le destin se montra soigneux de la pourvoir: Il vint des partis d'importance.La belle les trouva trop chétifs de moitié: Quoi, moi! quoi, ces gens-là; Ton radote, je pense.A moi les proposer! hélas! L font pitié : L’un n’avait en l’esprit nulle délicatesse, L’autre avait le nez fait de cette façon-là: C'était ceci, c’était cela ; C’était tout, car les précieuses Font dessus tout les dédaigneuses.Après les tons partis, les médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs.Elle de se moquer.Ah ! vraiment je suis bonne De leur ouvrir la porte! Ils pensent que je suis Fort en peine de ma personne: Grâce à Dieu, je passe es nuit» Sans chagrin, quoi qu’en solitude.La belle se sut gré de tous ces sentiments.Lage la fit déchoir: adieu tous les amants.Un an se passe et deux avec inquiétude: Le chagrin vient ensuite ; elle sent chaque jour Déloger quelques Ris, quelques Jeux, puis l’Amour: Puis ses traits choquer et déplaire: Puis cent sortes de fards.Ses soins ne purent faire Qu’elle échappât au Temps?Cet insigne larron.Les ruines d'une maison Se peuvent réparer: que n’est cet avantage Pour les ruines du visage! Sa préciosité changea lors de langage.Son miroir lui disait.prenez vite un mari; Te ne sais quel désir le lui disait aussi : Le désir peut loger chez unc précieuse.Celle-ci fit un choix qu’on aurait jamais cru.Se trouvant à la fin tout aiSe et tout heureuse De rencontrer un malotru.Depuis 1789, le monde et tout spécialement la France sont le théâtre d’une lutte qu’il nous est permis de déplorer, mais dont il serait naif de méconnaître la grandeur et les causes profondes.Seuls, quelques opportunistes aveugles peuvent s’imaginer que nous 11e sommés désunis que devant l’inéluctable marche de l’histoire, auront renoncé à leurs rêves de restauration royaliste ou bonapartiste, la concorde se rétablira d’elle-même entre citoyens français.Erreur! Sous certains malentendu* de surface, que le temps est appelé à supprimer, il y a une divergence fondamentale, et qui échappe à l’action apaisante des siècles; il y a divergence dans l’idée meme que nous nous faisons de Dieu, de la nature.de l’homme, c’est-à-dire de tout.C’est triste à constater; mais le fait s’impose.Entre les hommes qui forment une même nation, qui parlent la même langue, qui ont le même patrimoine de gloire dans leur passé, qui vivent sous les mêmes lois et les mêmes gouvernants, qui sont prêts à défendre le même propre chair, la réprimer dans ses - , instincts et ses tendances, la morti- ’ ' fier, l'anémier, à force de macérations.d’abnégations et autres exercices de sainte violence destinés à se vaincre soi-même.Quel mensonge! s’était écrié le nomade genevois en présence de telles maximes ; et tous les protagonistes de la Révolution avaient fait écho à sa protestation, sans égard pour l’opinion contraire.qui avait cependant été professée par les plus grands génies et avait fourni un aliment moral à tout ce que le inonde avait compté d’honnête jusque-là.Non, non! avaient intrépidement poursuivi les hardis novateurs, la nature humaine n’est pas telle que nous la représentent la Bible et l’Eglise.Elle est bonne en soi.Si elle s’est porté dans le passé et se porte encore aujourd’hui à certains actes regrettables, la faute en est uniquement à la civilisation, aux arts, à la société, et tout particulièrement aux lois.Ce n’est pas ia nature, ce sont les lois qui sont mauvaises.Faisons de bonnes lois, des lois conformes aux ins- rons unc transformation merveil- nel gouvernemental, ou de constitu- leusc.Nous verrons la fraternité,| tion politique.Dans l’esprit de ses légalité, la compassion, le respect promoteurs, elle était une régénéra- naturel ; nous verrons toutes les vertus fleurir comme par enchantement dans notre séjour devenu un réel et non fictif Paradis terrestre.Créons •enfin une société suivant la nature, une société où chacun se conduira, tion, autrement efficace que le baptême chrétien: elle récréait le peuple français, en attendant qu’elle récréât l’ensemble des peuples de l’Univers: elle lui insufflait, comme 1 )ieu avait fait à Adam, une âme qui, selon la solennelle déclaration de Robespierre, était déjà une vertu.T.M.T.