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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1945-01, Collections de BAnQ.

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[" TABLEAU DE LA VALEUR ANNUELLE DE LA CONSTRUCTION MONTRÉAL Ü=L_\t~ -\t1900-1944\t.CONSTRUCTIONS NOUVELLES RÉPARATIONS \u2014 ; ' PRÉSENTE PAUL BEIOUE Raoul Bray \t\t \t\t1 \t1\t O\t\u2014\tCM\trO\t\tm\t\t\t00\ta\tO\t\tCM\tK)\t*\tIf)\tiû\tP»\tGO\tat\tO\t\tCM\tro\t*\tm\t«r>\tp-\t00\tat\tO\t_\tCM\tIO\t« O\tOj\tO,\tO,\tO,\t°i\tO.\t1 ^ 1\t1 ° 1\t1 ® 1\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tCM,\tôi.\t1 00 i\tl W 1\tCM ,\t\tN,\tCM |\t1 cvl |\t1 *M ,\t\u2022o.\tfO\t\t,lO\t1 fO\t\u2022°,\trO\t\tK)\tK)\t.*1\t1*,\t1*1\t\t, M- 3\t=]\t0»\t11\tII\tU\t-1\t1=1\t1=1\t1=1\tIII\t0>\t0»\tlî!\tit\tlü\t||\t[il\t\u20221\tOt j\to>\t=1\t| = |\t0»\t=1\tS\tU\tU\t1=1\tII\tIl\t0)\ti 1 U\ta\tII\til\tat\tS\ta\tII\tII\tII\tII\tat\t0» AU SERVICE DU PUBLIC DEPUIS 25 ANS\t¦ METROPOLITAN & HEATING CO.LTD.1196, UNION \u2014 Tél.PL.7993-7994\t: Lucien L'ESPERANCE, Président\tj ?\u2014 SPÉCIALITÉS \u2014\t; \u2022Plomberie Sanitaire de Haute Qualité\t; \u2022Installation de chambres de bouilloires\t\\ \u2022Tuyauterie industrielle.\t\u2022 ¦ \u2022Vapeur à haute et basse pression.\tJ \u2022Buanderies et cuisines d'institutions et\tl d'hôpitaux.\t¦ \u2022Soudure oxygène et électrique par sou-\tJ deurs certifiés par le gouvernement.\tJ \u2022Réparations de tous genres de plombe-\tS rie et chauffage.\t\\ ¦ i à T* w v~ï in\t11 ¦ 1111 r v iiiimimi ¦ ¦ ¦ ¦ riri'i\"vrï ïïttï ¦ ¦ #¦ ¦ 111 ¦ A vos ordres Notre Maison est toujours apte à fournir au public, dans les conditions générales les plus avantageuses, tous les éléments nécessaires au bon chauffage des demeures particulières et des immeubles.Voyez nos \"Service des Ventes\" et \"Service Technique\".fya/vuxjjué.au Canada FAISCEAUX CORES Faisceaux (Cores) pour radiateurs de camions, tracteurs, autobus, compresseurs, etc.SPÉCIALITÉ: Nettoyage et Réparations (fCONOMl! m/rmsUi !ÈËMË * CARTIER MFG.LTD.ÉTABLI EN 1921 1863 - 993 ST-DOMINIQUE \u2014 MONTRÉA ÇuiUvê-Ç.Jê Oonnancour, prtiiJut Société d'Administration et de Fiducie (Administration and Trust Company) fondée en 1902 Administration de successions Gérance d'immeubles et de fortunes privées Garde et gestion de portefeuilles VOÛTES DE SÛRETÉ \u2022 Siège social: MONTRÉAL (Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien) 5 EST, RUE ST-JACQUES Hon.E.-L.PATENAUDE Président J.-THEO.LECLERC Vice-président et Directeur Général J.-C.BROSSEAU Directeur et Secrétaire Général A O I N C I S Qu4b*c WlimlfH \u2022 Refine \u2022 Mme toe 7546 OE LU CHAMBRE DE COMMERCE Dll DISTRICT DK MDRTRBU SOMMAIRE page Courrier du mois.2 Des débouchés .3 Relations industrielles .4 En grattant le sol québécois.5 L'avenir de l'impôt sur les corporations .\t8 La Chambre et les coopératives .8 Entre les lignes .9 Tourisme .12 Géopolitique .14 Amérique du Sud et Canada .15 Les emprunts au Canada.13 Montréal de demain .19 Télévision et après-guerre .24 Un autre pas en avant .25 Fédération des œuvres de charité .26 La Chambre au travail .27 Chez les jeunes .28 Tendances par les livres .29 Terrains de jeux à Montréal .30 Banque Canadienne Nationale .32 Contrats de construction à Montréal .35 N.B.La vignnttc de Montréal publiéo en page frontispice de l'édition de décembre fut gracieusement fournie par le bureau de publicité des chemins de fer Nationaux du Canada JANVIER 1945 47ème Année\t\u2014\t1er Numéro Abonnement $3 par an Le Bulletin de la Chambre de Commerce 25 est, rue St-Jacques\tMontréal PA I N GATEAU Pain Suprême Limitée La plus grande boulangerie canadienne française au pays ?4 C.O.BOUSQUET» Président 44 Téléphone: CRescent 2106 QUALITE\tSERVICE FACILITÉ DE MANOEUVRE ET DE CONTHALE Êdeci'tJO'l/bx SYSTÈMES D'INTERCOMMUNICATION Bureaux de ventes et Service dans tout le Canada.1978 EST.RUE ONTARIO\tMONTRÉAL Specialities en communication Janvier 1945 \\muuuuttttnnng OUIMET cjCimitée AGENTS MANUFACTURIERS - IMPORTATEURS Çoiüüiisih du moià DETAIL DES PRODUITS\tNO.\tORIGINE Produits divers\t44-134\tMexico, Mexique Produits alimentaires\t44-135\tBuenos Aires, Arq.Lingerie, quincaillerie, cuir artificiel,\t44-136\tMexico, Mexique appareils életriques, boutons, aiguilles\t\t Produits divers\t44-137\tManagua, Nicaragua Produits alimentaires, bas\t44-138\tBahrain, Golfe Persique quincaillerie\t\t Conserves alimentaires\t44-139\tTel-Aviv, Palestine Brevet de pièce\t44-140\tMoberley, E.-U.Produits divers\t44-141\tTunis, Tunisie Produits divers\t44-142\tNouvelle-Zélande aiac (Lignum vitœ)\t44-143\tPort-au-Prince Produits divers\t44-144\tNew York Produits divers\t44-145\tParamaribo, Surinam Produits alimentaires\t44-146\tAlexandrie, Egypte Cotonnades, lainages, papier, verre à vitre, quincaillerie, produits chimi-\t44-147\tTeheran, Iran ques, teintures, bas, articles électriques, articles de toilette, laine,\t\t fil mercerisé, fil de coton, etc.