L'ordre, 13 avril 1935, samedi 13 avril 1935
?iâsàsâ Hi mpS?! i I • __ I ¦ - s m ' : U RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sa in te-Catherine, Montréal Téléphone i PLateau 8511* TARIF DES ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 mois fi ¦ Administrateur.Secrétaire de la Rédaction .; En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni France et > $6.00 Espagne J Etats-Unis et Amériquedu Sud $6.50 Autres pays *9.00 $4.75 62.50 , .PIERRE ASSEL1N PIERRE BOUCHER I *3.25 *1.75 *3.50 *1.85 *8.00 *4.25 *2.25 traiion) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN V L'abonnement eat payable cTavance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable eu pair a Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Deuxième année — No 30 Le numéro: 5 sous Montréal, samedi 13 avril 1933 La conférence VTÏÏZZ de Stresa A NOS LECTEURS Victoria pour me faire savoir où et quand je pourrais vous rendre mes hommages, j'en serais extrêmement heureux.En attendant, souffrez, Eminence, que je me souscrive de Votre Eminence le serviteur humble et respectueux, Olivar Asselin Le samedi 2 mars, Je directeur de I'Ohdhe recevait à simple carte, à en-tête gravé : LE CARDINAL VILLENEUVE, O.M.I.ARCHEVÊQUE DE QUÉBEC regrette que les circonstances ne puissent lui permettre de vous recevoir.El d'ailleurs il est plus normal que vous receviez les directions de votre propre Ordinaire, Mgr de Montréal.«Bebelles» impériales et autres nationale ».Il ne croit pas avoir failli, durant les treize mois qui sc sont écoulés depuis sa fondation, au programme que constituait celle définition.II s’est constamment attaché à exposer et à défendre les principes que lui semblait poser l'intensification de la culture française et la renaissance de notre petit* peuple.: pas rebelle non plus, pour autant que moyens diocèses au profit de minorités anglo-cl fin soi ni légitimes.phones et par la nomination d’évêques irlandais dans des diocèses en grande majorité français, comme le Sault-Sainte-Maric, îm de nos rédacteurs rappelait l’insidieux conseil du cardinal Bourne aux catholiques canadiens d’origine française et parlait de la « gallophohie notoire » de la Délégation apostolique d’Ottawa ; et il ajoutait : par Andre BOWMAN Les diplomates actuellement réunis à Stresa.seraient-ils dix fois plus breux.ne semblent pas près d’arriver à la solution des problèmes qu’ils agitent autour du tapis vert.A l’heure qu’il est.ils doivent avoir perdu quel- Pour relever le niveau moral et ques illusions sur les possibilités de intellectuel des classes dirigeantes, il a concilier les inconciliables et savoir à encouragé dans la mesure de ses faibles quoi s en tenir sur les intentions réelles moyens l’étude des sciences, en particu-de certains gouvernements.Il doit ccr- ' lier des sciences commerciales et écono-tainement se trouver à Stresa quelque iniques; réclamé, tout en rendant vieux renard pour se rappcller ses clas- ; juste hommage à un certain nombre de siqucs et.tout comme M.de Talley- 1 nos éducateurs, la réforme de l’cnsei-rand.penser que la langue a été donnée gnement secondaire et, avec S.E le à l’homme pour déguiser sa pensée.On j cardinal Villeneuve — qui cependant, n entend ni ne voit impunément les pa- : au dire de plusieurs, était allé trop loin rôles et les actes des gouvernements [ dans sa critique de nos écoles supc-des trois dermeres années, sans être ¦ Heures — celle de l’enseignement uni-cuiiie sur le chemin qui sépare une de- vcrsitairc.claration diplomatique d’un acte ouvert ou caché.On a entendu les protesta-lions pacifiques de Berlin à la veille *’cul,*t! tIu on vcut intéresser à la poli-du réarmement, celles de l’Italie sur scs I llflue internationale mais en le poussant intentions dans la région danubienne \ naive,,,ent ^a,,s les sanglants traque-au moment où Rome n’était pas préci- nar(*s l*e l’Angleterre par la voie de sèment un facteur de paix en Europe (,CI1CVC’ centrale, celles de Moscou qui n’a jamais cessé sa propagande bolchcviste, celles de la France, de l’Anglcterre„dcs Etats-Unis sur le désarmement, qu’il y ait jamais eu d'intention bien ferme de diminuer les budgets militaires, navals ou aériens.On peut met- Le Souverain Pontife n’ayant jamais condamne le capitalisme en soi, et Tordre ayant toujours dénoncé les abus du capitalisme (non pas d’une manière vague et par cela même dangereuse, mais de façon précise et en indiquant, chaque fois que la chose était possible, les remèdes à appliquer), sommes insurgés contre les abus de parole dont nous croyions cire victimes de la part de journalistes soi-disant catholiques et même, dans certains de religieux, heureusement clairsemés, comme par Jules BAZIN nom- son hôtel cette En Suisse, le peuple a le droit de se prononcer directement sur les grandes questions d’intérêt général.Voici que les fêtes du vingt-cinquième anniversaire du Couronnement 1 vont peut-être donner lieu à l’application chez nous de cette panacée merveilleuse et vraiment démocratique qu’est le referendum.On se doute que ces fêtes fourniront au roi une magnifique occasion de distribuer (pour les salonnards, conférer) des titres honorifiques aux citoyens méritants, c’est-à-dire aux comitards influents, à leurs protecteurs et aux amis de leurs amis.Suivant M.Lapointe, démocrate digne des grands Ancêtres et qui n'a jamais accepte pour lui-même aucune décoration, il est absolument nécessaire de connaître l’opinion de la populace sur cette question d'intérêt primordial.Aussi a-t-il propose de profiter des prochaines élections pour tenir un referendum à l’effet d’établir à ce sujet la volonté des souverains éphémères.¦ & nous nous Depuis la fin du régime français, il semble que l'Eglise se soit plu à confier les postes de commande à des hommes assez souples pour être toujours du côté du pouvoir.