Bulletin /, 1 avril 1908, Avril
[" LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DK MONTREAL Conseil d\u2019Administration de la Chambre de Commerce JDJJ DISTRICT IDE MONTREAL M PRESIDENT M.ISAIE PRÊFONTAINE, Bourgeois 1er VICE-PRESIDENT A.Yr.ROY, I, C.et industriel, 229, rue Notre-Dame-Est.TRESORIER JOSEPH FORTIER, fab.papetier, 210 Notre-Dame-Ouest.CONSI H«*rlliiuiiitir> lion., Tnftlé, »\tI.propriétaire de \u201c Fa Prm1 \u201d, Boivin W.I .marchand, ISA*» Sl~Faun*nt.Brodeur Alph.N.marchand, .V.:i su-i atherim* F*t.Chaptlt Armand, maison \u201c Chanut Fils ., marchand de t harlton, 141, Wolf»*.M Ia's|*én»me A IV.gérant Banque d\u2019FparglU's, 170, St-Jar*jues M Maos-aii h.I»., man band de thés et can's, 2s.*.s».Paul.>1.Marchand .1.T .marchand de tiol», 12A2, Me-» atherine Fst.M.Martin » .F., marchand en «net, :tlt* St-Paul.M.Mullarkey .1 I*.gér.Mont.Terminal Kv, ltîO, .M-Jaetpie*.M l\u2019erranlt ttvlla S., g»'r.American Toha»*eo tu., coin si- \\ntuine et Bourget.M.Prud'homme Alex , marchand de fer.1 o, |*e Bnsades.M.Tarte la* Jo*., journaliste \u201c l.n Patrie\".M.I - Ireauli Nap., manufacturier, Ail iNMuniitignv F*t M.Tourville Ko»!., négociant en l*ds, 107, Hl-Jac«j»ics Autres membres du Conseil ex-ofiicio ANI'IKNN PRI^IIIKNTM .1., Board of Trsub M.tiuillaiinie Boivin, ancien fabricant de chaussures, 2H4 Bl.SI latureiit.M.Alph.Baeine, Marchand en an»», ;*40 St Paul.M.U J.A.Surveycr, marchand »]»\u2022 .Masson, ancien négociant, V», rue Saint s dpi*-»*.M.II.A Brault, ancien licenciant, :i.lé.ie » ia«e d'Armes.M.» .Il t alelli, industriel, ;t Barclay Hidg.ANt'IEXN Vl(T>PKtNID»XTR U TKKNOHIER Mon.J I».Rolland, Manufacturier »le papier, 14 St Vin«*ent M I bable (taraud, Courtier, Ht» St Jac* pi es.M.J.B.A.lJUictôt, marchand «le gants, 212, Bld SI-Ijiutent.PRESIDENT Ut: LA 4HAMKRK SYNDIC ALE DK ( 0\\«iTKI t TIO\\ M.Tr**fl1é Charjientier, Jr, Kntrepreneur, 1**7 Papineau.AUDITEURS M.P.A.(iagiion,\tM.P.II.Dufresne.COMMISSIONS PKKMANKNTES POUR lOOK-OO Ia1 Président fait partie c.x-»ittitiu d* tout»*» les Commissions.MM.les Officiers en «harg»*, l»*s ARBITK44JF.TKIBI XAL D anciens Présidents et Vicc-Préside ut».AFFAIRES MIIMt lPAITI».- MM » .Il » alelli, président ; Trefflé l lia rj s'il tier, II.lji|Mirt«*, .1\t»».I jil*r«< , R Prieur, 1^ J.A.Survey» r.FIXAX4 FM.\u2014 MM.M.Masson, président ; Jos.Forti»*r, ('.tiarand, J.B A.lauictAt, Fml.< .Fariviérc, A P.l*s*pén»nee, A.V.Itojr, U J.A.Surveycr, HAi m FTI'DFN 4 O.MMFR4 I 41.FM.MM.t.»s> (boitiller, présl-tient ; » .Il Catelll, Ann.< baput, Mon.Alph.l>o*janlins, F.K.(ieolfrioii, II FajH.rte, Fml.< .lairlviére, F D Manseau, I».Masson, A V Itoy, L FOI MF 4TIOX.\u2014 M M.Ilot».Alph.lN*sjanlins, présjilent ; lion.F F.Béi.Ia«bn*e«jue, » Slave lainay, J.P.Mullarkey, Hou.J.H.Rolland, Itod.Tourvilb*.MOI'VKAFTEM.- MM \\!pb Baeine, président .W I Boivin.J.N Imouis, J O tianau, A.M.Manly,C.F.Martin, I».Menai re, S.Robitaille, J.II.IV Saucier.PR4IDITTM 4TIIMI4|I\u2019FM.\u2014 MM.J.A F.liauvin, président ; Jos.Contant, Arthur iHVary, S.latebance, Henri lametét, A.J.lain renée, Paul Ja-diie.TR.4 XMPORTM.T E L E44 R A P II FM FT TFfFPHOXFM - M M » II.t'atelli, présblent ; VV.I Itoivin.A.N Bnaleur, lion.Alph.iN-sjanliu-*, A nu.lailoml»*, A.F.I alla ml**, fml.» latriviére, »nl 3trath««»na et Mount Royal, MM Garam!.Isale Préfoiitaine F.I).ShalU*w.< H.Catelll, Joseph Fortier, t'hald Council eiuay, 147, Chevrier ; Trésorier, M.F.Z.Gauthier, IMO, Saiut-Jae«|iies ; S^ridain*, M.J.K.C.lhuntst, 18(», Saint-,îaeqm*s.DIRECTEURA MM.!.A.Carrière, 479, Avenue l.aurier ; N'oé las-lalre, M74, Sangninet ; Toussaint B.nard, 1280, des FraM»*s ; J.B.Grntton, 494, Sherbnxike Fat : N I Gagnon, » liambn* 2»>, B«ianl of Tra«b* Bldg.; J.O Martineau, I0R, St-la-nls I Z.Mathieu, A.