\t\t Gingembre séché, noix de Cola, peaux, sisal, poivre, etc.\t44-148\tLagos, Nigeria fL Produits divers\t44-149\tLagos, Nigeria Fleurs artificielles, huile essentielle,\t44-150\tTel-Aviv, Palestine vins et spiritueux\t\t OFFRE OU DEMANDE Offre de représentation Demande de représentation Offre de représentation Offre de représentation Offre d'achat Offre d'achat Offre de vente Offre et demande de représentation Offre de représentation Offre de vente Offre de représentation Offre de représentation Offre de représentation Offre d'achat Offre de vente Offre de représentation .Offre de vente DOIIard 0640 Bijoutier de Confiance M.W.RIOPEL SPÉCIALITÉ: Montres Oméga et Bulova, Diamants Blu-Rivcr et Tru-Blu 902, rue Bélanger Montréal CH.6670 Ré*.CL 2157 GftABD DANSEBEAU Mercerie et Chapeaux pour Hommes 1125 est, Mont-Royal, Montréal DLIUS-P.BOIS ARCHITECTE m 3505 FRONTENAC, App.1 FA 7553 A.D.B.A.- A.A.P.O.- M.R.A.I.C.Page deux Bulletin de la Chambre de commerce de Montréal fcdiioJiial.DÉBOUCH Yjécessité Je l cc onotvue canadienne # C on Ire-partie nécessaire : f importation Des débouchés ! Des débouchés f 7^\u2019est-ce pas là le cri de tous les hommes d'affaires qui pensent à Xaprès-guerre 7 En Angleterre où les plans d'une politique d'après-guerre dirigée vers l'exportation semblent les plus réalistes, tout est synchronisé vers la recherche de débouchés suffisants et suffisamment permanents qui assureront à la Grande-Bretagne le travail et les emplois et la sécurité.Aux États-Unis, par une politique agressive de placements et de prêts à longs termes aux pays de l\u2019Amérique du Sud, comme par une politique audacieuse de prêt-location aux pays alliés durant la guerre, on espère s'assurer des débouchés extérieurs où déverser les surplus d'une industrialisation sans précédent.Au Canada, où, en teynps normal, 25% de la production est vendue sur les marchés extérieurs \u2014 pourcentage qui peut atteindre 80% et 90% dans le cas de certains produits comme l'aluminium, le papier, l'amiante, le nickel, etc.\u2014 on vient d'adopter des mesures d'assurance contre les risques d\u2019exportation qui ne laissent aucune illusion sur l'importance qu\u2019attachent aux marchés extérieurs, les dirigeants de la politique du Pays.Les déclarations des présidents des banques canadiennes lors de leur discours aux actionnaires, ne laissent pas de doute sur ce qu\u2019ils pensent à ce sujet.Les conférences internationales de Brenton Woods et de Dunbarton Oats ne laissent aucune illusion sur l'inquiétude des pays en ce domaine.La conférence d'hommes d\u2019affaires de tous les pays tenue à Rye montre que comme tels, les exportateurs et les hommes d'affaires voient dans le commerce international la pierre angulaire de la prospérité d\u2019après-guerre.* * * Devant cette recherche des marchés, n\u2019oublions pas cependant la dure réalité des affaires : celle qui apprend que le commerce ne se fait pas dans un sens unique ! 7^'allons pas tomber ici dans des raisonnements enfantins et croire, comme aux débuts du XlXè siècle, que le commerce extérieur peut ne se pratiquer qu\u2019en un sens : celui de l'exportation ! ?Lon ! Le commerce extérieur est un échange de mar-chandises entre les pays du monde et les produits des uns s'échangent contre les produits des autres : matières premières contre produits ouvrés ; matières premières tropicales contre matières minérales ; produits spécialisés de certains pays contre d'autres produits spécialisés de certaines autres régions ; services contre produits ; intérêts sur placements contre services, etc.En un mot, le commerce extérieur est un mouvement continuel de ventes et d'achats, de services et de capitaux ; c'est un flot continu d'échanges qui doivent, en fin d'exercice, s'équilibrer dans ce qu\u2019on est convenu d'appeler la balance des comptes.Si cet équilibre ne se réalise pas, si l'effort ne porte que dans un sens, si le pays vendeur refuse d'accepter l'obligation contraire qui est celle d'acheter des produits des pays à qui il vend, l\u2019équilibre se brise et l'on assiste à tout ce que l'avant-guerre nous a fait connaître de contrôles des changes, de monnaies \u201c gelées \u201d, d'ententes bilatérales, de troc et d\u2019embûches de toutes sortes au commerce international.Un pays ne peut pas en effet être continuellement créancier ou débiteur des pays avec lesquels il transige.Pour maintenir cet équilibre nécessaire, il faut que les nations acceptent une certaine discipline.Tant qu\u2019un pays fut assez puissant et posséda suffisamment le sens de ses responsabilités pour maintenir l'équilibre du commerce international et rétablir le crédit des peuples débiteurs grâce à des prêts à longs tenues facilement consentis, le commerce international put se faire dans des conditions relativement faciles.L\u2019Angleterre put remplir ce rôle durant le XlXè siècle.Aujourd'hui, la situation est changée et il ne semble pas qu'aucun centre financier du monde possède à la fois l'expérience, la tradition, la puissance et la discipline voulue pour remplacer la Cité de Londres qui a perdu au cours des quarante dernières années la puissance nécessaire pour remplir ce rôle.C\u2019est pour créer un tel organisme international que les délégués des pays se sont rencontrés à Dunbarton Oats.