(.) L’affaiblissement voulu du clergé cana-dieu-français est la manoeuvre la plus impo-htique que le Saint-Siège poursuive au Canada, d'après les faux renseignements de ses délégués.Il est temps que les catholiques de langue française soient représentés comme il faut à Rome, ne serait-ce que pour prévenir au Canada une explosion de nationalisme anticlérical d'où l'Eglise sortirait affaiblie.Nous n’osons croire que ce soit en cela qu’a consisté notre manque de « respect pour le Saint-Siège» : notons seulement que le jugement de S.E.le cardinal Villeneuve a suivi de très près cet article.Mais si cette question des nominations à l’épiscopat, naguère traitée librement par toute la presse canadicnne-françaisc (dont tous les lecteurs sont catholiques), est maintenant tabou pour nos journaux, il suffisait, pour nous le faire savoir, d’un avertissement que nous n’avons pas reçu.* * * un cas, Par le secrétaire.B.D., pire.ceux qui pour étayer une thèse politico-sociale soutiennent aujourd’hui, devant l’évidence contraire des textes officiels, que l’assurance-chômage existe en France.encore Si le directeur de I'Ordre sollicitait cette entrevue, c’est qu’il avait reçu de Son Eminence la gracieuse invitât! de l’aller voir, et ensuite qu’à ses yeux le cardinal-archevêque de Québec tirait de son titre de primat de l’Eglise dicnne une autorité extradiocésaine.Sur ce dernier point S.E.le cardinal Villeneuve lui-même confirme notre opinion, puisqu’il porte son jugement sans que notre Ordinaire, nous le répétons, lie nous ait exprimé la moindre censure.Toute question de juridiction à part, le cardinal-archevêque de Québec est trop avisé pour ne pas savoir qu’au Canada un journal catholique, même si la lecture n'en est pas formellement interdite, ne saurait survivre si la plus liante autorité morale du pays le juge dépourvu « de l'esprit chrétien cl du respect dû au Saint-Siège ».D'un bout à l’autre du Canada français, ce jugement alimentera la campagne qui se mène contre l’organe qui défend avec vigueur et bonne foi, contre des ruffians, la liberté de parole des iajqqes catholiques dans les questions libres.Et si le cardinal archevêque de Québec parle ainsi pour étouffer sous le poids de son prestige tout jugement contraire qui pourrait s'élever du sein du peuple catholique, c’est qu’il a, pour des motifs connus de lui seul, résolu de forcer I’Ordre à disparaître sans même être invité à présenter sa défense.Le cardinal aura pour l’applaudir les religieux — désapprouvés de leurs confrères — que nous avons à mainte reprise dû convaincre d’erreurs qui ne pouvaient pas être involontaires les quelques curés et niargui] liera que lui-même, il y a peu de mois, devait rappeler en termes non équivoques à la modération et à la prudence en matière d’argent, dans une lettre pastorale que I'Ordre fut un des rares journaux à reproduire ; les professeurs de l’enseignement secondaire qui doivent leur « insuffisance » aux vices d’organisation que nous avons signalés; les politiciens intéressés à exploiter, auprès d’une foule encore plus ignorante qu’eux, les approbations cauteleuses de la « Bonne Presse » ; les « chevaliers » chamarrés et autres grotesques qui servent de gardes du corps aux dignitaires ecclésiastiques dans les cérémonies officielles, et que I'Ordre a discrètement moqués ; tous les bacheliers « satisfaits » qui ne se doutent pas qu’ils sont des ratés ; enfin, les quelques journalistes «catholiques» (hélas !) mais sans talent qui n’ont que le mensonge pour étayer leurs thèses insoutenables, et les catholiques qui, ne lisant rien, ont toujours refusé de nous lire.Et cela fera beaucoup de monde.Son Eminence nous réduira d’autant Oïl Nous avons en toute circonstance apporté aux œuvres religieuses et missionnaires tout l’appui qu’un journal comme le nôtre pouvait leur prêter avilir cet appui par un excès rie zèle, comme font certaines feuilles sanieuees, officiellement classées, cependant, comme étant d’esprit chrétien.Nos lecteurs diront si les seuls eeclésiastiq que nous ayons critiqués n’étaient pas ceux qui abusaient manifestement de leur autorité morale pour prendre part à des mouvements politiques nullement recommandables: par exemple le père Coughlin, un démagogue sans vergogne qui spéculait sur la dévaluation monétaire a l’enseigne de sainte Thérèse de I Enfant-Jésus, qui n’appartient même pas au clergé canadien et à qui S.E.le cardinal O’Connell a déjà menacé publiquement d’interdire l’entrée de diocèse par tous les moyens canoniques à sa disposition.~ I our élargir 1 horizon politique d’un can a- sans avons reproduit abondamment, des organes les plus clairvoyants de la presse européenne, des articles auxquels notre érudit rédacteur Bowman venait chaque jour ajouter sagace commentaire.nous Il faut bien dire que tous les députés libéraux, des indépendants et quelques conservateurs se sont opposés, l’an dernier, à l'octroi de titres aux Canadiens.C’est une preuve admirable d'abnégation car nos ministres, nos sénateurs et nos députés peuvent se décorer eux-mêmes (par le truchement du roi, il va sans dire), tandis qu’en France, par exemple, un représentant du peuple ne peut obtenir un « embellissement » pendant la durée de ses hautes fonctions.Le Soleil vient de dire toute sorte de bonnes choses sur Y impopularité des litres au Canada : « Les honneurs royaux n’en sont plus, puisque ce sont des politiciens («bleus», naturellement, étant donné que, selon j\l.Lapointe, les plaques impériales sont des « Conservative badyes») qui les distribuent, pour des motifs peu honorables.» Je partage aussi l’avis de ce confrère quand il assure que seules les décorations à titre militaire sont vraiment justifiées.Mais, comme la guerre est désormais hors la loi, il faudra dorénavant les réserver aux agents de police (surtout à la R.C.M.P.) et aux pompiers qui sont les héritiers modernes des paladins antiques.Cette dernière considération justifie d'ailleurs une phrase équivoque du même article.Il écrit : « En Canada, il n’existe pas d’ordre ni de décoration institués par le Parlement pour honorer ainsi scs défenseurs.» Veut-il parler des défenseurs du pays ou du parlement ?Je ne sais, mais je crois qu’il faut opter pour le wigwam à discours plus ou moins salivants et visqueux.Je suis d’autant plus en faveur de cette acception qu’en ma qualité de journaliste j'espère être pris pour un défenseur du parlementarisme et mériter plus tard un beau « crachat ».Suite à la 2e page lies son K& sans i Aux esprits faux, présoinpt iusuflisamment formés, rien de plus tre le Japon en aussi bonne compagnie, facile, à l’heure actuelle, que de s’égarer encore que son cas ait été assez dif- j, ,, ^^on ferent et trop long a expliquer ici.On surtout quand on y est sollicité par comprend bien qu après ces manifes- ! lous ]os « rcl)outcux tâtions verbales, élégantes mais vapo- I reuses, on ne croie plus à grand’chosc | dans les milieux diplomatiques avises.ueux ou 11 y a donc lieu, à notre sens, d'être stupéfait et attristé de lire sous la signa-lude de S.E.le cardinal Villeneuve ce sommaire jugement : « L’Ordre est un il de la politique et que certaine habitude vous incline à interpréter d’autoritc les paroles des un peu souverains pontifes.En cette matière son nous n’avons jamais vu une interpré.C'est ainsi que les représentants talion autorisée, applicable en pratique des grandes puissances ont entame les an conversations dans un esprit qui n'était ! sim.n anno, si souvent citée et peut-être pas précisément celui qu'il j léc en notre pays.Nous avons déclaré fallait pour faciliter un véritable à deux reprises, de la façon la plus échange de vues.Les quelques préci- formelle et la plus respectueuse, que si sions, soigneusement filtrées, que 1 on nos évêques voulaient bien nous dire possède sur les conversations de collectivement comment le corpora-Stresa ne laissent pas subsister de i Usine pourrait et devrait s’établir dans cloutes : la méfiance règne dans le journal qui ne respire ni l’esprit cliré-ticXi ni le respect dû au Saint-Siège.» L’Ordre n’a pas reçu depuis sa fondation, ni de l’archevêque de Montréal, de qui il relève, ni d’aucun autre évêque, un de ces avis comminatoires, une de ces mises en garde, comme les journaux en recevaient naguère privé-ment quand ou croyait qu’ils avaient erre: peut-être prend-on aujourd’hui pour des avis canoniques de simples chantages de polémique émanant d’un journal que son Ordinaire lui-même n’a jamais voulu reconnaître comme son f ' V • - ( J, I A Inutile de dire que la poursuite quotidienne d'une œuvre comme celle-là devait forcément donner lieu à des exposés incomplets, à des paroles un peu vives.Nous n’avons pourtant pas conscience de nous être montrés dépourvus d’esprit chrétien au sens, qu’on prête ordinairement à ce terme, ni irrespectueux des directions du Saint-Siège : notre hullaire (si l’on peut dire) est resté impeccable.En revanche, I’Ordre croit avoir fait sa modeste part pour ce que les jean-haptistards de tout acabit affectionnent d'appeler « la Race », et pour mériter l’éloge qui termine l’article que I’Etendvrd de Moulin a gn y et un groupe de journaux apparentés lui consacrent.Cet article, vieux ; d'une semaine, n’est que la répétition de ceux qui ont déjà paru dans la plus grande partie de la presse canadienne- Eminence, française.On y lit : Canada, de l’encyclique Quadragc- ï: com men- une confédération de provinces connue 1 cnnip de la « Mésentente Cordiale », ! ]a nôtre, chacune investie de certains temporairement ressuscitée, mais tou- pouvoirs en matière sociale, nous acccp-jours bien boiteuse.La diplomatie aile- | lorions leur direction sans la discuter; mande a su, quoi qu on en dise, ma- | que celle direction vaudrait certaine-, noeuvrer et semer la division.Trois I B organe, ce qui, naturellement, eût coupé court à tout débat.La correspondance suivante se passe de commentaires, fs ment mieux que les dénonciations men-projets ont été présentés, tous trois pro- | gougères d’un jpurnal « catholique » fondement différents quant à la forme | (hélas!) qui voudrait qu’on le prit p et à la lettre, et, pendant les premiers l’organe officiel du clergé mais dont jours, on a assisté beaucoup plus à une • ,,;a seulement jamais pu savoir s’il joute de prestige entre MM.McDo- • |>aHait nald et Mussolini, qu'à une tentative d’entente devant le péril commun.Si la discussion s'élargit — en nombre tout au moins •—- il sera probablement impossible d'arriver à l'ombre même d'un accord, car l’Allemagne se chargera, à défaut de la Pologne, de procéder à' cette opposition sourde et continue qui lui a si bien réussi jusqu'à présent.En fin de compte, on peut être certain d'assister, quand le péril germanique sera trop visible, à une coalition presque générale de l’Europe contre les prétentions des hitlériens, mais on peut se demander s’il ne sera pas alors trop tard et si Berlin n'a pas d’ores et déjà remporté une grande victoire diplomatique.croyons-nous: our on Bollon-Cenlre, 25 février 1 1935.A S.E.le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec.au nom de son évêque, et qui avait un intérêt matériel à nous, vili- ponder.Toujours nous avons observé d’instinct ou de bon sens la doctrine Lorsque j'eus l'honneur de déjeuner en votre compagnie chez M.X., à Outremont, vous m'invitâtes à vous rendre visite lorsque j’irais à Québec.Mc rappelant cette gracieuse invitation, j’ai depuis signalé mon passage à quelqu'un de votre maison, sans y insister plus qu’il ne convenait dans les circonstances.Au cas où pour une raison ou pour une autre ce message ne vous serait pas parvenu, je tiens