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Titre :
La seigneurie
La Seigneurie est un hebdomadaire d'information municipale et régionale publié à Boucherville depuis 1965. [...]

Dans son premier numéro, la direction explique que sa vocation est d'être le canal d'information de la population de Boucherville et de ses environs.

À l'époque de la fondation du journal, Boucherville connaît de profonds changements et voit ses abords se transformer avec le développement du réseau autoroutier et du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. De nombreuses questions se posent alors : qu'adviendra-t-il des îles de Boucherville? Que deviendront les rives de la ville, habituées de voir pousser les cheminées d'industries polluantes? Plus globalement, quel futur imaginer pour la ville de Boucherville et ses alentours?

Autant de questions qui justifient la création d'un journal d'information comme La Seigneurie, qui en viendra à couvrir aussi les actualités des municipalités de Varennes et de Verchères ainsi que celles de la MRC de Lajemmerais.

Source :

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 64.

Éditeur :
  • Boucherville :Les Publications Charles Desmarteau Inc.,1965-2018
Contenu spécifique :
dimanche 15 septembre 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La seigneurie, 1968-09-15, Collections de BAnQ.

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w i ri vvUU NATIONALE / I 30CTH68 b mm MB Laurent Lafortune j| président BOUCHERVILLE, Semaine du 15 au 21 septembre 1968 Vol.4 No.36 * m v *-• Un service complet d'assurances % 9 \ \ X r Lafortune & Mattéo Assurances Inc.\ 225, De Brullon - Boucherville I 655-5901 V Aux limites de 3 villes soeurs: Boucherville, Yarennes et Ste Julie, UNE NOUVELLE INDUSTRIE L INSTITUT DE RECHERCHE de 1 Hydro-Québec ¦H .b.1 t .¦ ¦ B# mm I Süpi B# G# .' m m jafPI *** ' ;U.% .^ _ ¦ .,i2 H H .' 11111111, .— fffi f 3g8i@ss L.-M ( VOIR REPORTAGE PAGE - 3 ) ON PAIE MOINS CHER Gagnant de la SERVICE HORS PAIR CHEZ * VENTE * LOCATION * SERVICE MUSTANG FALCON FAIRLANE FORD THUNDERBIRD CAMIONS P.E.BOISVERT AUTO LIEE Mention d'Honneur Bggg 2 MARIE VICTORIN, BOUCHERVILLE, P.Q.( (A LA SORTIE DU PONT TUNNEL) 655-1301 2- LÀ SEIGNEURIE, 15 au 21 septembre 1968 IÆ DEVOIR éditorial lundi, 1 6 septembre 1 968 Le trop grand nombre de municipalités Me C.-N.Dorion a raison.Le trop grand nombre de municipalités au Québec est un obstacle sérieux au développement ordonné du territoire.Il est également une source de gaspillage d’énergies, de talents et surtout d’argent.Le système pouvait convenir à l’époque de l’artisanat ; il ne répond plus aux exigences d’une société hautement industrialisée.L’Ontario l’a d’ailleurs compris qui, avec une population d’uh inillion supérieure à celle du Québec, compte la moitié moins de municipalités.Trop de nos administrations municipales n’ont pas les moyens de dispenser à leurs administrés des services convenables, tandis que beaucoup d’autres s’endettent pour desservir elles-mêmes leur population alors qu elles pourraient économiser sensiblement en faisant cause commune avec leurs voisines.L’ancien président de l’Union des municipalités, qui prenait d’ailleurs la parole au congrès de cet organisme la semaine dernière à Montréal, a solidement étayé sa thèse à l’aide d’exemples concrets.Nous reprenons tout simplement ici quelques-uns de ceux qui nous opt le plus frappé.Tout d’abord, a dit Me Dorion, comment voulez-vous qu’un plan directeur d’urbanisme puisse être accepté et surtout appliqué, quand chaque municipalité couverte par le plan peut accommoder celui-ci à sa façon?Un plan de zonage local qui ne s’intégre pas à un plan d’envergure régionale restera toujours sans valeur.On reconnaît, d’autre part, que l’Etat provincial a le devoir d’intervenir dans l’aménagement général du territoire.Il est bien évident que son action sera à peu près nulle ou, du moins extrêmement lente, si le gouvernement doit obtenir au préalable l’assentiment de nombreuses municipalités.La multiplication des interlocuteurs devient source de paralysie.Qu’on songe, par exemple, à la construction de grandes artères de communications rendue souvent fort complexe par les exigences aussi nombreuses que variées des municipalités concernées.Il y a aussi le cas des égouts collecteurs, des, aqueducs et systèmes d’épuration des eaux.Il y a trop de municipalités actuellement qui n’ont pas les moyens de se doter adéquatement de services aussi essentiels, tandis que d’autres, trop jalouses de leur autonomie, s’entêtent à ne pas vouloir coopérer avec les localités voisines.trouver alors d’autres mécanismes pour régir ces services communs et en départager équitablement les frais.Me Dorion voudrait, d’autre part, que les municipalités copient ce qui est en train de se faire au niveau des commissions scolaires.On prévoit que celles-ci ne dépasseront pas le chiffre de 226 dans toute la province en 1970.Pour atteindre les mêmes résultats, il faudrait que sept conseils municipaux sur huit acceptent de se faire hara-kiri.Nous ne sommes pas sûr que l’opération doive être aussi draconienne.En tout cas, il nous apparaît dangereux de vouloir procéder en vitesse à un chambardement aussi profond.Les critères qui valent dans le domaine de l’éducation ne s’appliquent pas nécessairement et sans modification au domaine de la vie municipale.C’est alors un dédoublement d’outillage et de personnel, dédoublement non seulement coûteux mais qui oblige les populations à se contenter de services de seconde qualité.Les mêmes constatations valent, évidemment, au chapitre de la