* * * Pour le Canada, le commerce international est essentiel, plus peut-être pour lui que pour tout autre pays, sauf l\u2019Angleterre.Le Canada, pays jeune, dont la situation dans le monde s\u2019est améliorée, pays qui devient créancier des autres, de débiteur qu\u2019il fut, doit voir dans l\u2019après-guerre une époque où il pourra s\u2019emparer de débouchés toujours plus grands.Le XXè siècle doit être notre siècle ! Ce devrait être le mot d'ordre des hommes d\u2019affaires de Montréal qui en cela comme en beaucoup d\u2019autres domaines, doivent avoir à cœur de donner l\u2019exemple au reste du pays.ÿaajfUM VYlslanuon Pag* «rois ianvior 1945 H V 1 A I t II \\ ¦; Muitri'll'* La seule maison Canadienne-française Un cours de bonne entente entre patrons et employés.ARTICLES \"BEAUDRY\" \u2022 \u2022 Bretelles fines Bretelles \"POLICE\" Bretelles pour pêcheurs Jarretières Ceintures Parapluies pour Dames - Enfants Hommes - Golf Portiers Parapluie -Pliants et Sacs à main \u2022 Députa 1880 MONTREAL SUSPENDERS S UMBRELLAS, LTD.MONTREAL MArquette 4668 \u201c Now I am working for an industry I can visualize « instead of a pay cheque on Saturday night.\" Il y a quelques mois, nous rapportions dans ce \" Bulletin \" l'expérience de Carrier Corporation Limited de Syracuse, dans le domaine des relations industrielles (octobre, page 33).Nous croyons que la réflexion d'un employé de cette industrie placée en exergue à cet article, résume assez bien les résultats que l'on peut attendre de relations industrielles bien conduites dans une industrie.Le problème primordial qu'il faudra solutionner durant l'après-guerre est en effet celui d'obtenir une collaboration étroite entre les administrateurs des entreprises et les travailleurs.La guerre nous a montré qu'en cela consiste le principal défaut de notre organisation industrielle, pour ne pas dire tout simplement de toute notre organisation économique.L'exemple de Carrier Corporation a été suivi par nombre d'autres grandes entreprises.Au Canada, le service d'expansion économique de la Chambre de commerce canadienne vient de reprendre le même thème et sur la base du Carrier Institute, offre à tous les employeurs du Canada une méthode facile d'instaurer un cours de bonne entente entre patrons et ouvriers.Une des causes principales de la mésentente entre le travail et l'administration réside en ceci que l'ouvrier ne comprend pas le travail de la direction.Il ne loue son temps et ses forces que pour recevoir à la fin de la semaine une enveloppe de paie, si bien qu'avec le temps il s'est développé chez lui une psychologie par laquelle il devient absolument désintéressé de l'entreprise où il est employé.Peu importent les succès de l'industrie ou ses revers, peu importe la qualité des produits mis sur le marché, il travaille huit heures par jour, ou moins selon le cas, et est convaincu qu'il est toujours trop mal payé pour le travail qu'il a donné.De là à croire que le patron n'est qu'un exploiteur qui ne voit en lui qu'une machine, il n'y a qu'un pas et un grand nombre d'ouvriers ont fait ce pas.Ce qu'a compris Carrier Corporation et ce que comprend très bien le service d'expansion économique de la Chambre de commerce du Canada, c'est qu'il faut remédier à cet état de choses et que la meilleure façon d'y remédier, c'est de montrer à l'ouvrier tout d'abord qu'on le considère comme un homme, un homme intelligent auquel on peut expliquer une situation.Une fois ce principe admis, il ne s'agit que d'établir une méthode susceptible de donner les meilleurs résultats, étant le plus parfaitement possible adaptés au monde ouvrier.C'est ce que soumet le service d'expansion économique dans la petite brochure intitulée : *\u2019 Simplified Course in Industrial Understanding La Chambre de commerce du district de Montréal entend bien poursuivre un programme de relations industrielles et entend bien demander à chaque chef d'entreprise d'établir dans sa p opre usine un cours de bonne entente entre patrons et ouvriers.Elle mettra à la disposition de ses membres toutes les facilités requises.Les membres de l'exécutif de la Chambre étudient à l'heure actuelle un projet touchant ce point.Page quatre Bulletin de la Chambre de commerce de Montréal EN GRATTANT LE SOL QUÉBÉCOIS ® Ce que ( on peut attendre de A mines du Cuélec.