L'ordre, 25 mars 1935, lundi 25 mars 1935
¦ , as™ L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRaTuim 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone i PLaîcau 8511* TARIF DES ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 mois Administrateur .En ville, parla poste.89.00 $4.75 $2.50 Canada (hure de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 81.75 Espagne .Etat» Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays .i.PIERRE ASSE.L1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER $3.50 51.85 $8.00 $4.25 $2.25 .u/ ranvaloppa I.iarric# (Rédaction ou Ad mini*, tration) auqual on pouf t'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur % OU VA R ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-posta ou chèque affranchi, accepté et payable au pair è Montréal.•• Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Deuxieme année — No 13 Le numéro: 5 sous Montréal, lundi 25 mars 1935 ,n drrnicrc nvcc { Dans ce numéro du 25 mars, Brigand remercie tous ceux qui l’ont aidé dans scs pieuses rapines : On comprend donc, dans ccs conditions.que le Gaimuslio, le ministère t côte des puissances centrales ( Allemagne, Pologne.Autriche, Hongrie) dans un conflit nouveau, il se pourrait villes» yank is moyennant finance.Il ne s’écoulera pas bien des années avant que la tutelle que M.Hepburn veut imposer aux enfants pour empêcher cc scandale Lien que, en cas de défaite, il ait à (car c’en serait un, et de belle taille) ne ' payer les pots casses.Et si c'était au devienne pour nos « patriotes » profession- Japon à régler la note cc serait le dc-ncls une question nationale, d autant plus , c|jn certain de cette puissance orien-aiguc que ce sera aussi unc question religieuse.— 1)1.1.ne : « Un Etat mo- derne a donc le besoin urgent de créer Cc trust, moins dangereux que les un département de penseurs qui préau très parce qu’il n'aura probablement viendra les ministres de cc qui s’en pas les réserves intellectuelles néccs- j vient et qui les conseillera sur toutes annonce tnt excédent de $2(1",000,000 ! /cs r;clis dans le budget «ordinaire» et certaine que vous savez par coeur.I Etonnes d une telle persévérance, et sans malice contre mes façons de Brigand, ; salrcs Pour tcmr bicn longtemps, aura les grandes questions de politique cco-voiis devez vous dire; pour tenir à pareille pour fonction de coordonner le travail nomique.» (On dirait que les antiques besogne, ra ne prend que des fous.Fou, des ministères, tâche que le président sibylles reviennent a la mode.) il faut I ctrc parfois en celte vie.Saint ne peut plus assumer parce qu’il est ,., ._ , Paul en sut quelque chose.Sans’ être saint fatl-qué par ]cs remords et ciu’il Mackenzie avait propose de £c disque accusateur Paul, on n'a qu'à se rappeler que « Père », T9 , P , , .f , .qU " ” créer unc sorte de présidence du con- [ pleure (sut le triste soit menage aux j ufi nouvcau ministère dans le * b il présente des avantages pour beau- de réussite est le prestige, «la face» Plus étonnant que mes saintes folies, Canadiens français dans la Confédé- gcnrc dc cdui qu'a institué M.Don- œup’ ,c progrès a de sérieux inconvénients commc disent les Chinois.Une défaite il v a le courage de votre endurance.Pons l'atlon’ sans nul doute).Le conseil ; j | j ^.jj ] pour certains.Les insurges catalans dont ja ajsc scra;t donc désastreuse, et wmm üe™ ihhh:i imimss pirouettes qui se sont plu à me bercer.Voici quelle sera la composition de J on veut mettre sur pied ajoutera sim- ¦ ^ _ ' _ du plus fort.d'espérances: doux berceau qu'il faudra ce haut et puissant conseil qui coin- plemcnt aux responsabilités déjà lour- ! Mur 'k 'pîus^rànd"béi’Jficc • CcttC politiquc cst essentiellement faudra bien désormais remiser au grenier prendra quinze membres désintéressés, des du chef du gouvernement.