à vous dire combien vivement cl combien de fois j'ai regretté l'absence de direction dans des questions qui nous intéressaient : vous comme pasteur du troupeau catholique, moi comme nous deux comme Canadiens-Français.Sauf imprévu je serai à Québec vendredi : si votre secrétaire pouvait m'ccrire un mot à l'hôtel exposée par le P< Boigclot dans ce de la Nouvelle Revue Tiiéolo- Tcrminons par une exhortation au public intelligent à ne pas se priver de l'enrichissement cérébral que ne peut manquer de donner la lecture assidue de /’Ordre aux personnes dont tout l’idéal ne se borne pas à bien manger, à bien dormir et à se multiplier.Et faisons mentir, en répandant et en défendant au besoin ce journal qui fait honneur à notre province, ces vers d'un autre iconoclaste : Aux petits des oiseaux Dieu donne la [pâture, Mais sa bonté s’arrête à la littérature.Le 27 mars dernier, à propos de l’anglicisation graduelle de l’Eglise canadienne par le morcellement des f: passage cique (septembre-octobre 1934) que TAction paroissiale reproduisait dans denier numéro en le faisant sien : son I L'Eglise juge donc les régimes.En les jugeant, elle les condamne ou les approuve.En les approuvant, elle ne les impose pas.Elle déclare simplement par son approbation leur conformité au droit naturel, à la morale; elle ne les dit pas pour autant exigés par le droit naturel cl s'imposant donc nécessairement.Quand l'Eglise condamne un régime, elle se désolidarise de lui et n’en veut à aucun prix ; quand elle approuve un régime ou tel détail d’un régime, elle se solidarise avec lui au point d’en défendre la légitimité, mais il serait faux de dire quelle en veuille à tout prix.Elle n’en veut à tout prix que si elle note expressément qu’il Ji a là une exigence du droit naturel et non seulement une conformité au droit naturel.En dehors de ce cas, chacun est libre de ses préférences : en tant qu économiste, on peut prêcher un régime plutôt qu'un autre parce qu'on le juge de meilleur rendement ; en tant que moraliste privé, on peut en souhaiter un comme plus favorable par structure institutionnelle à la justice, à la paix sociale ; en tant qu'interprète officiel de l'Eglise, on n’a aucunement droit d'en prescrire, d'en imposer un.On pourrait donc licitement travailler à faire disparaître le capitalisme ; pour autant que soient moraux et les moyens utilisés pour sa disparition et le nouveau régime à installer, l'Eglise n'y contredira pas.Certes, elle n’aime pas les aventures.Elle ne souhaite pas de modifications trop brusquées.Souvent elle ne propose que de « tempérer quelque peu dans la mesure du possible ».D'autres fois elle parle plus net d'« abus néfaste et qu'il faut à fout prix faire disparaître ».Mais si elle n'est guère , favorable à des transformations ou à des suppressions rapides et radicales, elle n’y est 1 Tout le momie parle de «jubilés», un terme impropre, c’est-à-dire un anglicisme, puisqu’il s'applique uniquement à un cinquantenaire ou aux indulgences que le pape accorde en certaines circonstances.9 I fidèle.la plupart de ses confrères comme l’orgueil de la presse canudiennc-fran-çaisc, disparaît.Entre le cardinal et nous, les seuls juges, malheureusement, sont ceux qui nous ont Jus.Eux aussi, ils n ont, comme catholiques, qu’à se soumettre.1 Un lundi.Pour le moment, c’est la thèse anglaise qui semble prévaloir : il s’agit, d’après l’opinion des gens de Londres, de se mettre d’accord sur un minimum de points, puis de présenter aux autres puissances intéressées, l’Allemagne comprise, un projet de pacte de nonintervention.Il s’agit surtout de ménager les susceptibilités germaniques et de ne pas donner à Berlin l’impression d’un encerclement diplomatique et encore moins politique.Les thèses française et italienne étaient, dans les débuts, très différentes : il s’agissait de mettre l’Allemagne au pied du mur, et de prendre des mesures de coercition dans le cas d’une violation nouvelle du traité de Versailles (fortement retouché).RUE SAINTE - CATHERINE .a / pas L’Ordre publiera son dernier numéro le 11 mai.D’ici là, il réglera con* % plus sûrement ai/ silence que, respectueux de son autorité, nous avons décidé fermement à la justice ses affaires tem-lout tie suite de ne pas en appeler au ; porelles, comptant que les abonnés qui tribunal qu’un de nos rédacteurs, cor- j lui furent 81 fidèles ne seront pas trop tainement peu déférent envers les Délé- i exigeants dans un malheur qui frappe gués apostoliques, signalait irrespectu- 1 *-olls les premiers nos dévoués rédacteurs cusemenl comme hostile aux Canadiens- ! et qui est si peu de notre fait.D ici là, i! s’abstiendra de faire allusion à ce qui Al % > i % Xi % K 9.A £ I X Z Cw Français.Nos lecteurs- sont peut-être aussi i est arrive, mais bravades I.sans permettre d’in-aux journalistes Y r % surpris que nous d’une censure aussi solcntes extraordinaire par la forme que par le « catholiques » (hélas! hclas!) qui refond.Qu'ils sachent du moins par la j présenteraient le jugement de Son Emi- l’approbation en bloc des >V / volonté de qui, au beau milieu de son ncncc comme œuvre nécessaire, I'Ordre, proclamé par mensonges, calomnies et faux en écriture qui constituent, en somme, leur pro- , fonds de commerce.Quant à notre directeur, qui n’est pas encore cul-de-jatte, - LA SUITE À LA 2e PAGE Cobcma 2 M.Asselin comparera dans un chain article une déclaration des ETUDES de Paris, rédigées par les RR.PP.Jésuites.„ amioIlcera C11 temps et lieu ses inten-avec une affirmation faite par les memes re- .ligieux dans la partie de VACTION PAROIS- I 110115 l>ollr avcnlr-SIALE qu’ils rédigenL — La Direction.Si votre banque vous refuse des billets français, portez votre argent à une banque qui en aura.B ! East is East and West is West Rudyard Kipling La Direction ^ ._______________ L'ORDRE—Montreal, samedi 13 avril 1935 2 Le prix du lait La conférence de Stresa REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE Scribe avait loué une maison à Saint-Mandé pour y passer l'été.A peine installé il se met en quête d'un villageois, possesseur d'une vache laitière.On le lui indique.