® cJenteurs du développement minier.Lolonel PAUL RANGER, président de la Commission des mines de la Chambre \u2022 Quelques statistiques minières Or \t\t\t $34,455,998 Cuivre \t\t\t 11,831,749 Plomb \t\t Zinc \t\t882,606 Argent \t\t472,706 Amiante \t\t\t 15,859,212 >tal \t\t\t 63,502,271 Production de l'or (1928 à 1943) Année\tQUÉBEC\tONTARIO 1928\t1,240,434\t32,629,126 1929\t1,876,961\t33,535,234 1930\t2,930,170\t35,886,552 1931\t6,471,075\t44,980,280 1932\t9,417,572\t53,534,743 1933\t10,950,539\t61,647,843 1934\t13,458,347\t72,634,195 1935\t16,558,725\t78,133,624 1936\t23,361,683\t83,318,960 1937\t24,894,685\t90,522,454 1938\t30,998,426\t101,883,578 1939\t34,455,998\t111,533,873 1940\t39,238,238\t125,574,988 1941\t41,939,552\t122,980,858 1942\t42,409,020\t106,141,497 Totaux\t\t (1928\t\t à\t\t 1943) :\t300,201,425\t1,154,937,605 Totaux\t\t (1858\t\t à\t\t 1928)\t868,117\t248,277,466 TOTAUX (1858 à 1943) 301,069,542 1,403,215,271 Tiré de : The Financial Post, Survey of Mines\u20141944 Le domaine minier québécois peut être arbitrairement divisé en trois sections distinctes.La plus considérable comprend tout le territoire situé au nord de cet immense fossé que constitue le fleuve St-Laurent.En effet, à part un mince ruban commençant un peu à l'ouest de Hull et se terminant au Cap Tourmente, vis-à-vis la pointe est de l'île d'Orléans, toute cette partie de la province située entre la rive nord du St-Laurent et le détroit d'Hudson, de l'Atlantique à la Baie d'Hud son, est formée de terrains précambriens et comporte près de la moitié de ces roches fertiles aux concentrations de minerais appelées : le Bouclier Laurentien.La deuxième section couvre une grande partie de cette région connue sous le nom des cantons de l'Est, qu'une zone de serpentine a rendu fameuse par l'amiante qu'on en a retiré et que l'on continue à extraire.Cette région est, incidemment, celle de la province où l'industrie minière a pour ainsi dire débuté, si nous faisons exception des minerais de fer, qu'on exploitait déjà sous la domination française à Trois-Rivières.La troisième section se compose de la Gaspésie et des territoires immédiatement avoisinants.Cette région n'est pas encore très connue, mais je sais qu'on y recherche, à part les métaux précieux et commerciaux, le pétrole et son proche parent : le charbon.Qu'on ne me méprenne pas.En vous citant ces régions, je ne veux pas dire qu'elles sont entièrement remplies de mines ; je ne suis pas si ambitieux ; mais je suis persuadé qu'elles constituent des terrains propices à la prospection minière et que l'on y trouvera de très nombreuses concentrations de minerais susceptibles d'exploitations profitables.Comme on le voit, ce n'est pas le fond qui manque dans notre province.Il y en a assez pour occuper plusieurs générations.Mais dans notre pays, il n'y a pas que notre province où la Pro vidence ait placé des terrains précieux au point de vue minier.Des mines de charbon du Cap Breton aux mines de plomb et de zinc de la Colombie Britannique, des mines d'anthracite de l'Alberta aux alluviens de la * rivière MacKenzie, on trouve une suite de camps et de villes, que l'industrie minière a rendus célèbres, non seulement dans notre pays, mais par toute la terre.Aussi bien, la répercussion du fait minier sur l'économique canadienne a-t-elle été et continue-t-elle d'être immense ; car, si l'on extrait du sous-sol la matière première, celle-ci, une fois apportée à la surface, doit être usinée, traitée, transportée, distribuée, et comme c'est le cas pour un grand nombre d'autres sinon de toutes matières premières, elle nécessite l'emploi d'une main-d'œuvre considérable non seulement à la mine, mais à tous les divers endroits où la matière première est ouvrée préalablement à sa mise dans le commerce.C'est grâce à sa production de matières premières que le Canada occupe, de par le monde, aux points de vue industriel et commercial, une place beaucoup plus importante que celle qu'il pourrait espérer occu- lanvior 194S per, si son espoir n'était basé que sur le seul total de sa population plutôt modeste.Et ce qui s'applique pour le pays tout entier n'a pas moins d'application pour le Québec.Je ne vous citerai qu'un fait au soutien de cette affirmation : celui de l'amiante.Notre province possède probablement les plus importants gisements de ce minerai qui aient été encore repérés ; leur importance n'est pas seulement basée sur leur étendue ou leur volume, mais encore sur la richesse et sur la qualité du minerai lui-même.Nous sommes les plus grands producteurs d'amiante au monde.Or, l'amiante, une fois récupérée de sa gangue, sert, comme vous le savez, à d'innombrables usages commerciaux et industriels, de sorte que, si l'on évalue à environ 16 à 17 millions de dollars la production annuelle de nos mines d'amiante, c'est un bien plus grand nombre de millions de dollars qu'il faut compter, si nous considérons le revenu retiré par la province et le pays de l'emploi de cette matière première, aux divers usages commerciaux et industriels auxquels elle est appliquée.En ne considérant seulement que la valeur intrinsèque du produit de nos mines, nous constatons qu'elle est tellement élevée que, parmi les industries canadiennes, l'industrie minière occupe le deuxième rang.Elle n'est dépassée que par l'agriculture, toutes les autres, bois, construction, électricité, etc., lui étant inférieures.Bien que je ne veuille pas al-lourdir ce texte par des statistiques, je crois qu'il est utile, maintenant, de vous citer quelques chiffres.En 1942, soit l'année durant laquelle la production de nos mines a atteint son plus haut niveau, la valeur totale des produits de mines canadiennes s'est élevée à la somme de $566,768,-Page six 672.00\tdont $104,300,010.00 pour les mines québécoises.Le nombre des employés était de 112,043 personnes, dont 27,235 dans la province de Québec, et le total de leurs salaires fut de $198,550,260.