Bulletin /, 1 novembre 1903, Novembre
[" CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 97 JB ULLETIN DE LA CHAMBRE DECO M M E R C E du District de Montrea.SOMMAIRE pwMil Mai Pages 1.\tLes Assurances en France\u2014Lettre de M.A.Poindron.\t97 Editorial 2.\tActes de la Chambre- Résumé des procès-verbaux des séances du Conseil et de la Chamb e, pour les mois de septembre et octobre.\t99 3.\tRelevé de la valeur des importations et des exportations françaises.101 4.\tExcursion annuelle de la Chambre à Valleytield avec por- traits et une carte de\tla\tville.102 5.\tDe Montréal à Victoria\u2014Compte-rendu, par M.D.Mas- son, président, du voyage des délégués étrangers, à la Colombie Anglaise .108 H.\tErrata.115 7-\tBibliographie\u2014Sténographie.115 8.\tPetit courrier.116 Les Assurances en France LETTRE DE M.A.POINDRON Monsieur Jos.Haynes, Secrétaire de la Chambre de Commerce du District de Montréal, 83, Rue Saint-Jacques, Montréal, Canada.Cher Monsieur, La Chambre de Commerce du District de Montréal a toujours clairement perçu que toutes les branches d\u2019une activité nationale étaient toujours étroitement solidaires, tant dans leur développement.àPintérieur, que dans leur chances d\u2019expansion au dehors, et que tel mouvement dans une branche de cette activité profitait généralement, d\u2019une façon qui n\u2019est pas toujours préconçue, soit par vulgarisation des ressources nationales, soit par répercussion, soit par accroissement du capital national, a l\u2019ensemble même du développement intérieur ou de l\u2019expausion au dehors de cette activité.Aussi s\u2019est elle toujours montrée éminemment favorable A tontes les mesures qui pouvaient aider à faire connaître au dehors le Cauada de façon adéquate, et s\u2019e3t-elle toujours efforcée de seconder et de développer les initiatives qui se sont produites dans ie même sens.J\u2019en suis, moi même, un très sur témoin.C\u2019est donc sans nulle hésitation que je me permets d\u2019appeler sa particulière attention sur l\u2019intérêt qui s\u2019attacherait à ce que les Compagnie d\u2019Assurances canadiennes contre l\u2019incendie multi pli Assent l\u2019initiative déjà prise en Fiance par l\u2019une d\u2019entre elles, la u Western Assurance Co.of Toronto \u201d, Il existe, en France, de nombreuses Compagnies d\u2019Assurances françaises contre l\u2019incendie ; plus nombreuses encore peut-être, sont, de jour en jour, les Compagnies étrangères qui y font affaire.L\u2019accroissement de la fortune nationale et, par conséquent, des valeurs correspondantes à assurer, l\u2019abaissement du rendement des capitaux et le souci de diviser le plus possible les risques dont la couverture doit produire ce rendement, provoquent cette situation, en même temps que l\u2019internationalisme de plus en plus marqué du capital s\u2019y prête et que le développement des échanges, l'accumulation des stocks de marchandises en transit ou en magasin que nécessite le grand commerce moderne, contribuent à l\u2019accentuer.Des considérations de cette nature ne peuvent évidemment que favoriser l\u2019introduction en France de nouvelles Compagnies d\u2019Assurances canadiennes contre l\u2019incendie, et nous savons, par surplus, qu\u2019une sympathie toujours très favorablement prévenue est invariablement réservée en France à tout ce qui se prévaut d\u2019origine canadienne.Je n\u2019ignore pas que des tentatives diverses ont été déjà faites, directement, auprès de certaines compagnies canadiennes, pour les engager à entrer dans la même voie que la \u201c Western Assurance Co.of Toronto \u201d.Certaines des réponses, soit dilatoires, soit déclinatoires, effectuées p r elles, m\u2019ont été communiquées, et je saisis parfaitement les raisons qui ont pu tempérer l\u2019ardeur de compagnies fréquemment jeunes encore et qui ont, déjà, très largement à faire en Canada même.Mais outre que je me demande si toutes et chacune d\u2019entre elles ont été clairement mises à même de percevoir les avantages qu\u2019elles pourraient retirer de leur initiative sous forme de profits additionnels, il me semble que leurs interlocuteurs intéressés étaient mal placés pour entrer dans des considérations d\u2019intérêt national auxquelles elles eussent pu se montrer sensibles avec l\u2019autorité qui appartient à un grand corps économique constitué, tel que la Chambre de Commerce du District de Montréal.Tout se tient, nous l\u2019avons dit, dans la vie d\u2019un grand pays tel que le Cauada, et, que les Compagnies d\u2019assurances canadiennes se montrent en mesure de venir courir des risques sur nos principales plaees d\u2019affaires, que sur ces mêmes principales places d\u2019affaires un, deux, dix courtiers d\u2019assurance contre l\u2019incendie, à la piste de ces risques, fassent retentir chaque jour, en dix villes différentes, et à vingt reprises dans chacune le nom du Cauada comme celui d\u2019une contrée suffisamment développée pour pouvoir prétendre à faire ses affaires et certaines de celles des autres, ce serait là une des plus multipliées, des plus efficaces et des moins coûteuses publicités dout le pays tout entier puisse songer à tirer parti.Or, il se trouve, justement, que ce desideratum paraît pouvoir être atteint dans les milieux importateurs mêmes que le Canada a le plus grand intérêt à pénétrer, et, vraisemblablement, avec le minimum possible de chances de pertes à courir par les Compagnies d\u2019Assurances canadiennes contre l\u2019incendie.Eu dehors, en effet, des édifices, mines, ateliers, 08 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL maisons ou bâtiments dont ces Compagnies pourraient hésiter à songer à couvrir les chances de sinistre, il se contracte journellement de très nombreuses et importantes polices couvrant les risques d\u2019incendie sur les marchandises mêmes manutentionnées en des points où une constante surveillance élimine le plus grand nombre des chances de sinistres, ou emmagasinées dans des entrepôts où l\u2019excellente construction, les précautions prises, une garde vigilante, font considérer comme chose extrêmement improbable la chance d\u2019un sinistre d\u2019importance.Je prends un exemple.Au Hâvre existe ce qu\u2019on appelle le Dock Entrepôt le plus important des magasins publics agréés eu ce port par l\u2019Etat, comme entrepôt en Douane, et qui appartient à la Compagnie des Docks Entrepôts du Hâvre.Depuis qu\u2019il existe, c\u2019est à dire dans l\u2019espace de près d\u2019un demi-siècle, jamais il ne s\u2019y est manifesté un commencement d\u2019incendie.Toutes les précautions y sont d\u2019ailleurs accumulées, en vue d\u2019empêcher la COMPAGNIES DES DOCKS propagation du feu et de le combattre avec la plus grande énergie, si, par malheur, il se déclarait.Les magasins construits et couverts en dur, sont peu élevés, divisés en groupes largement espacés et couvrant une très grande superficie.Ces magasins abritent, actuellernei s, à eux seuls, pour plus de deux cents millions de café, cacao et poivre, avec une très faible proportion d\u2019autres produits aussi peu combustibles, en moyenne, que le café, le cacao et le poivre.Les autres magasins publics, sauf peut.être une exception où l\u2019abstention paraîtrait devoir s\u2019imposer\u2014 offrent, de même, les plus sérieuses garanties, et eu ce qui concerne les manutentions sur les quais et sous les hangars, l\u2019eau abonde de tous côtés à la disposi tion d\u2019un service de pompiers admirablement exercé et pourvu d\u2019un puissant matériel.Je vous donne ci aprèe le tableau des primes d\u2019assurances pratiquées au Hâvre sur les marchandises entreposées par la Compagnie des Docks-Entrepôts du Hâvre, et sur les marchandises en débarquement ENTREPOTS DU HAVRE Magasins des Docks et annexes, à l\u2019exclusion deï ceux renfermant des marchandises hasardeuses et doublement hasardeuses .J Magasins contenant marchandises de toutes sortes, y compris les huiles minérales lourdes pour graissages et l\u2019huile minérale d\u2019éclairage dite Minéral Colza, avec exclusion de l\u2019huile schiste, du pétrole, du carbure et de l\u2019acétylène liquide.Marchandises ordi- Magasin No 28 et annexe R, naires .du 15 mai 1903 au 15 mai - 1904 .Toute sorte, sauf chiste et acétylène.Assurances souscrites par les Docks.\u201c\t\u201c négociants Ass.souscrites par les Docks mêmes.négociants.Ass.au profit des Docks.