— Mon brave homme, dit Scribe, tous les matins mon domestique viendra chercher une pinte de lait.— Bon, c’est huit sous.— Par exemple, je veux du lait pur.Je pas du lait de St-Jean-Baptistc (lait première fois.Mais lui aussi, coin m 6 M.llenry.veut imiter l'avocat qui fait semblant de gagner son argent.Il parle, [parle, parle.Comment s’étonner, ajoute avec mélancolie notre confrère, comment s’étonner ensuite du discrédit dans lequel est tombé le parlementarisme ?De bonnes gone sont surpris et peinés par l’attitude irrévérencieuse de certaine jeunesse à.l'endroit dos institutions parlementaires.Ces gens s'étonneraient moins s’ils réfléchissaient davantage aux causes du discrédit qui s'attache à ces institutions.L'adage populaire dit : « Trop parler nuit.» C'est vnat même pour ,le parlement.Ce que le peuple, la jeunesse surtout, veut aujourd'hui, c’est moins de paroles et plus d'action.Voilà précisément ce qui est incompatible avec le parlementarisme né de l’élection.Mais cela, nos amis démocrates du Canada l’admettront-ils jamais ?SUITE DE LA 1ÈRE PAGE bleu crache en l’air.A Québec 1 Opposition, souvent réduite à son chef, fait une obstruction tatillonne et ridicule à tout ce qu'on pro-à la Chambre et c’est elle qui retarde est fort simplifiée : elle relève des tribunaux et la cause est déjà presque entendue.Des contrats entachés d’irrégularités, cela s’est déjà vu et cela est prévu par nos lois.Même posée à la façon de M.Richer, la question ne permet que les deux solutions déjà indiquées par M.Assclin : si c’est simplement le fait d’administrateurs imprévoyants et incompétents, c’est tant pis pour les électeurs qui sc sont donné ces administrateurs, c’est la rançon du suffrage universel.S’il y a la question et recourir à la lumière de malhonnêteté de la part des anciens admi- posccs.juristes et de techniciens.Sur le fond de la nistrateurs ou de la part des compagnies.On annonce bien que les trois puis- question il ne nous appartient pas de nous .cela relève de la justice car c’est aux tri- ., .prononcer et pour ma part je serais assez i bunaux qu il appartient de décider de la lc- sont tom ces i accon.sur vs por^ ^ admettre, avec M.Léopold Richer, ! gitimité des contrats, de leur validité ou de qu’apres la longue étude à laquelle M.Hep- j leur nullité.burn et ses conseillers sc sont livrés il y a | M.Richer et son ami M.L’Heureux des chances pour qu’ils aient raison de trou- nous opposeront le « goût prononcé des com- ver les contrats trop onéreux pour leur pro- pagnies pour les longues procédures ».Cela .vincc.A supposer que la Province souffre est encore le fait des législateurs que les Ce n est que dans quelques jours cj,u|le injustice — elle en a du reste été le électeurs se sont donné et qui ont rendu pos- que I on saura quelle orientation défi- principal artisan — il ne faudrait pas oublier siblc ces prolongations de procédures : ces nitive les diplomates réunis à Strcsa qU’on ne répare pas une injustice en en coin- mêmes électeurs doivent ici encore supporter plus grave.Ce n’est pas parce les résultats de l’incompétence de leurs élus.Mais même dans ce cas il ne faudrait rien exagérer, car la cause paraît claire si elle est bien telle que l’a exposée M.Richer et le procureur général dispose des moyens nécessaires pour presser les procédures et empêcher les atermoiements.Et meme du point de vue de l’intérêt général cher à M.Richer, cela vaudra encore beaucoup mieux que de mettre l'honnêteté et la légalité en vacances, selon l'expression socialiste.M.Hop burn et les contrats La France a fini par abandonner En dénonçant les contrats intervenus entre la Régie ontarienne de l’électricité et certaines compagnies, M.Hepburn a peut- position qui paraissait intransi- unc géante, mais qui.en réalité, ne représentait qu’un minimum, et l’Italie, apres être raison sur le fond de la question.Ce un mouvement d'humeur contre l'An- ne sont pas les journalistes qui discutent ac-qlcterre, a décidé de tenter une non- : tellement de cette question qui pourront en ,, .decider car il faudrait pour cela faire une vellc experience.Les dirigeants italiens pose une session qui serait déjà terminée sans cela ; et quand elle ne fait pas ainsi de l’obstruction, elle présente des projets de loi abracadabrants comme celui de M.Guertin tendant à instituer des concordats au bénéfice des propriétaires urbains.Mais on a vu mieux à Ottawa où, même avant que la maladie réduise momentanément à l’inaction le surhomme en carton si cher à Francœur, on a vu le spectacle inouï et ridicule d’une majorité conservatrice continuant seule le débat sur des projets auxquels la minorité libérale avait déclaré catégoriquement qu’elle ne ferait aucune opposition.La « comédie inusable » dont parle le confrère dans son titre, ce sont surtout scs amis qui la jouent cette année.Elle n’en est pas moins ridicule, pénible, dispendieuse et stérile.Ces lignes écrites, voici qu’en dépliant le Canada du même jour j’y trouve un article de M.Turcotte sur le même sujet 1 Vraiment si ces deux journaux n’étaient d’irréductibles adversaires, on dirait qu’ils se sont entendus pour traiter le même sujet.M.Turcotte aussi trouve inutiles, même nuisibles, ces parlotes où s’épuise sa chcre démocratie : si jamais la démocratie disparaît, on retrouvera son cadavre dans un étang de salive, écrit le rédacteur en chef du CANADA après avoir reproché leur obstruction aux oppositions conservatrices de l’Ontario et du Québec.ne veux baptisé).— En ce cas, c’est dix sous.