-00 pour le pays tout entier et $42,- 901.445.00\tpour notre province.Et ces statistiques ne donnent qu'une idée bien incomplète de l'importance de l'industrie minière canadienne, ne tenant pas compte de sa répercussion sur notre économie toute entière.L'opération d'une mine nécessite un grand nombre de fournitures de tous genres : aciers, dynamite, combustibles, force motrice, engins, instruments, outils, machineries, etc., etc., et le produit de la mine, une fois monté à la surface, doit être concentré, traité, usiné, raffiné, de sorte qu'il est maintenant acquis que, pour toute personne employée à la mine, il y en a dix à douze autres, directement ou indirectement, occupées à lui fabriquer ce dont elle a besoin ou bien, à ouvrer, transformer, vendre ou distribuer la matière première qu'elle a extraite du sol.Aussi bien, le nombre de personnes employées par nos mines canadiennes, en 1942, ayant été de 112,043, elles ont, cette année-là, nécessité l'emploi d'environ 1.350.000\tautres personnes.Voilà une observation qui prouve combien il importe à la prospérité du pays tout entier comme à celle de notre province, que l'industrie minière canadienne prenne dans l'après-guerre un essor inconnu.D'ailleurs cette industrie, dans la province comme dans le pays, est susceptible d'un développement extraordinaire, puisque, et nous l'avons mentionné tout-à-l'heure, le terrain minier est immense, et puisque, comme nous allons voir à l'instant, l'industrie minière ne fait, pour ainsi dire, que commencer à vivre.Bulletin de la Historique du développement minier Le temps de sa gestation a été excessivement long.Ferland, dans son Histoire du Canada, rapporte qu'en 1613, Samuel de Champlain étant venu au pays des Algonquins, reçut d'un de leurs chefs une lame de cuivre d'une longueur d'environ un pied, laquelle je pense avait été ramassée sur la grève de l'île Michico-ten, au nord du Lac Supérieur, et vous vous souvenez comme moi que le même Samuel de Champlain rapporta en France des pyrites de fer, dont l'éclat jaune doré avait dû lui suggérer les espoirs les plus brillants.Cependant, les choses en restèrent là.Quelques années après, soit en 1686, lors d'une expédition des célèbres frères Lemoine, d'Iberville, Ste-Hélène et Maricourt, à la baie d'Hudson, le chevalier de Troye qui les accompagnait alla, lorsque la troupe eut atteint la rive sud du lac Témiscamingue, repérer une mine des environs.Cette mine fit l'objet d'un mémoire que le chevalier de Tonty, à qui de Troye en avait confié l'exploration, adressa au gouverneur de la colonie.De toute évidence, c'est là la première mine canadienne dont notre histoire fasse mention.Disons, en passant, qu'il est malheureux qu'on n'ait pas à l'époque, continué les recherches des chevaliers de Troye et de Tonty, car cette mine, se trouvant dans le voisinage de Cobalt, on aurait certainement repéré en peu de temps, les filons d'argent massif qui en 1904 et 1905 rendirent cette ville fameuse.Quoiqu'il en soit, l'industrie minière canadienne dut attendre quelque deux cents ans, avant de commencer à se développer.Et ceci s'explique.Les premiers colons, obligés qu'ils étaient de subvenir sur place à leur nourriture, durent par nécessité devenir, tout d'abord, des agriculteurs.Chambra de commerce de Montréal Dans ces conditions, il était fatal que l'industrie minière fut reléguée aux oubliettes jusqu'au jour où, par la force des choses, elle s'ajoutât aux autres richesses de l'économie canadienne.Son véritable précurseur fut Sir William Logan, qui, en 1843, organisa la Commission géologique du Canada.Grand voyageur et géologue éminent, il parcourut une importante partie du sud des provinces de Québec et d'Ontario, dont il écrivit l'histoire minérale.Ses mémoires sur ce sujet sont des classiques et font encore autorité.Pendant que Sir William Logan étudiait les formations avoisinant le St-Laurent, qu'il en fixait les âges, les étages et les horizons, dès événements retentissants se produisaient chez nos voisins du sud.Ils durent assurément faire naître chez nos compatriotes du temps un intérêt considérable aux mines de leur propre pays.Vers 1849, des colons partis de l'est des Etats-Unis, découvraient en Californie de l'or d'alluvion ; cette découverte donna immédiatement naissance à une mémorable ruée de prospecteurs vers cet Etat et obtint une publicité internationale presque sans précédent.Ce que l'on a appelé \u201cthe 1849 gold rush\" fait