\u201c négociants Assî au profit des Docks.\u201c\t\u201c négociants 1\t6\t3 An.2°/\tMois.1,35\tMois.0,65 2,50\t1,50\t0,85 3,50\t2,35\t1,15 4%\t2,40\t1,35 2% 2,50\t1,35 1,50\t0,65 0,85 3,50 4%\t2,35 2,40\t1,15 1,35 Mois.Jours, Jours.0,40\t0,20 0,50\t0,25 0,70\t0,35 0,80\t0,40 0,40\t0,20 0,50\t0,25 0,70\t0,35 0,80 0,40 Marchandises en débarquement ; marchandises flottantes, avec exclusion des huiles de schiste et de pétrole, do l\u2019acétylène liouide et du carbure de calcium : Cotons en débarquement Assurance dès la mise à terre, tant pour les marchandises qui doivent, que pour celles qui ne doivent pas être pesées, sous réserve du recours contre les tiers responsables .Avec exception de certains endroits ! sans les excep- * tions susdites J Coton exclus.Coton compris.Coton et marchandises hasardeuses doublement hasardeuses exclus .Les mêmes compris.et 1\t6\t3\t1\t15\t8 An.\tMois.\tMois.\tMois.\tJours.\tJours.\t\t\t\t0,40\t0.30 2,50\t1,50\t1/\t0,50\t0,35\t0,25 3%\t1, i 0\t1,25\t0,75\t0,40\t0,30 3,50\t2,10\t1,40\t0,90\t0,45\t0,35 4%\t2,50\t1,60\t1,25\t0,70\t0,45 Or, sur la place du Hâvre, abstraction faite de toute autre nationalité, 15 compagnies d\u2019Assurances anglaises contre l\u2019incendie sont représentées et prennent une large part dans les assurances de marchandises, la dernière venue en date étant la puissante \u201cCommercial Union Assurance Coy\u201d de Londres.Et il est bon de noter que si le nombre des compagnies anglaises contre l\u2019incendie représentées au Hâvre n\u2019est pas encore plus grand, c\u2019est que nombre d\u2019entre elles ont des contrats étroits de réassurances qui s\u2019y opposent, avec les Compagnies Françaises elles mêmes.Je n\u2019ai cité qu\u2019un exemple et un cas isolé.Une situation similaire se révélerait, de Dunkerque â Nice, daus tous les principaux ports français, et à l\u2019intérieur sur toutes les grandes places commerciales.Alors même, donc, que les Compagnies d\u2019Assuran-ces canadiennes contre l\u2019incendie, dont la Chambre de Commerce du District réussirait à retenir l\u2019atten- tion, entendraient limiter leur action aux assurances sur marchandises, le champ resterait, quand même, extrêmement vaste.L\u2019utile propagande nationale à laquelle j\u2019ai déjà fait allusion, n\u2019en serait pas moins réalisée, par induction,\u2014et, vraisemblablement, avec un maximum de profits possibles directs et indirects coincidaut avec un minimum de risques,\u2014auprès de la partie la plus intéressante et la plus intéressée du public français, c\u2019est à dire le haut commerce d\u2019importation, acheteur possible de quantités oonsid» râbles de produits canadiens naturels et fabriqués et dont il y a lieu de s\u2019attacher à intéresser, par tous moyeus légitimes, Fattentior et la capacité d\u2019achat, en faveur du Canada.Veuillez agréer, cher Monsieur, l\u2019expression de mes sentiments distingués et dévoués.LyAgent Commercial du Gouvernement Canadien en France,\tA.Poindkon. CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL BULLBTI nsr DE LA CHAMBRE DE COMMERCE du District de Montréal.PUBLICATION COMITÉ DE MM.D.MASSON.:\t: H.A.A.BRAULT.> C.H.CATELLI, f J.X.PERRAULT.Hon.A.DESJARDINS, JOS.HAYNK M E N S U E L L E.RÉDACTION.:\t:\t:\t:\t:\tPresident Vice-Presidents.JOS CONTANT.Pres, du Comité A.V.ROY.3, Secretaire.Publié par Us soins et sous U contrôle du \u201c Comité de Rédaction.' La Chambre de Commerce du District de Montreal, ni son Comité de Rédaction ne sont responsables des opinions exprimées par les auteurs des articles prdrliés dans le \u201c Bullet in.\" Pour les articles non signés : \u2014 Jos.Haynes.Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce du District de Montréal.N.B.\u2014Les \u201ccotisations\u201d courent du 1er janvier au SI décembre et sont dues pour Vannée entière, si ce n'est, pour les présentations faites dans le dernier semestre de Vannée, auquel cas, la somme à verser sera proportionnelle au temps à courir.Une fois l'adhésion accordée, on fait partie de notre \u201c Chambre \" tant qu'oyi ne donne pas sa démission par écrit et à la condition qu'on ait soldé les arrérages.Le Secrétaire.Editorial Actes de la Chambre Résumé des procès-verbaux des séances de la Chambre et du Conseil.Séance du Conseil, le mercredi, 30 SEPTEMBRE 1903.Présidence de M.D.Masson, président.Etaient présents :\u2014 MM.H.A.A.Brault, 1er V.-P.Hon.Alph.Desjardins, Chs Chaput, Alcide Chaussé, H.Laporte, L.-E.Moriu, père, A.-V.Roy, J.-R.Savignac J.de Sieyès, S.Lachauce, J.O.Labrecque, J.P.Mullarkey, et le Secrétaire.Immédiatement après l\u2019adoptiou du procès-verbal de la séance du 23 courant, le Secrétaire fait le dépouillement du courrier qui comporte: Une communication du Gérant de la \u201c Montreal Cotton Mill \u201d de Valleyfield, qui invite la Chambre à visiter sa filature le 13 octobre prochain.Une demande de renseignements émanant de l\u2019Afri que Australe et qui a trait à la fabrication des voitures tant légères que de charge.Communication qui est référée aux maisons Ledoux et Lamontagne.L\u2019Hon.Alph.Desjardins communique au Couseil les extraits d une lettre qui lui est adressée par le 99 Lieutenant-Général Laurie,M.-P.Ce Monsieur, qui, on se le rappellera, a présidé intérimairement les séances du 5ème Congrès, communique an destinataire ses impressions sur la ^ m 'iltion canadienne frauçaise du pays.M.Desjardins est invité à vouloir bien transmettre à l\u2019auteur de la lettre, les remerciements de la Chambre pour les choses ai ma ides qu\u2019il a bien voulu lui écrire A l\u2019adresse des canadieus-français.M.L.-E.Morin, payeur au Département des Chemins de fer et Canaux, section de la Province de (Québec, fait tenir il la Chambre un Tableau du \u201c système \u201d des canaux de la province, avec statistiques, ( te.Le Secrétaire reçoit instructions do remercier le donateur.L\u2019ordre du jour appelle ensuite l\u2019article: \u201c Rapports de comités \u2019 Le comité de l\u2019excursion annuelle rapporte progrès ; la ville de Valleyfield a été choisie comme but de l\u2019excursion.Il reste A arrêter la date qui sera, selon toutes apparences fixée au 15.Le Comité des Épiceries a été convoqué, mais n\u2019a pu procéder, faute de quorum.Le Président donne, du fauteuil, un compte rendu de ce qui s\u2019est passé à la Commission du Port le matin même.Ou y a traité de la question des hangars perma-mauents A plusieurs étages ainsi que des moyens d\u2019y ménager un accès pour les gros charrois ou camion -uage.Le Secrétaire est alors invité à lire les conclusions du rapport préparé par un comité spécial de la Chambre, en janvier dernier.L\u2019Hon.Alph.Desjardins demande alors A M.Laporte, présent A la séance, de vouloir bien formuler son opinion sur la question.M.Laporte, se rendant A ce désir, résume en peu de mots les clauses du contrat intervenu entre la Commission et la ville de Montréal.Il démontre que la Commission n\u2019a aucun droit de propriété sur la partie élargie de la rue des Commissaires.11 établit également qu\u2019une part importante du million versé par la ville A la Commission pour l\u2019exécution de certaines améliorations définies dans le contrat, impliquait l\u2019obligation pour cette dernière de supprimer l\u2019obstacle présenté par les doubles plans inclinés qui rachetaient alors, la différence de niveau entre l\u2019ancien terre plein des quais, et la chaussée de l\u2019ancienue rue des Commissaires.Il est convaincu que les rampes, qui font eu réalité, partie du dernier projet de la Commission, seront un obstacle A la bonne et économique manutention du trafic éuorme qui ne tardera pas A se faire, et dans un avenir rapproché, sur le terre plein (shore Wharf) du nouveau port.Les plans qui ont été commuuiqués le matin même A la délégation, ii y a lieu de le dire\u2014ne font aucune mention positive des 89 100 (\u2019HAM H RE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL rainpeH.Ce n\u2019est qu\u2019au cours des explications fournies par l\u2019ingénieur qu\u2019il en a été question comme d\u2019une partie indispensable du plan général.M.le président du comité des finances municipales est convaincu que la solution logique du problème, et, la seule admissible dans les conditions actuelles, est par \u201c voie ferrée aérienne\u201d, qui n\u2019interviendrait en aucune manière avec le trafic du terre plein et dont le coât, n\u2019est pas aussi élevé qu\u2019on a voulu le faire croire.L\u2019Hon.Alph.Desjardins résume également ce qui s\u2019est passé à la réunion.Il cite quelques-unes des paroles des délégués, entr\u2019autres l\u2019opinion émise par M.Watts, qui a déclaré que les améliorations avaient été faites en vue d\u2019écarter les chances d\u2019inondation, etc., etc., et se déclare carrément contre les rampes et surtout contre celles à 1 dans 20 d\u2019inclinaison.M.L.