— Vous le trairez devant mon domei» .longue étude de ces contrats et des volu-n ont d ailleurs pas caché leur pessi- j mjneux dossiers "accumulés de part et d autre misme sur l’issue des mesures pro- sur tique.— Alors, c’est quinze sous.— Ou plutôt mon domestique traira la vache lui-même.— Oh ! alors c’est un franc.sances conditions à poser à l'Allemagne, mais ces nouvelles ne sont qu'un reflet des fluctuations diplomatiques quotidiennes et sont sans portée absolue.Georges LANGLOIS ont su donner à cette importante con- mettant fércnce qui, à la dernière minute, pourrait bien tomber à 1 eau, si de concession en concession on en arrive à des abandons fatals.une qu'on peut avoir le droit de son côté qu’on a celui d’employer n’importe quel moyen de le faire reconnaître.Analysons un peu le que développe à ce propos M.i INDEX DE COMMERCE Réception de M.Hornboslcl Cercle Universitaire : point de vue Richer dans un long article du Droit où cc journaliste, généralement peu tendre pour ' les grandes compagnies, trouve qu’on a étc bien prompt à condamner M.Hepburn.au André BOWMAN Mardi 9 avril, au déjeuner offert par le directeur et les professeurs de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales à M.Henry Hornbostel, de l’Université de Poitiers, qui vient de donner une série de conférences sur la monnaie, M.Henry Laureys a proposé la santé du conférencier et lui a exprimé les félicitations de tout le corps professoral.FLEURISTE «Bebelles» impériales et autres Une chose nous a frappe entre toutes: la hâte avec laquelle on a condamné l'administration provinciale alors que celle-ci , avait mis des mois à scruter tous '.es ; aspects du problème avant d'en venir â décision définitive.Et naturellement Pour Pâques donnez des fleurs Miss MacPhail cl scs chers enfants Il s’agit, cela va sans dire, de ses enfants adoptifs, les forçats.Le SOLEIL montre comment la Miss interprète les faits à rebours : Pondant plus de 2G heures d’horloge, sans arrêt, sans dormir, on mangeant sur le pouce, l'Opposition conservatrice, conduite par l'ancien premier ministre, M.I-Ienry, a pratiqué l'obstruction à ¦l'égard du projet de loi do M.Hepburn visant les contrats do la Commission hydroélectrique avec quatre entreprises privées d'énergie de la province de Québec.Si au moins le débat avait porté sur le fond de la question.u ne on a parlé de l'inviolabilité des contrats, du crédit du Canada et de l'anarchie vers laquelle nous nous dirigeons à grands pas ! On a invoqué de grands principes! Le droit et la justice seraient-ils.en cette affaire comme en plusieurs autres, complètement d'un côté tandis que l'autre n'aurait pour tout partage que le déshon- Mme LESPÉRANCE SUITE DE LA 1ÈRE PAGE 365 OUEST, HUE LAURIER CR 6110 Heir Briand a raconte un jour que tant qu’il serait là il n’v aurait plus de guerre.Malheureusement pour nous, Dieu a rappelé à lui sa belle âme de pèlerin de la paix.Son esprit n’est cependant pas mort et ce touchant héritage a été recueilli par des mains pieuses, dont celles de Léon Blunt.C'est dire qu’il sera bien conservé.Voilà qui doit nous engager à démobiliser en vitesse nos knights, britanniques ou Parmi les nombreuses lubies qu’elle revendique avec autant d'opiniâtreté que d'aigreur, Miss MaoPhuil entretient Vidéo que la société canadienne traite les bagnards trop rigoureusement.Au lieu de réaliser que la violence organisée des forçats marque bien le péril que cette engeance comporte pour l'ordre, elle est toujours portée à croire que ces actes d'insubordination sont provoqués par la sévérité des autorités pénitentiaires.C’est De l'avis du gouvernement d'Ontario, le contraire qui est vrai, mais lo ministre de la Justice le répète vainement à Miss Piron sur l'état actuel de la science économique.neur ?D’autre part, l’enseignement de l’ccono-mie politique n’a été organisé dans sa forme actuelle qu’en 1896, ce qui justifie un certain retard dans cette branche.VETEMENTS ET ARTICLES Vu le soin que M.Hepburn et scs conseillers ont apporte à l'étude de cette question, M.Richer est disposé à lui donner raison et se demande si l'intérêt général ne l’emporte pas sur le respect des contrats.Et voilà la comédie parlementaire ! Voilà aussi, en passant, la comédie parlementaire telle que la joue sur une autre scène un artiste do la môme écolo, nommé Duplessis.Depuis quo la session est commencée à Québec, il bombarde le gouvernement à même un stock inépuisable de verbes, d’adverbes et d’adjectifs, avec de temps à autre une belle métaphore montant comme une fusée dans le ciel de la Chambre et retombant sur le noz de son auteur pour faire panache.* Depuis surtout que le débat, sur la colonisation est commencé, M.Duplessis a cent fois ressassé les mêmes objections tout le monde avait comprises la POUR HOMMES EMILE THISDALE Dans son ensemble, la science française est une synthèse de ce qui a été fait à l’étranger toutes les fois que des perturbations graves dans la structure de notre nation — dit le conférencier — n’ont pas donné à la pensée française un champ d'expérience suffisamment nourri.Le conférencier expose brièvement les tendances physiocratiques et l’époque clas-11 examine aujourd’hui la pensée 335 est, rue Sainte-Catherine OPTICIENS les contrats de fourniture de courant ont , , ,.