partie intégrale de l'histoire des développements de l'ouest des États-Unis.Peu de temps après, d'autres prospecteurs, probablement empêchés de traverser le continent, découvraient sur la côte est des États-Unis, les fameuses nappes souterraines de pétrole et les non moins fameuses couches houillères qui ont rendu la Pensylvanie célèbre géologiquement parlant, puisqu'on désigne par l'épithète \u201cpensylvanien\" l'horizon géologique où se trouvent ces richesses minérales.Le retentissement de ces découvertes ne dut sans doute pas tar- der à se faire ressentir ici.On se souvint alors que dès 1824, de l'or d'alluvion avait été repéré sur la Giioert, un affluent de la rivière Chaudière, et l'exploitation des champs d'or de la Beauce fut entreprise alors de façon sérieuse, avec le résultat, qu'à compter de ce moment là et à venir jusqu'au début du présent siècle, on retira des sables et graviers alluvionnaires des cantons de l'Est pour plusieurs millions de dollars d'or natif.Simultanément, au cours de ces années que marqua la mise à profit des champs aurifères de la rivière Chaudière, ce fut le cuivre, l'amiante, le chrome que l'on découvrit et exploita dans le pays des cantons de l'Est.Vers le même temps, à l'autre bout du Canada, en Colombie Britannique, on signalait la présence de placers d'or dans le lit des rivières Fraser, Thomson et Colombia, ce qui déclencha, en 1858, une nouvelle et importante ruée de prospecteurs vers l'ouest de l'Amérique du Nord.Plus tard, en 1878, les premiers prospecteurs pénétraient dans le Yukon et, en 1896.à la nouvelle qu'on venait de mettre à jour, le long de la rivière Klondyke, des champs aurifères alluvionnaires extrêmement riches, on fut témoin de la plus sensationnelle ruée de prospecteurs dont l'histoire de l'industrie minière fasse mention, voire : le \u201cKlondyke rush\".Il serait fastidieux de relater toute l'histoire des entreprises mi- nières de chacune des provinces de la Confédération.Je n'ajouterai à ce rapide tableau que la découverte des filons d'argent de Cobal* en 1903, parce que c'est de cet endroit que rayonnèrent les découvreurs des régions minières de Larder Lake, Porcupine, Kirkland Lake, Noran-da, Malartic, Bourlamaque, etc.et que l'on peut affirmer que c'est en conséquence de la découverte de Cobalt que le nord-est de l'Ontario et le nord-ouest de Québec ont été prospectés au moment où ils l'ont été.Il ressort de ce résumé d'histoire minière, que l'exploitation de nos mines n'a, en somme, commencé que vers 1860.De cette époque à venir jusqu'au commencement de ce siècle, le progrès fut lent et difficile, non pas tant parce que l'ambition et le courage manquaient, mais parce que les mémodes d'exploitation de nos gisements minéraux étaient encore par trop rudimentaires.C'est, en effet, une chose curieuse que, si l'existence de mines exploitées nous est révélée dès la plus haute antiquité, puisque les Sumériens traitèrent le bronze et les Pharaons l'or, ce n'est que depuis environ soixante ans que l'on a trouvé et employé des procédés peu coûteux, simples et rapides pour repérer, extraire et traiter les minerais enfouis dans le roc, tels que : le magnetomè-tre, la foreuse à diamant, la foreuse à air, la cyanuration, la flotation, etc., etc.PRODUCTION MINIÈRE\t\t\t Production canadienne\t1942\t1941\t1938 Métallique \t\t$392,762,562\t$395,346,581\t$323,075,154 Non métallique \t\t36,139,178\t34,379,440\t20,066,123 Combustibles \t\t90,305,631\t85,141,997\t64,803,294 Matériaux de construc-\t\t\t tion \t\t44,982,908\t45,373,272\t29,343,582 Totaux \t\t564,190,279\t560,241,290\t437,288,153 Janvier 1943 Mais les temps sont révolus.Il ne convient pas de regarder en arrière.Le passé peut nous fournir des leçons mais non des exemples.C'est en avant qu'il faut viser.Étant donné l'immensité du terrain propice au développement minier dans la province de Québec, puisqu'il forme 90% de sa superficie, la leçon la plus claire qui se dégage du tableau que je viens de brosser, c'est que l'effort québécois dans le domaine minier a été trop lent et trop faible.Et pourtant, les bénéfices réalisés sur les mines de fonds dans nos mines québécoises sont singulièrement encourageants.En ne considérant que le seul ruban de terrains métallifères d'une centaine de milles de longueur qui va de la rivière Bell à la frontière ouest de la province (que l'on appelle la région minière du nord-ouest du Québec), une mise de fonds initiale de soixante huit millions et demi de dollars a rapporté cent dix-huit millions de dollars en dividendes, de 1925 à 1942, et dans le même temps, versé au fisc plus de quarante millions de dollars d'impôts et payé une somme d'environ deux cent cinquante millions de dollars en salaires.Nos ressources minérales provinciales ont à peine été égratignées, les richesses qu'elles contiennent sont incalculables.Nous n'avons pas véritablement le droit de continuer à les laisser dormir.La paix viendra bientôt et une foule de nouveaux emplois devront être fournis aux membres de nos forces armées, de même qu'à la multitude de personnes travaillant actuellement dans les industries de guerre.Par sa répercussion profonde sur toutes les autres, l'industrie minière est assurément la plus propre à procurer du travail à un grand nombre de ces gens.PoH HuM L \u2019 IMPOT SUR LES CORPORATIONS ÜU\u2019EN ADVIENDRA-T-IL?