-E.Morin, père, ancien représentant de la Chambre de Commerce à la Commission du Port, fait quelques commentaires sur la confection incomplète des plans, M.J.de Sieyès se déclare impitoyablement contre les rampes dont l\u2019effet sera d\u2019empécher les installations du nouveau port de donner la pleine mesure de leur efficacité.M.II.A.A.Brault est d\u2019avis qu\u2019il n\u2019y a pas lieu pour la Chambre de formuler pour l\u2019instant, une >pi-nion, attendu que les plans présentés aux délégués sont incomplet».Il a préparé à cet effet une résolution dont il donne lecture, en voici le texte : li Cette Chambre maintient en principe les conclu-11 sions de son rapport du 21 janvier dernier sur la lt question des améliorations du port, et, u Attendu que les Commissaires du Port ont fait \u201c des modifications aux croquis ou plans déjà pré-\u2018\u2018 sentés, \u201d Elle demande qu\u2019on suspende toute expression \u201c d\u2019opinion sur la question, tant que des plans com-\u201c plêts n\u2019auront» pas été soumis \u201d.Après un court débât, il est décidé qu\u2019une nouvelle délégation sera invitée à se rendre à la Commission tfn Port pour examiner les plans, demain, jeudi, à 11 heures, pour essayer d\u2019obtenir de l\u2019Ingénieur de la Commission, des pis ns, devis et estimés plus compléta.Avant de lever la séance, les Messieurs dont les noms suivent sont proposés comme candidats au titre de sociétaire de la Chambre de Commerce : MM.Alphonse A.Granger, libraire et J.M.Pauzé, entrepreneur, présentés tous deux, par M.Geo.Gonthier.Et l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.ASHLMBLhf, (rf^MA I, Mercredi, 7 Octobre 1903.Présidence de M.D.Masson, président.Etaient présents : \u2014 MM.H.A.A.Brault, 1er Y.-P., C.H.Catelli,2e V.P., L.J.A.Snrveyer, Très , Chs.Chaput, Hon.A.Desjardins, H- Laporte, J.X.Perrault, J.O.Labrecque, L.E.Morin, fils, Guil.Boivin, A.P.Siraar, S, Robitaille, A.T.A.Chaguou, J.de Sieyès, L.E.Morin, père, Jos.Fortier, L.\tE.Geoffrion, A.Y.Roy, Alex.Prud\u2019homme, W.C.Palmer, N.Tétrault, père, M.\tDesroches, Prés , Ch.de C.Joliette.et le Secrétaire Immédiatement après la lecture du procès verbal de la séance du 2 Septembre qui est adopté sans correc tions, le Secrétaire fait le dépouillement du courrier qui comporte :\u2014 Plusieurs communications, eutr\u2019autres :\u2014une lettre de M.le député Ph.Demers, au sujet des deux Bills que la Chambre a actuellement devant le Parlement, à savoir :\u2014un Bill au sujet de la comptabilité obliga toire et un Biii pour amender certaines clauses du statut général des Chambres de Commerce.L\u2019ordre du jour appelle ensuite l\u2019article \u201c Résumé des opérations du Conseil pendant le mois écoulé.A l\u2019issue de la lecture de ce résumé, la Chambre passe à l\u2019article \u201c Matières nouvelles \u201d.Revenant à la communication de M.Ph.Demers, M.Brault appelle l\u2019attention de la Chambre sur l\u2019urgence qu\u2019il y a de faire auprès de l\u2019Hon.Premier Ministre ainsi qu\u2019auprès de l\u2019Hon.Ministre de la Justice, des démarches nécessaires pour faire adopter par les Communes, les deux Bills qui ont déjà reçu lasanc tion du Sénat.Il est alors décidé qu\u2019uue résolutiou sera rédigée à cet effet, et adressée à qui de droit.Le Président attire ensuite l\u2019attention de la Chambre sur la question qui occupe actuellement la Commission du Port de Montréal et le public eu général, celle des hangars dits \u201c permanents \u201d, qui doivent être érigés sur le terre plein ainsi que sur les quais du nouveau port.M.L.E.Geoffrion, représentant de la Chambre à la Commission du Port, est invité à donner quelques éclaircissements sur les motifs qui ont pu influencer le vote qui a été pris récemment à la Commission, sur cette question.Il profite de l\u2019occasion qui lui est fournie, pour exposer les raisons qui ont motivé son CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 101 abstention de voter.La principale raison c\u2019est la contradiction, réelle ou apparente au point de vue du nombre d\u2019étages des hangars\u2014entre les conclusions du 1er rapport adopté en janvier dernier, et celles de la résolution préparée par un comité spécial et adoptée par ce même comité à sa séance du 5 courant.(Octobre) Une autre raison, c\u2019est» que le représentant de la Chambre n\u2019a pas cru devoir engager la Commission dans l\u2019exécution d\u2019un projet de voie aérienne conséquence des hangars à plusieurs étages, au préalable, sans avoir la certitude que le gouvernement sera dis posé à voter les fonds nécessaires.Alors le Secrétaire est invité à lire les conclusions du 1er rapport ainsi que les conclusions du dernier rapport du comité spécial, en vue de vérifier l\u2019exis tence de cette contradiction.Après un débât auquel prirent part MM.Chaput, Geoffriou, Laporte, Perrault et Brault, ce dernier suggère que le dernier rapport soit renvoyé au comité qui l\u2019a préparé, et, il est suggéré, qu\u2019une assemblée spéciale du Conseil soit convoquée à cette fin pour le vendredi, 9 Octobre à l\u2019heure habituelle.Et, sur proposition de M.Catelli, appuyé par M.Surveyer vu l\u2019heure avancée, la séance est ajournée pour permettre au comité de l\u2019excursion annuelle d\u2019entendre le rapport de M.L.E.Morin, jeune, qui avait été prié de se rendre à Valleyfield pour faire certains arrangements.Ce qui est agréé.Et la séance est levée.(\u2019e rapport, qui est inséré in extenso au présent numéro du Bulletu est écouté avec le plus grand intérêt et recueille l\u2019approbation et Us applaudissements mérités de l\u2019assistance.II.C.IL Catelli, \u2018Jeme Vice-Président, (pii a accompagné les délégués anglais dans leur visite de la Province de Québec et des provinces Maritimes, donne également un intéressant compte rendu de son voyage, lequel sera publié au prochain numéro du Bulletin.Ce travail intéressant est chaleureusement applaudi.LTlon.A.Desjardins se lève alors pour proposer (jue des remerciements soient votés au Président, ainsi qu\u2019à M.Catelli pour les rapports qu\u2019ils ont préparés et, qu\u2019il viennent de lire.Ce qui est agréé à l\u2019unanimité.Mr.Davidson, Trésorier du Board of Trade, présent à la séance, est invité par M.Desjardins à vouloir bien dire quelques mots sur ses impressions personnelles de voyage.Ce Monsieur se rend à ce désir en déclarant qu\u2019il n\u2019a rien à ajouter et corrobore absolument tout ce (pii vient d\u2019être dit.Et la séance est levée.Relevé de la valeur des Importations pour la Consommation et des Exportations françaises J.de Sieyès, Jos.Fortier, L.E.Morin, I.\tPréfontaine, J.\tR.Savignac, A.V.Roy, Assemblée générale spéciale, Séance du Mercredi, 21 Octobre 1903.Présidence de M.D.Masson, Président.Etaient présents :\u2014 MM.C.H Catelli, 2e V.P., Guil.Boivin l\u2019Hou.A.Desjardins, Chs Chaput, J.O Labrecque, J.X.Perrault, A.Prud\u2019homme, L.\tJ.Loranger, Av.W.L.C.Palmer,\tN.M.\tDavidson, du B.of Trade, et le Secrétaire.Le Présideut., à l\u2019ouverture de 1 le but de la convocation qui est de recevoir le compterendu du voyage qu\u2019il vient de faire eu compagnie des délégués anglais, en sa qualité de membre du Co mité canadien des \u201cArrangements \u201d chargé des\u2019oecu per du 5ème Congrès des Chambres de Commerce de l\u2019Empire, lequel a teuu ses séances à Montréal, les 17, 18, 19 et 20 août écoulé, Du lor janvier au 3U septembre 1903.IMPORTATIONS A ItTICI.ES.Objets (l'alimentâtion Matières nécessaires a l'Industrie.Objets fabriqués.(1) 1) mois 1003.(U 0 mois 1002.(1)\t(U Augmenta- Diminu t ien en 1003.Mou en 1003 129,277,400 ?117 MO,000\t$ 11,738,400 139.#90, J i)0 119,802,010 417,2X1,000 114, m,400 .'2.006,400 4,726,600 Total des importations.