été non seulement entachés d'irrégularités iMacPhail.colombiens, nos chevaliers et nos commun- j mais passés dans des circonstances telles Quelques heures après l'avant-dernicr deurs de Saint-lean ou du Saint-Sépulcre, ! qu’ils n'étaient favorables qu'aurc sociétés, discours de Miss .MacPhai! en faveur : Des enquêtes antérieures ont démontré d'un adoucissement au sort des criminels de meme que nos zouzous pontificaux et ()ue ^ Hepbu.ru n'a pas tort à tout le ! les plus dangereux, une brimade a éclaté autres « gardes indépendantes et incorpo- moins de penser que les autorités provin- au pénitencier de Kingston.Les mutins claies d'alors avaient manque de pré- se sont barricadés dans un atelier, et ont : voyance.La situation actuelle est très mis le feu à la bâtisse.Cette coïncidence des temps barbares doivent être effacées j simple : ou l'on fera honneur aux ententes n a pas donné à réfléchir a cette âme .' ., , et les prix de l’énergie électrique devront compatissante à la dernière misère mo- an plus tôt de la surface de la teirv, j ôlre augmeutés, ou ou les répudiera afin raie de l'homme.Elle est revenue à la puisque leur existence est une gitlc à l’es- i d'éviter aux consommateurs des frais ex- charge, il y a quelques jours, prenant , ! cessifs.Des contrats dont l'opération est môme cette nouvelle révolte comme point prit de paix, comme dirait .Uonsieui nettement désavantageuse pour la popu- d'appui de ses revendications.Prudhommc s'il vivait à notre époque idyl- latlon de toute une province, sont-ils réellement inviolables ?Le premier ministre, en invoquant le bien commun, ne peut-il pas les répudier ?C'est là aussi une question de principe et elle a importance.Le bien général est une réalité, une réalité aussi palpable qu'un contrat.Le mépriser, imposer à la population ontarienne des taux exo*-' "-its.exiger des , .ru- petites gens comme ; o i industrie et du monde aujourd luit — I ambiance est si , commcrco de pins .unies redevances, propice — je me permets de prendre au pour l'unique raison que la province, L .sous un régime d'extravagance et de po- DevOIR.1 argumentation du grincheux 1Uicalllerie, s'est engagée à acheter le G.P.: « Ou les décorations étrangères surplus de la production do quelques cn-., ,, .treprises privées, cela serait très grave, valent plus, pour le Canadien québécois, 0n inV0quc la protection à laquelle ont que les honneurs revaux, ou elles ne valent droit les petits placiers ?Que ne unrlc-, .l-on pas aussi de la protection qu'il tant pas davantage, ou clic» ne valent nen»; j donner aux ouvriers et aux agriculteurs «Et je demande pourquoi ?» Avec lui, ! qui ont droit, eux aussi, a ce qu'on vc ’ , ,.les oblige pas à défrayer les inconsé- je supplie les décores du oOLEli., qui at- j qUepcea de mauvais administrateurs et à -, lirment « qu'un titre étranger, anglais ou CARRIÈRE & SÉNÉGAL LIMITÉE Optométristes et opticiens à IHolcl-Dieu LA 7070 271 est, nie S.-Cathcrine que rées ».Toutes ces survivances périmées sique.française contemporaine dans le domaine de la méthode, de la science et des doctrines.ACENCES DE VOYACE I La pensée économique française STOCKING TRAVEL AGENCY .Dans le domaine des méthodes, la position est mesurée et éclectique.Transport par autobus, bateau, chemin Je fer 1 Dans le domaine de la science, elle est également très prudente, sauf en ce qui concerne la monnaie et les crises.Dans ce domaine, outre les noms de Nogaro, Apto-lion, Rist, Lescure, toute une pléiade de économistes s’est livrée à des rc- 1010 ouest, rue 8.-Catherine MA 6181 Et le Soleil, malgré toute son animosité contre le gouvernement conservateur, n’hésite pas à donner raison au ministre de la Justice.M.Guthrie, ministre de la Justice, a déclare que, sans connaître encore tous les détails de cette trame, les autorités savent qu'il existe une vaste conspiration, intérieure et extérieure, pour fomenter régulièrement des désordres dans les bagnes.Il arrive même parfois que certains avis anonymes sont donnés au préfet d'un pénitencier lui indiquant l’heure probable d'une mutinerie.C'est-à-dire que la pègre a déclaré la guerre au gouvernement canadien.Et devant cette agression des ennemis du dedans, le ministre de la Justice s'engage à faire respecter l'autorité, afin que la pire des anarchies ne déferle pas bientôt sur le pays.Pour donner un peu le sens de la réalité aux illuminées de l’espèce MacPhai], il , n’y a, semble-t-il, que le remède déjà indique par M.Asselin au CANADA : les envoyer en vacances avec leurs petits amis les forçats.Elles apprendraient à les connaître.lique.Je désirerais bien aussi savoir qui a imagine de donner aux Canadiens-Français cet emblème prophétique : le mouton, car je voudrais prendre la tête d'un mouvement pour statufier ce génie méconnu.POISSON Onzième conférence de M.Hornbostel M.Hornbostel explique que la France, qui fut toujours un - pays de mesure et d'équilibre, a souvent paru au second plan en matière économique.Les ouvrages qui ont eu le plus de succès au cours des dernières années sont surtout des exposés éclectiques de la science ou des "doctrines.Ceci explique que l’on connaît surtout à l'étranger le manuel de Gide, l’histoire des doctrines de Gide et Rist et, plus près de nous, son D.HATTON COMPANY jeunes cherches plus aisées par les événements les plus récents.L’école française a eu le grand mérite d’être la première à avoir abandonné la théorie quantitative de la monnaie et à avoir cherché des explications non monétaires des crises économiques.Maison fondée en 187* Le choix de la pcche seulement Distributeurs de poisson de toute sorte Experts dans le commerce des HUITRES Comme je suis d'accord avec tout le LE CONTROLE DES HEURES DE TRAVAIL Dans sa douzième et dernière conférence, M.Hornbostel étudiera l'évolution les beaux travaux de M.Gaétan ' des doctrines au cours des dernières années.BUCK TIME RECORDERS OF CANADA LTD.MA 3641 855 ouest, rue Craig jHobes be #âquea satisfaire la soif d'un trust ?SEMENCES — PLANTES autre, n ajoute (rien) à la qualité d’un homme d'Etat, d'un magistrat, d'un éducateur», de ne plus afficher leurs « ru- Et plus loin : HECTOR-L DÉRY Limitée RAYON DES VÊTEMENTS POUR HOMMES L'inviolabilité des contrats ?Nous en sommes, comme tous les honnêtes gens, hancric », rosettes, cravates et plaques.A condition toutefois que les contrats soient passés de bonne foi, qu'ils ne