\u2022 On trouvera en page 18 (dernière partie de \"Entre les lignes\" ) un tableau comparatif des plans Groves, Ruml et \"Twin Cities\".PLANS DE TAXATION APRÈS LA GUERRE Il est évident qu'une refonte de nos lois d'impôts s'impose après la guerre.L'Etat se rend certainement compte de cette nécessité et la création de la commission royale d'enquête sur la taxation des coopératives en est une preuve.Cette même intention se retrouve aux États-Unis.Chez nos voisins, cependant, les institutions privées se sont occupées de proposer à l'État des plans complets de révision des impôts.Le Bulletin de septembre de la National City Bank of New-York compare trois de ces projets : celui préparé par Harold-F.Groves, professeur d'économie politique à l'université de Wisconsin, et publié sous les auspices du Committee fer Economie Development ; le deuxième, connu sous le nom de \u201d Twin Cities Plan \", est préparé par un groupe d'hommes d'affaires du Minnesota et édité par Twin Cities Research Bureau ; le troisième est préparé par un homme bien connu dans le domaine de la taxation : Beardsley Ruml.Ce plan est connu sous le nom de Ruml-Sonne (H.-Christian Sonne).Il est préparé pour la National Planning Association et publié sous le nom de \" Fiscal and Monetary Policy \".Nous reproduisons ci-après la comparaison préparée par la National City Bank of New-York.Il est à remarquer que les trois plans proposent la disparition complète des impôts sur les surplus de bénéfice.Harold-F.Groves demande même la disparition complète de la taxe de l'impôt sur les corpo- rations.Ruml remplace les taxes sur les surplus de bénéfice par une taxe de 16% sur des bénéfices non distribués.Les trois plans rejettent complètement toutes les autres taxes sur les corporations qui s'attaquent plus ou moins au capital même de l'entreprise.Pour remplacer ces taxes sur les compagnies, on prévoit un relèvement de l'impôt sur le revenu personnel.COOPÉRATIVES ET CHAMBRES RE COMMERCE Le comité des coopératives sest ad' joint le comité de l'impôt sur le reve' nu en vue de préparer le mémoire de la Chambre qui sera soumis à la Com' mission royale nommée par le gou' vernement fédéral.Le mémoire inté' rimaire qui a été soumis à la Commission indique que la Chambre se propose : 1.\tde définir ce quelle entend par \u201ccoopérative \u2019; 2.\tde signaler les avantages et les inconvénients du système coopé' ratif ; 3.\tde comparer la structure finan' cière et les méthodes d\u2019affaires de la coopérative et d\u2019une entre' prise capitaliste ordinaire ; 4.\tde signaler le préjudic.que peut subir l\u2019entreprise capitaliste or' dinaire du fait que la coopérati' ve est exempte d\u2019impôts ; 5.\tde conclure que la coopérative doit assumer sa juste part du fardeau des taxes. ENTRE LES LIGNES ROBERT PERRON i.e Suite tin \u2014 janvier 1945 COMMERCE\tLa Grande-Bretagne, probablement plus que tout autre pays, travaille à la réorganisation de son commerce extérieur.Les récentes modifications apportées à l'accord du prêt-bail des Etats-Unis n'en sont qu'une des nombreuses manifestations.On sait que lors de l'organisation du prêt-bail entre les Etats-Unis et l'Angleterre, il avait été convenu que celle-ci ne pourrait réexporter sous quelque forme que ce soit les produits ainsi reçus.En vertu d'une nouvelle entente, il sera loisible à l'Angleterre d'importer des Etats-Unis en dehors du prêt-bail, des matières premières et des matériaux semi-ouvrés, quelle paiera comptant et quelle pourra réexporter.Les restrictions à l'exportation d'un produit donné disparaîtront dès que ce produit ou la matière première qui sert à sa fabrication seront supprimés de la liste d'envois du prêt-bail.Une autre manifestation de l'intérêt que Londres apporte à son commerce extérieur est sa politique tendant à l'établissement d'un bloc européen de l'Ouest qui grouperait économiquement la France, la Hollande, la Belgique et l'Afrique du Nord, l'Angleterre et l'Empire.Pour contrebalancer les efforts de l'Angleterre, les États-Unis songent notamment : a)\tà supprimer la loi Johnson qui défend de prêter aux nations qui n'ont pas fait honneur à leurs emprunts de la guerre de 1914 , b)\tà augmenter la capacLé de prêter de la banque d'Exportation et d'importation et, c)\tde prévoir dès la fin de la guerre au règlement des dettes découlant du prêt-bail.LES COOPÉRATIVES\tLe mouvement coopératif moderne dont l'origine remonte en 1844, alors que des ouvriers de Rochdale dans le Lancashire formaient la première coopérative, a fait depuis des progrès sensibles particulièrement en ces dernières années.Grâce aux exemptions de taxes dont