$89,029.800\t$949.82?,4\t$39,2 -7 400 Augmentation «lobule des importations.K X 1*0 RT A T IONS $39,207,400 l>fcie,\tObjets d\u2019alimentation Matières nécessaires a l'i mit) strie\t Objets fabriqués.Colis postaux \t\t8 9),748,40fï \u2022 ¦tfmï M.DAMASE MASSON.Président de la Chambre de Commerce du district de Montréal.résultèrent des conditions tout à fait acceptables pour la Chambre.Le Comité, du consentement du Conseil, arrêta le jour au mardi.13 octobre, fixa également les heures de façon à permettre à tous les sociétaires de prendre part à ce voyage.Le départ effectué ponctuellement, de la gare Windsor, le voyage par train spécial, et par une de ces températures splendides dont l\u2019automne garde le secret, dé- mirer, pendant les accalmies de la conversation, le côté pittoresque, par ce jour ensoleillé, du pays traversé.Mais, l\u2019attention arrêtée tout d\u2019abord sur le paysage, dans l\u2019éclat de son feuillage nuancé des tons rutilants de l\u2019automne, s\u2019en détache comme à regret, pour se fixer sur les détails qui le composent.Les gares qui défilent devant le spectateur surpris par la nouveauté de leur aspect, fixent d\u2019ab- pour le moins audacieuses; des contrastes violents de couleurs, une exagération voulue, recherchée même, dans le traitement du détail.Bref, c\u2019est le renversement des principes les moins discutés en fait d\u2019art.Le moins que l\u2019on puisse dire de ces constructions de féeries transportées en bloc dans la vie réelle, c\u2019est qu\u2019elle sont \u201c verry odd indeed \u2014 pour employer une expression aussi bizarre CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉ A 103 M.THEO.BELANGER, Manufacturier, président de la Cham-de Commerce de Valleyfield.OOOOOC OOOOOOOOOOOOOO que la chose qu\u2019elle qualifie.Des gares parées de leurs couleurs voyantes et des pelouses d\u2019un vert intense qui les entourent, la curiosité éveillée par cette mise en scène, erre sur la voie et ses accessoires; sémaphores, poteaux indicateurs, etc., peints de couleurs au contrastes inattendus, entourés au niveau du gazon sur le vert duquel elle se détache franchement, d\u2019une bordure en galets badigeonnée, de frais A.la chaux.La voie elle-même, sur OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO M.JOSEPH HAYNES, Secrétaire de la Chambre de Commerce du District de Montréal.laquelle notre train coure sans secousse perceptibles, avec ses traverses parfaitement alignées, dans la couche de ballast dont les talus réglés avec soin semblent contenus entre les bandes de gazon qui bordent la banquette du remblai.Tout celà ratissé, et tenu dans un tel état de propreté, que le voyageur a l\u2019illusion d\u2019une promenade dans l\u2019avenue d\u2019un parc.Détails qui n\u2019échappent pas û l\u2019homme d\u2019affaires pour qui la méthode dans le travail, et la discipline, assurée par une surveillance qui ne s\u2019endort pas, sont enfin de compte la plus sûre garantie de la sécurité! Le personnel n est pas lent à le reconnaître; et la sécurité qu'il ressent se traduit par une accélération appréciable dans la marche des trains.Nous en avons eu du reste, la démonstration au retour le soir même.Partis de Valleyfield avec un retard considérable, nous avons pu, en dépit d\u2019un concours de circonstances adverses:\tarrêts imprévues, etc., et grâce au parfait état de la voie, porter la vitesse à 58 milles par heure (maximum) et rattrapper la presque totalité du temps perdu.Bref, après avoir dépassé successivement les stations de Primeau, Chateau -guay, Woodlands, Bellevue, Beauharnois, Saint Timothée et la jonction de Sainte Cécile, où la voie que nous suivons coupe celle du Canada Atlantique Ry.notre train entre en gare de Valleyfield, terme de notre agréable et trop court voyage.Mais nous étions loin de nous doûter de la réception chaleureuse qui nous attendait à la descente du train.Nous ne saurions mieux faire que de reproduire ici l\u2019excellent compte-rendu que vient d\u2019en publier le \u201c Prix Courant \u201d de Montréal, dans son superbe numéro, spécial d\u2019automne.Nous lui cédons la place: Ainsi que nous l\u2019avons dit dans le numéro du \u201c Prix Courant \u201d du 16 octobre, l\u2019excursion annuelle de la Chambre de Commerce du District de Montréal à Val-leyfleld, a eu lieu mardi le 13 octobre, avec un plein succès.Parmi les personnes qui ont pris part à l\u2019excursion nous avons remarqué: M.Damase Masson, président de la Chambre de Commerce, C.H.Catelli, 2e vice-président, L.J.A.Surveyer, trésorier, Jos Haynes, secrétaire, Mme Haynes et Mlle B.E.Haynes, Ed.Cavanagh, l\u2019échevin J.D.Couture, J.de Sièyes, Jos.Fortier, Mme Fortier, A.V.Roy, J.R.Savignac, Rod.Tourville, l\u2019échevin Laporte, l\u2019échevin L.A.Lapointe, l\u2019hon.A.Desjardins, J.O.Labrecque, et Mme La-brecque, L.E.Geoffrion, et Mme Geof rion, J.X.Perrault et Mme Perrault Guillaume Boivin, l\u2019échevin P.G.Martineau et Mme Martineau.Euclide Mathieu, chevalier Mariotti, ex-consul d\u2019Italie, M.G.H.THIBAULT, Manufacturier, maire de Valleyfield.-j.t J O O O O O ooooooooooooooo Alexandre Prud\u2019homme, l\u2019échetin I>e-bœuf, les ex-échevins Savignac et Jacques, M.L.A.Picard, L.E.Morin et Mme Morin; Emilio Major, Alex.McFee, ex président du Board of Trade, A.T.A.Cha-gnon et Mme Chagnon, Dr.L.I^aberge, Anselme Labrecque, L.E.Beauchamp, J.B.A.Lanctôt, Geo.Gauthier, J.C.Larochelle, Mme J.A.Mackey, Mlle Rose Mackay, Dr.Paré et Mme Paré, Louis Beaudry, Mme André Léger, Mme Alf.Roussel, Mme P.Parisien, Mme A.J.Hébert, Mme H.J.Hébert, L.Morin, OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO M.C.H.CATELLI, 2ème Vice-Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal. 104 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL DOCTEUR J.SAINT-ONGE, Président du Comité des Finances de la ville de Valleyfield.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO Mlle A.Dupuis, Mlles M.et C.Germain, M.P.Robitaille, Mme Robitaille et Mlle Robitaille, Mme Z.Limoges, Mme Charles Lamoureux, Ji\\, Mlle Côté.Mlle A.Lessard, L.Haynes, Oscar Séguin et Mme Séguin, de Saint-Paul l'Ermite.Pierre Leclerc, Jr., A.D.Morissette, M.A.Béique, C.E.Gravel, J.O.Gravel, M.l\u2019abbé Roux, vie.à St-Joseph, M.l\u2019abbé Bélanger, A.Bergevin, M.P.P., A.Bélanger, C.H.l>amoureux, J.A.Hardisty et Mme Hardisty, J.Harper, Dr.L.H.Archambault,L.C.Rivard, L.P.Rivard, E.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO M.NAPOLEON COTE, Comptable, Secrétaire-Trésorier de la Chambre de Commerce de Valleyfield.L.\tEthier, P.Ethier, M.A.Black, J.P.Paiement, D.L.Rey, U.Huguenin, Eusè-be Lalonde, Arthur Tourville, Louis Geof-fré, Dr.E.Dubeau, L.D.D., L.J.O.Beau-chemin, L.C.de Tonnaneour, L.N.Dupuis, P.A.Bilodeau, Ed.Morin, Jos.Lamoureux, J.Girard, Geo.Laurier, P.Gagnon, Alfred Brunet, H.A.Sirois.Arthur Gagnon, N.T.Gagnon, L.P.Larose.Mlle Larose, Victor Spinlet, J.A.Robitaille, B.Gohier, Michel Benoit, Ubalde Garand, G.N.Moncel, Ludger Gravel, J.Jeppawy, J.B.Crépeau, Jos.Lambert, jr.( Jos.Chevalier, ex-échevin ; Honoré La-brecque, Robert Fortin, A.Laurence, G.A.Dumont, Arthur Côté de \u201c La Presse \u201d, O.Chaput de \u201c La Patrie \u201d, C.Larente et A.Bernard du \u201c Journal \u201d, E.Tremblay, du \u201cCanada\u201d, H.P.Nightingale du \u201c Prix Courant \u201d, J.Harper du \u201cWitness \u201d, G.A.Dumont, O.Demers, L.A.Duver-ger et F.X.Paré.A la gare de Valleyfield les excursionnistes ont été regus par M.le maire Thibault et les membres de la Chambre de Commerce de Valleyfield, et MM.T.Bélanger, U.Saint-Onge, Eusèbe Dion, J.C.Lacey, Arthur Plante, ex-député, H.Sullivan, M.J.Tisdale, Mv Prieur, M.Leduc, M.