• Il ! Je lnir' instruction : car il est difficile de asintiquc: c,,c marqllc bicn ]c réalisa,c puisqui I on m .w aissi p us creir quam , étant donné qu ils ne toucheront que voudrait, dc plus, séparer cette fonction contester des témoignages aussi fidèles.dirige les hommes d Etat d Ex- o" d'Arislole sacrifier un jour ce doigt, puis cette main, puis cet avant-bras, et puis encore ce doigt de l'autre main, et puis encore cette main, 1 Allemagne se font de plus en plus nom- ce bras.0ui, un héroïsme qui ne le cède breux.Cette amitié germano-polonaise, cette cn rjen à ce]ui du combat.Sur le champ D D n i v • , n ., idylle inattendue entre Berlin et Varsovie.de bataille, le soldat reçoit ce que Paul ! R\ R.Bouyges, de 1 université de Beyrouth, réserve certes plus de surprises et de désil- Va,éry a s; merveilleusement appelé e l'j||u.nui achève en ce moment d éditer la traduction lus.ons que 1 entente avec la France, « la m;nat;on d’unité ».Mais dans la solitude, ! ar.aLc dc Ia, Meïupfq/sique d Anstotc.Ce nation qui a toujours été un des plus ar-: mais dans le silence du laboratoire?.religieux a observe que les alterations et les dents défenseurs de l’indépendance polo- j pourtanti là aussi, il y a illumination — lacunes qu on peut noter dans cette traduction naisc, même quand la perspective d’une collabpration franco-polonaise apparaissait comme une risible chimère ».La Nation belge a public récemment celte lettre de son correspondant particulier à Berlin : soutenue par son puissant protecteur français.On voit comment M.Bansc conçoit l'ami-tic germano-polonaise ! Qu'est-ce la Tchécoslovaquie, sinon un « coin » enfoncé clans le corps de la nation allemande par la politique d’après-guerre de la France ?La nation tchécoslovaque, prétend M.Bansc, n’existe pas dans la nature.Il y a des Thèques, des Allemands, des Slovaques, etc.Comme les Tchèques ont reçu un grand afflux de sang nordique, il n’est guère possible de les distinguer des Allemands.Un peu plus loin nous apprenons néanmoins qu’il y a une difféftncc : Le Tchèque a en lui quelque chose de désagréable et de haineux, qui est spécialement tourné contre tout ce qui est allemand.L’existence de la Tchécoslovaquie dépend de la puissance de la France.Le jour où s’écroulera cette puissance, la Tchécoslovaquie ne fera pas long feu.Le seul moyen de salut pour cette nation ?Il faut qu’elle entretienne de meilleures relations avec l’Allc- On n’a pas oublié la trilogie fameuse du professeur Bansc sur la « Wehrwisscnschaft », ou science de la guerre, ni l'émotion profonde que provoqua dans le monde entier la publication de ces livres éminemment révélateurs de l’état d’esprit nazistc.M.Bansc n'a pas fini de faire parler de lui, à preuve sa dernière élucubration, un livre qu’il vient de faire paraître sous ce titre : Was der Deutsche üom Ausland ulissen muss.Einc weltkundliche Fibcl.(Ce que l’Allemand doit savoir de l’étranger.Un abécédaire universel.) ' — Ce qui distingue les deux France, dit-il avant que nous nous séparions, c’est, chez l’une, la pratique de l’examen de cicnce, par quoi chacun fait dans son for intérieur ce que j'ai fait dans mettre à jour les milles actions hideuses, grandes ou petites, que nous commettons sans cesse.Ces crimes impunis, j’en ai fessé un dans La fui de la nuit.La trahison d'une amitié, souvenir qui me poursuit depuis l'enfance.Il reprend lentement, en appuyant sur la table ses longs doigts qui se vident de sang, deviennent blancs comme des ossements: e cons- De l’Autriche à la Belgique Dans cet ouvrage, le professeur Bansc étudie d’abord les peuples qui, par leur race, se rapprochent le plus de l’Allemagne, ceux qui ont subi le plus profondément l’empreinte germanique.C'est donc par l’Autriche, qu’il