• I 'oir suite en page trois.drapeau, au prix de leur vie.il s'est, ^ naturds; laissons le M ani_ creuse depuis un siede.un fosse, ma, hum_in (comme dira p,us {ard non d’après les théories d’un dbg- nouvelle, cette âme de la République matisme abstrait, tyrannique et insaisissable; mais d’après les principes tangibles de la raison et de la science positive.Alors (ce sont les propres paroles d’Helvétius), “nous rendrons la justesse d’esprit une qualité presque naturelle” ; alors, comme le disait à son tour l’abbé Grégoire du haut de la tribune de la Convention, la probité, la vertu seront à l’ordre du jour, et cet ordre du jour sera éternel.D’un mot, supprimons tout frein doctrinal ou moral.qui contrarie les aspirations de la nature, et nous aurons supprimé tout ce qui la vicie et la déforme.On comprend que la Révolution, qui poursuivait un *i noble but.fut regardée icomme tout atitre chose qu’un simple changement de person- | fflORGAN § IJAVE^Y AVOCATS-PROCUREURS Snite 620 Édifice Transportation.120 Hue Saint-Jacques* MONTREAL Tel.Redl 2670 Cable Eadnor.K.A.D.Morgan, Sallustt* Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir: No 1 St-Thomas, Longueuil.27-52 .EAU PURGATIVE M qui ne fa t que s’élargir avec les années.Sur un des deux bords campent les fils de la Révolution ; sur l’autre les fils de l’Eglise.Or, entre ,ces deux catégories de citoyens l’entente est autrement impossible j qu’entre protestants et catholiques ou qu’entre grecs et latins ; je dirai presque qu’entre infidèles et baptisés.J C’est qu’en effet le mouvement qu’on a l’habitude de dater de 1789 fut un mouvement plus ample et bien plus radicalement destructeur.* f 1 que la Réforme du seizième siècle; et ses promoteurs, par l’audace de leur négation, laissent bien loin derrière eux les Luther et les Calvin, j voire le?Mahomet.C'est-à-dire tout ] d’abord que la Révolution de la fin du XVIIIe siècle ne fut ni exclusivement.ni même principalement u-, ne oeuvre politique; elle fut avant tout une oeuvre philosophique, une oeuvre antireligieuse et non pasi seulement anticatholique ou antichrétienne.Ses auteurs prétendaient sans doute abolir les trois ordres de l’Etat, les inégalités entre les cito-j yens, les Privilèges, et la Royauté elle-même; mais ils visaient premièrement à extirper des esprits d’anciennes croyances et à y faire pénétrer un dogme nouveau.A la suite de ce demi-fou de Jean-Jacques Rousseau (ainsi que l’a finement appelé Jules Lemaître), ils venaient de faire une découverte autrement importante que celle de Christophe Colomb : fc’est que le christianisme traditionnel avait affreusement défiguré et calomnié la nature humaine.N’avait-il pas proclamé et imposé à croire comme une vérité irréformable que cette pauvre nature était viciée dans son origine et jusqu’à la moelle, que tout fils d’Adam recevait, en étant appelé à la vie, line sorte d’ulcère toujours prêt à suppurer les pires infirmités morales ; qu'il fallait, par conséquent, s’armer perpétuellement contre sa M.Taine) se développer dans l’intégralité de ses forces et de ses facultés natives, sous les chauds rivons de h libre pensée, et nous ver- Uaérlt l «aitipatloD HabltaHl* fi ItuTait** DIc^Hod.Le mauvais fonctionnement des inteatin» e»t une omis* de vieilles»® prématurés — faite* U MENAGE de vos intestins.EN VENTE PARTOUT.On peut se proair er P EAU R /GA chez A.LOUIS BOUCHER, Pharmacien-Chimiste, Dépositaire à Toilette.T»L 11a 18ème EXPOSITION L Exposition DE LA VALLEE DU ST-LAURENT tenue aux DR LL.BENNY Chirûrgiei)- Dentiste Àn-dsiso* de‘U Pharmacie G au de t, daa» '!