\tJ.Lyonnais, Dr.Roy, M.MacAvoy, M.Brossoit, Dr.Z.Rhéaume, notaire Lavi-maudière, J.Robb, Dr.Lefebvre, etc., etc.Des voitures ont été gracieusement mises à la disposition des dames et les messieurs précédés d\u2019une fanfare se sont rendus à la salle Dion où M.le Maire Thibault souhaita la bienvenue aux visiteurs dans les termes suivants: M.le président, MM.les membres de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Permettez-moi, messieurs, de vous offrir la bienvenue au nom de la ville de Valleyfield.La présence au milieu de nous d\u2019un nombre aussi considérable d\u2019hommes d\u2019affaires appartenant à toutes les branches du commerce, de la finance et de l\u2019industrie, fera époque dans les annales de Valleyfield.Elle démontre l\u2019intérêt spécial qui s\u2019est développé au sein de votre Chambre, intérêt sans cesse croissant, progressif et à la hauteur des temps.Nous avons constaté en maintes occasions que vos délibérations marquées au coin de la sagesse et du progrès, étaient écoutées et qu\u2019un grand nombre de vos suggestions étaient adoptées par nos législateurs.Plus récemment encore, nous avons constaté que le petit noyau qui représentait les Chambres de Commerce essentiellement de la province de Québec, avait si bien plaidé sa cause au Congrès des Chambres de l\u2019Empire qu\u2019il avait réussi à faire modifier des résolutions dans le sens que de bons canadiens désiraient les a-voir.Il me fait plaisir, messieurs, de voir que votre Chambre, par ses excursions annuelles, cherche à faire une étude de choses sur place, et en choisissant Valleyfield comme bût de promenade, a joint l\u2019utile à l\u2019agréable.Cette visite est opportune; car vous venez dans un temps où notre ville commence son existence comme chef-lieu de \\ M.CHARLES-T.VERNER, Vice-président de la Chambre de Commerce de Valleyfield, propriétaire du \u201c Progrès de Valleyfield.\u201d OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO tout le district de Beauharnois.Nous n\u2019avons pas la prétention de vous montrer des établissements et des édifices qui éclipsent ceux de votre ville, mais vous constaterez \u201c de visu \u201d ce que l\u2019énergie et le travail aidé, du capital ont pu faire.Notre évêché, nos institutions d\u2019éducation, nos industries, nos pouvoirs d\u2019eau, nos établissements de commerce et notre population de 12,000 âmes sont là pour OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO M.J.A.ROBB, Ex-Président de la Chambre de Commerce de Valleyfield, membre du Comité de réception et propriétaire de mouline, à farine. CHAMBRE DR COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL -w M.URGEL SAINT-ONGE, Marchand.Ex-Président de la Chambre de Commerce de Valleyfield, membre du Comité de Réception.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO vous le prouver.Nous en sommes fiers.On a toujours cru que Valleyfleld n\u2019était qu\u2019un village bien ordinaire, nous avons cru le contraire, et lorsque chacun de vous retournera dans son foyer, il aura constaté que nos prétentions sont bien légitimes.Vous constaterez que le progrès existe au milieu de nous.Encore une fois, messieurs, nous sommes heureux de voir, que vous avez bien voulu honorer Valleyfleld de votre pré- OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO M.THOMAS PREFONTAINE, Manufacturier de Valleyfield, membre du Comité de Réception.î**5ç*s sence.Nous vous souhaitons à tous et à chacun la plus cordiale bienvenue.A vous maintenant, mesdames, merci d\u2019avoir bien voulu contribuer par votre présence à donner plus d\u2019éclat à cette visite, vous êtes comme les fl !^s au milieu d\u2019une pelouse, et lorsque vous retournerez, dans vos familles, vous redirez à vos enfants combien vous avez trouvé Valleyfield de votre goût.Mesdames et Messieurs, à vous tous la bienvenue; vous êt*es nos hôtes.M.i néodore Bélanger, président de la Chambre de Commerce de Valleyfleld prit à son tour la parole pour s\u2019associer aux souhaits de bienvenue du Maire, ce qu\u2019il fit en termes courts mais très heureux qui lui valurent les applaudissements nourris de l\u2019assistance.M.Damase Masson, président de la Chambre de Commerce du District de Montréal répondit aux orateurs précédents et dit; Messieurs, La Chambre de Commerce de Montréal est heureuse de venir aujourd'hui saluer votre coquette et intéressante ville de Valleyfleld, dont nous pouvons si justement dire comme de la plupart des villes de l\u2019extrême ouest, que:\t\u2014sa valeur commerciale, n\u2019a pas attendu le nombre des années.Par l\u2019entremise de son président, notre Chambre se fait un plaisir tout autant qu\u2019un devoir de vous remercier, Monsieur le Maire et messieurs les Conseillers de l\u2019honneur que vous avez bien voulu nous faire en vous joignant à la Chambre de Valleyfield, dans la réception si cordiale dont nous sommes l\u2019objet.Comme vous le savez, Messieurs, notre Chambre inaugura l\u2019an dernier, des excursions annuelles à des conditions de bon marché extraordinaire, avec l\u2019espoir que ses membres et leurs amis se prévau (Iraient d\u2019aussi grands avantages.Assez naturellement, notre Chambre sera toujours flattée de la présence des dames à ces excursions, dont le principal but est d\u2019instruire.Aussi croit-elle qu\u2019en joignant ainsi l\u2019agréable A.l\u2019utile, elle devra par là même, assurer le succès d\u2019une entreprise qu\u2019elle considère nationale, parce qu\u2019elle est convaincue que c\u2019est le moyen le plus facile et de beaucoup le plus agréable de pouvoir aider nos compatriotes à connaître et à aimer notre beau pavs.En dirigeant ainsi chaque année ses membres dans les centres commerciaux ou manufacturiers, notre Chambre espère, ii une manière spéciale et pratique, pouvoir plus efficacement attirer l\u2019attention des journaux et du public sur l\u2019étude des progrès et de l\u2019avancement de telle ou telle localité qu elle saura choisir comme but de sa visite.Bien plus, elle compte par là même rencontrer successivement les différentes Chnmbres de Commerce, pour leur faire comprendre l\u2019importance de la fédération des Chambres de la Province, à laquelle elle travaille assidûment.Pour arriver à ce résultat, nous croyons qu\u2019il suffit de se mieux connaître, afin de comprendre l\u2019inestimable avantage de la discussion entre hommes intelligents et d\u2019affaires.Puis il nous sera donné de voir sensiblement naître et gran- it) r> M.EDMOND DENIS, Marchand de Valleyfield, membre du Comité de Réception.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO dir le désir de réunions périodiques, où chacun pourra exposer ses griefs, faire part de ses besoins, suggérer des remèdes aussi bien que des réformes, \u2014 enfin s\u2019entendre pour faire valoir les droits de tous.Droits qui pourront alors être appuyés par la fédération, représentant pour ainsi dire la province entière et qui vous le comprenez, sera vis-à-vis de l\u2019autorité, une force autrement puissante que l\u2019action isolée provenant d\u2019un seul district.Ce mouvement patriotique que nous espérons voir se réaliser ne nous fait pas cependant, perdre de vue le soin que nous OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO M.J.A TROTTIER, Bijoutier, membre du Comité de Réception. CHAMBER DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL mi!! \\jm.Mm ¦HÜttl CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 107 devons apporter à l\u2019étude de chacun des endroits que nous visitons.L\u2019année dernière, Shawinigan fut l\u2019objet de notre étu 1e, et cette année, en nous prévalant de votre aide et de votre appui, notre désir a été de procurer à nos membres l\u2019occasion de connaître, et par la même d'apprécier, les avantages que peut offrir votre ville, autant que l\u2019importance de ses habitants et de ses manufactures, dont la réputation n\u2019est pas à faire; et l'avenir, indiscutable en face de vos rapides progrès qui ne peuvent faire que présager les plus grands succès.Je termine en vous priant de croire que nous sommes moins anxieux de visiter votre ville et ses manufactures que de faire plus ample connaissance avec nos aimables hôtes de Valleyfield.A la suite de la réception civique, les touristes sont allés à l\u2019évêché présenter leurs hommages à Monseigneur Emard et ont été reçus avec la plus grande affabilité par l\u2019éminent prélat entouré de dignitaires ecclésiastiques.En visitant le palais épiscopal, les membres de la Chambre de Commerce et leur invités ont pu voir une splendide collection de peintures dues au pinceau d\u2019artistes de renom et réunis par Mgr.Emard, lors de son dernier voyage en Europe.Nous avons particulièrement admiré une toile signée par Guido Rémi.Le prochain numéro du programme était l\u2019inspection des usines de la Montreal Cotton Company où les visiteurs furent reçus par i\u2019hon.J.K.Ward, un des directeurs de la Compagnie et M.Fred.Lacey, gérant des manufactures et M.R.R.Stevenson, de la maison Stevenson & Blackader, agents de ventes de la compagnie.Cette