commence.L'Autriche est malheureuse.Pourquoi?Parce que, à en croire M.Bansc, ses frontières politiques l'cloignent de sa base naturelle, qui ne peut être que l'Allemagne.Les considérations ethniques du savant professeur sont amusantes : « Les Autrichiens ont une forte corpulence et un nez particulièrement accentué.» Quant à l’attitude de l'Autrichien en face du monde extérieur, elle est naïve et insouciante.Il applique à tous les événements sa propre mesure.Evidemment, il n’a pas la Cründlichkeil de l’Allemand I Voici un deuxième pays aux origines également germaniques, dont M.Bansc est fort mécontent : c'est la Suisse.L’historien nazi trouve que les Suisses alémaniques ne se mettent pas suffisamment à la remorque de l'Allemagne.N’ont-ils pas forgé l'idéologie d’une nation suisse ou même d’un peuple suisse, en rejetant le lien du sang, de la nationalité, de la langue et de la culture nationales, c’est-à-dire toute attache avec l’Allemagne ?M.Bansc estime que la solidité de l’Etat suisse est sujette à caution.A une époque récente, au moment de la Révolution française, l'unité helvétique ne s'était-elle pas disloquée ?Quant aux Pays-Bas, c’est un lambeau de terre arraché du sol ethnique et linguistique allemand.Hélas ! sa population, bien qu’elle conserve « un aspect purement allemand », observe une attitude d'incompréhension en face de l’Allemagne.Le caractère des Hollandais?M.Bansc le tient en piètre estime : ce sont des marchands, dont l’unique but est de gagner beaucoup d’argent en exploitant leurs colonies et le commerce de transit allemand.En bref, le Hollandais demeure indifférent à tout, sauf à sa comptabilité.Bien entendu, la Belgique fait aussi partie des territoires que revendique le pangermanisme.D’après M.Bansc, ce n’est qu’une formation artificielle.Les deux nationalités qui la composent sont résolument- opposées l'une à l’autre, tout comme leurs deux langues.mon œuvre: con- I magne.M.Banse traite avec dédain le Danemark.Cependant il admet que l’Allemagne et le Danemark pourraient se compléter mutuellement.Bornons-là notre examen.Si nous laissons de côté les balivernes sur les particularités des races et la longueur des nez, le souci de l'auteur demeure bien visible : c’est en premier lieu de démontrer que tous les voisins de l’Allemagne — du moins dans leurs meilleurs éléments, les plus actifs, les plus intelligents et aussi les plus guerriers — sont des Allemands détachés de leur tronc ethnique.En deuxième lieu, qu'ils ne peuvent exister que comme un appendice du Troisième Reich.— Ces choses vous poursuivent.Bertrand de JOUVENEL (Tous droits réserves par l'A.L.I.Reproduction, meme partielle, interdite.) ien- Le patois normand (Du périodique LES NORMANDS DE PARIS) Ambroise GOT A la liste des glossaires de patois normands on pourrait ajouter le glossaire El-beuvien de M.Alfred Delandre, ancien président du tribunal de commerce d’Elbeuf.Le malheur est qu’il soit inédit.— Chose curieuse, nos patois ne connaissent guère l’adverbe 1res devant un adjectif pour désigner quelqu’un ou quelque chose de supérieur.Mais ils ont mainte et mainte façon de le suppléer.Exemples.Prenons l’adjectif riche : ou aura bin riche, en venue riche, — en’venue est l'équivalent exact de beaucoup, — toul pien riche, versifie.brûlé, confondu, consommé.Et j’en passe.Un jugement sue la politique polonaise Wladimir d’ORMESSON : Un collaborateur de la revue hebdomadaire italienne Affari Ester! fait paraître une étude sur l'actuelle politique de la Pologne.11 constate que 1er courants contraires à la politique de collaboration avec ! $ Lors d’une récente séance de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, à Paris, M.Mnzon a donné lecture d’une étude du —• Le mais, je me souviens, ne fut introduit dans le Passais (région normande) qu’aux environs de 1870.On l’a baptisé longtemps le turquie, comme on a fait dinde, qui est resté de poule ou de coq d'Inde.