*»»;, Workman.AVIS DES REUNIONS Les membres de la Chambre sont invités non seulement à l\u2019assemblée générale qni a lieu le premier mercredi de chaque mois, mais anssi à toutes l4*s antres assemblées dn conseil tous les autrse mercredis à 3.30 henres p.m. LA CHAMISRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL Montréal a Liverpool LIGNE ALLAN Compagnie de Vapeurs PK LA MALLE ROYALE MONTRÉAL AU HATEE Nouveau Corsican .1er Mal ('oriuthlan .H Mal Virginian, A turl»lue*.H \u201c\tSardinian .Il \u201c l'unlNiati .15\t\u201c Victorian, A turbine*.22 Nouveau Corsican .2D\t\" Virginian, A turbine*.5 Juin tere Cabine $77 50 et $87 50 2me\t$45 00 et $47 50 et plus Parisian.2G Sicilian .H\t.1 nin 78, jusqu\u2019aux triangulations de Saines Hall, en 184*2, on pouvait seulement dire que le Fer-à-Cheval avait reculé ; voilà tout De combien ?Personne ne le savait d\u2019une façou certaine.Comme c\u2019est cette rétrogradation de la chute que j\u2019ai dû étudier plus particulièrement, je me permettrai d\u2019en exposer ici le mécanisme tel que donné par tous les géologues Nous serons ensuite plus à même de prévoir ce qu\u2019il pourra être dans l\u2019avenir.2 Sur toute la longueur de la crête de la cataracte, l\u2019eau glisse à la surface d\u2019une épaisse couche de calcaire dolomitique.Les lits, notablement tracturés et sillonnés de joints qui se trouvent à la surface, sont superposés à d\u2019autres lits parallèles, de même composition, mais plus compacts, plus résistants.L\u2019ensemble de ces assises constitue ce qu\u2019on appelle : le calcaire de Lock port ou de Niagara C\u2019est sur la première série de ces strates, celle qui est fissurée, que glisse l\u2019eau de la rivière depuis la tête des rapides jusqu\u2019à la chute, Au-dessous de ces calcaires se trouve uue masse de feuillets d\u2019argilite compacte, parallèles aux lits calcaires, lesquelles constituent à peu près à eux seuls toute la partie inférieure de l\u2019escarpement de la chute.Ces masses schisteuses sont démolies, et par l\u2019eau qui rejaillit d\u2019en bas et par celle qui les atteint directement / LA CHAM HUE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL directement d\u2019en haut.Elles s\u2019effritent et disparaissent.De sorte que, après un temps plus ou moins long, les assises calcaires supérieures font saillie en avant ; et, alors, privées ainsi du support qui les tenait en place, elles cèdent sous le poids de l\u2019eau qui passe et s\u2019écroule ; la crête de la chute, par suite de cet effondrement se trouve reculée d\u2019autant.Plus tard, la même chose se répète, amenant chaque fois le recul d\u2019une section de la crête de la chute.Ce n\u2019est donc pas, comme on pourrait le croire, le frottement, pourtant énorme, de l\u2019eau de la rivière qui use les lits du fond et les fait peu à peu disparaître ; mais c\u2019est plutôt la destruction du support de ces lits qui provoque leur écroulement en quantité plus ou moins grande.Nous avons affaire à une démolition plutôt qu\u2019à une érosion par usure ou par dissolution.3.Par conséquent, l\u2019étendue du recul, sa direction, sa limite, tout cela dépend de données assez difficiles à élucider dans le détail.Survienne quelque part une dureté plus grande des lits inférieurs d\u2019argilite ; ou bien encore que les lits calcaires acquièrent une consistance plus compacte, plus résistante, le recul se ralentira, Une modification inverse dans la nature physique des lits l\u2019accélérera.On devra tenir un égal compte des changements daus la