visite des plus intéressante a été trop courte cependant pour que les visi-ieurs puissent se rendre bien compte du fonctionnement de cette merveilleuse industrie, mais néanmoins ils ont pu apprécier l\u2019importance considérable de la manutacture qui leur avait si gracieusement ouvert ses portes.Q l\u2019on nous permette d\u2019ouvrir ici une paranthèse relativement à la Montreal Cotton Company.Cette compagnie a un capital de $3,000,-000.Son bureau de direction se compose de: MM.Charles Garth .président; S.H.Ewing, vice-président; Jacques Grenier, Hon.J.K.Ward, R.R.Stevenson, H.Markland Molson, Hamilton Gault, directeurs.L\u2019origine de la compagnie est peu connue: Il y a une trentaine d\u2019années, M.C.J.Brydges, alors gérant du Grand Tronc devient possesseur des pouvoirs d\u2019eau qui alimentent maintenant les usines de la Montreal Cotton Co.L\u2019idée première de M.Brydges avait été de fournir la force motrice aux industriels qui s'établiraient à Valleyfield.Mais peu de t< nps après son acquisition il eut en M.Hobbs un coadjuteur qui s\u2019intéressa également à l\u2019entreprise et y attira feu Sir.Hugh Allan et l\u2019hon.J.K.Ward Ils formèrent en commun une compagnie qui est maintenant la Montreal Cotton Co que nous connaissons.Le premier président de la compagnie fut Sir Hugh Allan, auquel succéda l\u2019hon.J.K.Ward, qui a son tour, céda la place à feu M.Andrew F.Gault qui conserva cette position jusqu'à sa mort, M.Charles Garth lui a succédé.Au début, la filature n\u2019avait en opération que 600 métiers, tandis qu\u2019actuelle-ment elle en possède 4,300 et occupe environ 2,800 employés dont les salaires atteignent le chiffre de $60,000 par mois.La compagnie, tout d\u2019abord, borna ses opérations à la manufacture des cotons blanchis, mais dès que la politique de pro tection fut adoptée par le gouvernement de Sir John A.Macdonald, la Montreal Cotton Co augmenta considérablement son outillage et se livra à la fabrication des doublures en coton teint; peu de temps après elle abandonnait la fabrication des cotons blanchis.Aujourd\u2019hui la manufacture de Valleyfield fabrique les cotonades teintes de tous genres, telles qu\u2019étoffes à robes, tissus pour ameublements, tentures, etc., etc.Ses produits représentent annuellement de près de $3,000,000 et font le plus grand honneur à l\u2019industrie canadienne.Au sortir de la manufacture de la Montreal Cotton Co.les visiteurs se sont répandus dans la ville en quête d\u2019luMels pour dîner avant l\u2019heure fixée à 2.30 hrs.pour une excursion sur le Lac St Fran çois à bord du vapeur le \u201c Valleyfield.\u201d Cette excursion, sous les auspices de la Chambre de Commerce de Valleyfield, a été sans contredit l\u2019un des incidents les plus charmants de cette journée si bien remplie.La Chambre de Commerce de Valleyfield a magnifiquement fait les choses: un buffet très bien garni avait été instal-lé à bord à l'usage de l\u2019élément masculin de l\u2019excursion.Les membres de la Chambre de Commerce de Valleyfield sont trop galants pour oublier les dames aussi, ont-ils eu soin de leur offrir pendant le vo yage, fruits, bonbons et rafraîchissements variés.La musique de Valleyfield s\u2019est également prêtée à la circons tance et pendant la durée de l\u2019excursion a charmé les oreilles de ses auditeurs de morceaux les plus choisis, d\u2019un magnifi que répertoire.Les touristes ont pu voir pendant °e voyage sur l\u2019eau l\u2019élévateur à grains de la Canada Atlantique Co.situé à Coteau Landing; de même, qu\u2019un court arrêt au pied du Canal de Boulanges, leur a per mis d\u2019admirer ce canal qui est un des travaux d\u2019art les plus remarquables de notre continent.Au retour à Valleyfield un grand nombre des visiteurs sont allés voir le collège.Lnfin.et à regret, il a bien fallu se diriger vers la gare du départ.Mais le départ ne s\u2019est pas effectué sans que les partants n\u2019aient acclamé avec enthousiasme les citoyens de Valleyfield dont l\u2019hospitalité des plus franche et des plus cordiale laissera un profond souvenir aux membres de la Chambre de Commerce de Montréal et à ses invités.NOTES SUR VALLEYFIELD.Valleyfield qui est tout récemment devenu le chef-lieu du district de Beauhar-nois a une population d\u2019environ 12,000 âmes.Ive rôle d\u2019évaluation se monte à près de $4,000.000.A part des usines de la Montreal Cotton Co, il y a d'autres établissements industriels importants entre autres les moulins à farine de MM .McDonald & Robb, et les moulins à bois de: M.Thos.Préfontaine jr; MM.Bélanger et Frère, MM.Leduc & Fortin, M.George Thibault.Valleyfield est desservie par trois lignes de chemin de fer, le Grand Tronc, le Canada Atlantic et le New York Central.Les Banques d\u2019Hochelaga et Provinciale ont des succursales à Valleyfield.* * * Nous publions ci-contre les portraits de quelques-unes des notabilités qui ont pris part à la réception des membres de la Chambre de Commerce de Montréal et de leurs invités.A la liste de ces personnes marquantes nous devons ajouter les noms de: MM.P.Sevigny, maire de la paroisse Ste Cécile; J.F.Béique, surintendant du canal de Boulanges; M.N.Langevin, marchand, exmaire; Dr.J.A.T.Gauthier; C.A.I/avi modi ère, secrétaire de la municipalité de Valleyfield; les conseillers: Avon.T.Lanlel, Bourassa, E.H.Solis, E.Solis, E.Dion, D.Dion, Jos.Dechênes marchands; R.S.Joron, gérant de la Banque Provinciale; J.J.Marchand, greffier; J.G.Laurendeau C.R.; D.A.McAvoy, C.R.; A.Plante, ex.M.P.P.; F.I>acey, gérant de la Montreal Cotton Co; E.A.Cassidy; Léandre Gendron.?* * Nous reproduisons d\u2019autre part la photographie de M.Prgèl St Onge, négociant à Valleyfield .M.St Onge, lors de l\u2019excursion de la Chambre de Commerce de Montréal dans sa ville a eu l'amabilité et la courtoisie de se mettre à la disposition et de se faire le cicérone de notre représentant, nous l'en remercions bien sincèrement avec l'expression de notre reconnaissance.Notre représentant a naturellement visité le magasin de M.St Onge qui est assurément l\u2019un des plus achalandés de Valleyfield.DE MONTREAL A VICTORIA.Rapport du Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal, sur le voyage des délégués au Congrès des Chambres de Commerce de l'Empire.du 22 août au 22 septembre.21 octobre 1903 Le travail que je viens vous soumettre et que vous étiez en droit d\u2019attendre de moi, nécessite toute l\u2019Indulgence d\u2019un auditoire aussi sympathique qu\u2019est le mien.Soyez convaincus, Messieurs, que ce travail est simplement un acte de reconnaissance vis-à-vis d\u2019une institution qtie j\u2019ai eu l\u2019honneur de représenter en maintes occasions.Vous remarquerez que je me suis abstenu, autant que faire se 108 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL pouvait, d\u2019observations ou d\u2019appréciation?personnelles, qui auraient nécessité un trop volumineux travail et qui m\u2019auraient conduit à abuser de votre patience.Quelques notes prises ça et là, au cours de ce voyage unique et une mémoire assez ingrate furent malheureusement tout ce dont je devais me prévaloir, pour vous faire part d\u2019une excursion qui sera mémorable tant par ses voyageurs, que par son organisation et par ses résultats, et dont le souvenir, vous le comprendrez, res tera agréablement gravé dans la mémoi-re de ceux, qui ont eu l\u2019avantage d\u2019y prendre part.