— D’où vient le II interrogatif de nos patois ?Voici, semble-t-il, la série des étapes.On disait au.moyen-âge aime il ?On vient à dire aimel il ?(atrial ille en latin), puis air.'.c-t-il ?Puis, comme, dans nos patois, on mange volontiers les consonnes finales (cro et bro pour croc et broc), on s’est mis à dire aime-ti ?Allant plus loin, on a fait de ce il final une sorte de formule d’interrogation, j’l'aimons-ti ?Et allant plus loin encore, on en a fait une formule excia-mativc l'gâs Ugcne, j’laime-ti / — La richesse des patois est infinie, je ne connais pour le même crustacé que trois noms : dormeur, poupard et tourteau, mais il doit y en avoir des tas d’autres.Ainsi le faiseur d’un mariage, l’intermédiaire entre les deux familles, s’appelle dans ma commune bedochcl, à dix kilomètres de là balochel, à trente, du côté de Fiers, bizo-netticr.A Coutances, il se nomme diaulevert, et à Alençon, darin, dans' le Bas-Maine casse-croûte et ainsi de suite.! i une illumination spirituelle.« Alors, par une foncent manifestement un archetype grec soudaine illumination, elle se sentit éclai- dont chaque page aurait eu une longueur réc », dit Bossuet.La bataille, c’est l’illumi- mo>’cnnc de, 1 7 °r> on remarque des nation de la patrie, l’unité de la nation qui !"d,c« analogues da"s les manuscrits grecs se tend comme un ressort d’acier.Le labo- du mtme ouvrage.L existence d un arche-ratoire.c’est l’illumination de la pensée, Ü'PC c?mmu,n Para,t d°T Probable, et a l’unité dans laquelle se fondent les efforts conclusion n est pas sans importance pour les de ceux qui luttent pour délivrer la vie des {ut"rs edlteurs dc la Métaphysique.maux qui l’assaillent.Ici, des réflexes physiques.Là, des volontés spirituelles.D’une part, l’exaltation de l’être au milieu des foudres déchaînées.De l’autre, une « longue patience» dans l’obscurité quotidienne.^ officiel de VU.R.S.S., Mais des deux cotes, le meme abandon a .une sorte d’exigence surnaturelle.Et des j IZVESTIA, parait simultanément a Leningrad deux côtés, aussi, les mêmes douleurs et et à Moscou : les flans sont envoyés de 1 im-les mêmes plaies.primerie centrale de Mosou par avion.Rc- Ensuite, la revue relève quelques indices qui révèlent un changement d’orientation, si ce n’est pas un revirement, dans l’attitude de la Pologne, en particulier le commentaire d’un journal officieux dénonçant comme « trop brutale » la tentative de la diplomatie allemande de séparer Londres de Paris.L’attitude française « d’attente confiante, de compréhension profonde et de patience » est hautement louée.L’auteur de l'article ne croit pas que les différends entre l’Allemagne et la Pologne soient définitivement apaisés.Ils sommeillent seulement, et la France a raison d’attendre patiemment son heure.Déjà les désillusions se font jour à Varsovie, où.l’on s’aperçoit que l’Allemagne n’entend pas reconnaître à la Pologne un rang de grande puissance.L'article termine en disant que la Pologne est certes dans une position difficile, que c’est une nation jeune, mais qu'il faut lui faire confiance.Let Bretons même sont des Allemands En France également la population est loin d'être homogène au point de vue national et linguistique, contrairement à l'opinion généralement répandue.En Flandre, en Lorraine et , en Alsace vivent des Allemands de la souche des bas Francs, ou Francs de la Moselle, et des Alamans.Sur le littoral de la Bretagne vivent des Germains qui parlent le breton et n’apprennent le français qu’à l’école ! Qu’on se tourne d’un côté ou de l’autre, on trouve partout dos Allemands.Nous ignorions que les Bretons fussent d’origine germanique.Nous croyions que c’étaient