résistance des couches géologiques, quand il s\u2019agira de prévoir la direction dans laquelle se fera le recul Cette direction 6era largement influencée par le fait que, sur le vaste déploiement du Fer-à-Cheval, certaines parties céderont plus ou moins facilement que d autres à l\u2019action désagrégeante des eaux.Eu fin, n\u2019oublions pas non plus quej si la masse d\u2019eau est plus grande en un point qu'eu un autre, le calcaire se cassera plus vite là qu\u2019ail\u2019eurs et le recul, en ce point, sera accéléré d'autant.Voilà qui explique pourquoi le recul de la chute canadienne est trois ou quatre fois plus rapide que celui de la chute américaine ; pourquoi il se fait, pour ainsi dire, par accès, tautôt plus vite, tantôt plus lentement (1) ; pourquoi encore il est plus marqué en certains endroits qu\u2019en d\u2019autres du Fer-à Cheval ; pourquoi enfin il lui arrive de ne pas être toujours plus accentué à l\u2019endroit où la masse d eau est la plus grande.Il est donc évident que la quantité dont la cataracte rétrograde chaque année varie sans cesse, mais on peut aller encore plus loin et se demander si les chiffres qu\u2019on nous donne comme étant l\u2019expression de cette rétrogradation sont rigoureusement exacts.Rippelons-nous à ce propos, que la détermination précise de la ligne de crête du Fer-à-Cheval, de laquelle dépend l\u2019évaluation du recul de la chute, ne peut se fiire que par une triangulation très délicate, prenant pour base un certain nombre de points fixes riverains et d\u2019autres points également t xes, choisis le long de la crête elle-même.Or rien de plus instable, de plus changeant, que la surface d\u2019une nappe d\u2019eau qui tombe.Il peut arriver, et il arrive sans doute quelquefois, que certains des points choisis comme repères, sur la crête de la chute, ne soient pas reconnaissables aux différentes stations riveraines, ou encore soient confondus avec les points voisins Anomalies En partant de là on comprend mieux certaines anomalies qu\u2019on trouve dans les profils du Fer-à-Cheval tels que tracés en 1*42, 1875, 1**6 I860, et reproduits par M.Spencer en 1894.Sans contredit, la plus étrange de toutes est bien de voir que le profil de 1886 dépasse au sommet du Fer-à-Cheval, celui de 1890 ; de sorte que, en ce point (I) M.Grabeau, daus sou ouvrage intitulé \u201c Geology and Paleontology of Niagara Falls and Vicinity\u201d, p.83, donne les chiffres suivants comme étant l\u2019ei pression du recul moyen du Fer à-Cheval, tel qu\u2019il ressort des mesures de Hall en 1842.des lugénieurs du Lake Survey en 1875, de R.S.Woodward en 1886 et de M.S.Kibbe en 1890.La chute aurait reculé de 2.01 pis par auuée rte ls42 à 1825, de 1.86 de 1875 à 1881 et de 5.01 de 1886 4 1890.L\u2019été dernier, M.Spencer a procédé, avec le pins grand soin à de nouvelles déterminations du profil de la chute.11 en résultera probablement, une fols le9 calculs terminés, un chiffre différent des précédents. LA CHAMllUK DK COMMKUCK DU DISTRICT DK MONT R K A L 63 particulier, de 1880 à 1800, la chute aurait plutôt avancé que reculé.Nous pouvons en dire autant des profils de 1S75 et de 18*6 ; ils chevaucheut à l\u2019ouest du Fer-à-Cheval Donc le problème à résoudre, quand on veut mesurer le recul de la chute Niagara, est très difficile dans ses derniers détails, et l\u2019on n3 peut guère arriver qu\u2019à un chiffre moyen, approximatif, sans qu\u2019il faille attacher trop d\u2019importance aux centièmes de pieds que donne le calcul.Comme conclusion générale de tout ce qui précède, nons pouvons dire sans crainte d\u2019être contredits, que nous ne connaissons pas ass^z la structure physique intime des assises calcaires et schisteuses qui causent la chute, pour affirmer positivement, d\u2019une part, quelle est la vitesse régulière du recul, et pour dire d\u2019autre part, que le recul se continuera indéfiniment, avec la même vitesse, dans la direction qu\u2019il a suivie depuis quelque cinquantaine dîannées.Au moment actuel, il semble suivre le contour de l\u2019Ileaux-chèvres.Er ; era-t-il toujours ainsi ?Il est possible que oui, Il est également possible que non.M.J.