\u2014 Excursion qui offre une certaine ressemblance avec le voyage autour du monde en 80 jours, puisqu\u2019en 40 jours, nos délégués ont parcouru sur notre beau et intéressant domaine, au delà de 10,000 milles, ce qui, vous le sa**z, constitue plus que la moitié de la circonférence de notre planète.N\u2019oublions pas (pie ce tour de force fut accompli avec des hommes distingués, délégués et compatriotes, et des femmes charmantes et aimables, par conséquent, au milieu de la plus agréable société qu\u2019il fut possible de désirer.Ce voyage sera mémorable, ai-je dit, à cause de ses voyageurs, hommes très haut placés dans le commerce, l'industrie la finance et la société, venus des quatre coins de l\u2019Empire dans le but de promouvoir ses intérêts, de discuter ses moyens d\u2019actions, de constater ses progrès et d\u2019essayer de se rendre compte de l\u2019étendue de notre pays.Ce voyage restera mémorable à cause de son organisation, dont vous pourrez difficilement vous faire une idée, car il me sera impassible dans un si court récit, non pas de la faire apprécier à sa juste valeur, mais même de bien faire comprendre l\u2019appui constant, dont elle fut l\u2019objet.Car pendant tout ce trajet, notre organisation a pu bénéficier d\u2019un aide qui, aussi puissant que généreux, aussi prompt qu\u2019effectif, aussi spontané que sympathique, a fait, partout où nous avons porté nos pas, l\u2019étonnement et l\u2019admiration de nos hôtes.J\u2019ajouterai que les résultats seront mémorables, parce qu\u2019ils dépasseront, j\u2019en ai aucun doute, toutes nos espérances.Quant au but, vous le savez, il était noble et légitime, puisqu\u2019il s\u2019agissait de faire connaître à nos amis et aux capitalistes d\u2019outre-mer, ce que le courage, l\u2019énergie, la persévérance et le dévouement des Canadiens, avaient pu réaliser avec les quelques arpents de neige, légués aux Canadiens français.Héritage aujourd\u2019hui devenu la \u201cPuissance du Canada\u2019\u2019 que tous, nous considérons à si juste titre, comme le plus beau joyau de la Couronne Britannique.Domaine incomparable, d\u2019une richesse presqu'inépuisable, avec un climat exceptionnel et d\u2019une salubrité remarquable., s\u2019étendant de l\u2019Atlantique au Pacifique, de la latitude 45e à la mer glaciale et bientôt peut-être, au Pôle Nord; traversé de l\u2019est à l\u2019ouest, par notre majestueux St Laurent et de là, sillonné en tous sens par nos belles rivières, nos innombrables lacs, dont plusieurs sont de véritables mers intérieures: de plus, comme fond de tableau, nos imposantes laurentides et nos majestueu- ses montagnes rocheuses, véritables suisses canadiennes.Ce territoires immense, dont la superficie dépasse celle de l\u2019Europe entière, ne compte néanmoins qi \u2019une population et des moyens limités, tout à fait disproportionnés avec les besoins d\u2019exploitation pour les richesses çai lui sont confiées.Aussi, l\u2019immigration et le rapatriemenet de nos propres enfants, doivent-ils être l\u2019objet de nos soucis et l\u2019unique but que nous devons poursuivre, si nous voulons vraiment promouvoir nos intérêts.Car il est indispensable pour nous, d\u2019exploiter rapidement notre territoire, qui abonde en forêts, en mines de toutes sortes et en pouvoirs d\u2019eau.Comme il importe pour nous de créer de nouvelles industries, d\u2019encourager celles qui existent déjà, d\u2019offrir sans délai, aide et protection à celles qui périclitent, faute de débouchés suffisants, d\u2019établir d\u2019autres manufactures et surtout, d\u2019utiliser et d\u2019améliorer nos voies d\u2019eau.C\u2019est pour atteindre ces résultats que nous avons entrepris de faire visiter notre incomparable pays.N\u2019est-ce pas en le faisant connaître que nous le ferons apprécier et que par là même, nous pourrons attirer chez nous, la population et le capital, moyens indispensables pour assurer l\u2019exploitation de nos immenses richesses naturelles.Ce voyage est dû, vous le savez, à l\u2019initiative des Chambres de Commerce anglaise et canadienne française de Montréal.Les délégués anglais constituent le gros de cette expédition.Les représentants de votre Chambre:\tl\u2019Hon.M.Alphonse Desjar- dins et votre Président, pour la tournée de l\u2019Ouest; et M.C.H.Catelli, pour le trajet de l\u2019Est, chacun responsable d\u2019un char particulier.Mais je dois à la vérité d\u2019ajouter que l\u2019âme véritable de cette expédition était un de nos échevins qui fut infatigable avant et pendant ce trajet, j\u2019ai nommé M.Herbert B.Ames, un de nos sociétaires.Si le comité d\u2019organisation ou des arrangements, a cru ainsi faire son devoir, que devons-nous penser du gouvernement du Canada, pour l\u2019aide substantiel, et ceux de la Colombie Anglaise et du Manitoba pour l\u2019appui généreux, qu\u2019ils ont donnés à cette entreprise, mais, à vrai dire cet aide puissant aurait eu une efficacité fort problématique, n\u2019eût été la gracieuse et généreuse hospitalité du chemin de fer du Grand Tronc, qui nous a conduits à travers la Province d\u2019Ontario: ainsi que celle du Pacifique Canadien.qui transportât nos voyageurs sur tout le parcours nord du lac Supérieur, à travers la Province du Manitoba, les territoires du nord-ouest, les montagnes rocheuses et la Colombie Anglaise jusqu\u2019au Pacifique, y compris, au retour, toute la partie des terrains miniers situés entre Kootenay landing et la fameuse passe du \u201c Crow\u2019s Nest \u2019\u2019 que nous avons traversée pour atteindre Medecine Hat et de là à Montréal par sa ligne principal®.S\u2019il me fallait vous énumérer toutes les attentions et les politesses, dont nos hôtes furent l\u2019objet, il me faudrait des volumes.Qu'il me suffise de vous dire un mot des facilités offertes au comité des arrangements, du concours universel sur la route qui assura le succès de notre organisation.Partis 217 excursionnistes, nous en a-vons vu le nombre diminuer d\u2019étape en étape et n\u2019avons pu n\u2019en ramener à Montréal qu\u2019un peu plus de la moitié, dont 50 seulement, [qui avec une précédente expédition de 35] eurent le loisir de visiter notre province et celles du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse.Un puissant engin, un char de bagages, six chars palais neufs sortant des usines, numérotés de 6 à 1, plus un char officiel composaient le train du G.T.qui devait nous faire parcourir la province d\u2019Ontario.Chaque voyageur, ayant à l\u2019avance retenu son lit-dortoir, était installé dans le char, qui lui avait été indiqué, lorsque l\u2019impitoyable conducteur lança le joyeux \u201c All aboard \u2019\u2019 que nous devions entendre répéter si souvent et, après le coup de sifflet règlementaire avec accompagnement du son de la cloche, le train se mit en branle, il était 8 hrs.du matin, lundi, le 24 août 1903.Comme il serait impossible pour moi de vous donner en détails toutes les réceptions offertes à nos délégués, je me bornerai à vous dire que le char officiel était aménagé avec tout le luxe moderne et mis sous les soins distingués, d\u2019un personnel aussi aimable que dévoué: MM.John W.Loud, gérant du trafic du fret; John Pullen, agent général du fret; A.P.Read, 1er assistant agent général du fret; W.E.Davis, gérant du trafic des passagers; G.T.Bell, agent général, passagers et billets; H.G.Elliot, assistant général, passagers et billets; J.E.Quick, agent général du bagage; H.R.Charlton, agent d\u2019annonces.Bien plus, vous comprendrez que rien n\u2019a pu manquer pendant tout le trajet, lorsque je vous dirai que, objets d\u2019une délicate attention, chaque après-midi, les dames pouvaient five \u201c o\u2019clocker \u201d et que tous les jours, les délégués, sur invitation générale [Standing invitation], venaient à tour de rôle, déguster des liqueurs, des cigares de première marque qui ne firent jamais défaut.Ajoutez à cela les soins assidus de ces officiers, dont les inappréciables informations offraient à nos distingués voyageurs le meilleur moyen de saisir l\u2019importance du pays qu\u2019ils parcouraient.C\u2019est donc au milieu de ce bien-être que de Montréal, il nous fut donné de visiter successivement les principales villes d\u2019Ontario.Le premier arrêt fut à Kingston, ancienne ville qui, outre une école militaire bien renommée, possède un pénitencier.Après une courte visite, nous nous remettons en route pour Toronto où notre première nuit se passa sous les lambris dorés de l\u2019hôtel King Edward.Le lendemain matin, nous nous dirigeons de bonne heure vers le sud-ouest de Toronto et, en contourant les bords du lac Ontario, nous pouvons admirer le terrain de l\u2019Exposition avec ses bâtisses nombreuses, plusieurs importantes manufactures, Je nombreuses résidences d\u2019été, places d\u2019eau agréables, où les citadins se retirent pendant la belle saison, dans un district, dont la température permet au loo CHAMBRE ] pêcher comme aux autres fruits de mûrir en plein air.Vers midi, nous devenons les hôtes de la Chambre de Commerce de Hamilton, ville qui semble aujourd\u2019hui se réveiller de sa longue léthargie, et qui dénommée ambitieuse, est située à l'extrémité sud-ouest du lac Ontario, sur la baie de Burlington, et compte à peu près 53,000 habitants.Fait assez remarquable, on dit