elles bénéficient, les coopératives sont en mesure de se créer des réserves qui leur permettent de se développer et de devenir de grosses entreprises.C'est le cas du pool canadien du blé et c'est aussi le cas de nombre de coopératives américaines.Avant la guerre, alors que les taux de l'impôt sur le revenu étaient plutôt modérés, l'exemption de taxe pouvait passer inaperçue; il n'en est plus de même aujourd'hui avec la taxe des surplus de bénéfices, qui est venue s'ajouter à une hausse des taux de l'impôt.Les taxes que devra payer l'entreprise privée seront d'autant plus élevées à l'avenir que les coopératives, qui en sont exemptées, progresseront à leurs dépens.Que la coopérative par des méthodes d'affaires supérieures ou mieux appropriées aux besoins de la population, parvienne à remplacer dans une certaine mesure ou même à supprimer les compagnies ordinaires, celles-ci n'auront qu'à dire \" c'est notre faute \".En toute justice cependant, il faut que la concurrence entre ces deux systèmes se fasse à armes égales ; que tous deux assument leur juste part du fardeau des taxes.Si la coopérative devait disparaître parce qu'elle serait contrainte de payer les mêmes impôts que ses concurrents, il faudrait admettre que ses avantages ne sont qu'artificiels, ce qui n'est certainement pas l'opinion de ses plus ardents défenseurs.La Commission royale d'enquête sur les coopératives qui tiendra des séances publiques partout dans le Canada, du 15 janvier au 7 mars, devra se prononcer sur ce sujet.Page neuf Janvier 1945 TENDANCE DES OCCUPATIONS Les statistiques comparées des trois derniers recensements décennaux nous démontrent, ce que tout le monde savait, que l'importance relative des occupations agricoles est en déclin constant et que le nombre des femmes employées avec rémunération augmente sans cesse.Ce que l'on connaît moins c'est l'importance de ces tendances.Les statistiques sont à ce point de vue très éloquentes.De 1921 à 1941, le pourcentage des hommes employés avec rémunération dans l'agriculture tombe de 38.2 à 31.7 p.c.Le nombre des femmes employées avec rémunération augmente non seulement en nombre absolu mais aussi en proportion du nombre d'hommes rémunérés.En 1921 on comptait 183 femmes employées avec rémunération contre 1,000 hommes.En 1931 cette proportion était passée à 204 par 1,000 et en 1941 elle atteignait 248 par 1,000.L'IMPÔT SUR\tLES CORPORATIONS\t\u2014 TROIS PLANS D'IMPÔT COMPARÉS (voir page 8)\t\t \tLoi actuelle\tGROVES\tTWIN CITIES\tRUML-SONNE \t\t(Com.for Econ.Dev.)\tPLAN\t(Natl.Plan Assn.) Taxes sur les revenus des\t\t\t\t corporations\t\t\t\t Taxe normale et surtaxe Taxe sur les surplus de\t40%\tabolir\t40%\tabolir bénéfice\t Taxe sur les bénéfices\t95%\tabolir\tabolir\tabolir non distribués\t\taucune\tpossible\taucune\t16%\u2014nouvelle Franchise\t\taucune\taucune\taucune\t5%\u2014nouvelle Autres taxes sur les\t\t\t\t corporations\t\t\t\t Taxe sur le capital action\t$1.25 par M.\tabolir\tabolir\tabolir Taxe sur la dévaluation des surplus de bénéfice Amende sur les rapports\t6.6 à 13.2%\tabolir\tabolir\tabolir consolidés\t Taxe sur les dividendes\t2%\tabolir\tabolir\tabolir reçus sujets à l'impôt .\t15%\tabolir\tabolir\tabolir Impôts personnels sur les\t\t\t\t revenus\t\t\t\t Dégrèvement de base \u2014\t\tPrévoit des taux élevés\t$ 600\t$ 500 célibataires\t\t$ 500\tpour le plus grand nom-\t1,400\t1,000 Dégrèvement de base \u2014 mariés\t Dégrèvement pour dé-\t1,000\tbre de contribuables.\t400\t500 pendants \t\t500\tPrévoit aussi une cer-\t10%\t16% Taux normal\t\t3%\ttaine diminution pour\t$2M à $4M à\t$2M à $3M à 1% Taux progressif commen-\t\t1 e s contribuables à\t6%\t çant à\t\t$0 à $2M à 20%\thauts et à moyens reve-\tplus de $300M à\tplus de $200M à Taux d'imposition maxi-\t\tnus.\t50%\t50% mum \t\tplus de $200M à\t\t\t \t91%\t\t\t Revenus de placements .\tentièrement\tEntièrement taxables\t40% d'exemption\tentièrement Intérêt sur obligations de\ttaxables\t\t\ttaxables l'Etat\t\tpartiellement\tEntièrement taxable\t?\tentièrement Taxes sur les ventes au\texempté\t\t\ttaxable détail\t\taucune\taucune\t5%\u2014nouvelle\taucune Taxes d'accise\t\tvariées\tabolir ou réduire aux taux de 1943\t\ttabac, alcool, peut-être gazoline Page dix Bulletin de la Chambre de cemmerce de Montréal I TELEPHONES: Bureau: FR.1800 Usine: FR.3818 INGENIEURS ET ENTREPRENEURS EN CONSTRUCTIONS METALLIQUES LORD & CIE LIMITÉE Bureau et Ateliers: 4700, rue Iberville J.-Henri Lord, I.P.Q.Sec-Très.& Gér.-Gén.MONTREAL CIGARETTES SWEET APORAL **Lb forint la plut purm tout lui/utllr It inlmc peu! rire J unir ' fatiutiets/ y°s (r*e », fA* \u2022ISS* 2 B 2 OUEST.RUE ONTARIO PRES ÜLIURY ARTISTES \u2022 PHOTOGRAPHES \u2022 GRAVEURS CH.1782 TAPIS LAVÉS, RÉPARÉS, POSÉS.Linoléums cimentés et posés.ESTIMÉS SUW DEMANDE.\u2022 JEAN ROY, néwANT MtM.air ni i* chammmi 4530 de Laroche MONTRÉAL.>>»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»>:»»»»»»»»»»»»»»»»»»
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