des Celtes, comme les Gaulois.Il paraît que c’est une erreur ! Que M.Bansc nous permette de compléter son énumération : il oublié les Normands et les Bourguignons, descendants des Bur-gondes, et les Goths établis entre la Loire cl les Pyrénées.Evidemment, toute la France est allemande.Revenons au livre de M.Bansc : au début de son aperçu relatif à la France, il s’efforce de garder un ton modéré, mais il n'arrive pas à se contenir.Bientôt il éclate et affirme pathétiquement qu’aussi longtemps que « cette nation envieuse et belliqueuse » se trouvera sur le Haut-Rhin, l'Allemagne restera impuissante et la France sera le premier Etat du Continent.f Ce qui attend la Pologne Une utilisation originale du parachute Et.certes, il faut féliciter le gouverne- comment, par suite du mauvais temps, le torment d’avoir décerné la plaque de grand-.rain de l’aérodrome de Leningrad était devenu officier de la Légion d honneur au profes- Impraticable.[\!c pouvant atterrir, le pilote scur Vaillant voilà une décotation qui .fvJikiforor attacha les flans à un parachute et en racheté aussi quelques autres ! Mais, , jc le dis franchement, j’eusse aimé que les laissa choir dans la ville.Cinq minutes plus cette remise d’insignes donnât lieu à une cérémonie encore plus solennelle, encore plus significative que celle de la cour des Invalides.Quelle qu'eût été l’offense faite à la modestie certaine du professeur Vaillant, j'aurais aimé que cette cérémonie eût lieu dans le grand amphithéâtre de ia Sorbonne.que" le chef de l’Etat lui-même y casseurs, revêtement intérieur de malaxeurs présidât, que la jeunesse surtout y fût lar- ; d’asphalte, semelles de chcmilles pour gement associée, que la presse, enfin, lui accordât une place exceptionnelle — car on consacre cinquante lignes- au professeur etc.est reconnu de qualité supérieure ; il Vaillant, mais des colonnes entières à des eS[ employé par la majorité des entrepre-Stavisky et à des Violette Nozière.Bref, j’eusse voulu que l’on profitât de celte circonstance pour organiser une manifestation minière du Québec fait aussi grand usage grandiose en l’honneur des « valeurs spiri- , tucllcs », dont le professeur Vaillant est un j C ma Cna exemple typique.Et que , pensez-vous de celte locution, délicate : s'n aller d’là poitrine ?Et comme elle rend rudes et brutaux ces vocables scientifiques de tuberculose et tuberculeux qui obsèdent partout nos yeux et nos oreilles ! Et cette autre façon charmante de désigner l’inévitable mort par vieillesse, s'n aller d'usance ?tard, ceux-ci étaient à l’imprimerie cl les IzVESTIA paraissaient sans retard.L’acier au manganèse, marque « Sorti », d’un alliage spécial, pour mâchoires de con- Epouvaiiluils par onde: — A l’occasion du congrès archéologique de Doinfront, de juillet prochain^ je prépare un glossaire du patois de Céaucé et (Domfront, Passais, Juvigny).Prière aux Normands originaires de la région, de vouloir bien m’adresser des listes de mots du crû., On modernise tout sans pitié aux Etats-Unis.Voici encore une nouvelle à soumettre aux méditations de M.Georges Duhamel, dit le Temps.Dans les arbres fruitiers les planteurs californiens ont imaginé d’effaroucher les oiseaux gourmands par.la radio.A cet effet des haut-parleurs sont dissimulés parmi la ramure, et dans le silence de la campagne déferlent par intermittences des conférences criardes ou de bruyants opéras.Les paysans américains se déclarent enchantés à tous points de vue de cette innovation.Les oiseaux sont effarouchés, mais la poésie ne l’est pas moins, n’en doutons pas.Pour notre part, ajoute le Temps, nous préférons le babillage des alouettes et les vieux épouvantails de nos pères, avec leurs bras en croix; leurs jaquettes en loques et leurs gibus invraisemblables.Ce sont les gardiens de la paix des champs, et nul, chez nous, ne s’en plaint.excavateurs et tracteurs, outillages miniers.