qu\u2019elle possède plus de succursales de manufactures américaines, que toutes les villes réunies de cette province, ce qui, sans doute, s\u2019explique par sa proximité de la frontière.L\u2019industrie du fer y est considérable et prospère.C\u2019est vers 1812 que cette ville, prit naissance, vers le temps où les \u201cBurlington heights\u2019\u2019 devinrent un centre d\u2019opérations militaires.Nous visitons en tramways la ville et ses différents points de vue, et après un superbe banquet au Royal Hôtel, avec discours naturellement, nous continuons notre course vers Niagara.Là, nos délégués furent, comme le reste des mortels qui visitent cet endroit, absolument émerveillés, lorsqu\u2019à leur arrivée, après avoir entendu des grondements mystérieux et prolongés, ils se trouvèrent en face des cataractes du Niagara.Ce qui les frappa surtout, fut qu\u2019une telle masse d\u2019eau, faisant une chute aussi considérable, n\u2019offrait rien de terrible: qu\u2019au contraire, sa majesté et sa grandeur donnaient plutôt une impression d\u2019une constante trail* quilité, véritable image de l\u2019éternité.Le lendemain, les visiteurs furent conduits en tramways sur les deux côtés d\u2019une rivière dénommée: \u201c Gorge du Niagara \u201d et qui, ligne de division entre les Etats-Unis et le Canada, est formée par l\u2019énorme volume d\u2019eau vomie par le Niagara, et se précipite en tourbillons à travers les rochers et entre des bords escarpés pour conduire ses eaux jusqu\u2019au lac Ontario.Au retour de ce charmant voyage, nous quittons Niagara et courons vers Ste Catherine pour passer au moyen d\u2019un tu-nel sous le canal Welland, artère artificielle reliant, les lacs Erié et Ontario, situé au milieu d'un pays fruitier connu sous le nom de \u201cJardin du Canada\u201d et qui s\u2019étend jusqu\u2019à Toronto.Ce district de Niagara possède au-delà de 400,000 arbres pêchers, qui permettent par leur production, une expédition annuelle d\u2019un million de paniers.La récolte commencée en juin, ne se termine qu\u2019au milieu d\u2019octobre.Tout ce district produit aussi des pommes, poires, prunes, cerises, fraises et mêmes des figues.Continuant notre route jusqu\u2019à London, nous touchons à Paris, Ont.qui est vous le savez, à peu de distance de Berlin, Ont.et nos délégués sont fort surpris d\u2019entendre le long de la route les noms des capitales européennes, mais ils sont encore plus étonnés et surtout satisfaits, lorsque parcourant la ville de London, des noms qui sont loin de leur être inconnus, attirent leur attention: Blackfriar , Westminster, Oxford, Regent, Piccadilly, Pall Mall, Cheapside, Kensington, St.Paul et Thames.Noms dont les Londonniens du pays affublèrent une cathédrale, des rues, une rivière et )E COMMERCE DU DISTRICT DE des ponts de proportions minuscules comparés à ceux de la Métropole.La Chambre de Commerce de London nous reçut à la gare pour nous conduire en dehors de la ville à un parc public, ou un dîner servi à la russe, fut offert à nos délégués sous un élégant pavillon.Santés et discours furent de rigueur.London, située à l\u2019extrémité sud-ouest de la province d\u2019Ontario, a une population de 40,000 âmes.Elle est, connue sous le nom de \u201c Ville en forêts \u201d, vu la quantité d\u2019arbres, qui ombragent ses rues.Etant un centre de voies ferrées et possédant plusieurs manufactures d\u2019instruments aratoires et autres, ainsi que des brasseries, etc, etc.London fait preuve d'une grande activité commerciale par ses entreprises et ses transactions monétaires, dont l'importance est considérable, comparées au chiffre de sa population.Au retour du parc, où une fanfare militaire se fit entendre pendant tout notre séjour, nous revenons dans le quartier des affaires, en passant par celui des résidences, pour de là nous diriger vers Windsor, ville qui possède une population de 12,000 âmes, et située sur la rivière St Clair.La Chambre de Commerce de l'endroit vint à notre rencontre dans les chars avant notre arrivée et remit sous enveloppe à chacun des délégués une carte d\u2019invitation de la part de MM.Hiram Walker & Son, priant les délégués de venir passer la soirée à leur place d affaires, je devrais dire: à leur château.En arrivant à Windsor, un bac à vapeur conduisit char et passagers à Détroit où nous devions loger pour la nuit.Arrivés à l\u2019hôtel, nos délégués secouèrent la poussière de leurs souliers, firent disparaître celle de leurs mains et après un bon dîner, partirent pour Walkerville à bord d\u2019un vapeur, qui les attendait au quai.En s\u2019approchant de Walkerville, une annonce considérable formée de lumières électriques, se lisant \u201c Canadian Club Whisky \u2019\u2019 attira notre attention et nous donna rn avant goût de ce que l'on nous réservait.Reçus par les propriétaires à l\u2019entrée de leurs bureaux, nous sommes introduits dans de vastes appartements, aménagés avec goût et distribués avec intelligence pour faciliter les énormes opérations de ces richissimes distillateur* Au centre de la bâtisse sont installés les principaux bureaux de la comptabilité et de la correspondance, dont les comptoirs avec leur joli grillage offrent l\u2019apparence d\u2019une banque, Tout autour et reliés par des corridors sont distribués, avec vue à l\u2019extérieur, les bureaux du Président, des Directeurs, de Réception, etc, etc qui sont de véritables salons.Pour l'occasion, ces sillons ou bureaux du premier comme les grandes salles de l'étage supérieur, joliment mais sobrement décorées, faisaient un riant contraste avec la prodigalité des tables, installées partout et chargées de tout ce qui pouvait satisfaire les plus exigeants.Après une conversation agréable et prolongée.au milieu des aimables prévenances de leurs hôtes, nos délégués allaient se retirer, charmés de cette magnifique MONTRÉAL réception, lorsqu\u2019il leur fallut terminer la fête par des discours en plein air.Ce qui nous permit de remercier les Mes sieurs Walker de leur hospitalité prin-eiere.Puis l\u2019on se sépara en chantant le traditionnel \u201cGOD SAVE THE KING \u2019 pour retourner à Détroit.Le lendemain matin, à 11 hrs.nous quittons cette ville à bord d'un vapeur uolisé par le *¦ Windsor Board of Trade\u201d «font nous devenons les hôtes.Malheureusement, le temps ne fut pas des plus favoiaides; la pluie était prise pour la journée.Neanmoins, nous avons passé un temps très agréable ù causer avec les dames, en admirant les bords de la ri vière St Clair, ainsi qu'en chantant et en dansant au son d\u2019un orchestre, qui nous accompagna pendant tout le trajet jusqu à Sarnia, ou nous arrivons vers b hrs du soir.Alors nous remontons en wagons pour nous rendre à Port.Huron par le tunnel St Clair.Construit sous le lit de la rivière du même nom, à un coût de près de 3 millions de dollars, ce tunnel.d'une longueur de deux milles, me sure IP pieds de diamètre.Ce long tube continu en fer est non-seulement un lien qui relie deux grandes nations, sans cininte de conflits, mais surtout un mo-yen des plus pratiques de communication et de transport rapide, permettant annuellement le passage d\u2019un volume de tret plus considérable, que celui qui entre dans le port de New York.De Port Huron, après s\u2019être réeonfor tes par un excellent dîner, nous nous dirigeons vers Muskoka Landing, où nous arrivons le lendemain matin à bonne heu re après avoir voituré toute la nuit.Cet endroit est le point de départ des touristes pour visiter les lacs Muskoka, Ros-seau et Joseph, qui, communiquant les uns dans les autres, et qui sont parsemés d\u2019îles offrant les avantages d\u2019une longue et paisible reposante navigation.En prenant à bord un léger déjeuner, nous nous rendons au Royal Muskoka, très élégant hôtel, situé sur une Ile assez consi d érable.Nous passons au milieu d\u2019une multitude d\u2019îles ayant une ou deux habitations et d\u2019autres, avec un nombre plus considérable mais toutes, paraissant offrir des retraites à la mode pour la belle saison.Ce district connu sous le nom de \u201cHighlands of Ontario\u201d terres hautes d'Ontario, est une agglomération de lacs et d\u2019iles s\u2019étendant à des milles de distance «le la Baie Géorgienne et située en* tre le lac Simeoe et celui de Nipissing.La proximité do ces lacs, ]
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