\\V.Spencer, que j\u2019ai eu le plaisir de rencontrer à Niagara et dont les études géologiques sur cette localité, poursuivies depuis plusieurs années avec une ardeur inlassable, ont une grande valeur, me disait que, dans son opinion, l\u2019érosion se ferait encore sentir quelque temps du côté de Plle-aux-chèvres, puis que le côté ouest céderait à son tour.Oscillations lentes Or les géologues nous informent que cette partie de la surface continentale américaine qui contient les grands lacs est soumise à des oscillations lentes lesquelles ont pour résultat un soulèvement général au nord-est, ou un affaissement au sud-ouest.Ce mouvement séculaire, quelque faible qu\u2019il soit, se poursuivant indéfiniment, aura pour premier effet de diminuer la vitesse des eaux qui coulent vers le nord-est.Puis, il arrivera un moment où le drainage des lacs Supérieur, Michigan, Huron et Érié, au lieu de se faire vers le lac Ontario, prendra la direction du Mississipi, par l\u2019extrémité sud du lac Michigan.Veut-on des chiffres ?J\u2019emprunte les suivants à M.Grabau (2).Dans 2000 ans, la rivière des Illinois et la rivière Niagara se partageront en quantité égale les eaux des grands lacs.Dans 2,500 ans, la rivière Niagara ne coulera plus que par intermittence.Dans 3,000 ans, il n\u2019y aura plus de Niagara, et tout l\u2019immense bassin hydrographique des grands lacs, sauf celui du lac Ontario, se vident dans le Mississipi.Donc, d\u2019ici là, le débit du Niagara doit aller sans cesse en diminuant, et l\u2019érosion de la chute varier dans le même sens.Nous verrons plus tard ce qu\u2019il faut penser de ces chiffres.Mais, avant d\u2019aller plus loin, ces mouvements de bascule de la croûte terrestre eux-mêmes, sont-ils bien aussi réguliers, aussi constants, qu\u2019on le dit ?Sans doute, ils existent uu peu partout On les retrouve en Scandinavie, au Groenland et sur une foule d'autres côtes.Mais ce que l\u2019on constate également, c\u2019est qu\u2019ils sont loin de se faire toujours régulièrement et toujours dans le même sens.D\u2019après M.Clarke (3), les rivages de Gaspé et de Percé, qui s\u2019abaissaient il y a cinquante ans.se soulèvent à l\u2019heure actuelle.Qui connaît l\u2019exemple classique du fameux temple de Sérapis, en Italie, qui, aprè* avoir été eufoucé sous l\u2019eau pendant longtemps, par suite d\u2019un affaissement du sol.eu est sorti plus tard et a atteint, il y a déjà plusieurs siècles, un niveau qui ne varie plus ?Les mouvements oscillatoires de la surface terrestre se font donc suivant des périodes très variables.Quelquefois, ils persistent pendant des siècles ; d\u2019autres fois, c\u2019est l\u2019affaire de quelques aunées.Et, si l\u2019on veut parler en particulier du mouvement qui pourrait affecter la rivière Niagara, persoune n\u2019eu connaît encore la période.Il peut se continuer, cesser ou même se faire en sens inverse.Donc il est impossible de se baser sur ces données incertaines (2)\tLoc.cit.p.65.(3)\tLoc.cit.p.400. ! \\ < h Alim > i»f ihmmii.i y hr in mi in m m *\\ru ai \\ pour arriver a de* Affirmation* trop positives, la *mpl*\"
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.