re-! présentent pas un privilège excessif ft le voit est de la certains intérêts privés et à certains individus et qu'ils ne soient pas une flagrante injustice pour la population d'une L'inviolabilité des contrats ?Montréal 32 est, rue Notre-Dame S Demandes notre catalogue gratuit T61.: MA 6208 Quant à leurs étoiles.Parlotes inutiles Complets à 2 pantalons Paletots de printemps Cette question, ou dernière importance.11 n'en est pas de ACCESSOIRES DE TENNIS Paletots en tweed anglais Shetland ; 50 en véritable tweed Harris tissé à la main.Modèles slip-on, raglan et à ceinture.Tan, gris, bleu et brun, au choix.Tailles : 33 à 4-1.rrocuree-vou* votre nouveau complet de VAfiucs lor* de eette grande vente.Grande variété de iIhhiih, au choix i worsted* Importée, eergee bleuee Botany, etc.Nuance* : brun, g rie bleu, tan, prie, ton* foncée, médium et pille*.2 puni nions avec chaque plct.Taille* < 34 à 48.L’ILLUSTRATION reproche aux parlementaires québécois de prolonger inutilement la session ; mais elle n’insiste pas sur la part LONGTIN SPORTS ENR.même des places, grasses et confortables, province., Excellent principe ! Mais le principe su- .de 1 administration, de la diplomatie pour pdriour du hjcn général ne doit pas être de I Opposition dans cette mutile prolon- rirc et de la magistrature qui sont la rc- enseveli sous des considérations .econ- galion où il ne s est pas encore fait grand - p‘r" d“ ; dans la plupart des journaux.Réparation de raquette# par des expert* 265 ouest, rue S.-Cntherlne PJL 0610 corn Valeurs jusqu’à $35 Valeurs jusqu’à $25 POUR BIEN DORMIR, PRENEZ $24.50 Tandis que le parlement d'Ontario se couvre d'odieux, celui de Québec se fait Longues citations d’un article encore »«téSISriiT ,0.1e, ce, irrégularités, que la „tu»l on pre- ^ „„ ^glal.t.ee , .scntc est , consequence de aura abattu en deux semaines, au plus, biticux.L est mcr\cille qu il |este cikoiC gancc » et de 1 « imprévoyance » de « mau- j ce qUe trois mois n’ont pas encore permis au Canada quelques esprits indépendants, vais administrateurs », qu’il y a eu « man- ft nos députés de tirer au clair.Nous valse foi » de la part des compagnies qui j comprenons fort bien le désir qu'a l'Op- ,c sont des « privilèges, excessif, » e, ΄S ÏÏS"h,én° qt'T’pr: ont commis une « flagrante injustice pour la mjor ministre, en bon Québécois, tienne population d'une province ».Tout cela est à ce que sa ville tire tout ce qui se peut fort grave, mais si tout cela est aussi fonde ; tirer d'avantages matériels d'une session - - le prétend notre confrère, la question en Prolongée Mais n'exagère-t-on pas un f.j Aveuglés par l,eurs supersti tions fétichlnistes, les parlementaires s’imaginent que le peuple attache de i'impor?tafice à leurs chicanes procédurières.Quelle erreur, et comme la jeunesse a raison de sourire à leurs ébats gutturaux ! SI tout cela n’était que vieillot, avocas-sjer et stérile, ce serait un demi-mai.Mais combien cela coûte-t-il au contribuable pressuré ?Tout cela est assez juste au fond.Mais le rédacteur.de VILLUSTRATION trouve toujours le moyén de fausser ses observations $19.50 méthode, il n’v aura pas it s'étonner si des méchants sc permettent d’eng.des juges | qui ne sont, la plupart du temps, que d'anciens adversaires électoraux.SLEEPEX i Mensualités, Pas d'inlcrtl Premier versement : $2.50 50 tous le tube En vente dans toutes les bonnes pharmacies YZ •J*] y I [• /#&MAHWUEllHV[NTEUR iWGRAJ! S'a*.INVENItURS MSSSSEsSSi tend parfaitement à embrigander les am- La Bière Renommée pour sa Qualité! Les ajustements cliiroprntlqùes redonnent sûrement et rapidement la santé Jules BAZIN Les Chiropraticiens diplômés de Palmer I SS» L'imprimerie de la Patrie execute les travaux les plus difficiles.Demandez nos prix.T61.: LA 3121.Par sa riche saveur, son goût pleinement agréable la FRONTENAC, chef-d’œuvre des maîtres-brasseurs a gagné la faveur populaire — la bière WHITE CAP est la reine des bières.que (r) L.HTJRTU13ISE, D.O.Méthode H.I.O.PALMER Service du neurocalomètro et des rayons X à nos bureaux ou a votre domicile Suite 317 — Edifice University Tower 660 ouest, rue Sto-Catherine RENSEIGNEMENTS GRATUITS PLateau 8671 m m 0M Les femmes de 40 ans n’ont rien à craindre # 1 SdAWa >: fi PRODUITS LAITIERS On exagère beaucoup le danger du changement qui se produit à cette période de la vie.Sans doute le système nerveux subit-il une certaine tension, qui peut être grande et que marque une propension à la mauvaise humeur.C’est le temps d’éviter tous les excès propres à causer le surmenage.Il est indispensable de garder le sang riche afin d’alimenter le système nerveux.D’où la valeur inappréciable de la nourriture du Dr Chase pour les nerfs à cette période de la vie.Vous n’avez rien à craindre; pour la plupart des femmes, les années qui suivent cette période sont les plus heureuses.Le nombre est considérable de celles qui attribuent au tonique du Dr Chase le passage sûr à des années de santé et de bonheur.CRÈME —LAIT —BEURRE CRÈME GLACÉE ; X BIERE > ' les plus opportunes en y introduisant un esprit de parti souvent étroit qui porte le lecteur b v.; Produits de qualité BESSES à hausser tout bonnement les épaules.Ce qu’il écrit de nos parlementaires est assez général pour qu’il ne s’amuse pas à en faire reproche à un seul parti comme si ses adversaires rouges avaient une sorte de monopole des parlotes inutiles et comme si ses amis bleus ne donnaient jamais dans le même travers.En fait, du moins pour cette année, c’est bien le parti conservateur qui prolonge inutilement la session, tant à Ottawa qu’à Québec, et en protestant contre cette prolongation, le rédacteur de la feuille rose- K j Limitée Ifj.White Can » % I: V / ' .L W mm 1 > 1 L’ORDRE — Montreal, samedi 13 avril 1935 causerie médicale ?
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.