• blooÀ.JL Boucher, 10 rue Notre-Dame, Joltott* -vV Sv-ii .wy,1 C* y V Srr EE du st Trois-Rivières, P.Q.du 21 au 26 Août 1916 GRAND DEPLOIEMENT AGRICOLE Exposition des plus instructives et attrayantes Chaque jour : Læ programme des amusements comprendra le meilleur rhoi* d’attractions.Courses : L^s plus chaudement contestées.Entrées des meilleurs chevaux du pays inscrites.TRES ENGAGEANTES Liste de Prix Complète Prix généreux et satisfaction générale Président : Hon.J.A.TESSIER Secrétaire: L.H.AUGER ’¦ •#c b?S Vigueur pour chacun et pour tous Sunny Jim dit: “Pas besoin de jaser bien long- temps—si, à l’heure actuelle, nos braves soldats font montre de tant d’excellentes qualités d’ ‘endurance* c’est bien grâce au bon blé dur Canadien.Et c’est ce même bon blé qui est employé dans la de sorte que tous peuvent en manger sous sa forme la plus soutenante.Pourquoi la ‘FORGE’ est-elle si nourrissante?Parce que c’est du blé complet—et parce que seul ce dernier est cuit avec du riche malt d’orge, ce qui le rend encore plus profitable et facile à digérer.” A votre déjeuner demain matin essayez une assiettée de ces crou9tittanta flocons de blé rôti.Lai9sez-en manger aux enfanta.Sous forme concentrée cet aliment fournit tant de substance nutritive qu'il n’est guère besoin d’y ajouter autre chose au repas, sans parler du goût exquia au possible ! Prix 15c.—Il n’y a pat à marchander ira v«.¦ • '-:M\ 1* C hutc uus Iroquois, à Ltthclle.n nous annonce que le monu- —L'honorable juge Dugas et son ment du Sacré-Cœur que l’on doit ériger en face de )a cathédrale se- Honneur le maire Guibault sont revenus de leur villégiature au Scp- rait arrivé à New-York, depuis;tièmç* Lac.quelques jours venant d’Italie, et —On dit que notre Conseil de que l'installation en sera faite dans Mlle aura à considérer prochaine- le .cours du mois de prochain.—Les prêtres du diocèse de Jo- ment une requête qui lui sera présentée pour l'observance des règle- lictte sont actuellement en retraite: ments concernant la vitesse des depuis dimanche^ dernier, et elle voitures et automobiles dans nos est présidée par Sa Grandeur Mgr rues, et que probablement le Con- Forbes.soil sera poursuivi pour dommages —M.Ernest Hébert.M.P.P., causés à la propriété de certains qui a été victime d’un accident il y citoyens a cause de.la non ohser-a quelque temps prends beaucoup vance des règlements a cet effet, de mieux et pourra prochaine- Les vacances achèvent.Les fa* ment reprendre ses affaires de bu- milles commencent à nous revenir reau.le leur villégiature pour prépare r —Le gouvernement provincial a les entants pour la rentrée *l 's da>-conimencé la construction d’une al- *cs.Durant le temps des vacin.es.longe au Palais de Justice.Les ira- les affaires ont subi un raiendsse-vaux sont sous la direction de M.nient d activité, que le prochain Alphonse Durand, architecte, qv» a mois devra faire disparaître, obtenu le contrat peur cette pnr-; —Le nu ntant de l’obole qui a été tante construction.donnée par les choycnt à la béné- RT diction de la pierre angulaire do l’église St-Pierre est de $416.00.;' I Vu les circonstances c’est un résultat qui doit être considéré comme satisfaisant.—Le pique-nique annuel de la | Chambre de Commerce qui devait avoir lieu à St-Gabriel de Brandon, a été remis à plus tard à cause de l'impossibilité d’organiser un train spécial par le Pacifique Canadien.—Nous sommes heureux d’ap prendre que notre organisation musicale de la ville voit revenir parmi elle d'anciens membres que le ralentissement de nos industries, il v m a deux ans, avait obligé de nous quitter et qui lui donne un regain d’activité par leur concours dévoué •Plusieurs étrangers des F.tats Unis sont en visite dans notre ville depuis quelque temps, et tous son: enchantés des divertissements qn’ elle leur procure.On nous fait remarquer que notre ville possède beaucoup de la vie du genre r.mcri cain.•M.F.d.Trudeau et sa fnmill
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