—- Mais votre France sévère, qui nous est venue inchangée des siècles passés, comment expliquez-vous qu’elle se soit laissé éclipser par la France facile au point que celle-ci apparaît la seule vraie à des yeux étrangers ?— C’est, dit Mauriac apres une légère hésitation, que la France qui m’est familière à moi s’est peu exprimée.Comme si, à mesure que quelqu’un issu d’elle se révélait capable de peindre, il était passé de ce fait même dans l’autre camp, avait adopté des usages et manières de voir de la France facile.Pour moi, jc me suis cantonné dans la description de ces qui forment un si -important secteur de la France.Je ne contesterai point d ailleurs qu elles ont aussi leur vice.Ce vice, c est le pharisaïsme.— Que vous dévoilez.— Et qu’on m’en veut de dévoiler.L’écrivain sourit, mais sans 1 heureuse insolence de ceux qui s'enorgueillissent de « porter le fer rouge dans les plaies cachées ».C'est un sourire angoissé.— Mettre au jour les passions secrètes, n’est-ce pas les encourager chez nos lecteurs ?environs de pavage.En general, l’industrie neurs A.SALLES Témoignages I Aucun Canadien ne doit oublier qu’en J achetant des marchandises ou des produits nos manufacturiers il accom-un devoir social et collabore à l’cxpan-i sion de nos propres industries.C’est là Car ce sont de tels exemples qu'il faut donner à la nation.C’est à de tels feux ! qu’il faut sans cesse forger son aisément, ce dont nous Après la France, c’est le tour de la Pologne.L’auteur nous apprend que ce sont des bourgeois et des paysans allemands qui ont introduit la civilisation dans cc « pays barbare ».Il affirme que les villes polonaises ont été construites et peuplées uniquement par les Allemands et les Juifs.En cette circonstance*— quelle hérésie raciale ! — M.B anse ne craint pas d’assimiler les Juifs aux Allemands, parce qu’ils provenaient dfT’Allemagne occidentale.La noblesse polonaise vit oisive dans scs châteaux ; grevée d’hypothèques juives, elle rêve à la civilisation française et mène une vie insouciante.Quant au paysan polonais, comparé au Michel allemand — qui n’est pas un aigle — il est obtus, mais, bien commandé, ce n’est pas un mauvais soldat.Montréal, lo 20 mars 1933.âme.Pré- i fabriqués par souffrons, c’est p||t qu’on ne le comprend pas assez, qu’on ne le dit pas assez, qu'on ne fait pas tout pour mettre l’accent sur ces vraies puis- du patriotisme bien compris.Je vous transmets sous cc pli mon chèque pour la somme de $4.75 pour acquit d'abonnement de 6 mois additionnels à votre bon et courageux journal, en regrettant que je ne puisse faire plus dans lo moment où la maladie me tient encore inactif.Veuillez accepter l'expression de sentiments les meilleurs avec familles bien-pensantes (r) mes celle do mes souhaits do longue et batailleuse vie à votre journal.J.-E.C.Achetez le thé “Salaria” Mélange Orange Pekoe pour un attrait nouveau.Le nombre des Israélites en Allemagne Trois-Rivières, lo 21 mars 1983.Veuillez trouver sous pli un man-dut au montant de $3.25 en paiement do mon abonnement à votre intéressant journal, pour six mois, à compter du 1er- mars dernier.Pcrmcttcz-moi en même temps de vous offrir mes félicitations pour la façon remarquablement intelligente dont est rédigé votre journal.D’après l’office des statistiques du Reich, 500,000 personnes se sont déclarées, en 1933, de confession israélite, soit 65,000 de moins qu’au recensement de 1925.C’est la première fois depuis cent-vingt ans, constate VAncriff, que le nombre des juifs a faibles au point de Vue militaire et quelle est diminué en Allemagne, Mauriac est debout.Il s’efforce de garder à sa voix le son gai qui convient à un entretien mondain.Mais le scrupule lui imprime des inflexions anxieuses.