protection de la propriété et des personnes.Quand chaque municipalité, si petite soit-elle, veut avoir sa brigade de pompiers, voire son corps policier, la protection en question risque d’être bien imparfaite ou de coûter démesurément cher.Enfin, une multiplicité de municipalités signifie nécessairement une multiplicité de règlements : heures d’ouvertures des commerces, vitesse permise dans un territoire donné, barèmes d évaluation, etc.Pareil manque d’uniformité à l’intérieur de régions plus ou moins grandes est synonyme de désordre.Il ne peut favoriser le progrès.Nous croyons donc, avec Me Dorion, qu’il faut réduire le nombre de nos municipalités.Mais comment y procéder ?Le programme de fusions volontaires n’a pas donné jusqu’ici de résultats bien encourageants.Il faut nécessairement trouver un moyen de hâter le processus.Le regroupement forcé n’est guère à conseiller.Le procédé apparaît un peu brutal à quiconque connaît le fort esprit de clocher qui règne un peu partout dans la province.La méthode susciterait de vives oppositions.A notre avis, il serait préférable de commencer par ie regroupement des services.Une fois que les municipalités auront été habituées à partager les mêmes services, elles auront moins d’objection à fusionner leurs territoires et leurs administrations.C’est une question de psychologie.Le gouvernement a les moyens d’appliquer une telle politique.Il n’a qu’à refuser, par exemple, l’autorisation qu’une municipalité lui demande d’établir tël ou tel service en l’obligeant, au contraire, à se prévaloir de celui que dispense déjà sâ voisine.L’administration de services communs peut se faire par le truchement d’une autorité inter-municipale.‘Me Dorion estime que l’administration municipale à deux degrés augmente les frais d’administration et qu elle est une source de mésententes.L’expérience canadienne nous paraût trop limitée pour tirer pareille conclusion avec une rigueur absolue.De toute façon, on pourrait Enfin, Me Dorion, fasciné par les transformations du système scolaire qu’a provoquées l’enquête Parent, recommande la tenue d’une enquête semblable au palier municipal.Nous nous demandons sérieusement si le gouvernement a vraiment besoin d’une telle commission royale pour cerner le problème et assumer ses responsabilités.Il y a eu, en ces dernières années, deux enquêtes importantes dans ce domaine : l’enquête Blier qui a porté sur les difficultés inhérentes à la région montréalaise, et l’enquête LaHaye sur l’urbanisation du territoire québécois.On pourrait également rappeler ici les commissions qui ont étudié les cas particuliers de Laval et de Québec.Le gouvernement dispose déjà de nombreux avis.Il est loin d’être complètement dans le noir.Il est vrai que le rapport Blier est en train d’être relégué dans la poussière et que le rapport LaHaye n’a pas encore été analysé à fond par les autorités provinciales.Mais qu’on ne vienne pas dire que Québec manque d.’éclairage pour agir.Nous ne sommes pas complètement opposé à l’enquête royale que suggère Me Dorion - aucune des enquêtes que nous avons signalées n’avait ce caractère - mais nous estimons que celle-ci ne s’impose pas comme préalable à toutes les transformations souhaitées.Plusieurs d’entre elles peuvent être entreprises en se contentant des données que nous possédons déjà.Vincent PRINCE VINGT ANS APRES LE MARIAGE ! Vingt ans après le mariage, il y a des couples secs et maniaques comme il y a dans la vie des vieux garçons maniaques et des vieilles filles acariâtres.Mais il y a aussi de vieux couples qui s’aiment encore d’amour tendre comme les tourtereaux de La Fontaine, tendrement dévoués l’un â l'autre.Et rien n’est plus touchant.Avec l’âge, l’amour est devenu amitié; amitié faite de toute une vie partagée ensemble, malgré les crises et les orages inévitables.Les liens de la chair qui étaient les plus puissants au début ont fait place â des liens psychologiques; â une union où l’accent est mis sur les qualités du coeur et de l’esprit.L’amour s’est épruê.est devenu moins égoïste; il n’est plus dominé par le désir.Tout au cours de la vie, il s’est produit une purification de l’instinct, voulue et cherchée par la nature qui a progressivement dépouillé les époux de tous leurs charmes purement physiques, les obligeant ainsi â chercher plus haut des motifs de continuer â s’aimer.Les vieux ménages hargneux sont ceux qui ont refusé ce dépouillement; - qui je le répète, est dans l'ordre de la nautre - ils ont résisté â cette sublimation forcée, ils ont cherché ailleurs â satisfaire leur égoisme.Personne ne peut nier que cette progressive spiritualisation du couple ne soit un enrichissement, un progrès sur l’amour instinctif des débuts et non une dégénérescence, une perte de vitesse.C’est ainsi que la nature nous trompe et que Dieu lui-même dispose autour de nous des pièges qui nous attirent où nous ne voulons pas aller.Et l’on réalise, cependant, que l’homme ne s’accomplit qu’en se renonçant.Le mariage est le moyen le plus facile d’arriver â ce renoncement.Et, pour bien assurer son mariage, on devrait, quand il en est temps, suivre les rencontres de Préparation au Mariage qui se donnent chaque année, i compter de septembre, dans chacune des paroisses de Léo Foster, pire.Mme J.Desmarteau, directeur La Seigneurie est publiée toutes les semaines au 4, rue Bachand Boucherville.Le Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l’affranchissement au numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.Imprimé en offset sur papier journal continu par: PAYETTE & PAYETTE
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