— Comment savoir si on ne fait nas du La situation politique extérieure de la Pologne n’est pas fameuse.Le professeur B anse estime que si des difficultés extérieures ne se sont pas encore manifestées, cela tient à ce que les voisins de la Pologne sont encore 44F THE SALAD A L.P.mal ?Pour se rassurer, il répète la phrase > — ¦I $5 • : • • • 'Mi Ksfi />: Bœi; ¦ t scandaleux et pornographique » supérieurs hiérarchiques et puissamment intelligents le secondèrent et un juge condamna le malheureux libraire à l'amende pour « avoir vendu un livre .qui n'était pas conforme aux principes ’.csl ?,Vtrc ' c a l’allante 1 ,l“et r de la morale néo-zclandaisc » / ?',c lc P'ed'.alo».r du Ga.reme n .Notre- j, , ., .Damp, lc H.P.Marie-Andrc Dieux, de .giiliiSüi fins parleurs» ont été loyaux non envers répétée plusieurs fois en Iroquoisic.$ ‘ ,c,c.0,liirjcs.mon(]c intellectuel, en France, e’etuit un L’histoire du Canada présente un pro- Rome en tant que métropole — ils ne s’en Or donc, parcourant un jour les ga- °." 9,,c cs [ont lonnatrcs faj| connu nu Canada, (lu moins de ceux blême tout particulièrement captivant, dont sont guère souciés — mais envers Rome zettes néo-zélandaises le Huron y ! ‘! CS fC , a,darj ol,s lai qui lisent t|uclquc peu et ne restent pas la solution à elle seule commande et ordonne force d’ordre, force civilisatrice.N’cst-cc pas trouva un extrait de jugement d un tri- I ''ff J'" ' S'- ” ^ \ar9c c a cca indifférents à la question religieuse.Le la destinée du pays dont M.Edouard Mont- ; Fustel de Coulanges qui affirme que « si bunal qui le laissa pantois, l.e Huron i Cerf il ni bonnnin ^snnt ; !*• Dieux nous a apporte des préei- petit a dit qu’il est « une province de la Gaule s’est transformée, ce n’est pas par cst ccrtqs habitué à lire des jugements ‘ '*- r- Jj sions qui nous éclaireront davantage sur France, la plus éloignée, la plus méconnue, la volonté des Romains, mais par celle des atteignant parfois un grotesque inimi- j 7 ,J.• ce phénomène consolant, mais une province de France quand même >> Gaulois » ?Ceux-ci.en effet, n’ont pas subi j *?£***" JT''adis Par un t,astcilr dc Toronto qui en %t '= conférencier en tirait une coil La question est la suivante: y a-t-il, la civilisation romaine, ils I ont voulue, oemonre,.niais terre [ois-u.u le rc- connaissait à peu près autant en litte- elusion qui pourra nous servir dans continuité, analogie, entre la reddition des aimée et assimilée.Louis XI est h juste ! Pctc- d cn rc*ta comme * deux ronds rgturc qu'un léopard en matière dc d’autres domaines autant que dans celui Gaulois aux Romains et la résistance fa- titre considéré comme le réalisateur de e.ils I ont improvisée par mct à faire quelque chose, il le fait bien, encombre à la douane.Et c’est ainsi jours.La science, après des progrès Au premier chef, et parce qu ainsi s ex- reaction contre lesar, et c est en fonction cf q„'crJ conséquence quand il lit.il lit.que /c beau pays huron commença à i incontestables, en était venue à faire pliquent beaucoup des choses canadiennes, de I unité nécessaire qu ils ont voulu la H Ut tout ce qui lui tombe sous la main: perdre une partie de sa foi.Qu'était-il croire à ses adeptes que tout devait faire il faut dire qu il n y a aucune comparaison préfecture de Rome./a teneur n’a pas qrande importance, arrive?Y avait-il eu Corruption?Pas l’objet d’une observation méthodique et possible entre la conquête des Gaules par Conquis par les armes, gagnés par.ou pourvu qu'il puisse lire.Meme les po- du tout.Mais un brave rond-de-cuir objective, d’une démonstration rigou- les Romains et celle du Canada par les plutôt gagnés ù l’ordre moral et spirituel, liciers lisent et les sergents dc la marc-
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